ALBERT R. MANN
LIBRARY
New York State Colleges
OF
Agriculture and Home Economics
AT
CORNELL UNIVERSITY
Date Due
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Ithaca, N. Y.
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ETUDES ENTOMOLOGIQUES,
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par
Uîrtor î)r JUofecfinfëfu) ,
Lieutenant-Colonel d'Etat-Major, en retraite &c.
h
HELSIlliGFORS.
Iniprimrrio do la Société do Litératuro Finnoise,
1858.
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Imtirimatur: II. Molmider.
ETUDES ENTOMOIOGIQUES
1858.
1 Juillet. Motschulsky, Sur les Malthinides. Excursions.
Notices. Météorologie. Nouveautés.
Maltliiiiides.
par V. de M.
Les Maltliinides foririenl un groupe naturel dans
les Coléoptères entoniophages et appartiennent aux
Malacodermes de la tribu des Telephorides, j)résen-
tant les caractères suivants:
Corselet ne recouvrant pas la tète, dont les yeux
sont toujours apparents audelé du corselet. Elytres
pas plus longues que l’abdomen. Ailes sortant par
dessous des élytres et recouvrant l'abdomen ou nuis.
Celui-ci avec des appendices charnues sur les cotés,
très peu développés ou j)oint du tout. Segment pigy-
dal très devellopé chez le mâle, et de formes variée.
Antennes longues, liliformes, rarement élargies ou en
scie. Palpes horizontaux, a dernier article allongé et
terminé en pointe plus ou moins saillante.
Malthksis IVIotsch n. g. Forme voisine de quel-
ques Longicornes du groupe des Stenopterides. Tète
plus large que le corselet. Celui-ci plâne, presque
O
carré, tronqué obliquetnont aux angles antérieurs.
Ecusson carré. Elytres plus larges que le corselet,
longues, un peu rétrécies en arrière. Ailes dévançant
iCS élytres. Premier article des antennes plus long
que les deux suivants reunis, art. 2 très court, art. 3
trois fois plus long que le 2, art. 4 moitié plus long
que le 3. Crochets des tarses simples. Segment pi-
gydal renflé en globe.
Malthesis ater M., allongé, déprimé, noir, opaque.
Corselet emarginé, avec une fovcole imprimée au mi-
lieu de la base et une autre plus petite vers chaque
angle antérieur. Elytres parsemées de quelques points
cpars en forme de cicatrices. Bords des segments
de l’abdoraen jaunes. Taille des petits exemplaires de
la lihagonycha nielanura, mais plus étroit. Colombie.
Maltiioptercs M. n. g. Forme assez voisine de
celle des Malthinus, mais avec un corselet, fortement
chapperoné audevant, ce qui rappelle les Lampyrides.
Tête un peu inclinée, yeux visibles par dessus le cor-
selet. Elytres comme chez les Malthinus, longues. An-
tennes a peu prés de la longueur du corps, 1 ar-
ticle plus long que le 2 et 3 reunis, celui-ci trois
fois plus long que le 2, 4 presque le double plus
long que le 3, les suivants comme le 4. Der-
nier article des palpes allongé, fortement subuliforme.
Crochets des tarses simples.
Malthopterüs pallidus M., de la forme du Malthi-
nus biguttatus, mais deux fois plus grand. Couleur
testacée très pûle, avec les bouts des élytres d’un jaune
de souffre. Yeux noirs. Segments de l’abdomen un
peu rembrunis. Corselet lisse et pubescent, ayant
3
(leux élévations au milieu comme chez les Rhagonycha.
Elytres distinctement ponctuées et pubescentes. Co-
lombie.
Mai.tiiinus Latr. Tôte fortement étranglée posté-
rieurement, dilatée vers les yeux, plus large que le
^corselet. Celui-ci carré ou allongé, emarginé, avec
les angles antérieurs arrondis. Elytres peu plus cour-
tes que l’abdomen. Antennes pas plus longues que le
corps, 1 article plus court que le 2 et 3 reunis, 2 un
peu plus court que le 3, 4 et les suivants un peu
plus longues que le 3. Palpes maxillaires a second
article le plus long de tous. Crochets des tarses sim-
ples; art. 4 élargi et fortement bilobé.
/, Espèces a btml des elytres couleur de souffre.
Maltiiinus coUaris Latr. Une des plus grandes
espèces. Corselet presque plus large que long, très
peu rétréci postérieurement, angles post. droits. Ely-
tres avec des vestiges de stries imprimées, seulement
prés de la suture. Couleur testacée roussâtre claire,
rembrunie sur la partie postérieure de la tôte, deux
tâches au milieu du devant du corselet, la base et la
suture des élytres, les ailes et les 9 derniers articles
des antennes. — France méridionale. Ç.
Maltuincs flaveolus Payk. Hrbst. voisin du M. col-
laris par ses couleurs, mais plus allongé. Corselet plus
étroit, plus rugueux et plus forten)ent rétréci postérieu-
rement, ce qui fait ressortir les angles en saillies di-
stinctes; la ligne imprimée médiane est courte, les,
tâches noires très grandes. Stries subsuturales bien
distinctes. Berlin. Ç.
4
Maltihnüs robiistm M., Oi'alenieiil do la taille et
(les couleurs des précendents, mais avec un corselet
encore plus étroit, a cotés et angles postérieurs pres-
que droits, sans sinuosités latérales; ligne médiane
remplacée par une large foveole a la base, tâches très
peu marquées. Stries des élytres etTacées. Articles
des antennes plus larges. Uuss. mer.
Mai.thinus dubhis JM., encore une espèce a corse-
let étroit et roux mais plus noirâtre sur les élytres
et le corps. Tôte tout-a-fait noire, ainsi cpie les pal-
pes et la poitrine. Corselet plus long que large, deux
fois sinué sur les cotés, angles antérieurs coupés obli-
quement et un peu saillants. Ecusson obscur. Elytres
noirâtres, sans stries su tu raies distincts. Segment pi-
gydal rcnllé et recouibé en forme de larges crampons
qui ne se devancent prestjue pas. Constantino[)le.
jMaltiiinus latcralis M., |)ar la forme et les couleurs
très voisin du M. {lawolus, mais presque deux fois
plus petit. Devant de la tôte, cotés latéraux du cor-
selet et des élytres, palpes, antennes, pattes et bords
des segments de l’abdomen lestacées, le reste foncé.
Elytres avec des vestiges de stries ponctuées, mais
I)as aussi regulicres comme chez le M. fascialus, (pii
en outre a un corselet beaucoup plus court et sans
igné imprimée médiane. ïauride et Allemagne, des
environs de Kissinguen.
Maltiiinus lüuratus JM., de la taille du M. famatus
01., mai plus noirâtre. Tôte noire, a l’exception seu-
lement de la partie audevant de l’insertion des anten-
nes qui est jaune. Corselet plus large antérieurement,
presque carré, déprimé transversalement an milieu.
5
noii-, avec la marge de la base et une petite partie
adjacente des bords latéraux et du milieu testacées.
Elytres, antennes, pattes et dessous du corps d’un
gris noirâtre. Segment pigydal jaune, crampons courts
et larges chez le mâle. Des environs de Cadix.
Aux espèces jaunâtres a extrémité fies élytres cou-
leur de soulFre, il faut encore ajouter: Malthinus imrnu-
nis Marsh, qui doit être voisin de nôtre il/, robustm,
Mallh. Iiumeratis Marsh, peut-ôtre M. lateralis ra., Malth.
liiteolus Kirby, Malth. fascialus 01., qui a les élytres ré-
gulièrement striees. Aux espèces noirâtres a extré-
mité des élytres couleur de souffre appartient le Malth.
biguttulus Payk. et M. latipennis Germar.
2, Espèces d elytres concolures.
Malthinüs longipennis Kunze., seule espèce de la
division que je connais et facilement a distingueur
par ses élytres aussi longues que le corps, ce qui lui
donne quelque ressemblance avec un insecte du midi
de la France, mais qui est un véritable Tele[)horien a
palpes en hâche et (pie j’ai nommé Poroslenus pedi-
loides. Couleur d’un gris noirâtre, pattes, base des an-
tennes, palpes et parties de la bouche testacées. Le
nom de cette espèce pourra être conservée, vu que
le Malthinus longipennis Lucas Exp. d’Algerie, parait
appartenir au genre Hapaloderas. Elle se trouve en Saxe.
Aux Maltiiinüs a élytres concoloros il faut ajou-
ter, mais avec un doute: Malth. frontalis Marsh., M. im-
niaculatm Kirby et M. pinicola Stephens.
Molychnüs Musée de Berlin n. g, forme des Mal-
thinus, mais tête peu coudée, presque pas élargie en
6
avant, yeux peu saillants. Corselet en carré trans-
versal, faiblement élargi en arrière. Ecusson triangu-
lair. Elytres de la longueur du corps. Antennes a
articles applaties comme chez les Lycus, 1 art. plus
étroit et plus long que le 3, le 2 très court trans-
versal, le 3 aussi long que large, le 4 presque le
double plus long que le 3 mais de la môme largeur,
les suivants de la longueur du 4 s’amincissant vers
l’extrémité. Palpes a dernier article renflé, un peu
courbé et acuminé. Tarses à 1 article allongé.
Molychnus coüaris M. B., a peu prés de la taille
du Mahhinus hîguttulus mais a corselet plus large. Noi-
râtre, corselet, deux dernier articles des antennes et
pattes plus ou moins testacées; dernier segment de
l’abdomen en dessous d’un jaune de souflre. Elytres
rugueuses et coriacées. Colombie.
Hapalodkrus M. n. g. Tête faiblement étranglée
postérieurement, le plus souvant allongée et de la lar-
geur du corselet. Celui-ci plus ou moins transversal»
avec les angles antérieurs ressortis en forme de tu-
bercules; Elytres toujurs sensiblement plus courtes
que le corps. Antennes de la longueur du corps ou
plus longues rarement plus courtes, 1 art. pas plus
court que le 2 et 3 reunis. Palpes maxillaires a art.
2 plus court que le dernier. Art. 4 des tarses peu
élargi, longuement bilobé.
I, Espèces a bout des elytres couleur de souffre.
Hapalodebüs ustulatus Ullrich., couleurs et taille du
Malthinus higutlulm, mais beaucoup plus large. Elytres
plus courtes. Corselet d’un jaune d’orange, avec une
7
grande tâche noire et sinueuse au milieu et deux plus
petites vers charpie angle antérieur. Antennes obscu-
res. Styrie et environs de Vienne.
Hapalodeiuis brachythorax M., forme et couleurs voi-
sines de celles du Mcdlhinus biguttulm, mais d’un tiers
plus petit. Tôte élargie chez le mâle. Corselet très
court, tansversal, base et quatre tâches marginales peu
déterminées d’un jaune brunâtre; angles antérieurs sail-
lants. Tôte, antennes, palpes et pattes noires, elytres
grisâtres. Styrie. Il ne faut pas confondre cette espèce
avec le Ilapaloderus dep7'essicoll{s Mann, de Finlande, qui
n’a pas la tôte aussi largo, les angles antérieurs du
corselet moins saillant et les articles des antennes plus
étroites; ni avec le Ilapaloderus dispar Germ., qui a les
deux premiers articles des antennes testacées.
Hapaloderi).s croeeicollis M., voisin du Hapal. san~
yumicoUis, mais presque deux fois plus petit, les cou-
leurs moins éclatantes; tôte plus large; corselet plus
|)etit, d’un fauve sâle presqu’unicolor, ainsi que les
parties de la bouche, les genoux et la base des tar-
ses. Antennes foncées, très longues. Elytres assez
courtes. Saxe, dans l’Ode vvalder Ground prés de St.
Wühlen et en Suisse.
Une espèce voisine est le Hapal. pellucidus Miir-
kel, qui a la môme taille et les mômes couleurs, mais
chez laquelle la tôte du mâle est étroite, les antennes
a articles plus courtes et le corselet plus transversal —
ni avec une autre espèce inédite d’Allemagne, qui est
plus grande et qui a le corselet plus carré et plus
rembruni {Hapal. curlicollis? Kunze).
IIapalodeuüs cinctellus M., très voisin du Hapal. pci-
8
iuddus, mais plus petit. Corselet plus large, plus noi-
râtre au milieu. Antennes a articles |)lus larges et
ainsi que les palpes et les cuisses de couleur plus ob-
scure. Des environs de Toulouse.
Hapalodeuüs sulpimriguttalus M. deux fois plus pe-
tit que le Hapal. dispar, auquel il ressemble. Corselet
presqu’ octogone. Tout noir, deux premiers articles
des antennes seulement testacôs; art. 2 presqu’aussi
long que le 1, art. 3 beaucoup plus court que le 2.
Géorgie russe.
Hapaloderus curtipennis M., environ une ligne en
longueur. Noir, corselet a marge très étroite jaunâ-
tre; antennes a extrémité du 1 art., ainsi qne les ge-
noux des pieds un peu testacés. Elytres courtes, avec
la tâche testacé apicale peu éclatante. Géorgie russe.
Il est assez voisin du Hapal. pulicarim Sturm qui se
distingue par la tâche jaune sur le disque de son cor-
selet, la couleur testacée des deux ])remiers articles
des antennes et les élytres concolores.
A cette division appartiennent encore: Hapal. ru-
ficollis F., //. sanguinicollis Fall., //. fulvicollis Kirby, qui
parait être voisin de nôtre H. croceicollis , mais présente
la base des antennes d’un testacé pâle. H. longipcnnis
Lucas, H. pellucidus Mârkel, //. maryinatiis Latr., H. bi-
gultatus L., H. depresskollis Mann, qui est peut-être le
môme que le H. nigricollis Kirby, H. dispar Germ, H.
minimus L., H. cognalus Stephens, H. melanocephalus Marsh
et H. pidchellm Lucas.
i)
2, Espèces a élylres concolores.
f, corselet plus ou moins teint de jaune.
Hapaloderus auritus M., jolie espèce, au moins
deux fois plus f)etite cfue le Malthinus biyuttulus. D’un
gris quelquefois très clair, corselet de couleur jaune avec
une grande tAche noire de chaque côté, (jui occupe
tout le bord latéral; base des antennes, lèvre supé-
rieure, jambes et une partie des cuisses et des tarses
testacées. Corselet transversal, rétréci postérieurement,
angles antérieurs arrondis mais saillants. Russie mé-
ridionale et Styrie.
IIapaloderi’s sardous M., taille et couleurs du Ha-
pal. auritus, mais avec les antennes tout a fait noires,
le corselet moins jaune et plus brunAtre, les pattes
plus noirAtres. Ile de Sardaigne.
Hapaloderus unicolor M. de la forme des précé-
dents, mais plus petit. Corselet transversal, presqu’oc-
togone, un peu déprimé au milieu, brun-noirAtre et
bordé etroitement de jaune; trois premiers articles des
antennes, les genoux et les bords de l’abdomen té-
stacées, tète noire; elytres courtes, d’un gris clair, un
peu plus foncées au bout. Géorgie russe.
A cette division ap|)artiennent encore le: //. pu-
licarius Sturm. Redtb. et II. dimidialocollis Rosenh., qui
parait être voisin du M. auritus.
ff, corselet unicolor, obscur.
*, corselet étroit et en selle c. a. d. fortement incliné
sur les bords latéraux.
Hapaloderus angusticollis M., une des grandes espè-
ces, a peu prés de la taille du Hapal. biguttatus, mais
plus étroit. Couleurs de môme a l’exception des bouts
10
des élytres concolores. Corselet [ircsqu’ aussi long que
large, fortement déprimé en selle au milieu, cotés la-
téraux arquées concavement, ce qui fait ressortir les
angles postérieurs et antérieurs; ceux-ci tuberculifor-
mes. Antennes et pattes concolores, un peu plus clai-
res aux extrémités des articles. Abdomen plus ou
moins jaunâtre. Tête assez fortement coudée. Alpes
de la Suisse (Appenzell).
11 ressemble un peu au Hapal. maums ZiegI, mais
généralement plus grand, corselet plus étroit, anten-
nes beaucoup plus longues. Une autre espèce voisi-
ne, a forme de corselet analogue est le Hapal. fusce-
scens Duft., qui étant moitié plus petite, présente une
tète moins coudée, un corselet plus large et plus ap-
plati. Hapalodenis nüidulus Kunze de Saxe a aussi de
rcsseniblance, mais son corselet transversal a cotés
latéraux sinueux, ondulés a peu prés comme chez
les Cryptophages, l’cn distingue suffisemment.
Hapalodehus obscuricolHs M. forme voisine des pré-
cédents, corselet également en selle, mais un peu plus
petit et proportionellement plus large que le Hapal.
fmcescens Duft. D’un gris cendré clair, corselet, tête
et antennes noires. Ceux-ci très longues, art. 2 presqu’
aussi long que le 3. Segment pigydal du mâle en
dessous prolongé en crochet très long, courbé vers
l’abdomen et terminé par une fourche a fâces dilatés
en palettes. Tauride et midi de la France.
A cette division appartiennent encore: H. maurus
ZiegI, H. fmcescens Duft. et probablement le H. conco-
lor Kirby.
11
**, corselet large, peu incliné sur les cotés, (pu
sont sinuex.
Hapaloderüs ventralis M., une des plus grandes
espèces. Forme et couleurs du Hapal. higuitatus, mais
sans tflches jaunes au bout des élytres. Corselet un
peu plus étroit, emarginé sur tous les bords, angles
antérieurs coupés obliquement, les postérieures plus
rétrécis et plus arrondis, quelquefois teints d’un reflect
jaunâtre; cotés latéraux droits; ligne du milieu faible-
ment marquée. Elytres courtes. Extrémités des ar-
ticles des antennes et des pattes, les bords des seg-
ments de l’abdomen (surtout chez la et une tâche
de chaque coté de la poitrine testacées. Segment pi-
gydal chez le cj* fortement avancé en crampons cour-
bés, dont les supérieurs sont plus longs que ceux du
dessous. Borne et Styrie.
Hapaloderüs alpinus M., voisin du précèdent, mais
plus petit, ne dépassant pas la taille du Hapal. pellu-
cidm Mürkel. Proportionellemont plus large, élytres
plus courtes, a peu près comme chez le Hapal. bigut-
tatm. Couleur noirâtre, avec les deux premiers ar-
ticles des antennes, les genoux et les bords latéraux
des segments de l’abdomen rembrunies ou môme Jau-
nâtres chez la Ç. Corselet comme celui du Hapal bi-
guttalus. Suisse orientâle et Alpes de la Carniole (Ko-
schutna).
Hapaloderüs morio M., forme élargie du HapaL
biguttalus, mais deux fois plus petit et d’un noir
foncé unicolor, qui devient un peu cendré sur les
élytres par le duvet couche qui les recouvre. Corse-
let comme chez le Hapal. biguttalus, ligne du milieu
12
fortement imprimée. Segment pigytial tin dessus pro-
longé chez le mâle en fourche très longue et très
mince, tandis que celui du dessous a l’apparence d’une
longue tarriôre recourbée un peu en haut, côtés laté-
raux du segment pigyilal ont des appendices lamelli-
formes assez longues. Alpes de la Carniole (Koschutna).
11apai.oi)früs vindiveutris M., également de ta forme
élargie du Ilapal. biynttntns, mais beaucoup plus petit,
a peu prés de la taille du Ilapal. mono, avec lequel
il a la plus grande rcssemblence. Couleur aussi noire,
premiers segments de l’abdomen d’un vert jaunâtre sâle,
génoux et tarses brunâtres. Corselet très transversal,
au milieu avec une large impression longitudinale, cotés
latéraux concaves, ce qui fait surtout ressortir les ang-
les qui sont un peu relevés. Elytres plus longues que
chez le Ilapal. morio. Segment [)igydal du dessus pro-
longé chez le mâle en tarriôre droite, tandis (pie ce-
lui du dessous a l’apparence d’un Y grec, pas plus
long que les af)pendices llôchiformes des cotés laté-
raux. Ile de Walaam sur le Lac de Ladoga.
Hapalodercs dilutus M., forme du Hapai. biguitatus,
mais deux fois plus petit et avec les élytres encore
plus courtes. Couleur cendré-claire, livide. Deux pre-
miers aiticles des antennes, pattes et bords des seg-
ments de l’abdomen testacèes. Odewalder-Ground prés
St. Wahlen en Saxe.
11 a beaucoup de ressemblance avec le Ilapal.
obsmrellm Schüppel, mais sa taille plus grande et la cou-
leur des antennes, qui chez ce dernier sont simplement
obscures, le distinguent facilement. Hapai. brevicoUis
Payk. a aussi quelqu’ analogie, mais sa taille beaucoup
13
plus petite, ses antennes plus allongées et ses couleurs
jjIus noirâtres l’eloigiient suflîseniment.
Hapalodeuus puniilus M., taille, forme et couleurs
du Hapal. hrevicollis Payk., mais antennes encore plus
courtes et plus épaisses que chez le Hapal. ob.<tcureUus
ScliUpp., a peine de la longueur de la moitié du corps.
Angles antérieurs du corselet moins saillants que chez
le Hapal. bremcollis, cotés latéraux droits. Elytres re-
couvrant a peine la moitié de l’abdomen. ïauride.
Ne connaissant pas le Malthimis tenellus Illiger, je
ne puis par conséquent juger de l’analogie qu’il peut
avoir avec l’espcce décrite.
A cette division appartiennent encore: H.analis Gebl ,
//. nitididm Kunze, H. obscurellus Schüppel, H. brevicollis
Paykull, H. crassicornis Miiklin et M. brachypterus Rossi?
Bicrcs m. n. g. Forme voisine de celle des Ha-
puloderm, mais élytres beaucoup jdus courtes, recouv-
rant a peine le mesothorax. Dernier segment de l'ab-
domen fourchu a l’extrémité, de consistance cornée.
Corselet comme chez les Jihayonycha, cotés latéraux
inclinés, bords relevées, ainsi qu’ une caréné longitu-
dinale sur le milieu du |)remier. Antennes longues,
setacées, art. 1 plus court que le 2 et 3 réunis. Pal-
jtes maxillaires allongés, art. 1 presqu' aussi long que
le dernier mais moins large, celui-ci ovalaire, et de la
longueur dos deux intermediaires réunis, qui sont
triangulaires. Crochets des tarses simples.
Biuiiüs apicalis M., taille du Telephorus mjricans,
mais plus étroite. D’un l)run noirAtro, extrémité des
élytres et bords des segments de l’abdomen d’un jaune
clair; base dos antennes et jambes plus brunâtres que
14
le reste du corps. Corselet luisant et inégal, arrondi
au devant, aussi long que large, de chaque coté de
la carène médiane une large foveole vers la base.
Elytres plus larges et le double plus longues que le
corselet, rugueuses et coriacées. Abdomen occupant
la moitié de la longueur du corps. Cuisses des pat-
tes intermédiaires simples. Abyssinie.
IciiTiiYURüs Westwood. Cab. of or. Ent., présente
une forme et des parties du corps voisines de Diurus,
mais son corselet est plus large, sans carène médiane,
terne a peu prés comme chez les Malthinus. Dernier
segment de l’abdomen comme chez les Biurtis. An-
tennes allongées, art. 1 plus long que les deux sui-
vants reunis. Palpes maxillaires a art. 1 très visible,
le dernier cylindrique et presqu’ aussi long que les
trois précédents reunis. Cuisses intermediaires for-
tement renflées chez le mûle. Crochets des tarses
simples.
Les espèces de ce genre viennent des Indes orien-
teles et de l’Afrique équatoriale et sont de couleur jaune,
tachetées de noir. Westwood en décrit quatre.
I. lateralis de Java, /. costalîs et basalis de Moul-
mein et I. discnidalis de Sierra Leona.
PoDiSTBA M. B. d. M. 1839, diffère des Biums et
Ichlhyurm par son abdomen non parallèle, mais élargi
vers le milieu et le dernier segment simple non en
fourche. Cuisses simples dans les deux sexes. Tète
élargie. Antennes assez fortement en scie. Dernier
article des palpes ovalaire et très pointu. Sans ailes.
PoDisTRA alpina M. B. d. M. 1839, seule espèce
du genre. Noire, velue sur les élytres, qui sont très
15
courtes. Taille d’un tiers plus longue que celle du
Phosphaenm hemipterm F. Alpes du Caucase *).
Excursions Ëiitoinolo|^i(|Ucs de 1852.
jusqu’au 1 Juillet.
En Février l’ Otiorhynchus Marquardlii Fald. était
bien coniinun dans la serre aux pèches (la seule ou
il se rencontre) de Zarskoe-Selo. Quoique poursuivi
par des Carabm cancellalus, des Harpalus aeneus et les
garçons jardiniers, qui le recuillaient la nuit a la lampe,
il faisait beaucoup de dégâts. Cet insecte se trouve
dans l’etat sauvage en Dalmatie, d’ou Dabi l’avait rap-
porter sous le nom d’O. centromaculatus. Nous obser-
verons qu'une espèce très voisine, tO.pîcipes F. a
parfaitement la môme manière de vivre et ne sorte
que la nuit, pour ronger les pousses des vignes en
Allemagne et en France au mois de Mai. Une troi-
sième espèce tO. oleae Oliv (O. mallificus Sch.j fait le
môme dégât aux oliviers.
La première partie du mois de Mai, étant belle,
quelques amateurs de nôtre capitàle en profitèrent
pour faire la chasse vers le coté uord-ocust, sur les
élévations sablonneuses nommées Poklonnaja-Gora, ou
on trouva: Dilyliis laevis, qui depuis les ravages faites
|)ar M. Kolenati, est presque exterminé, Sphaerites gla-
bratus, Cleonus guttulatus Sch. Dans le parc de Zar-
skoe-Selo j’ai pris, près des cascades, le Dmious coe-
*) Dans la Kaiina boroali Americana Kirby clicril un genre Malthacus,
C|ui doit être voisin des Malthinus, mais que je n’ai pas vu.
Ifi
nilo-ftcms. Mais vaineinont j’y ai cherché le Trachypa-
clms ZctterstedUi, fini autrefois s’y rencontrait. Plus tard
ou fit une tournée plus au sud, a la Montagne de
Douderholf. C'est l’elevation la plus considérable des
environs de St. Petersbourg, fortement boisée et pré-
sentant une végétation différente que la plaine. L’O-
liorhynckus rugosus lluinm. s’y trouva sur le Sorbier en
société avec la Gonioctena sorbi m. Je crois que pour
le prendre en abondance il faut aller le soir a la
lampe et sécouer les Sorbier audessus d’un |)arapluit
étendu. Pachyta mtcrrogationis se rencontrait dans les
fleurs du Trollius europaeiis. Au commencement du
mois do Juin M. Ménétries pris en ville, sur les car-
reaux d’une fénôtre, le rare Hylecoetus mono F. Ç. et
des jardins des régiments de la garde, on m’apporta
de milliers ilu Phaedon cochlcariae, qui ravageait les
jeunes [)lantes du chou.
Le 14 Juin v. St. je partis pour une exploitation
scientifique, au nord du lac Ladoga, qui dura 10 jours,
principalement sur l’ile de Walaam. Cette deiniere,
etaut éloignée a 30 verstes de la côte de Finlande, a
une circomférence d’environs 40 verstes. Le terrain
est coupé et offre, par conséquent, beaucoup de varié-
tés dans les postitions topographiques et des vues bien
jolies. La formation géologique est généralement un
granit roussâtre, avec des veines rouges dun feld-
spath uni et recouverte par uue terre légère très fer-
tile. La végétation y est abondante; presque tous les
arbres, tju’on rencontre en plein air a St. Peterbourg,
y croissent parfaitement bien; mais les pommes mû-
rissent a peine une fois dans dix ans, le rossignol ne
17
vient pas adoucir ces lieux solitaires par scs sons
plaintifs. En revanche on y trouve le Itnbm arcticm,
le Rhenne sauvage et bien d’autres habitants de la Lap-
pouie, mais il n’y pas ni loups ni ours, une seule Ci-
cindela et deux Carabm. Je n’y ai rencontré ni Can-
Ikaris fiisca, ni Malachiiis bipustulatm quoiqu’ils soient
des plus communs à St. Petersbourg. Le climat y est
plus que tempéré et durant notre traversée nous ren-
contrâmes encore îles glaçons qui flottaient sur le lac.
Les nuits y étaient si claires qu'a minuit je pouvais
|)arfaitemcnt bien lire le iiTimes» et autres journaux
anglais à ebiffres petits. On y a fait l’epreuve de trans-
planter la truitte alpine dans les réservoirs de poissons
de cet île, formés par l’eau du lac Ladoga, qui ont
réussi parfaitement. Cette île est la propriété du cou-
vent qui s’y trouve et près duquel on montre la tombe
d’un roi de Suède Magnus, mort ici en 1371.
Les insectes, un peu remarquables de cette lo-
calité, sont:
Dysciiirius septentrionalü M. voisin du D. ihoracicus
mais plus grand, ayant la taille du D. salinus Er. à stries
fortement imprimées et distinctement ponctuées, effacées
seulement vers l’extrémité des élytres. Dans les sables,
d’où il sort, quand on les arrose. Dy.schirius riparius
Mann, beaucoup plus rare que le précèdent. Colymbetes
maculalus L., qui est d’une couleur foncée, surtout
en dessus et dont les taches sont plus blanchâtres et
moins dilatées que chez l’espèce ainsi nommée du
midi de l’Europe. Le corps est aussi plus atténué vers
les deux extrémités. C’est le seul Hydrocantbare que
j’ai rencontré dans le lac. Hydroponts Neuhoffü Cederhj.,
2
18
habile les eaux plus tomperées que celle «lu Ladoga.
Quelquefois on en trouvait des individus de couleur
presqu’entièrement noire. Heterocerus maritimus in. une
seule fois, quoique j’ai fait tout mon possible pour
découvrir les espèces de ce genre et les Parniis sur
les rivages. Dichelotarsits lapponicus Gyll. (Cantharis)
et le Hadronennis pilostis Sch. (Cantharis) n étaient pas
communes dans les forêts. U Anthophagus melanocepha-
lus Heer ne différait pas des exemplaires des Alpes-
Or tarandus m., noir et voisin de l’O. rugosm,
mais à élytres plus courtes et base des antennes et
pattes d’un testacé clair. Sous le fumier du rhenne;
en société d’une espèce d’Aphodins noir. Bytkinm
aecuriger? Reich., Trimium breviœrnc et breoipeme
Chaud, et Euplectus ambiguus? étaient les seuls Psela-
phiens que m’offrit l’ile. Scydmaems angulahts, Sc.
punctipcnnis Steph., Sc. pusillus, Sc. Spavshnlli et Sc.
mlurellus m. Ce dernier ressemble beaucoup au Sc.
nanus, mais étant d’un (|uart plus petit et propor-
tionellement plus étroit, il a la suture beaucoup plus
claire que le reste des élytres. Hypocopms laihridioi-
des, s’est trouvé dans le fumier desséché du cheval.
Orlhopcrus truncalus Kirby, n’est pas l’Orth. brunnipes
Gyll., qui est plus petit. Quand on observe 1 insecte
vivant, son abdomen sort par dessus les élytres comme
chez les Hypocyptus et les Scapkidium. Sous le foin
dans les greniers. Corticaria cylindrica Kunze et C. me-
lanophthalmn Mann. Lathndius carinatus GjJl., L. inci—
sm, L. as.similis et consimilia Mann. Ptinella bicolor m.,
Micrus minutissirmis Kirby, Acratrichts grandicollü Milr-
kel, Ao'. lata m. et Acr. picicornis Mann. Aphodnis rlie-
19
nonum Zetl. Anthicus sellatus 111. et A. nigriceps Mann.
Biophloeus fuscus Er.? Bostrichus xylographus Sahlb. Acal-
tes borealis in. Phyllobius viridicoUis F. ne se trouvait
que dans les prairies bien loin de tout arbre. Matura
chrysanthemi E. H.? Bromius obscurm F., très commun
sur les Ëpilobium. Emmetrus belulae L. (Phaedon).
Chrysornela varians, est la seule espèce du genre que
j’y ai trouvée. Cocdnella S pnnctata courait en grande
abondance sur les rochers des bords du lac. Scym-
nm abietis.
La larve d’un insecte que j’ai nommé Liposcelis
brunneus, voisine par sa forme de mon genre Para-
doxenus (Paradoxides B. d. M. 1851), se recontre ici
sur du bois humide — mais elle s’en distingue par la
position des yeux, qui chez cette dernière sont petits
et placés comme chez le Psoque des insectes, sur les
bords latéraux vers l’insertion des antennes. La cou-
leur du corps est brune; cuisses postérieures forte-
ment dilatées; antennes très fines, filiformes, au moins
de la longueur du corps et composées de plus de 16
articles allongés, tandis qu’elles ont les 11 premiers
articles courts chez le Paradoxenus et les 11 suivants
(qui dans l’exemplaire que je décrivis dans le B. d.
M. étaient par hazard cassés) très minces et allongés.
Cette conformation des antennes chez les Paradoxenus,
nom que j’ai adopté parceque celui de Paradoxides
était déjà employé, me fait maintenant présumer qu’il
appartient plutôt aux Slrepsîpteres, qu’aux Coléoptères
et pourra se placer à côté des Slylops ou bien dans
les Orthoptères. N’ayant pu trouver le nom et la
description du soit-disaut Psoque des boites à insec-
20
les, je crois pouvoir le signaler sous celui de Lipo-
scelis nmseonm, vû que ce n’est pas dutout un Psoque.
Les Orthoptères étaient rares à Waalam et outre
une Oedipoda biguttata, un Tetrix et quelques larves
de Locustaires je n’y vis rien d’autre.
Une Nemoura à élytres raccourcies chez le mâle
(Brachiptilus in.j est très commune sur le rivages pier-
reux du lac Ladoga et présente des branchies jaunes
en-dessous des côtés latéraux de la tète, très distinc-
tes, qui peuvent se gonfler à la volonté de l'insecte.
Après la mort, ces parties respiratoires se déssèchent.
Chez les véritables Nemoura cette construction est dif-
férente. La copulation s’y fait aussi par le redresse-
ment de l’abdomen du mâle, de coté, en dessus de
celui de la femelle.
Une nouvelle espèce de Hemerobiens, que j’ai nommé
H. fimatus, se tenait près des eaux. 11 est de couleur
noire, avec les élytres enfumées, pubescentes et des
nervures à direction longitudinale. Pattes d’un tes-
tacé sale.
La femelle de la Formica rufa L. (F. dorsata Panz),
se rencontre très communément et en bandes très con-
sidérables de 40 — 60 individus, accrou()is sous le bois
rejotté par le lac des rivages sablonneux de l’ile Kone-
vetz. Une grande partie do ces femelles était sans ai-
les et très rarement on y rencontrait un mâle. Pour-
quoi abandonnent-elles leurs colonies, ou seraient-elles
chassées par les fourmis neutres?
La culture de l’abeille ne réussit plus à Waalam
à cause du froid en hiver et je n’ai vu que peu de
Bombas et une seule guêpe.
21
Les Hémiptères étaient généralement peu nom-
breux et outre une espèce de Corisa, qui vit dans
le lac Ladoga, et quelques Capsus et Aelia je n’y ren-
contrait rien.
Les Aphis de l'érable étaient abondantes dans le
jardin du Monastère et constituaient le repas des Pro-
sternum holosericeim F. et Selatosomus germanus L. On
les pouvait voir chaque jour vers le coucher du soleil,
ce qui prouve que l’observation de M. Laboulbène, qui
considère les Elatérides comme insectes entomopha-
ges, est parfaitement bien fondée.
Dans les forêts de l’île je trouvais aussi le Poly-
sonium germanicum Brandt, qui n’est pas identique avec
l’espèce du Caucase que j’ai décrite et figurée sous
le nom de Leiosoma rosea. La première est plus con-
vexe, à bords latéraux du corps moins dilatés.
(La revue des Lépidoptères et Diptères au N:o suivant.)
Notices.
Sphodrus leucophthalmus L., se trouve comme larve
et dans l’etat parfait dans les boulangeries militaires
où il chasse les larves du Blaps mortisaga. (Remar-
que de M. Kouchakevitch.)
Blaps mortisaga F., jiroduit un son grésillonnant
très faible, frottant l’appendice des élytres contre l’ab-
domen surtout pendant les nuits du printemps.
Anobium tricolor 01., est devenu une véritable ca-
lamité pour les Magazins de drogueries de notre ca-
pitale. Tous les cerceaux en niarronier ou en poi-
rier qui rattachent les tonneaux venant de France,
sont coinplôtement rongés par cet insecte, qui parait
s’y être acclimaté comme la Gracilia pygtnaea F., qui
se rencontre aussi chez les droguistes. (Communication
de M. Reer.).
Anobiüm molle F. ronge de la môme maniéré les
poutres des maisons et généralement le bois de con-
struction; un parasite de cet insecte est le Hormius
rubiginosus Nees. (Communication de M. Fdrster à Aix-
la-Chapelle.)
Anobii’m striatimi Illiger, attaque les meubles faits
en bois de hôtre, ce que j’ai vu souvent dans le
Gouv. de Kovno.
Ptincs lalro F. vit en état de larve dans les bon-
tons du bouleau où il hiberne.
Atopa est un insecte nocturne et vit de racines,
ne peut donc pas appartenir aux Malacodermes ento-
inophages. La même chose a lieu aussi chez les Cy-
phonides.
Rhopalodontus sassaparillae M., plus grand que le
lih. perforatus, très fortement ponctué et granulé sur le
corselet, qui a une impression en fer à cheval à la
base. Conleur brnne. Dans les tiges de la Sassapa-
rille où se trouvait aussi son parasite le Hormius? sas-
saparillae m. (Communication de M. Reer.).
.\pATE rhapontica m. (A. substriatae Payk. var.?)
détruit les racines sèches de la Rhapontica sibirica,
dans les Magasins de nos droguistes (Communication
de M. Reer.).
Laemophloeus fractipennis m. B. d. M. 1845 a été
23
décrit de rechef par M. Laboulbône sous le nom de
L. Dufourii.
Ptenidicm myrrnecophilum ra. B. d. M. 1845 a été
reproduite de nouveau par M. Kraatz de Berlin sous
le nom do Pt. formicetomm.
Cassida nebulosa L. dévaste souvent les plantations de
la betterave à sucre, si on n’a pas la précaution de
détruire, dans les environs, les autres plantes Chénopo-
déos, qui constituent sa nourriture primitive.
Blatta americana F. produit pendant la nuit un
son très faible qu’on pourrait comparer à celui des
gouttes précipitemment tombant dans un vase rem-
pli d’eau.
Trigonogaster benignus Guérin, parasite de la Oe-
cophora oledla F., a été décrit antérieurement par Dal-
man sous le nom de (Ëncyrtus) atricollis.
Bombyx mori. Le ver-à-soie a souffert l’année
passée de la Muscardine. C’est le premier cas signalé
en Russie (Journal de la Société économique).
Cecidomy'ia funesta M., voisine de la Cec. destniclor
Say, mais de couleur moins foncée, qui parait avoir
des moeurs analogues avec l’espèce d’Amérique. Elle
a causé Tanné passée des grands ravages au fro-
ment des Gouv. Simbirsk et Saratov. Je Tai décrite
avec son parasite le Platijgasler fiineslus m. dans le
Journal du Ministère de l’Intérieur. 1852.
Méléoroloffic rntoniologiqiic pour St. Petersboiirg.
Les mouches domestiques (Musca domestica) ne se
sont montrées en abondance qu’après la débâcle de
la Neva c. a. d. après le 28 Avril.
24
28 Avril. Pour la première fois la Vanessa po-
lychhros.
8 Mai. Corydalis bulhosa en fleur.
12 Mai. Le bouleau commence à verdir.
19 Mai. Prunus padus commence à fleurir. Can-
tharis fusca et Malachius bipustidatus.
24 Mai. Trollms europaeus en fleur. Pachyta in-
terroyationis. Orchestes lonicerae. Phytonomus rumicis
in copula.
1 Juin. Sorbus aucuparia en fleur. Anthobium mi-
nutum F. in copula.
23 Juin. Anthrenus museorum L. Cantharis fusca in
copula.
25 Juin. Cyphon pubescens F.
28 Juin. Parnus aurimlatus Kugel. in copula.
29 Juin. Spiraea en fleur. Cetonia aenea et aurata.
Trickius fasdatus.
lVoH\c.aiités.
Carabus Bartholomei Manderst., de la forme du C. Ifum-
hoUi Fald. mais deux fois plus petit. Angles postérieurs du
corselet plus saillants. Couleur cuivreuse ou d’un beau vert
ou même noire. Dans le voisinage de la chaine alpine de
l’Elbrous au Caucase.
Carabus Manderstjei'iii M., très voisin des C. Calleyi, pra-
sinns et surtout du C. tscherkassicus Er., mais plus petit et plus
luisant. Noir, elylres brunes avec une ponctuation plus marquée
et moins serrée que cbez les espèces mentionnées. Elbrous.
Helsingfors, Imprimerie de la Société de l.itér.iUire Finnoise, 1852.
Imprimatur: II. Molunder.
ETUDES ENTOMOLOCIQUES
1858.
31 Décembre. Hotschnlsky, sur les Lampyrides. Bremer
& Grey, Lépidoptères de Pékin. Excursions entomologiqnes.
Expériences. Notices. Synonymies. Météorologie.
Nouveautés. Annonce.
Lampyrides. *)
par V. de M.
Les Lampyrides sont des Coléoptères entomo-
phages de la famille des Malacodermes, faciles à re-
connaître par la lueur phosphorescente, qu’ils pro-
duisent dans l’obscurité.
Corselet en forme de chaperon, plus ou moins
avancé et recouvrant complètement ou en partie la
tète. Yeux très grands, globuleux, proéminents, em-
brassant plus d’un tiers de la masse de la tête.
Antennes inserrées au devant des yeux et le plus
souvent, très rapprochées; second article, en majeure
partie, très court. Palpes plus courts que la tête
a dernier article ovalaire, plus ou moins acuminé,
1) Dans cet aperçu on n’a pu nienlionner que les espèces, qui se
•rouvent dans les musées enlomologiques de notre capitale.
2) Ce caractère distingue les Lampyrides des Lycusides,
3) Lorsque je dis simplement "palpes", j'entends les palpes maxillaii es.
3
26
échancré ou déprimé sur le face interne. Quatrième
article des tarses bilobé. Abdomen déprimé, parties
sexuelles peu visibles^); segment pygidal en majeure
partie lanciforme.
1. Tête courte, sans col, enfoncée dans le corselet et complètement
recouverte. Yeux moyens.
1, Femelles à élytres et ailes complètes, semblables à celles
des mâles. Second article des antennes au moins
deux fois plus court que le 3:ème.
a. Abdomen sans indices apparents d'appareils lumineux
ou phosphorescents.
f, Antennes simplement pectinées chez les (S.
Strongylomorphus m. B. d. M. 1845 (Stroggulus).
Forme large, parallèle. Corselet semilunaire, à taches
transparentes en avant; angles postérieurs rétrécis et
largement arrondis. Antennes de la longueur du cor-
selet. Elytres presque carrées, nervures nombreuses.
Cinquième article des tarses p. le plus long, le 4
presque pas bilobé. Lobes des segments de l’abdo-
men, saillants, mais peu aigus. Type: Strongylom. au-
ritus M.; de la Mongolie.
00, Hyas Laporte. Forme ovalaire, élargie à la
base, atténuée vers l’extrémité des élytres. Corselet
triangulaire sans taches transparent' ~ au devant. An-
tennes plus longues que le corselet; les sept derniers
1) Ce caractère distingue les Larapyrides au premier abord des
Térédiles, sans compter le nombre différent des segments abdominaux
apparents.
2) Sous "tarses p.” ou simplement tarses, j’entends, dans ce travail,
les tarses des pattes postérieures.
27
articles égaux en longueur. Nervures des élytres peu
nombreuses et peu distinctes. Cinquième article des
tarses p. pas plus long que le 4, qui est très forte-
ment bilobé. Lobes des segments prolongés et très
aigus. Type: Hyas denticomis Germar du Brésil.
tf, Antennes à doubles ramaux chez les (S-
Lamprocera Laporte. Forme ovalaire-élargie.
Corselet triangulaire sans taches transparentes au de-
vant. Antennes un peu plus longues que le corselet,
en scie chez la Ç, pectinées à doubles rameaux chez
le cJ. Nervures des élytres indistinctes. Cinquième
article des tarses p. pas plus long que le 4, qui est
largement bilobé. Dernier segment du dessous de
l’abdomen triangulaire, un peu échancré et marqué
d’une impression au milieu, ce qui forme autour une
élévation en forme de fer à cheval; chez le (S ce
segment est plus raccourci et fortement échancré au
milieu; lobes des segments avancés, lanciformes. Type:
Lamprocera Latreillci Kirby; du Brésil.
b, Abdomen avec des indices extérieurs très faibles d'appareils
lumineux sur le premier segment ou sur le corselet.
tj Corselet à taches translucides, rouges ou blanches sur le
disque ou vers les côtés latéraux.
", Ellyciinia Dejean. Forme ovale, élargie vers
le milieu du corps. Corselet serailunaire, un peu
avancé en chaperon, côtés latéraux plus ou moins
1) La description des espèces paraitra dans un N:o suivant des
Etuden EiiUimoIng'iques "
28
rouges ou blancs, ce qui rend les taches trans-
lucides peu distinctes. Antennes à peine plus longues
(jue le corselet, un peu déprimées, s’amincissant vers
l’extrémité; 1 article plus long que les deux suivants
réunis. Elytres à trois nervures plus ou moins dis-
tinctes. Premier article des tarses p. un peu plus
long que les deux suivants réunis et que le 4, qui
est fortement bilobé. Lobes droits et non saillants
Dernier segment du dessus de l’abdomen tronqué,
celui du dessous échancré. Type; Ellychnia corrusca L.-
de l’Amérique septentrionale.
Lychnüris Dejean. Forme ovalaire-al longée. Cor-
selet triangulaire, avec deux taches rouges un peu
lunaires sur le milieu. Antennes pas plus courtes que
la moitié du corps, perfoliées et s’amincissant vers
l’extrémité; 1 article aussi long que les deux suivants
réunis. Elytres à nervures faibles. Premier article
des tarses p. un peu plus long que le 4, qui est
fortement bilobé. Lobes aigus, proéminents. Type;
Lychnüris Klugii Dejean.
00», Pyropyga M. n. g. Forme allongée, un peu
atténuée posterieurement. Corselet semilunaire, avec
deux taches rouges sur le milieu. Antennes pas plus
longues que la moitié du corps, déprimées, amincies
vers l’extrémité; 1 article de la longueur du 3.
Nervures des élytres presqu’effacées. Premier article
des tarses p. un peu plus court que les trois suivants
réunis, le 4 brièvement bilobé. Lobes droits et non
avancés. Type: Pyropyga nigricans Say; des Etats Unis
fie l’Amérique.
29
0000^ Pygolycunia M. n. g. Forme ovale. Corse-
let semilunaire, entièrement rougeâtre. Antennes un peu
plus longues que la moitié du corps, déprimées, pecti-
nées; 1 article plus court que les deux suivants réunis.
Elytres sans nervures distinctes. Premier article des
tarses p. plus court que les deux suivants réunis,
mais plus long que le 4, qui est fortement bilobé.
Lobes aigus et très prolongés. Type: Pygolychnia vitelli-
nothoraæ Perty de Bahia.
ff, Corselet, sans taches translucides sur le mitieu.
*, Taches jaunes ou phosphorescentes sur le milieu du o segment
de l’abdomen, au moins dans l’nu des sexes.
", EnYTHROLYCHNiA M. 11. g. Foriiie ovalaire, dé-
primée. Corselet semilunaire, un peu avancé, re-
bordé, angles postérieurs saillants, aigus. Antennes
de la longueur de la moitié du corps, filiformes,
amincies vers l’extrémité; 1 article aussi long que le
2 et 3 réunis, les 4 et suivants égaux, un peu plus
courts. Trois nervures distinctes sur les élytres. Pre-
mier article des tarses p. aussi long que les deux
suivants réunis, le 4 plus court, bilobé. Lobes avan-
cés mais obtus. Dernier segment du dessus et du
dessous de l’abdomen triangulaires, celui-ci échancré
à l’extrémité. Type: Erylhrolychnia djtnidialipennis Man-
nerheim; de S:t Domingo, aux Antilles.
Trilychnia m. n. g. Forme allongée, très
faiblement élargie en arrière. Corselet triangulaire,
avancé en chaperon, rebordé; angles |). saillants aigus.
Antennes pas plus courtes que la moitié du corps,
comprimées, très faiblement en scie; articles s'amin-
30
cissant et sallongeant vers l’extrémité; 1 article aussi
long que les deux suivants réunis. Extrémité de
l’écusson prolongée et tronquée. Nervures des élytres
distinctes. Premier article des tarses p. aussi long
que les deux suivants réunis et que le 4, qui est bi-
lobé. Lobes peu visibles. Dernier segment du dessus
de l’abdomen triangulaire, un peu tronqué, celui du
dessous échancré à l’extrémité chez la Ç, avec une
lamelle obtuse au milieu chez le (^? Type: Trilychnia
moesta Perty; du Brésil.
Dilyciinia M. n. g. Forme et parties du corps
voisines de celles des Trilychnia, mais avec une tache
phosphorescente jaune, sur le 6 segment de l’ab-
domen. Corselet plus obtus en avant, premiers ar-
ticles des antennes plus courts. Type: Dilychnia
basalts Motsch.; du Brésil.
Mesolampis M. n. g. Forme ovalaire-allongée,
un peu atténuée vers l’extrémité des élytres. Corselet
triangulaire, avec deux taches un peu transparentes
sur le bord antérieur; angles p. saillants, mais peu
aigus. Antennes beaucoup plus longues que la moitié
du corps, déprimées, pectinées chez la Ç, lamellées
chez le premier article plus court que les deux
suivants réunis, les neuf derniers à peu près égaux.
Elytres un peu dilatées au milieu, nervures à peine
visibles. Premier article des tarses p. plus long que
le 4, qui est bilobô. Lobes des segments de l’abdo-
men peu visibles. Dernier segment du dessus de
l’abdomen arrondi, celui du dessous profondément
échancré chez le Type: Mesolampis flaèellicornis
F.; du Brésil.
31
00000^ Lychnogaster M. n. g. Forme allongée,
parallèle, déprimée. Corselet triangulaire, avec deux
taches un peu transparentes sur le bord antérieur;
angles p. saillants, aigus. Antennes presque de la lon-
gueur du corps, déprimées, laraellées chez le c_J, (mais
à articles moins longs que chez les Alesolampis), en
scie chez la Ç; 1 article beaucoup plus court et plus
étroit que le 3, les neuf derniers à peu près égaux.
Ecusson triangulaire, arrondi à l’extrémité. Nervures
des élytres peu distinctes. Premier article des tarses
p. un peu plus long que le 2 et 3 réunis et que le 4
qui est étroitement bilobé. Lobes des segments de
l’abdomen saillants et prolongés. Premier segment du
dessus de l’abdomen transversal, carré et faiblement
échancré à l’extrémité, celui du dessous découpé,
segment pygidal avec une impression au milieu. Type;
Lychnogaster appencUculatus Germar; du Brésil.
**, Cinquième segment de l'abdomen sans tache jaune ou phos-
phorescent, de sorte qu’il n’y a d'indices d’appareils lumineux
que sur les bords latéraux du dernier segment.
®, Etiira Laporte. Forme parallèle, allongée, dé-
primée. Corselet triangulaire, sans taches translucides.
Antennes plus longues que la moitié du corps, chaque
article émettant un rameau mince, applati très long et
contourné sur lui-même. Ecusson parallèle et tronqué
à l’extrémité. Elytres ternies par une pubescence
très courte et épaisse; nervures pas visibles. Premier
article des tarses p. plus court que les 2 et 3 réunis
et que le 4, qui est étroitement bilobé. Dernier seg-
ment du dessus de l’abdomen tronqué et assez forte-
32
nient sinué do chaque côté du bord extérieur; celui
du dessous raccourci et largement échancré chez le (5',
presqu’aussi long que le segment du dessus et étroite-
ment échancré chez la Ç. Lobes arrondis, mais pro-
longés. Type: Ethra marginata Gray; du Brésil.
PsEüDOLVcusüRis M. U. g. Forme parallèle
faiblement élargie en arrière. Corselet triangulaire,
sans taches translucides. Antennes à peu près de la
longueur du corps, comprimées, faiblement en scie et
s’amincissant vers l’extrémité; 1 article pas plus long
que le 3, le 4 et les suivants plus longs et égaux
entre eux. Ecusson triangulaire. Elytres assez lui-
santes à nervures peu distinctes. Premier article des
tarses p. aussi long que le 2 et 3 réunis et que le 4,
qui est largement bilobé. Dernier segment du dessus
de l’abdomen tronqué et sinué de chaque côté du
bord postérieur; celui du dessous très raccourci,
échancré au milieu. Lobes avancés et aigus. Type:
Pseudolychnuris mttata Motsch.; de Colombie.
Calyptocephalcs Gray. Forme allongée, étroite
en avant, élargie postérieurement comme chez les
Lycmides. Antennes plus longues que la moitié du
corps, avec deux rameaux stipuliformes mobiles à
chaque article; le premier aussi long que le 3, les sui-
vants s’allongeant successivement vers l’extrémité.
Ecusson tronqué à l’extrémité. Elytres sans nervures.
Premier article des tarses p. plus long que le 2 et
de la longueur des trois suivants réunis; le 4 moitié
plus court et étroitement bilobé. Dernier segment du
dessus de l’abdomen arrondi; celui du dessous faible-
ment échancré et avec une carène longitudinale sur
le milieu. Lobes prolongés latéralement en forme de
longues épines. Type: Calyptocephalus fasdatus Gray;
de Demerara aux Etats-Unis de l’Amérique septen-
trionale.
0000^ Nyctocrepis M. n. g. Forme ovalaire, élargie
postérieurement, déprimée. Corselet triangulaire, sans
taches translucides. Antennes pas plus longues que
la moitié du corps, fortement pectinées ou lamellées
en faisceau: 1 article plus long que le 3. Ecusson
triangulaire. Elytres plus larges que le corselet, ovales,
dilatées au milieu; nervures bien marquées, plus ou
moins nombreuses. Premier article des tarses p. aussi
long que les trois suivants réunis, le 4 presque trois
fois plus court et largement bilobé. Dernier segment
du dessus de l’abdomen large, carré, tronqué et deux
fois sinué à l’extrémité; celui du dessous raccourci,
échancré et prolongé en lame obtuse, qui ne recouvre
pas le segment pygidal. Lobes très avancés, paral-
lèles, obtus. Type: Nyctocrepis Demoulini Deyrolle; du
Brésil.
00000^ Lyciinacris M. n. g. Forme élargie, ova-
laire, un peu déprimée. Corselet triangulaire. An-
tennes à peine plus longues que le corselet, faible-
ment pectinées, 1 article de la longueur du 2 et 3
réunis, le 4 et les suivants un peu plus longs. Ecus-
son triangulaire. Elytres plus larges à la base que
le corselet, un peu atténuées vers l’extrémité; sans
nervures ni impressions longitudinales. Premier article
des tarses plus court que le 4, qui est fortement bi-
lobé. Dernier segment du dessus et du dessous de
l’abdomen, à peu près de la même longueur, et
34
échancrés sur leurs bords extérieurs. Lobes arrondis,
presque pas avancés. Type : Lychnacris IriguUula
M. S:t P. ^); du Brésil (?).
c, Appareil lumineux dislincl, occupant en entier soit: un, deux,
trois ou plus de segments de l’abdomen.
f, Dernier segment de l'abdomen obscur et sans taches
phosphorescentes. Les deux avant derniers segments de
l'abdomen jaunes ou phosphorescents.
® Nyctopiianes Déjean. Forme élargie, atténuée
postérieurement et voisine de celle de quelques Cas-
sides. Corselet triangulaire, partie antérieure trans-
lucide. Antennes à peine plus longues que ce der-
nier, filiformes, amincies vers l’extrémité; 1 article
presqu’aussi long que le 2, 3 et 4 réunis, les sui-
vants à peu près égaux. Elytres un peu plus larges
que le corselet, fortement atténuées en arrière et
triangulaires, avec une impression longitudinale de
chaque côté, mais sans nervures distinctes. Premier
article des tarses postérieurs plus long que le 2 et 3
réunis et égal au 4, qui est fortement bilobé. Lobes
des segments invisibles. Dernier segment du dessus
de l’abdomen un peu tronqué à l’extrémité, celui du
dessous raccourci et largement échancré chez le
presque de la longueur du segment du dessus et
étroitement fendu chez la Ç. Type: Nyctophanes lineata
Schônherr; du Brésil.
1) M. S:l P. désigna le Musée de l’Academie Impériale des sciences
de S:t Pélersbourg.
2) Le nom d’Aspisoma appliqué à ce genre par M. Laporte, présente
un double emploi, ce qui fait préférer celui du Comte Déjean.
35
Cratomouphus M. n. g. Forme ovale, elliptique.
Corselet triangulaire, rebordé, à taches transparentes
très distinctes ; angles postérieurs arrondis. An-
tennes plus courtes que la moitié du corps, fili-
formes, faiblement comprimées; 1 article plus long
que le 2 et 3 réunis, les suivants s’allongeant et
s’amincissant vers l’extrémité. Elytres à nervures peu
distinctes, impression longitudinale bien marquée.
Premier article des tarses p. aussi long que les deux
suivants réunis et que le 4, qui est fortement bilobé.
Dernier segment du dessus de l’abdomen triangulaire,
tronqué et faiblement sinué chez la Ç;, avancé chez
le (S; celui du dessous avec une proéminence obtuse
chez la Ç, plus raccourci et armé d’une lamelle mince
et très longue sur le bord postérieur chez le çj.
Lobes très saillants, aigus et dirigés en arrière. Type:
Cratomorplius Fabridi Dejean; du Brésil.
Cassidomohpuüs m. n. g. Forme ovale, rac-
courcie, très voisine de celle de la Phosphuga atrata
et autres Silphales, présentant également des carènes
élevées sur les élytres. Corselet grand, semilunaire,
applati, sans taches translucides. Antennes plus courtes
cpie la moitié du corps, peu comprimées et faiblement
amincies vers les deux extrémités; 1 article aussi Ions
que le 2 et 3 réunis, les suivants, à peu près, égaux.
Premier article des tarses p. plus long que le 2 et
égal au 4, qui est bilobé; crochets courts. Dernier
segment du dessus de l’abdomen arrondi; celui du
dessous de la même longueur et avec une petite in-
cision au milieu du bord postérieur (Ç?). Lobes non
36
distincts. Type; Cassidomorphus sUphoides Molsch., dont
la patrie m’est inconnue.
0000^ LvcHNocREPis M. H. g. Forme ovale-allongée,
déprimée. Corselet sémilunaire, faiblement avancé,
bords relevés, sans taches translucides. Antennes plus
courtes que la moitié du corps, un peu comprimées,
amincies vers les deux extrémités; 1 article un peu
plus long, mais plus étroit que le 3; le 4 encore plus
long et plus large, les suivants à peu près égaux
Elytres avec une seule nervure distincte. Premier ar-
ticle des tarses p. de la longueur du 2 et 3 réunis
et plus long que le 4, qui est largement bilobé. Der-
nier segment du dessus de l’abdomen tronqué et deux
fois sinué; celui du dessous assez long et arrondi, les
deux précédents sinués au milieu. Lobes avancés,
lanciformes. Type: Lychnocrepis Molschulskyi Grey; des
environs de Pékin.
00000^ Elupoiampis M. n. g. Forme ovalaire-allon-
gée, un peu atténuée en arrière, assez convexe. Cor-
selet sémilunaire, relevé au milieu, rebordé et marqué
souvent de deux taches translucides comme chez les
Lychnuris. Antennes pas plus longues que la moitié
du corps, filiformes; 1 article de la longueur du 3
ou un peu plus long, le 4 et les suivants égaux, un
peu comprimées. Ecusson largement tronqué en arc.
Elytres à nervures plus ou moins visibles. Premier
article des tarses p. pas plus long que les deux sui-
vants réunis, le 4 plus court et bilobé. Dernier seg-
ment du dessus de l’abdomen arrondi, celui du des-
sous largement échancré, l’avant dernier sinué au
37
milieu. Lobes non visibles. Type: ElHpolampis elongata
Mannerheim; de l’ile S:t Thomas aux Antilles.
000000^ Macrolampis M. n. g. Forme très allongée,
faiblement dilatée en arrière, presque parallèle. Cor-
selet triangulaire, sans taches translucides. Antennes
plus courtes que la moitié du corps, fdiformes; 1 ar-
ticle plus long que le 3, le 4 et les suivants égaux.
Ecusson tronqué en arc. Elytres à nervures peu dis-
tinctes. Premier article des tarses p. un peu plus
long que les deux suivants réunis, le 4 de la lon-
gueur du 3 et bilobé. Dernier segment du dessus de
l’abdomen en carré transversal, deux fois sinué sur le
bord postérieur; celui du dessous échancré, ainsi que
les deux segments qui précèdent. Lobes droits,
saillants, mais pas prolongés. Type: Macrolampis longi-
pennis Motsch.; de Colombie.
0000000^ Pyrectomena Dejean. Forme ovalaire-allon-
gée, applatie. Corselet avancé, déprimé, presque sans
rebords, une petite carène longitudinale et deux taches
rouges ou testacées au milieu; angles postérieurs aigus
et saillants. Antennes à peine plus longues que le
corselet, tiliformes, faiblement amincies vers l’extré-
mité; 1 article plus long que le 2 et 3 réunis, le 4
et les suivants de la longueur du 3. Nervures des
élytres plus ou moins distinctes. Premier article des
tarses p. de la longueur des deux suivants réunis
et du 4, qui est largement bilobé. Dernier segment
du dessus de l’abdomen fortement échancré ou dé-
coupé sur le bord postérieur, celui du dessous rac-
courci et échancré. Lobes aigus et plus ou moins
38
saillants. Type: Pyractomena vitticolMs Mannerheim ; de
S:t Domingo aux Antilles.
00000000^ Pyrectosoma Motsch. n. g. Forme ovale-
allongé et déprimée des Pyractomena. Corselet plus
convexe. Antennes aussi longues que la moitié du
corps, comprimées; 1 article un peu plus court que
le ,2 et 3 réunis, les suivants égaux, s’amincissant
presqu’insensiblement vers l’extrémité. Nervures des
élytres à peine visibles. Premier article des tarses p.
de la longueur des 2 et 3 réunis, le 4 un peu plus
court, bilobé. Dernier segment du dessus de l’abdo-
men arrondi; celui du dessous très court échancré au
milieu. Lobes droits et peu saillants. Type: Pyrecto-
soma versicolor F.; de l’Amérique septentrionale.
■ff. Dernier segment de V abdomen clair et phosphorescent.
*, Tout l'abdomen phosphoi'escent.
Lucio, Laporte. Forme ovalaire, élargie. Corselet
triangulaire, avancé. Antennes courtes, larges, com-
primées; 1 article gros, le 2 très court, les huit sui-
vants courts, très serrés, forment au côté interne une
très forte dent, le dernier article ovalaire. Elytres
grandes, larges dilatées, arrondies en arrière. Premier
article des tarses plus long que le 2, le 3 très court,
le 4 fortement bilobé. Type: Ludo abdominalis Laporte;
du Brésil (Laporte).
, Quatre derîiiers segmsnts de l'abdomen jaunes ou
phosphorescents,
Tetralychnia M. n. g. Forme ovale, élargie vers
39
le milieu des élytres. Type: Tetralychnia blattoides
Chevrolat *); du Brésil.
***, Trois derniers segments de Tabdomen jaunes ou
phosphorescents.
Lucernuta Laporte. Forme ovale, élargie, dé-
primée comme chez les Cossyphus. Corselet large,
triangulaire ; deux taches transparentes en avant.
Antennes de la longueur de la moitié du corps, dé-
primées et en scie; 1 article plus étroit et plus petit
que le 3, le 4 et les suivants un peu plus grands,
s’amincissant vers l’extrémité. Ecusson largement ar-
rondi à l’extrémité, caréné au milieu. Nervures des
élytres peu visibles. Premier article des tarses p. plus
long que le 2 et 3 réunis, le 4 le plus court, bilobé.
Abdomen large, dernier segment du dessus carré,
tronqué; celui du dessous raccourci et fortement
échancré en angle aigu au milieu. Lobes très dével-
lopés, avancés et foliiformes. Type: Lucernuta fenestrata
Gerrnar; du Brésil.
Lamprodes M. n. g. Forme allongée, faiblement
ovalaire, convexe. Corselet arrondi en avant, un
peu avancé; angles postérieurs droits et saillants.
Antennes plus courtes que la moitié du corps, fili-
formes, un peu déprimées et amincies vers l’extrémité;
l) Je ne connais celte espèce que d’après la description de M. La-
porte, qui l’a placée parmi ses Photims, mais comme je n’ai vu aucune
espèce qui ait les 4 derniers segment de l’abdomen Jaunes, j’ai cru de-
voir en constituer un genre nouveau; qui peut-être appartient à la troi-
sième division des Lampyrides où se trouvent les Blattomorpha, Tri-
lychnia &c.
40
l article aussi long que le 2 et 3 réunis, les suivants
de la longueur du 3. Elytres à nervures faibles, ru-
dimentaires. Premier article des tarses p. de la lon-
gueur du 2 et 3 réunis et un peu plus long que le 4,
qui est fortement bilobé. Abdomen large; dernier
segment du dessus triangulaire, presqu’arrondi à l’ex-
trémité, l’avant dernier beaucoup plus large; celui du
dessous profondément échancré. Lobes avancés, ar-
rondis. Type; Lamprodes fusca Germar; de Buenos-
Ayres.
****, Deux derniers segments de Vabdomen jaunes
ou phosphorescents.
", Paciiylychnia M. n. g. Forme allongée, assez
parallèle et convexe. Corselet séinilunaire, largement
rebordé et avec deux taches transparentes en avant.
Antennes pas plus longues que la moitié du corps,
déprimées, fortement en scie; 1 article de la longueur
du 2 et 3 réunis, les suivants de la longueur du 3.
Elytres à nervures assez visibles. Premier article des
tarses postérieurs plus long que le 4, qui est bilobé.
Abdomen large, dernier segment du dessus tronqué
et trois fois sinué à l’extrémité; celui du dessous
triangulaire et échancré au bout. Lobes des segments
aigus mais peu avancés. Type: Pachylychnia lunata
Motsch. du Brésil.
Photinl’s Laporte. Forme allongée, ovalaire.
Corselet séinilunaire, rebordé; taches transparentes non
distinctes. Antennes plus longues que la moitié du
corps, filiformes, un peu déprimées et s’amincissant
vers l’extrémité; 1 article de la longueur du 3 et des
41
suivants. Elytres avec une seule nervure distincte et
plus ou moins pubescentes. Tarses comprimés; 1 ar-
ticle des postérieurs de la longueur du 2 et 3 réunis
et du 4, qui est un peu bilobé. Dernier segment du
dessus de l’abdomen arrondi; celui du dessous forte-
ment échancré. Lobes arrondis, peu saillants. Type:
Photimis vittiger, Schonlierr; de la Martinique.
LücinoTA Laporte. Forme allongée, assez
parallèle. Corselet un peu anguleux en avant. An-
tennes presqu’aussi longues que le corps; 1 article
grand, 2 court, tous les suivants larges, très compri-
més, muni chacun dans les d’un rameau assez
long. Premier article des tarses aussi long que les
deux suivants réunis, le 4 bilobé. Type: Lucidota
Banoni, Laporte; de Cayenne (Laporte).
*»»***^ /terme»’ segment de l’abdomen seulement jaune ou
phosphorescent. Tous les bords extérieurs du corselet
plus ou moins transparents.
“ Robopus M. n. g. Forme allongée, faiblement
élargie aux élytres. Corselet plus étroit, semilunaire,
avancé, convexe, rebordé; angles postérieurs droits,
saillants. Antennes plus longues que la moitié du
corps, fdiforrnes, comprimées; 1 article plus court que
le 2 et 3 réunis, mais aussi long que le 3 et chacun
des suivants. Palpes maxillaires un peu allongés, 2
article aussi long que le dernier, rjui est renflé et
acuminé; celui des palpes labiaux en hache. Elytres
sans nervures longitudinales. Premier article des tarses
p. plus long que les deux suivants réunis, le 4 moitié
plus court, bilobé. Dernier segment du dessus de
4
42
l’abdomen triangulaire, proéminent; celui du dessous
presqu’aussi long, échancré à l’extrémité. Lobes ar-
rondis, peu visibles. Typer Robopus roseicollis, Manner-
heim (décora Klug); de Portorico aux Antilles.
Callopisma M. n. g. Forme ovalaire-allongée,
un peu convexe. Corselet triangulaire, rebordé, con-
vexe au milieu, angles postérieurs saillants, aigus.
Antennes presque de la longueur du corps, compri-
mées, en scie; l article plus court que le 2 et 3
réunis et moitié plus étroit que ce dernier, les sui-
vants larges et peu sensiblement amincies et plus al-
longées vers l’extrémité. Second article des palpes
maxillaires aussi long que le dernier. Ecusson trian-
gulaire, saillant et tronqué à l’extrémité. Nervures des
élytres obliques, rudimentaires. Premier article des
tarses p. aussi long que les deux suivants réunis, le
4 plus court, bilobé, crochets grands. Dernier seg-
ment de l’abdomen arrondi et prolongé en petite pointe
au milieu du bord postérieur; celui du dessous grand,
renflé et un peu découpé; segment pygidal en fourche,
laissant appercevoir les parties sexuelles. Lobes droits
peu visibles. Type: Callopisma rufa, Olivier (dimidiata
Klug); de l’ile S:t Thomas aux Antilles.
000^ Vesta Laporte. Forme allongée, presque
parallèle. Corselet arrondi en avant, angles posté-
rieurs saillants, prolongés en arrière. Antennes aussi
longues que la moitié du corps, comprimées, pectinées
ou fortement en scie; 1 article plus court que les 2
et 3 reunis, les suivants s’allongeant vers l’extrémité.
Elytres pubescentes et à nervures distinctes. Premier
article des tarses p. de la longueur des deux suivants
43
réunis, mais plus long que le 4, qui est fortement hi-
lobé. Dernier segment du dessus de l’abdomen ar-
rondi et faiblement sinué, celui du dessous raccourci,
découpé et avec le milieu du bord postérieur pro-
longé en lamelle obtuse chez le (S', segment pygidal
lanciforme ne recouvrant pas complètement les parties
sexuelles. Lobes saillants, aigus et prolongés en arrière.
Type: Vestn Chevrolatü, Laporte; de Java.
0000, Cratolampis M. n. g. Forme ovalaire-allongée,
applatie. Corselet triangulaire, rebordé, convexe au
milieu; angles postérieurs saillants, avancés et très
aigus. Antennes plus longues que la moitié du corps,
lamellées; 1 article aussi long que les 2 et 3 réunis,
les suivants s’allongeant vers l’extrémité. Elytres pu-
bescentes à nervures peu distinctes. Premier article
des tarses p. plus long que les deux suivants réunis
et que le 4, qui est fortement bilobé. Dernier seg-
ment du dessus de l’abdomen transversal, arrondi sur
les côtés, échancré en arc postérieurement et un peu
avancé en angle au milieu de cette échancrure; celui
du dessous simplement tronqué. Lobes aigus, saillants,
avancés et bien visibles. Type: Oralolampis flavicoUis,
Dehaan; de Java.
00000^ Platylampis M. n. g. Forme ovale, élargie,
déprimée. Corselet triangulaire, transversal, rebordé;
angles postérieurs saillants, obtus. Antennes de la
longueur de la moitié du corps, comprimées, faiblement
en scie; 1 article aussi long que le 3 et les suivants,
qui s’amincissent vers l’extrémité. Ecusson triangulaire.
Elytres avec deux nervures rudimentaires. Premier
article des tarses p. aussi long que les trois suivants
44
réunis, le 4 court, plus étroit que le 3 et étroitement
bilobé. Dernier segment du dessus de l’abdomen ar-
rondi sur les côtés, tronqué en arc et deux fois sinué
postérieurement; celui du dessous raccourci, coupé
carrément; les segments précédents sinués au milieu;
segment pygidal cylindrique. Lobes aigus, proémi-
nents. Type: Platylampis latinsaila, Mannerheim; de
Colombie.
2, Femelles avec des élytres raccou des, rudimenlaires ou nul les
et sans ailes. Yeux très grands. Corselet déprimé.
a, Elytres plus longues que l'abdomen chez les j".
*, Second article des antennes au moins deux fois plus court que le 7>.
f, Les deux avant derniers segments de l'abdomen
jaunes ou phosphorescents.
«, DiAPii.tNEs M. n. g. 1). Forme allongée, un peu
élargie vers l’extrémité des élytres. Corselet allongé-
semilunaire, obtus, avec des taches transparentes en
croissant, bien visibles de chaque côté du bord antérieur,
celui-ci relevé; angles postérieurs droits. Antennes
pas plus longues (pie le corselet, épaisses, filiformes,
un peu comprimées et amincies vers les deux extré-
mités; 1 article de la longueur du 2 et 3 réunis, le 4 de
la longueur du 3, le 5 et les suivants rétrécies succes-
sivement, le 11 plus court que le 4. Troisième article
des palpes maxillaires aussi long que le 4. Ecusson
allongé, tronqué. Deux nervures distinctes sur les
élytres. Premier article des tarses p. de la longueur
des 2 et 3 réunis et deux fois plus long que le 4,
1) Je crois devoir placer ici ce genre et quelques autres exotiques,
qiioique nous n’ayons pas étudié leurs femelles.
45
qui est profoudément biJobé. Lol)es droits, plus ou
moins avancés. Dernier segment du dessus de l’ab-
domen transversal et deux fois sinué sur le bord
postérieur; celui du dessous échancré, relevé; les pré-
cédents sinués au milieu; segment pygidal en tuyau et
peu visible. Lobes droits, un peu saillants. Type:
Diaphanes luniger, Motsch.; des Indes orientales (Agra).
Lyciinebiüs M. n. g. Forme ovalaire-allongée,
déprimée, un peu dilatée aux élytres. Corselet semi-
lunaire, obtus, avec des taches transparentes en
avant très visibles; angles postérieurs ari-ondis. An-
tennes pas plus longues que le corselet, filiformes,
faiblement amincies vers l’extrémité et formées comme
chez les Lamproneles, mais le dernier article plus court.
Ecusson triangulaire, aigu. Troisième article des palpes
maxillaires plus court que le 4. Nervures des élytres
très faibles. Premier article des tarses p. comme
chez les Lamproneles. Dernier segment du dessus de
l’abdomen fortement tronqué et deux fois sinué; celui
du dessous très profondément échancré. Lobes saillants,
aigus. Type: Lychnebius adustus, Motsch.; de Java.
ff. Majeure partie de l'abdomen claire et notamment
le dernier segment.
**, Lampronetes M. n. g. Forme allongée, atténuée
postérieurement, déprimée. Corselet allongé -semi-
lunaire, avec une carène longitudinale, plus ou moins
marquée sur le milieu, sans taches transparentes;
angles postérieurs aigus. Antennes pas plus longues
que le corselet, filiformes, un peu déprimées et s'amin-
cissant vers l’extrémité; I article plus court que les 2
46
et 3 réunis, le 4 de la longueur du 3, le 5 et les
suivants rétrécies successivement jusqu’au onzième,
qui a la longueur du 3, mais deux fois plus étroit.
Troisième article des palpes maxillaires plus court que
le 4. Ecusson en triangle allongé, tronqué. Trois ner-
vures distinctes sur les élytres. Premier article des
tarses p. de la longueur des 2 et 3 réunis, le 4 moitié
plus court, bilobé à l’extrémité. Dernier segment du des-
sus de l’abdomen arrondi et sinué plus ou moins pro-
fondément de chaque côté du bord postérieur. Lobes
saillants, aigus, mais peu avancés. Type; Lampronetes
maurilanica F.; de la Barbarie.
Lampkotomüs M. n. g. Forme plus parallèle,
plus ramassée, plus raccourcie que chez les Lampro-
netes. Premier article des antennes pas plus court
que les 2 et 3 réunis. Dernier segment du dessus de
l’abdomen transversal, arrondi et un pou émarginé au
milieu du bord postérieur. Lobes obtus, raccourcis.
Le reste comme chez les Lampronetes. Type: Lam~
prolomus orientalis, Falderrnann; de l’Abhasie, sur le
versant méridional du Caucase.
L.vmpyris L. Forme allongée, parallèle comme
chez les Telephorus. Corselet semilunaire, taches
transparentes petites et peu visibles en avant; angles
postérieurs aigus, saillants. Antennes pas plus longues
que le corselet, comprimées, s’amincissant vers les
deux extrémités; 1 article plus long que les 2 et 3
réunis, 2 très court mais aussi large que le 1. Troi-
sième article des palpes maxill. plus court que le 4.
Ecusson arrondi à l’extrémité. Dernier segment du
dessus de l’abdomen triangulaire et plus ou moins
47
aigu, sinuosités latérales peu marquées. Lobes sail-
lants, aigus, très distincts. Le reste comme chez les
Lampronetes. Type: Lampyris noctüuca L.; de l’Europe
temperée.
**, Second article des antennes presqu aussi long que le 5.
”, Lampboiiiza M. n. g. Forme ovalaire-allongée,
déprimée. Corselet semilunaire, un peu dilaté vers les
atigles postérieurs, qui sont saillants, taches transpa-
rentes bien visibles, quelquefois unies en forme de
croissant. Antennes pas plus courtes que le cor-
selet, filiforme.s, poilues; 1 article plus long que les 2
et 3 réunis, celui-ci presque pas plus long que le 2,
le 4 et les suivants à peu près égaux, le 11 plus
long. Troisième article des palpes m. plus court que
le 4. Ecusson triangulaire et assez aigu. Elytres
ovalaires, à nervures visibles. Premier article des
tarses postérieurs plus long que les 2 et 3 réunis, le
4 presque pas plus long que le 3 et largement bilobé.
Dernier segment du dessus de l’abdomen fortement
échancré et découpé sur le milieu du bord postérieur;
celui du dessous plus avancé, en lamelle obtuse au
milieu. Lobes saillants. Les deux avant derniers seg-
ments phosphorescents. Type: Lamprohiza splendidula,
L.; de l’Europe septentrionale.
Lamprigera m. n. g. Forme ovale, convexe.
Corselet semilunaire, rebordé en avant, taches peu
transparentes, angles postérieurs saillants et arrondis.
Antennes plus courtes que le corselet, poilues, les
neuf derniers articles en scie; le 1 grand, le 2 plus
long, le 3 plus court que le 1, le 4 et les suivants
plus courts que le 3, le onzième terminé par deux
pointes en forme d’un douzième article. Ecusson
triangulaire. Elytres ovales, convexes, nervures rudi-
mentaires. Premier article des tarses p. de la lon-
gueur des deux suivants réunis, le 4 bilobé. Dernier
segment du dessus de l’abdomen largement échancré;
celui du dessous triangulaire et faiblement sinué de
chaque côté. Lobes très saillants, mais peu aigus. La
majeure partie de l’abdomen claire ou phosphorescente.
Type: Lamprigera Boijei Dehaan; de Sumatra.
b, Elylres plus rmirtes que Vubdomen chez le J.
PiiosPHAENüs Laporte. Forme allongée, dépri-
mée. Corselet semilunairc, un peu triangulaire en
avant. Antennes deux fois plus longues que le cor-
selet, déprimées; 1 article pas plus grand que le 3,
le 2 au moins deux fois plus court, le 4 et les sui-
vants prcsqu’égaux et un peu plus petits que le 3, le
11 le double plus long. Ecusson tronqué à l’extrémité.
Les ailes manquent. Premier article des tarses p. plus
court que les 2 et 3 réunis, le 4 de la longueur du 1
et bilobé. Dernier segment du dessus de l’abdomen
échancré et entaillé au milieu. Lobes assez saillants.
Les deux derniers segments phosphorescents. Type:
Phosphaenus hemipteims F.; de l'Europe temperée.
II. Tête courte, sans col, plus ou moins apparente en avant du
corselet. Yeux très grands, occupant au moins les trois quarts
de la tête. Corselet sans taches transparentes.
1, Bord antérieur du corselet devançant la tête.
”, Pygolampis Dejean. Forme ovalaire-allongé, un
peu déprimée. Corselet semilunaire, peu rebordé;
49
angles postérieurs aigus, saillants. Antennes pas plus
longues (jue la moitié du corps, filiformes; 1 article
de la longueur du 3 et des suivants, le 2 trois fois
plus court. Ecusson triangulaire. Elytres en oval très
allongé, nervures peu apparentes. Premier article des
tarses p. plus long que les deux suivants réunis, le
4 moitié plus court et fortement bilobé. Dernier seg-
ment du dessus de l’abdomen ari’ondi et quelquefois
faiblement échancré au milieu du bord postérieur.
Lobes droits, peu apparents. Le dernier segment
seulement phosphorescent. Type: Pygolampis quadri-
rnaculata, Mannerheim; de S:t Domingo.
Meg.4lophth.\lmus Gray. Forme ovalaire-allongé,
déprimée. Corselet transversal, couvrant à p'cine la
tête, rebordé, angles postérieurs aigus et saillants.
Antennes pas plus longues que la moitié du corps,
fortement lamellées en évantail, rameaux aussi longs
que tout l’antenne; 1 article grand, le 2 et les sui-
vants très courts. Ecusson parallèle, tronqué à l’ex-
trémité. Elytres presque parallèles, nervures très ap-
parentes en forme de côtés élevées. Premier article
des tarses p. plus long que les deux suivants réunis,
le 4 moitié plus court, faiblement bilobé. Dernier
segment du dessus de l’abdomen tronqué, lobes ar-
rondis, saillants. L’avant-dernier segment seulement
phosphorescent. Type: Megalophlhaimm cinctus, Motsch.;
de Colombie.
Amydetes Hoffmansegg. f’orme allongée, as-
sez parallèle. Corselet sernilunaire, transversal, re-
couvrant à peine la tête, rebordé; angles postérieurs
saillants, aigus. Antennes plus longues que la moitié
50
du corps, en évantail d’un grand nombre d’articles
(35) dont leurs bases se rétrécissent vers l’extrémité,
rameaux très longs; 2 article un peu plus court que
le 3. Ecusson triangulaire. Elytres plus ou moins
atténuées en arrière, nervures apparentes. Premier
article des tarses p. aussi long que les deux suivants
réunis, le 4 trois fois plus court, étroit, bilobé. Der-
nier segment du dessus de l’abdomen triangulaire et
deux fois sinué. Lobes aigus, mais peu proéminents.
Les trois derniers segments phosphorescents. Type:
Amydetes apicalis, Germar; du Brésil.
2, Bord antérieur du corselet ne devançant pas la tête,
qui est toujours plus ou moins à découvert.
”, Delopyrus M. n. g. Forme allongée, un peu
convexe. Corselet en croissant, transversal, sans re-
bords; angles postérieurs droits, aigus. Antennes de
la longueur de la moitié du corps, filiformes; 1 article
de la longueur du 3 et des suivants, 2 deux fois plus
court. Ecusson arrondi à l’extrémité. Elytres un peu
ovalaires, nervures indistinctes. Premier article des
tarses p. aussi long que les 2 et 3 réunis, le 4 deux
fois plus court, étroitement bilobé. Dernier segment
du dessus de l’abdomen triangulaire et arrondi. Lobes
saillants mais peu visibles. Les deux derniers segments
phosphorescents. Type: Delopyrus Dregà, Dejean; de
l’Afrique méridionale.
Deloplecrus M. n. g. Forme allongée, paral-
lèle, un peu convexe. Corselet en carré, transversal,
sans rebords; angles postérieurs droits, saillants. An-
tennes pas plus longues que le corselet et la tête,
51
ülilbrmes; 1 article plus court que le 2 et 3 réunis,
celui-ci un peu plus long que le 2 et que le 4, les
suivants rétrécis vers l’extrémité, dont les deux
derniers allongés. Ecusson triangulaire. Elytres à
nervures peu distinctes. Premier article des tarses
postérieurs plus court que les deux suivants réunis,
le 2 un peu plus court que le 1, le 3 plus court que
le 2, le 4 trois fois aussi court que le 1 et faible-
ment bilobé. Dernier segment du dessus avancé au
milieu en lame obtuse; lobes droits peu visibles.
Les deux derniers segments phosphorescents. Type:
Delopleurus fusats, Motsch.; de Mozambique sur la côte
oriental de l’Afrique méridionale.
CüRTos M. B. d. M. 1845. Forme allongée,
parallèle, un peu cylindrique. Corselet transversal,
convexe, sans rebords, une ligne longitudinale au
milieu et une profonde impression de chaque côté de
la base; angles postérieurs droits. Antennes un peu
plus longues que le corselet, filiformes; 2 article plus
court que le 3, les suivants égaux. Ecusson triangu-
laire. Elytres parallèles, nervure latérale fortement
élevée en côte. Premier article des tarses p. aussi
long que les deux suivants réunis, le 4 moitié plus
court, bilobé. Dernier segment du dessus de l’abdo-
men arrondi, l’avant-dernier fortement échancré au
milieu. Lobes droits, peu distincts. Les trois derniers
segments de l’abdomen phosphorescents. Type: Curtos
mongoliens, Motsch.; de la Mongolie.
CoLopiioTiA Dejean. Forme ovalaire-allongée,
assez convexe. Corselet transversal, tronqué en
avant, élargie en arrière, ligne du milieu et impressions
latérales bien marquées; angles postérieurs saillants,
mais obtus. Antennes de la longueur de la moitié du
corps, épaisses; 1 article grand, 2 plus que du double
plus petit, 3 un peu plus court que le 1, 4 plus long,
5 — 8 successivement rétrécis vers l’extrémité, 9 — 11
très courts, recourbés en dedans. Dernier article des
palpes très long. Ecusson triangulaire, tronqué obli-
quement. Nervures des élytres très faibles. Premier
article des tarses p. aussi long que les deux suivants
réunis, le 4 moitié plus petit, étroitement bilobé. Der-
nier segment du dessus de l’abdomen échancré au
milieu, celui du dessous avec deux fortes carènes
longitudinales au milieu, terminées par deux crochets
relevés bien développés, de chaque côté on y voit
une fovéole; sur le milieu de l’avant-dernier segment
une lamelle caréniforrae. Parties sexuelles découvertes.
Lobes invisibles. Trois derniers segments phosphore-
scents. Type: Colophotia praemta, Eschsclioltz; de
Manille.
O»»'’», Lüciola Laporte. Forme allongé-ovalaire.
Corselet convexe, transversal, un peu arrondi en
avant, ligne du milieu et impressions basales bien mar-
quées; angles p. saillants, plus ou moins aigus. An-
tennes plus courtes que la moitié du corps, filiformes;
1 article plus court que les deux suivants réunis, 2
le plus court, 3 le plus long, 4 et suivants égaux.
Dernier article des palpes triangulaire, pointu. Ner-
vures des élytres peu marquées. Premier article des
tarses p. aussi long que les deux suivants réunis, 4
plus court, de la longueur du 2 et distinctement bi-
lobé. Dernier segment du dessus de l’abdomen ar-
rondi, celui du dessous simplement échaucré au milieu.
Lobes invisibles. Les trois derniers ses^mcnts phospho-
rescents. Type: Luciola pedemontana Bonelli; du Piémont.
111. T^le plus ou moins amrée, dislinctemenl séparée du thorax
par un cul, ce (jui lui donne l'aspect des Telephorides ,
mais avec des yeux beaucoup plus yrands.
Second article des antennes assez long.
'/, Tête peu visible en avant du corselet.
a, Crochets des tarses simples.
PuoTimis Dejean. Forme allongée, un peu élar-
gie, parallèle et déprimée, comme chez quelques Te-
lephoriens. Corselet large, semilunaire, rel)ordé; angles
postérieurs aigus et saillants. Antennes un i)eu plus
longues que la moitié du corps, comprimées et élar-
gies vers la base; 1 article plus court que les 2 et 3
reunis, le 2 un peu plus petit que le 3, celui-ci plus
court que le 4, les suivants égaux. Nervures des
élytres peu marquées. Premier article des tarses p.
aussi long que les deux suivants réunis et plus long
que le 4, qui est fortement bilobé. Dernier segment
du dessus de l’abdomen arrondi. Lobes droits et peu
visibles. I.,es deux avant-derniers segments phospho-
rescents, le dernier noir. Type: Photuris hectica F.; du
Brésil.
Pyrogastkr M. n. g. Forme des Phottiris, mais
un peu plus ovale et plus atténuée vers l’extrémité
des élytres. Second article des antennes deux fois
plus petit que le 3. Les trois derniers segments de
l’abdomen phosphorescents. Le reste comme chez les
Photuris. Type: Pyrogaster grylloides, Motsch.; du Brésil (?).
54
b, Crorhets fendus à tous les tarses.
Bicellonycha M. n. g. Forme ovalaire, élargie
vers le milieu des élytres. Corselet semilunaire, peu
rebordé sur les côtés; angles postérieurs droits, un
peu saillants. Antennes de la longueur de la moitié
du corps, filiformes; 1 article aussi long que les deux
suivants réunis, le 2 un peu plus court que le 3, le
4 et les suivants allongés, égaux. Ecusson triangu-
laire. Nervures des élytres invisibles. Premier article
des tarses p. aussi long que les deux suivants réunis,
le 4 plus court et très profondément bilobé. Dernier
segment du dessus de l’abdomen triangulaire et assez
pointu; celui du dessous raccourci, transversal et
avance au milieu en une forte pointe. Lobes arrondis.
Les trois derniers segments phosphorescents. Type:
Bicellonycha albilatera, SchOnherr; du Brésil.
c, Crochet extérieur des tarses seulement fendu.
f, Les trois derniers segments de l'abdomen jaunes ou
phosphorescents.
^ Triplonycha m. n. g. Forme et parties du
corps comme chez les Bicellonycha, mais avec deux
taches rousses sur le disque du corselet. Second ar-
ticle des antennes plus long cpie le 3, les suivants
rétrécis vers l’extrémité. Dernier article du dessous
de l’abdomen simplement triangulaire. Type: Triplo-
nycha despecta, M. St. P.; de l’Amerique méridionale.
Blattomorpha m. n. g. Forme ovale, déprimée
comme celle des Blatta. Corselet semilunaire. réfléchi
sur tous les bords; angles postérieurs droits, un peu
saillants, mais arrondis. Antennes plus longues que
la moitié du corps, filiformes; 1 article aussi long que
55
les deux suivants réunis, le 2 plus long que le 3, le
4 et les suivants plus allongés, à peu près égaux et
poilus. Nervures des élytres pas distinctes. Premier
article des tarses p. aussi long que tous les suivants
réunis, le 4 profondément bilobé. Dernier segment
du dessus de l’abdomen avec une proéminence bien
distincte sur le milieu du bord postérieur; segments
précédents fortement sinués. Lobes droits peu visibles.
Type: BlaUomorpha laleralis, Motscli.; du Brésil.
Telephokoides Laporte. Forme convexe, al-
longée, ovalaire, atténuée vers l’extrémité des élytres
comme chez les Luciola. Corselet semilunaire, large-
ment réfléchi, bords peu relevés; angles p. saillants,
mais peu aigus. Antennes aussi longues que la moitié
du corps, filiformes; 1 article aussi long que les deux
suivants réunis, dont le 2 presque de la même lon-
gueur que le 3, le 4 et les suivants un peu plus
courts. Nervures des élytres peu apparentes. Premier
article des tarses p. presque plus long que les deux
suivants réunis, 4 le double plus court, profondément
bilobé. Dernier segment du dessous de l’abdomen
triangulaire à pointe moins avancée que chez le genre
précédent; l’avant dernier segment échancré. Lobes
invisibles. Type: Telephoroides occidentalis, Olivier; de
Cayenne.
tt, Les deux avant-derniers segments de l'abdomen jaunes
ou phosphorescents.
Platystes M. n. g. Forme ovale, déprimée voisine
des Blattomorpha, mais le corselet est plus large, moins
réfléchi. Premier article des antennes presque plus
long que les deux suivants réunis, le 2 plus court
que le 3. Premier article des tarses p. de la lon-
gueur des deux suivants réunis, le 4 plus court et
étroitement bilobé. Milieu du dernier segment du
dessous de l’abdomen prolongé en lamelle très mince
et très longue. Type: Plalystes aæillaris, Motsch.; du
Brésil.
Dryptomorpha Motsch. n. g. Forme allongée,
un peu dilatée postérieurement. Corselet semilunaire,
rebords étroits; angles postérieurs droits. Antennes
plus longues que la moitié du corps, fililbrmes, un
peu déprimées et amincies vers l’extrémité; 1 article
aussi long que le 4 et les suivants, 2 et 3 petits,
égaux et réunis de la longueur du 1. Ecusson trian-
gulaire. Nervures des ôlytres peu distinctes. Premier
article des tarses p. aussi long que les deux suivants
réunis, mais plus long que le 4, qui est bilobé.
Milieu du dernier segment du dessous de l’abdomen
prolongé en pointe très mince. Lobes invisibles.
Type: Dryptomorpha latefascia, Motsch.; de Colombie.
2, Tête devançant h corselet et compêtement à découvert.
Phengodes HolTmansegg. Forme allongée, un
peu parallèle, comme celle des Stenopterus, dont il a
aussi les élytres raccourcies et atténuées. Corselet
rétréci antérieurement, arrondi sur les côtés; angles
postérieurs presque droits. Tête à col bien distinct.
Yeux de grandeur moyenne, mais saillants. Palpes
m. très longs, trois derniers articles égaux, tronqués
à l’extrémité. Antennes plus longues que la moitié
du corps, émettant, à partir du troisième article, deux
57
longs filets ciliés, roulés sur eux-mêmes. Ecusson pa-
rallèle, tronqué à l’extrémité. Elytres déhiscentes, sans
nervures. Premier article des tarses p. aussi long que
les deux suivants réunis, le 4 très court, faiblement
bilobé. Dernier segment du dessus et du dessous de
l’abdomen échancrés et devancés par le segment pi-
gydal, qui est de couleur foncé; les deux derniers
phosphorescents. Lobes peu saillants. Type: Phengodes
flavicollis, Latreille; de Colombie.
Des genres établis par M. Laporte pour les Lam-
pyrides, deux me sont restés inconnus, et ne sachant
par conséquent où les placer dans l’aperçu que j’ai
exposé, j’y ajoute leur description d’après l’auteur
français;
Dryptelytra Laporte. Forme allongée, atténuée
postérieurement. Tête cachée sous le corselet; yeux
assez petits. Corselet transversal, plus large que les
élytres, arrondi et largement rebordé sur les côtés et
un peu anguleux en avant. Antennes de onze articles;
le 1 assez grand, le 2 court, tous les suivants munis
chacun d’un rameau long et comprimé. Ecusson
triangulaire Elytres presque de la longueur de l’ab-
domen, se rétrécissant en pointe en arrière, baillantes
et comme échancrées du côté de la suture. Premier
article des tarses p. presqu’aussi long que les trois
suivants réunis; crochets assez forts; jambes non com-
primées. Type: Dryptelytra caymnensis, Laporte; de Ca-
yenne (Laporte). La forme des antennes et des élytres
rappelle les genres Amydetes et Phengodes.
Alecton, Laporte. Forme ovalaire, plane. Corse-
let avancé et formant un angle en avant, tronqué en
5
58
arrière. Tète cachée sous le corselet. Yeux moyens.
Antennes courtes, épaisses, fusiformes, de douze ar-
ticles; 1 gros, le 2 très court, tous les suivants ser-
rés et formant une forte dent de chaque côté; le der-
nier (12) ovalaire, court, enclavé en partie dans le
précédent. Ecusson presque triangulaire. Elytres ovales,
un peu élargies, planes. Tarses ûliformes, courts; 1
article un peu plus long que les suivants; crochets
forts. Type: Alecton discoidalis, Laporte; de l’ile de Cuba.
La construction des antennes rappelle notre genre
Lamprigera.
(Continuation dans un N:o suivant.)
Diagnoses de Lépidoptères nouveaux,
trouvés par MM. Tatarinoff et Gaschkewitsch
aux environs de Pékin,
par
Otto Bremer et William Grey.
1. Sericinus [Westw.) fasciatus. S. alis supra:
nigris. anticis fasciis flavescenlibus; posticis maxime
caudatis, fasciis tribus flavescentibus, quarta sanguinea,
maculis subraarginalibus caeruleis lunulisque margina-
libus flavescentibus; subtus: anticis iisdem ut supra;
posticiis: luteis, maculis nigris, fascia sanguinea et
lunulis tribus caeruleo-pruinosis. Expansio alarum anti-
carum une. 3.
Peut-être n’est ce que la femelle du Telamon
Donov., mais dans ce cas M:r Westwood, connaissant
59
les deux sexes, aurait certaineinent décrit la femelle
si elle se distinguait autant du mâle, comme c’est le
cas dans notre espèce.
2. Sekicinüs sanguinolentus. S. alis supra: nigris,
fasciis maculisque luteis, anticis utrinque maculis dua-
bus sanguineis; posticis caudatis, fascia sanguinea, ante
caudam maculis caeruleo-pruinosis et lunulis margina-
libus luteis; subtus; anticis albido-luteis, fasciis nigris
atque fuscis, maculis sanguineis; posticis argenteo-
micantibus, maculis fasciisque fuscis, fascia submarginali
rosea, nigro-marginata, lunulis rnarginalibus argenteis,
margine ultimo externe striga rufa cincto; angulo ani
nigro, caeruleo-pruinoso. Expans. alar. antic. une. 2 V4.
3. Melitaea (?) maculata. M. alis supra: fulvis,
nigro-maculatis; subtus: anticis fulvis, apice flavescenti-
albido, posticis albidis, lirnbo fulvo, omnibus nigro-
maculatis, maculis in sériés dispositis. Expans. alar.
antic. une. 2^^.
4. Limenitis Alwina. L. alis supra: nigris, anticis
albo-raaculatis, nec non apice ultimo, vittaque elongata
albis, posticis fasciis duabus albis; subtus; brunneis,
maculis, fasciis vittisque elongatis albis. Expans. alar.
antic. une. 2%.
5. Satyrüs Menetriesii. S. alis supra: fuscis; an-
ticis apice ocello nigro albido-caeruleomicante-pupillato,
pallido annulato, ante ocellum fascia interrupta pallida;
posticis; ocellis duobus minoribus; subtus: griseo-
fuscescentibus anticis ocellis iisdem ut supra; posticis
fascia albida ante ocellos, lineolis duabus rnarginalibus
albidis, ocelli sex, tertio minori. Expans. alar. antic.
une. 2.
m
6. Satyrus Motschulskyi. S. alis supra: nigro-
fuscis, ocello unico caeruleo-pupillato, flavo-annulato;
subtus: cinereis, fusco-undulatis et nebulosis; anticis
ocello unico, posticis ocellis tribus, omnibus caeruleo-
pupillatis et flavo-annulatis. Expans. alar. antic. une. l^/^.
î. Tiiecla caerulea. T. alis supra: caeruleo-mi-
cantibus, posticis caudatis, duabus inaculis fulvis ante
caudam; subtus; fulvescentibus, fasciis obscurioribus,
strigis luteis interne marginatis; posticis fascia auran-
tiaca, ante caudam maculis tribus nigris, media cinereo-
caeruleo-pruinosa. Expans. alar. antic. une. 1 Yg.
8. Thecla micans. T. alis supra: caeruleo-mican-
tibus, posticis caudatis; subtus: cinereis, linea nigra
submarginali, externe albo-marginata, angulo ani ma-
culis duabus nigris, supra externam lunula fulva. Ex-
pan.s. alar. antic. une. 1%.
9. Thecla fmca. T. alis supra: fuscis; anticis
nigro-maculatis; posticis maculis duabus nigris ad an-
gulum ani; subtus: fusco-griseis, maculis fasciisque fu-
scis, albido- marginatis, lunulis marginalibus fuscis, al-
bido-annulatis. Expans. alar. antic. une. 1 Ys-
10. Ecdamus bifasciatus. E. alis supra: fuscis, albo-
ümbriatis; anticis guttis hyalinis quinque, punctis apica-
libus hyalinis tribus, bifasciatis; subtus; fuscis, cinereo-
fasciatis et nebulosis. Expans. alar. antic. une. lYg.
11. Ecdamüs guttatus. E. alis supra: fuscis; cor-
pore et basi alarum fusco-viridibus; anticis media guttis
duabus hyalinis et fascia apicali guttis hyalinis sex
composita; posticis media guttis hyalinis quatuor in
seriem dispositis; subtus iisdem ut supra. Expans. alar.
antic. une. 1 Y^.
61
12. Steropes {Scleropus Motsch.) unicolor. St. alis
supra: fuscis; subtus: anticis fuscis, apice costaque ful-
vis; posticis fulvis. Expans. alar. antic. une. 1 y^.
13. Hesperu subhyalina. H. alis supra: fulvis,
venis raarginibusque fuscis, punctis rnaculisque flavis,
iisque in ala antica paene hyalinis, linea discoidali
crassa nigra; subtus: fulvis, maculis flavis, fasciatis,
margine interno nigro; posticis fulvis, flavo-inaculalis.
Expans. alar. antic. une. 1 y^.
14. Hesperu venata. H. alis supra: fulvo-ochra-
ceis, nigro-marginatis et venatis, apice non nihil ob-
scuriori, linea discoidali nigra; subtus: omnibus fulvo-
ochraceis, anticis basi nigra. Expans. alar. antic.
une. 1 yg.
15. SvRicHTüs maculatus. S. alis supra: nigrescen-
tibus, anticis fasciis duabus interruptis et lunula me-
diana alba; posticis punctis albis biserialibus; subtus
anticis iisdem ut supra, attamen apice castaneo; posti-
cis castaneo alboque fasciatis. Expans. alar. antic.
une. 1 y^.
16. Ampelophaga rubiginosa. A. corpore supra
rubiginoso, linea dorsali alba per thoracem et totum
abdomen protensa; thorace lineis lateralibus albis; ab-
dominis segmine secundo et tertio nigro-bimaculato ;
subtus corpore fulvo. Alis anticis supra cupreis, oli-
vaceo-fasciatis et nebulosis, macula nigra basali; posti-
cis nigris, margine externe ferrugineo-fulvo; subtus:
alis omnibus fulvis, obscurius fasciatis, ferrugineo-mar-
ginatis, anticis plaga basali nigra. Expans. alar. antic.
une. 4 yg.
62
17. Ambulix Schauffelbergeri. A. capite Iricolori,
apice niveo, medio olivaceo, postico fulvescente-cinereo;
thorace olivaceo, dorso macula fulvescente-cinereo;
abdomine fulvescenti-cinereo, segmine sexto maculis
duabus olivaceis; caeterum corpore subtus aurantiaco.
Alis anticis reversis, supra fulvescenti-cinereis, fusce-
scenti-nebulosis, maculis fasciaque submarginali oliva-
ceis; posticis aurantiaco-luteis, fusco fasciatis et pun-
ctatis; subtus: aurantiaco-fulvis, fusco-punctatis et ne-
bulosis, anticis praeterea cinereo marginatis. Expans,
alar. antic. une. 5 Vg.
18. Macuoglossa caudata. M. antennis fulvis, cor-
pore griseo aut cinereo-fiisco, nigro-cingulato. Alis
anticis: supra griseis, fusco-nebulosis, nigro-fasciatis;
posticis: flavis, nigro-marginatis; subtus: anticis flaveo-
fulvis, posticis flavis; alis omnibus fusco -marginatis.
Expans. alar. antic. une. 2%.
19. SMERnsTHUs Tatarinovii. S. corpore subviridi,
thorace supra macula mediana viridi obscuriori; abdo-
mine pallidiore cingulato. Alis anticis répandis; supra
subviridibus, nebulis fasciisque obscurioribus; posticis
ruüs, angulo ani fascia viridi notato; subtus: alis omni-
bus subviridibus; anticis vitta basali rufa. Expans. alar.
antic. une. 3 V^.
20. Smeiunthüs Gaschkemtschii. S. corpore cine-
reo, thorace supra striga fusco-ferruginea. Alis den-
tatis, supra: anticis cinereis, subfusco-nebulosis et fa-
sciatis; posticis rufis, versus angulura ani fuscis et ante
hune maculis duabus albis; subtus: alis anticis rufis, ad
marginera externum subferrugineo-fasciatis; posticis ci-
nereis subferrugineo-fasciatis. Expans. alar. antic. une. 3-
63
21. Lithosia nictitans. L. corpore alisque supra
lotis albo-nitescentibus; alis anticis nigro-maculatis;
subtus: anticis griseis, posticis albis. Expans, alar-
antic. une. 1 %.
22. Lithosia nigropoda. L. Antennis pedibusque
nigris, corpore alisque supra lotis flavis; subtus: alis
anticis griseis, flavo-marginatis ; posticis flavis. Expans,
alar. antic. une. 2.
23. Lithosia striata. L. capite flavo; thorace flavo,
nigro-punclato et sanguineo-striato ; abdomine sangui-
neo pallidiori. Alis anticis supra flavis, nigro-punctatis,
strigis duabus grisescentibus, venis sanguineis; posticis:
sanguineo-pallidis; subtus: anticis sanguineis, margine
externe flavis; posticis sanguineo-flavescentibus. Ex-
pans. alar. antic. une. lYg.
24. Calligena sanguinea. G. alis anticis albis,
sanguineo-signatis et margine externe sanguineo; pun-
ctis duobus nigris in media ala; posticis sanguineis;
subtus: alis sanguineis, anticis plaga basali grisescenti.
Expans. alar. antic. une. 1.
25. Setina fîava. S. corpore flavo, alis omnibus
flavis, anticis nigro-maculatis; macula basali unica, cae-
teris in sériés très dispositis; subtus flavis, anticis
nigro-vittatis. Expans. alar. antic. une. 1 %.
26. Setina micans. S. corpore et alis ex flavo
albido-micantibus, nigro-maculatis; maculis duabus in
thorace; alis anticis macula basali una, et caeteris
maculis in sériés très dispositis; posticis sérié puncto-
rum submarginali ; subtus: alis flavo-albidis, omnibus
sérié submarginali macularum nigrarum, anticis nigro-
pruinosis. Expans. alar. antic. une. 1 Yg.
64
27. CiiELONiA alha. C. antennis nigris; capite aibo;
tJiorace albo, punctis nigris duobus; abdoinine supra
sanguineo, superne et a latere punctis nigris, albo-
annulatis; subtus corpore albo, punctis lateralibus nigris,
pedibus sanguineis; alis omnibus albis, puncto mediano
nigro. Expans. alar. antic. une. 2 Vg.
28. Satcrsia Artémis. S. capite albo, brunneo-
rufo annulato; thorace albo, supra cingulo brunneo-
rufo; abdomine albo, pedibus rufis; alis omnibus viri-
dibus. ocellatis; anticis striga triplici costali: alba, rufa
et f'usca, posticis maxime caudatis. Expans. alar.
antic. une. 5 Va-
Elle ressemble beaucoup a la S. Silene, mais a
ailes secondes tout a fait de la forme comme chez la
S. luna.
29. Satürnia lunulata. S. antennis pectinatis, luteo-
fuscescentibus; capite nigro; thorace nigro-lutescenti-
striato; abdomine nigro, lutescente-cingulato, costis lu-
tescentibus; alis rotundatis, supra nigris, anticis lute-
scentibus, undulatis, fascia lata submarginali lutea,
fusco-nigroque undulata, venae caerulescentes hac in
fascia; subtus alis iisdem ut supra. Expans. alar.
antic. une. ôVg.
30. Pygaera assimilis. P. thorace cinereo, magna
macula dorsali ferruginea, obscurius annulata; abdomine
ferrugineo; alis anticis supra cinereis, nigro-undulatis,
apice plaga serailunari lia va: posticis griseis; subtus
omnibus griseis. Expans. alar. antic. une. 2^/^.
31. Pygaera flavescens. P. capite thoraeeque albo-
flavidis, abdomine ferrugineo; alis albo-flavidis, anticis
supra macula basali cinerea cum apice nigro, fascia
65
subraarginali cinerea eum lunulis nigris et fulvis. Ex-
pans. alar. antic. une. 2^^.
32. Aeronycta lulea. A. alis anticis cinereo-fusco-
que variis, strigis undatis nigris et macula alba ad
marginem interiorem; posticis luteo-flavis, fascia intra-
marginali nigra. Expans. alar. antic. une. 1 ‘/g-
33. Mytiiimna luteomaculata. M. alis anticis luteo-
obsolete cinereoque variis, maculis duabus rolundatis
luteis, cinereo pupillatis, ante marginem externum sé-
riés punctorum nigrorum; posticis cinereis. Expans,
alar. antic. une. 1 Yg.
34. Cabadrina bistrigata. C. alis anticis obsolete-
ferrugineo-griseis, ad costam luteo-punctatis, strigis
duabus undulatis distinctioribus, inter strigas maculis
ordinariis, albido-cinctis; exteriori reniformi semilute-
scente; posticis cinereis. Expans. alar. antic. une. ly^.
35. Placodes fiiscomaculata. P. alis cinereis fusco-
nebulosis et striatis, ad costam maculis duabus fuscis,
albo-annulatis: posticis griseis. Expans. alar. antic.
une. 1 Vg.
36. Ampuipyra striata. A. alis anticis nigro-fuscis,
obscurius striatis, maculis ordinariis obsoletis, nigro-
cingulatis; posticis griseis. Expans. alar. antic. une. 1%.
37. Heliothis flava. H. alis anticis flavis, fusco-
striatis, macula mediana nigra; posticis flavis, fascia
submarginali nigra; subtus: alis omnibus flavis, fascia
submarginali nigra, anticis maculis duabus nigris. Ex-
pans. alar. antic. une. ly^.
38. Plüsia albostriata. P. alis anticis cinereo fusco -
que variis, striga albida mediana inscripta; posticis
cinereis. Expans. alar. antic. une. 1
66
39. Thyas {Hiibn.) bella. T. corpore fulvescenti-
cinereo; abdornine aurantiaco-marginato, apice fulvo;
subtus: corpore aurantiaco; alis anticis fulvescenti-
cinereis, fusco-nebulosis, strigis tribus fuscis, exterio-
ribus luteo-marginatis; posticis nigris, fascia mediana
caerulea, margine exteriori latissime rufo; subtus: ful-
vis fusco-pruinosis, anticis raaculis duabus nigris. Ex-
pans. alar. antic. une. 3%.
40. Catocala amata. G. corpore cinereo; alis
anticis cinereis, fusco-fasciatis, puncto mediano nigro,
posticis nigris, fascia fia va et ad marginem externum
maculis duabus flavis haud distinctis; subtus: anticis
flavescentibus, cum fascia nigra et margine externo
late nigro; posticis flavescenti-cinereo variis, fusco-
pruinosis, striga nigra. Expans. alar. antic. une. 2%.
41. Opiiiüsa obsmra. O. alis cinereo-fusco variis,
fascia mediana externe dentata; raaculis tribus apica-
libus; posticis fuscis, strigis duabus luteis, ciliis albis;
subtus: anticis ad marginem externum fasciis duabus
albidis. Expans. alar. antic. une. 1 Vs-
42. PiiiLOBiA dnercaria. P. alis angulatis cinereis,
anticis strigis duabus transversis fuscis, fascia macula-
rum fuscarum submarginali; posticis puncto mediano
obscuro, strigis duabus transversis, quarum externa
duplex. Expans. alar. antic. une. 1%.
43. Boarmia irrorataria. B. alis anticis albidis,
fusco-irroratis et strigatis, macula mediana obscura,
margine externo fusco-nebuloso et striga alba, dentata;
posticis fusco-irroratis, fascia mediana fusco-nebulosa,
media albo-punctata, striga dentata submarginali. Ex-
pans. alar. antic. une.
67
44. Boaumia albosignaria. B. alis omnibus albidis,
fusco-irroratis, strigatis et nebulosis, macula mediana
fusca, albo signala. Expans. alar. antic. une. 2 y^.
45. Ampiiidasis panterinaria. A. thorace albo, flavo-
signato; abdomine albo, cinereo-maculato, apice flavo;
alis omnibus albis, cinereo-maculatis, fascia submargi-
nali macularurn cineroarum, ante quam sériés lunula-
rum fuscarum flavo-annulatarum; anticis macula me-
diana cinerea, puncto centrali obscuro, nec non macula
basali flava strigisque duabus fuscis. Expans. alar.
antic. une. 2 — 3.
46. Aspilatks tristrigaria. A. alis albidis, anticis
strigis tribus undulatis, fuscis; posticis striga unica
puncto mediano obscuro. Expans. alar. antic. une. 1 Vg.
47. Bons quadrimaculalis. B. capito nigrescenti;
thorace albo; abdomine albo, dorso nigrescenti, apice
nigro; alis anticis nigrescentibus, maculis albis quatuor,
sérié punctorum albidorum marginali; posticis albis,
nigrescenti-marginatis. Expans. alar. antic. une. ly^.
48. Hypaena fuscalis. H. alis omnibus fuscis, an-
ticis area mediana obscuriori, striga lutea marginata.
Expans. alar. antic. une. i %.
49. Nympuüla fuscomarginalis. N. alis omnibus
stramineis, fusco-marginatis, strigis duabus fuscis, an-
ticis macula fusca costali. Expans. alar. antic. une. %.
50. Nymphbla quadripunctalis. N. alis omnibus
luteis, fasciis obscurioribus; anticis punctis nigris qua-
tuor, tribus costalibus, quarto mediano. Expans. alar.
antic. une. %.
68
Excursions Entomolo^iques de 1852,
jusqu’en hiver.
(Continuation.)
Walaam n’est pas riche en Lépidoptères, vû que
la majeure partie de l’ile étant couverte de forets et
de rochers, offre peu de localités favorables pour ces
insectes. Ma récolte ne fut donc que fort médiocre.
VArgynnis selene était assez commune et présenta une,
soit disante, variété, en un seul exemplaire, presqu’en-
tièrement noire en dessus et au lieu des taches argentées
du dessous, ornée do bandes longitudinales d’un vert
noirâtre. S’il se constate que ce n’est pas une va-
riété, je proposerai le nom A' Argymis veta. VArgynnis
Ino se trouve sur une seule prairie. Melitaea Athalea très
commune. Satyrus Aegeria assez rare dans les forets.
Le Parnassius Apollo, qui se rencontre sur les éléva-
tions du rivage finlandais opposé, ne se montrait pas
sur l’ile; mais en revanche on voyait sur les sentiers,
et en grand nombre des; Lycaena icarius, Eumcdon et
Aegon, ainsi que des Steropes sylvius et Hesperia syhanus.
Le nom de Steropes donné par M. Boisduval en 1836,
devra être changé, puisqu’il y a déjà un genre Ste-
ropes donné par M. Steven en 1806, à un Coléoptère.
En conséquence je proposerai pour le dit Lépidoptère
le nom de Sderopus sylvius. Les Crépusculaires et
Noctuelles étaient encore moins abondants. Les Euthe-
monia russula et Chelonia plantaginis s’élevaient parfois au
dessus des herbes, les Leucania pollens, Euclidia glyphica,
Acidalia lutearia, Cidaria picaria, Hypena crassalis, Eu-
69
sebia erutaria et une infinité de Crambides composaient
à peu près, tout ce qu’on y voyait.
Un examen plus attentif des Diptères que j’avais
pris durant mon excursion sur file Walaam, ne m’offrit
rien de remarquable.
En Juillet les chasses dans les bois aux environs
de Peterhoff (Bobylsk) me procurèrent un exemplaire
(J' du Meloecus paradoœus, qui se tenait sur une Um-
bellifère en société avec des Mordelles et des Anaspis.
M. Ménétriés trouva dans le village môme l’intéressante
Pelecotoma fennica.
Les excursions en Août que je fis a Osinova
Rostcha avec MM. Reer et Sacken donnèrent peu de
choses, à cause d’une température trop basse pour
cette époque. Nous, fûmes obligés de nous en tenir aux
fourmillières. Les nids applatis de la Formica polyctma
Fdrster, abondaient en Corticaria formicetorum Manner-
heim, ceux de la Formica truncicola Nylander, con-
struits dans les vieux troncs, nous donnèrent des
Scydmaenus claviger et Tyrm mucronatus. Sur un champ
de pommes de terre aux environs de notre capitale,
M. Wrangel trouva VAcherontia alropos L.
Les Odontocanïha melanura, Scaphidium 4-maculatum
et un Cryptophagiis nouveau [orbicollü Mannh.) ont été
pris par M. Obert sur file Goutoujeff et à Pargolova.
Ce même entomologiste a trouvé dans le parc de Bes-
borodko le: Cychrus rostratus et la Miscodera arctica.
Vers la fin d’Août MM. Kouchakevitsch firent des
excursions à la Poklonnajagora et à Kalymiaga où ils
trouvèrent le Carabus clathratus et V Agonothorax Lehmanni,
Chaudoir.
70
En Septembre ces même MM. accompagnés de
Reer et KOppen visitèrent les bords du ruisseau Ka-
menka, mais un mauvais tems les empêcha de con-
tinuer leur recherches. Ils rapportèrent néanmoins, la:
Celia infima, Knoch, Argutor minor, Dej., Calathus mi-
cropterus &c.
Le froid étant survenu bien plutôt qu’à l’ordi-
naire, les chasses entomologiques durent cesser même
au commencement d’Octobre, époque où apparaissent
ordinairement plusieurs Lépidoptères particuliers. Mais
plus tard en Novembre et Décembre la température
s’éleva de nouveau et reveilla les insectes de leur
sommeil d’hiver. Outre quelques Bembidiens vivants,
MM. Kouchakévitsch trouvèrent des Phratora vüellinae
sur des troncs d’arbres et des Helodes hanoverana sur
la neige à la Oulianka.
Expériences.
SpHODRts leucophthalmus, L. Un individu de cette
espèce, a été conservé vivant dans un verre presque
deux années, sans tomber dans leur sommeil d’hiver
et sans autre nourriture que des Phyllodromia ger-
manica et quelques gouttes d’eau (Communication de
M. I. Kouchakévitsch).
Stylopvga onentalis L. TapaKaui,. Pour se dé-
barasser de ces convives incommodes, on a essayé un
procédé très simple et très efficace.
On prend un tamis assez fin, sur le fond duquel on
soupoudre un peu de farine, et le recouvre d’une couche
71
très légère de foin; après quoi on le place, pour la
nuit, près de l’endroit où se tiennent les Blattes. L’insecte
ne manque pas de faire une visite à la farine et
il arrive souvent qu’il en vient dans une telle profu-
sion que le foin est soulevé jusqu’aux bords du tamis.
Vers le matin on recouvre ce tamis et jette le con-
tenu dans de l’eau bouillante. Le lendemain on peut
répéter la chasse et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il
n’y ait plus de ces Orthoptères.
Oedipoda migratoria L. Sauterelle de passage,
Capanna. Le meilleur moyen pour se garantir des
dévastations causées par cet insecte est d’observer les
endroits où il pond ses oeufs en automne et de guet-
ter le moment quand, au commencement de l’été où
à la fin du printemps, les oeufs eclosent et la jeune
couvée se tient réunie en amas considérables. C’est
alors qu’on peut les détruire.
Eürydema decorata Panzer. KoaapKa. Pour éloigner
cet insecte, nuisible aux potagers, on a essayé dans
le Gouv. de Saratoff, d’asperger les plantes avec une
infusion de tabac ordinaire. Ce même procédé pour-
rait être aussi introduit dans les plantations de bette-
raves, pour les garantir des attaques de la Cas-
sida nebulosa, et dans les jardins fruitiers contre
les vers.
Hyponomecta evonymella H. Pour obtenir les pa-
rasites de ce Tinéide, je pris un monceau de 500
cocons et l’enfermai dans une boîte. Les premiers
insectes qui en sortirent furent les: Campoplex orbitalis
et majalis, vinrent ensuite les papillons; trois jours
12
après une paire de VEulophus evonymellae Bouché et
enfin une infinité d'Encyrlus atricollis Dalman, qui
sertaient des vers et des cocons morts. Mais ce qui
est le plus surprenant, c’est que de toute la masse de
cocons, à peine la 15 partie subit-elle une métamor-
phose complète, tout le reste devint la proie des pa-
rasites. L’influence des Encyrtus se manifesta surtout
d’une manière remarquable, empêchant la chenille de se
debarasser de son enveloppe à l’époque de sa trans-
formation en cocon, de sorte que le papillon se dé-
veloppe quelquefois dans la carcasse du ver même,
ce qui empêchant sa délivrance, le fait mourir à
demi sorti.
Insectes de la pomme de terre malade. Pour me
convaincre si effectivement les différents insectes, crus-
tacés et de cryptogames énumérés par MM. Guérin,
Martius et feu Gimmerthal, accompagnent exclusive-
ment la maladie de cette plante, je pris le 16 Octobre
six bulbes attaquées et les mis dans une solution très
forte de sel ordinaire. Après les y avoir laissé dans le
liquide une semaine, je les en rétirais. M’étant bien
assuré qu’il n’y avait plus aucune trace d’organisme
étranger, je gardai ces bulbes séparément. Quatre
d’entre elles se transformèrent, peu de jours après,
en substance blanche tout à fait sèche et d’un aspect
semblable a du savon, ayant la surface noire; une
présentait la moitié noircie et putride, la sixième enfin
se conserva molle pendant deux mois, après quoi elle
fut aussi détruite par la maladie. Durant cette influance
maladive il n’y eût aucune attaque d’insectes, crusta-
cés, infusoires ou de cryptogames particuliers, preuve
73
évidente que la cause n’e provient d’aucun corps orga-
nique. Dans une brochure particulière sur la source pri-
mitive du dévelo[)pement du choléra, je viens de signaler
comme principale cause, l’inlluance électro-magnétique
non seulement pour ce fléau, mais aussi pour l’in-
flammation épizootique des animaux domestiques, la
muscardine des vers à soie, les maladies de la pomme
de terre, de la betterave et de la vigne.
Cocons comprimés du ver à soie. Depuis un an
environ on a fait l’essai de transporter du Caucase a
Moscou, aulieu de soie déjà dévidée, comme cela se
pratiquait jusqu’alors, des cocons fortement comprimés,
après avoir été tués et bien séchés au soleil. L’ex-
périence a très bien réussie et le dévidage des cocons
comprimés s’est efl’ectué parfaitement bien. Pour l’a-
mélioration de la fabrication des soiries indigènes, ce
nouveau mode de transportation, est de la plus grande
importance, parcequ’on pourrait maintenant cultiver cet
insecte sur toutes nos frontières méridionales de l’Asie
et même de l’Amérique et tirer les cocons en grande
quantité de Chiva, Boukhara et de la Chine, sans crainte
de recevoir une soie abîmée, par le dévidage impar-
fait des orientaux.
Notices.
Leptoderüs sericeus et angusticollis Schmidt. Ce
savant entomologiste vient de découvrir ces deux
espèces nouvelles du genre et aveugles, des cavernes
6
74
souterraines de la Carniole, ainsi qu’un exemplaire beau-
coup plus grand du magnifique Leptoderus Hohemvartii
dans la grotte près de Treben. (Communication de
M. Schmidt à Laibach.)
Mylabris melanura et sericea ont causé cette année-
ci beaucoup de dégâts aux fleurs des giroflées, des
fèves, des épinards du Gouv. de Saratoff. (Journal de la
Soc. lmp. économique.)
Hesperophanes nebulosus Olivier. La larve de ce
capricorne a été apporté ici de France, dans un mor-
ceau de bois et s’est transformé en insecte parfait,
après avoir resté dans le bois plus d’un an. (Com-
munication de M. Obert.)
Larves de Rhizotrogus, ont, l’automne passé, dé-
vorées un bonne partie des semailles plus de 3000
hectares, dans le Gouvernement de Voronech. On y
a fait l’observation que l’insecte se meut dans la terre
et mange, même à une température de — 3® Reaumur.
Oedipoda migratoria L. Capanua. Ce fléau est
venu cet année-ci des roseaux qui bordent la mer
Caspienne et la mer Noire, pour dévaster les Gouv.
d’Astrakhan, de Saratoff et de la Tauride. On y a vu des
amas de cadavres de cet insecte, rejettés par la mer,
qui avaient plus de deux pieds de hauteur. (Com-
munication de M. Konovaloff.)
Calliptamüs italiens Serville. Capanna. s’est montré
en très grand nombre dans le district de Novoousen
du Gouv. Samara, où il a fait beaucoup de dégâts aux
blés d’été. (Communication de M. Leon Narichkine.)
Edrydema decorata Pz. Koaapxa. détruisit aux en-
virons de Saratoff, tous les jeunes plants de chou,
75
de la rave et des radis, en suçant la sève des feuilles.
(Journal de la Soc. lmp. économique.)
Libellula vulgala, depressa et 4 mamlata, cTpcKooa;
ont été observées en troupes innombrables qui ob-
scurcissaient l’air, à Reval, le 25 et le 28 Mai entre
5 à 6 heures du soir. Elles venaient de S. O. et
traversaient la mer.
Papilio machaon L., a été observé vers le 10 Juin
1852, en profusion étonnante à Poulkova dans les en-
virons de notre capitale. Ce papillon faisait une mi-
gration de l’est à l’ouest. (Communication de M. Grey.)
PoNTiA brassicae L. Les migrations de ce papillon
ont été observées le 18 Mai et le 30 Août 1852 aux
environs de Reval, dans une direction de NW. Ici à
S:t Petersbourg, il a été des plus communs en Août
et en Septembre. On a même voulu admettre trois
générations dans cette année-ci. (Communication de
M. Grey.)
Agrotis segetum H. En Esthonie les chenilles de
cette espèce dévastèrent les jeunes plantes de seigle
en Août; causant ainsi une perte au blé de 15 à 20
Agrotis tritici et crassa H., firent la même chose
aux champs de froment.
Synonymies.
Elosoma califomica, que j’ai décrite dans le Bulle-
tin de Moscou, est le même insecte que VAegialites
1) Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou.
76
debilis Eschschotz, d’après le dessin fait d’après l’exem-
plaire typique de la ci-devant Col. Dejean, qui m’a été
communiqué par M. le Comte Mannerheim.
Plagytiimisds pulverulentus Esch., décrit et figuré
dans le môme ouvrage, appartient au genre Oenemona
Newman.
Agis daurica Mannerheim est du genre Thysbe
Dejean.
Galleruca flavolimbata Mannerheim est du genre
Coelomera Chevrolat.
Météorologie Eiitoniolosiquc pour S:t Pélcrsbour?.
1 Juillet. Pelecotoma fennica. Hydroptila tineoi-
des Dalman in copula. Mystax azurea L. Mystax
longicornis Kolenati.
12 Juillet. Rhyncophila bimaculata F. in copula.
Mystax albifrons Pictet. Phryganea detrita.
14 Juillet. Limenitis populi L.
22 Juillet. Metoecus paradoxus. Stenura 4-fa-
sciata. Argynnis paphia in copula.
1 Août. Monochammus sutor.
2 Août. Cis quadridens Chevrolat.
8 Août. Larves de l’Agrotis segetum.
9 Août. Adelocera fasciata L. Mycetophagus
variabilis Gyll.
30 Août. Pieris brassicae.
12 Septembre. Lebia crux-minor.
15 Septembre. Dromius sigma Rossi. Agonum 4
punctatum.
77
25 Septembre. Dromius l’enestratus F.
30 Septembre. Aniara fairiiliaris, Celia infiiiia, Pe-
ryphus rupestris.
2 Octobre. Sciara longipes Meigen (dans les
maisons).
9 DECEMBRE. Anthrenus museorum L. (dans les
collections). Larves complètes du Blaps rnartisage.
30 DECEMBRE. Les larves de la Tinea bissélliella
Hummel, commencent à construire leur cocons.
l\ouvt‘aiités.
Dytiscus parmlm Ménétriés. Plus petit que le D.
lapponicus, plus étroit et plus convexe. Couleurs
comme chez le D. Ooligbukii Kirby, mais la bande
marginale postérieure et jaune du corselet plus étroite
et celui-ci plus rétréci en avant. De Kadiak dans
l’Amérique nisse.
CiiRYSOBOTURis cicatricosa Motsch. Forme de la Chrys.
af finis, mais plus petite, de couleur presque noire et
fortement cicatrisée sur tout le dessus. Les quatre
impressions ternes des élytres distinctes. Dessous
cuivré. Kadiak.
Nastonycha brachyptera Motsch. Ce que les Car-
plmrus sont pour les Malachides, les Nastonycha le sont
pour les Telephorides. Elles ont un corselet et des
ongles fendus comme chez les Rhagonycha, mais des
élytres trois fois plus courtes que l’abdomen, qui est
épais. Ailes manquent. La seule espèce connue est
78
noire, luisante, avec le corselet, les élytres, antennes,
palpes et jambes lestacées. Des Alpes du Caucase.
Trichocanthüs variegatus Molsch. Au premier abord
on le prendrait pour une larve d’un Emus ou d’un
Creophilus, mais c’est un Staphylin complôt, avec les
élytres très courtes, rudimentaires, arrondies et sans
ailes. Abdomen dilaté au milieu. Couleur testacée,
variolée de noir sur le front, l’occiput, le corselet, les
élytres et le dessus de l’abdomen. Taille du CJreo-
philus mcuKÜlosus. Littoral occidental de l’Amérique
septentrionale.
Phlaeopterüs fusconiger Motsch. d’Ounalaschka, ainsi
que le genre Elosoma, relient les ScaphidUes aux Pte-
roloma, tandis que celui de Lyrosoma {L. opaca Méné-
triés du détroit de Béring) et d'Adolus Esch. {Adolus
pallidus) constituent une transition très naturelle aux
Catops. Phlaeopterüs fusconiger a les élytres fortement
raccourcies; aux Lyrosoma manquent les ailes, quoique
les élytres soient complètes.
Prosodes Motschulskyi Mandersljerna. Noir. Par sa
forme et sa taille il est voisin du Pr. attenuatus Fischer,
mais à côtés latéraux en crête obtus comme chez le
Pr. marginatus Fisch. {rugulosus Gebl.) et dont il diffère
par ses élytres simplement eraillées et tuberculées.
De Tschougoutschak sur la frontière occidentale de la
Chine. (Voyage de M. Kovalevsky).
Probosca 4-maculata, Ménétriés. D’un gris cendré.
Tête, corselet, palpes, antennes et pattes testacées.
Yeux, front et quatre taches sur le corselet, noirs.
Taille plus allongée et plus grande que le Nacerdes
melanura. Sitka dans l’Amérique russe?
79
Anoplistes affinis, Motsch. Il ressemble beaucoup
à l’A. altajensis, Laxmann, (A. sellatus, Steven, A. ephip-
pium, Fisch.) par ses couleurs, mais sa forme est plus
étroite et plus allongée, à peu près de celle de l’A.
halodendri. Tache suturale des élytres, parallèle aux
bords latéraux, atteignant presque la base des pre-
mières et formant des angles droits; tandis que
postérieurement elle est raccourci. Sur l’Altai et en
Daourie.
Cerambyx acuminatus, Motsch. (Hammaticherus)
Taille et couleurs du C. héros, mais la forme est beau-
coup plus atténué postérieurement. Corselet plus court,
les inégalités plus irrégulières et forment une espèce
de croix élevée au milieu. Extrémité des élytres plus
distinctement tronquée et plus rougeâtre. De la Géorgie
et des pays limitrophes de la mer Caspienne.
Trigonoscüta püosa, Motsch. Genre nouveau, ap-
partenant aux Curculionites de la tribu des Pachy-
rhynchides et qui se distingue: par un écusson trian-
gulaire, une trompe carrée, les yeux ronds, convexes,
un corps oval, convexe, couvert d’écailles grisâtres et
par semé de longs poils épars, surtout aux côtés
latéraux et sur les pattes. — La seule espèce que je
connaisse, est noirâtre avec une faible teinte nacrée,
formant sur les élytres des petites taches blanches peu
déterminées et disposées en lignes longitudinales sur
un fond un peu jaunâtre. Antennes et tarses roux.
Corselet transversal, arrondi sur les côtés et plus
étroit que les élytres. Celles-ci ovales et un peu
atténuées postérieurement. — Des pays qui bordent
la partie septentrionale de l’Océan pacifique.
80
Eusomus furdllatus, Motsch. Plus petit et plus
allongé que le mâle de l’E. ovulwm, d’une couleur plus
jaunâtre et moins brillante. Corselet aussi large que
la tête, mais plus étroit que les élytres, qui se dilatent
vers le milieu et se rétrécissent ensuite vers l’extré-
mité, qui se termine par une forte fourche. Sur les
Salvia, dans les Steppes de la Russie méridionale.
Riiynchites pyri, Motsch. Ordinairement plus petit
que le R. gigantem et de couleur plus cuivreuse.
Trompe plus allongée, tout-à-fait droite et avec trois
carènes. Sur les poiriers dans les jardins de Tchou-
goueff, dans la Russie méridionale.
Annonce.
M:r Schmitzdorf, vient de joindre à sa Librairie,
ici à S:t Petersbourg, Perspective Nevski, près de la
place d’Isaac, un commerce d’insectes de toutes les
classes; pour le commencement, il forme des col-
lections génériques, plus ou moins considérables,
composées d’espèces de tous les pays. Chaque ento-
mologiste applaudira, sans doute, à une entreprise qui
peut prendre un développement très utile, en facili-
tant les relations entomologiques dans notre patrie et
avec l’etranger.
Le N:o présent des Etudes contient les matériaux de deux livrai.sons.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES,
rédi^çées
par
THctor hc Olîotecfjufs&i),
Lientenant-Colonel d’Etat-Major, en retraite &c.
ocooii/Se.
ixu4t«e.
HELSISIGFORS.
Imprimerie de la Société de Litérature Finnoise,
I8S4.
*
Imprimatur; H. Molander.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1S53.
1 Juin. Motschulsky, Lampyrides (continuation). Le même
sur les Hétérocérides de la Russie. A. Eonschakevitsch,
sur le genre Pterotmetus. Excursions entomologiqnes.
Météorologie. Nonveantées.
lampyrides
par V. de M.
(Continuation.)
Ayant donné dans le 2:d N:o de l’année précé-
dente, un exposé des genres de cette tribu des Mala-
coderines, nous allons énumérer les espèces, que nous
avons eu l’occasion de voir.
1, Strongylomobphüs auritus M.; il est presque de
la forme de la Peltis ferruginea, mais plus petit. Cou-
leur noire, avec la base des antennes et les jiattes
ferrugineuses. Corselet très transversal, arrondi en
avant en forme de croissant, et marqué de chaque
côté d’une tache ablongue hyaline. Elytres un peu
tronquées postérieurement et marquées de nombreuses
nervures élevées, et inégales. Long. 2 1. — larg.
iy4 h — Mongolie?
Une seconde espèce, plus petite de couleur rous-
sâtre, se trouve dans la Collection de M. Guérin à
Paris, et provient, je crois, du Mexique.
i
2
2, Hyas denticornis, Germ.; noir, corselet avec une
tache allongée, jaune de chaque côté; angles huméraux
et une bande transversale un peu au-delà du milieu
des élytres, de la môme couleur. Base des élytres
beaucoup plus large que le corselet. Long. 1. —
larg. 3^/2 !• — Brésil.
3, Hyas scisiventris, Perty; un peu plus petit que
le précédent, dont il a les couleurs; bords du corselet
et suture jaunes; la bande noire antérieure est séparée
au milieu de chaque élytre, la postérieure s’avance en
angle. Long. 6 1. — larg. I. — Brésil.
Les Lampyris flabellata F. et guttata F. i) pourraient
appartenir au genre Hyas.
4, Lamprocera trimaculata M.; noire, terne; la partie
antérieure et les angles du corselet, ainsi que trois
grandes taches, allongées à la base des élytres, sont
d’un jaune roussâtre. Long. 8 Va 1. — larg. 4 '/g 1. —
Brésil. Je ne connais que la Ç.
5, Lamprocera Latreillei Kirby; plus grande et plus
allongée que la précédente. Noire, avec la partie anté-
rieure et une sinuosité de chaque côté du corselet, la
suture, les côtés latéraux et des bandes longitudinales
raccourcies sur les élytres, testacées. Long. 12 1. —
larg. 5 Va 1- — Brésil.
6, Ellychnia corrwca L., taille de la Lamp. splen-
didula, mais plus large et plus ovale. Couleur d’un
noir grisâtre. Corselet plus large que long, ayant de
chaque côté une bande longitudinale de couleur orange.
1) Toutes les espèces mentionnées ainsi, sont celles que je n’ai pas
eues à ma disposition pour en pouvoir faire la description, Fabricius a
décrit ces espèces dans le Systema Eleutheratorum.
3
Elytres pas plus larges que le corselet, à nervures
distinctes. Long. 3 Va 1. — larg. 1% 1. Etats-Unis.
7, Ellycunia californica M., plus grande que la
précédente, plus large et de couleur noire plus opaque.
Corselet plus triangulaire et plus prohéniinent en forme
de chaperon; bandes rouges plus larges et atteignant
presque les bords latéraux. Nervures des élytres
moins marquées. Long. 5 1. — larg. 2^^ 1. Californie.
8, Ellychni.! latipennis, Harris; très voisine de Y El.
californica, mais plus petite et de couleur grisâtre.
Corselet plus triangulaire, élytres plus courtes, nervures
plus distinctes. Long. 41/3 1. — larg. 2V4 1. Amé-
rique septentrionale. M. S.t P.
9, Ei.lyciinia latcralis M. S:t P., plus allongée que
Y EL californica, dont elle a les couleurs, mais facile
à distinguer par les taches latérales rouges du corse-
let, qui sont plus étroites et qui forment comme chez
YEl. corrmca des bandes longitudinales largement bor-
dées par la couleur noire du bord latéral. Long. I.
— larg. 2 1. Dans le M. S:t P. elle est notée comme
originaire de l’Afrique, mais je crois que c’est une
espèce américaine.
10, Ellyciima mexicana M. S.t P., beauconp plus
grande et |)roportionellement plus allongée que YEl.
californica, dont elle a les couleurs. Corselet plus al-
longé. Elytres sans nervures apparentes. Long. 6 1.
— ■ larg. 2 y., 1. Mexique.
11, Ei.LYcnmA albilatera M. S.t P., noire, terne;
côtés latéraux du corselet largement blancs, ornés de
petites taches oblongues et rouges sur le milieu
4
de leur bord interne. Long. 6 1. — larg. 2% 1.
Mexique.
Lampyris vanegata Germar est, je crois, une
Ellychnia.
12, Lyciinüris ür%w Dej., un peu plus allongée que
la Lampr. splendidula, noire, terne, ponctuée et un peu
rugueuse. Corselet proliéminent, en forme de chaperon
en avant, avec deux grandes taches rouges sur le
milieu. Elytres à nervures très faibles. Long, 1.
— larg. 1% 1. Brésil méridional.
13, Lychnuris ? lalicornis F., taille, forme et cou-
leurs de la précédente, mais facile à distinguer par
les côtés latéraux du corselet qui sont d’un jaune
rougeâtre et par les antennes fortement comprimées
à articles très larges. Long. 4 1. — larg. 1% 1. Amé-
rique septentrionale.
D’après M. Laporte cette espèce serait synonyme
de la Lampyr. atra Olivier.
14, Pyropyga nigricans Say, noire, avec les côtés
latéraux du corselet roussâtres. Long. 1^^ 1. — larg.
3/g 1. Amérique septentrionale.
15, Pyropyga tarda M., toute noire, avec deux
petites taches rouges sur les côtés latéraux du corse-
let, bord de celui-ci ainsi que les jambes de couleur
obscure. Long. 2^/3 1. — larg. % 1. Brésil, aux en-
virons de Novo-Friburgo.
1) Les espèces de Germar se trouvent décrites dans son: Coleopte-
rorum Species, 1824.
2) Les espèces d’Olivier se trouvent décrites dans l’Encyclopédie
méthodique, 1792.
5
10, Pyuopyga califomica M., plus grande que la
P. tarda et d’un noir plus foncé, les taches rouges du
corselet sont |)lus grandes et se prolongent sur la
partie réfléchie de ce dernier. Antennes plus longues.
Long. 2 Va 1. — larg. 1. Californie. S:t Francisco.
Lampyrh obscur a L. de la Terre de feu parait
appartenir au genre Pyropyga.
17, Pygolyciinia vüellinothorax Perty, noire, à cor-
selet d’un rouge-jaunâtre assez vif; base des antennes
et des palpes, ainsi que les pattes de devant de cou-
leur testacée. D’un tiers plus petit que la Lampr.
splcndidula, proportionellement plus courte et plus ovale.
Long. 273 IVs I- Des rivages du fl. des
Amazones.
18, Ehythrolychnia dimidiatipennis Mannh., i) forme
élargie de VEllychnia califomica, mais d’un testacé-
rougeâtre vif, avec la moitié postérieure des élytres,
les yeux et les derniers articles des antennes noirs;
tarses obscurs. Sur le milieu du corselet on voit deux
petites taches noirâtres très rapprochées. Long. 5 1. —
larg. 274 Domingo.
Une seconde espèce de ce genre parait être la
Lamp. fulgida 01. de la même localité.
1) Les espèces de Linue se trouvent dans son Syslema naturae,
ed. XII.
2) Dans le Bulletin de Moscou 152, M. le Comte Mannerhcim dé-
crivant quelques Coléoptères de la Sibérie orientale, a bien voulu substi-
luer d’autres noms à ceux que j’avais donnés à idusieures d’entr’eux,
les ayant découverts moi-raêine; no croyant pas que ce mode de chan-
ger les noms puisse être utile à la science, je ne l’ai pas imité pour les
Lampyrides nommées par le Comte et décrites par moi.
(•
19, Trilychnia moesta Pcrty, moitié plus grande
que la Lampr. splendidula et proportionellenient plus
allongée. Noire, corselet aussi long que large à carène
médiane distincte. Trois nervures visibles sur chaque
élytre. Long. 5 1. — larg. 1% 1. Brésil.
20, Trilychnia ru/icoUis Dej., d’un noir brunâtre,
corselet en dessus et en dessous, avec le côté interne
des cuisses antérieures, d’un testacé-roussâtre; bords
du corselet obscurs. Cinq nervures visibles sur chaque
élytre. Une carène longitudinale sur le milieu du cor-
selet. Le mâle a les antennes beaucoup plus longues
que la Ç. Long. G 1. — larg. 2 1. Brésil.
21, Trilychnia flavipes M. P., i) plus petite que
les précédentes, d’un testacé rougeâtre; antennes,
tarses, dernier segment de l’abdomen et élytres d’un
brun grisâtre. Yeux noirs. Long. 3 1. — larg. lYg 1.
Cayenne. M. S;t P.
22, Tiulyciinia ? [Luddola) antennata Laporte; noi-
râtre, antennes très largement flabcllées. Corselet
prohéminent antérieurement, plus long que large, d’un
rouge orangé, avec une large bande longitudinale noire
au milieu, qui est un peu rétrécie vers la moitié de
la longueur. Elytres avec la suture et les bords la-
téraux, jusqu’aux deux tiers de leur longueur, jaunes.
Cuisses antérieures, avec la base des quatre autres et
une tache longitudinale sur le milieu de l'abdomen,
jaunes. Long. 6 1. — larg. 2 1. Brésil. (Laporte.)
Lampyris pectinata L. parait être une Trilychnia.
1) M. 1*. désigne le Musée entomologique du Jürdin des plante.»
à Paii.s.
7
23, Dii.ycunia ba&alis M., noir-brunâtre, corselet,
base des élytres et cuisses de couleur testacée. Ner-
vures des élytres peu apparentes, tandis que la rugo-
sité y est bien marquée. Long. 4 1. — larg. 2 I.
Brésil.
24, Dilycunia mficollis M., plus grande que la pré-
cédente et d’un noirâtre plus foncé. Corselet seul d’un
jaune roussâtre vif; dessous du corps et pattes d’uu
testacé plus ou moins rembrunni. Long. 5 1. — larg.
2 Va I. Bréisil.
Peut-être est-ce la môme espece que la Lampyris
thoracica 01 iv. — Lampyris flavicollü 01. et fîiicornis
Germ. pourraient être des Düychnia.
25, Mesolampis flabelHcornis F., deux fois plus grande
que la Lampr. splendidula, et plus ovalaire; noire, bords
du corselet, surtout en avant, et ceux des élytres
jusqu’aux deux tiers de leur longueur, blanchâtres.
Lamelles des articles des antennes deux fois plus
longues chez le n)ùle que chez la femelle. Long.
6 1. — larg. 2 Va 1. Brésil. S;t Catharina.
26, Mesolampis pectinicornis Grey; plus grande que
la précédente, dont elle a les couleurs, à l’exception du
corselet qui est noir et qui n’a que deux petites taches
translucides à sa partie antérieure. Long. 7 1. —
larg. 3 1. Brésil. Novo-Friburgo. M. G.
27, Lyciinogaster appendimlalus Germar; })lus petit,
plus parallèle et plus déprimé que la Mesolampis fla-
bellicornis, mais de couleurs analogues. Mandibules et
1) M. G. signifié Musée de M:r Basile Grey ici à S:t Pelcrsbourg.
8
crochets des tarses roussâtres. Long. 5V2 I. — larg.
2 1. Brésil. Novo-Friburgo.
28, Lychnogasteu cinctus M., plus allongé que le
précédent; d’un noir un peu brunâtre, bords du cor-
selet, des élytres, cl la suture de celles-ci, ainsi que
les cuisses d’un blanc jaunâtre. Long. 5'/2 1. — larg.
2 I. Brésil.
29, Lychnogastf.k dilaticornis, Brème; plus grand et
plus ovalaire que le Lyclm appendiciilatiis, dont il a
les couleurs. Corselet largement bordé d’un blanc sale.
Antennes plus longues et beaucoup plus épaisses.
Long. 6y2 1. — larg. 2% 1. Amérique méridionale.
30, Lychnogaster angustatus M. , voisin du L. cinctus,
mais plus ovalaire et du double plus petit. La couleur
blanchâtre sur les bords des élytres est moins visible.
Long. 4 1. — larg. ly^ 1. Brésil.
31, Ethra lateralis, Laporte; un peu plus grande
et plus allongée que la Lamp. splendidula. Noire, côtés
latéraux des élytres de couleur blanche jusqu’aux
deux tiers de leur longueur; ces taches sont un peu
dilatées vers la suture; fine ponctuation sur le corps;
pubescence épaisse. Long. 5 yg 1. — larg. yg 1.
Brésil
32, Etiira marginata, Gray; plus petite que la pré-
cédente, dont elle a la forme et les couleurs, se di-
stinguant par la marge latérale blanche des élytres,
qui embrasse tous les bords. Ponctuation plus forte.
Mandibules et crochets des tarses roussâtres. Long.
4 I. — larg. 1% 1. Brésil.
33, Ethra axillaris M., forme et couleurs de VE.
lateralis, mais moitié plus petite. Corselet plus trans-
9
versai, plus arrondi en avant. Lamelles des articles
des antennes beaucoup plus courtes, dépassant peu le
double de la longueur des articles de la base. Cuisses
blanchâtres à leur base. Mandibules et crochets des
tarses roussâtres. Long. 4 1. — larg. 1^/.^ 1. Brésil.
Outre ces espèces, M:r Laporte, cite une qua-
trième {JE. intemipta), également du Brésil, qui a les
côtés latéraux du corselet jaunes.
34, PSEÜDOLYOÏINÜRIS suturalis, M., un peu plus
grande et moins allongée que la Lamp. noctiluca. Noire,
à suture des élytres étroitement testacée, couleur qui
n’atteint ni l'écusson ni l’extrémité. Corselet presque
plus large que long, fortement rebordé. Long. 6 Va 1.
— larg. 2 1. Colombie.
35, PsEüDoi.YciiNum.s inttata M., taille plus petite que
la Pseiidolychnuris suturalis et à partie antérieure du
corselet plus acurninée. Noire, avec une bande lon-
gitudinale jaune plus ou moins développée sur le
milieu de chaque élytre. Long. 5 1. — larg. IV3 h
Colombie.
Lampyris nüidula 01. est je crois une Psmdo-
lychnuris.
36, C.ALYPTocEPiiAEüs fasciatus, Gray, beaucoup plus
grand et proportionellement plus étroit que la Lamp.
noctiluca. Noir, bords latéraux du corselet, une bande
transversale vers la partie postérieure des élytres et
les cuisses d’un testacé pâle. Long. 7% 1. — larg.
2 1. Etats-Unis. Demerara.
37, Calyptocephalüs stipulicornis M., taille de la
Lamp. noctiluca, mais plus étroit en avant et plus large
en arrière. D’un noir grisâtre terne, côtés latéraux
/■
10
du corselet et la moitié antérieure des élytres d’un
testacé clair; la partie près de l’écusson est plus foncée.
Crochets des tarses roussâtres. Tout le corps forte-
ment ponctué; élytres pubescentes. Long. 4 Va 1. —
larg. IV2 •• lî'ésil.
Une troiscme espèce du genre Calyptocephalus pa-
rait être la Lampyris bifaria de la Caroline septentrio-
nale décrite par Say dans le: Boston Journal of Na-
tural History, 1837, vol. 1, p. 157, et qui n’a que 3 Va
1. de longueur, étant de couleur noire avec les bords
du corselet jaunes. M. Laporte i) décrit encore deux
espèces de ce genre: C. Goryi et C. thoracicus, toutes
deux de Cayenne.
38, Nyctocuepis Demoulini, DeyroIIe, taille de la
Lamp. noctüuca, mais du double plus large. D’un noir
brunâtre peu luisant; bords latéraux du corselet et
une bande transversale à la partie antérieure des
élytres largement testacé-blanchâtres. L’espace autour
de l’ecusson est de teinte obscure. Tout le corps en
dessus et en dessous est fortement ponctué. Long.
4 Va 1. — larg. 2V3 1- Brésil. S:t Catharina. M. G.
39, Nyctocrepis flabellicornis , M. S:t P., un peu
plus grand que le précédent, nervures des élytres
moins marquées. Noir, une large marge jaune sur le
corselet et la moitié antérieure des élytres testacées.
Long. 5 Va 1- — 3 I- Brésil. M. P.
4ü, Nyctocrepis lameUicornis M., presque du double
plus grand que les espèces mentionnées. Antennes
1) Les espèces de M. Laporte sont décrites dau.s les Annales de la
Société entomologique de France, 1833, et d’autres dans l’Histoire natu-
relle des Insectes Coléoptères, 1840.
11
plus longuement lamellées. D’un noir brunâtre, deux
taches un peu lunaires sur le corselet et deux ob-
longues sur les côtés latéraux des élytres, ainsi que
la base des cuisses d’un blanc jaunâtre. Nervure sur
les élytres assez fortes. Long. 8 1. — larg. 4 1.
Brésil.
41, Lychnaeris trigiUhda, M. S:t P., noire, deux
taches triangulaires sur le bord antérieur du corselet
et trois autres arrondies placées transversalement un
peu au-delà du milieu des élytres d’une couleur tes-
tacé-blanchâtre. Long. 1. — larg. 4 1. Brésil. (?)
M. S:t P.
Une seconde espèce du genre parait être la Lam-
pyres blattoides Perty.
42, Nyctopiianes lineata, SchOnherr; taille de la
Lamp. noctiluca, mais plus de deux fois plus large et
de forme différente. D’un testacé-brunâtre, avec des
lignes longitudinales plus claires sur le corselet et les
élytres, tpii présentent en outre deux grandes taches
latérales de la môme couleur; yeux et les 9 derniers
articles des antennes noirs; palpes, jambes et tarses
brunâtres. Long. 5 1 — larg. 2 Yg 1. Brésil.
43, Nyctopiianes ignita F., plus petite et surtout
plus allongée que la précédente. Couleur plus obs-
cure, mais avec des lignes et des taches analogues.
Palpes, antennes et pattes d’un testacé-brunâtre mais
plus clair. Long. 4 1. — larg. 1% 1- Cayenne.
44, Nyctopiianes vittula M., voisine de la N. lineata,
mais ordinairement plus petite et avec une seule ligne
1) Ces espèces de Perty sont décrites dans son voyage au Brésil.
12
claire entière sur chaque élytre; côtés latéi-aux large-
ment bordés de cette même couleur. Long. 4*/^ 1. —
larg. 2 Va 1. Brésil.
45, Nyctoviianes pallida, Olivier, petite, d’un tes-
tacé-grisâtre. Lignes longitudinales à peine marquées
sur les élytres, dont les côtés latéraux sont uniformé-
ment claires. Derniers articles des antennes, les
palpes et les tarses brunâtres. Long. 3*4 1. — larg.
1. Cayenne.
46, Nyctopiianes pellucida, M. S:t P., plus ovalaire
que la N. pallida et de couleur plus claire. Corselet
avec une teinte rougeâtre au milieu et les côtés laté-
raux postérieurement fuligineux. Ecusson avec une
teinte rosée. Suture et bords latéraux des élytres
de teinte claire. Long. 3 1. — larg. 2% 1. Brésil.
47, Nyctophanes lineolata, Mannerlieirn; couleurs
de la N. lineata, mais au moins deux fois plus petite
et de forme à peu-près ovale. Dessous du corps et
les ailes plus brunâtres. Bords latéraux des élytres
largement testacées, unicolorcs. Long. 3 1. — larg.
1% 1. Brésil. (?) M. S.t P.
48, Nyctopiianes bisignala, Mannerlieirn; le corselet
plus étroit, les élytres plus larges et plus courtes
que chez la N. ignita. Brunâtre, bords latéraux du
corselet et trois grandes taches de chaque côté des
élytres testacées. Des dessins peu distincts et de
couleur orangée sur le milieu du corselet, puis on y
voit deux petites taches rondes, translucides. Long.
3V2 1. — larg. 2 I. Brésil. M. S.t P.
49, Nyctophanes sexpunctata, M., forme et taille
de la N. lineata. Couleur testacé-blanchâtre terne.
13
plus claire vers les côtés latéraux où l’on voit (i
taches noires arrondies, savoir: une sur l’angle po-
stérieur du corselet, une seconde plus grande un peu
au dessous de l’angle huméral et une troisième petite
au-delà du milieu de l’élytre. Long. 5 1. — larg.
2 Va 1. Brésil.
50, Nyctophanes impressrpennis , M., un peu plus
grande que la N. lineata, de couleur plus claire et
sans lignes longitudinales sur les élytres. De chaque
côté, un peu au-delà du milieu de chaque élytre, se
trouve une petite tache grisâtre qui aboutit à une im-
pression longitudinale bien marquée. Long. 6 1. —
larg. 3 Va J- Brésil.
51, Nyctophanes Bremei, Deyrolle; un peu plus
petite que la N. lineata et proportionellement plus rac-
courcie. Couleur jaunâtre, sans lignes claires sur les
élytres, où l'on remarque la suture, une bande longi-
tudinale sur le milieu et quatre grandes taches laté-
rales claires sur chacune. Deux taches rouges sur le
corselet et quelques teintes analogues sur les seg-
ments de l’abdomen vers leur hase. Long. 4y2 I. —
larg. 2% 1. Brésil. S:t Catharina. M. G.
52, Nyctophanes palliala, M. P., très voisine de la
N. Bremei, mais de couleur testacé-pâle à taches bru-
nâtres. Corselet plus arrondi et simplement orné
d’une large tache orangée sur son milieu. Derniers
articles des antennes brunâtres; palpes et tarses plus
roussâtres que le reste du corps. Yeux noirs. Long.
4 1. — larg. 2% 1. Brésil. M. S:t P.
53, Nyctophanes nitida M., entièrement de la forme
d’une Cassida equestris, à partie postérieure des élytres
14
pointue. Couleur jaunAtre, plus claire vers les côtés
latéraux et très luisante, ce qui distingue facilement
cette espèce de toutes les autres. Yeux et les 5 der-
niers articles des antennes noirs. Long. 4 1. — larg.
3 1. Colombie.
54, Nyctopiianes cassidéa, M. S:t P., plus grande,
surtout plus large, plus atténuée postérieurement et
plus convexe que la N. lineata. De couleur testacé-
roussAtre, unicolore, avec des traces bien faibles de
lignes plus claires sur la base des élytres et 5 taches
oblongues orangées sur le disque du corselet. Der-
niers articles des antennes, palpes et tarses brunAtres.
Yeux noirs. Long. 6 1. — larg. 3% I. Brésil.
M. S:t P.
M:r Laporte place encore dans ce genre les
espèces suivantes: L. maculala F., L. maculosa Sch.,
L. lateralis F., L. hespera L., L. nüens De Geer, et
Aspisotna dilatata sibi.
Sur les Hétérocères de Russie
par
V. de M.
Pendant mes voyages en Europe, en Asie et en
Afrique, j’ai particulièrement porté mon attention sur
les espèces d'Heterocerus, communiquées depuis à M.
de Kiesenwetter, auteur d'une riche Monographie de
ce genre. Ce savant entomologiste détermina ces
espèces conformément à son ouvrage; il ne peut donc
se trouver aucune erreur de nom d’espèces, parmi les
15
observations que je joins ici; renvoyant touto-fois à
l’ouvrage cite pour des descriptions plus détaillées.
1, Heterocercs maxillosus M., la plus grande
espèce connue, de forme allongée, parallèle. Mandi-
bules très prohéminantes chez le q', presqu’aussi
longues que le reste de la tôte et munies à leur par-
tie postérieure de deux cornes iancéiformes. Corselet
aussi large que les élytres, mais de trois fois plus
court. En dessous, celles-ci sont couvertes de très
petits points imprimés, avec huit stries de tubercules
bien prononcés et rapprochés deux à deux, ce qui
présente des intervalles plus larges et marqués chacun
au milieu d’une nervure longitudinale. Le dessin sur
les élytres, présente des lignes interrompues de la
même couleur testacée, que les antennes. M. de Kie-
senwetter me l’a déterminé comme son //. parallelus.
Il habite les bords des lacs salés de la Russie méri-
dionale et les Steppes des Kirguises.
2, H. cornutus M., [)lus petit et surtout plus court
que le précédent. Mandibules ne dépassant que peu
le chaperon, mais les cornes postérieures sont aussi
développées que chez le II. maxillosus. Corselet très
transversal et presque plus large que les élytres. Le
dessous de ces dernières couvert sur toute sa surface
de gros points assez serrés, ce qui lui donne un
aspect granuleux; les stries des tubercules à égales
distance l’une de l’autre et sans nervures longitudinales
au milieu. Elytres ornées transversalement de dessins
de couleur testacée. Antennes brunâtres. C'est l’es-
pèce que M. de Kiesenwetler a décrite sous le nom
de H. parallelus et qu’il m’a ainsi déterminée. Elle
IG
est (les plus coiumunes en Saxe sur les bords du lac
salé d’Eisleben, ainsi que dans la Russie méridionale.
3, H. parallelus Karclin; plus petit, mais bien plus
large que les précédents, se rapprochant plutôt de la
forme de 17/. fosfor, mais de couleur plus claire. Le
dessous des élytres est encore plus lisse que chez le
H. fosfor, sans aucune trace de ponctuation; les stries
régulières de tubercules au nombre de sept se trcju-
vent à distance égale; alternativement au milieu de
chaque intervalle se distingue une nervure longitudi-
nale: tubercules bien marqués. Le mâle présente des
cornes à la base des mandibules plus courtes, moins
dilatées et sinuées du coté externe. M. de Kiesen-
wetter m’a déterminé cette espèce très remarquable
comme 1’//. parallelus, Gebler, ce qu’elle est etlective-
ment d’après des exemplaires de feu Gebler lui même,
qui l’a décrite dans le voyage en Sibérie de M. Lé-
debour, sans cependant lui avoir imposé le nom, qui
provient de Fischer (ou plutôt de Karélin), comme le
cité aussi l’entomologiste de Sibérie. Krynicki a eu
sous les yeux la même espèce. Elle habite le sud
de la Sibérie et les steppes des Kirguises sur les
bords des lacs salés, où je n’ai jamais trouvé VH.
1) La cause de cette confusion est la méthode complètement vi-
cieuse, qu’on a adopté dans le Catalogue de Stettin c. a. d. de citer non
pas les noms de ceux qui ont nommé l’espèce, mais le nom des auteurs
dans les ouvrages des quels elles ont été décrites. De celle manière
toutes les belles découvertes des Ullricli, Chevrier, Màrkel ont été pour
ainsi dire usurpées par les personnes qui n’avaient rien fait de plus (pie
de décrire ce (ju’ils avaient obtenus d’une source si pure. Le Catalogue
du Comte Déjean rejettant toute propriété étrangère, a indiqué par cette
raison la marche à suivre pour les ouvrages du môme genre parus depuis.
17
cornutus, avec le dessous des élytres couvert de gros
points imprimés.
4, H. scutellalm M., presque trois fois plus petit
que les précédents, avec trois grandes taches bru-
nâtres le long de la suture, dont une occupe l'écus-
son, une seconde le milieu et la troisième l’extrémité
des élytres; souvent ces taches sont réunies, ne lais-
sait de clair que les côtés latéraux. Tête et cor-
selet obscurs; les bords et le milieu de ce dernier,
ainsi que les mandibules, les antennes et les pattes
de teinte claire. Le dessous des élytres avec des
points distincts, mais peu profonds; stries de tuber-
cules très fines, au nombre de sept. Mâle sans cornes
à la base des mandibules, qui sont saillantes. En
Géorgie, près des rivières.
5, H. sericans, Kiesenwetter; est plus court et de
couleurs plus obscures que le précédent; corselet sans
tache testacée sur le milieu. La ponctuation du des-
sous des élytres est plus grosse et beaucoup plus
marquée, ce qui rend les tubercules moins visibles.
Egalement en Géorgie.
6, H. campestris, M.; de la forme allongé-parallèle
du H. saitellatus, mais moitié plus petit. Couleurs à-
peu-près analogues, mais les taches obscures sur les
élytres sont plus séparées et plus obliques. Chaperon
beaucoup plus échancré. Mandibules moins saillantes,
mais cornes postérieures apparentes chez le q*. Des-
sous des élytres faiblement ponctué; dans les stries,
les tubercules petits et peu serrés. Peut-être est-ce
une variété du H. sericans ? M. de Kiesenwetter me
l’a désignée comme espèce nouvelle.
2
18
7, H. flavidus, Rossi; encore plus petit que le
précédent; se trouve aux bains du Caucase, sur les
bords du 11. Podkoumok.
8, H. fossor, Kiesenwetter; une des grandes
espèces qui se rapproche beaucoup par la forme et
le dessin des élytres du H. parallelus, Karélin; mais
elle est plus courte et a les bords du corselet et les
antennes plus noirâtres. Le dessous des élytres pré-
sente une ponctuation distincte presque rnguleuse et
des tubercules réguliers, épais et assez bien marqués.
Il se trouve dans la Russie méridionale. L’exemplaire sur
lequel j’ai sait la description provient de la Poméranie.
9, II. laevigatus, Panzer; moitié plus petit que le
H. fossor, ayant la forme et les couleurs do ce der-
nier. La ponctuation .sur le dessous des élytres est
peu serrée et peu distincte, ce qui rend la surface
plus luisante (lue chez le //. cornulus; stries tle tuber-
cules régulières, plus fines et plus serrées que chez
ce dernier. On le rencontre dans toute la Russie
tempérée, jusqu’à la Sibérie orientale.
10, IL multimacidatus , M.; très voisin du précé-
dent par sa taille, sa forme et ses couleurs, mais un
peu plus largo et à dessins lestacées plus déterminés
et plus visibles. La ponctuation du dessous des élytres
est grossière et aussi distinctement marquée que chez
le H. cornulus; stries do tubercules peu distinctes et
complètement effacées vers l’extrémité. M. de Kiesen-
wetter a cru, y reconnaître le H. laevigatus. Il se
trouve très communément sur le bords du lac Eisle-
ben, en Saxe, dans la Russie méridionale et jusque
dans les Steppes des Kirguises.
19
11, H. hispidulus, Kiesenwelter; lorme élargie du
H. fossor, mais couleur plus noirâtre. Dessous des
élytres sans ponctuation apparente comme chez le H.
parallelus; stries de tubercules encore plus fines que
chez ce dernier, un peu onduleuses, souvent inter-
rompues et effacées complètement vers l’extrémité,
par des nervures longitudinales dans les intervalles.
Il se trouve dans la Russie tempérée. La description
a été faite sur un exemplaire provenant de Stetlin.
12, H. femoralis, Ullrich; plus petit que le H.
hispidulus, avec les dessins de couleur testacée plus
distincts. Le dessous des élytres est moins luisant
que chez le IL laevigatus, la ponctuation plus serrée
et plus visible; les stries de tubercules très fortes,
ondulées, se rapprochent et deviennent irrégulières
vers l’extrémité qu’elles n’atteignent pas; celle qui est
près de la suture est distincte ce qui fait 8 stries.
Dans les intervalles 2, 4 et 6 on apperçoit des ner-
vures longitudinales. M. de Kiesenwettor a cru y voir
également un fl. laevigatus, mais un exemplaire pro-
venant de M. Ullrich m’a convaincu que c’est à cette
dernière espèce que doivent être rapportés les exem-
plaires de la Russie méridionale.
13, H. obsolcius, Curtis; très voisin du H. hispi-
dulus, mais un peu plus petit. Couleurs à-peu-près
analogues. Le dessous des élytres sans ponctuation
comme chez ce dernier; stries tuberculées plus mar-
quées et dans les intervalles alternes des nervures
longitudinales plus visibles que dans aucune autre
espèce. M. de Kiesenwetter me l’a déterminée comme
l’espèce de Curtis, quoique le dessin qu’en donne ce
20
dernier, dans la Britisli Entomologie, ne parait pas con-
venir à notre insecte. De la Russie méridionale et des
Steppes des Kirguises.
14, H. marginatus, F.; *) taille et couleurs voisines
de celles du H. laevigatm, mais à forme plus large et
plus courte. Les dessins sur les élytres placés aussi
transversalement et aussi sinués; le dessous presque
sans ponctuation apparente, luisant; stries tuberculées
plus 6nes, ces tubercules sont moins serrés; les inter-
valles plus larges, et offrant alternativement des traces
de nervures longitudinales. Russie tempérée.
15, 11. mttrilimus, M.; un peu plus petit, et sur-
tout plus large que le H. marginatus, de couleur plus
foncée et remarquable par la ponctuation bien pro-
noncée qui recouvre les élytres. Le dessous de ces
dernières sans ponctuation distincte, comme réticulé;
mais les stries de tubercules sont assez régulières;
dans chaque intervalle des traces d'une nervure lon-
gitudinale imprimée, qui vers l’extrémité, devient tu-
berculeuse ce qui lui donne l’aspect inégal et presque
rugueux. Celte structure ne se rencontre dans au-
cune des espèces que j’ai pu examiner. M. de Kie-
senwetter voulut y reconnaître son //. inlermedius, qui
étant plus étroit n’a pas de nervures longitudinales
dans les intervalles du dessous des élytres. Les exem-
plaires que je possède viennent du Karntschatka, de
la Sibérie orientale et de la Russie boréale (Waalam).
16, H. trislis, M.; par sa taille et ses couleurs
obscures voisine de la précédente, mais de forme un
1) Cette espèce a été oubliée dans mon Calalogue des Hydrocan-
thares de la Russie.
2)
peu plus allongée, avec une ponctuation plus fine et
plus serrée sur la partie inférieure des élytres; taches
roussâtres sur les élvtres encore moins distinctes, et
ne sont visibles que vers la base; le dessous plus
lisse, les stries tuberculées plus marquées, plus ondu-
leuses; des nervures longitudinales très fines, que l’on
remarque alternativement dans les intervalles. Je l’ai
leçu comme venant de file Sitka.
Sur le genre Pterotmetus
par
A. Kouschakevitsch.
Le genre Pterotmetus a le corps allongé, assez
linéaire. Elytres raccourcies. Tôte triangulaire. Bec
dépassant ordinairement, l’insertion des pattes inter-
médiaires, 1 article le plus gros, et plus court que le
2, qui atteint l’insertion des pattes antérieures, le 3
de la môme longueur que le 2, le 4 le plus court.
Yeux globuleux, ne touchant pas le bord antérieur du
corselet. Ocelles très petites, placées derrière les
yeux. Antennes de quatre articles, le 1 le plus court,
le 2 le plus long de tous. Corselet plus ou moins
carré à angles obtus. Elytres courtes, membrane ru-
dimentaire, abdomen allongé avec les bords relevés.
Pattes presque d’égale longueur; cuisses antérieures
renllées; jambes avec quelques épines; tarses de trois
articles dont le 1 trois fois plus long que le 2. Dif-
férence sexuelle comme dans les autres Rhyparo-
chrnmides.
22
Les anciens auteurs n’ont pas connu les espèces
(le ce genre, Fallén et Sahlberg n’en citent aucune.
Le premier qui en fait mention est Schilling décrivant
dans ses Pachymerus deux espèces qui appartiennent
maintenant au genre Pterolmetus, établi bien plus tard
par M, M. Amyot et Serville. Ces derniers entomolo-
gistes y ajoutèrent encore une troisième espèce le
Lygaeus brevipennis Latreille, qui par sa forme plus
courte et plus ovalaire, la longueur plus considérable
des élytres, le bec plus court, la forme carré et plane
du corselet, les cuisses antérieures armées do deux
dents et les jambes antérieures arquées, s’éloigne ce-
pendant à un tel point des autres espèces, que M.
Amyot, dans les Ann. Entom. 1846, p. 102, en a fait
un genre particulier. {Plintisus.)
I, Pterotmetus staphyliniformis , Schilling.
Pachymerus, Schill. Beitr. I, 77 t. III, f. 4.
» Hahn W. Ins. I, p. 228, f. 118.
» Burin Ent. II, 294, 3. {Pach. stapkylinoides).
Pterotmetus, Amyot et Serv. g. 215, sp. 1.
(S long. 2 Va 1. — larg. Yg I.
Ç long. 2^4, 1- — lai’S- % 1-
Allongé, linéaire, noir, luisant ponctué. Tôte et
corselet convexes, celui-ci en carré presqu’allongé, un
peu dilaté et déprimé postérieurement, base sinuée,
de chaque côté une irhpression transversale qui, à
l’angle postérieur, forme une petite élévation. Ecusson
grand, triangulaire opaque. Elytres pas plus longues
que la moitié de l’abdomen, d’un roux jaunâtre,
opaques et couvertes de points enfoncés de la môme
couleur. Abdomen ovalaire, luisant; sans ponctuation
distincte. Les cuisses antérieures armées d’une petite
dent vers l’extrémité. Le (5 a le corselet plus allongé
que la femelle, tandis que le corps de cette dernière
est plus grand et plus largo que celui du premier.
Trouvé sous les écorces d’arbres secs, en Juin et
jusqu’en Août 1851, ici à S:t Pétersbourg et dans la
Russie méridionale; les exemplaires de cette dernière
localité sont plus grands que ceux du nord.
2, Ptehotmetus Ménétriesii, M.
(S 'ong. IV2 1. — larg. % 1.
Ç long. IV3 1. — larg. V2 1.
Noir, avec une lunule sur la partie postérieure
du corselet; l’extrémité de l’écusson, les élytres, des
taches près des insertions de toutes les pattes, et une
autre vers l’extrémité de chaque cuisse antérieure,
ainsi que le bord postérieure du mésothorax rous-
sâtres; tarses plus foncés; élytres ponctuées de noii-.
Plus petit que le précédent, proportionellement plus
large et plus ovalaire. Tôte plus grande, corselet
plus rétréci et plus convexe antérieurement, les bords
latéraux et postérieurs plus échancrés, angles plus
arrondis. Elytres dépassant distinctement le milieu
de l’abdomen. S:t Petersbourg, en Mai 1852. Le
Musée de l’Académie dos sciences de S:t Péters-
bourg en possède une paire provenant du midi de
l’Allemagne.
24
3, Pterotmetus Imniptems, Schilling,
long. 114 1. — larg. V3 1.
Pachyrmms, Schill. Beitr. I, 77, t. VI, f. 11.
» Hahn W. Ins. I, 61, f. 37.
Pterotmetus, Ainyot et Serv. g. 215 dans les synonyme
de Pt. staphyliniformis.
Allongé, ovalaire. Noir. Base des antennes an-
nelée de noir et de testacé. Corselet avec une bande
transversale postérieure grisâtre, ponctué de noir.
Elytres d’un gris-pâle, ponctuées en forme de stries an-
térieurement et d’épassant à peine le milieu de l’ab-
domen. Pattes de couleur pâle, extrémité des cuisses
largement noire. Abdomen d’un noir brillant. N’ayant
pas vû cette espèce de l’Allemagne, j’en ai donnée la
description d’après Schilling, vû qu’elle ne convient
ni au Pterotmetus staphyliniformis ni au Pterotmetus
Ménétriesii.
Excursions Entomologiqucs
en 1853.
Avant que le printemps eût réveillé la nature,
nos amateurs entomologiques de la capitale cher-
chèrent à se faire illusion, par des visites dans les
serres chaudes, où des plantes de pays méridionaux,
donnent un asyle hospitalier à beaucoup d’insectes
étrangers à notre climat, et qui cependant s’y propa-
gent parfaitement bien. Dans un des N:os de l’année
précédente j’ai parlé d’un de ces insectes, VOtinr-
25
kynchus Marquartn, qui attaque les jeunes pousses des
pêchers; cette année, M. I. Kouchakevitsch a découvert
dans les serres de pêchers du Comte Scheremetjelf
une autre espèce du même genre, qui ronge les
fleurs de ces arbres et cause par conséquent beau-
coup de dégâts; c’est VOtiorhynchus sulcatus F., que
nous ne rencontrons pas chez nous on plein air-
Les premiers exemplaires furent découverts vers
le 1 de Mars et un accouplement en fut observé
le 7 du même mois. M. Kouchakevitsch en ob-
tint des oeufs, d’où sortirent des larves, qui jus-
qu’à ce jour vivent encore dans la terre, près des
racines, ce qui expliquerait assez bien, comment ces
insectes ont pû être transportés d’un climat dans un
autre. Durant le mois d’Avril le tems fût constam-
ment beau, ce qui permit d’entreprendre des excur-
sions en plein air. M. Brcmer en lit une, le 12 Avril,
où il prit déjà des Brephos parthenias et des Va-
nessa urticae. M. Reer entreprit un peu plus tard une
tournée à Kamenka où il ne rencontra que quelques
Idalia bipunctala et une Dircaea laevigata. Vers les
premiers jours du mois de Mai, M. Ménétriés prit
à Pavlowsk le Calopus serraticornis et VAnthribus albi-
nus en assez grand nombre,, et M. Reer à Kamenka,
quelques exemplaires du Dilylus laeins. En ville j’at-
trapais au vol le Rhysophagus coeruleipemiis , Sahlberg.
Dans la seconde moitié du même mois M. A. Kou-
chakevitsch trouva le Carabus Ménélriesi, qui est tou-
jours une de nos raretés. Sur les jeunes feuilles du
Sorbvs avmparea, dans les campagnes sur le chemin
de Peterholf, je troinais en abondance le Rhynchües
2(5
cuprms et le Thamnophilus sorbi, M. et sur les feuilles
aciculaires du Pinus larix, une larve à fourreau en très
grand nombre qui appartenait à une Tinéide, la
Coleophora laricella H. Les cousins (Culex pipiens)
étaient déjà à cette époque insuportables. M. M.
Kouchakevitsch trouvèrent aussi le rare Peryphus Sahl-
heryi dans le jardin du l:er corps des cadets.
Météorologie Entouiologique pour S:t Pétersbourg.
9 Avbil. Quoique dans les endroits ombragés il
y eût encore de la neige on vit déjà paraitre la
Vanessa urtîcae.
12 Avril. Brephos parthenias.
14 Avril. Semblis bicaudata.
16 Avril. La Neva charie. Idalia ^-punclala.
Dircaea laevigata.
19 Avril. Les premières mouches en plein air,
mais dans les chambres on ne remarque pas encore
la Mmca domestica.
29 Avril. Colias rhamni. Pseudomasem nigrita in
copula.
24 Avril. Pieris brassicae. Les vaches sont en-
voyées aux pâturages.
3 Mai. Les premières mouches {Musca domestica)
dans la chambre, mais encore très faibles. Populus
niger commence à fleurir.
7 Mai. A|)parilion des hirondelles.
27
10 Mai. Acanthocinm aedilis. Byrrhus pilula. Fi-
donia alomaria.
12 Mai. Calopus serraticomis.
16 Mai. Rhizophagus cocruleipennis. Oæytelus in-
secatus. Platyœms caraboides. Cleonm nebulosus.
Aglia tau.
17 Mai. Car abus nüem. Necrophorus vespillo. Mi-
crozoum tibiale in copula. Upis ceramboides. Ditylus
laevis. Pachystola textor. Hylobius pineti. Le bouleau
[Betula alba) et la Caltha palustris en fleur.
19 Mai. Un orage pour la première fois.
21 Mai. Rkynchites cupreus in copula. Hylobius
abietis in copula. Idalia bipunctata in copula. Heme-
robius perla. Lyda sylvatica. Ophion merdarius. Culex
pipiens. Sambucus racemosus et Caragana frutescens
en fleur.
22 Mai. Agrotis exclamationis. Eristalis antho-
phorinus.
23 Mai. Poecilus cupreus in copula. Crcpidodera
helxines i. c. Phratora vulgatissima i. c. Helodes phel-
landrii i. c. Meligethes pedicidarius i. c. Trachys mi-
nuta. Bythurus fumaius. Polydrusus undatus. Ckiro-
nomus pedellus.
24 Mai. Pontia cardaminis. Hesperia alveola. Ze-
rene marginaria. Ëuclydia glyphica. Ennemos notataria.
25 Mai. Aescidus hippoeastaneum en fleur.
28 Mai. Les pommiers en fleur. Haematopota
pluvialis. Gyrinus mergus i. c.
29 Mai. Syringa vidgans en fleur.
31 Mai. Oripa rustica i. c. Telephorus nigricans.
Bbngnnycha teslacea. Atnniaria rdgra M. Anaetia prae-
28
usla. Thamnophüus sorbi i. c. Cryptorhynchus lapathi.
Orcheslcs jota. Cordylia aenea. Eristalis arbustomm.
Syrphus pymslri. Pkryyanea detrita. Rhyncophila palu-
duîii i. c. Melitaea matuma. Metüaea artemis. Argyti-
nis selene. Pontia sinapis. Cabcra pusaria. Pachyrhma
pratensis i. c.
IVouveautés.
PoLYPHYLLA adspevsü Molscli., bien plus grande
que la Melolontha vtdgaris, mais toujours plus petite et
surtout plus courte que la P. hololeuca, la pubescence
sur le corps plus grisâtre et moins serrée. Le cha-
peron et le corselet sont plus larges; la massue
des antennes moins longue; la première dont aux
jambes antérieures plus prononcée. Des environs de
Tiflis.
Anomala corpulenla M., [)lus grande que VA. au-
rata, corselet plus large antérieurement. Couleur tes-
tacée, avec un rellèl faiblement verdâtre sur les
élytres; milieu du corselet, de la tête, du pygidium
et des jambes postérieures, verts. Antennes tout-à-fait
claires. Mongolie et Chine boréale.
Anomala mongolica, Mannh., plus petite et surtout
plus courte que la précédente, dont elle a les cou-
leurs sur les élytres, tandis que le reste du corps est
d’un vert plus ou moins cuivreux. Toute ranteime
rousse. Sibérie orientale et Mongolie. M. Schaum a
cru y voir l’A. luculenla Er., ce qu’il vient de publier
dans la Gazette de Stettin, comme une preuve de la
(
29
nécessité de défendre aux entomologistes la publication
(les espèces isolées. Nous prions très instamment M.
Scliaum, dans l’interet de la science môme, de nous
dispenser de ses synonymies problématiques, et de ne
pas gratifier nos espèces russes de cette confusion
qui règne dans celles que M. Schauin a cru avoir
débrouillées.
Anomala Abhasica M., taille de TA. vitis mais plus
étroite et de couleur d’un vert violet-noirâtre luisant.
Antennes testacées avec le milieu du t article et la
massue brunâtres. Corselet sans marge à la base.
Anomala luculenta Erichson; taille et forme de la
précédente, aussi luisante et lisse. Verte, avec les
élytres et les côtés du corselet testacés, la suture
verte. Antennes d’un roux brunâtre. Arménie, Ab-
hasie et Tauride. Ces quatre espèces ont les inter-
valles entre les stries des élytres planes comme chez
l’A. vitis.
Anomala sublaevigata M. , forme allongée comme
celle de l’A. luculenta, mais de couleur testacé-rous-
sâtre moins luisante sur toutes les parties du corps,
môme les yeux. De la Géorgie méridionale.
Anomala exoleta Falderm., voisine de la précé-
dente par la taille et la forme mais plus bombée et
le corselet plus large antérieurement. Yeux noirs.
Chine boréale.
Anomala collaris M., à peu-près du double plus
grande que l’A. Fritschii et proportionellement plus
large surtout le corselet, qui présente les côtés laté-
raux et souvent une tache au milieu de la base tes-
tacées; élytres, pattes et dessous du corps d’un tes-
30
tacé plus ou moins brunâtre. Antennes entièrement
testacées. Corselet emarginé à la base. De la Tur-
comanie.
ANO.M.iLA ruficomis M., taille de la précédente,
mais notablement plus allongée et les couleurs du
corps plus obscures, surtout l’abdomen, les jambes
et les tarses. Antennes testacées. Base du corselet
fortement emarginée. Crochets des tarses fortement
fendus, ceux des pattes antérieures élargis et tron-
qués obliquement à l’extrémité. Mongolie et Chine
boréale.
Anomala variabilis M., un peu plus grande et plus
ovale que l’A. Fritschii, présentant les mômes variétés
dans les couleurs; mais chez tous les exemplaires à
élytres jaunes, ces dernières présentent les côtés la-
téraux largement d’un vert noirâtre. La ponctuation
des élytres est plus forte. Crochets des tarses fen-
dus dans presque toute leur longueur. Côtés du
corselet peu arquées. De la Géorgie méridionale.
Ces cinq espèces présentent les intervalles entre les
stries des élytres plus ou moins convexes comme
chez TA. Fritschii.
PsAMMoscAPHEUs düulus M. (Anomala), un peu plus
grand et plus allongé que le Ps. errans (Anomala) et
de couleur testacée très claire sur tout le corps; il
n’y a de noir que sur le front près des yeux, quel-
ques faibles taches sur le milieu du corselet, un point
sur l’épaule et une marge très étroite vers l’extré-
mité. Les angles postérieurs du corselet sont plus
obtus, la ponctuation des élytres moins forte. Dans
les déserts près de l’embouchure du Volga.
31
PsAMMOscAPHEiis lunotus Falcl. est de couleur testa-
cée, avec une large bande noire en forme de lune
sur les élytres, qui sont fortement striées, les inter-
valles convexes. Quelque fois la lunule noire dispa-
rait complètement. De la Mongolie.
PsAMMOscAPiiEiis (lesertorum M., taille, forme carrée
et couleurs foncées très voisines do celles du Tany-
proctus carbonarius Fald., mais crochets des tarses
simples à toutes les pattes. D’un noir brunâtre, lui-
sant; chaperon, côtés du corselet, épaules, dessus de
l’abdomen, extrémité du pygidium, les jambes, les
tarses et les antennes testacés. Elytres à intervalles
entre les stries convexes. Dans les Steppes des Kir-
guises près (lu Volga.
Malaciiiüs suturalis M., un tiers plus petit que le
M. aeneiis, surtout plus court et plus applati. D’un
bleu foncé-violàtre, avec les angles antérieurs du cor-
selet et la majeure {)artie des élytres rouges. Cha-
peron, écusson et suture des élytres étroitement vio-
lâtres. Second article des antennes court, mais aussi
large que le 1 et le 3, qui est un peu plus long que
le 2. Asie mineure.
Malaciiiüs submarginatus M., taille, forme et cou-
leurs du M. bipnstulatm , mais à corselet plus étroit,
antennes à 3:e article allongé, chaperon foncé. Cons-^
tantinople.
Malaciiiüs cruentatus, Steven, très voisin du M. vi-
ridis par sa taille et ses couleurs, mais avec le 1 ar-
ticle des antennes beaucoup moins renflé. Crimée et
Anatolie.
32
Malachius nigrosetosus Motsch., plus allongé que le
M. viridis, dont il a les couleurs. Quatre premiers ar-
ticles des antennes et tarses antérieures presqu’entiè-
rement testacés et dont l’extrémité inferieure est ter-
minée enpointe. Elytres et corselet couverts de longs
poils noirs; extrémités des premières blanchâtres.
Peut-être femelle d’un Clanoptilus ? Anatolie.
CiANOpmus Motsch., genre qui renferme les Ma-
lachius, dont les mâles ont les élytres pliées à l’ex-
trémité et armées d’épines.
Clanoptilus slrigicollis Motsch., couleurs et largeur
du Malach. bipustulalus, mais d’un tiers plus long et
facile à reconnaître par son corselet unicolore, trans-
versalement striolé. Antennes foncées, en forme de
scie. Asie mineure.
Clanoptilus antennatus Motsch., de la taille du
Malach. bipustulalus, mais presque deux fois plus étroit,
ayant des couleurs analogues. Antennes vertes comme
le corps, avec la base du 3 article très peu rembru-
nie, la môme chose se remarque aussi aux tarses
antérieurs. Extrémités des élytres jaunes. Corselet
presque rond et applati au milieu longitudinalement.
Seulement des femelles. Anatolie.
Clanoptilus angustatus Motsch., de la taille du Ma-
lach. bipustulalus, mais plus de deux fois plus étroit,
de la forme allongée d’un Dasytes coeruleus; corselet
arrondi, avec les quatre angles roussâtres, de môme
que l’extrémité des élytres. Antennes obscures, avec les
deux premiers articles rembrunis en dessous. Anatolie.
Helsingfors, Imprimerie de la Société de Lilératiire Finnoise. 1854.
Imprimatur; H. Molander
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1853.
1 Juillet. Motschnlsky, Lampyrides (continnation).
Motschulsky, Coléoptères de Pékin. Excnrsions
entomologiqnes. Météorologie. Nonveantés.
Lampyrides
par V. de M.
(Continuation.)
55, CuATOMORPiius Fabricii, Dej. — Lap.; une des
plus grandes espèces de cette famille. D'un noir gri-
sâtre; conselet, extrémité de l’écusson, suture et une
bande longitudinale près des bords latéraux des
élytres, ainsi que la base des cuisses d’un testacé-
blancliâtre; chez le mâle le bord des élytres est éga-
lement de cette couleur. Tout le corps très finement
ponctué et recouvert d’un duvet couché et grisâtre.
Long. 12 I. — larg. 6 1. Brésil. Novo-Friburgo.
56, CRATOMORPrms fuscipennis, M.; très voisin du
Cr. Fabricii par la taille et par la forme, mais sans
bande testacée sur les élytres. Long. 11 1. — larg.
5 V3 1. Brésil.
57, Crato.morpiiüs concolor, Perty; |)lus petit et
plus allongé que les précédents. De couleur testacée
sans taches, seulement les derniers articles des an-
3
U
tennes et les tarses sont de teinte plus foncée. Yeux
noirs. Nervures des élytres plus marquées que chez
les autres espèces. Long. 9 1. — larg. 4 1. Brésil.
M. S:t P.
58, Cratomorphüs dorsalis, Gyllh.-Schonherr; en-
core plus petit et de forme plus courte que le Or.
concolor. Couleur testacée; brunâtre sur le milieu du
corselet et des élytres où l’on remarque quelques
lignes longitudinales de teinte claire comme chez les
Nyclophancs. Derniers articles des antennes et des
palpes, les jambes et les tarses noirâtres. Yeux noirs.
Long. 6 1. — larg. 2 1. Brésil. M. S:t P. Je crois
que c’est à cette espèce qu’il faut rapporter la Lam-
pyris cossyphina, Perty.
Les Lampyris hicolor F., giganleus Drury, PhoHnus
albomarginatus , Laporte et diuphamis, Germ.-Lap., pa-
raissent appartenir au genre Oratomorphm.
59, C.ASS1DOMORPIIÜS silphoides, M., ressemble assez
au premier abord à une Phosphuga atrata, fraichement
éclose, mais il est plus petit. D’un brun noirâtre;
milieu de l’abdomen et cuisses plus claires; corselet,
base des antennes, parties de la bouche et les han-
ches lestacés. Long. S’/g 1. — larg. 2 I. Amérique
méridionale?
60, Lychnochepis Motscliulsktji, Grey, beaucoup plus
grand et du double plus large que la L noctiluea.
D’un noir terne avec le corselet, l’écusson et la poi-
trine rouges comme chez les Luciola, mais à forme
plus dilatée et plus déprimée. Tout le corps irrégu-
1) Les espèces de fiyllenhnl se trouvent décrites dan.« l'appendix
à la Synonymia insectorum de Schônherr, lit, 1817.
35
lièrement ponctué. Long. 5 — 7 1. — larg. 2 — 3 1.
Des environs de Pékin.
Une seconde espèce du genre Lychnocrepis parait
être la Lampyris rnixta, Gyllh.
61, Elhpol.4Mpis elongata, Mannh.; assez régulière-
ment ovale et distinctement imprimée le long de
chaque bord latéral. D’un gris brunâtre avec les
bords du corselet et des élytres plus ou moins blan-
châtres, le bord extérieur de ces dernières surtout
vers l’extrémité, les ailes, les pattes, les antennes et
le dessous du corps noirâtres. Yeux noirs. Tout
l’insecte pubescent en dessus. Long. 6 — 7 Vg 1. —
larg. 2*4 — 3y3 I. Antilles.
62, Ellipolampis lateralis, Grey; taille de la L.
nocüluca, mais plus ovalaire, plus large et plus con-
vexe. D’un noir faiblement grisâtre, côtés latéraux
des élytres blancs jusqu'aux deux tiers de leur lon-
gueur. Tout le corps fortement ponctué et recouvert
sur les élytres d’un duvet grisâtre peu serré. Seg-
ments de l’abdomen sinués à leur milieu. Long. I.
— larg. 2 1. Brésil. Novo-Friburgo. Peut-être est-
ce le Photinus luctuosus, Laporte.
63, Ellipoi.ampis littoralh, Coquerel; voisine de la
précédente, mais de couleur plus claire; corselet plus
allongé, avec les bords largement blancs, ainsi que
ceux des élytres et la suture. Long. 4 1. — larg.
1^/4 1. Martinique.
64, Ellipolampis impressicollis , M.; plus allongée
que VEll. littoralis et de couleur plus jaunâtre; milieu
du corselet et de l’abdomen, ainsi que la majeure
30
partie des antennes, les ailes, les jambes et les tarses
d’un gris noirâtre. Yeux noirs. De chaque côté du
corselet une impression distincte. Pubescence des
élytres très line, comme veloutée. Long. 4% 1- —
larg. 1% 1. Colombie.
65, Ellipolampis cinctella, Motsch., taille et forme
de la L. splendidula, mais un peu plus convexe. D’un
brun jaunâtre, avec les bords du corselet et des
élytres, la suture et la base des cuisses d’un blanc-
testacé. Deux taches allongées rougeâtres sur le cor-
selet. Nervures des élytres assez visibles. Long.
3 Va 1. — larg. 1. Colombie.
66, Ellipolampis suturella, M., très voisine de la
précédente, avec des couleurs analogueg. Taches rou-
geâtres sur le corselet, très peu distinctes et placées
plus latéralement; angles postérieurs de ce dernier
plus saillants. Nervures des élytres moins marquées.
Antennes plus longues (o' ?). Long. 3'/;, 1. — larg.
1 Ya 1. Colombie.
67, Ellipolampis limbella, Mannh.; ne se distingue
de la EU. suturella, que par une taille plus petite, une
couleur plus claire et les taches blanches plus étroites.
Peut-être est-ce une simple variété? Long. 3 1. —
larg. iVa I. Brésil.
68, Ellipolampis pyralis, F.; plus petite et plus
étroite que les précédentes, présentant les mômes
couleurs. Le milieu du corselet d’une teinte rosée
avec une tache noirâtre au centre. Antennes un peu
plus allongées. Long. 2%, 1. — larg. 1 I. Amériijue
septentrionale.
37
Les Larnpyris glauca 01., Phothms Olivieri Laporte et
Pholinus infuscatus du môme auteur, paraissent être des
Ellipotampis.
69, Macrolampis longipennis, M.; deux fois plus
longue que la L. nocliluca, mais proportionellement
moins large, surtout vers la partie antérieure. Cor-
selet de la môme longueur, plus large postérieure-
ment, partie antérieure un peu translucide. Couleur
d’un brun-noirâtre très foncé, suture et bord latéral
des élytres étroitement testacés. Celles-ci granulées,
avec deux nervures élevées et beaucoup plus longues
que l’abdomen. Long. 9 1. — larg. 2% 1. Colombie.
70, Macrolampis cincta, M.; voisine de la précé-
dente, mais de couleur plus brunâtre et ordinairement
plus courte. Corselet à bords plus blanchâtres. Seg-
ments du dessous de l’abdomen avec une incision
plus prononcée sur le milieu du bord extérieur.
Long. 8 1. — larg. 2^'-^ I. Colombie.
71, Macrolampis velutina, M.; d’un testacé blan-
châtre terne, comme velouté, côtés latéraux plus clairs;
ailes, dessous du corps, antennes et pattes plus ou
moins d’un gris-noirâtre; yeux noirs. Corselet avec
deux grandes taches rougeâtres peu déterminées et
noirâtres dans leur milieu. Elytres distinctement pu-
bcscentes. Antennes assez courtes. Long. 5 1. ■ — •
larg. 1 Yg I. Colombie.
72, Macrolampls scintiUans, Say; noirâtre; tous les
bords latéraux sont d’un jaunâtre clair. Corselet rou-
geâtre avec une ligne noire longitudinale plus ou moins
dilatée sur son milieu. Yeux noirs. Long. 3 '/2 h —
larg. IV5 I- .Amérique sept.
38
73, Macrolampis ? infuscata, M.; voisine de la M.
scintülans, mais plus courte; corselet sans reflôt rouge
et simplement d’un brun noirâtre sur son milieu.
L’avant-dernier segment de l’abdomen brunâtre comme
le dernier. Les couleurs généralement moins foncées
que chez la M. scintülans. Long. 3V3 1. — larg.
1 1/4 1. Brésil.
74, Macrolampis longula, Mannh.; voisine aussi de
la M. scintülans, mais encore plus étroite et de cou-
leur testaeôe très faiblement grisâtre. Ligne foncée
sur le corselet, moins déterminée; antennes plus larges.
Long. 3 1. — larg. V5 1. Brésil ? M S:t P.
75, Pyrectomena vitticollis , Mannh., taille plus
courte et plus ovalaire que chez la L. noctiluca. D’un
noir brunâtre, avec le corselet, la suture et les bords
des élytres, la base des cuisses et des antennes et la
tête testacés; sur le milieu du corselet deux bandes
obscures très rapprochées, et ornées de chaque côté
d’une grande tache rouge. Yeux noirs. Long. 4y3 1.
— larg. 1% 1. Antilles.
76, Pyrectomena angulata, Say; assez voisine de
la précédente par sa taille et ses couleurs, mais un
peu plus large et avec les angles postérieurs du cor-
selet plus aigus et plus saillants. On voit une bande
longitudinale obscure sur le milieu, de ce dernier
ainsi qu'une tache de la môme couleur qui occupe
tout le bord latéral. Nervures des élytres plus vi-
sibles. Long. 472 h — larg. 2 1. Amérique septen-
trionale.
77, Pyrectomena dorsalis, M.; forme et taille de la
précédente, mais couleur jaune plus claire; le corselet
avec une simple et grande tache obscure au milieu.
Ponctuation des élytres plus serrée et plus régulière,
nervures très peu distinctes. Antennes coni[)lôtement
noires; base des cuisses, des jambes et des tarses de
teinte claire. Long. 4^/^ 1. ■ — larg. l'Yg 1. Mexique.
78, Pyrectosoma versicolor, F., plus grande que
les précédentes, mais de la môme forme et des
mômes couleurs à l’exception du corselet sur le quel
le jaune et le rouge prédominent, ne présentant qu’une
petite tache obscure sur le milieu. Antennes et yeux
noirs. Ponctuation des élytres granuleuse. Long. 5 1.
— larg. 2 1. Amérique septentrionale. M. S:t P.
M. Laporte croit que la Lampyris pensylvanica, L.
est synonyme de cette dernière espèce.
Outre ces espèces, il parait qu’il faut encore
rapporter au genre Pyrectosoma, la Lampyris borealis
Randall, des Etats-Unis (Maine) décrite dans le Journal
of Natural History de Boston, 1837, vol. II, p. 16,
comme étant plus grande que la P. angulata, avec la
tache noire du corselet élargie postérieurement, et les
pattes noires &c. et le Pholinus albicinctus, Laporte,
Hist. natur. des anim. art. vol. 1, p. 208.
79, Lccio abdominalis, Laporte; noire, une tache
jaune au bord extérieur du corselet, la quelle est sé-
parée en deux par la couleur noire du disque, qui
s’avance en pointe au milieu; les élytres offrent deux
petits traits rouges très courts et peu visibles, placés
vers le milieu; abdomen d’un jaune d'ocre. Long. 10 1.
— larg. 5 Va I. Brésil. (Laporte.)
Les Lampyris abdominalis Brown, lucida L. et ictericus
Gyllh. pourraient peul-ôtre faire partie du genre Lucio.
40
80, Tetkalychnia blaUoides, Cliev:t-Lap.; noire; cor-
selet jaune, avec une tache obscure sur la partie an-
térieure: éiytres finement chagrinées, arrondies sur les
côtés et s’élargissant un peu vers le milieu. Long.
4 Va 1. — larg. 2 1. Brésil. (Laporte.)
81, Lucetinüta fenestrata, Gcrmar..; grande et large
comme les Hyas et Lamprocera. D’un noir brunâtre,
recouvert d’un duvet grisâtre; côtés extérieurs du cor-
selet et des éiytres en dessus et en dessous d’un
blanc-jaunâtre, ainsi que la base des antennes, la
lèvre supérieure, les cuisses et les hanches; bords du
corselet et des éiytres étroitement fuligineux; suture
quelquefois plus claire que le reste du corps. Sur le
milieu de la partie antérieure du corselet une petite
carène élevée. Long. 9 1. — larg. 4 '/a 1. Brésil.
Lampyris Savignyi Kirby V parait appartenir à ce
genre.
82, Lamprodes fusca, Germar.; beaucoup plus
grande et surtout plus convexe que la L. noctiluca,
étant d’une couleur brunâtre analogue. Bord posté-
rieur du corselet, la suture et les côtés latéraux des
éiytres d’une teinte tcstacée; antennes noirâtres; yeux
noirs. Ponctuation distincte et serrée. Une petite
carène longitudinale sur le milieu du corselet. Long.
6 1. — larg. 2 Va 1. Buenos-Ayres.
83, Lamprodes linearh, Latreille, plus petite que
la précédente, recouverte d’un duvet grisâtre plus
1) l.es espèces de Kirby sont décrites dans les Transactions de la
Société Linéenne do Londres, 1817.
2) Les espèces de Latreille sont décrites dans le voyage de
Hnmboldt.
41
fourni; taches claires plus blanchâtres; corselet plus
transversal, moins prohéniinent antérieurement. Long.
4 Va 1. — larg. I. Amérique équatoriale. M. S:t P.
Aux Lamprodes paraissent encore appartenir: Les
Lampyris truncata Eschh., marginala L. et Pholinus con-
grua Chev:t.
84, Paciiylychnia lunata, M.; au moins quatre fois
plus grande que la L. noctiluca. D’un noir brunâtre;
bord extérieur du corselet et côtés latéraux des
élytres jusqu’aux deux tiers de leur longueur d’un
blanc-jaunâtre. Tout les segments de l’abdomen étroi-
tement bordés d’un duvet de la même couleur.
Elytres fortement ponctuées et peu velues. ((^ ?).
Long. 9 1. — larg. I. Brésil.
Lampyris compressicornis , F., parait appartenir au
genre Pachylychnia.
85. PiioTiNCS vittiger, Gyllh.; taille de la L. splen-
didula, mais plus étroite. Grisâtre, pubescent; bords
extérieurs du corselet et des élytres, une bande lon-
gitudinale sur chacune de ces dernières, la suture et
les bords des segments de l’abdomen plus ou moins
d’un blanc-jaunâtre; tête, antennes et le 4:ième article
des tarses noirâtres. Long. 3V2 h — larg. 1 I. Mar-
tinique.
M. Laporte rapporte à ce genre un trè§ grand
nombre d’espèces, dont la majeure partie appartient
à d’autres genres, de sorte qu’il u’y reste plus que
la: Lampyris viüata F., guttula F., macrophthalma Dra-
1) I.es espèces de Chevrolat se trouvent décrites dans ses Co-
léoptères du Mexique, 1834.
I
42
piez, tenebrosa Drapiez, marginella Gray et deplanata
Guérin; et je doute même que ces dernières soient
effectivement des Photinus. Quand au Photinus discoi-
deus, SchOnli., cité par M. Laporte, je n’ai pu trouver
dans l’ouvrage de cet auteur une espèce portant ce
nom; — peut-être l’auteur voulait-il citer la L. dorsalis,
Gyllh.-Sch.?
86, Lucidota Banoni, Laporte; noire, corselet,
écusson, dessous du corselet, cuisses et extrémité de
l’abdomen d’un jaune orangé, souvent presque rouge.
Long. 6 1. — larg. 2 I. Cayenne. (Laporte.)
M. Laporte décrit encore trois espèces, les
Lucidota thoracica, limbala et modesta dont la première
vient de Cayenne et les deux autres du Brésil. Je
crois que la Lampyris exigua, Gyll., des îles de la mer
pacifique pourrait aussi être du môme genre.
87, Rabopus roseicollis, Mannii.; allongé-ovalaire,
étroit; noirâtre, corselet rouge au milieu, jaunâtre sur
les bords, sans taches; tête, base des antennes et
des palpes, pattes et tous les bords des élytres d’un
blanc jaunâtre; ailes et dernier article des tarses bru-
nâtres; yeux noirs. Long. 3 1. — larg. 1. —
Portorico.
Une seconde espèce très voisine, à ce qu’il pa-
rait, de la précédente, serait la Lampyris rosana, Germ.
qui se distingue par une ligne noire sur le milieu du
corselet.
Lampyris caligiuosa, 01. est, je crois, aussi un
Rabopus.
88, Callopisma rufa, 01.; forme voisine de quel-
ques Luciola (Colophotia Dej.) mais avec un corselet
43
chaperroné et des antennes très longues et en scie.
D’un testacé-roussâtre, plus de la moitié postérieure
des élytres, les antennes, les yeux, l’extrémité des
palpes, les jambes, les tarses et deux taches sur le
5;ième anneau de l’abdomen noirs. Long. 4 1. —
larg. 1 Ya 1. Antilles.
89, Vesta Chevrolatii, Lap.; noire, corselet et
écusson rouges; dessous du corselet rougeâtre; pattes
noires avec la partie inférieure des cuisses d’un jaune
rouge; crochets des tarses bruns. Long. 10 1. —
larg. 3 1. lava. (Laporte.)
90, Vesta Menctriesi, M.; très voisine de la pré-
cédente par la forme et les couleurs, mais moitié plus
petite. Dessous du corselet et poitrine d’un roux
orangé, cuisses uniformément d’un noir brunâtre. Long.
4 1. — larg. 1 Va I. lava.
91, Cratolampis rufîvenlris, M.; forme voisine de
celle des Ellychnia et couleurs des Luciola à élytres
noires. D’un rouge jaunâtre, rembruni sur la tète,
ainsi que les mandibules, la base des palpes et les
articulations des jambes; antennes, yeux, jambes, tarses
et élytres d’un noir foncé. Crochets des tarses jau-
nâtres. Tout le bord antérieur du corselet translucide.
Long. 7^2 '• — larg. 2V4 Chine.
92, Cratolampis fJaincollvi, De Haan; plus petite
que la précédente et surtout plus raccourcie. Cou-
leurs analogues, corselet, écusson, dessous du corps,
base des antennes, palpes et pattes rousses Nervure
axillaire sur les élytres distincte. Long. 5 1. — larg.
2 I. Des iles IMiilippines.
44
Diagnoses de Coléoptères nouveaux,
trouvés par M. M. Tatarinoff et Gaschkéwitsch
aux envirous de Pékin,
par
V. de Motschulsky.
1, PiiEROPSopiiüs marginicollis , nigcr, capite thorace
que testaceis, frontc inarginibusque thoracis nigris;
elytris costatis, puncto hunierali fascia lata media si-
nuata abbreviata, apice, antennis pedibusque flavescen-
tibus; antennarum articulis 2 — 4 femoribusque apice
nigro annulatis; tarsis ferrugineis. Long. TVg 1. —
lat. 3 1.
2, CiiLAENius posticalis, niger, capite thoraceque
viridi-aeneis, nitidis, convexiiisculis, hoc subelongato,
grosso-pimctato; elytris viride-obscuris, macula postica
sinuata, ore, antennis pedibusque testaceis. Long. 6 1.
— lat. 2^4 1.
3, Cybister cimensis, ovalis, postice dilatatus, ad
apicem attenuatus, convexiusculus, nitidus, supra oli-
vaceo-virescens; corpore subtus, epistomo, labro tho-
racis clytrisque lateribus pedibusque testaceis; elytro-
rum margine, rnesothoracis medio, segmentorum ab-
dorninis margini exteriori pedibusque posticis et inter-
mediis plus minusve infuscatis. Elytris subtilissime tu-
berculatis. J.ong. 15 1. — lat. 8 1.
4, Hydropiiilus acuminatus, oblongo-ovatus, con-
vexus, antice postieeque attenuatus, fere acuminatus,
niger, nitidus, antennis palpis, abdominisque lateribus
rufescente rnacnlatis; antennorum palpisque basi testa-
cei.s. Long. 13 — 16 1. — lat. 6 '/a — 8 1.
45
5, Sternolophus fuhipes, oblongo-ovatus, convcxus,
nigro-subaeneus, nitidus, punctulatus; antennarimi basi,
palpis, feiiioribus tibiisque fulvescentibus; tarsis infus-
catis. Thorace valde transverso, lateribus arciiatis;
elytris punctis majoribus seriebus, interstitiis oiunis
lineis punctorum rninoril)us duabus. Long. 6 — 7 1. —
lat. 3— 3 Va I.
6, Cratonvchüs pige)', elongatus, fortiter sparsini
punctatus, nitidus, niger; thorace elongato, convexi-
usculo, angulis posticis aculis, productis. Scutello
postice subdilatato. Elytris regulariter punctato-striatis.
Antennis serratis. Corpore supra sparsim, subtus pe-
dibusque dense pilis griseis obtecto. Long. 6 Va —7 1.
— lat. 1.
7, Lacon variegatus, nigro-fuscus, griseo variega-
tus; antennis tarsisque fulvescentibus. Thoracis lateri-
bus antice laeviter arcuatis, angulis anticis valde pro-
ductis. Elytris postice attenuatis. Long. 6 1. —
lat. 2 1.
8, Riiagophtiialmus saitellatus, elongatus subparal-
lelus, nitidus, rugoso-punctatus, fusco-niger; scutello,
sutura, thorace subtus, pectore, ore, antennis pedibus-
que testaceis. Capite thoraceque reflectis. Oculis
majusculis, supra profunde sinualis, costatis. Antennis
breviusculis. Elytris utrinque binervosis. Long. 4 Va 1.
— lat. iVa 1.
Nouveau genre qui joint les Drilides aux Lam-
pyrides.
9, Onthopiiagüs fulmcornis, niger nitidus, parcius
punctatus, infra fulvo subpilosus; elytris obsolète
punctato-striatis.
46
mas: vertice bicorni, cornibus redis antice carina
redinata.
fem.: vertice Iricorni, cornibus brevissimis.
Long. 3 Va 1. — lat. 2 1.
10, Oplosteuna incana, fusca-testacea, cinereo pu-
bescens, densissirne pundulata; antennarum clara ocu-
lisque infuscatis; llioracis lateribus arcualis, antice sub-
dilatatis, subcrenulatis, angulis posticis redis; stylo
anali in utroque sexu minus produdo. Long. 9 1.' —
lat. 41/2
Voisine de la M. chinensis Guérin, mais beaucoup
plus petite, plus allongée, plus convexe.
11, Ancïlonycha serricollis, clongato-ovata, rufes-
cens, parcius scrobiculato-pundata, subpubescens; an-
tennis lémoribusque testaceis; thoracis lateribus arcua-
tis, in medio dilatatis, serratis. Long. 4V2 I- —
lat. 2 Va 1.
12, Rhizotrogüs pulcfiellus, ovatus, postice subin-
flatus, parcius punctatus, rufescens, tostaceo-pubescens;
vertice, oculis suturaque plus minusve infuscatis; tho-
race transverso, scrobiculato punctato, villoso, lateri-
bus dilatatis antice attenuatis; elytrorurn sulcis in-
distindis; pygidio antice subglabro, postice scrobiculato.
Long. 4V2 — 5 1. — lat. 2 — 2'/;, 1.
13, Trigonostoma pubemla, elongato-ovata, fusca,
subaenea, scrobiculato-punctata, cinereo-puberula; an-
tennis pedibusque plus minusve testaceis, capite in-
fuscato, vertice macula transversa glabra, oculis nigris;
thorace valde transverso, angulis posticis rotundatis,
anticis productis; elytris subparallelis, trinervis; pygidio
pbtuso, villoso. Long. 4V2 I. — lat. 2V3 1-
4
47
14, Mimela luteipennis, ovata, nitida aeneo-viridis ,
clytris testaceis, irrcgalariter punctalo-strialis; capite
thoraceque dense punctatis, cum abdoniine longe tes-
taceo-villosis. Long. éYg 1. — lat. 2% 1.
15, Anomala corpulenta, oblongo-ovata, convexius-
cula, punclata, testacea; verlice, thoracis medio, scu-
tello, elytroruni lateribus pygidiisque maculis tribus
plus minusve viridibus; tibiis subaeneis; Ihorace trans-
verso, antice minus attenuatus, lateribus arcuatis.
Long. G'/a — 7 I. — ■ lat. 4 — 1.
16, PopiLiA indigonacea , lata, nitida, cyanea, sub-
tus griseo-pilosa; Ihorace subtransverso, convexo, in
medio fere glabro, lateribus arcuatis; elytris antice
subdilatatis, punctato-striatis. Long. 4 — 5 1. — lat.
2%-3V4 I.
Voisine de la P. cyanea Hope, mais plus grande
et surtout plus large; corselet plus convexe, plus
lisse.
17, Cremastochila scabrosa, elongata, paraliela, de-
pressa, scabroso- punctata, nigra; elytris albo maculatis,
clypeo emarginato; antennarum articulo l:o valde di-
latalo, foliaceo; thoracis lateribus angulisque rotunda-
tis; elytris pygidioque eroso-punctatis. Long. GVg 1.
— lat. 2 Va 1.
18, Gonocephalcm reticulatum, elongatum subpa-
rallelum, reticulato-punctatum, brevissime parcius se-
tosum, nigrofuscum; thoracis lateribus explanatis, ar-
cuatis, crenulatis, angulis posticis subrectis; clytris
thorace latioribus profunde punctato-striatis, interstitiis
eroso-punctatis, singulo-pilis cinereis seriebus duabus,
Long. 2 Va 1. — lat. 1 1.
, 4H
19, Epicauta .chinensis, elongata, tiigra; capitis la-
teribus postice maculaque frontali, rufis, elytrorum inar-
giae, anlennarutji basi, sciitello, corpore subtus pedi-
busque anticis cinereo-pubescentibus; anlennis fla-
bellatis. Long. 7V2 I- — ^ I-
20, Clytüs diadema, niger, punctatus, opacus; ca-
pite, thoracis niarginibus sinuatis; scutello, elytrorum
maculis obliquis tribus, fasciis duabus poslicis, corpore
subtus pedibusque cinereo-pubescentibus; elytris apice
oblique truncatis. Long. 4—5 1. — lat. 1 — 1 1.
21, Apriona plidcollis, magna, elongata, punctatis-
sima, nigra, densissime testaceo-pubescens; capite
longitudinaliter subimpresso; antennis longissirnis, cano-
annulatis; thorace transverse implicato; elytris antice
tuberculatis, apice quadrispinosis. Long. 15—19 1. —
lat. 41/3-5 Va 1.
22, Cerosterna glabripennis , nigra, nitida, supra
subaenea, subtus incana; antennis albo-annulatis; ely-
tris albo-maculatis fere glabris, antice tuberculis nullis.
Long. 8 1/2— 14 Va 1. — lat. 3-5 1.
23, Aegosoma amplicoUis, elongata, postice atte-
nuata, opaca, cinnamomea; capite cylindrice, inter
oculos testaceo-piloso, parcius luberculato; thorace
transverso, maculis quatuor testacco-pilosis; angulis
anticis ampliatis; elytris subconvexis, tuberculis basali-
bus indistincts, angulis anticis obtusis, minus productis;
antennarum articule l:o tertio longitudinern fere ae-
quali. Long. 12 — 19 1. — lat. SYs — 51/2 1-
24, Cryptorhvchus ? scrobiculalus, oblongo-ovatus,
postice attenuatus, profonde scrobiculatus, niger, thn-
49
racis lateribus, elytroruin basi apiceqiie squaimilis al-
bidis rubrisqiie variegatis; tliorace in n>e<lio carinato;
scutello nigro piibescenti; elytris carinatis, interstitiis
biseriatim scrobioiilatis, Immeris productis; feinoribus
dentatis, tarsis siibtus fiilvo-spongiosis. Long. 7 I. —
lat. 3% 1.
25, Lixns nntennatus, elongato-ovatns, niger, pube •
cinereus, parce variegatus, corpore sublus lateribusque
silaceo- variegatis; antennarurn basi tarsisque fulvis;
rostro depressiusculo subdilatato, ruguloso, in medio
carinulato; tliorace scrobiculato-punctato; elytris pro-
fundius punctato-striatis. Long. 4 1. — lat. l 1.
26, Ptochu.s piliferus, oblongo-ovatus, fuscus, ci-
nerco-squaniosus; antennis, pedibusque setulis albidis,
crassis, parce adspersis; Ironte longitudinaliter im-
presso; thorace subtransverso, scrobiculato-|)unctato;
elytris breviter-ovatis, ci’enulato-punctatis, interstitiis
serialini albido-setulosis; feinoribus dentatis. Long. 1% I.
— lat. 'Vr, 1.
27, Pi.vzoMiAS validus, oblongo-ovatus, niger, squa-
mulis viridi-argenteis tectus; thorace confertim tuber-
culato, in (j' anipliato; elytris basi constrictis in ^ la-
tioribus apicem versus attenuatis, distincte punctato-
striatis, interstitiis subtilissime tuberculatis; fenioribus
anticis in cj valde clavatis.
(5 Long. 4 Va 1. — lat. 1% 1.
5 Long. 41/, 1. — lat. 1% 1.
28, Gallercca maculicollis, elongato-ovata, puncta-
tissiraa, pubescens, fusco-lcstacea; frbnte, oculis, tho-
racis macula media lateribusque, elytrorum liumeris,
4
50
pectore abdominisque lateribus, fenioribus niedio tibiis
tarsisque aigris; thorace brevi, angulis posticis oblique
truncatis; clytris (piinduplo longioros, nervis vel costis '
niillis. Long. 3 1. — lat. 1 Va 1.
29, Raphidopalpa anguUcollis , ovata, postice sub-
dilatata, pallide llava, nilida, capite thoraceque nifes-
centibus, oculis pectoreque nigris; thorace subqiiadrato,
postice distincte constricto, inedio transversini irnpresso,
angulis anticis acutis, productis, elytris vage punctatis;
abdoniiuis segmento ultimo medio excavato ?).
Long. 2 Va L — bd- 1 V4 1-
30, CiiiLocoRcs rufitarsis, hemisphaericus, gibbus,
punctulatiis, niger, nitidus; antennis, tarsis abdoinineque
rufo-testaceis; elytris pustula disci transverse -ovata
rubra. Long. 1 1. — lat. 1 1.
Outre ces espèces nouvelles, la récolte de M. M.
Gaschkéwitsch et Tatarinoff contenait les espèces sui-
vantes:
Cicindela litloralis, C. hololeuca, Dolichus (lavicnrnis ,
Lirus fodinae, Athous canaliculatns , Lychnocrepis Moi-
scliulskÿi, Curtos mongolicus, Lamprohyza splendidula , Ly-
gistoplems mnguinms, Ateuclms carinulm, Gymnopleums
mongolicus, Copris ursiis, Colobapterns striolatus, Aney lo-
ng chu obliterata, Lasiopsis fJenningü, Anomala exoleta, A.
lunata, Hoplia i2-punctata, Cetonia jucunda, Akis funesla,
A. sepulchralis, Anatolka undulata, Opatrum sabulosum,
Lytla caragana, Mylabris splendidula, M. calida, Mordella
aculeata, Saperda Gebleri, Hesperophanes [callidkmi) cam-
pestris, PolyzonuS bidnetus, Aromia Bungii, Apodems
Obertri, Piazomhis globulicollis, Chrysochus danriais, Co-
lasposoma daurica, Labidostomis bipunctata, Leis spectubilis,
L. '19-signata, Cocdnella T-punctata, C. 14-pmtulata.
C. variabüis, Hyppodamia f 3-maculala.
Excursions £ntoiuolo^n|ues
en 1853.
(Conlinuation.)
Au commencement du mois de Juin, où le tems
continua d’ôtre chaud, les excursions se multiplièrent.
Je j)ris le Sarrotrium muticum, si remar(|uable par ses
antennes qu’il remue sans cesse de haut en bas et
puis le Scydmaenus rnbicnndua. M. Reer trouva le soir
sur les Heurs de lilas le Deilephila porcellm et idpenor,
Hadaena denlina et Agrolis exclamationis. Un üycti-
opterns hjbridus tout frais éclos fut trouvé le 1 Juin a
S:t Pôtersbourg à Smolenskojc et tout près de lui
une larve noire avec le dernier anneau de l’abdomen
d’un orangé-rougeâtre. Je crois que c’est la larve du
dit Dictyoptenis , qui est extrêmement voisine de celle
du Lygistopterus sanguineus, mais chez la quelle le der-
nier anneau de l’abdomen parait un peu plus trans-
versal et de couleur moins jaune.
Le 6 Juin nous limes avec M. Reer une excur-
sion à Gostilitza et à Lapoukhinka, connu par sa posi-
tion pittoresque et par ses bains hydropathiques. Le
temps était magnifique; notre promenade dans le beau
parc de Gostilitza, avec ses cascades et ses fontaines
et une innondirable quantité de fleurs de lilas blanc,
était des plus agréables. Les promontoires les des-
52
centes et cette eau limpide qui coule sur des rochers
de calcaire ne ressemblaietit point du tout aux autres
environs de S:t l’étershourg. üans un de ces bassins à
eau transparente et peu profonde, on nous montra toute
une colonie de Sterlets Acipenser rutlienus, Linn., qui y ont
été transférés l’Ihver passé et qui s’y trouvent jus-
qu’à présent parfaitement bien. Il est extrêmement
curieux de voir avec quel tranquilité ces poissons se
meuvent en masses compactes sur le fond du bassin,
ce qui explique la quantité étonnante qu’on en attrape
par fois aux pêcheries du Don, du Volga et de l’Oural.
Gostilitza est maintenant la propriété du prince Potein-
kine. Cent dix ans avant, elle appartenait au Maré-
chal comte Munich et on y voit encore une pierre
trouvée dans un des bassins, avec la lettre M, sur-
montée d’une couronne et avec l’année 1741; c’était
je crois l’année où Munich perdit sa fortune et fût
banni en Sibérie. L’excursion à Gostilitza me procura
un Coléoptère que je n’avais pas encore trouvé en
Russie, VOripa (Canlharis) violacea, Payk., qui jusqu’ici
n’avait été rencontré qu’en Suède et en Allemagne.
Le Cryploceplialm histrio était en gi'ande abondance
sur les Saules. Notre visite à Lapoukhinka ne fût pas
moins ravissante. Ces rochers escarpés, cette verdure
fraiche cette eau limpide d'un bassin énorme rapel-
laient en miniature les vues pittoresques du lac des
quatre cantons. Les pentes de la vallée abondaient
en Snrhvs inlermedia, près desquels M:r Reer trouva
un OtiorhyncJms ruyosvs et plus tard un assez grand
nombre sur les feuilles de l'arbre môme. Il se tenait
comme tous les Otiorhynchm en général près des tiges
i
53
sons les feuilles. VAnoplus plantaris y rongeait les
jeunes pousses de l’Aune.
Aux environs de Pétcrholf (Bobylsk) j’ai pris en
grand nombre le Telephonis ji.(jurat,us, Mannerheiin, et
quelques exemplaires du Malachiua viridis ? F.
Météorologie Entomologiqiie pour S;t Pétersbourg.
1 Juin. Trox arenarivs. Aphodim hacmorhoidalis.
Nüidula discoidea. Meligetlws viridesœns (dans les fleurs
des pommiers). Erirhinus indistinctiis , m. Ptenidium
striato-pvnctatum. Xyletinus pectinatus. Clambus arma-
dillo. Mycetophayus miiahilis. Phyllohms alneli (sur des
orties). Oripa dispar. Latridius lardarim. Sqjdmaenus
rubicundm. üyctioptems hybridus. Sarrotrimn muticum.
Empis stercorca. Barbons subsulcatm. Ctenophora atrala.
Bkiparochronms decoratiis.
2 JciN. Campylns lineark.
3 .luiN. Necrodes davipes. Cryptohypm'is rivularà.
Chrysmnela polita. Deilajdiila porcellm. Hadaena denlina.
4 Jdin. Cralonydms obsmrus.
5 Juin. Saperda popnbiea i. c. Melolontha vulyarh
(rare). Seigle en fleur.
7 Juin. Cryptocephalus histrio i. c. Oripa violacea.
Anoplus plantaris i. c. Blntta lapponica. Enrydema
histrio.
8 .lutN. Telephonis figuratns i. c. Cetonia rnarmo-
rata. Brudms itidae, Kirby. Oedipoda bignttata (adulte).
Centrntus eornntns. Capsns histrionicus.
54
9 Juin. Coleophora laricinella. Phryganea detrita
i. c. Piniis sylvcstris en fleur.
10 JüiN. Lampyrix noctüuca. Ptüinm pectinatus.
Lygisloplems sanyuinem. Endomychus coccinem. Tuba-
nus ferrugineus i. c.
12 Juin. Luperus flavipes i. c. Phyllobius atoma-
rius i. c. Cocdnella variabüis i. c.
13 Juin. Sarcopbaga carnaria i. c. Leptù scolo-
pacea. Convallaria majalis en fleur.
14 Juin. Anlkrenus verbasd, F. (museoruni Er.)
i. c. Ptychoptera scutellaris i. c. Spirea sorbifolia en
fleur. Pimis abies en fleur. Vibumum opidus en fleur.
17 Juin. Oripa fnsea i. c. Rhinoncus castor i. c.
(sur un Rumex). Troglops albicans. Pachyrhina crocata
i. c. OrtaUs vibrans.
19 Juin. Calobata coturnata i. c. Rhamphomyia
nigripes i. c. Les pois comestibles commencent à fleurir.
Un peu d’orage et de pluie.
21 Juin. Brachypterus urticae i. c. Megarthnis de-
pressus i. c. Oripa dispar i. c.
23 Juin. Rhagonycha testacea i. c. Hipparchia pam-
philus i. c. Zygaena lonicerae.
25 Juin. Tnchius fasdatus. Tipula lutescens i. c.
Pommes tie terre fraiclies. Un peu d’orage.
Froid et pluie. Premières fraises
55
ÎNoüveaiités.
Axinotarsus Motsch., renferme les Malachius d’E-
richson qui ont le 2:d article des antennes petit chez
les cj, mais les deux premiers articles des tarses an-
térieurs sensiblement plus gros que les suivants. Le
3;ième article des palpes maxillaires est beaucoup plus
court que le 4:ième, tandis qu'il est presque d’égale
longueur chez les Malachnis.
Axinotarsus marginalis, Dej.; je ne crois pas qu’on
puisse le séparer de ïAx. pulicaràis, car la taille et la
couleur des jambes antérieurs et des antennes plus
ou moins jaunes, indiquées par Erichson, varient très
sensiblement.
Cyrtosus Motsch. Voisin par la forme des Axi-
notarsus, mais avec des élytres élargies chez les fe-
melles comme chez les Charopus. Elytres simples à
l’extrémité dans les deux sexes. Second article des an-
tennes du fortement élargi, 3:ième allongé.
Cyrtosus nodicornis, Motsch.; deux fois plus petit
que le M. bipustulatus et proportionellernent plus étroit,
avec une tète plus large et les antennes plus longues.
Tout le devant de la tète, les bordures très étroites du
corselet, la majeure partie des 7 premiers articles
des antennes, les tarses et l’extrémité des élytres d’un
testacé blanchâtre. Femelle à élytres concolores. —
Algérie.
Attalus barbarus, Motsch., de la taille et à peu-
près des couleurs du Att. dalmatinus, mais plus étroit.
Tête, antennes et pattes tout-à-fait noires, élytres ver-
dâtres, plus fortement ponctuées. Algérie.
56
Hkoyuius smtellaris, Motscli., de la taille et à peu-
près de la lorme d'un i)etit Corynetes m//co///s,- dessous
du corps tète, corselet, écusson, base des cuisses et
des jambes d’un testacé roussAtre; yeux, antennes et
le reste des pattes noires; élytres bleues, un peu ru-
guleuseinent ponctuées. Prolongement lamelliforme du
l:ier article des tarses postérieurs très long. Co-
lombie.
.\NTiiocoMüs fayi, Fondras, de la forme de VAnth.
equeslri'i, mais deux fois plus petit et proportionelle-
ment plus court, noir, parlie antérieure de la tête,
base des antennes, corselet, poitrine, limbe extérieur
des élytres et pattes testacées. Chez le mâle il y a
ordinairement une tache noirAtre sur le milieu du cor-
selet. Elytres sans appendices.
Je l’ai pris en Styric, M. Fondras l’avait décou-
vert précédemment aux environs de Lyon.
CoLOTES mluralis, Fondras, plus grand que le C.
trinotalm, Er., avec les mêmes taches blanches sur les
élytres, mais à corselet complètement noir. France
méridionale.
CoLOTES cinctus, Motsch., un peu plus petit et pro-
portionellement plus large et plus bombé que le C.
trinotatus. Noir, avec la tête, les antennes, palpes,
pattes, écusson et limbe des élytres d’un testacé
roussâtre.
Je l’ai pris sur les fleurs des Tamaria qui crois-
sent sur les bords du Mahmudia-canal en Egypte.
Helsingfors, Imprimerie de la Société de Litérature Finnoise, 1854.
Imprimatur: H. Molander.
ETUDES ENTOMOLOGIOUES,
rédigées
par
Victor he îlîofëcOufëfti),
^ Lieiitenanl-Colonel d’Etat-Major, en retraite <&c.
ëitou>ieiu«
aiutee.
HELSINGFORS.
Imprimerie de la Société de Litératiirc Finnoise,
1854.
Imprimatur: H. Molandcr.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
IS5 I.
31 Janvier. Voyages: Lettre de M. de Motschnlsky
à M. Ménétriés. Motschnlsky, Lampyrides (continuation).
Ménétriées, Coléoptères de la Mongolie. Notices.
Météorologie. Nouveautés.
Voyages.
Lettre de M. de Motschnlsky à M. Ménétriés.
Cairo, snr le Missisippi,
le 26 Novembre 1853.
Ayant manqué le Paquebot de Liverpool, je fus
obligé de me rendre à bremer-hafen, où Je m’em-
barquai sur le bateau à vapeur Hansa, qui appareilla
le 30 Septembre pour l’Amérique. Au lieu de suivre
le Canal de la Manche, nous doublâmes l’Ecosse au
Nord, entre les îles Ferro. Arrivés vers le 61” de
latitude septentrionale, l’atmosphère devint assez froide
et tout aussi calme ([u’à Pétersbourg au mois d’ Avril;
mais dès que nous eûmes tourné à l’Ouest tout chan-
gea de forme: un vent impétueux soufflait dans les
voiles, imprimait au navire un fort mouvement de
roulis, et de scs sons peu harmonieux nous faisait
pressentir une tempête; effectivement, à peine la nuit
1
2
eût-elle répandu ses voiles épaisses, que survint un
ouragan furieux menaçant de nous engloutir dans
l’abîme; la machine à vapeur éprouva de telles ava-
ries que nous fûmes réduits à ne nous servir que de
nos voiles, ce qui retarda notre traversée de plus de
huit jours, quant à moi, je souffris beaucoup du mal
de mer, aussi je ne vous parlerai pas des délices d’un
voyage à travers l’océan; cependant, comme diver-
sions, nous eûmes le spectacle de trombes plus ou
moins proches, et vîmes des troupes de Dauphins ainsi
que des volées de Pétrels; j’avais bien espéré ren-
contrer quelques baleines, mais aucune n’a poussé
l’amabilité jusqu’à se rendre à mon invitation; enfin
après vingt jours de ti’aversée, nous apperçumes Long-
Island située en face de New-York, et bientôt ensuite
les alentours pittoresques de cette cité. Une fois dé-
barqué, j’oubliai mes mésaventures, et quoique fatigué,
je me rendis le lendemain au Crystal-Palaco, pour voir
l’exposition des produits de l’industrie humaine, ou
les Yankees ont voulu éclipser la grande exhibition
de Hyde-Park, mais n’y sont {)as parvenus, cependant
j’y remarquai beaucoup de choses intéressantes. Comme
cet emplacement est situé à l’une des extrémités de
la ville, là où l’homme n’a pas encore eu le temps
de détruire les chefs-d’oeuvres de la nature, je pro-
fitai de cette circonstance, ainsi que du beau temps,
pour faire quelques excursions cntomologiques. Le
premier insecte qui me tomba sous la main fut une
Passandra nifa, Déj., ensuite les Nitidula grossa, Fabr.,
Ips 4-signata, la jolie Casnonia Pensylvanica, quelques
Trachys et Thyamis chalcea, Déj. Nous ne pouvez vous
3
faire une idée du sentiment que j’éprouvai, lorsque
retournant une pierre, je vis apparaître une Casnonia,
des Staphilinites à formes toutes nouvelles pour moi,
je me jettai sur tous ces insectes et finis par en lais-
ser échapper la majeure partie; le lendemain, après
une nouvelle visite au Crystal-Palace, je revins aux
endroits où la veille, j’avais pris des insectes; cette
fois, sur les feuilles d’un Smilaæ rotundifolia, je trouvai
une magnifique chenille d’une espèce de Sphim', d’un
vert éclatant, offrant sur le dessus du corps une
grande tache brune bordée de blanc; je voulais la
conserver pour en obtenir le papillon, lorsque je
m’apperçus qu’elle était infectée de larves d’Ichneu-
mons. — La Galerüa americana me fit aussi beaucoup
de plaisir; des excursions dans quelques forêts, aux
environs de New-York, me perrnettèrent d’examiner
de vieux troncs de Chênes et de Platanes propres à
l’Amérique; là je trouvai en grande quantité des dé-
bris de Parandra, Lucanus, Tarandus, Osmoderma, et
autres Coléoptères, mais qui indiquaient que cette gé-
nération avait déjà rempli le voeu de la nature; pour
ce qui concerne les insectes })lus petits, ils étaient
encore en grand nombre, et me rappelèrent les formes
de nos contrées tout en constituant des espèces dif-
férentes; quant aux Perypims rupesiris, Dej. Gastro-
phijsa polygoni, que je trouvai, ils [irovenaient certes
de l’Europe. — On ne voyait presque plus de papil-
lons, ce que j’attribuai à la sécheresse de l’été, qui
avait détruit la majeure partie des Heurs; j’espère ce-
pendant vous rapporter quelques espèces intéressantes
de cette classe d’insectes. On rencontrait en grande
4
quantité des Hémiptères, ainsi que les Sauterelles et
des Gi'illons. Les eaux me présentèrent quelques jolis
Hydro])oms , les deux Laccobius, d’Auhé, et un grand
Hydrophüus que je ne trouve pas mentionné chez Dé-
jean; il est plus allongé que notre //. piceus, puis une
jolie Hydraena qui ressemble à la II. lonyipalpis, Sch.,
le Cyclous arnericanus y était assez commun; une grande
Notonccta, me rappela notre N. glauca, mais l’espèce
américaine présente des taches noires sur le dos;
deux ou trois espèces de Cwixa s’y trouvaient égale-
ment. — ■ Des excursions réitérées dans d’autres loca-
lités des environs de New-York, me procurèrent plu-
sieurs Chlaenides, Brachynides, quehjues Athous, Oo-
phorus et Drasterms‘1 , mais pas un Bu|)restide ni Ma-
lacoderme, ni Térédile; par contre, ce lurent les Bra-
chélytres qui abondaient, quelques Falayria et Tachyusa
me firent surtout grand plaisir. — Parmi le Pséla-
phiens une magnifique Bryaxis avec des antennes dont
le second article de la massue est renversé et placé
obliquement, se rencontre sous les pierres aux bords
, des eaux saumâtres; si cette espèce est nouvelle je
— proposerai de la nommer B. curvicera; ensuite deux
véritables Trimium, dont un bien plus petit que l’es-
pèce européenne. — Les Scydmaenides me présen-
tèrent 5 ou 6 espèces dont une aussi petite que la
^ Sc. nanus, MUrkel, et que j’ai nommée Sc. atomus. —
Plusieurs jolis Atomaria et Cryptophagus, un Elachistes
extrêmement petit, ({uelques Trichoplüicns intéressants,
entr'autres une Ptinella roussâtre qui ressemble beau-
- — ^ coup à ma Plin. bicolor; je l’ai nommée Pt. dmidiata;
une seconde espèce du môme genre et très voisine
9
de la Pt. pallida, pourrait être nommée Pt. lividula. —
Les Glol)icornes m’otTrirent deux espèces de Necro-
plionis et quelques [)etits histéridcs; le genre Cercyon
parait être tout aussi nombreux en Amérique qu’en
Europe, tandis que pour les Lamellicornes, la saison
étant trop avancée je ne trouvai que quelques Aplio-
diens. — Les Mélasomes y étaient encore plus lares:
un petit Blapstimis me rappella une espèce peut-être
identique de la Californie. — Les Mycophages au con-
traire, étaient beaucoup plus nombreux; une Orchesia,
deux fois plus allongée que la nôtre n’était pas rare,
mais elle sautait avec tant d’agilité, que je ne pus en
[)rendre qu’un petit nombre d’exemplaires; je l’ai nom-
mée Orch. elongata; plusieurs jolis Antliicus habitent les
bords des eaux salées de New-York, et je trouvai
même un individu encore vivant de VEpicauta atrata,
Fabr. — Les Longicornes ne m’offrirent aucune espèce
tandis que les Xylophages y étaient encore assez ri-
chement représentés: doux Cerylon, deux Monotoma,
autant de Rhyzophagus, Biloma, Bothnderes, Sitvanus,
Trogossita, Laemophloeus et Broutes. — Les Rhyncoce-
pbales. Brachycéphales et Platycephales n’otfraient que
peu de représentants. Ajoutez quelques hémiptères et
Myriapodes intéressants, vous aurez là toute ma ré-
colte des environs de New-York, attendu que le 15
Octobre je quittai cette ville pour visiter d’autres lo-
calités dans l’intérieur.
Ma première course fut dirigée vers les chutes
du Niagara, où j’arrivai [)ar une des plus belles jour-
nées qu’on puisse voir, aussi la cascade m’apparut-
elle comme une scène féerique! Cette énorme quan-
6
titô d’eau qui se précipite clans un gouffre profond,
toujours rempli d’écume et de vapeurs d’eau conden-
sées, forment un spectacle qu’aucune plume quelcpie
habile cfu’elle soit ne peut décrire; la rapide d’Imatra
est un ruisseau auprès du Niagara. La rapidité de la
chute et sa masse d’eau sont telles c(ue l’on voit cons-
tamment s’élever des nuages de vapeurs condensées
(poussière d’eau) qui éclairées par le soleil réfléchis-
sent toutes les nuances de plusieurs arcs-en-ciel. On
ne peut cesser d’admirer cet imposant phénomène, et
il faut ajouter que les environs sont des plus pitto-
resques: l’ile située entre les deux bras du fleuve qui
forme la chute, et qu’on a nommée Iris, a conservé
en grande partie son état primitif et sauvage; le pont
par le quel on y arrive a été construit au dessus de
rapides, pendant un hiver rigoureux où l’eau fut en
partie gelée. Ce lieu est un des plus intéressant pour
le Naturaliste; on y voit des arbres gigantesques,
restes de forêts vierges, la vigne sauvage les enlace
en tous sens, et n’ajoute pas peu au pittoresque; les
troncs d'arbres morts, que par respect pour la nature
on a laissés intacts, me présentèrent un grand nombre
d’espèces de Mycophagos et Xylophages appartenant
en grande partie aux mômes genres européens, telles
que: Enucartkron, Cis, Triphyllus, Mycetophmjus, Cenjlon,
Rhyzophagus, Bothrideres, Teredus, &c. ainsi que diffé-
rents Latridius et Clypcaster. Sous les pierres, je
trouvai un magnifique Carabicjue de taille et de forme
analogue à celles de la Galerüa americana mais qui
par les couleurs et sa démarche rappelait ces grands
Tar'iis {Cymindis), unicolores des Steppes des Khirguises
7
et de la Sibérie; près de l’eau, une Nebria noire à
pattes jaunes, un Sphaeroderus et plusieurs Feronia
voisins de nos Poccilus et Omasms; sous un tronc
pourri, habité par des fourmis je pris un niagnilique
Scydmamus rouge, ayant les élytres très convexes; on
pourrait le nommer Sc. sphaericus, et il parait qu’il vit
en société de fourmis qui, du reste, présentent bieii
moins de Myrmecoptules que celles de nos contrées;
la majeure partie des espèces de Formica et Mprmica
habitent sous terre, et je n’ai pas vu, jusqu'à présent,
aucune espèce qui construisit son nid en cône élevé
à la manière de notre F. rufa. Près des chutes du
Niagara je rencontrai une espèce A'Âstacus qui me
parait très voisine de l’espèce du fleuve Schilka, dans
la Sibérie orientale; mise dans l’eau bouillante ou dans
l’esprit-de-vin, elle ne change pas sa couleur noirâtre,
les pinces sont fortement ponctuées. Dans les envi-
rons du Niagara, croit en abondance l’Erable à sucre
(Acer saccliarinum) dont la sève donne un sucre par-
faitement semblable à celui de la canne. — C’est aussi
sur les frontières du Canada que je vis pour la [)re-
inière fois les restes de ces tribus d’indiens qui ont
été systématiquement exterminées par ces nations qui
prétendent propager une tolérance [)arfaite.
Vers le 20 Octobre, le temps changea tout-à-
coup, un froid assez piquant se fit sentir, les eaux se
recouvrirent d’une légère couche de glace, et le som-
met des collines qui traversent l'état de New-York,
se montrèrent blanchis par la neige; ce changement
de température, qui était survenu tout aussi subite-
ment qu’on le remarque souvent à S:t Pétersbourg,
8
parait être pour l’iiomme plus nuisible eu Amérique
qu'en Europe; c’est probablement aussi pourquoi nos
arbres d’Europe s’acclimatent si difficilement en Amé-
rique. Cet abaissement soudain de la température
avait engourdi tous les insectes qui n’avaient pas eu
le temps de se réfugier dans leur quartier d’hiver,
c’est ce qui me permit d’en prendre plusieurs, même
sous la neige; parmi ceux-ci, je citerai: un Sunnius
jaune et un Anisotoma^ qui furent les [)lus intéressants;
sous l’écorce d’un vieux érable, je pris quelques Upis,
et sous les racines, des Tachinus, Anthicus et Niti-
dularia.
Les bords du Lac Erié sont complètement sablo-
neux et déserts, je n’y rencontrai pas même de co-
quillages. Quoique moins étendus que notre Ladoga,
les lacs du Nord de l’Amérique sont fort dangereux
pour la navigation, et l’on a chaque année à regretter
la perte de plusieurs navires; moi- même je rencontrai
les débris d’un bateau à vapeur naufragé. — La ville
de Boullalo, située sur les bords du lac Erié ne m’of-
frit rien digne de remarque; je quittai cette contrée,
où l’hiver paraissait vouloir s’installer, pour me rendre
à Cleveland, autre ville sur les bords du lac Erié, où
j’arrivai précisément la veille d’un dimanche, jour où,
dans ce pays, chacun est esclave d’une coutume fa-
natique qui défend toute occupation; la ville de Cleve-
land, plus jolie que Bouffalo, est située sur les bords
élevés du lac, et entourrée de forêts; je fis aux en-
virons une excursion qui me procura plusieurs jolis
insectes, entr'autres un [)etit Clerus d’un beau rouge,
une Trogossita en grand nombre d’exemplaires, le Tants
9
{Cymindis) pubescens, et plusieurs autres Coléoptères. —
Un jour plus tard, j’étais à Cincinnati sur l'Oliio, cette
ville centrale des Etats-Unis, d’où partent ces gigan-
tesques Pyroscapes riverains, qui parcourent le Missi-
sippi, et qui ont tant de fois donné lieu à des catas-
trophes terribles, comme en sautant en l’air ou en
brûlant sur l’eau. La ville de Cincinnati, sur les rives
de l’Ohio, était encore un village il y a 25 ans, et
maintenant on y compte 200,000 âmes; cette ville,
ainsi que la plu|)art des autres villes des Etats-Unis,
présente peu d’intérôt pour le voyageur, à moins qu’il
ne soit ou un négociant ou un homme avide d’entre-
prises spéculatives. Pour moi, je me rendis de suite
chez M. Longworth, amateur infatigable de la culture
de la vigne, surtout de la vigne américaine, (Catawba,
vitis labrusca), dont il est parvenu à produire, de
concours avec M. M. Zimmermann, un vin qui promet
de rivaliser avec certains crus estimés de vins du
Rhin; il n’y a pas de doute, qu’avec la parsévérance
américaine, cette culture ne prenne sous [)eu un tel
développement qu’elle puisse faire concurrence aux
produits de l’ancien monde. Tout en parcourant les
vignobles de M. Longworth, je trouvai plusieurs jolies
Cicadelles sur les feuilles déjà jaunies, vù la saison
avancée; puis je visitai les montagnes qui environnent
la ville, et dans un arbre creux je trouvai les débris
du rare Sandalus niyer; ces montagnes sont formées
d’un calcaire à pétrifications singulièrement bien con-
servées, on y voit des Coraux et autres Polypiers,
comme ajustés au roc dans une position semblable à
celle qu’ils doivent avojr eue dans la nier, et même
10
quelques uns avaient conservé leurs couleurs, preuve
évidente que le phénomène qui fit périr tous ces
êtres a agi sans secousses. — Une troisième excur-
sion me procura un magnifique Formicomus, et sur le
rivage de l’Ohio je trouvai ce singulier Unio (?) à
valves épaisses, qui a parfaitement l'aspect d’une co-
quille marine. Vis-à-vis de Cincinnati est située la cité
de Cawington, dans l’Etat do Kentucky; aux environs
de cette ville je pris le magnifique Cucvjus clavipes,
la Ptmandra ru fa — de grandeurs très différentes, le
Colydium americanum, le Passalus cornutus, plusieurs pe-
tites espèces encore plus intéressantes, et quelques
Hélix également assez remarquables.
Je profitai du temps devenu favorable pour con-
tinuer mon voyage vers le sud. — Ce fut dans la
ville de Lexington, que je vis pour la première fois
de CCS arbres qui indiquent l’approche des tropiques;
le fruit de mes recherches fut: une Lehia verte à cou
rouge, voisine de notre L. chlorocephala, un Anthicus
à élytres rousses, un Pieslus, une grande Falagria et
d’autres Coléoptères, ainsi que deux espèces de Bu-
limus; parmi les jiierres, auprès du cimetière de cette
ville, je découvris un fragment de l’omoplate d’un
Mastodonte, mais trop pesant pour que je puisse le
prendre avec moi. — De Lexington je partis pour
Louiseville, aussi dans le Kentucky, et de là à l’aide
d’une détestable diligence je gagnai le village nommé
Belle, dans les environs du quel est situé la fameuse
grotte dite "Grotte des Mammouth’’; de la pluie à plu-
sieurs reprises, un terrain argileux fortement humecté
rendirent notre position des .plus gênantes dans le
11
Stage (diligence), puis au relais un mauvais dîner, fort
cher, voilà quels furent les agréments d’un voyage à
la grotte dite ” Mammouth-Cave.” Nous nous rendîmes
de suite dans les galleries souterraines, dont on
compte un très grand nombre; c’est une grotte cal-
caire, qui ne présente que fort peu de Stalactites,
quoiqu’on rencontre parfois des lacs, des ruisseaux et
des cascades. Comme toutes les grottes, celles-ci
présente des parties pittoresques et bizarres, dont les
noms ne sont guères moins extraordinaires; ainsi un
passage étroit est appelé le Miserere de l’hmme replet,
un endroit escarpé la descente d’un amant désespéré,
une grotte de l’éléphant, l’aigle américain, la couronne
impériale, enfin il y a môme des dénominations poé-
tiques pour certains lieux, telles que, un ciel éclairé
par les astres, le passage des nuages, &c. &:c. — Nous
entrâmes dans la Mammouth-Cake à 11 heures du ma-
tin, et n’en sortîmes que vers les 7 heures du soir,
étant descendus à une profondeur de 350 pieds au
dessous du sol.
Durant notre excursion dans la grotte, nous tra-
versâmes en bateau un lac souterrain d’une demie-
heure de longueur; l’eau de ce lac est limpide et ha-
bitée par des Poissons [Amblyopsis spelacens, Tellkampf.)
et des écrevisses aveugles, mais on n’y trouve pas
de Proteus; cet intéressant poisson a quatre pouces de
long, dont la tôte seule en mesure le quart, il est
d’un blanc rose, quant à l’écrevisse, elle est blanche,
de la forme et presque de la taille de l’Âstaats fluvia-
tilis, avec les antennes très longues, et en tout fort
différente de l’écrevisse des grottes lllyriennes; après
bien des recherches, je parvins enfin à retrouver
\' Anophlhalmm Teltkanipfii, et une autre espèce plus
petite, que je me fais un [)laisir de vous dédier; je
trouvai aussi une belle espèce de liatyscia, à corselet
très large et qui pourrait être nommée B. thoracica,
puis une sauterelle aptère, voisine de celle qu’on
trouve dans la grotte d’Adelsberg, mais qui a les an-
tennes encore plus longues et des. yeux noirs, bien
distincts, de môme une Ligia et une Podarella blanche,
ainsi qu’une arraigné blanche; tous ces insectes se
rencontraient dans les endroits les plus éloignés et les
plus profonds de la gi otte. — Dans les forêts qui en-
vironnent ces souterrains, je ramassai les fruits de
l’Acacia à sucre, dont les semences contenaient un
beau Bnichus gris d’une très grande taille.
A[)rès avoir pris congé de ce monde souterrain,
je fus obligé de remonter dans mon détestable stage,
qui me conduisit à Nashville, située à-peu-près aux-
mêmes latitudes que la Sicile et l’Egypte. Le temps
était magnifique, et quoiqu’au b Novembre, il faisait
si chaud qu’un paletot de drap me gênait dans les
excursions que je fis aux environs de cette ville. Je
pris un grand nol^dJre de petits insectes des plus in-
téressants surtout des familles Staphilinites, Psélaphiens
et Curculionite^ je trouvai VElmis rayée de jaune, que
mon ami Mfirkel de Wiihlen, m’avait communiqué la
veille de mon départ pour l’Amérique; cet insecte vi-
vait dans un petit ruisseau qui se jette dans le fleuve
Cumberland, et je |)ropose de le nommer Elmis ou
plutôt Stctielmis Mürkelii; mais la trouvaille la plus in-
téressante que je fis fut un Scarabaeus tytim, je n’eus
13
jamais cru (jue cet insecte s’avançât autant vers le
Nord. Les rives du Cumberland, où se trouve située
Nashville, avec son magnifique pont suspendu, m’en-
richirent de deux espèces de Conus, ou de quelqu’-
autre genre voisin, dont je n’avais jamais vû de re-
présentants, dans les eaux-douces. — Nashville parait
être la Capoue des Etats-Unis; on me dit que dans
cette ville il y avait un Musée paléontologique et
botanique, mais je ne pus les voir; du reste, il ne
faut pas s’imaginer que les Musées, dans ce pays,
soient ce qu’on entend chez nous sous ce nom; en
Amérique, un Musée est un lieu de récréation pour le
peuple et non pour le savant, aussi le Musée est-il
placé ordinairement dans le même bâtiment que le
théâtre, une ménagerie est annexée à quelques col-
lections très mal conservées et non déterminées, et
on y entre moyennant 25 sous; le jour on y voit des
Girafes sauvages, le soir des Girafes apprivoisées!
De Nashville, je descendis le fleuve Cumberland,
en bateau à vapeur jusqu’à Paduca, petit bourg situé
tout près du Missisippi; c’était encore un Dimanche,
alors je ne pouvais bouger, et je dus passer mon
temps à faire des excursions; plusieurs Rhychocephala et
Brachycephala ainsi qu’un joli Tetragonoderus me firent le
plus grand plaisir. .Te continuai ensuite mon voyage
jusqu’au Cairo, sur le Missisippi, mais le temps pluvieux
ne me permit pas de faire la chasse aux insectes; je
voyais que l’automne tirait à sa fin, et qu’il fallait
penser au retour, d’autant plus que la fièvre jaune
et le choiera menaçaient de me venir à la ren-
contre.
14
A Louisville, je trouvai une Languria bicolor et à
Cincinnati une esi)èce du genre Cephennium {C. sub-
quadratum, m.), une Anisarthria et une Nemozoma.
Dans les eaux do l’Ohio on pécha une grande Ano-
donta, dont l’intérieur est d’une belle couleur violette,
et un Unio qui, à l’extérieur, présente des aspérités
tuberculeuses, si cette espèce est nouvelle, le nom de
Unio tuberculata lui conviendrait assez. Je ne puis
passer sous silence les poissons que je lis pécher dans
rOhio, pendant mon séjour à Cincinnati: un des plus
singulier est sans contredit le Spoon-Fish, ou poisson-
cuiller dont le front; se prolonge en forme de cuiller
et qui occupe plus de la moitié de la longueur du
corps, celui-ci est mollasse et composé en partie de
graisse; j’ai vû des exemplaires de quatre pieds de
long. Une autre espèce curieuse, est le Paar de la
forme à-peu-près d’une anguille, mais plus court, avec
un museau très long et très mince; les pécheurs
m’assurèrent qu’en frottant ce poisson sur la tête, avec
du fer, on appercevait une lueur électrique. L’estur-
geon de l’Ohio est d’un jaune grisâtre en dessus, et
blanc en dessous, il atteint quelquefois dix pieds de
longueur et pèse jusqu’à deux cents livres. Un
poisson qu’on nomme Carpe diffère tout autant de la
carpe d’Europe, que le soit-disant hareng de l’Ohio,
de celui de la Hollande. Un très joli poisson est le
Sand-Fish ou Sun-Fish, qui par ses couleurs, d’un
rouge doré, ressemble effectivement à ces poissons
dorés de la Chine, qu’en Europe nous élevons dans
des vases.
15
Voici ma rélation pour cette fois, plus tard j’es-
père vous donner des nouvelles sur les découvertes
que je compte faire au printemps prochain.
Adieu, &c.
Victor Motschulsky.
l cl III P y r i d c S
par
V. de M.
(Conliniiation.)
93, Platylampis latiuscula, Mannh., taille de la L.
splendidtila, mais à-peu-près du double plus large, et
fortement ovalaire. D’un noir brunâtre; corselet, une
tache allongée latérale sur les élytres, cuisses anté-
rieures et articulations des pattes de couleur testacé-
hlanchàtre; base des antennes et des palpes, ainsi que
les parties de la bouche plus ou moins brunâtres.
Tout le corps ünement ponctué et recouvert d’un duvet
grisâtre, qui devient jaunâtre sur les taches claires.
Long. 3 Va !• — 1% I- Colombie.
94, Diaphanes luniger, M., plus allongé que la L.
noctiluca, avec le corselet plus étroit et les élytres plus
ovales; tout l’insecte est brun, avec les bords latéraux
du corselet, des élytres ainsi que l’écusson de couleur
testacée; corselet réticulé. Long. 6^^ *•
Indes orientales (Agra).
95, Diaphanes indicus, M., un peu plus grand que
le L. maurilanims et surtout plus allongé. Couleurs
analogues, à l’exception du de.ssous du corps, les
16
jambes, tarses, antennes et palpes qui sont de teinte
plus foncée. La bande marginale jaune du corselet
et des élytres est plus large que chez le D. luniger.
Long. 5% 1- — lai’g- 2 1. Indes orientales (Hym-
malaja).
Les Lampjjris nopalensis, Gray, et fiiscipennis, Guérin,
paraissent être des Diaphanes.
96, Lychnebius aduslus, M., plus large, plus dé-
primé et plus dilaté que la L. noctiluca. D’un testacé
clair, avec une tache oblongue longitudinale sur le mi-
lieu de chaque élytre, les ailes, les antennes, les
jambes, les cuisses et les quatre premiers segments
de l’abdomen noirâtres. Yeux obscurs avec un reflêt
métallique violet. Long. 5 1. — larg. 2^/^ 1. lava.
97, Lampuonetes mauritanica, F., plus grande que
la L. noctiluca; corselet plus allongé, élytres plus at-
ténuées postérieurement. De couleur testacé-roussâtre,
brunâtre sur les élytres et les tarses. Yeux noirs.
Long. 6 1. — larg. 2^^ 1. Barbarie et Espagne.
(Cadix.)
Femelle, avec des élytres rudimentaires presque
de la longueur de la moitié du corselet et avec les
angles extérieurs prohéminents. Couleur jaunâtre.
98, Lampronetes membranacea, M.; voisine de la
précédente. Corselet plus court, et de teinte plus
pâle, ainsi que l’écusson et les bords des élytres.
Partie supérieure du dernier segment de l’abdomen
plus arrondi et moins distinctement sinué, ce qui
lui donne une forme plus triangulaire et plus obtuse.
Long. 5 Va 1. — larg. 2 1. Géorgie russe.
17
Femelle à élytres distinctes avec, les angles ex-
térieurs très prohéininents. Couleur brunAtre.
99, Lampiionetes Zenckeri, Germar; voisine aussi
de la L. mauritanica, mais à élytres plus allongées,
moins atténuées postérieurement. Corselet plus étroit.
Partie supérieure du dernier segment de l’abdomen
plus rétréci postérieurement, moins proliéminent à son
milieu, sinuosités plus faibles. Long. 5 1. — larg. 1% 1.
Dalmatie.
100, L.ampkonetes nigripennis, Wiedcman; un peu
plus grande et surtout |)Ius allongée que la L. Zenc-
keri. Couleurs plus obscures [)rincipalement sur le
milieu du corselet; suture et bords latéraux des élytres
de teinte foncée. Partie supérieure du dernier seg-
ment de l’abdomen en carré transversal, et deux fois
sinué. Long. 5 Va 1- — It'Ls;. 1% 1. Cap de bonne
Espérance. ,
101, Jj.4Mi>RONETES augiislatn, M., plus petite et en-
core plus étroite que la précédente. Corselet plus
petit, plus court et plus obscur sur le disque; élytres
sans bordures claires. Partie supérieure du dernier
segment de l’abdomen prolongé en triangle; lobes du
prolongement aigus et transparents. Long. 5 1. —
larg. l'/a 1. Caucase.
102, Lampiionetes caspica, M., proportionellement
plus déprimée, plus large et plus dilatée que chez les
espèces précédentes, mais de môme couleur. Corselet
un peu rétréci en arrière. Elytres moins atténuées et
faiblement bordées de jaune du côté de la suture.
Partie supérieure du dernier segment de l’abdomen en
O
18
carré transversal, deux fois sinué et à peine pro-
liéminent à son milieu. Long. 4% I. — larg. 1^^. 1.
Sur le littoral de la mer Caspienne près des frontières
de la Perse.
103, La.«i>uonetes lobata, M., heaucoup plus [)etite
et propor'tionellement plus courte ([ue la L caspica.
De couleur analogue, mais le discjue du corselet et la
partie médiane de l’abdomen sont de teinte plus fon-
cée ainsi que les élytres. Partie su[)érienre du der-
nier segment de l’abdomen en carré transversal et
deux fois échancré, ce qui forme trois angles égale-
ment prohérninents. Long. 3 1. — larg. 1 1/3 I. —
Mongolie.
Au genre Lampronetes paraissent encore apparte-
nir Lcmpyris dyluatia, Hurchell-Laporte, et L. libani du
dernier de ces auteurs. La première vient tlu Cap,
l’autre de Syrie.
104, l^AMVROTOMus onmtalis, Falderman. Elytres
et disque du corselet d’un brun-noirâtre, celui-ci lar-
gement bordé de jaune blanchâtre; le dessous du
corps, les pattes et l’écusson sont de cette dernière
teinte. Femelle avec tous les segments de l’abdomen
bordés étroitement de couleur testacée; élytres rudi-
mentaires très courtes, mais distinctes; l’écusson grand
proliéminent, semilunaire. <5 long. 5 1. — larg. 2 1.
— Ç long. 6 1.' — larg. 2% 1. M. S.t P. Caucase
occidental.
La figure donnée de cet insecte dans la Fauna
transcmcasica de Falderman est complètement mauvaise,
l’insecte étant beaucoup plus large, et ayant les élytres
parallèles et non atténuées.
19
105, Lampkotomus caucasicus, M., voisin du précé-
dent, mais un peu plus petit, [)Ihs étroit et de teinte
plus claire et plus jaunâtre. Corselet plus étroit. Ner-
vure médiane ties élylros plus fortement marquée.
Dernier segment de l’abdomen presqu’clliptique, et
faiblement sinué au milieu du bord postérieur. Long.
4y2 1. — liirg. 12/3 I. Alpes du Caucase. (Kasbeck.)
106, L.tMPYius Imitanica, M., voisine de la L.
noctiluca avec la([uelle on la confond souvent. Elle
est de forme plus ramassée, plus parallèle, le corselet
est plus grand. D’un brun noirâtre; dessous de l’ab-
domen, bords du corselet et des élytrcs, extrémité
de l’écusson, base des antennes, front, cuisses et jam-
bes do teinte testacée. Nervures des élytres bien
marciuées. Taches transparentes do la partie anté-
rieure du corselet très étioites. On remarque une
prohéminence vers le milieu du bord latéral du der-
nier segment supérieur de l’abdomen. Long. 5 1. —
larg. 1% 1. Portugal et France méridionale.
107, L.viupyius depressiuscula, M., taille et couleurs
de la L. noctiluca, mais plus déprimée et plus élargie
vers la partie jjostérieure des élytres. Angles posté-
rieurs du corselet distinctement prolongés en arrière,
deux taches blanchâtres lunaires à la partie antérieure,
sur lesquelles se trouvent des petites taches oblongues
transparentes. Dernier segment de l'abdomen comme
chez la L. lusüanica. Femelle avec des élytres rudi-
mentaires brunes, arronilies, d’une ‘/a ligne de dia-
mètre; écusson grand, large, avancé et tronqué à l’ex-
trémité. (j* long. 5 1. — larg. 2 1. — long. 5*^ 1.
larg. 2V4, 1. Géorgie russe.
20
108, Lampykis costalis, M., voisine de la L. nocti-
hica, mais de couleur plus noirâtre, surtout sur le
corselet, qui ne présente de teinte testacée que les
taches transparentes et les angles postérieurs. Le
dessous du corps brunâtre. Nervures des élytres
distinctes et plus nombreuses; angles postérieurs du
corselet plus saillants et plus aigus. Long. 5 1. —
larg. 1. Arménie.
Il parait que c’est l’espèce que Faldermann a fait
rei)résenter dans sa Fauna Transcaucasica, tandis que
la description qu’il en donne appartient à un insecte
fort différent.
109, L.\.mpyris dncla, M., taille et couleurs de la
L. noctiluca, mais avec les élytres étroitement bordées
de teinte testacée. Corselet plus élargi postérieure-
ment. Partie supérieure, du dernier segment de l’ab-
domen plus triangulaire, et dont l’extrémité est plus
prolongée; lobes plus droits. Femelle avec des
élytres rudimentaires peu distinctes et de couleur tes-
tacée, premier segment mésothoracique, ayant son
bord postérieur droit. long. 5 1. — larg. 1% 1.
Ç long. 5 1. — larg. 2 I. ïauride.
110, L.iMPYRis noctiluca, L., forme parallèle de la
Oripa [Cantliaris) fusca. D’un brun noirâtre; dessous
de l’abdomen, bords du corselet, front, cuisses et
jambes testacées; suture vers l’écusson et bords exté-
rieurs vers l’extrémité un peu plus claires que le reste
du corps. Partie supérieure du dernier segment de
l’abdomen transversal et prolongé en angle au milieu
du bord postérieur. Lobes saillants, aigus. Le mâle
ne luit pas et n’a pas de segments phosphorescents
21
sur l'abdoiuen. Foiiielle sans riiiliments d’élytres, à
premier segment mésothoracique élargi en arc posté-
rieurement. — Q long. 4 Va 1 V2 I- —
Ç long. 6 1. — larg. 2 1. — S:t Pétersbourg en Juin.
Russie méridionale.
111, La.im’yris longipennis, M., voisine de la L.
noctiluca, mais plus atténuée en arrière, avec le cor-
selet plus court, et plus large postérieurement; les
élytres plus allongées à nervures plus distinctes. Tète
et yeux plus petits. Long. 4 Va 1. — larg. 1 1-
Pyrennées orientales.
112, Lampyris limbata, M., plus petite que la L.
noctiluca, avec les bords du corselet et des élytres
d’une teinte testacée presque blanche. Nervures des
élytres plus fortes. Corselet plus transversal et plus
élargi postérieurement. Partie supérieure du dernier
segment de l’abdomen plus prolongé en f)ointe. Lobes
plus saillants. Femelle sans élytres rudimentaires,
avec les premiers segments mésothoraciques à teinte
rosée et tout l’abdomen recouvert d'une pubescence
très courte et grisûlre. Long. 4 1. — arg. 1 */., 1.
Géorgie russe. (Kakhétie.)
113, Lampyris brevicolUs, M, couleurs de la L.
noctiluca, mais taille plus petite, et surtout le corselet
et les élytres plus courts; bords latéraux de ces
dernières presqu’uuicolores, nervures saillantes. Partie
supérieure du dernier segment de l’abdomen triangu-
laire et bien saillant; lobes aigus. Femelle sans
rudiments d’élytres, mais avec une tache rougeâtre
sur chaque angle postérieur du Lier et du 2:d seg-
ment mésothoracique; bord du premier prolongé en
angle; tous les bords postérieurs des segments de
l’abdomen testacés. long. 3% 1. — larg. 1 1. —
long. 4 1. — larg. 2 1. — Géorgie russe.
114, Lampyris Ihoracica, M., taille et couleurs de
la L. mcliluca, mais à corselet plus court et les élytres
plus larges à leur base; nervures plus fortes; lobes
plus obtus. Femelle .sans élytres rudimentaires, mais
avec des taches d’un blanc jauuAtre aux angles posté-
rieui's de.s deux ju’emiers segments inésothoraciques,
et sur les bords des derniers, vers l’extrémité de
l’abdomen. Long. 4y2 I. — larg. 1. Nord de la
Sibérie orientale. (Tourldnsk.)
115, Lampyius obscurella, M., forme de la L. nocti-
luca, mais plus petite. Corselet moitié plus court,
angles postérieurs plus droits; élytres plus allongées,
nervures jFius saillantes, (femelle sans élytres rudi-
mentaires) granulées et faiblement pnbescentes; tous
les bords des segments rie l’abdomen de teinte claire
plus ou moins rosée. Long. 4V;j 1- — larg. 1 Yg 1.
Sibérie orientale.
Outre les espèces citées plus haut, paraissent
appartenir à ce genre: L. anliqua Brullée de Grèce,
L. Sencki, Villaret, d’Italie et L. compima, Gyllh., du Cap.
116, Lamproiuza? marginella, Hope, cpiatre fois
plus grande (|ue la L splendidula et de couleur plus
jaunâtre, surtout le dessous du corps et la suture des
élytres. Taches trans|)arentes de la partie antérieure
du corselet moins marcpiées. Long. 6 ‘/g 1. — larg.
3 1. Indes orientales. (Ilymalaja.) M. S:t P.
117, Lamproiuza? Mulsantii, Kie.seinvetter, plus
grande et sui-tout plus allongée rpie la L. aplrndidula,
et facile à distinguer par la couleur obscure de l’ah-
donien; sans indices de segments phosphorescents.
Long. 4 1.' — larg. 1 Lg I. Pyrennées oi'ientales.
118, L.4MPR01UZA splendidula, L., plus petite et
surtout plus coui'te que la L. noclüuca; couleur plus
noirâtre. Corselet transversal, avec une carène longi-
tudinale sur le disque, angles postérieurs saillants et
un peu coupés en dedans. Poitrine et pattes |)lus
claires que le reste du corps. Femelle à élytres ru-
dimentaires aussi fortement développées que chez les
Phosphaenus, et qui permettent de voir un écusson trian-
gulaire. Lobes des segments do l’abdomen arrondis
et peu saillants. Long. 3% I. — larg. 1% I. Europe
septentrionale et Alpes do la Carniole, de la Suisse
et du Caucase.
119, L.ampiugera Boyei, De llaan, forme d’un
ovale arrondi, convexe. Couleur testaeôe; disque du
corselet, élytres, antennes et [)attes brunes. Long. 8 1.
— larg. 4 1. Sumatra. M. S:t P.
120, Phosphaenus hemiptervs, F., plus petit et sur-
tout plus étroit et plus déprimé que la femelle de la
L. splendidula; corselet plus allongé, noir, peu luisant,
granulé. Corselet aussi long que large, côtés latéraux
atténués antérieurement. Elytres deu.x fois plus lon-
gues que larges, atteignant presque le bord extérieur
du 2:d segment de l’abdomen. Long. 2V2 I- —
1 1. Saxo et Autriche.
D’après Muller la femelle est plus petite, sans au-
cune trace d’élytres et avec les antennes jaunâtres.
121, Phosphaenus brachypterus , M., voisin du pré-
cédent, mais plus petit; corselet plus transversal.
presque rétréci vers les angles postérieurs; élytres
moitié j)lus courtes et recouvrant à peine le dernier
segment mésothoraciqiie. Les articles des antennes
plus courts. Long. 2 1. — larg. 2/., 1. Pologne et
Russie occidentale.
122, PYnoLAMPis (/uadrinotaUi , M., taille et forme
voisine de celle de la L. splendidula, mais un peu plus
ovale et le corselet plus allongé. De couleur testa-
cée; yeux., les dix derniers articles des antennes,
jamlies, tarses et quatre taches ])lacées en croix sur
les élytres d’un brun noirâtre; une ligne claire sépare
les deux grandes taches allongées qui occupent la
base, ainsi que les deux plus petites qui touchent
l’cxtiémité de.s élytres. Long. SYg 1. — larg. i^/.^ I.
Antilles. (S:t Domingo.)
123, Pygol.vmpis quadrimamlata, Laporte; très voi-
sine de la précédente, mais un peu plus grande et
plus dilatée vqrs les élytres. Les taches antérieures
sont courtes, les postérieures plus grandes, mais n’at-
teignent pas l’extrémité. Long. 3%. 1 — larg. 1% 1.
S:t Domingo. (Haïti.)
124, Pygolampis interrupta, Manidi., voisine des
précédentes par la forme et la taille surtout de la
première, mais avec une seule tache oblongue un peu
oblique sur chaejue élytre, qui en occupe toute la
longueur depuis l’angle huméral jusqu’à-peu-près l’ex-
trémité qu’elle n’atteint cependant pas. Le dessous
du corps est d'une teinte unifoiine d’un jaune plus
ou moins roussâtre. Long. 3’% 1. — larg. 1^/1^ 1.
Antilles. (Haïti.)
25
125, Pygolampis hlanda, Déj., beaucotip plus pe-
tite que les espèces décrites, mais de la uiéme forme.
D’un testacé claii- roussàtre; élytres noirAtres avec
tous les bords testacés, une tache sur le bord du pé-
nultième segment de l’abdomen, les 9 dernier articles
des antennes et les tarses fuligineux; yeux noirs; cor-
selet rouge sur son disque. Long. 1. — larg.
1. S:t Domingo.
120, Megaloputiialmus cinctn.% M., de la forme dé-
primée des Lycides. D’un brun iioirAlre; bords du
corselet et des élytres en dessus et en dessous lar-
gement d’un blanctiAlre sale, écusson et suture de la
môme couleur; bord du chaperon de la tète, les yeux
et l’abdomen d’un noir foncé, luisant. Elytres presque
réticulées, avec la suture et trois nervures bien mar-
quées sur chacune. Long. 3 1. — larg. 1 y^ I. —
Colombie.
A ce genre appartiennent encore: M. Bennelii
Gray, melanurus Chcvrolat-Lap., costatus Lap. et pro-
bablement Laininjris IlUgeri Kii'by.
127, Amydetes apicalis, Germar, de la forme al-
longée-parallèle des Telephorides. Testacée; yeux, base
de l’écusson, extrémité des élytres, côtés de la poi-
trine et une partie de l’abdomen noirs; antennes bru-
nes, plus longues que la moitié du corps. Nervures
des élytres saillantes. Long. 3y2 I. — larg. 11. —
Brésil.
128, .\mydetes fucata, Deyrolle, beaucoup plus
grande que la précédente. Noire; corselet et poitrine
bruns sur les côtés, ainsi que les antennes et les
pattes. Corselet très transversal. Antennes pas plus
longues ({lie la moitié du corps. Nervures et ponc-
tuation des élytres peu prononcées. J.ong. 5 1. —
larg. 1 y2 1. llrésil. S:l Catliarina. M. G.
Au même genre apiiartiennent encore: A. plumi-
œrnis, Latr., de l’Américpie é(iuatoriale, A. Vùjorsn,
Leach, du Pérou et A. fasliyiata, llligcr ') de Bahia.
129, ÜELOPYKCs Dregei, Déjean; une des petites
espèces de Lumpyricles, à forme des Luciola, mais
avec le corselet semilunaire, très peu convexe. Brim,
bords du corselet et des élytres, écusson, poitrine et
cuisses d’un testacé-roussêtre. Yeux noirs. Long. 3 1.
— larg. 1 1. Cap de bonne Hlspérance. M. S:t P.
Coléoptères
receuillis dans la Mongolie Chinoise et aux environs de Pékin;
par
E. Ménétriés.
Il y a quelques années, l’Académie des sciences
réçnt du Département Asiatique un collection d’insectes
(jui avaient été rapportés par la Mission Russe; ces
insectes avaient été récoltés dans les Steppes de la
Mongolie chinoise et jusqu’aux environs do Pékin; je
me proposai d’en donner un catalogue raisonné, et à
cet clfet j’attendais l'occasion de compléter cet ouvrage
à l’aide do nouveaux envois. Aujourd’lnii, j’ai dû
céder à la prière qu’on m’en a faite, de donner la
1) llliger a menlionnn celle espèce dans le vol. VI de .son Magasin
pag. 342.
27
description des nouvelles espèces, ce dont du reste je
m’acquitte avec plaisir.
Necuopiiorcs plagutus, Nob.
Mininnis, ater, subtus flavescenti-pubescens; elytris
punctatis, macula anteriore subrotundata usque ad margi-
nem rufa; palpis ferrugineis.
Long. G 1. (y coin[)ris l’abdomen).
Larg. 2 1. (prise de l’extrémité des élytres).
Cette espèce est jusqu’à présent la plus petite
du geni’e.
La tôte est assez convexe, de forme triangulaire
en avant, et d’un noir luisant; le chaperon est bordé
de ferrugineux, ce qui est aussi la couleur de l’extré-
mité des palpes; la tôte est couverte de points im-
primés peu serrés, une ligne longitudinale au dessus
des yeux forme un l)Ourrolet d’inégale é|Jaisseur; le
premier article des antennes est brun et pubescent;
le cou ou prolongement de la tôte simule un bourre-
let couvert de points très fortement imprimés et très
serrés. Le corselet est d’un noir luisant, de forme
presque orbiculaire, se rétrécissant un peu avant 1 ex-
trémité où il s’ai-rondit, et présente une faible échan-
crure au milieu de sa base; il est assez convexe et
les côtés sont déprimés sur toute la moitié [)Ostérieure
du corselet; il est couvei't de points iiriprimés très
serrés, et très marqués sur les bords. L’écusson est
grand, un ])cu triangulaire, arrondi à l’extrémité, et
pubescent sur les trois quarts antérieurs. Les élytres
sont près du double plus longues que le corselet,
plus larges à leur extrémité qu’à leur base, avec les
2S
angles huiuéraux saillants; elles sont arrondies à l’cx-
tréniité et chacune est tle plus échancrée près de la
suture, au bord postérieur; elles sont d’un noir luisant,
ayant chacune sur le milieu antérieur une tache d’un
roux clair, qui remonte extérieurement jusqu’à la base
de l’élytre, et laisse ainsi la protubérance humérale
noire; postérieurement cette tache est un peu sinuée,
et vers le bord interne elle n’atteint |)as tout-à-fait la
suture; elles sont couvertes de points imprimés peu
serrés, quoique assez marqués, et de plus l’on ré-
marque sur chaque élytre deux côtes longitudinales
peu sensibles; elles sont bordées de poils roussàtres.
La poitrine présente sur les côtés une ligne roussàtre,
qui parait être la continuation de la tache de l’élytre.
Le dessous du corps, l’abdomen et les pattes sont
il’un noir profond, avec une forte pubescence d’un
roux clair, et chaque anneau de l’abdomen, en dessus
comme eu dessous est frangé d’un roux clair.
Melolontiia Mongolica, Nob.
Oblonga, convexa, diliite-castanea albido-tomentosa;
thorace subconvexo, lateribus rotundalis vix emarginatis;
corpore lateribus maculis albidis obtiteratis; pedibus in-
crassatis castaneis.
Long. 10—11 1. — larg. 5— I.
Le hanneton est un peu plus petit que la M.
vulgaris ou à peu-|)rcs de la taille du M. kippoemtani,
mais il m’a parru un i)eu plus court, surtout la fe-
melle, un peu plus parallèle et plus convexe. Sa
couleur générale est d’un châtain clair; il est en-
2!)
tièreirient couvert de poils d’un gris blanchâtre , ces
])oils sont très courts et assez serrés surtout sur
l’abdomen.
La tète par sa forme ressemble à celle de la
M. vulgaris, mais sa couleur est châtain. Le corselet
est de la dite couleur, mais il est plus convexe, et
un peu plus long que celui de la M. vulgaris; les
angles antérieurs sont saillants, sans être aigus; les
bords latéraux sont arrondis et rentrent fort peu en
dedans avant l’angle postérieur, ce qui lui donne une
toute autre forme, et facile à saisir môme à la pre-
mière vue; les cils qui le bordent postérieurement
sont roussâtres. L’écusson est de la couleur du reste
du corps. Les élytres sont un peu plus courtes que
celles de la M. vulgaris, moins étroites à la base, ce
qui les biit paraître plus parallèles; elles sont ainsi
que le corselet recouvertes d’un duvet très fin d’un
gris blanchâtre; les côtes élevées sont moins saillantes
que chez l’espèce comparative, et môme les deux
côtes extérieures sont à peine visibles. Le thorax est
couvert de longs poils assez serrés, et un j)eu rous-
sâtres. léabdomen a une teinte générale de châtain
un peu rosé, et couvert de très jretits [)oils très ser-
rés et blanchâtres; les taches latérales que l’on re-
marque sur chaque anneau de l’abdomen sont, dans
les deux sexes, peu sensibles et apparaissent beau-
coup plus petites et blanchâtres, ressemblance que
cette espèce présente avec la M. Anketeri. Les pattes
sont entièrement d’un châtain rougeâtre, pubescentes,
ayant les trois épines des jambes antérieures |)lus
prononcées et noirâtres; les pattes postérieures, sur-
30
tout chez la femelle, m’ont parues plus épaises que
chez l’espèce citée.
Le hanneton de Mongolie est assez bien caracté-
risé ])ar sa teinte générale, par la structure de son
corselet et enfin par la couleur de l’abdomen; il fait
le passage de la M. vulgaris à VAnketeri.
Hypsosoma Mongolica, nov. gen., nov. spec.
Ilypsosoma — vjl)og alliludo, corpus.
Caractères du jçenre.
Menton mitréforme, à angles latéraux peu mar-
qués, à échancrure antérieure peu profonde mais an-
gulaire.
Palpes labiaux peu saillants, dernier article tron-
qué à l’extrémité.
Palpes maxillaires assez saillants, presque fili-
formes; dernier aiticle [)lus épais que les autres et
sécuriforme.
Mandibules cachées dans l’inaction, à peine biden-
tées à l’extrémité.
Labre petit, caché dans le repos.
Antennes filiformes; deuxième article court, troi-
sième presqu’aiissi long que les deux suivants réunis,
les autres à-peu-près de môme longueur entr’eux, un
peu dilatés en dedans, les deux derniers un peu j)lus
courts et tronqués obliquement; le pénultième presque
globuleux, le dernier se terminant en pointe.
L’épistorne assez avancé, s’arrondissant antérieu-
rement.
Les yeux Iransverses et peu saillants.
Le Prolhoraæ ou corselet assez convexe, trans-
versal, écliancré antérieurement et rétréci [)rès de
la base.
L’écusson [)etit et formant un bourrelet.
Les éhjtres un peu déprimées, un [)eu moins
larges à leur base que dans leur milieu, et s’allon-
geant en pointe; la base est rebordée en bourrelet
et les bords latéraux forment une carène arrondie.
L’abdomen est convexe.
Les pattes sont assez grêles, les cuisses sont
faiblement renllées.
Ce genre a|)partient à la tribu des Tentyrides et
est assez voisin du genre Ilomala, Esch., Tlialpophila,
Sol., mais il s’en distingue surtout par la forme de
son corselet et de ses élytres; l’échancrure du men-
ton est |)lus anguleuse, les mandibules sont à peine
bidentées, et les antennes ont leurs deux der-
niers articles plus courts que les autres et plus
globuleux.
IIyp.sosoma Mongolica, Nob.
Nirjro-obsbura, sublus violaceo-micans; capite tho-
raceque punctis densis longioribus; thorace transverso con-
veœo, poslerius angustalo, angulis postkis rectis; elytris
subdeplanalis , elongato - ovatis , valde acummatis, crebre
punclatis, luteribus bicarinatis subrugosis.
Long. 5 1. — larg. 2 I.
Cet insecte, par son habitus, s’éloigne du genre
auprès du quel j’ai cru devoir le placer.
Il est en général d’un noir mat, qui prend un
léger reflêt violet en dessous; les palf)es et les tarses
32
sont bruns. J.a tôte est assez grosse en proportion,
assez avancée et recouverte, ainsi que le corselet, de
points imprimés de forme allongée, et très serrés; elle
est un peu convexe postérieurement et un peu dé-
primée en avant, où l’on remarque à l'extrémité une
impression transversale. Le corselet est plus large
que long, écliancré antérieurement, coupé presque
carrément postérieurement; les bords latéraux sont un
peu déprimés, arrondis, puis se rétrécissent vers la
base; les angles antérieurs sont assez prohéminens et
arrondis, les postérieurs sont aigus; il est assez con-
vexe et présente un très léger bourrelet en avant et
en arrière. Les élytres sont à leur base un peu
moins larges que le corselet, s’élargissant ensuite sur
les côtés, puis se rétrécissant fortement et sont ter-
minées en ])ointe arrondie; leur bord antérieur forme
bourrelet, et le bord latéral une carène arrondie;
puis, près de celui-ci et intérieurement se voit une
ligne élevée qui n’atteint pas l’extrémité, et prend
naissance à la protubérance humérale; enfin l’on re-
marque sur la moitié antérieure des élytres quelques
lignes élevées peu marquées, qui s’oblitèrent môme
tout-A-fait près de la suture; elles sont couvertes de
point ronds imprimés, très serrés mais moins marqués
vers la suture que près des bords latéraux, où ils se
confondent presque entr’eux. Le dessous du corps
est couvert de points imprimés très serrés, qui sont
plus marqués sur le corselet inférieur ou thorax, et
très [)eu marqués au contraire et moins serrés sur
l’abdomen et les cuisses.
33
Melanesthes maximus, Nob.
Niger, subnihdus, antennis palpis tarsisque rufo-
piceis; capitc anguloso-marginato, thoraceque crehre punc-
tatis; thorace latissimo, antice valde emarginato, lateribus
explanato—marginatis; elytris subovatis, eonvecois, gramdia
minutis numorosis scnbris.
Long. 5—51/2 1. — larg. 21/2—2% 1.
Cette espèce a beaucoup de rapport avec le M.
laticolHs, Falderm., Bullet. de la Soc. des Natural. de
Moscou, 1835, p. 167, mais elle est presque du double
plus grande; la couleur générale est d’un noir un peu
luisant; l’échancrure de la tète est assez profonde et
plus anguleuse; la ponctuation de la tète et du cor-
selet est à-peu-près la môme, mais les points m’ont
parrus plus distincts et plus profonds.
Le corselet e.st du double plus large que la tète,
très échancré antérieurement avec les bords latéraux
fortement arrondis, déprimés et à peine relevés (tan-
dis qu’ils le sont fortement chez le M. laticollis); les
angles antérieurs sont très prohéminents et leur pointe
est arrondie; les angles postérieurs sont peu visibles;
le long du bord postérieur, et près de celui-ci, longe
nn sillon profond, échancré au milieu en forme d’aco-
lade, qui remonte un peu vers le quart de la lon-
gueur du corselet, de manière à former à cet endroit
une fossette, puis ce sillon se continue, mais est moins
large jusqu’à l’angle postérieure, ce qui fait paraître le
corselet bordé postérieurement d’un bourrelet échancré.
Les élytres sont à-peu-près de la longueur du corse-
let, mais depuis leur tiers postérieur, où elles sont
3
34
déprimées, elles se rétrécissent jusqu’à leur extrémité,
elles sont assez convexes et recouvertes de très pe-
tits points élevés, très serrés et placés irrégulière-
ment,- ces points, un peu triangulaires apparaissent
plus saillants sur la moitié postérieure de l’élytre, tan-
dis que près de la suture ils s’oblitèrent presque tout-
à-fait; chez certains individus on apperçoit les traces
de sillons longitudinaux. En dessous l’insecte est très
fortement ponctué, et sur les côtés Inférieurs du cor-
selet, on remarque des rides longitudinales très n)ar-
quées; les deux premiers articles de l’abdomen et la
base du troisième ont également sur toute leur sur-
face des rides longitudinales moins saillantes et très
serrées; le bord postérieur des deux avants derniers
articles ont dans leur milieu une bordure roussâtre.
Les jandies sont couvertes de tubérosités anguleuses
et épineuses; les antérieures sont élargies, déprimées,
puis écbancrées à leur bord externe, mais cette échan-
crure est terminée à chacune de ses extrémités, pat-
un tubercule moins allongé que chez le M. laticollis,
et l’on remarque quelquefois un ou deux autres plus
petits, situés sur le milieu de cette échancrure. La
bouche est roussâtre, les antennes sont brunes avec
l’extrémité plus claire. Les tarses sont d’un brun-
roussâtre.
Blaps gbandlosa, Nob.
Atra subopaca alvtaæa; Ihnrace subquadrato , deme
aut rvrioso-punclato, lalpribm explanalo-marginatis; e.lytris
suboi^alis, apice produclis, prope suturmi subtilissirm stria-
tis, punctis minutis numerosis scabnma/.lis.
Long. 9 1. — larg. 1.
35
Cette espèce se rapproche beaucoup de la B.
granuUUa, Gebl., par la forme et la grandeur, mais il
est facile de l’eu distinguer: le corselet a ses bords
latéraux plus largement rebordés, et les points des
élytres sont un peu en dents de râpe.
La tête est assez allongée et moins échancrée
en avant que la B. granulata, Gebl.; elle est couverte
de points imprimés plus serrés et moins profonds sur
le derrière de la tête qu’antérieurement. Le corselet
est presque carré, s’arrondissant antérieurement, où il
est plus échancré que chez l’espèce comparative; il
s’élargit un peu dans son milieu, et il est coupé à
peu-près carrément à son bord postérieur; il est très
peu convexe dans son milieu, et les bords latéraux
sont relevés; les angles antérieurs sont nuis, les pos-
térieurs sont sensibles mais arrondis; il est tout cou-
vert de points imprimés très serrés et qui, sur les
côtés du corselet, se confondent souvent entr’eux; sur
le milieu on remarque une ligne courte, élevée et
lisse. L’écusson est petit, large et couvert d’une pu-
bescence roussâtre qui s’étend surtout le long de la
base du corselet. Les élytres commencent à se di-
later à partir de leur base, et se rétrécissent plus
subitement à leur extrémité, où elles sont terminées
en un prolongement dont les bourrelets, qui forment
la pointe de chaque élytre, sont écartés entr’eux dans
toute leur longueur; elles sont peu convexes, et cou-
vertes d’une granulation écailleuse, à forme peu pro-
noncée; on remarque eu outre des points élevés, ter-
minés par une légère pointe dirigée en arrière, ce
qui les fait paraître un peu en dents de râpe; ces
36
points sont (in reste petits, très serrés et irrégulière-
ment placés, si ce n’est sur la moitié interne de
chacpie élytre, où ils paraissent se placer entre des
lignes finement imprimées, quoique peu marquées. Le
dessous du corps est couvert de points imprimés très
serrés et qui se confondent quelquefois entr’eux; les
points qui recouvrent les |)attes sont plus gros, plus
marqués et moins serrés, il parait sortir un poil de
chacun; les tarses sont en dessous couverts de poils
roussâtres.
Cette espèce se trouve aussi à Irkutsk.
Mylabris famelica, Nob.
Yillo&a, nigra nüida; elytris fulvis, macula lineari
puncto ad basin, fascia media, macula punctoque ad api-
cem atquc apicali nigris.
Long. 7 1. — larg. 2 Va 1-
Cette espèce est plus grande que la M. 14-
punctata; tout le corps est d’un noir luisant, fortement
poilu, les élytres sont d’un jaune fauve avec les
bandes noires. La tète est fortement déprimée en
avant, assez convexe en arrière, couverte de points
imprimés très serrés, mais qui ne se confondent pas
entr’eux; elle est couverte de poils noirs assez longs;
les yeux sont d’un noir mat; les antennes ont leurs
derniers articles couverts d’une très courte pubescence
grisâtre. Le corselet est plus long que large, plus
étroit en avant qu’à la base; il est convexe, avec le
bord postérieur, un peu en bourrelet réfléchi, et fai-
blement échancré dans son milieu; il est d’un noir
37
luisant, couvert des points enfoncés très serrés, mais
qui ne se confondent pas entr’eux; il est couvert de
poils assez longs et noirs. L’écusson est de forme
orbiculaire, se rétrécit vers son tiers antérieur; il est
moins luisant et fortement ponctué. Les élytres sont
assez allongées, et s’élargissent insensiblement depuis
leur base jusqu’à l’extrémité, où chaque élytre se ter-
mine en s’arrondissant; elles sont d’un jaune fauve,
couvertes de points [trofonds très serrés et qui se
confondent entr’eux; l’on voit de plus sur chacune
deux lignes longitudinales élevées; une bande étroite
occupe la base des élytres, d’un côté elle entoure
l’écusson et se termine en pointe derrière celui-ci, de
l’autre cette bande se prolonge un peu le long du
bord externe en s’élargissant, et touche le plus sou-
vent à un gros point qui s’étend jusque près de la
suture; vers le milieu de l’élytre est une bande trans-
versale irrégulière, qui ne touche ni le bord externe
ni la suture, et parait formée de deux taches réunies;
près de l’extrémité se trouve une tache à peu-près
ronde, mais fortement échancrée en avant; entre
celle-ci et la suture se voit un petit point rond qui
se trouve souvent réuni à la tache, chez les individus
du Caucase, ce qui n’est pas le cas chez les exem-
plaires provenant de la Chine; toutes ces bandes et
taches sont noires; enfin l’extrémité de chaque élytre
est bordée étroitement de noir. Le corps est d’un
noir luisant fortement ponctué et couvert de poils
assez longs et noirs; les pattes sont d’un noir luisant,
couvertes de points très serrés et de poils éparses,
courts et grisâtres, indépendamment d’autres longs
38
poils éparses que l’on y remarque çà et là; les cro-
chets des tarses sont roussâtres.
Parmi les individus reçus de la Chine, un seul
était noté comme pris à Pékin. Les individus que
je trouvai sur les montagnes du Caucase ne diffèrent
presque pas de ceux envoyés de la Chine, et si je
n’ai pas décrit cette espèce précédamment, c’est au
dire de M. le Comte Déjean, qui la regarda comme
une variété de la M. 1 4-punclata, ainsi qu’on peut
le voir dans la dernière édition de son Catalogue,
page 245.
Dorcadion exaratum, Nob.
Crassum, aterrimum nitidum, glabmm, subtus pu-
besems; tliorace punctato—rugoso büuberculato ; elytris sex-
sulcatis.
Long. 7—9 1. — larg. 3*/^— 4 I.
Il est de la grandeur du D. corpulenkim, Man-
nerh., et à peu-près de la môme forme, le mâle est
un peu moins large et plus allongé; sa couleur est
d’un beau noir vernissé sur les élytres et sous le
corps. La tôte est forte et déprimée en avant, elle
est couverte de gros points enfoncés, très serrés, qui
se confondent entr’eux sur le dessus de la tôte entre
les antennes; elle présente postérieurement une ligne
longitudinale courte et fortement imprimée, qui part
de la base et n’atteint pas le milieu de la tôte; de
chaque côté de cette ligne, et près du corselet, se
remarque une place lisse et sans points imprimés; les
mandibules sont lisses à l’extrémité; le premier article
des antennes est asses long, robuste, d’égale grosseur
3»
dans toute sa longueur, mais il s’amincit subitement
à sa base vers le bord externe, il est fortement
ponctué, tandisque les autres articles le sont beau-
coup moins profondément. Le corselet est d’un noir
moins brillant que les élytres, il est de la largeur de
la tête, un peu moins large dans son milieu, où il est
armé d’une épine à son bord externe; il est très for-
tement rugueux; la ligne longitudinale est sensible, et
l’on remarque sur le milieu du corselet et de chaque
côté un tubercule peu saillant chez le môle, et quel-
quefois un troisième placé près de la base. L’écus-
son est large, arrondi postérieurement et lisse. Les
élytres sont de forme ovale allongée chez le mâle, et
elles sont plus larges chez la femelle, et de plus assez
convexes; elles se terminent en s’arrondissant chacune
séparément; l’angle huméral est très saillant, quoique
arrondi; sur chaque élytre on compte trois carrènes
fortement prononcées, et les intervalles sont |)lus pro-
fonds chez la femelle; il est à remarquer que chez le
mâle la carrène du milieu de chaque élytre s’oblitère
quelquefois presque tout-à-fait; le bord externe de
l’élytre est limité par une carrènc étroite et tran-
chante; la suture est saillante et forme même une fine
ligne élevé; les élytres sont chez le mâle couvertes
de points imprimés très serrés, qui se confondent
entr’eux sur les côtés élevés, tandis que chez la fe-
melle, ces points sont moins serrés, moins profondé-
ment imprimés et souvent môme visibles qu’avec une
loupe. Les pattes sont faiblement rugueuses et cou-
vertes d’une pubescence d’un roussâtre clair, surtout
sur les jambes et les tarses; l’abdomen parait lisse
4(»
et couvert également d’une légère pubescence, sur-
tout à l’extrémité des anneaux chez les mâles, où les
poils sont plus serrés.
CiiBYsoMELA vABioLosA, Maunerli. Dej., Catal., 3:e
édit., p. 425.
Obovata, purpureo-violacea splendens; thorace lateri-
bus incrassato; elytris punclis impressis irregulariter dis-
tantibus in sérié disposilis; antennarum arliculis i-primo-
ribus fulvis.
Long. 3—31/2 1. — larg. 2— 2V^ 1.
Cette espèce est très voisine de la C. perforata,
Gebl., in Ledebur’s Reise, T. 111, Appendix, à laquelle
peut-être faudra-t-il rapporter la C. purpurata, Fald.,
Bullet. des Natur. de Moscou, 1833, T. VI, p. 70, —
qui à en juger par la description est au moins une
espèce des plus voisines.
La couleur de notre espèce ta fait de suite dis-
tinguer, et sur plus de 30 exemplaires que j’ai à ma
disposition, aucun ne m’a offert des différences sen-
sibles entr’eux; tous sont d’un beau violet pourpré
brillant, et sur le milieu des élytres, on voit quelque-
fois un faible reflôt verdâtre, selon les inflexions de
la lumière, tandis que la C. perforata, Gebl., a les
élytres d’un vert brillant à reflêt violet, et les points
imprimés sont moins serrés et restent d’un violet
pourpré n’importe la couleur de t’élytre. La tête est
finement ponctuée, et l’impression courte entre les an-
tennes est moins profonde; les antennes sont d’un
brun foncé, à l’exception des quatre premiers articles
qui sont fauves. Le corselet est parfaitement sem-
41
blable à celui de l’espèce comparative et de même,
chez certains individus, il brille de reflets verdâtres
selon la lumière; il est rebordé, et sur les côtés on
voit de gros points imprimés qui se confondent sou-
vent entr’eux surtout près du bourrelet latéral; sur le
reste du corselet l'on remarque des petits points im-
primés, qui sont moins serrés sur le milieu. Les
élytres ont à peu-près la même forme que celles do
la C. perforata, et m’ont parru un peu plus compri-
mées; elles sont couvertes de gros points imprimés
plus serrés, plus irrégulièrement disposés en lignes,
et non rapprochés deux à deux comme chez l’espèce
citée plus haut; enfin chez notre espèce l’éloignement
entre les points est très inégal, et quelquefois même
ces points sont si rapprochés et réunis par de plus
petits, qu’ils figurent une place rugueuse; les inter-
valles sont couverts de points irrégulièrement placés
qui sont plus petits mais plus visibles que chez la C.
perforata, de sorte que les élytres de notre espèce
semblent au premier abord beaucoup moins lisses,
puisque les points sont en général plus grands et plus
serrés; chez quelques individus où ces lignes de points
sont un peu disposées par paires, l’on voit l’intervalle
un peu en côte élevée. En dessous la teinte verdâtre
domine quelquefois, mais les pattes sont toujours d’un
violet pourpré; les tarses sont grisâtres, et le dessous
est d’une teinte plus jaunâtre.
Cette espèce se trouve aussi à Kiachta.
42
Notices.
Meligethes viridescens cause beaucoup de dégâts
aux fleurs des arbres fruitiers, surtout aux pommiers,
en empêchant la fructification.
ÂNOBitM striatum dévaste les cerceaux en bois de
saule, dans les magazins de droguéries. Il les réduit
complètement en poudre.
Anobiüm paniceum ronge la racine de VAnaetum
phoeniculum dans les mômes endroits que le précé-
dent, faisant des galleries verticales. (Communication
de M. Reer.)
Tenebbio molitor, mange avec beaucoup d'avidité
d’autres insectes, par ex. les Phryganides, qu’il sait
altrapper vivantes.
Brcchüs seminarim hiberne comme insecte parfait
dans les graines de l’OroÔMS tuberosus.
Blatta germanica, quoique nuisible dans nos cui-
sines, est un insecte utile, détruisant les teignes et
autres insectes destructeurs. J’ai eu l’occasion d’ob-
server comment la Blatta attaque la teigne et après
l’avoir mordu à la poitrine, la rend incapable de s’en-
voler puis lâchant sa proie, court autour et se jette
ensuite sur le papillon, finissant par le tuer et le
dévorer.
Cai.liptamüs italicus. La plante préférée à toutes
les autres, par cette sauterelle est la Hypockoeris rna-
culata, L.. MoiOMafi. C’est donc cette plante qu’il faut
détruire de préférence dans le voisinage des champs
de blés. (Communication de M. Leon Narichkine.)
43
Bombyx mori. Comme surrogat de nourriture pour
les vers-à-soie on a mamies fois proposé les feuilles
(le laitue, de différentes espèces de Scorzonera et
d’autres plantes qui croissent spontanément en Eu-
rope, mais les expériences n’ont pas toujours prouvé
l’efficacité de ces moyens, puis on a essayé de sé-
cher et de pulvériser les feuilles du mûrier, pour en
saupoudrer les feuilles de Scorzonères. Ce moyen a
beaucoup mieux réussi. (Communication de M. Mé-
nétriés.)
Butalis pyrophagella , Kollar. D’après des exem-
plaires types reçus de M. Kollar lui môme, cette es-
pèce est synonyme de la Butalis cerealella, F.
CiiLORAPs Hespini, Guérin, parait-être le même que
le Chl. taeniopus, Meigen.
La poudre, dite persane, contre les insectes, et qui
se fait principalement des Pyrethrum roseum et P. cau-
casicum, s’est montrée très efficace contre les Phaedon
et leur larves qui dévastent les jeunes plantes du
chou. On tamise un peu de ^ cette poudre sur les
plantes attaquées, ce qui fait mourir tous les insectes
qui s’y trouvent. (Communication de M:r Schyd-
lovsky.)
On a également réussi en employant cette môme
poudre dans les serres chaudes, dans le but de
préserver les pôchers contre l’attaque nocturne des
Otiorhynchus. On jette un peu de cette poudre au-
tour du tronc, près de la racine, de sorte que l’in-
secte n’est pas en état de grimper de la terre sur le
tronc. (Communication du Général Zacharjevsky.)
+4
Un poison très actif pour les mouches de nos
chambres (Musca domestica) est le Cobalt jette dans de
l’eau sucrée. (Communication de M. Reer.)
Pour préparer les larves, voici une méthode fort
recommendable: C’est de les tuer par la chaleur et
de continuer d’entretenir cette dernière jusqu'à ce
que la larve sèche, entièrement. (Communication de
M. I. Kouschakevitsch.)
Météorologie Entomologique pour S:t Pétersbourg.
3 JüiLi.ET. Phaedon cochleariae i. c. Mycetophagus
i-niaculatus. Mysiax azurea. Rhyncophila bimaculata.
4 Juillet. Microgasler globatus. Mystaæ longicorms.
5 Juillet. Hyponomeutha evonymella.
8 Juillet. Larves de la Pontia brassicae commen-
cent à se transformer en chrysalide; chez les indivi-
dus qui nourissent à leurs dépens, des larves d’/c/i-
neumonides, ces dernières sortent du corps et se trans-
forment en peu de minutes en cocons.
10 Juillet. Tilia mropaea en fleur.
11 Juillet. Hemitelm tristator^f sort des cocons,
formés par les larves qui rongent l’intérieur du corps
de la larve de la Pontia brassicae.
12 Juillet. Criocephalus rusticus. Ribes rubrum
commence à mûrir.
14 Juillet. Tenebrio tnolitor en quantité, présage
sûr de pluie.
45
16 Juillet. Pluie le matin. L’influence cholérique
dans l'air se soutient.
. 17 Juillet. Pluie et orage, mais peu déclairs.
Nouveautés.
Cabphurus transparipmnis , Motsch., plus petit que
VAxinotarsus pulicarnis et proportionellement plus court,
plus large et plus bombé, noir, avec le corselet rous-
sâtre. Elytres marquées sur toute la raotié posté-
rieure d’une teinte blanchâtre, comme transparente.
Seulement des femelles. Indes orientales.
C.ARPHURUs nigripennis, Motsch., plus grand que le
précédent, avec les élytres et les quatre cuisses pos-
térieures noires. Abdomen beaucoup plus long que
les élytres, noir à l’exception du pénultième segment,
qui est jaune comme la tête et le corselet. Mâle.
Indes orientales.
Helsirigfors, Imprimerie de la Sociélé de Litérature Finnoi.^e, 18.54.
Imprimatur: H. Molander.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1854.
1 Mars. Motschnlsky, Lampyrides (fin), id. Coléoptères
dn nord de la Chine, id. Snr l’Anthrenns mnseomm.
Obert, snr la larve et là chrysalide de la Cerandria
comnta. Nonveantés.
Lampyrides
par V. de M.
(Fin.)
130, Delopleürus fuscus, M., pas plus grand
qu’une Anaetia praeusla, F., mais plus étroit. Couleur
d'un brun jaunâtre, avec les bords du corselet, les
pattes et les antennes testacées. Yeux grands, noirs.
Tout le dessus couvert d’un poil cendré, peu serré.
Corselet comme chez les Luciola, mais plus transversal
et plus plane. Elytres presque réticulées, nervures
très peu visibles. Long. 1% 1. — larg. % 1. Du
Musée de Berlin, recueilli par le D:r Peters à Tette
sur les côtes de Mozambique.
131, CüRTOs mongolicus, M., forme des Luciola,
mais applati sur le dos, avec la nervure latérale
des chaque élytre élevé en côte saillante. De cou-
4
48
leur testacée très claire; tête, yeux, abdomen, ailes et
l’extrémité des elytres noirs. Ces dernières couvertes de
gros points épars. Long. 2% I- — larg. 1 1. Mon-
golie et Chine boréale.
132, CoLOPHOTU praeusta, Eschscholtz, d’un tes-
tacé très pâle; tête et extrémité des élytres noire;
base et extrémité des antennes et des tarses de teinte
fuligineuse. Ponctuation des élytres fine et serrée.
Long. 3V4 1- — IV3 1- ^Igs Philippines.
Ldciola Laporte.
a, espèces de couleur plus ou moins teslacée sur les élytres.
133, Luciola testacea, M., petite, assez parallèle.
D’un testacé clair, avec la tète et l’extrémité des
élytres noires; dessous du corps, jambes, tarses et
antennes rembrunies. Ponctuation des élytres bien
marquée et serrée. Dernier segment de l’abdo-
tnen formant au milieu un triangle très saillant; seg-
ment pygidal échancré. Long. 2% h — larg. % 1.
Indes orientales.
134, Luciola japonica, Thunberg; forme et taille
de la L. üalica, mais entièrement d’un testacé clair,
avec les yeux, le dessus de la tête, le bord extérieur
du 5:ième segment de l’abdomen et deux petites ta-
ches à la base et vers l’extrémité des élytres noirs;
celles-ci sont un peu brunâtres, ce qui fait ressortir
la couleur claire des bords, de la suture et de l’écus-
son; parties de la bouche, antennes et tarses rem-
brunies. Sur le milieu du corselet on voit les ves-
tiges de deux petites taches brunâtres. Elytres régu-
lièrement ponctuées en stries, quatre nervures dis-
49
tinctes et claires. Long. 3 1. — larg. 1 V4 I- De
la laponie. M. S:t P.
134, Luciola vespertina, FOrster-L., plus grande
et surtout plus large que la L. italica, d’un jaune
roussâtre presque transparent, luisant et recouverte de
poils grisâtres peu serrés; tête, ailes et l’extrémité
des élytres noirâtres; yeux et front très noirs; par-
ties de la bouche, antennes et tarses fuligineux. —
Ponctuation des élytres irrégulière, nervures peu mar-
quées. Avant-dernier segment du dessous de l’ab-
domen profondément échancré en triangle, le dernier
de même mais beaucoup moins fortement. Long, 1.
— larg. 1 Ya 1. Indes orientales.
M. Laporte place comme synonyme de cette es-
pèce la L. vespertina, F.
136, Ldciola capemis, F., taille de la L. noctihca,
mais plus ovale et plus convexe. D’un testacé clair;
élytres grises à bords jaunes, yeux et tarses noirs,
antennes, palpes et jambes antérieures moins foncées.
Ponctuation des élytres bien marquée et irrégulière,
recouverte de poils grisâtres peu serrés; nervures peu
distinctes. L’avant-dernier segment du dessous de
l’abdomen largement découpé en arc et marqué en
dedans du bord extérieur d’une ligne parallèle; seg-
ment pigydal triangulaire. Long. 5 1. — larg 2 1.
Cap de bonne Espérence. M. S:t P.
137, Lüciola exokta, M. B., >) taille et forme de
la précédente, mais de couleur plus grise sur le mi-
lieu du corselet, des élytres et du dessous du corps.
1) M. B. signifié Musée de Berlin.
50
Pubescence plus épaise et plus cendrée. Long. 4% 1.
— larg. 1% 1. ïette Mozambique de la récolte du
Docteur Peters.
Lampyris apicalis, Eschsch., *) Luciola melanura,
Lap. du Sénégal, et Luciola Goudotii, Lap. de Mada-
gascar, appartiennent à cette division.
b, Espèces de couleur plus ou moins noire sur les élylres.
f, forme convexe rajnassée, un peu dilatée postérieurement.
138, Lüciola circumdata, M., également de la
forme ovalaire et convexe des précédentes, mais de
couleurs plus foncées. D’un noir brunâtre; corselet,
écusson et tous les bords des élytres, ainsi que la
poitrine, les cuisses et la base des jambes d’un tes-
tacé roussâtre; tête et yeux noirs. Ces derniers
avec des impressions qui forment des héxagones
plus ou moins réguliers. Dernier segment du des-
sous de l’abdomen découpé de chaque côté du
bord extérieur, ce qui fait avancer un peu la partie
du milieu et recouvrir la base du segment pigydal,
qui a la forme d’une lame obtuse. Elytres presque
ponctuées en stries, nervures distinctes. Long. 4 1. —
larg. 2 1. Indes orientales.
139, Lüciola rnehadiensis, Dabi., forme ovalaire
assez large et convexe des précédentes. D’un rouge
jaunâtre assez vif; tête et élytres noires, luisantes;
antennes, palpes, tarses et le 4:ième segment de l’ab-
domen rembrunies. L’avant-dernier segment de l’ab-
I) Le.s espèces d’Eschschollz sont décriles dans ses "Entonw-
graphien.”
51
domen découpé en triangle sur son milieu, chez la Ç,
le dernier segment échancré. Elytres un peu élargies
postérieurement, rugueuses, nervures distinctes. Long.
4y2 1. — lafg- 2V5 1. Hongrie méridional (Bannat) et
Turquie.
140, Luciola collaris, M., plus allongée, plus étroite
et moins convexe que la L. mehadiensis. Corselet
moins dilaté sur les côtés, presqu’en demi-cercle, sur-
tout chez le mâle; ponctuation plus prononcée; angles
postérieurs plus arrondis et moins saillants. Ecusson
plus triangulaire, extrémité pointue. Elytres plus pa-
rallèles, nervures plus distinctes. Tout l’abdomen, à
l’exception des segments phos[)horescents, d’un noir
luisant, ainsi que la tête, les yeux et les élytres. L’a-
vant-dernier segment de l’abdomen faiblement sinuéi
chez la le dernier est échancré.
^ Long. 3% 1. — larg. 1% 1.
CÎ Long. 4 Va I. — larg. 1% I.
Des parties occidentales de la Russie méridionale.
141, Lüciola minuta, M., très voisine par la forme
et les couleurs de la L. mehadiensis, mais quatre fois
plus petite, étant ainsi une des plus petites espèces
du genre. D’un noir brunâtre, avec l'écusson, le cor-
selet, la poitrine, les cuisses et les jambes d’une teinte
testacée plus ou moins rougeâtre. Elytres aussi forte-
ment ponctuées que le corselet, à nervures peu distinctes.
Echancrures sur le bord extérieur des derniers seg-
ments du dessous de l’abdomen peu piononcées. Long.
2 1. — larg. 1 1. Dalmatie?
52
ff, Forrm peu convexe^ allongée.
0, corselet unicolor.
142, LuctoLA lusitanica, Charpentier. D’un noir
un peu brunâtre; corselet, écusson, poitrine et cuisses
d'un jaune roussâtre; antennes, jambes et tarses rem-
brunies. Long. 4 — 5 1. — larg. — l'Yj 1. Por-
tugal et généralement l’Europe méridionale jusqu’au
Caucase.
Les Lwmpyris italica F. et Colophotia mingrelica
Mannh. appartiennent à cette espèce.
143, Lüciola mingrelica, Mannh., elle atteint à peu
près la taille de la L. lusitanica, mais s’en distingue
facilement par son corselet, plus étroit, plus fortement
ponctué et moins luisant; les côtés latéraux sont cou-
pés obliquement vers la tète; les angles postérieurs
plus saillants et dirigés latéralement. Ecusson plus
triangulaire. Long. 4 — 1. — larg. — 1% 1. Min-
grélie et Hongrie.
144, Luciola caucasica, M., plus petite et plus
déprimée que la précédente, ayant les mômes couleurs
à l’exception des tarses qui sont plus clairs. Corse-
let plus court, côtés latéraux plus fortement atténués
antérieurement, moins arqués, angles postérieurs plus
saillants; ponctuation plus forte. Long. 3 1. — larg.
1^5 1. Montagnes du Caucase.
Peut-être est-ce une simple variété de la L. min-
grelica, Mannh.
145, Luciola obtusangula, M., taille et couleurs
de la Luciola caucasica, mais facile à distinguer de
toutes ses congénaires par les angles postérieurs du
53
corselet courts et très arrondis; côtés latéraux arqués;
ponctuation plus forte et plus serrée que chez la L.
lusüanica. Nervures des élytres peu marquées. Long.
3 1. — larg. lYg 1. Italie et Tauride.
M. Villa m’a donné un exemplaire de cette
espèce sous le nom de L. italica, qui provenait des
environs de Milan.
146, Lüciola indica, M., plus petite que les pré-
cédentes ayant des couleurs analogues. Segments
phosphorescents de l’abdomen parsemés de petits
points de teinte foncée; le dernier segment forte-
ment découpé de chaque côté et avancé en lamelle
fourchue et couvert de poils. Corselet fortement ponctué
et coupé carrément à la base, ayant les angles posté-
rieurs aigus et peu saillants. Long. 2 1. — larg. 1.
Indes orientales.
Outre ces espèces, viennent encore: Luciola vü-
tata, Lap. de lava, Luciola madagascarius ? Guérin,
Lampyris auslralis F., Luciola marginipennis Guérin,
L. ruficollis Guérin et L. Guerini Lap., les trois der
nières de la Nouvelle-Guinée.
00, Corselet avec une tache noire plus ou moins apparente
au milieu.
147, Luciola cruciata, De Haan; forme et taille
de XOripa [Telepkorus] dkpar. D’un noir grisâtre; cor-
selet de couleur rosée avec une tache cruciforme
1) Les espèces de Guérin-Meiieville sont, décrites dans le Voyage
autour du Monde du Capitaine Duperrey et dans son Magazin d’Ento-
mologie.
54
noire au milieu; base des cuisses jaunâtre. Angles
postérieurs du corselet aigus et saillants. Dernier
segment du dessous de l'abdomen échancré de chaque
côté, triangulaire au milieu. Long. 1. — larg.
1% 1. lava. M. S:t P.
148, Lüciola italica, L., plus petite que la pré-
cédente, dont elle a la forme allongée. Couleur
moins foncée, tache noirâtre sur le corselet, arrondie,
placée sur la partie antérieure, mais n’atteignant aucun
des bords; suture et côtés des élytres, poitrine, base des
antennes et pattes plus claires et plus testacées que
le corselet. Celui-ci transversal, à côtés latéraux
très peu courbés et atténués en avant, base deux
fois sinuée, angles postérieurs obtus mais saillants;
toute la surface est criblée par une ponctuation grossière
et très forte. Ecusson un peu parallèle et arrondi à
l’extrémité, de couleur plus ou moins brunâtre. Elytres
rugueuses. Dernier segment du dessous de l’abdomen
faiblement sinuée au milieu et de chaque côté. Long.
3 Va 1. — larg. I. Italie et le littoral de la mer
Adriatique.
149, Luciola ühjrica, Dejean, à peu-près de la
taille, de la forme et des couleurs de la précédente,
mais avec la tache noirâtre élargie et adossée au
bord antérieur du corselet. Celui-ci plus court, plus
distinctement arrondi sur les côtés, angles postérieurs
moins saillants; écusson plus triangulaire, moins ar-
rondi à l’extrémité. Dernier segment du dessous de
1) Charpentier l’a Apurée dans ses "Horae entoniolopicae”, mais
évidemment trop courte, le corselet trop loup et les angles postérieurs
do ce dernier (rop aigus.
55
l’abdoiiien triangulaire et un peu échancré à l’extré-
mité. Long. 3 1. — larg. 1 1. Illyrie.
Peut-être variété seulement de la L. italica.
150, Lüciola suturalü, Ménétriés, très voisine de
la L. illyrica, par sa taille, sa forme et ses couleurs,
mais avec un corselet moins transversal, plus con-
vexe, plus profondément ponctué, les angles posté-
rieurs moins saillants, la tache du milieu prolongée
postérieurement en deux lignes élargies vers la base.
Long. 3 1. — larg. 1 1. Turquie. (Constantinople.)
151, Luciola pedenionlana , Bonelli-Dej., également
très voisine des précédentes par la taille, la forme et
les couleurs, mais à poitrine, antennes, jambes et
tarses plus rembrunies; corselet à tache moins dis-
tincte, plus transversale. La forme de ce dernier est
plus courte, les bords latéraux un peu arqués, la base
très fortement échancrée de chaque côté, ce qui fait
appercevoir bien distinctement les angles postérieurs, qui
sont arrondis. Dernier segment du dessous de l’ab-
domen triangulaire, arrondi très faiblement sinué de
chaque côté et échancré au milieu. Bordure latérale
jaune des élytres très peu marquée. Long. 3 1. —
larg. 1 1. Italie septentrionale. (Piémont.)
152, Lüciola pontica, M., plus courte et plus
large que les espèces citées, de couleurs plus fon-
cées. Noire en dessus et en dessous, à l’exception seule-
ment du corselet qui est rose avec une large bande
longitudinale noire au milieu; poitrine, antennes et
pattes d'un noir un peu brunâtre. Corselet convexe,
fortement ponctué, côtés latéraux peu arqués, base
56
largement sinuée de chaque côté, angles postérieurs
saillants et un peu tournés en dehors. Ecusson un
peu parallèle, noir. Long. 3 1. — larg. ly^ 1. Côtes
occidentales de la mer noire. (Mingrélie.)
A cette division il faut ajouter encore: Luciola
graeca, Lap. de Naxos, L. maculicollisi Lap. de l’Amé-
rique septentrionale et L. discicollis et puncticollis du
même auteur, du Sénégal.
153, PiioïüRis lunifera, Eschsch., forme des Oripa
et Telephorus, mais plus grand; ponctuée et puhesccnte
de la même manière. D’un noir grisâtre, avec le
front, deux grandes taches sur le milieu du corselet,
ainsi que son bord extérieur, les côtés latéraux des
élytres et les articulations des pattes d’un blanc un peu
fuligineux. Corselet semi-lunaire, très fortement rebordé
et présentant autour de ses bords extérieurs un liseret et
au milieu un ligne noirs; base sinuée de chaque côté,
angles postérieurs aigus et saillants. Long. 6y2 1. —
larg. 2y2 1. Brésil.
154, PiiOTURis moesta, Germar; taille forme et
couleurs de la précédente, dont elle n’est, peut-être
que simple variété, mais sans taches blanches sur le
corselet et avec la suture de cette dernière couleur.
Long. 6y2 I. — larg. 2 '/g 1- Brésil.
155, Photüris columbina, M., très voisine de la
P. moesta, mais f)lus petite et plus ovalaire. Corselet
plus prolongé en avant, avec tous les bords extérieurs
blancs. Suture et côtés latéraux des élytres sur toute
leur longueur de la même couleur. Pattes plus claires;
antennes moins élargies. Long. 4^/3 I. — -larg. 1^/2 1.
Colombie.
57
156, Photüris hectica, F., taille et forme de la
P. moesta, mais de couleurs moins foncées. Corselet
à bords extérieurs blanchâtres, marqué ordinaire-
ment dans son milieu de deux taches roussâtres; ses
côtés latéraux assez arqués. Long. 6 Va 1. — larg.
2 Va 1. Brésil.
157, Pyrogaster grylloides, M., forme et taille très
voisine de la Photüris moesta, mais à élytres plus atté-
nuées postérieurement. Ü’un noir brunâtre; bords ex-
térieurs du corselet, la suture, les côtés latéraux des
élytres, base des cuisses, les genoux et le front d’un
blanc fuligineux. La bordure claire sur le corselet très
étroite, tandis que sur les élytres elle s’élargit vers
le milieu embrassant presque tout l’espace jusqu’à la
tache suturale qui est également dilatée; ce qui
produit à peu-près deux bandes longitudinales obs-
cures. Long. 6V2 I- — 2V2 1- Brésil.
158, Pyrogaster? dilatatiis, M, , un peu plus petit
et plus ovalaire (|ue le P. grylloides; corselet plus con-
vexe au milieu. D’un brun grisâtre clair peu luisant;
bords du corselet, ceux des élytres, la suture, l’extré-
mité de l’écusson, le front et la base des cuisses d’un
blanc jaunâtre; antennes et tarses rembrunies. Cor-
selet en demi-lune, finement ponctué, angles postérieurs
droits. Elytres rebordées, avec une ponctuation moins
serrée, mais recouvertes d’une pubescence qui les
rend opaques. Long. 6 1. — larg. 3V2 1. Brésil.
159, BicEi.Lo>YcyiA albilatera, Gyllh., forme des
Blatta. Brunâtre, bords du corselet et des élytres, la
suture, le front, la base des antennes et des cuisses
58
d’un testacé blanchâtre. Yeux noirs. Corselet et
élytres ponctuées et pubescentes, le premier demi-
lunaire à côtés latéraux rebordés et angles postérieurs
saillants mais obtus. Elytres plus larges que le cor-
selet, ovales. Long, 1. — larg. 2 1. Brésil.
160, Bicellonyciia ddeta, M. B.; forme voisine de la
B. albilatera, mais plus petite et de couleur plus claire.
Outre les côtés latéraux blanchâtres, il y a encore une
teinte de la môme couleur qui se dirige obliquement
depuis l’angle huméral vers l’extrémité de chaque élytre.
Tête claire, yeux très noirs, antennes et tarses ob-
scurs. Long. 3 Va I. — larg. 1%, 1. Colombie.
161, Bicellonycha lividipennvt , M., un peu plus
allongée que les précédentes. D’un gris cendré, opa-
que par la pubescence qui recouvre toute la surface;
côtés du corselet et des élytres et les cuisses plus
claires. Yeux très noirs. Antennes et tarses obscurs.
Long. 4 Va 1. — larg. 1% 1. Brésil.
162, Bicellonycha melamra, M., de la forme al-
longée de la B. livida, mais plus grande et d’une
couleur testacé-brunâtre, plus claire autour du corselet
et des élytres; une bande oblique depuis l’angle hu-
méral jusque vers l’extrémité; la suture, l’écusson, la
base (les antennes et les pattes, les derniers articles des
antennes et les tarses rembrunis; yeux très noirs.
Corselet presqu’aussi long que large, distinctement
deux fois sinué à la base, côtés relevés, angles pos-
térieurs très saillants. Elytres assez finement ponc-
tuées et a.ssez faiblement pubescentes. Long. 5% 1.
— larg. 2 I. Brésil.
59
La Lampyris suturalis, Gyllh., qui est la môme que
la L. vittaia, 01., parait-être une Bicellonycha, ainsi que
la Lampyris livida du dernier de ces auteurs.
163, Triplonycha vittipennis, M., forme ovalaire
des Bicellonycha, mais à corselet proportionellement plus
grand et marqué au milieu de deux taches roussâtres.
Couleur d’un gris noirâtre, opaque par une pubescence
épaisse. Bords du corselet et des élytres, une bande
longitudinale sur le milieu de chacune de ces der-
nières, la suture, la tête, la majeure partie des cuisses
et les jambes d’un blanc jaunâtre; tarses et antennes
brunes, ceux-ci annelées de couleur testacée; yeux
noirs. Long. 6 1. — larg. 2^!^ 1. Colombie.
164, Triplonycha despecta, Sch., M. S:t P., très
voisine de la precedente, par sa forme et ses cou-
leurs, mais plus petite. Corselet avec une ligne lon-
gitudinale claire au milieu, taches rousses peu dis-
tinctes, angles postérieurs plus arrondis, mais saillants.
Elytres plus courtes. Long. éVg I. — larg. 2 1. —
Amérique méridionale.
165, Blattomorpha lateralis, M., forme et taille de
la Blatta germanica. Noire, assez luisante; bords du
corselet et des élytres, suture, base des cuisses, han-
ches et extrémité des palpes d’un blanc plus ou moins
jaunâtre. Corselet demi-lunaire, côtés, relevés, angles
postérieurs peu saillants. Elytres moitié plus larges
que le corselet, ovales, déprimées, ponctuation forte,
pubescence peu serrée. Long. 5^2 1- — ^^2 1-
Brésil.
166, Telephoroides lineatocollis , Déjean, forme al-
longée et atténué postérieurement, comme chez quel-
60
ques Elatérides. D’un brun noirâtre; bords de^ élytres,
suture, tête, base des cuisses et corselet testacés.
Celui-ci marqué au milieu d’une bande longitudinale
noire et de chaque côté de cette dernière d’une tache
roussâtre; côtés latéraux, arqués, angles postérieurs
peu saillants. Elytres à ponctuation plus serrée que
sur le corselet et couvertes de poils jaunâtres peu épais.
Antennes noires, annelées de blanc. Long. 7 1. —
larg. 2 1. Amérique septentrionale.
167, Telephoroides viUigera, M., très voisine de la
précédente, par sa forme et ses couleurs, mais plus
petite et plus ovalaire. Outre les bords et la suture
des élytres blanchâtres on voit sur chacune une
ligne de la môme couleur qui traverse obliquement
depuis l’angle huméral jusqu’à la moitié de la lon-
gueur. Majeure partie des _ cuisses de teinte claire.
Long. 4y3 1. — larg. 1^4 I. Amérique septentrionale.
Lampyris trilineata, Say, parait-ôtre un Telephoroides
et peut-être identique avec l’espèce décrite.
168, Telephoroides occidentalis , 01., forme, taille
et même les couleurs de VOripa livida, L. D’un tes-
tacé brunâtre; corselet, suture, rebord des élytres et
les cuisses plus claires; yeux, antennes, abdomen,
jambes et tarses plus ou moins noirâtres. Corselet
demi-lunaire, angles postérieurs arrondis et presque
pas saillants. Ponctuation et pubescence des élytres
peu épaisse. Long. 1. — larg. 1% 1. Cayenne
et Brésil.
169, Telephoroides fruticola, Eschh., très voisine
de la précédente, mais plus étroite et de couleurs plus
foncées, ce qui fait ressortir bien distinctement la su-
61
ture claire des élytres; pubescence plus forte. Corse-
let plus étroit, plus atténué en avant. Long. 4 1. —
larg. IV3 1- Brésil.
170, Telephoroides pallida, M., forme et taille de
la T. occidentalis, mais de couleur plus pâle, avec
les derniers articles des antennes et des tarses
plus foncés. Corselet plus allongé, angles posté-
rieurs plus saillants. Long. 3% 1. — larg. IV3 1- —
Brésil.
171, Platystes axillaris, M., forme ovale très dé-
primée. Noire et recouverte d’un duvet cendré. Côtés
latéraux des élytres dilatés et blancs sur les deux
tiers de leur longueur depuis l’angle huméral; front
et hanches de la môme couleur; mandibules fuligineux.
Corselet demi-lunaire, avec le bord extérieur très
étroitement blanc; côtés latéraux relevés, angles posté-
rieurs presque droits, peu saillants. Elytres plus
larges que le corselet et cinq fois plus longues; ponc-
tuation serrée. Long. 5% I. — larg. 2*/^ 1. Brésil.
Lampyris telephorinm, Perty, qui est le môme que
le Pholinus decoratus, Laporte, parait appartenir au
genre Platystes.
172, Dryptomorpha latefascia, M., forme allongée,
très voisine de quelques Telephorides , avec la partie
postérieure un peu élargie. Noire, bords extérieurs
du corselet et une large bande transversale et dilatée
vers la suture des élytres, testacés. Corselet demi-
lunaire, un peu atténué en avant, côtés latéraux peu
rebordés, base presque droite, avec une impression
distincte et une petite carène oblique vers chaque
angle postérieur, qui est droit, obtus et hérissé d’une
62
touffe de poils brunâtres. Elytres un peu plus larges
que le corselet et six fois plus longues, ponctuation
très serrée, comme granulée et recouverte de poils
assez visibles. Long. 4% 1. — larg. IV2 1. Co-
lombie.
Photinus lycoides, Laporte, parait être une Drypto-
morpha.
173, PiiENGooES plumosa, F. 01., taille plus grande
que le Stcnopterus rufus auquel elle ressemble un peu
par la forme. D’un jaune fauve, élytres fuligineuses
vers l’extrémité; antennes et milieu des segments ab-
dominaux de teinte foncée; yeux noirs. Long. SV^l- —
larg. ^5 1. — Amérique septentrionale. (Géorgie.)
M. S:t P.
174, Phengodes flavicoUis, Leach., beaucoup plus
grande que la précédente. D’un noir luisant; corselet,
écusson et poitrine d’un testacé roussâtre. Elytres ne
recouvrant que la moitiée de l’abdomen, leur extré-
mité grisâtre. Ailes longues, noires. Long. 6 1. —
larg. lYa 1. Colombie. M. G.
Une troisième espèce de ce genre est le Phen-
godes flavicoUis, Leach. du Pérou, qui est la plus
petite de toutes et qui se distingue du Ph. ruficollis, par
sa couleur plus brune, ses ailes pâles et la bordure
jaune des segments abdominaux.
1) C’est par erreur qu’il a été énoncé dans le l:er volume de ces
Eludes p. 57 comme venant de Colombie.
63
Coléoptères du nord
de la Chine (Shingai)
pnr
V. de Mu(schulsk).
1, Chlaenius bigùttatm, niger, punctatissinms, ca-
pite thoraceque ciipreo-aeneis, opacis; elytris viridi-
obscuris, testaceo-pubescenlibus, macula postica si-
iiuata, ore, antoiinis pedibusque testaceis. Long. 1.
— lat. 2V2 1.
2, Agriotes ? pectinicornis, elongatus, convexiuscu-
lus, nigro-fusciis, punctatus, dense cinereo-piibescens;
ore, anlennarum basi pedibusque plus minusve fulvis.
Antennarum articulis 4—11 peclinatis. Long. 11 I. —
lat. 3 I.
3, Gymnoeleurüs ruficornis, subdepressus, uigro-
subcyaneus, opacus; thorace confertissime granuloso;
elytris subtilissime tuberculatis; abdorninis lateribus ca-
rinatis; clypeo obtuso quadridcntato. Antennarum clava
llava. Long. 6 1. — lat. 4 1.
4, Ontiiophagus ibex, niger, sub- opacus, parce
punctatus; elytris profunde punctato-striatis; clypeo
apice emarginato. Antennis flavis.
mas: vertice bicorni, cornibus verticalibus rectis;
prothorace antice subdeclivi.
fem.: fronte carinato, poslice tuberculis tribus.
Long. 4 1. — lat. 2 1.
5
64
5, Ancyi.onycha parallela, nigro-picea, subopaca,
giüsso-parcius-pimctata; Iboracis lateribus arcuatis,
angulis posticis redis; elytris Iricostatis. Long. 8 I.
— lat. 4 1.
6, Anoylonycha ? crenicollis, picea, nitida eroso-
scrobiculata; thoracis lateribus in medio subangulatis,
fortiter crenulalis; elytris postice dilatatis, subcostatis;
capite rugoso, opaco, in inedio transverse carinulato,
clypeo subeniarginato; antennis femoribusque rufo-
testaceis. Long. 6V2 I- — lat. 3 1.
7, Macuonota sanguinosa, elongata, postice sub-
attenuata, supra opaca, nigra; capite, thorace, corpore
sublus pygidioque pube testaceo-niaculatis, elytris rufo-
variegatis, in raedio ad lateribus punctis niinutissimis
quatuor teslaceis, antennis llavis; thorace angustato,
subquadrato. [-ong. 4V2 1- — lat. 1.
8, CiiLOKOPHANiis lineolus, densissinie viridi-squani-
luosus, thoracis lateribus, elytrorum lineis, corpore
subtus pedibusque albescentibus; rostro in medio ca-
rinato; thorace subconice, longitudinaliter plicato-rugoso,
postice bisinuato, angulis posticis obtusis; elytris acute
caudatis. Long, I. — lat. 2 I.
9, Cleonus melograninius, ovatus, niger, tubeicula-
tus; thoracis lateribus, vitlis duabus in disco, elytro-
rum maculis obliquis ad apicem conjunctis, corpore
subtus pedibusque albo-pubescentibus, basi suturaque
nigris; fronte in medio gibboso; antennis fuscis. Long.
6 1. — lat. 272 1-
10, UoucADioN virgatum, niger, cinereo-pubescens;
capite tboraceque vittis mediis elytrorumque linois
septern, ad niarginem dilatatis, albis, altérais sid)-
testaceis; antennis cinereo-annulalis; llioraee rugoso.
Long. 71/2 1. — lat. 3 Va I.
Sur l’Aiithrenus miiscoruiu
de De Géer et Linné,
par
V. de Mütschulsky.
Cet insecte, originaire du midi, ne se trouve chez
nous que dans les collections. J’en ai ramassé une
grande quantité dans les boîtes qui provenaient du
Musée de Berlin et de M;r Parsudaki à Paris, où une
bonne partie des insectes que j’y avais acheté, fut
rongé par ces ennemis implacables, quoique les boîtes
fûssent fermées hermétiquement. Jusqu'à-jirésent c’est
la seule espèce (VAnthrenus qu’on aît observée dans les
collections d’Europe. Ici, à S:t Pétersbourg, l’i. ver-
basci, F. (museorum Erichson) est des plus communs,
sur les murs des maisons, les haies &c., mais jamais
dans les cabinets d’histoire naturelle. Les descriptions
de De Geer, et de Linné ne contiennent rien qui
puissent s’appliquer à l’espèce qui dévaste les in-
sectes, et comme ces savants appuient leur caractéri-
stique sur les moeurs connues de chaque entomologiste,
il est plus que certain qu’ils ont décrit des individus
06
pris dans les musées; ce qui prouve suffisamment que
c’est toujours le môme Anthrenus, que celui qui a été
observé depuis, dans des localités analogues, soit par
Fabricius, Olivier et môme jusqu’à nous. S’il existe
une. confusion, elle provient sans doute, soit d’avoir
méconnu l’espèce, soit d’avoir confondu plusieurs
espèces dans une seule. Pour ôtre plus logique, il
faudra donc restituer à l’insecte des musées, le nom
d’ Anthrenus mmeorum, De Geer, L., F., 01. &c., qui le
caractérisent parfaitement, et rayer celui d’Erichson, qui
voulant y recormaitre l’A. varius, a séparé du premier
un A. festinus, qui n’est autre chose qu’une variété du
museorum, chez laquelle la couleur noire prédomine.
En 1843 M. Reiche donna une note sur ce môme
sujet, dans une des séances de la Société entomolo-
giquo de France, où il rendit à l’espèce mentionnée
le nom d’^l. verbasci, donné par Linné à l’Amourette
de Geoffroy. Mais d’après l’opinion d’Erichson, que
j’ai trouvé complôternent confirmée par l’exemplaire
type de l’insecte dans la Collection Linnéenne à Lon-
dres, ce verbasci n’est pas du tout un Anthrenus, mais
VAttagenus trifasciatus. Si donc l’Amourette est notre
insecte des collections, on devra la placer comme sy-
nonyuie de l’A. museorum. Dans la dite collection
l’exemplaire type du museorum est trop mal conservé,
pour pouvoir prétendre que ce ne soit pas l’espèce
ci-dessus mentionnée.
67
Sur la larve et la chrysalide de la
Gerandria cornuta.
(Communication de M:r Obert.)
Dans le Bulletin de Moscou, 1815, J, 80, j’ai
parlé de la larve de cet insecte, mais malheureusement
des fautes typographiques ont rendu l’article imcom-
préhensible. Maintenant que M.r Obert s’est do nou-
veau procuré des colonies de cet intéressant insecte,
je vais en donner une description plus détaillée.
La larve ressemble à celle des Tenebrio, mais
parait moins parallèle et de couleur plus blanchâtre.
De chaque côté de la tête on voit une petite ocelle
allongée noire bien distincte. Antennes de quatre ar-
ticles, dont les deux premiers courts, le 3:ième plus
allongé, plus gros et ovalaire et le dernier le plus
court, rudimentaire. L’impression sur le front peu
profonde. Labre peu transversal, arrondi et un peu
rebordé en avant; pas d’indices distinctes des cornes
du q; mandibules cachées. Palpes maxillaires de 3
articles. Pattes assez longues, tarses terminés par des
crochets simples et forts. Corps assez linéaire et con-
vexe, composé de 12 segments, dont le dernier en
cône renversé et pointu et avec deux denteleures de
chaque côté; abdomen et le reste comme chez les
Tenebrio.
La chrysalide est de couleur blanche, presque
deux fois plus courte et deux fois plus large que la
larve. Les ocelles sur la tête sont beaucoup plus
grandes et les cornes recourbées chez le mâle, coin-
6H
plêlenient dévellopées. Les côtés latéraux de l’abdo-
men présentent des appendices un peu carrés garnis
de quelques longs poils; le dernier segment se ter-
miné par deux fils coniques. Le reste présente l’image
de l’insecte parfait. La larve se transforma en chry-
salide le 6 Juin 1853.
La larve, ainsi que la chrysalide sont agiles et
remuent l’abdomen quand on les touche; la première
recule souvent môme en arrière. D’après les obser-
vations de M. Obert, la larve, ainsi que l’insecte par-
fait ne vit que de farine, surtout humide, et se pro-
page parfaitement bien dans celle du froment. Le riz
parait lui convenir moins, ce qui est assez singulier,
vû que l’insecte est originaire ,de l’ile de Cuba, où
nos blés ont été importés. Dans un très court délai,
toute la farine qui est infesté de ces insectes devient
grise ou môme noirâtre. Si cet insecte s’acclimatait
ici, il deviendrait une véritable calamité pour les
boulangers.
Nouveautés,
Carphcrüs limbifer, Motsch.; il ressemble un peu
par sa forme et sa taille à i'Axinoiarsus pulicarius ou
mieux encore à VAx. rubricollis, mais son corselet est
pins allongé, sa tôte plus étroite, ses élytres plus dépri-
mées et arrondies postérieurement et enfin les quatre
segments de l’abdomen qui devancent ces dernières,
lui donnent un as[)ect plutôt d’un Omaliaire rpie d’un
69
Malachide. Sa couleur est un brun assez clair; tête,
palpes, base des antennes, corselet, une marge étroite
autour des élytres, derniers segments de l’abdomen,
pattes antérieures et une partie des cuisses posté-
rieures de couleur testacée. Derniers articles des an-
tennes, en scie, et le dessous du corps d’une couleur
foncée. Mâle. Indes orientales.
Helsingfors, imprimerie de la Société de I.itératiire Finnoise, lS.fi4.
Imprimalnr: //. Molander.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
rédigées
par
lîictor î)c JUotscfjufsfu),
Liealenant-Colonel d’Etat-Major, en retraite &c.
UELSÜVGFORS.
Imprimerie de la Snriélé de Litéralure rinnuise,
Imprimatur: L. Heimbürgcr.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1855.
1 Janvier. Nécrologe. Voyages: Lettre de M. de Mot-
schnlsky à M. Ménétriés. Motschnisky, snr les Collec-
tions Goléoptèrologiqnes de Linné et Fabricins. Le même,
snr nne correction très essentielle concernant les Lampy-
rides. Le même, snr les moyens d’asphyxier les abeilles.
Notices. Synonymies. Météorologie. Nouveautés.
Nécrologc.
Pendant mon séjour en Amérique, l’entomologie
en Russie a éprouvé deux grandes pertes par la mort
de M. Fischer de Waldheim, le vétéran des natura-
listes en Russie, et de M. le Comte Mannerheim, notre
illustre entomologiste.
M. Fischer de Waldheim était né en Saxe dans
une petite ville nommée Waldheim, remarquable par
sa position romantique. Après avoir terminé ses études
académiques, il débuta d’abord par un traité très estimé
sur l’histoire de l’imprimerie; s’étant rendu à Paris,
il fit la connaissance de Cuvier, dont les cours publics
l’entrainèrent irrévocablement vers l’histoire naturelle,
et il y fut de plus encouragé par M. Al. de Hum-
4
boldt, qui se préparait alors à ses grandes entreprises
en Amérique. Ce fût à celte époque, que le Gouver-
nement Russe lui fit offrir la chaire d’histoire naturelle
à Moscou; M. Fischer se décida pour la Russie, et
commença ainsi cette carrière brillante, qu’il a par-
courue jusqu’à sa mort. Par ses efforts, fut crée en
1805 la Société Impériale des Naturalistes de Moscou,
institution, qui depuis a fait le plus grand honneur à
son fondateur. Un des premiers travaux scientifiques
de M. Fischer en Russie, fut sa monographie des Ma-
kis, ouvrage très recherché et maintenant très rare,
vû que les livres imprimés à Moscou avant 1812, ont
été tous la proie des flammes. En 1821 M. Fischer,
secondé par des secours du Gouvernement, entreprit
son "Entomographia Imperii Rossici”, ouvrage dont il
s’occupait encore pendant les dernières années de sa
vie, et qui est un des plus précieux monuments de
l’entomologie en Russie; cet ouvrage, qui est arrivé
jusqu’à son 5:ième volume, embrasse les Coléoptères,
les Orthoptères et les Lépidoptères; tous ces magni-
fiques Carabes de la Russie y ont été décrits. Bien-
tôt après, ce savant naturaliste fit paraitre son Orycto-
gnosie du Gouv. de Moscou, travail plein d’intérêt,
qui a étonné l'Europe, par la richesse des formes pa-
léonthologiques qu’il présente. Une foule d’autres écrits
plus ou moins volumineux sortis de la plume de M.
Fischer, ont enrichi les Mémoires et le Bulletin de la
Société, et l’on peut dire, qu’il y a pou de livraisons
de ces journaux, où l’on ne trouve quelque opuscule
de ce savant, et cela durant presque 50 ans. Le ca-
ractère aimable et bienvaillant de M. Fischer et son
5
obligeance sans bornes pour donner ses conseils et
mettre généreusement à la disposition des autres, l’ex-
périence qu’il avait acquise, lui procurèrent l’amitié et
l’estime générale; aussi, quand fût célébré le jubilé
semiséculaire de son Doctorat, on vit toutes les som-
mités de la science s’empressant de lui témoigner pu-
bliquement les marques de leur considération. Une
cinquantaine de Sociétés savantes lui décernèrent, ce
jour, le titre de Membre honoraire. Sa Majesté l’Em-
pereur de Russie, L.L M.M. les Rois de Prusse et de
Danemark lui envoyèrent leurs décorations; le vieillard
fut touché jusqu’au fond de son coeur, — mais ce fut
aussi le dernier triomphe éclatant qu’il devait éprou-
ver; bientôt après, ses yeux s’affaiblirent sensiblement,
et quelques mois avant sa mort il était complètement
aveugle et conduit, comme Bélisaire, par sa fille chérie.
Son plus grand désir était d’assister à la fête semi-
séculaire de la fondation de la Société lmp. des Na-
turalistes de Moscou, qui doit avoir lieu en 1855)
mais la providence ne lui accorda pas cette jouissance,
il mourut le 6 (18) Octobre 1853, à l’Age de 82 ans.
M. le Comte Mannerheirn fut une personalité tout-
à-fait dilférentc. Descendant d’une des familles les
plus illustres de la Finlande, il lut élevé pour la car-
lière administrative. Les occupations entomologiques
ne furent chez lui, que le résultat d’une passion illi-
mitée pour toute contemplation de la nature, et la
réputation que s’est acquise le Comte Mannerheirn
comme naturaliste, ne surpasse aucunement celle qui
lui est accordée, comme fonctionnaire éclairé. Dans
ces derniers tems surtout, le Gouvernement Russe lui
6
avait confié les missions les plus délicates, et les tra-
vaux opiniâtres auxquels il dftt se livrer furent peut-
être une des causes de sa mort prématurée. Effecti-
vement, il est presque inconcevable comment le Comte
Mannerheitn , outre les devoirs que lui imposaient les
fonctions importantes dont il était chargé, pouvait trou-
ver le tems de soigner sa correspondance, de mettre
en ordre ses collections et rédiger ses nombreuses
publications? Moi môme je possède toute une collec-
tion de lettres écrites de sa propre main, avec une
netteté, une précision comme le seraient des dépêchés
diplomatiques; chacune renferme quelque chose d’ins-
tructif, des remarques les plus importantes dans la
vaste science de l’entomologie. Ayant été l’élève ou
l’ami de Gyllcnhaal, de Schünherr, de Bohemann et
de tous ces autres entomologistes distingués de la
Suède, il s’étaif procuré, une grande collection d’es-
pèces types, surtout parmi les petits insectes et comme
on ne le trouve guères dans aucune collection privée.
Etant pendant un tems le collaborateur du Professeur
Sahlberg, il a eu l’occasion de former une collection
presque complète des espèces de Finlande.
Mannerheim a joui justement d’une grande répu-
tation comme entomologiste et ses écrits se distinguent
très favorablement par la précision de leur argumen-
tation. La Monographie des Eucnémides et celle des
Pelopliila sont jusqu'à-présent des modèles dans ce
genre. La faune Coléoptèrologique de Sitka et des
iles Aléoutieunes, est du plus haut intérêt. Mais non
moins importants sont les services que Mannerheim^
par sa protection bienvaillante, a rendu aux entomo-
7
iogistes, surtout lors de leur début; encourageant par-
tout et de toute manière, tout ce qui se rapportait
au développement de sa science chérie, il a laissé
dans les contrées les plus éloignées de notre patrie
des souvenirs qui nous promettent devoir être fructueux,
et déjà M:rs R. Sahlberg jun., Maklin, Holmberg. Po-
poff nous offrent ce que peut l’influence d’un homme
comme Mannerheim. Depuis un an le Comte s’étail
rendu en Suède, dans le but de se faire traiter, sa
santé étant complètement délabrée; dans les premiers
temps le traitement parut lui être favorable, mais plus
lard il dut se soumettre à une opération très pénible
et douloureuse. Lors de mon séjour à Copenhague,
au mois d’Août de l’année 1854, notre ami Wester-
mann reçut une lettre de Mannerheim, datée de Go-
thenburg, où il prenait les eaux; cette lettre était
écrite avec la môme netteté comme du temps où il
était bien portant; un voyageur môme nous avait as-
suré que sa santé était meilleure. Ce fut pour nous
une nouvelle d’autant plus foudroyante, lorsque nous
apprîmes, (pie cet entomologiste distingué, après une
carrière de plus de trente ans, venait de mourir à
Stockholm le 9 Octobre 1854 à l’âge de 54 ans.
Les entomologistes de Russie apprécient toute la
portée de ces deux pertes irréparables, et déjà com-
bien de personnes ne disent-elles pas du fond de l’âme;
”ces lieux sommités ne sont plus!”
8
Voyages.
Lettre de M. de Motschulsky à M. ISénétriés.
Æ 2.
à bord du bateau A vapeur
Unlted-States, 20 Mars 1854.
Ce ne fut que le 20 Février que je quittai New-
York à bord du Pyroscaphe ” George-Law.” Au tems
d’abord Immide, succéda bientôt un froid piquant, puis
un tel chasse-neige que l’on dût faire halte; ce froid
dura plusieurs jours et le 24, quoique vers le 30:ièrae
degré de Latitude, un paletot chaud était indispen-
sable. Le 2:d Mars, nous nous trouvions au-delà du
9:iéiue dégré le Lat. S. dans l’Amérique centrale. Ce
fut au village d’Obispo, sur l'Isthme de Panama que
je m’instalai, au milieu d’une nature tropicale; je me
voyais entouré do ces beaux Palmiers, à feuilles digi-
tées, de Bananiers, de Lianes à fleurs bigarrées &c.
Malheureusement, vû la saison avancée, les Orchidées
ne portaient pas de fleurs, beaucoup d’arbres étaient
môme dépouillés de leurs feuilles, d’autres portaient
des fleurs et des fruits. Dans ces forêts, on ne voit
pas d’herbages, tout y est arbre, buisson ou para-
site; des Lianes semblables à des cordages, rampent
sur le sol, puis entourent les arbres jusqu’à leur cime,
retombent ensuite à terre, où elles prennent racine
de nouveau, pour recommencer les mômes voyages;
des Cucurbitacées à formes bizarres étaient suspen-
dues à des arbres des plus grêles; des Passiflores à
fleurs écarlates formaient des festons charmants au
milieu de ce fourré de verdure .... Une forôt-vierge
9
entre les tropiques est des plus imposante, par sa
luxuriante végétation, autant que par le profond si-
lence qui y régne aux heures de la journée, où l’ar-
deur du soleil parait avoir endormi tout être animé;
tout homme à la vue d’un spectacle aussi grandiose
se trouve muet de contemplation, pour peu qu’il soit
sensible, et capable de sentiments religieux.
Le soir même de mon arrivée j’allai chercher sur
les plantes environnantes quelques insectes retarda-
taires. De très jolies Légumineuses à fleurs demi-cen-
drées demi-jaunes, me donnèrent quelques Bruchides
de couleur grise et avec une bande transversale blanche
sur le milieu des élytres, à pattes rousses antennes
foncées et très fortement pectinées; cette espèce me
parait nouvelle et je propose le nom de Bruchm clan-
desiims, à cause de la grande quantité de semences
qui avait été détériorées par cet insecte. Sur les
murailles il y avait quelques Syloanm, Bostricims
et des Clypeaster dont une espèce {CL fiilvicoUis)
ressemble beaucoup à notre Cl. piisülus. Cherchant
ainsi avec un zèle vraiment passionné ces petits ha-
bitants des tropiques, je remarquai à peine que le so-
leil disparaissait et que presque spontanément l’obs-
curité devint complète vers les six heures. Vaine-
ment j'attendis l’apparition de ces insectes phospores-
cents qui offrent ce beau spectacle pendant les nuits
obscures des tropiques, à Obispo il n’y en avait que
fort peu. Le lendemain je fis une excursion dans les
montagnes, ne redoutant guères les inconvénients de
la chaleur, il me semblait qu’en Egypte, j’en avais
souffert d’avantage malgré que je me trouvasse de
10
vingt-deux dégrès plus proche de l’Equateur. Ma pre-
mière victime fut une de ces grandes Morpho bleue,
puis plusieurs Libellules qui me rappelèrent les espèces
d’Europe. Sur les fleurs d’une Vernonia arboressante
(peut-être V. psiüacarum, D. G.) je trouvai une très
jolie Amauronia ou bien d'un genre voisin, grise, que
j’ai nommée .4m. cinerascens, puis deux espèces de Cor-
ticaria [C. subnilida et C. globifera), une Atomaria jaune
bigarrée de noir [At. tessellala) une espèce de Glypto-
scelis (Gl. aenescens) et plusieurs autres petits insectes.
Quant aux Diptères et aux Hyménoptères, j’en remar-
quai fort peu, peut-être à cause de la saison ou de
la localité où je me trouvais; aussi n’eus-je pas à me
plaindre des Mosquitos ou d’autres Culidtes tant redou-
tés dans toute l’Amérique méridionale. Mais par contre,
j’observai quantité de Fourrais à formes variées et bi-
sares; entre autres une qui a la plus grande ressem-
blance avec une araignée, notamment avec le Salticus,
ayant aussi la faculté de sauter, je l’ai nommée Saltico-
morpha nigra. Plusieurs Termites, vivant sur les arbres,
dont les individus neutres ont la tête prolongée anté-
rieurement en corne aigue; l’une a la tête presque
noire {T. cornigera, m.), l’autre, du double plus grande,
l’a d’un roux jaunâtre {T. armigera, m.); je crois qu’il
faudra en former un genre particulier; elles bâtissent
leurs galeries depuis la racine jusqu’aux branches as-
sez élevées des arbres où elles placent leurs nids,
qu’on nomme vulgairement, tête de nègres, à cause
de la couleur noire de la substance dont ils sont faits
et qui se compose d’une infinité de cellules et de
conduits, complètement à l’abri de l’influance des chan-
11
gements athmosphèriques. Les femelles étaient encore
sous la forme de nymphes ayant les ailes à demi-
développées, et elles couraient sur les branches et les
feuilles des arbres en société des neutres; j’étais sou-
vent tout couvert de ces insectes, et cependant ils ne
m’ont jamais mordu.
M'étant trop avancé dans les bois pendant cette
première excursion, j’acquis la conviction que l’on ne
peut sans danger courir toute la journée, les fièvres
étant endémiques dans ces contrées, et puis on risque
d’attraper facilement un coup de soleil. Du reste la
saison des gros Scarabéides était passée, à ce que je
reconnus par les débris de ces insectes que je ren-
contrai.
Voici comment je distribuai mou temps: me le-
vant avant le soleil, je prenais un bain dans la rivière
où, au lieu d’Alligators, de tout petits poissons s’amu-
saient à me mordre quelquefois; nulle part un bain
ne peut-être plus bienfaisant que sous ces voûtes de
verdure! Peu de temps après, je prenais mon thé, et
ensuite muni d’un grand parapluie et de mon tamis,
je commençais la chasse; le parapluie est l’instrument
le plus utile dans ces contrées intertropicales, afin de
battre ou secouer les branches des arbres, si l’on vent
prendre de ces Calleida, Leptolrachelus, Coptodera, Sae-
rangades, Stenochia, Slatyra, Macrarlhrius, Monocerus,
Brachglarsus , Cryptorliynchm , Tylodes, Comtrachelus, ces
Longicornes, Cassidaires et une foule d’autres jolis in-
sectes qui se tiennent sur les feuilles, tandis que fau-
cher l’herbe avec une sac de toile est presqu’inutile;
puis sur les bords des ruisseaux, je tamisais les dé-
12
bris de substances végétales et rentrais ensuite vers
les 9 heures au logis, pour le déjeuner (Breakfast);
on prétend ici, qu'il importe de manger souvent, afin
de tenir l’estomac chaud. Après, je cherchais, dans
la terre tamisée dans le sac, le butin que je venais
de rapporter, puis à 2 heures je dinais et à 4 heures
je me mettais de nouveau en route jusqu’à 6 heures,
où l’obscurité de la nuit mettait tin aux excursions
•
journalières; après le souper je mettais en ordre ce
que j’avais pris le jour, et vers les dix heures, tout
rentrait dans le repos, et rarement on entendait quel-
ques sons ou quelques chants monotones d’un nègre
retardé.
Les chasses avec le parapluie me procurèrent
plusieurs espèces remarquables dont je ne citerai que
quelques unes: Rhagocrepis fulvus, m., d’une forme in-
termédiaire entre les Leplotrachelus et Calleida et de
couleur entièrement d’un jaune roussâtrc; j’ai dévolu
à cette espèce le nom générique de Rhagocrepis; cet
insecte diffère des Leplotrachelus par un menton sans
dent, le l:ier article des antennes plus long que le
3:ièmc et par ses tarses qui ont deux articles bilobés.
Calleidomorpha nigroaenea, m., nouveau genre à fades
des Calleida mais à antennes très différentes, ayant le
3:ième article plus court que le l:er; un seul article
bilobé aux tarses; tète et corselet [)onctuées. Metallo-
somus virescens, rn., et M. viridipennis, m., magnifiques
insectes rappelant les Dyscolus mais avec le corselet
large et distinctement rebordé. Leptochromus fulvescens,
m., genre nouveau des Scydmaenides qui lie les Lepto-
derus et les Masligus aux Mio'ostenma (Scydm. larsatus).
13
Le l:ier article des antennes occupe le tiers de toute
la longueur de celles-ci, les palpes sont très longs et de
quatre articles, le l:er très court, le 2:d le plus long,
le 4:ième ovalaire, les élylres avec des gros points
disposés en stries, taille presque comme un Mastigus.
Astenoderus castaneus, m., et Ast. crenalus, m., deux
espèces d’un genre nouveau des Ténébrioniles à fades
des Cgmatolhcs. Canthoslomus dlialus, genre nouveau
dans les Brontides, qui constitue le passage de ces
derniers aux Sylvanus. L’espece citée est de couleur
testacée avec une bande réfléchie comme chez quel-
ques Telcphanus auquels elle ressemble beaucoup au
premier abord. Colydodes gibbiceps, ra., genre très sin-
gulier des Colydides (pii a le fades cylindrique des
Anobium et la sculpture tuberculée et rugueuse plus
marquée que chez les Dictyalotus, la partie postérieure
de la tète est marquée de deux grandes protubé-
rances. Cladophila elongala, m., CL fihformis, m.. Cl.
aenea, m., et bien d’autres.
Le tamis m’a procuré également des choses très
intéressantes: toute une suite de petits Tadujs les plus
variés, tels que T. sellata, aequinodialis, mnUisldata,
flavicollis, higubris, rufida et tantilla, cette dernière est
une des plus petites espèces du genre; plusieurs
espèces de Limnidms: L. tessellatus, sidcifrons et tnan-
gularis, qui est aussi long que large et de couleur
cendré-argentéc, et un genre nouveau Limmdes pxibescens,
qui constitue le passage très naturel des Byrriudes
(^Sitnplocana) aux Limnichides, auxquels il appartient;
deux espèces de Hydraena, H. linibicoUis et H. aequa-
torialis; une jolie espèce de Cyllidhm, C. corvinum, plus
14
grand que le nôtre et lisse; un genre nouveau dans
les Georssides, Lepicerm inaequalis, à forme plus carrée
que les Georissus avec le corps recouvert comme d’une
croûte argilleuse; mais ce que j’obtins en plus grande
quantité, par cette méthode de chasse, ce furent des
Scydmenides, des Psélaphides et tles Trichophtüides: les
premières m’ont présenté pas moins d’une vingtaine
d’espèces dont un bon nombre parait faire partie de
mon genre Microstemma, formé sur le Scijdmaenus tar-
satus des auteurs, auquel appartiennent aussi les Scydm.
rubem, brunnms et cognalus décrits par Schaum, d’après
les exemplaires du Musée de Berlin, espèces que j’ai
eu l’occasion d’examiner lors de mon dernier séjour
dans cette ville; comme espèces nouvelles je citerai:
M. grandis, M. gradlicornis et M. rufula, m. Le Scyd-
maenns nigriceps, m., est une des plus petites espèces
du genre, Scydm. 4-arlicidatus, très voisin de notre
Sc. Maklini, avec la massue des antennes à quatre
articles bien distinctement dilatés, Scydm. tenuicornis de
la taille du Microstemma tarsata, mais à corselet plus
triangulaire, élytres plus larges et antennes plus grêles,
avec les cinq derniers articles plus grands que les
autres. Scydm. transversus, une grande espèce avec
les 5 articles de la massue des antennes très forte-
ment transversaux. Les Psélaphides m’ont offert un
très grand nombre de Batrisus qui, tout contrairement
aux nôtres, habitent entre les tropiques, les bords des
eaux couverts de buissons et de feuillage. Le Ba-
trisus rivularis, m., est lisse et n’a sur les élytres qu’une
seule strie subsuturale, le Batr. vividus ressemble beau-
coup au premier, mais n’atteint que la moitié de sa
15
taille, le Batr. cylindricus, très différent des autres
espèces par sa forme étroite allongée et cylindrique)
le Pselaphomorphus sculphtratus, m., genre nouveau qui
a le fades général des véritables Pselaphus, mais les
palpes courts comme ceux des Batrisiis, la tète est
allongée à peu-près comme chez les XanthoUms, avec
un profond sillon longitudinal au milieu, le corselet
est presque régulièrement hexagone ayant latéralement
des lignes longitudinales imprimées à la manière des
Balrisiis, pattes et antennes longues, grêles; Ctenistes
aequatorialis, m., voisin des nôtres, mais avec le 8:ième
article des antennes plus long que le llrième; Ilanw-
tus, Aubé, genre voisin de nos Tyms, mais avec les
palpes des Batrisus, ce sont des Pselaphiens de grande
taille, propres à rAmériquc équatoriale. Les espèces
nouvelles, que j’ai rapportées, sont; Hamottis fusais, m.,
H. rafulus et H. gihhosus; Canlhoderus (Phamisus'? Aubé)
villosus, singulier insecte à taille et faciès du Trichonyx
siddcollis, le corselet a de chaque côté, vers la base,
une forte échancrure, ce qui forme un angle aigu di-
rigé postérieurement; Tridionyx aequinoctialis, m., un
peu plus petit que le Tr. snldcoUis et moins pubcscent,
ligne médiane du corselet effacée ou très peu mar-
quée, Tr. canaliculaius, plus petit encore, avec un large
sillon longitudinal sur le corselet. Parmi les Euplcdus,
plusieurs espèces: Eupl. robuslus, voisin de VEupl.
Kunzd, mais plus ramassé, peut-être; est-ce un Tri-
chonyx'?, Eupl. tropicalis, voisin de notre Eupl, Tischeri,
mais plus large cl plus convexe, Eupl. antennatus, de
la taille de VEupl. Karsteni avec la massue des an-
tennes très forte, Eupl. adustus, roussàtre avec la partie
16
postérieure des élytres bi’unâlre, Eupl. ? cordicollis, de
forme très allongée, voisin des Lithocharis, corselet
cordiforme, ponctué, sans impressions, probablement
un genre particulier. Trmicerus pacifiais de Panama,
fades plus robuste que les Euplectus, corselet plus
étroit, avec des impressions, tôte très large, saillante;
une 2:de espèce |)lus petite est mon Trimic. rimlis-
Euplenius aequatorialis , corps glabre et luisant, d’un
jaune roussâtrc; Arlhniim frontalis de Panama, Arth.
coUaris, plus petit que le précédent, ce genre ressemble
un peu aux liatrisus; Pseudobryaæis nitida, m., et Psm-
dobr. glabrella, appartiennent «à nn genre nouveau qui
rappelle les Jiryaxis, mais qui s’en distingue, entre
autre par la massue de ses antennes remarquablement
dilatée. Plusieurs Bryaods, ressemblans à nos espèces
européennes: Br. consanyuinea, m., voisine de notre
Br. juncorum, mais lisse et présentant seulement une
fovéole imprimée de chaque côté; Br. pruinosa, voi-
sine de la Br. rubripennis, mais du double plus petite,
trois fovéoles isolées sur le corselet; Br. macnira, pe-
tite espèce rousse et lisse, avec les antennes très
longues comme chez notre Br. longicornis, les antennes
du mâle ont leurs 10:ième et ll:ième articles très
gros et de chaque côté du corselet une grande fo-
véole; Br. cornigera, de la môme couleur, mais plus
petite, tôte du mâle avec deux protubérances comme
chez le mâle de VEumicrus Hellvign; Metaxis rohista,
plus petite, plus ramassée et plus fortement velue que
les espèces des Indes orientales; Tychus pilosus, d’un
roux uniforme et assez fortement velu, taille du T.
niger; Circocerns perplexus, m., nouveau genre dont la
17
foime ressemble aux Tychus et aux Bylhinus, mais
dont les antennes se terminent par un article extrême-
ment gros, ovalaire ou globuleux, l’espèce est d’un
roux-jaunâtre, fortement velue et de la taille du Ty-
chus niger; Goniacerus gibbus m., singulier genre à fades
des Plagiophorus et des Bylhinus, qui a les antennes
coudées, très grosses et composées seulement de six
articles, dont le premier occupe, à peu-près la moitié
de leur longueur totale. L’espèce a la taille du By-
thinus Curtisii et forme un joli passage aux Clavigérides.
Les Trichoptiliens paraissent être, entre les tropiques,
aussi nombreux que chez nous, et l’Isthme de Panama
m’en a offert au moins une vingtaine d'espèces, j’en
citerai quelques unes: Acratrichis convexa, bnmnipennis très
voisine de notre Acr. taurica, les A. columbina, infuscata,
planulata, velutina, fulva, sylvestris, elongatula; Myrmico-
Irichis aeguatorialis et subvittata, genre qui a la forme
des Acratrichis, mais qui est dépourvu d’yeux; chez
nous son représentant est le Myrm. subcorticalis Hoch-
huth, qui vit dans le nid de la Formica pubescens; l’es-
pèce de Panama se trouve en société d’une grande
Myrmica? rousse qui me parait-ôtre nouvelle; Cissidium
basale, genre qui a le fades de quelques Scydmaenus,
mais les antennes des Trichoptilides, aussi longues que
tout le corps, avec la massue extrêmement grêle et
qui présente les trois derniers articles coniques, avec
la base de chacun renflée, ce qui est en opposition
avec les autres Coléoptères où elle est étroite; l’es-
pèce est luisante, de couleur roussâtre avec la ma-
jeure partie des élytres noire. Une seconde espèce
est plus courte et de couleur rousse, je l’ai nommée
2
18
Ciss. rufulum. Le Millidium seulpturatum est un genre
nouveau, auquel appartient notre Plenidium mimtimmum
et avec lequel l'espèce des tropiques a quelques ana-
logies, mais les élytres sont plus larges, plus ovales,
le corselet plus en coeur, les sillons sur ce dernier
sont très fortement marqués et prolongés sur les
élytres des deux côtés de l’écusson, en outre elles
sont coupées à la base du corselet par une impression
transversale; Mill. triramosum, plus petit que le Mill.
fnimUissimum et proportionellement plus étroit; Ptini-
dium terminale m., très voisin de notre Pt. pusillum,
mais un peu plus court et plus large, corselet plus
dilaté postérieurement. Les Anthicides ont présenté un
genre très remarquable, qui a la forme des Scydmae-
nides avec un corselet étranglé postérieurement, comme
chez les Tomoderus, les élytres sont parsemées de gros
points disposés en lignes, et de chacun des quels part
un long cil; j’ai nommé le genre Tomosotnus et l’es-
pèce T, sublestaceus. Une espèce nouvelle de la l:ière
division des Anthicus voisine de VAn. striatopunctatus a
les deux derniers articles des antennes blancs et je
l’ai nommée An. albicornis. VOrthoperus nanulus m. et
le Clambus castaneipmnis m., que je dois également au ta-
mis, ainsi qu’un petit Endomychide d’un genre nouveau,
\' Endodactylus trimaculatus &c.
Les chasses dans les fôrets-vierges sont bien plus
pénibles que chez nous; vous ôtes à chaque instant
accroché ou déchiré par des plantes épineuses et la
chaleur étouffante vous met bientôt hors de combat;
aussi ma récolte n’y fut pas très abondante; sous
les feuilles sèches, j’ai pris un Carabique noir de la
19
taille de notre Pseudomasms nigrita, mais plus court,
qui constitue le passage des Mono aux Campylocnemis,
ayant le faciès des premiers et les jambes postérieures
arquées des seconds; les antennes sont comprimées et
élargies vers l’extrémité, comme chez les Iklhio, le
menton est sans dent au milieu; j’ai nommé le genre
et l’espèce: 31oriosomm sylvestris. Dans le bois pourri
je trouvai une espèce de Hellmnides, qui a 5 lignes
de longueur et une forme allongée et plus cylindrique
que les autres espèces de ce grouppe, c’est le cor-
selet surtout qui est très long, avec les côtés latéraux
parallèles et les angles postérieurs droits, les tarses
sont tous simples, rapprochés, les antennes grossissant
vers l’extrémité, à articles courts, coniques et presqu’é-
gaux, le 3:ième article à peine plus long que le 4:ième,
le 2:d très court; je l’ai nommée Helluogasler glaber.
Une autre espèce de la môme localité est ma Pseudo-
zaena fusciceps, qui a complètement la forme de l'Ozaena
orienlalis, représentée par Klug sur la pl. I, fig. 8, des
"Jahrbücher der Insectenkunde”, vol. I, mais mon in-
secte est deux fois plus petit et sa couleur d’un brun
jaunâtre. Ce même bois me procura deux espèces de
Passalus, avec leur larve, remarquable en ce qu’elle
n’a que quatre pattes, aulieu de six, comme cela a
lieu chez toutes les autres espèces de Coléoptères jus-
qu’à-présent connues. Puis un Tryponoetis flavoguttalus
m., jolie espèce à base des élytres d’un jaune blan-
châtre.
Sous l’écorce des palmiers fraîchement abatus,
des quels on faisait couler la sève, je rencontrai un
grand nombre de Brachélytres, Nitidulaires, Histerides et
20
^ en outre un genre nouveau de Carabiques, Rhynchosia,
qui se distingue des autres Lebüdes par le 4:ième ar-
ticle des tarses simple et nullement bilobé; l’une des
deux espèces est de couleur testacée, terne et tache-
tée de noir et a le labre extrêmement avancé, je lui
ai donné en conséquence le nom de Rh. rostrata;
l’autre espèce est testacée avec les élytres largement
bordées de noir, je l’ai nommée Rh. limbata.
Les bords sablonneux des ruisseaux m’ont pré-
sentés un très joli Sligmaphorus tessellalus m., genre
qui se distingue des Lachnophorus, par la sculpture du
dessus du corps, qui n’a pas cette pubescence éparse,
propre aux espèces du premier de ces genres et dont
les antennes sont plus grêles, les articles 3 et 4 ayant
la longueur des suivants, sont à peine plus courts que
le Lier, la dent au milieu du menton est forte; une
seconde espèce de ce genre est le Tachypus medio-
signalus Ménétriés, de Californie. Le Oryptorhypnus cru-
ciger, m., est d’un jaune pâle avec la suture et une
bande transversale noire sur le milieu des élytres et
le Cryptopleurusl aequinoctialis m. des mômes rivages
sablonneux un gentille espèce fortement sillonnée et
plus allongée que celle que nous trouvons chez nous;
peut-être un genre nouveau?
Sur les bords de l’Océan pacifique, à Panama, se
rencontra une Cicindela octosignata m., d’un noir ver-
dâtre avec huit taches jaunes disposées en lignes pa-
rallèles sur les élytres; elle doit être placée dans la
division où sont quelques espèces mexicaines, comme
la C. flavopundata, C. Hopfneri &c. Les Phaleria, les
21
Cercydn et une quantité de Brachélylres n'y man-
quaient pas.
En Hydrocanthares ma récolte a été très pauvre,
et sauf une espèce nouvelle du genre Desmopachria
de Babington, la D. vanegala m. et un Pamus aequa-
torialis, le reste est plus ou moins connu. En revanche
les Brachélylres ont été très abondants, et outre un
grand nombre d’espèces décrites par Erichson comme
venant de Colombie, j’y ai trouvé beaucoup de nou-
velles, comme pax ex: Myrmidonia axillaris, Falagria
albicornis, Tachyusa picla, Phloeopora columbrna, Gyro-
phaena adusta, G. luteola, G. lividula, G. nigrita, Ilypo-
cyptus analis, H. punctulum, Xantholinus variegatus, Lep-
tacinus fasciaius, Lühocharis umbraculata, Stilicus fascia-
tus, St. pallipes, Sunius nigrinus, Scopimorpha (n. g.)
atlenuata, Holisus fuscipennis, Oedichirm forficularius, Me-
galops angulatus, M. glabriusculus , Osorius tenellus, Holo-
trochus sulcicollis, Oxylelus corniger, O. infuscatus, O. albi-
pennis, Phloeonaeus pulchellus, Trogophlaeus biramosus,
Tr. analis, Lispinus fulvescens, L. suturaiis, L. fuscipennis,
Piestus crenulatus, Hypotelus piger, Piestinus [n. g.) opacus,
Omalium columbinum, Glyptoma (pas Thoracophorus) ex-
cisicollis &c.
La localité de l’Isthme de Panama est entr’autre
remarquable, par le nombre d’insectes qui présentent
l’extrémité des antennes de couleur blanche, comme on
ne le rencontre nulle part ailleurs. Parmi les Coléoptères
j’y ai pris des espèces de Carabiques, de Brachélylres,
d'Anthiddes et de Cucuides (Telephanm albicornis m.)
ainsi colorées.
22
Après avoir, parcouru, pendant trois semaines la
crête de l’Isthme de Panama, je me trouvai complète-
ment privé de forces et de moyens de récolter les
insectes; tous mes flacons cassés, mon sac, mon pa-
rapluie, môme le tamis, qui me fut si nécessaire, bri-
sés, mes vôtemens mis hors de service, mes mains et
mon visage fortement endommagés par les plantes
épineuses, en un mot vingt journées de chasse entre
les tropiques avaient opéré tous ces changements. Je
pouvais encore me compter très heureux de ne pas
avoir été blessé par quelques-unes de ces plantes
vénéneuses, qui sont communes dans ces parages; car
la commission pour le tracé du canal de l’Isthme de
Panama, composée de douze individus, a perdu cinq
des leurs par suite des blessures occasionnées par
ces plantes.
Après un court séjour dans la ville de Panama,
et une courte visite sur les bords de l’Océan paci-
fique, je retournai à Aspinvall, sur le Golfe des Ca-
raïbes, afin de m’embarquer pour la Nouvelle-Orléans
et plus loin vers le Nord; me rapprochant ainsi chaque
jour de mes foyers.
Les rives du Golfe des Caraïbes et du Golfe du
Mexique sont formées de marécages qui reposent sur
des restes de Coraux gigantesques, dont on voit les
débris rejetés par la mer. La môme chose se ren-
contre aussi sur le rivage de la mer Pacifique à Pa-
nama; il est donc à supposer que l’Isthme doit son
origine à un soulèvement sous-marin. Les montagnes
sont d’une argile roussâtre très fertile, les courants
d’eau que l’on rencontre sur les deux versants de
23
risthme sont peu rapides, aussi parait-il exister peu
(le diff(îrence entre le niveau des deux Océans, c’est
ce qui fait espérer, que bientôt cet Isthme de 60
verstes de longueur sera traversé par un canal, qui
permettra le passage des vaisseaux d’une mer à l’autre.
Le chemin de fer est à moitié terminé et déjà livré
au public, sur une distance de 35 verstes.
Je dûs rester deux jours à Aspinvall, localité ré-
putée pour être très malsaine; une pluie battante dura
toute la journée, des vapeurs brûlantes remplissaient
l’atmosphère, tandis qu’un vent frais venant de la mer,
offrait un contraste très propre à susciter des refroi-
dissements. Néanmoins je cherchais sous l’écorce de
Cocotiers abattus, mais je ne trouvai qu’un petit Cos-
sonus noir; dans ces climats, l’écorce des vieux arbres
est plus adhérante au bois, de sorte qu’on ne peut
pas facilement l’en détacher pour y chercher des in-
sectes; quand à celle qui pourrit sur l’arbre même,
elle tombe bientôt, réduite en poussière sous l’ardeur
du soleil. Les champignons ou mieux les Lycoperdon
m’ont offerts peu d’insectes intéressants, quelques Cis
exceptés, dont plusieurs nouvaux, tels que: Ois hae-
morhoidalis, C. 4-tuberculatus, C. lugubm, C. planulatm
m. &c. Le lendemain, le temps se remit au beau, et
je pus secouer les branches des arbres, mais sans
grands résultats, si ce n’est un magnifique Clytus, que
je cafiturai. Remarquez qu’à cette époque, nous étions
dans la saison dite de sécheresse, dans ces contrées
intertropicales, et cependant il avait plu sur l’Isthme
plusieurs fois, ce qui ne s’accorde nullement avec nos
données sur ces contrées, où l’on prétend qu’il n’y
2i
tombe pas une goutte d’eau durant l’été; en Egypte
oui, mais pas à Panama.
Partout je rencontrai des Crustacés, mais faute de
place et de temps, je dus me contenter de quelques
échantillons, je pris sous l’écorce d’un Palmier, un
Scorpion de trois pouces de longueur et quant aux
grandes arraignées, elles n’étaient pas rares; les co-
quilles terrestres, vû la saison, s’étaient cachées; ce-
pendant à Obispo, j’en pris quelques unes remarquables
par leur grand taille. Il faut croire que les Reptiles
habitaient encore leur quartier d’hiver, car je n’en vis
presque point, malgré que les marécages qui caracté-
risent ces contrées, paraissent propres à nourrir de
tels hôtes. Les Perroquets, quoique cachés sous l’é-
pais feuillage, trahissaient leur présence par leurs cris
peu harmonieux.
Je dois mentionner un remède que l’on dit très
efficace contre la morsure des vipères et que l’on
vend à Panama sous le nom de Cedron, malheureuse-
ment je n’ai pu constater quelle est la plante qui pro-
duit cette noix.
Malgré les dangers, soit-disants inévitables, qui
accompagnent un voyage sur l’Isthme, et contre l’ex-
emple de ceux qui pour entreprendre une telle ex-
cursion sont armés de divers pistolets, poignard, et
d’énormes éperons pour pouvoir s’enfuire au besoin,
moi je n’avais pour toute arme qu’un parapluie et
mes vêtements déchirés, et cependant je n’ai rencontré
ni homme, ni animal qui se soit opposé à mes péré-
grinations.
Je remercie Dieu de m’avoir préservé des perni-
25
cieuses influances d’un climat qui donne lieu à tant de
maladies; je n’ai eu à me plaindre que de lassitude
et d’un manque de forces, qui sont du reste les moin-
dres inconvénients d’un pays intertropical.
Adieu &c.
Victor Motschulsky.
Sur les Collections Coléoptèrologiques
de Linné et de Fabricins
par
V. de Motschulsky.
Ayant eu l’occasion d’examiner moi-même, les
collections de Linné et de Banks à Londres, celle de
Fabricius à Kiel et celles de Lund et de Sehestedt
décrites par le môme auteur et qui maintenant sont
incorporées au Musée Royal de Copenhague, je crois,
qu’il sera agréable aux entomologistes de connaitre en
quel état se trouvent ces collections, surtout pour les
espèces types, avant que le tems ou d’autres circons-
tances ne les aient complètement détruites.
La collection de Linné fut vendue, après sa mort
à un certain Smith, qui l’apporta à Londres et que
les héritiers vendirent à la Société Linéenne. Smith
y intercalla, il est vrai, beaucoup d’espèces entière-
ment inconnues à Linné, mais il eût le bon esprit de
conserver scrupuleusement les étiquettes écrites de la
main de Linné, ce qui me permit de reconnailre pres-
que tous les types. L’ordre de l’arrangement y est
tel que Linné l’a laissé lui-même c. a. d. d’après la
26
lOâème édition de son "Systema naturae.” L’exemplaire
de ce livre, qui se trouve à la Société Linéenne de
Londres, porte les corrections et additions pour la
12:ième édition, écrites toutes de la propre main de
Linné.
La collection de Banks, ainsi que sa Bibliothèque
et sa propre maison furent apres sa mort annexées à
la dite Société Linéenne. La collection est aujourd'hui
dans le môme état que du tems de Banks et beau-
coup plus riche que celle de Linné, la conservation
est encore assez bonne pour reconnaitre les espèces.
La collection de Fabricius, fut après sa mort in-
corporée au Musée de l’Université de Kiel, où elle est
conservée complètement dans le même état que du
temps du fameux entomologiste de l’Holstein. Toutes
les étiquettes ne sont que des lambeaux de papier,
déchirés avec les doigts, les noms spécifiques sont écrits
en grosses lettres, de la propre main de Fabricius,
quant aux noms génériques, ils manquent partout; la
conservation des insectes est encore suffisante pour
reconnaitre la majeure partie des espèces, grâces à
l’armoire d’acajou, faite aux Indes avec le plus grand
soin, qui renferme cette précieuse collection
La collection de Lund, qui était inspecteur des
douanes en Danemarck et dont le nom se trouve si
souvent cité dans les ouvrages de Fabricius, fut plus
tard achetée par Sehcstedt, autre nom qui ne figure
pas moins fréquemment dans le "Systema Eleuthera-
torum.” Sehestedt comme homme riche et puissant,
était alors parvenu à se former une des plus belles
collections; après sa mort cette dernière passa au
27
Musée Royal de Copenhague, où elle se trouve jus-
qu’à-présent. II parait que c’est cette collection que
Fabricius a plus volontièrement consulté pour ses ou-
vrages, ce serait donc alors celle qui offrirait les types
les plus authentiques; elle est mieux conservée que
celle de Kiel, mais l’arrangement n’est plus reconnais-
sable, attendu qu’on a commencé à intercaller les es-
pèces de Fabricius dans une immense collection moderne.
Afin de compléter mon travail, j’ai profité, autant
que je l’ai cru nécessaire, des remarques publiées sur
les espèces de Linné et Fabricius par MM. Hope et
Schaum et pour celles de Fabricius les Synonimies
d’Illiger et de SchOnherr^), ainsi que l’ouvrage de
M. Schiôdte sur les Coléoptères du Danemarck. Outre
cela, j’ai profité encore des observations que mon ami
Chevrolat a faites, durant son séjour à Kiel et à Co-
penhague et qu’il a bien voulu mettre à ma disposi-
tion. Un seul ouvrage m’est resté inconnu, ce sont
les répliques de Megerle de Mühlfeld aux notes Syno-
nimiques d’Illiger et dont j’ai pu profiter seulement par
l’analyse qu’en a donné Germar dans son ’Magazin
d’Entomologie.”
Pour faciliter la recherche des espèces, j’ai suivi
l’ordre adopté par Lacordaire dans son important
ouvrage, dans les suites à Buffon, avec quelques mo-
difications que m’a suggéré l’arrangement de ma col-
lection; modifications que je reproduis ici du reste
1) Coleopterisl’s Manuel.
2) Steltiner Entomologische Zeitung.
3) Magazin fur Insectenkunde.
4) Synonymia Inseclorum.
28
sans aucune prétention. J’ai indiqué, autant que pos-
sible pour les espèces de Linné et de Fabricius, les
genres les plus récents, aux quels elles appartiennent,
et exclu de la liste toutes celles qui ont été décrites
antérieurement, ou bien dont les noms présentent un
double emploi, et qui par conséquent n’appartiennent
pas à ces deux auteurs. J’ai rangé, à leur place res-
pective, des espèces qui souvent avaient été placées
par Linné et Fabricius dans des familles différentes,
de même que, j’ai rayé les espèces qui ne pouvaient y
appartenir; mais pour me permettre ces corrections,
je ne rn’en suis rapporté qu’aux étiquettes écrites de
la main de ces deux auteurs et aux diagnoses données
dans leurs ouvrages. Les espèces décrites par Linné
sont suivies d’un L., et celles de Fabricius sans aucun
signe. Toutes les espèces dans le Catalogue qui suit,
qui ne sont pas accompagnées d’observations particu-
lières, s’accordent avec les exemplaires types des Col.
de Linné et de Fabricius, et correspondent également aux
descriptions que ces deux auteurs en ont données.
A cette occasion, je me fais un véritable plaisir
d’exprimer publiquement mes sentiments de reconnais-
sance pour les prévenances qui ont facilité mes re-
cherches et pour les renseignements, qui m’ont été
fournis par MM. les gérants de la Société Linéenne de
Londres, M. le D:r Schiodte à Copenhague, M. le Pro-
fesseur Ben à Kiel, M. Chevrolat à Paris et M. Wester-
mann, ce vétéran de l’entomologie, qui a bien voulu
me seconder par des renseignements les plus pré-
cieux, et a mis à ma disposition sa magnifique col-
lection, durant tout le tems que je restai à Copenhague.
29
I. CARABIQUES
1, CiCINDELETES.
Calochroa Hope. *)
Cicindela F. Dej.
chinensis .... China. Incl. or.
aurulenta . . . Sumatra. Pulo-Pinang.
6-punctata . . Litt. Malabar.
bicolor Calcutta.
semivütata. . . Sumatra.
vitlata Guinea.
cinta Sénégal.
10-guUata. . . Java.
interrupta . . . Java.
Cicindela L.
campestris . . . Eur. — L’exemplaire dans la Col. Linné
est l’espèce convexe et allongée de Suède et gé-
néralement du Nord de l’Europe, tandis que dans
la Col. Fabricius elle est mêlée avec l’espèce
applatie et ronde, à la manière de la C. ma-
rocana, qui habite de préférance les pays mé-
ridionaux de l’Europe et qui appartient à la C.
pontica Steven, comme je l’ai démontré dans mes
” Insectes de Sibérie."
1) D’après M. Westermann toutes les espèces de ce genre prove-
nant des Indes orientales , vivent comme les Colliuris non sur les rivages
sablonneux, mais dans les champs de riz et sur les plantes.
2) Un autre Calochroa d’Afrique, se trouve décrite dans le Syst.
Eleuth. sous le même nom; feu Schônherr a remédié a ce double emploi,
en lui donnant le nom de C. interttineta.
30
marocana . .
hybrida L. .
. Marocco.
. Suède. — L’exemplaire, dans la Col. de
Linné, est positivement pareil à celui que j’ai dé-
crit sous le nom de C. baltica et qui parait ap-
partenir à la C. rnaritima Gyllenhaal, tandis que
la rnaritima Dej. est une soit-disanto variété de la
hybrida F. et des auteurs, dans laquelle la lunule
du milieu est très fortement prolongée et sinuée.
Dans la Col. Banks se trouve sous le nom de C.
hybrida, notre espèce commune c. a. d. la hytrrida
de Fabricius.
sylvatica L. . . Eur.
maura L. , .
capensis L. .
héros
sinuata. . . .
lilloralis . . .
. Barbaria.
Cap. b. Sp.
. Isl. Pasif.
. Eur. temp.
. Eur. mer. Barbaria.
melancholica . . Guinea. — Aux exemplaires types de
cette espèce dans la Col. Copenhague se rap-
porte, d’après Schaum, la Cic. aegyptiaca, Klug.
lurida ....
fleomma . . .
tuberculata. .
unipunclala .
4-lineata . .
biramosa. . .
6-guUata . .
catena ....
. Cap. b. Sp.
Hispan. Gallia.
Nov. Zel.
Am. bor. int.
Madras. Singapore.
Madras. Calcutta.
Am. bor.
Madras. Malabar.
marginata . . . Am. bor., à cette espèce appartient la
C. variegata Dej.
suturalis .... Antilles St. Thomas.
31
S-guttata . . . Sierra-Leona. — Fabricius s’est mépris
eu la désignant comme originaire de l’Amérique.
viduata .... Sumatra.
trifasdata . . . Cayenne.
angulata .... Tranquebar. Birma. — Elle est très re-
marquable par le toupet de poils droits, dont est
orné l’extrémité du 4:ième article des antennes. Une
espèce très voisine est l'angulata du Catalogue de
Dejean, qui provient des Montagnes des Neel-
Gherris et qui, parconséquent, pourra conserver
le nom de C. dcsignata Dej. Les exemplaires de
la C. angulata, dans la Col. Copenhague, appar-
tiennent, d’après Schaum, à la C. stmalrensis Hrbst,
qui est une espèce distincte des deux précédentes.
funesta Ind. or.
holosericea . . . Java.
guttula Ins. Pacif.
minuta Ind. or. ')
■*
Abroscelis Hope.
Cidndela F.
longipes .... Tranquebar. Java.
1) Cidndela violacea est une variété bleue de la C. sexguttata, chez
laquelle les taches blanches ne sont plus visibles; C. micant et marginalii
ont été décrites antérieurement par Olivier, sous le nom de C. punctulata
et de C. purpurea; C. punctulata F. ne peut conserver ce nom parcequ’il
a été déjà employé par Olivier, en conséquence celui donné par Dejean,
C. l3-guttata restera a l’espèce; C. lunulala F., sans désignation de patrie
et dont le type se trouve dans la Col. Banks, n’est, d’après ce que j’y ai
vu qu’une variété de la C. littoralù ou les taches sont réunies. C. acto-
guttala n’est d’après la Col. Kiel que la C-tnicans F., mais d’après Scliaum
le type dans la Col. Hunter appartient à une espèce différente, inconnue
dans les Collections.
32
Odonlocheila Laporte.
Cicindela F.
cayenensis . . . Cayenne.
bipunctata . . . Am. mer.
chrysis Am. mer. — Schaum doute que ce soit
l’espèce du môme nom décrite par Dejean, et
il pense qu'elle correspond plutôt à la Cic. curvi-
dens de Dejean.
Eumechus Motsch.
Cylindera Westwood. ')
germanicus L. . Eur.
abdominalis . . Am. bor. New-Orléans.
obscurus .... Am. bor.? — D’après la Collection de
Kiel, c’est un exemplaire huileux de la Cic. an-
gustata Fischer, et qui provient probablement de la
Russie méridionale et non de l’Amérique.
argmlalus . . . Am. mer.
Prothyma Hope.
Cicindela F., Euryoda Lacord.
quadripunctata Java.
Heptodonta Hope.
Cicindela F., Euryoda Lacord, Aenicto-
morpha Chaudoir.
anadis Sumatra. Pulo-Pinang.
1) D’après la dénomination de M. Westwood le genre Cylindera de-
vrait contenir des espèces cylindriques, tandis que \'Eu. germanicus et
plus encore I’Em. gracilis et VEu. tenais, ne sont rien moins que ça; ensuite,
il y a déjà un genre de ce nom fondé par Newman pour une espèce de
Longicornes. En conséquence je l’ai changé en Eumecus.
33
Aplereossa Hope.
Cicindela F.
yrossa Coromandel.
2, Megacephalides.
Oxycheila Dej.
Cicindela F.
trütis Brasil.
Megacephala Latreille.
Cicindela F.
megalocephala Sénégal.
Tetrarcha Westwood.
Cicindela L. F.
mrginica L. . . Am. bor. m.
carolina L. . . Am. bor. temp.
aequinoctialisL. Surinam.
Aniara Hope.
Cicindela F.
sepulchralis . . Cayenna.
1) Fabriciiis a nommé celte espèce Cicindela megalocephala, plus
tard Latreille a établi son genre Megacephala, dans lequel il rangea
la dite espèce de Fabricius; l’inconvénient du double emploi, s’il y en a
un, est donc dû à Latreille et non à Fabricius; dans tous les cas on aura
donc à conserver le nom spécifique de megalocephala et non celui de te-
negalensis.
3
34
3, COLLIÜRIDES.
Therates Latr.
Cicindela F.
labiala Auslralia.
cyanea Ind. or.
flavilabris . . . Polynesia.
fasciala .... Polynesia.
Collyris F.
Colliuris Latr.
aptera Ind. or. — D’après le type dans la Col.
de Copenhague, c’est une véritable Colliuris avec les
ailes propres au vol et qui n’a rien de commun
avec la Tricondyla aptera Olivier; d’après Schaum,
elle se distingue de tous ses congénaires par
la sculpture des élytres, qui ne présente des
rugosités prononcées que sur le milieu. Elle est
entièrement noire; Hope dit qu’elle correspond
au Col. major Latreille.
longicollis . . . Siam. — L’exemplaire type est une des
plus grandes espèces du genre, tandis que la va-
riété plus petite, citée par Fabricius, correspond
d’après Schaum' au Col. emarginata Dej.
4, Ctenostomiues.
Procephalus Laporte.
Collyris F., Ctenostoma Klug.
formicarius Brasil.
1) 1.0 penre Colliuris a été fondé par De (ieer, mais correspond aux
Casnonia de nos Collections (Casn. surintmensis) et non au grouppe actuel.
2) Lacordaire attribue cette espèce à Klug, tandis qu'elle a été dé-
crite sous ce nom bien avant, par Fabricius.
35
pallida
5, Manticorides.
Platychile Mac-Leay.
Manticora F.
Cap. b. Sp.
riparius L. . .
6, Elaphrides.
Elaphrus F.
Cicindela L.
Eur. — Dans la Col. de Linnée on voit
sous ce nom, écrit de la propre main de ce na-
turaliste, un El. cuprem, mais à côté se trouve
un véritable riparius.
uliginosus . . .
Eur. bor.
flavipes L. . .
7, Bemridiides.
Tachypus Megerle.
Cicindela E., Elaphrus F.
Eur.
4-maculala L.
4-guttata . . .
Lopha Megerle.
Cicindela L., Carabus F.
Eur. temp.
Eur. — Dans la Col. de Kiel, cette espèce
se trouve sous le nom de Carabus subglobosus.
Emphanes Motsch.
Carabus F., Bembidium Latr., Philochthus Steph.
pygmaeus . . . Eur.
1) Manticora maxillosa de Fabricius, a été décrite bien antérieure-
ment par De Geer sous le nom de Carabus tuberailalus.
30
minimus .... Eiir. — D’après la (^ol. de Kiel c’est Bemb.
pusillum Gyll.
Philochthus Stephens.
Carabus F., Bembidium Latr.
biguUatus . . . Eur.
guttnln Eur. bor. Sibir.
Bembecidium Agass.
Elaphms F., Bembidium Latr.
striatum .... Eur. — D’après Erichson c’est Bemb.
orichalcicum Dej.
atratim .... Am. bor. — D’après la Col. de Kiel c’est
l’espèce à teinte foncée des bords du Lac Supérieur,
que Kirby énonce, dans sa Fauna Am. bor. comme
B(mib. impressum, ce (jui n’est pas.
andreae .... Italia. — On prend généralement cette
espèce pour le Bemb. pallidipenne III. et peut-être
avec raison; mais dans la Col. de Kiel l’insecte
qui porte ce nom, est tout-à-fait autre, et cor-
respond au Penjphiis concimus Stephens, qui ha-
bite toutes les rives de la mer du Nord. Erich-
son et Schiüdte le dérivent également comme un
Peryphus.
Notaphus Megerle.
Cicindela L., Elaphrus F., Carabus F., Bembidium Latr.
rupestris L. . . Eur. — D’après le mauvais exemplaire
de la Col. de Linné c’est le Bemb. ustulatum des
auteurs; ce qui s’accorde parfaitement avec la
description de Linné.
37
uslulatus L. . . Eur. — D’après la môme Collection, c’est
le Betnb. undulatum des auteurs, ce qui convient
très bien à la description de Linné. Dans la Col.
de Kiel cet insecte est confondu avec le précé-
dent; chez Banks il est nommé Car. nipestris.
Peryphus Megerle.
Elaphrus F., Carabus F., Bembidium Latr.
rupestris .... Germania. — Dans la Col. de Kiel je
n’ai pas trouvé un insecte de ce nom, mais d’a-
près la diagnose de Fabricius il n’y pas de doute
que se ne soit le Bemb. rupestre de nos Collec-
tions, mais pas du tout l’espèce de Linné.
4-pmtulatus . . Eur. — Dans la Col. de Kiel c’est un
Bemb. femoraltm Dej., tandis que le Car. 4-pnslu-
latus Linné, est le Mycetophagus 4-maculatm F.
dorsalis .... Eur. — D’après la Col. de Kiel c’est le
Bemb. crucialum Dej.
cursor Eur. mer. — Le type, dans la môme
Collection, correspond au Bembid. obsoletum de
Dejean.
tristis Germ. — L’exemplaire de Kiel est le
Bemb. brunnipes Dej.
modestus. . . . Austria.
tricolor Austria. — Dans le Syst. Eleuth. il y a
deux espèces sous le nom de Car. tricolor, dont
le N. 83 se rapporte ici, tandis que le N. 135
est un Poecihis. Dans la Col. de Kiel col in-
secte se trouve sous le nom de Car. litto-
ralis qui n’exislc pas dans les ouvrages de Fa-
bricius.
38
Tachys Zieg.
Carabus F., Bembidium Latr.
minuta Germ. — Daas les Collections je n’ai
pu trouver un Coléoptère de ce nom, mais d’après
la désignation de Fabricius "Habitat in arborum
iruncis", il n’y a pas de doute que c’est le Bemb.
nanum de Gyllenhaal.
8, Tuechudes.
Trechus Clairv.
Carabus L. F., Epaphius Leach.
discus Eur. temp. Hungaria. Gallia.
rubens Kiel. — D’après Schiüdte et Schaum ce
serait le Tr. paludosus Gyll.
9, Notiophilides.
Notiophilus Dumeril.
Cicindela L., Elaphrus F.
aquatims L. . . Eur. — D’après Schaum c’est le Not.
biguttatus de nos Collections, mais Erichson le
place comme espèce distincte.
semipunctatus . Eur. — D’après la Col. Kiel c’est le
Not. biguttatus de nos Col.
1) Carabus celer F. est un Uembidiide, décrit antérieurement par
Ilerbst sous le ni ira de Car. lampros.
2) Carabus velox F. est le f’atrobm excavatus Paykull; Carabus testa-
ceus F., d’après Schiôdte et Schaum le Trechus secalis Paykull.
Entre les Trechüdes et tes Notiophilides sont placés dans ma Col-
lection les Pogonides.
3) Elaphrus biguttatus F. appartient d’après Erichson et Schiôdte au
N. semipunctatus.
39
Blethisa Bonelli. ,
Carabus L. F. ii ; -i
multipunctata L. Eur. bor. !’
10, CnEMACANTHIDES. .vi\
Broscus Pz.
Carabus L. F.
rephalotes L. . . Eur. ■ \ > ,
11, SCARITIDES. 2)
Carenum Bon. ■ >. > !'
Scarites F. ’ . ' ,y ’
cyaneum Nov. Holl.
-
Clivina Latr.
Tenebrio L., Scarites F.
fossor L Eur.
bipustulata . . . Am. bor. '
Parallelomorphus Motsch.
Scarites F.
quadratus .... Guinea. — D’après le Musée de Co-
penhague, c’est une espèce très voisine du Sc.
guitiensis Dej.
Scarites F.
grandis Brasilia.
1) Les Trachypachus (Bleth. Zettersiedtii) et les Diachila ffiL arctica)
lient très naturellement les Notiophilides aux Cnemacanthides, par les genres
Miscodera, Broscus, Cnemacanthus , Broscosoma, Promecoderus, Cascelins ac.
2) Entre les Cnemacanthides et les Scaritides, j’ai placé les Stomides.
40
impressus . . . Am. mer. — D’après la Col. de Copen-
hague c’est une espèce très voisine du Sc. caye-
nensis Dej.
subterraneus . . Am. bor.
porcatus .... Ind. or. Neel-Gherris. — D’après la
môme Collection c’est une espèce très voisine du
Sc. excavcdus Kirby, mais moitié plus petite. Il
pourrait être le môme que le Sc. laieralis Guérin.
crenatiis .... Ind. or. — Petite espèce à élytres
costées et à points imprimés bien distincts.
laevigatiis . . . Italia.
testaceus .... Sénégal. — Je ne l’ai pas vu dans les
Collections, mais feu SchOnherr l’a conservé comme
espèce distincte dans sa Syn. Insect.
Pasimachus Bonelli.
Scarites F.
depressus . . . Am. b. Virginia.
marginatus. . . Am. b. Louisiana.
Acanthoscelis Latr.
Scarites F.
ru/icomis ... Cap. b. Sp.
1) Les Pasimachus vivent dans les forêts et se rencontrent sous les
feuilles sèches, surtout celles des Magnolia.
2) Scarites gigas F., nom employé antérieurement par Olivier pour
le Sc. pgracmon Bonelli, Sc. arenarius F. appartient au Tenebrio fossor
Linné; Sc. Ihoracicus a été nommé et décrit par Illiger; Sc. gibbus F. a
été décrit . antérieurement par Herbst, sous le nom de Sc. globosus; Sc.
cursor et Sc. arabs ne sont pas du tout des Scaritides, le premier un Syl-
vanus, le second un Brontes. — Entre les Scaritides et les Anthiades se
trouvent les Morionides.
41
thoracica. . . .
maxillosa . .
12, Anthiades.
Anthia Weber F.
Cap. b. Sp.
Cap. b. Sp.
sexguUata . . .
Pachymorpha Hope.
Anthia F.
Tranquebar. Surate. Calcutta.
Thermophila Leach.
Carabus L., Anthia F,
decemguttata L. Cap. b. Sp.
Venator . . . .
Nimrod . . . .
sulcata
sexmaculala . .
Sénégal.
Sénégal.
Sénégal.
Barbaria.
septemguttata. .
Cycloloba Chaud.
Anthia F.
Cap. b. Sp.
tabida
Polyhirma Chaud.
Anthia F. (
Cap. b. Sp.
13, Ditomides.
Scaurus F., Sepidium F., Carabus F.
interruptus. . . Arabia. — L’exemplaire dans la Col. de
1) V Anthia umbraculata F., grande espèce à forme applatie cl à
élytres tronquées, est un Helluonide; Anth. i-guttata, d’après llliger,
simple variété de l'Anth. to-guttota. Les Graphiptérides se trovent placés
à côté des Corsyra dans les Cymindides.
Kiel est de couleur opaque, détaillé un peu plus pe-
tite que YAristus sulcatm et probablement identique
avec Dit. opacus Er.
tricuspidatus . . Italia. — Est d’après Erichson le Dito-
mus comutus Dej.
Melaenus Dejean.
Brachynus F,
piger Ind. or. — Erichson remarque qu’il est
extrêmement voisin du Mel. elegans Dej.
14, SlAGONIDES.
Siagona Latr.
Cucujus F., Galerila F.
rufipes Barbaria.
depressa .... Ind. or. (Birma).
plana Ind. or.
flesus Ind. or.
15, Harpalides.
Amblystomus lEr.
Carabus L. F., Aeupalpus Latr., Hispalis Ramb.
meridianus L. Eur. — D’après la Col. de Linné c’est
bien certainement un Amblystomus, quant à la Col.
de Kiel, je n’y ai pas trouvé un insecte de ce
1) Le Seaurus sutcatus F. esl un Düomide et appartient au jïenre
Ariitun, mais Olivier l’avait déjà décrit sous le nom de bucephalus; la Ca-
lasoma longicorne esl, la Ç du Sepidium tricuspidatuni F. qui appartient au
genre Ditomus; le Car. calydonius F., a été décrit antérieurement par Fa-
bricins lui même dans son Syst. Ent. (1775) comme Sepidium tricmpidalmn ,
tandis que. le C. calydonius Rossi est une espèce différente.
43
nom, mais en revanche cette espèce se trouve
sous le nom de Carabus clams, nom qui ne figure
pas dans le Syst. Eleuth.
Egadroma Motsch. n. g.
Carabus F., Ambystomus Er.
smaragdula Ind. or. — Erichson remarque qu’il est
identique avec YAcup. vulneratus Dej.
U'.:
Stenolophus Megerle.
Carabus F.
vaporarorium, Eur. — D’après le type de la Col. de
Kiel, c’est bien certainement l’espèce très connue
sous ce nom dans nos Collections; tandis que le
Car. vaporariorum Linné est une Cymindida.
Platymetopus Dej.
Carabus F.
(lavilabris . . . Ind. or.
1) Dejean décrit, un Carabus dorsalis F., comme étant un Acupalpus;
plus haut j’ai démontré que d’après la Col. de Kiel, c’est un Peryphus;
mais il y a un Car. cruciger, qui appartient effectivement aux Acupalpus Dej.
(Bradycellus Er.) et qui pourrait en être synonyme.
2) Bh-ichson et Lacordaire placent le Car. smaragdulus F., dans les
Amblystomus , avec les quels il n’a qu’une apparence extérieure. Chez l’in-
secte de Fabrîcius le dernier article des palpes maxillaires n'est pas tron-
qué, mais aigu; labre arrondi en avant; antennes à 2:d article le plus
court de tous, le 3:iéme de la longueur du 4:ième; prothorax fortement
arrondi postérieurement, sans traces d’angles; jambes antérieures fortes,
distinctement dilatées vers l’extrémité et munies de deux longues dents;
les quatre tarses des pattes antérieures dilatées en patelles cordiformes
presque comme chez les Palellimanes, le 4;iérae en outre très visiblement
bilobé, le l:ier pas plus long que les suivants; ces mêmes articles aux
pattes Intermédiaires également dilatés, mais moins que ceux des anté-
rieures. Ce nouveau genre parait avoir de l’analogie avec le genre inédit
Loxoncus de Schmidt-Gôbel.
44
Barysomus Dej.
Carabus F.
semivittatus. . . lod. or.
Harpalus Latr.
Carabus L. F.
latus L Am. bor. — D’après le type dans la
Col. de Linné il parait être H. herbivagus Say.
ferrugineus. . . Eur. — Le Car. ferrugineus L. est un
Ldstus.
aeneus Eur.
discoideus . . . Germ. — D'après Erichson, c’est la
même espèce qui est répandue dans nos Collec-
tions sous le nom de Harp. perplexus et Harp.
Petifii.
fiUvipes .... Germ. — D’après Erichson le même
que Harp. limbalus Duft. Gyll.
bicolor Am. bor.
vemalis .... Eur. — Schaum dit que c’est le Harp. pici-
pennis Duft. Dej. tandis qu’Erichson ne l’a pas cité à
l’article de cette dernière espèce dans ses Coléoptères
de Brandenbourg; aussi se trouve-t-il dans la Col.
de Kiel sous le nom de C. aphodioides, nom qui
n’existe pas dans les ouvrages de Fabricius.
La diagnose du vernalis F. convient cependant
assez bien au //. picîpennis. L’expression ”tibns
serratis" donnée par Fabricius prouve que ce ne
peut être une Feronide.
abdominalis . . Cap. b. Sp. — D’après Schaum il serait
le même que le H. impunctus Wiedem.
45
Selenophorus Dej.
Carabus F.
palliatus . . . . Am. b or.
caliginosus. . . Am. bor.
integer . . , . . Am. Ins. — D’après la Col. de Copen-
hague il appartient à ce genre.
O P h O nus Ziegl.
Carabus F., Harpalus Dej.
sabulicola . . . Germ. bor.
obscurus .... Eur. mer. — Schaum prétend que c’est
O. monticola Dej.
azureus .... Eur.
Bradycelles Er,
Carabus F., Acupalpus Dej.
cmciger .... Saxonia. — Dans la Col. de Kiel il y
a sous ce nom une simple variété, peut-être de
ï Acupalpus dorsalîs Dej., qui est de couleur plus
obscure et dont le corselet parait plus rouge.
16, Anisodactylides.
Selenidia Motsch.
' Carabus F., Orthogonius Dej.
stigma Ind. or. — Espèce très intéressante.
1) Parmi les autres Harpalides, le Carab. ruficornis F. a été décrit
antérieurement sous le nom de Car. pubescens, par Muller dans son Pro-
domus; Car. megacephaltui appartient d’après la Col. de Copenhague à l’A-
cinopus megacephalut Uossi; Car. erythrocephalus F. ainsi que Car. rufibar-
bis F. appartiennent d’a))rés Ericlison au tl. fulvipes F. Schaum y rap-
porte aussi le Car. surinameniis qui d’après la Col. de Copenhague n’est
qu’un exemplaire fraichemcnt éclos. Schaum et Puizeis prétendent que le
Car. rufibarbis F. est un S de YOphonus brevicollis Dej., mais la description
de Fabricius ne convient guère.
46
qui a quatre articles dilatés aux tarses, et les
élytres épaissement ridées comme aucun autre
Carabique que je connaisse.
Diachromus Er.
Carahus L. F., Harpahis Dej.
germanus L. . . Eur. temp.
Anisodactylus Dej.
Carabus F.
héros Eur. m. Africa bor.
binotatus. . . . Eur.
St. crucis . . . Antilles.
17, Cratôcebides.
Batoscelis Dej.
Carabus F.
anguialus . . . Ind. or. — Hope et Schaum interprè-
tent cette espèce comme étant le Panag. tomen-
tosus Vigors, mais en confrontant la diagnose de
Fabricius, il est plus que facile de se convaincre
qu’il n’y a rien de commun entre ces deux in-
sectes.
Agonoderus Dej.
Carabus F.
lineola Am. bor.
comma Am. bor. — D’après Schaum c’est l’A-
gonoderus pallipes F. et Dej., mais comme il y a
déjà un autre Car. pallipes décrit par Fabricius,
47
qui appartient aux Anchoménides , le nota très
caractéristique de Ag. comma, pourra être con-
servé. ')
18, Péricalides.
Catascopus Kirby.
Carabus F.
elegans Sumatra. — C’est une des plus petites
espèces du genre. D’après Illiger c’est VElaphrus
elegans Weber.
■' V. .
Coptodera Dej... i .... A
Carabus F.
triloba Guinea. — D’après Schaum, une magni-
fique espèce inconnue aux entomologistes.
19, Grapiiipterides.
Graphipterus Latr.
Anthia F.
variegatus . . . Arabia. Aegypt.
exdamalionis . Barbaria.
trilineatus . . . Cap. b. Sp.
obsoletus .... Cap. b. Sp.
1) Illiger dit que le Carabus furcatus F. n’est qu’une simple variété du
Car. lineola, mais je ne l’ai pas trouvé dans les collections respectives.
Schaum dit que d’après ta Col. de Hunier à Glascov le Car. pallipes F.
N. 165 appartient également à VAg. lineola, mais en confrontant la diagnose de
Fabricius dans le Syst. Eleuth. on voit qu’il y a confusion d’espèces,
comme le démontrent aussi les Collections de Kiel et de Copenhague.
Voyez Cgmindides.
48
20, Cymindides.
Taras Clairv.
Carabus L. F., Cymindis Lati'.
vaporariorum L. Suède. Petrop. — Dans la Col. de
Linné c’est bien certainement la Cymindis hasalis
Gyll., que Dejean réunit à tort à la C. punctata
Bonnelli, qui est une espèce alpine bien diffé-
rente.
humeralis . . . Italia.
aæillaris .... Austria. — D’après Schaum c’est la Cy-
mindis homagrica Duft.
miliaris .... Eur. temp. Austria.
pallipes N. 165 Eur. bor. — D’après la Col. de Kiel
c’est la Cym. angularis des auteurs.
Cymindis Latr.
Stagona F.
bufo Barbaria. — Je crois que cette espèce
doit être rapportée à la C. mauritanica, qui s’ac-
corde assez bien avec la description de Fabri-
cius. ^
1) Je commence les Cymindides par le genre Corsyra Fischer, qui
inconteslablemenl a beaucoup d’analogie, tant par ses caractères anato-
miques que par la manière de vivre, avec les Graphipterides.
2) Au genre Cymindis, je fais suivre les genres Glycia et Agatus
tandis que les Lebiides commencent par les Phlociontis. Chez I.acordaire
le genre Glycia est un magasin d’espèces les plus disparates, erreur dans
laquelle il a été induit par M. de Ohaudoir. De toutes les espèces citées,
il n’y a que la Cymindis ornata Klug et la Glycia Karelini Chaud, que je
sache y appartenir; toutes les autres sont plus que douteuses. Mon genre
Agatus par exemple n’y peut être réuni , vu que chez l’un de ces genres les
ongles sont pectinés, chez l’autre ils sont simples. Glycia dimidiata Ménétriés
est plutôt un Polistichus ou un Zuphium qu’une Glycia.
49
21, Lebiides.
L e b i a Latr.
Carabus L. F.
crux-minor L. Eur. bor.
fnlvicollis . . . Barbaria. — Ce n’est pas l’espèce du
midi de la France décrite sous ce nom par
Déjean. Celle de l’Algérie est plus grande, plus
large, les élytres plus parallèles, plus fortement tron-
quées, le dessous du corps bleu foncé à l'ex-
ception seulement du corselet qui est roux. La
L. fulvicollis do Déjean aura donc à reprendre le
nom de pubipennis Dufour.
viltata Am. bor.
bivittata .... Am. bor. — D’après Schaum c’est la
L. i-vittata Dej.
turcica Eur. temp.
haemorrhoidalis Eur. temp.
elevata Ile de Fr. — D’après la Col. de Kiel
c’est la Leb. unifasdata Dej., comme l’ont inter-
prété Brüllé et Schaum; d’après Cliaudoir c'est
la môme espèce que la Coptodera massiliensis Fair-
maire, qui n’est pas du tout une Coptodera.
fadola Am. mer. — D’après la Col. de Copen-
hague, elle appartient à ce genre.
ciirtus Nov. Holl. — Peut-être du genre suivant?
Sarothrocrepis Chaud.
Carabus F., Lebia Dej.
corticalis. . . . Nov. Holl. — D’après Putzeis c’est la
même espèce, qui dans les Collections est répan-
due sous le nom de Leb. Urvülei Dupont.
4
50
Lain prias Bonelli.
Car abus L. F.
cyanoceplialus L. Eur. — Le type dans la Col. de Linné
est la L. chlorocephala de nos Collections.
Tetragonoderus Dej.
Car abus F.
quadrum. . . . Sénégal.
quadrinotatus . Ind. or.
22, Dromiides.
Me table tus Schniidt-Gôbel.
Carpbus L. F., Dromius Bonelli, Syntomus Hope.
truncatellus L. Eur. bor. Sibir. — D’après le type de
la Col. de Linné, c’est l’espèce noire, peu luisante
1) Il existe une grande confusion dans la répartition des espèces de
Dromius dans les différens genres modernes, confu.sion à laquelle l’ou-
vrage de Lacordaire n’a nullement remédié; j’ai tâché, il y a plusieurs
années d’y apporter quelques lumières, mais M. Chaudoir en pervertissant
mes paroles a porté la confusion à son comble. Je crois donc nécessaire
de récapituler ici, en peu de mots, les principaux caractères distinctifs:
Division A, crochets des tarses dentés; 1. Dromius Bonelli, menton sans
dent, type; D. agilis, D. A-maeulalus ac.; 2, Axinopaipus Lcconte, menton
avec une dent simple, type; D. biplagialus Dej.; 3, Metablelus Schmidt-
Gôbel, menton avec une dent bifide, type: D. truncatellus L.; Division B,
crochets des tarses simples; 1, Apristus Chaudoir, menton à dent simple,
type; D. subsulcatus Dej.; 2, lAonyckus Wissmann, menton à dent large-
ment tronquée au bout et presque bifide, type; D. quadrillum Duft.;
3, Blechrus Motsch., menton sans dent, comme chez les véritables Dro-
mius, élytres laissant une bonne partie de l’abdomen a découvert, type:
D. glabratus Dufl. Le genre Bomius Leconte est évidemment un mélange
d’espèces , qui devront probablement être réparties dans les divers genres
énumérés plus haut. Le Lionychus aeneipennis .Schmidt-Gôbel appartient
au genre Blechrus. Du reste l’aspect général de tous ces genres est tel-
lement distinctif, qu’avec quelque peu de routine on ne se méprendra pas
en y intercallant les espèces.
51
et sans reflôt métallique, provenant de Suède et
du Nord de l'Europe. Car. truncatellus F. dans la
Col. de Kiel est une Lesteva bicolor.
D r 0 m i U s Bon.
i-maculatus L.
testaceus L. . .
Carabm L. F.
Eur. temp.
Eur. — Je ne puis considérer cet in-
secte comme un Trecims, ainsi que le pense M.
Hope, et c’est plutôt le Dromkis Unearis Oliv.
fenestratxis . . .
agilis
marginellus .
Eur. bor.
. Eur. temp.
. Eur. bor.
De me tria s Bon.
atricapillus !..
Car abus L. F.
Eur. temp.
décora ....
mficollis . . .
festinans . . .
splendidula. .
amethystina .
Calleida
Calleida Dej.
Carabus F.
. Am. bor.
. Guinea.
. Cayenna.
. Ind. or.
. Cayenna. — D’a[)rôs Schaum, c'est la
aviricolUs décrite par Laporte dans ses
Etudes entomologiques. ‘)
1) Parmi les Droraiides: Cnr. tnmcalus F. n’est d’après Erichsnn que
variété du Drom. agilis; Car. fascialus d’après Scliaum synonyme du Droin.
sigma Itossi. Car. 4-pustulalus L. est d’après sa Col. un Myceluphagus.
52
23, Ctenodactylides.
Leptotracheliis Latr.
Odacantha F.
dorsalis . . . . Am. b or.
Agra F.
aenea Am. mer. Cayenna.
rufipes Am. mer.
atellaboides. . . Ind. or.? — Cette espèce manque dans
le Musée de Copenhague.
24, Odacanthides.
Odacantha F.
Attelabus L.
melanura L. . . Eur.
Ophionea Klug.
Odacantha F., Casnonia Dej.
cyanocephala . . Ind. or.
Casnonia Latr.
Attelabus L., Odacantha F.
pensylvanica L. Am. bor.
1) Je no comprends pas, pourquoi les Agra, si intimement liées
aux l.eplotrachelus, ne doivent pas prendre place à côté de ceux-ci. Si la
différeuco dans les parties bucales des Graphipterides, n’a pas empêché
M. I.jcordaire de placer ces derniers à côté de.s Anlhiades (voyez p. 173,
noie 2), je no vois plus do raison logique pour séparer, à cause de la
môme raison, les Agra des Ctenodactylides.
53
Colliuris De Geer.
* '
Odacantha F., Casnonia Latr.. Apiodera Chaud.
elongata .... Am. mer. — D’après la Col. de Copen-
hague, c’est une Casnonia Latr. et non un Cor-
distes comme le imnse Hope.
25, Galéritides.
Drypta F. 2)
emarginala. . . Eur. mer.
Calophaena Klug.
Odacantha F., Cordistes Latr.
bifasciata . . . Bras.
Galerita F.
Carabus L.
americana L. America. — Dejean, Klug et Schaum
pensent que c’est la Gai. geniculata de Cayenne
qui a servi de type à la description de Linné.
attelaboides Ent. Syst. — Africa. — Est d’après la Col.
de Banks une espèce voisine de la G. africana,
tandis que la Gai. attelaboides décrite par Fabri-
cius dans le Syst. Eleuth. appartient au genre
Omphra.
1) Le genre Colliuris a été fondé par De Geer sur la Casnonia suri-
namensis, que M. Chaudoir considère comme synonyme de la Casn. rugi-
collis Dej. , et non sur les espèces énumérées par Fabricius dans son genre
Collyris et qui se rattachent au.x Cicindelides.
2) La seconde espèce de Drypta, énumerée par Fabricius, avait été
bien avant décrite par Rossi sons le nom de Carabus dislinctus, comme
l’a démontré feu le Comte Dejean. Leacb a fait de cette espèce son genre
Dosera.
54
jamis Ent. Syst. — Ain. bor. — C’est la Gai ameri-
cana de nos Collections.
olms
Zup Ilium Latr. '
Gale ri ta F.
. Eur. mer.
fasdolatus . .
Polysticluis Bon.
Galei'ita F.
. Eur. mer.
hirta
aUelaboides. .
26, Hellüonides.
Omphra Leacli.
Galerita F.
. Tranquebar.
. Syst. Eleutli. — Ind. or. — D’après
Erichson cette espèce est identique avec la Omphra
pilosa Klug.
Meladroma Motscli. n. g.
Anthia F.
umbraculata . . Ind. or. — Magnifique insecte à forme
plate d’un pouce de long à peu-près.
fastigialus L. .
rnulilatiix. . .
27, Brachinides.
Aptinus Bon.
Carabus E., Brachinus F.
. Cap. b. Sp.
. Eur. nier.
55
Pheropsopus Solier.
Car abus L., Brachinus F.
himaculatus L. Tranquebar.
complanatus . . Antilles. S:t Domingo.
annulus .... Tranquebar.
fulminans . . . Guinea.
hüarisEal.Sysl. Incl. or.
Brachinus Weber F.
Car abus I.,.
crepitans L. . . Eur. tenip.
ruficeps .... Cap. b. Sp.
fumans Am. bor.
sclopeta .... Eur. mer.
bisbùjuttatus . . Afr. equinox. — Parait correspondre au
Br. â-maculalus Dej.
Iripustulatus . . Siam. — D’après la Col. de Banks cette
espèce est voisine du Br. marginalis SchOnh., mais
non un Macroclmlus, ainsi que c’est le cas pour
l’exemplaire conservé dans la Col. de Copenhague.
Mastax Fischer.
Brachinus F.
hislrio Tranquebar. *)
1) Parmi les P.rachinides, le Br. piyer est un Melaeniis, le Br. nigri-
peimis synonyme du Car. fastigialus I.inné.
56
28, Calathides.
Calatluis Bon.
melanocephalus
vividus
identique
fuscus
Carabus L. F.
L. — Eur.
Madera. — M. Schauin pense qu’il est
avec le Cal. complanatus Dej.
Eur. bor.
Dolichus Bon.
Carabus F.
flavicornis . , . Eur. teuip. Sibiria.^)
29, Feronides.
Sphodrus Clairv.
Carabus L. F.
leucophthalmus L. — Eur.
Sogines Leach.
Carabus F., Poecilus Bon., Feronia Dej.
punctulatus . . . Eur. temp.
1) Je ne crois pas qu’il soit naturel de réunir les Calathides aux
Anchomenides; d'ailleurs je ne puis trouver les squamules au dessous des
tarses, dont parle M. Lacordaire, ni chez les Calathides, ni chez les Fé-
roniens, qui au contraire ont le dessous des tarses garni de poils plus
ou moins en brosse. En conséquence je place les Calathides après les
Ozaenides, faisant suivre ceux-ci après les Brachinides; le petit genre
Eustra des Ozaenides a effectivement le faciès d’un Mastax.
2) Parmi les Calathides, Car. tardas et Car. rufipes F., sont d’après
la Col. de Copenhague synonymes du Car. fuscus, la première de ces va-
riétés est placée par Erichson dans les Harpalides avec la supposition que
dans la diagnose do Fabricius il fallait au lieu de "pedibus testaceis" dire
"tarsis testaceis" mais comme cet auteur répète la même phrase dans
la description de cet insecte, il n’y pas de doute que l’interprétation d’E-
richson est trop hasardée.
57
Poecilus Bon.
Carabus F., Feronia Dej.
cupreus L. . . .
lepidus . ... .
, Eur.
. Eur. bor.
metallicus . . . .
Cheropus Latr.
Carabus F., Feronia Dej.
. Eur. temp.
striola
Abax Bon.
Carabus F.
. Eur. temp.
niger
Pterostichus Bon.
Carabus F., Feronia Dej.
Eur. bor. Sibir.
Mysodus Ziegl.
Carabus F., Feronia Dej., Arachnoidius Chaud.
fasciatopunctalus, Austria.
vulgaris L. . .
Ornas eus Ziegl.
Carabus L.
. Eur. — D’après la Col. de Linné c’est
le môme que le Car. leucophthalmus F. et Feronia
melanaria de nos Collections.
Pseudomaseus Chaud.
Carabus F., Feronia Dej.
nigrita Eur.
58
niaurus Germ. — D’après Erichson c’est le
môme Coléoptère que la Fer. anthracina 111. de
nos Collections. Nous ne pouvons aucunement
partager l’opinion de ce savant que le nom
d’Illiger, comme étant plus répandu, doive être
adopté.
Platysma Bon.
Carabus F., Fer onia Dej.
oblomjopunctata . Eur. bor.
strialula Patagonia.
Anagodemus Chaud.
Carabus F., Feronia Dej.
terricola Germ. — Le type dans la Col. de
Kiel correspond au A. picimanus Cr.
Lyperus Chaud.
Carabus F., Feronia Dej.
aterrimus .... Eur. mer.
Molops Bon.
Carabus F.
madidus Eur. temp.
globosus Marocco. — D’après la Col. de Co-
penhague, c’est un Molops noir plus grand et plus
allongé que le M. elatus, et qui d’après Illiger est
identique avec son striola du Portugal.
elatus Eur. mer.
striolatus .... Austria.
59
Zabrus Clairv.
Carabus F.
gibbvs Eur. mer.
Pelor Bon.
Blaps F.
spmipes F. . . . Eur. mer. — Synonyme du Car. blap-
toides Creutzer.
Lirus Agass.
Carabus L., Amara Dej., Leirus Mgl. ,
Curtonotus Steph.
spmipes L. . . . Eur. — C’est la même espèce que
Car. picexis F. et Amara aulica Gyllh., d’après le
type conservé, dans la Col. de Linné, à Londres.
alpmus Alp. Helv. — D’après Illiger c’est la
variété noire du L. torridus Pz.
Bradytus Stephens.
Carabus F., Amara Dej.
apricarius. . . . Eur.
Celia Zimm.
Carabus F., Amara Dej.
^ivida Eur. bor. — D’après la Col. de Co-
penhague c’est V Amara bifrons Dej.
Amara Bon.
Carabus F.
Eur. — D’après le type dans la Col.
60
de Kiel c’est une assez grande espèce, de cou-
leur obscure, qui présente 4 articles aux antennes,
et les pattes de couleur claire. Ericlisou la place
comme variété de VA. obsoleta Dej., ce qu’elle
n’est certainement pas, ayant les pattes rousses.
communis .... Eur. Austria. — Est, d’apres la môme
Col., VA7mra montivaga Sturm.
31, Chlénudes.
Godes Bon
Carabus F.
helopioides . . . Eur. temp.
1) Parmi les Féronides: le Car. plams F. appartient au Car. leu-
cophthalmus Linné; le Car. coerutescens L. et F. n’est qu’une variété verte
du Poecilus cupreus; Car. Iricolor F. variété du Car. dimidiatus F., décrit
antérieurement sous ce nom par Olivier; Car. leucophthahnus F. est syno-
nyme du Car. vulgaris Linné; Car. piceus F. synonyme du Car. spinipes
Linné; Car. latus F. du Car. apricarius F., tandis que le Car. ana/ù F. (sous
CO nom, dans la Col. de Kiel) se trouve aussi un Car. apricarius >
est évidemment en opposition avec les descriptions de cet auteur et je
pense avec Illiger que c’est plutôt un Leislus qui a servi de type. —
Plusieurs entomologistes ont prétendu que le Car. ferrtigineus L. était un
Dradylus, identique avec r;4marfl fulva III. Gyllh., mais dans la Col. de
Linné c’est un Leistus, pendant que dans celle de Kiel le Br. fulvus est
étiquelté comme Car. pattidus F. Cette confusion parait, du reste pro-
venir de la Col. de Banks où l’insecte se trouve effoclivement sous le nom
do Car. ferrugineus, qui correspond au Car. ferruginem De Geer, mais pas
à celui de Linné; Car. vulgaris présente un nom appliqué antérieurement
à une autre espèce du môme genre par Millier, dans son Prodromus des
Coléopt. du Danemarck, et qui correspond à VAmara trivialis Gyll. Par
cette raison M. Schiôdte, dans ses Gen. & Sp. of Danmk. Eleuth., décrit
l’espèce de Fabricius sous le nom <l’A. contrusa. Schaum parait s’être
trompé en déclarant le Car. vulgaris F. de la Col. de Kiel pour VAmara
eurynota III. L'exemplaire est moitié plus petit.
()1
Lissa ncheni us Mac-Leay.
Carabus F., Chlaenius Dej.
postims Tranquebar.
Chlaenius Bon.
Carabus F.
vestitus Eiir. temp.
feslivus Eur. mer.
cinctus Tranquebar. Coromandel.
notula Guinea?
micans Tranquebar. — D’après la Col. de Co-
penhague il parait que le Car. notula F. appartient
à cette espèce.
quadricolor . . . Bengal. — D’après le type dans la
Col. de Copenhague, c’est bien un insecte des
Ind. or. comme le désigne Fabricius, et corres-
pond au Chlaen. orimtalis Dej.; mais à côté il se
trouve un exemplaire d’un Carabique du Cap,
{Chlaen. 4-color Dej.), placé comme variété du
premier, ce qui a donné lieu à la méprise du
D:r Schaum qui a confondu les deux insectes,
quoiqu’ils ayent une forme assez différente pour
les distinguer de suite.
laetus Cap. b. Sp. — D’après Schaum c’est
un insecte du Cap et non de l’Eur. sept, comme
le désigne Fabricius, et synonyme du Chlaen.
quadricolor décrit par Dejean.
oculatus Guinea.
ammon Guinea.
pudicus Bengal.
lenuicollis .... Gap. b. Sp.
femoralis .... Sierra Leona. *)
aeneoccphalus . . Ain. Ins.
nigrimrnis. . . . Eur. temp.
holosericeus . . . Eur.
spoliatus Barb. Eur. mer.
Epomis Bon,
Carabus F.
croesus Guinea.
32, Licinides.
Rem b us Latr.
Carabus F.
Tranquebar.
Ind. or.
L i c i n U s Lati‘.
Carabus F.
silphoides .... Eur. mer. Gallia.
cassidcus .... Eur. mer.
Badister Bon.
Carabus F.
bipustulatus . . . Eur.
1) Je n’ai pas vu ce.s espèces dans la Col. de Banks, et je les
ai [ilacées ici, d’après M. Ilope.
2) Iles Chlaeniides: le Car. carnifex F., d’après la Col.de Kiel, cor-
respond au Chl. senceus de nos Collections, qui a été décrit antérieurement
par Forster.
politus. .
impressus
03
33, Anchoménides.
Agonothorax Motsch.
Carabiis L. F., Agonum Bon., Anchommus Er.
piceus L Eur. bor. — D’après la Col. de Linné
c’est VAg. pelidnum des auteurs, à élytres de cou-
leur claire.
hipunctatus L. . . Eur. — Le type dans la Col. de Linné
est un Ag. parumpwictatum des auteurs.
sexpunctatus L. ?
atistriacus .... Eur. tenip.
octopunctalus . . Am. bor.
marginatus L. . . Eur. temp.
Abropus Waterhouse.
Carabus F.
carmfex Magellan. — D’après Schaum c’est le
Metius splendidus Guérin. Le type qui a servi à
la description de Fabricius dans le ”Ent. Syst.” se
trouve dans la Col. de Banks, tandis que la
description dans le ”Syst. Eleuth.” a été faite,
comme je l’ai mentionné plus haut, d’après le
Chlamius sericem Forster.
Anchomenus Bon.
Carabus F.
prasinus Eur. temp.
oblongus Eur.
pallipes, N. 91. Eur. — Des deux espèces de ce nom,
décrites dans la ”Syst. Eleuth.” sous les NN. 91
et 165, je n'ai pu découvrir dans la Col. de Kiej
64
que le dernier qui, comme je l’ai dit plus haut
n’est autre chose que le Taras angularis; tandis
(lue VAnchom. pallipes Dejean s’y trouve sous le
nom de Car. rufipes. Dans la Col. de Copenhague
le type du N. 91 correspond effectivement au
Ilarp. albipes Gyll. (Anchom. pallipes Dej.)
Limodromus Eschh.
Car abus F., Ancliotnenus Er.
angusticollis . . . Eur.
Platynus Bon.
Carabus F., Anchomenus Er.
scrobiculatus . . . Austria.
34, Nebhiides.
Helobia Leach.
Carabus F., Nebria Dej.
mtidula Kamtschatka.
brevicollis .... Eur.
Nebria Latr.
Carabus L. F.
complanata L. . . Hispan. Gallia. — C’est l’espèce ré-
pandue dans les Collections sous le nom de N.
arenaria.
1) Parmi les autres Anchoménides: le Car. picipes F. est synonyme
du Car. piceus L.,, mais dans la Col. de Kiel VAg. picipes des auteurs
c. a. d. l’espèce allongée à élytres obscures se trouve comme Car. pelta-
tus, nom qui n’existe pas dans le ”Syslh. Eleutli.”; Car. velox F. est d’a-
près la Col. de Banks VAnchom pallipes F. Dej. N. 91; Car. parumpunctatus,
synonyme du Car. bipunctatus Linné.
livida L Eur. temp. — C’est l’espèce que nos
Collections possèdent sous le nom de N. sabiilosa.
laleralis Eur. or. Sibiria.
picicomis .... Eur. mer.
Leistus FrOhlich.
Carabus F.
[erruginmsL. . . Eur. — D’après le type dans la Col.
de Linné c’est le Leistus spinilabris des auteurs.
rufescens . . . Eur. temp.
analis Eur. temp. — Quoique le type qui
porte ce nom dans la Col. de Kiel est, comme
je l’ai dit, un Bradytm, je l’ai placé ici à cause
de la diagnose de Fabricius qui ne s'accorde
nullement avec un Amaroide.
praeustus .... Germ. — D’après la Col. de Kiel c’est
le Leistus terminatus Dej.
Pelophila Dejean.
Carabus F.
■i
horealis Eur. bor. ’)
35, Procerides.
Calosoma Weber.
Carabus L. F.
inquisitor L. . . Eur. temp. — L’exemplaire dans la
Cob de Kiel est d’un bleu foncé comme celui
1) Dans les Nebriides, les Car. arenarius F. et Car. tabulosus F. sont
synonymes des Car. complanatus el Car. lividus l.inné; Car. .ipinilabrit F.
du Car. fernigineus l.inné.
5
([ue Kolenali a décrit sous le uoiii de üalos.
clathralum.
sycophanla 1^. . . Eur. teiup.
scrutator. . . , . Virginia.
rehmm Patagonia. — Schaum prétend qu’elle
ne difl'ère par de la Cal. alternans F.
altenians .... Am. Ins.
maderae Madera.
sericeutn Gerinan. — Le type dans la Col. de
Co[)cr.hagiie correspond à la Cal. auropundatum
Dej.
calidum Am. bor.
indagalor .... Eur. temp.
Callistenes Fischer.
Calosoma F. Dej.
retindatum. . . . Germ. bor.
Tribacis Fischer.
Carabus F. Dey , Platychrus.
creutzeri .... Alp. Carniol.
irregularis . . . Camiolia.
Carabus L.
hitricatus L. . . Eur. temp. — C’est d'après Erichson
le Car. cyaneus des auteurs.
yranulatus L. . . Eur. — L’étiquette dans la Col. de
Linné se trouve sous un Car. monilis F. Pz., mais
à côté il y a un véritable C. yranulatus des au-
teurs et plus loin un C. cancellatus. Schaum dit
que c’est un Car. alternans F.!
«7
dathraius L. .
auratiis L. . .
. Eur. bor.
. Eur. — Je ne l’ai pas trouvé dans la
Col. de Linné. La figure donnée par ce savant
dans sa Pandora insectorum convient évidemment
à cette espèce, mais porte le nom de Car.
nitens.
Tiilens L. . .
violaceus Ij.
horlensis L. .
marginalis. .
(jlabratus . .
piirpxirascens
excellens . .
hispanus. . .
variolosus . .
nodtdosus . .
monilis . . .
eatenulatus .
. Eur. bor.
. Eur.
. Eur.
. Eur. or. Borussia.
. Eur. bor.
. Germ.
. Moldavia. Rus. mer.
. Hisp. Gallia occ.
. Carniolia.
. Carniolia.
. Saxonia.
. Germania.
lusitanicîis. . . . Lusitania. — D'après les remarques du
D:r Scliaum c’est le Car. anliquus Dej.
arvensis . . .
taedatus. . .
. Eur.
. Am. occ. bor. — D’après le type de
la Col. de Kiel, c’est un du C. baccivorus
Eschh.
hungaricus . .
convexus . . .
splendens . . .
. Hungaria.
. Germ.
. Gall. occ. — Des Pyrennées et non
de la Jamaïque.
auronitens .... Eur. temp..
morbilloms . . . Barbaria. — Le type convient au Car.
alternans Dej.
68
rugomin IVlarocco. Algiria. — C’est le Car. bar-
barus UeJ.
melancholicus . . Eur. mer. Tanger?
mncolor Helvetia. — D’après la Col. de Copen-
hague c’est un Car. Mollii, qui ne se trouve
guères clans le Holstein, mais en Suisse et au Tirol.
Il y a ici évidemment une méprise typographique,
ayant mis Holsatia au lieu de Helvetia.
Ceraglossus Solier.
Carabus F. Dej.
siituralis Terra del fuego. Magellan. — D’après la
Col. de Hunter à Glascov, c’est le Car. Reichei Guérin.
Megadontus Solier.
Carabus F. Dej.
caelatiis Carniolia.
Procrustes Bon.
Carabus L. F.
coriaceus L. . . Eur. temp.
1) Parmi les Procerides le Carabus gemmatus est synonyme du
Car. hortetutis Linné; Car. hortensis F. n’est pas celui de Linné mais seule-
ment variété du Car. nemoralis, décrit par Huiler antérieurement dans son
Prudromus; Car. granulatus F. est un Car. cancellatus 111.; Car. caricellatus
F. est d'après Schaum une grande variété du Car. arvensis F., d’après Erich-
son Car. granulatus L.; Car. caroHnus d’après la Col. de Copenhague
un Car. splendens des Pyrennées, et l’indication de la patrie chez
Fabricius fautive, aulieu de Carotina meridtona/is, il fallait placer:
Gallia meridionalis; Carabus scabrosus F. n’est pas l’espèce de ce
nom, décrite par Olivier, et convient au Car. gigas Creutzer décrit anté-
rieurement à celui de Fabricius: Car. sylvestris et Car. Scheidleri ont
été nommés et décrits antérieurement, le premier par llliger, l’autre par
Creutzer. Car. Idegerlei F. avait été décrit sous ce nompar Voet., il appar-
tient au genre Teflus Leach. des Pamborides.
Ui)
36, Cychrides.
Cychrus F.
rostraliis L. . . . Eur.
allenmtus . . . . Eur. temp.
Scaphinotus Lalr.
Cychms F.
devatus Am. bor. Pensylvania.
unicolor Am. bor. ]M:t. Georgiae. — D’après
Schaum et Leconte c’est la môme espèce que le
Scaph. héros Harris.
37, Panagaeides.
Isotarsus Laferté.
Cychrus F.
refleocus Ind. or. Tranquebar. — L’exemplaire
de la Col. de Lund, qui a servi de type à la
description de Fabricius, comme il est mentionné
dans le ”Syst. Eleuth.”, est le Panagaeus tomon-
tosus Vigors, de grande taille et de forme très
convexe; ce qui explique pourquoi Fabricius l’a-
vait placé primitivement dans les Pimelia {Pimelia
fasciata Ent. Syst.); tandis que l’espèce décrite
comme Cychrus refleams F., par Hope, sur un
exemplaire qui se trouve dans la Col. de Banks
et que Fabricius parait n’avoir jamais connu, est
une espèce allongée et aussi déprimée que les
vrais Panagaeus. Ce dernier devra en conséquence
prendre le nom de reflexus Hope et former le
type de son genre Craspedophorus ou bien rece-
voir une autre dénomination; par rapport à la
70
patrie, Fabricius doit avoir été induit en erreur,
car cet insecte habite les Indes orientales.
Crasp^edophorus Hope.
Carabus F., Pimayams Dej.
nolulatus .... Bensçal. — ^ Correspond d’après Schaum
au Panagaeus elegans Dej.
Panagaeus J.atr.
Carabm L. F.
crux-major L. Eur. ternp.
Lorocera A.gassiz.
Car abus F., Loricera Latr.
pilicornis .... Eur. bor.
33, CycLosonuDEs.
CyclosoniHS Latr. b
Scalytus F.
flexuosus . . . . Ind. or.
39, Omopiironides.
Omophron Latr.
Scalytus F.
limbatum .... Eui‘. temp.
labiatum .... Ain. bor.
1) Les f'yclosomus ont de.s moeurs, parfailemciil aiiiilugiie.s â
celles des Xophosis; (jui courenl au grand jour, sur le sable bnHanl, avec
une vitesse extraordinaire; ce que font aussi les Omophron, mais seules
ment sur les sables bumides des rivages. La conformation 1res particu-
lière du prosternum dans ce groupe, rapellanl les Dylisculeti , atteint
son plus liant dègrè dans celui des Omophromdef.
71
Comme Carabiques ont été nommées et décrites:
Par Linné 61 espèces.
Dans ce nombre:
comme Attelabus: Camonia pensylvanïca.
Odacanllia mdanura.
» Tenebrio: Clivina fossor.
Par Fabricius 317 espèces
Dans ce nombre:
comme Blaps: Pelor spinipes.
» Cucujus: Siago7ia rufipes.
» Scaurus: Arishis bucephalus.
En tout = 378 espèces.
Mais si l’on en décompte les espèces nommées et
décrites antérieurement par d’autres entomologistes,
ainsi que le double emploi et les synonymies,
il ne restera qu’environ 280 espèces de Carabi-
ques dont l'autorité appartient effectivement à Linné
et à Fabricius.
Les espèces suivantes, décrites coinrhe Carabiques,
appartiennent à d'autres familles:
Car. 4-pustulatus L. . .
» dorsiger F. . . .
» abbreviatus F. . .
Scarites cursor F. . . .
» arabs F. . . .
Calosoina porculum F. .
Odacantlia 3-pustulata F.
(Continuation dans
. est un Mycetophagus.
» » PhalericL
» » Lesleva.
» » Sylvanus.
» n Broutes.
n » Adelium.
» * Anlhiciisl
Ifi N:o suivant.)
Cl
Correclious très essentielles, concernant leslanipyrides,
publiées dans les N. N. précédents de ces "Etudes”.
A l’article des descriptions des Lainpyrides des
différents Musées entoinologiques de S:t Pétersbourg,
il s’est glissé quelques erreurs graves que je prie le
lecteur de bien vouloir rectifier.
Année 1852 page 38:
au lieu de Pyrectosorna versicolor F. lisez Pyrectosoma
versicolor m., attendu que la Lampyris versicolor F.,
comme je m'en suis assuré dans la Collection de
Fabricius, appartient à une toute autre division
des La mpy rides.
Année 1853 page 28:
au lieu d’Anomala mongolica lisez: Anomala daurica.
Année 1853 page 39:
au lieu du Pyrectosoma versicolor F. lisez Pyrectosoma
versicolor m.
Depuis l’impression de mon travail sur les Lamjiyrides,
j’ai eu l’occasion d’examiner les types des espèces décri-
tes par Fabricius, ainsi que les espèces qui se trouvent
au Musée de Berlin et dans les Collections des Etats-
Unis; aussi je me propose d’en donner un apperçu avec
la synonymie, dans la continuation du mémoire sur les
(’.oléoptères de Linné et de Fabricius.
73
Sur les moyens d’asphyxier les abeilles.
De tems immémorial on a cherché les moyens de
rendre les abeilles inoffensives, durant l’opération de
la récolte du miel et de la cire.
Dans plusieurs pays on tuait tout l’essain des
abeilles et -puis on enlevait les gaufres. Dans d’autres
011 chercha des moyens pour les engourdir.
La fumée du bois fut un des moyens le plus an-
ciennement mis en usage, môme par les grecs; chez
les peuples du Caucase, on employait le fumier sec,
en Russie le bois pourri qu’on tâchait de faire brû-
ler, en Angleterre et en Amérique les vapeurs de
soufre, et ainsi de suite.
Un économe allemand, Andreae de Wurtemberg,
recommanda en 1804 pour l’anesthésie des abeilles, le
Vesse-loup (Lycoperdon bovista Linné). M. le Révérend
Avenarius à Slavianka près de S:t Pétersburg, fit, il y
a plusieures années, des essais avec ce Lycoperdon,
mais sans en obtenir des résultats satisfaisants.
La Société Impériale libre économique à S;t Pé-
tersbourg, vient de recevoir un rapport sur le moyen
d’asphyxier les abeilles en petite Russie, par M. Dat-
zenko, qui donne des renseignements très intéressants
sur l’emploi du Lycoperdon ou Vesse-loup.
Ce moyen est employé dans le but:
1) d’enlever les rayons ou les gaufres des ruches;
2) d’augmenter un essaim, par la réunion de deux
faibles colonies.
3) de changer la reine dans une colonie.
74
1) Pour enlever les gaufres des ruches.
Une fumigation de trois minutes, avec le Lycoper-
don, suffit pour engourdir toutes les abeilles, après
quoi on peut facilement enlever les gaufres. Ce mo-
yen a le grand avantage, qu’il ne gâte pas la ruche
et ne produit qu’une odeur passagère; tandis que la
vapeur du soufre empoisonne souvent la, ruche de
manière, qu’aucun essaim d’abeilles ne peut plus l’ha-
biter, et qu’il faut l’abandonner. En général, on a fait
la remarque, que l’éducation de ces insectes utiles, ne
réussissait jamais dans les localités où il y a des
sources de soufre.
2) Afin d’augmenter un essaim par la réunion de deux
faibles colonies.
Quand il y a des essaims faibles ou dépourvus
de leurs reines, on réunit deux colonies ensemble ou,
dans le second cas, la réunion a lieu dans la ruche
qui possède une reine; alors on asphyxie les abeilles
des ruches qu’on veut réunir, en ayant la précaution
de tuer la reine de l'essaim destiné a être supprimé,
s’il y en a déjà une dans l’autre ruche. On place
cette nouvelle ruche à l’endroit qu’occupait celle qui
a été supprimée, et les abeilles sont mises au des-
sous. Vers le matin la majeure partie des abeilles
reprennent leur agilité et toute la colonie commence à
travailler en commun. Il faut cependant prendre
garde de ne pas faire durer par trop les fumigations,
car autrement on pourrait tuer toute la colonie ainsi
que la reine.
75
3) Pour change)' la reine.
Il arrive quelquefois que la reine d’une colonie
d’abeilles, devient trop âgée ou bien qu’elle a
d’autres défauts, qu’on reconnaît facilement, au bout
de 18 jours, quand les abeilles commencent à faire
des cellules capitales, vers les bords extérieurs de la
ruche. Pour remédier à cet inconvénient, on ôte la
ruche avec la mauvaise reine, et on procède â la fu-
migation avec le Lycoperdon, jusqu’à ce que la reine
tombe à terre; alors on la tue et la ruche, après
avoir été bien aëré, est remise à sa place ordinaire,
en plaçant en dessous les abeilles asphyxiées; après
quoi, on introduit dans la ruche un faible essaim
d’abeilles, mais qui possède une reine. A mesure
que les abeilles engourdies reprennent leur mobilité,
elles retournent à leur ruche et le lendemain toute la
colonie est en pleine activité.
Du reste tous ces moyens artificiels d’asphyxier
les abeilles, doivent être employés avec précaution,
car en faisant tomber ces petits êtres d’une hauteur
plus ou moins considérable, sur du bois ou d’autres
matières dures, on les fait nécessairement souffrir ou
bien on les tue môme, surtout si la vapeur ou la fu-
mée ont été trop condensées, comme cela arrive
souvent en Russie, où l’on ne fait pas grand cas des
abeilles, car lorsque l’essaim est peu considérable on
tue les abeilles par la vapeur du soufre, et on les en-
terre dans un trou sous la terre.
I) D’après les ebservations de I. C. De.sborougli , la reine des
abeilles vil de 3 à 4 ans.
7Ü
M. Avenai'ius observe fort justement, qu’avec
toutes les précautions possibles, il peut arriver que
par une pareille asphyxie, la reine des abeilles, soit
endommagée ou même tuée et dans ce cas tout l’es-
saim est indubitablement perdu.
M. Datzenko remarque encore que l’odeur du
chanvre est insupportable aux abeilles et qu’une ruche
dans laquelle on avait placé une certaine quantité de
semences de cette plante, fut de suite abandonnée par-
les abeilles, qui malgré la désinfection de la ruche,
refusèrent d’y revenir.
On a fait encore l’expérience que le temps le
plus convenable pour enlever les rayons, c’est en
plein jour, depuis 10 heures du matin jusqu’à 4 de
l’après midi, où les abeilles sont en grande partie
hors des ruches et non le soir, ou pendant les jours
couverts et pluvieux, où toute la colonie ne sort pas
de la ruche.
M. Langstrath à Philadelphie a fait l’observation
que les essaims d’abeilles sont beaucoup plus faciles
à rattraper et à retenir en plein jour que vers le soir.
L’ancien préjugé, que les abeilles ne peuvent
prospérer que dans une ruche où la lumière ne pé-
nètre pas, vient d’être condamné par le fait suivant.
Dans le Crystal Palace à New-York, on voyait des
ruches en verre exposées en tous sens, à la lumière
du jour, là les abeilles n’avaient recouvert de cire
({ue les endroits où étaient fixés leurs rayons. Les
ruches en verre ont le grand avantage, qu’on peut
facilement apprécier le dégât qu’occasionnent souvent
les différents ennemis des abeilles et y remédier à tems.
77
Notices.
SiTOPHiLus granarms et Sitophikis oi'yzae. L’expor-
tation annuelle de nos blés ayant été intérompue, à
cause de la guerre, nos ports dans les mers noire
et Azoff, sont devenus les entrepôts d’une telle quan-
tité de blés, que les propriétaires, vû le manque de
hangards, ont été obligés de déposer cette marchan-
dise en plein air, sur le rivage, ce qui a singulière-
ment favorisé la propagation de ces deux Coléoptères
nuisibles. Le S. oryzae, s’est jeté sur le froment avec
plus d’avidité que le S. granarius (ver noir), détrui-
sant non seulement l’intérieur du grain, comme le fait
ce dernier mais le réduisant complètement en poudre.
Dèsque le blé fut mouillé par la pluie, il commença
à fermenter et toute la génération des Süopküus, avec
toute leur postérité fut subitement tuée, ainsi que l’ont
prouvé les échantillons qu’on vient de m’envoyer de
Taganrog et de Berdiansk. Sur deux cents grains,
on n’en comptait pas même dix, qui ne fussent pas
attaqués par ces insectes.
SiTOPHiLCS Zea-Mais Motsch. i) et Araecerus coffea.
A l’exposition de New-York en 1853 on avait envoyé
de Cayenne plusieurs échantillons de Mais. Toutes ces
1) SitopMhis Zea-Mais ni. e.st toujours plus grand que le S. oryzae,
avec le quel on le confond généralement. In trompe est plus longue, plus
brusquement étranglée audevant des yeux, ponctuation du corselet plus
épaisse Se. Je n’ai pas rencontré cette espèce en Europe, de même cpie
le S. oryzae en Amérique.
7H
graines étaient infectées d'insectes, surtout du Sitophi-
lus Zea-Mais et de VAraecerus co/feae; ce dernier s’en-
volait dèsqu’on s’approchait. Pendant les 5 mois
d’été, ces insectes destructeurs se développèrent par-
faitement bien sous les voûtes du Crystal-Palace , et
finirent par ronger la provision de nourriture qu’ils
avaient accompagnés des tropiques jusqu’aux régions
septentrionales de New-York; mais à l’apparition d’une
température plus froide, en Décembre, les Araecerus,
commencèrent à périr, tandis que les Sitophilus con-
tinuèrent leurs ravages. Il est cependant remarquable
que ces ravages ne s’étendirent pas au déla du Mais
envoyé de Cayenne, et que les stalques du Mais in-
digène aux Etats-Unis, quoique placés dans le voisi-
nage, ne furent point attaqués, non plus que le riz,
qui resta intact tout le temps de la durée de l’expo-
sition 1853. J’ai rapporté à S:t Petersburg quelques
échantillons vivants du Sü. Zea-Mais, mais pas d’.Arae-
cerus coffea, qui ne supportèrent pas le voyage. Ceci
prouve que ces insectes peuvent être transportés avec
le blé d’un pays dans un autre, et qu’on ne saurait
assez recommander d’avoir le plus grand soin d’isoler
les sacs de blé chez les quels se remarquent de
pareils insectes destructeurs, lors de l’arrivée de
ces marchandises dans les douanes et les magazins
de blé.
71)
S y II 0 II y III i e s.
Ela|)hrus gratiosus Mannli. = EL punclatmhims
LeConte.
Pcryphus Iransversalis Mannb. non Dejean = P.
Mannerheimii Leconte.
Peryphus lucidus Mannh. non LeConte = P. fus-
cicrus Motsch.
Notaphus nigripes Mannh. = N. lalicollis LeConte.
Platynus variolaris LeConte = Agonum Umbatum
Motsch., mais ce dernier nom est à rayer, parccqu’il
avait été employé antérieurement par Say.
Platynus californicus LeConte = Agonum lepidum
Ménétriés.
Dytiscus Olibuckii Mannh. = D. ventralis Motsch.,
très différent de l’espèce décrite sous le premier nom
par Kirby.
Trichocanthus variegatus Motsch. = Tinopinus pictus
LeConte.
Dermestes marmoratus Mannh. = D. Manner-
heimii LeConte, l’espèce ainsi nommée par Say est
du double plus grande que celle du feu Comte Man-
nerheim.
Flister californicus Mannerheim = Hister lugens
Erichson.
Clamhus oblongulus Mannh. parait appartenir au
genre Calliptomerus de Redtenbacher.
Météorologie Entomolo^ique pour S:t Pétersbour^
1854.
17 Mai. Lomechusa struinosa.
30 Mai. Scolodes annulatus. Ditylus laevis.
8 Juin. Dicerea acurainata.
14 Juin. Endomychus coccineus.
30 Juin. Donacia fennica.
4 Juillet. Procrusles coriaceus. Chalcophora
mariana.
5 Juillet. Agonothorax marginatus. Cleonus sul-
cirostris. Pterotmetus Menetriesi.
5 Août. Ancylocheira 8-gutlata.
30 Août. Les hirondelles ont disparues.L’Influance
cholérique se manifeste sur différents fruits, surtout
les pommes et les poires, qui se détruisent avec la
môme rapidité que la pomme de terre malade, et se
couvrent d’un Cryptogame particulier comme chez ces
dernières. Pieris brassicae rare, tandis qu’il était etrème-
ment commun à Bremen au commencement du mois
d'Août.
31 Août. Presque tous les arbres ont conservés
leur verdure. Colias paleno, Pieris rapae, P. napi,
Vanessa antiope, Polyommatus phlaea, I.,ycaena argus,
Argynnis lathonia.
6 Septembre. Pristonychus lithuanicus m.
9 Septembre. Musca domestica in copulo.
13 Septembre. Le feuillage de plusieurs arbres
jaunit. On voit des nombreux essaims de cousins dan-
ser dans l’air. Vanessa cardui en très grand nombre.
81
15 Septembiîe. Tilia europea: les feuilles sont jaunes.
Betula alba, Caragana frutescens et Syringa vulgaris
à feuilles vertes.
18 Septembre. Dans plusieurs localités les Dahlia
se sont bien conservées, tandis que dans d’autres, no-
temment à Pawlowsk, elles se sont gelées le 30 Août.
Tipula oleracea, très coinnuine.
19 Septembre. L’iniluence cholérique se montre
chez les mouches domestiques, qui meurent en grande
quantité, laissant une matière fécale autour d’elles,
ainsi que je l’avais déjà observé en 1847 pendant les
ravages de cette maladie dans la Russie méridionale.
22 Septembre. Tilia eui’opea et Acer platanoides
presque sans feuillage.
28 Septembre. Les chênes jaunissent fortement.
Les feuilles du bouleau se conservent encore, et les
sémenccs mûrissent.
2 Octobre. Cymatopterus Paykulli, sorti de l’eau
])Our hiverner. Chrysomela staphylea. Vanessa ur-
ticae, Rhadocera rhamni, Orgya antiqua, Acidalia
brumaria.
3 Octobre. Première neige.
7 Octobre. Syringa vulgaris et Caragana fru-
tescens encore assez verts.
9 Octobre. Premier trainage.
22 Novembre. Tinea bisseliella Hummel, fraiche-
ment éclose.
31 DECEMBRE. Sitophilus oryzae, en pleine activité
dans les graines de froment conservées dans des
chambres chauffées.
G
82
Nouveautés.
Dromius laleralis Motscli., presque de la taille du
Dr. quadrimamlatus , de couleur brunâtre un peu plus
pâle sur les élytres, qui ont une tache testacée axil-
laire, ordinairement prolongée sur tout le rebord laté-
ral, et un point de la môme couleur près de la su-
ture, vers l’extrémité de chaque élytre; antennes et
pattes tcstacées.
Egypte.
Dromiüs sellatus Motsch., de la taille du Dr. sigma,
mais plus large — d’une couleur testacée pâle, à tête
noire et une bande transversale, étroite sinuée en angle
vers la suture, sur la partie postérieure des élytres.
Egypte.
IlyDRovATus Motsch. Forme des Hydropores con-
vexes, mais à tète plus large. Antennes à articles un
peu comprimés, le 2:d plus court que le l:ier et pas
plus long que le 3:ième. Crochets des tarses égaux.
Cuisses et jambes des quatre pattes antérieures
élargies.
Hyduovatus caslaneus Motsch., de la forme convexe
de VHydr. cuspidalus, mais deux fois plus grand; tle cou-
leur châtaine, luisante, un peu plus claire sur les bords.
Elytres prolongées vers la suture en pointe saillante
et recouvertes de petits points peu épars et marquées
de quelques vestiges de lignes ponitillées.
Inde orientale. — Collection Holtzer.
Hydovatus obtusus Motsch., un peu plus petit que
YH. cuspidatus, mais beaucoup plus déprimé et plus
83
obtus. Couleur d’un testacé livide, terne. Elytres assez
fortement ponctuées, extrémité peu saillante.
Aussi de l’Inde orientale et de la Collection Holtzer.
Hydrocantiius? flmms Rlotsch., à peu j)rès de la
forme de \H. lineatus, mais presque deux fois plus petit.
Entièrement d'un testacé faiblement bruiiAtrc et très
luisant. Elytres glabres, ne présentant que de faibles
vestiges de quelques points imprimés formant une
ligne longitudinale au milieu.
Indes orientales. Collection Holtzer. Cet insecte a
été Je crois aussi rapporté par feu Ilelfer, pour le
Musée de Prague.
Laccopiiilus umbrinus Motsch. Presque deux fois
plus grand que le L. intermplus et de forme plus ovale
et plus déprimée. Couleur d’un brun un peu verdâtre,
avec les bords du corselet et ceux des élytres plus
clairs.
Egypte.
Lacconectds Motsch. Forme très voisine de cellc
des Laccophiles, mais un peu plus déprimée. Ecusson
distinct. Tarses antérieurs de 5 articles. Sternum
acuminé. Crochets des tarses postérieurs inégaux.
Dernier article des palpes labiaux plus long que le 2:d.
Antennes à derniers articles aussi longs que larges, le
2:d beaucoup plus court que le l:ier et presqu’aus'-i
long que le 3:ième, caractère qui distingue ce genre
des Ilybius, à coté des quels il faut le placer.
Lacconectds fulvescens Motsch., de la taille du
Laccophüus minutiis, mais plus régulièrement ovale et
plus applati. Couleur d’un testacé brunâtre; yeux noi-
râtres. Elytres lisses avec les vestiges de deux ou
84
trois lignes île points iniprimés sur le milieu et le coni-
menccment d'une ligne suturale vers rextréniité.
Indes orientales. Collection Iloltzer.
Lymnobics gramduH Motsch. Presque deux fois plus
petit que le Lyrnn. atomus Duftschmidt, et plus forte-
ment atténué postérieurement; noir, avec le corselet et
les élytres d’un roux brunâtre ou jaunâtre. Antennes,
pattes et poitrine encore plus claires.
üe Smyrne.
Laccobics scutellaris Motsch., du double plus grand
et de la même couleur que le Lace, mmutus, avec le-
quel on confond généralement plusieurs espèces, mais
marqué de lignes noires, sur les élytres, plus égales et
plus fines. Ponctuation du corselet plus forte et plus
épaisse. On n’y voit de taches noires sur les élytres,
ipie près des angles huméraux et vers l’extrémité.
Anatolie.
Laccodics gracüis Motsch., du double plus petit que
le Lace, minutus. Ponctuation pins fine, les stries des
élytres très épaisses et tout-à-fait égales. Corselet à
rellet d’un violet métallique.
Smyrne et Géorgie.
Laccobius alternus Motsch., de la taille et des cou-
leurs du L. minulus, mais encore plus allongé et très
remarquable par la ponctuation des stries sur les
élytres, dont les alternes sont moins marquées et
souvent interrompues.
Je l’ai pris en Suisse, Canton Schvvytz.
/(fSS.
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I-üIt.: ie 1. Salemoiv.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
rédijçêcs
par
ïïictor he DïïotscOufëRi),
Lientenant-Colonel d'Etat-Major, en retraite &c.
a.iui«e.
IIELSINGFORS.
Imprimerie ilo la SneiiHé de LiU'rature Finnoise,
Imprimatur: Cnrl von SchouU
\
1
riïrvvAr . //. Ÿ,AH//f>if/M .STt/f//fi{//'/t{/hr//n.f . //.
nn/tror/tôs' . //. ^ {'-i/TorerN,^ /xih-i.fio/i/i'.f . // ////<".
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\^f//o/-o/!r//‘.Ÿ rf/r/'/fft/rr , û, /'n Ny/ôfWM . Ife/y/xf . //. /, /'/y/z/to/j/fo/'f/nAi
//. ..-/yj/f stfcr/'/ÿrfr • //. •^^,/,/ir/'e A /j/fxyj.
■Yy/<‘//f//i///A/. /û, Lxnr ///a/y r/e Ai At/x/yj/'o/iizcr' syi/(‘n(/K/iiA<i -
^ /u'/iorA/'./x //uü/f/Atntai^ . AA. /fé,A(i.rùc^ A' . 'J rrAe/iDiAc.t. ~
(
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1856.
1 Janvier. Voyages: Lettre de M. de Motschulsky à M.
Ménétriés. Excursions entomologiques. Vaga, snr les
larves des Lampyrides. Motschulsky, sur la larve des
Brenthides. Ménetries, Descriptions de deux espèces
nouvelles de Lépidoptères, trouvées près de St. Péters-
bourg. Brêmer, sur les Lépidoptères de l’Amérique sep-
tentrionale. Hagen, Odonates de la Russie. Motschul-
sky, sur les Collections Goleoptèrrologiques de Linné et
Fabricius (Continnation). Synonymies. Notices. Moyens
contre les insectes nuisibles. Météorologie. Nouveautés.
Voyages.
Lettres de M. de Motschulsky à M. Ménétriés.
J\? 3.
New-York le 13 .Tuillet Ifiiii.
»
Dans ma lettre datée de la Nouvelle-Orléans, je
me félicitais d’étre sorti sain et sauf des contrées in-
tertropicales, hélas c’était h tort, car immédiatement
à mon arrivée dans cette ville, je tombai malade de
la fièvre jaune et à im tel [)oint que ma moi t fut re-
gardée comme inévitable; mais grâces aux soins les
4
plus empressés de la famille Dûtour, propriétaire de
l’hôtel d’Orléans où je logeais, du Docteur Lapeyre
et de notre Consul M. Johns, j’en échappai. Cette
terrible maladie, me condamna, pendant sept semai-
nes, à une inaction presque complète et môme pen-
dant ma convalescence je dûs, dans mes excursions,
ne m’écarter que très peu des environs de la ville,
ne pouvant ainsi parcourir qu’un pays plat et maré-
cageux, qui ne m’ofiVait qu’une assez triste végétation:
des pins et des chônes à demi-morts, recouverts d’une
mousse grise et pendante, ainsi ([ue des palmiers
nains, ne formant môme pas de troncs, étaient presque
les seuls arbres de ces contrées. Dans le courant
d’Avril, la température fût souvent assez froide, pour
que mon propriétaire m’offiit de faire chauffer ma
chambre, et n’oubliez pas, que la Nouvelle-Orléans
se trouve précisément sous la môme latitude que le
Caire en Egypte, c’est-à-dire vers le 30:e degré.
Les rives du lac Pontchartrain, m'offrirent cepen-
dant bon nombre de Coléoptères propres à ces loca-
lités, parmi lesquels se trouvaient des Slaphilins, des
Scydmaenides, des Psclapiens, des TrichoptiHens , des IK-
sterides, des Rhynchocepfudides etc. La jolie Eya Salleyi,
s’y faisait remarquer, ainsi que le rare Zuphium ame-
ricanvm; je découvris sous le feuilles sèches des chô-
nes, une magnifique espèce de mon genre Circocerus
que j’ai nommée C. balrisioides et qui est un peu plus
petite et proportionellement plus large que le Batrisus
vonustus; je trouvai de plus un Julm, aussi gros que
le pouce, auquel je désirerais imposer le nom de J.
crassus. La saison des gros Scarabaeus était passée.
ô
puisque ce n'est qu'en lu'ver qu’on les prend, en creu-
sant la terre au pied des arbres; ces insectes une
fois sortis de leur repaire montent ou volent sur les
arbres, i)Our se poster ensuite aux sommités, où ils
se nourrissent de la sève. Plusieurs Steriioxes, de môme
(pie le Tetraopes lornator, la Callichroma splendida Déj,
se trouvaient sur le saule pleureur, arbre inqiorté
de l’Europe. L’ Eudiagogus UosenschUdn , joli Rhyncbo-
cepbalide, vit sur l’indigo, plante également étrangère
à l’Amérique. D’un autre côté, la Uobmia psemloacacia
indigène du nouveau monde, nourrit un grand nomlire
d'insectes; chez nous aucun insecte ne la touche. Ces
exemples prouvent que les insectes ne sont pas tou-
jours confinés dans certaines localités, par le besoin
de telle ou telle nourriture que la nature leur impose,
et ceci est très important dans l’emploi de moyens
répressifs contre les insectes hostiles à l’agriculture.
Je rencontrai à la Nouvelle-Orléans deux ento-
mologistes très zélés, M. M. Stulienrauch et Finck;
le premier possède une belle collection provenant
surtout de la Louisiane, et l’autre de bien belles espè-
ces qu’il a lui-rnôme, prises au Mexique en 1849.
.\1. Stiibenrauch possède un grand nombre de petites
es|)èces, très bien soignées et parmi les quelles il
y on a beaucoup de nouvelles. J’ai vu chez lui trois
espèces de Cicindcla, peu connues en Europe, dont
une |)ourrait être la C. Saidciji Guérin, un petit Lep-
totracludus, d’un jaune pAle, très faiblement brunAtro
sur la suture et qui parait différer du L. dorsalis, le
joli Obrium paUidim, le singulier Acanlhocerus uphodioi-
des lllig. etc. M. Fincke me montra un grand et
0
magnifique Staphilin noir, avec la tête, le corselet
et les élytrcs d’un bleu terne; ces dernières ornées
chacune d’un grande tache latérale rouge; n’ayant
pas sous la main l’ouvrage d’Erichson, je n’ai pu
m'assurer si cette espèce avait été décrite; je vis
de plus un grand et beau Monohammus noir, avec
quatre taches rondes et blanches, formant un carré
régulier sur la partie postérieure des élytres; parmi les
coléoptères de la Nouvelle-Orléans, il y avait dans
cette collection, le Heinirhipix faxdcularis F., élatéride
à antennes pectinées, qui me parait appartenir plutôt
à des contrées intertropicales, et n’avoir été introduit
dans les Etats-Unis qu’accidentellement; la Leptura
proxima, Say, qui est une Pachyta, de la taille de
notre Spadicea. Je suis fort reconnaissant envers M.
Stubenrauch et Finck, ainsi qu’envers Son Altesse
Royale le Prince Paul de Wurtemberg, pour les in-
sectes intéressants, dont ces Messieurs ont bien voulu
me gratifier; le Prince revenait de la Louisiane d’où
il rapportait en outre de grandes collections d’oiseaux,
de reptiles et de poissons.
Enfin, le 12 Mai je m'embarquai sur un bateau
à vapeur, pour Mobile dans l’Alabama où j’arrivai le
lendemain. Quoiiju’à peu do distance <lu Mississipi,
climat y est tout différent, ce dont je ressentis de
suite l’inlluence. La culture de lu canne à sucre y
est remplacée par celle du coton, lequel avait forte-
ment souffert de la gelée pendant les nuits du 20 et
30 Avril. Nous étions au printemps et la nature ap-
paraissait déjà sous sa plus riche parure; aussi mes
excursions entomologiques furent elles plus productives
7
qu’à la Nouvelle-Orlcaus; je pris plusieurs Carabiqucs
de la tribu des Tnmcaiipennes, ainsi qu’un bon nom-
bre d’espèces de Psélapbiens, surtout celles décrites
par Leconte comme p. ex. les deux espèces de Tme-
siphonis, Clenistcs consobrinus, Batrisus scabriceps, Bry-
aœis puncticoUis, B. foveolata, Etiplectus canaliculatus,
Bhexius immlptus, Arthmius globicollis, Tychm longipennis
&c. Comme espèces nouvelles, je citerai: Bryaxis cor- ■<
niventris m. dont le a l’abdomen noir avec une
dilatation fourcbuc, comme chez mon Br. furcata de
la Russie méridionale; Trimium americanum m. moitié
plus petit que notre espèce européenne; Eupsinus dila-
tatus m. et E. rufm m., dont le premier a la taille
d’un Enplechis Tischeri; Eiiplcctus camfrons, E. nificeps
moitié plus petit que Vambîguus, de teinte foncée, avec
la tête les, antennes et les pattes d’un testacé-roussà-
tre; Edaphm poHtus ni., nouveau genre voisin des é.
Euplectus, mais à corselet plus large, glabre et sans
la sculpture propre à ces dernières. La taille de l’es-
pèce est celle de VEupl. ambigmm mais du double plus
large. Une seconde espèce du môme genre, et deux
fois plus petite, que j’ai nommée Ed. nitidus; Rhe-Tius
simplex m., plus petit que Ymsculptas à corselet moins
large, et tête plus petite, Tychns nigripennis m., T.
angusticuIJis m. et autres. Les mêmes localités m’offri-
rent la plus grande et la plus petite espèce de Scyd-
mene, trouvées jusqu'ici aux Etats-Unis: la Microstemma
Lecontei m. de la taille de la M. tarsata et Scydmaemis
misell'us Lee., comme nouvelles je pris encore: les
Scydrn. castanicolor m., Sc. clarifonnis m. et Sc. pyra-
midalis m. tous trois appartenant à la division qui a
H
le corselet en cône ou trapézifonne; [)uis une espèce
d' Antiddes , chez laquelle le mâle présente des antennes
fortement pcctinées, et qui paraîtrait faire le passage
de cette famille avec les lihipiphorides; je |)ropose
— ^ de la nommer Xanlhocerus peclinicomis m. — Je trou-
vai des Mordellidcs, non comme chez nous sur des
Ombellifères, mais sur les feuilles des arbres, à une
certaine hauteur; sur les saules, je pris plusieurs Lon-
gicornes et sur les poininicrs un petit Coléoptère inter-
inédiaire entre les JirucJms et les Anthribus que je
Twtg encore examiner. Les forôts près de Mobile,
sont riches en Magnolia grandiflora, f[ui alors, étaient
en Heurs; figurez vous un arbre d’environ 70 pieds
de haut, couvert de Heurs d’un pied de long et dont
la base de l’ai'bre est jonchée de feuilles fraîchement
tombées ce qui est le cas lors de la floraison; sous ces
feuilles se trouvaient: des Pasimachns depresms?, des
Molops obsoletus Say, des Omaseas stygius Say, des Ce-
lia, des Chlaenius, plusieurs Staphilinües, Galops, une
belle espèce de Pohjdesmus (P. versicolor m.) et une
grande llelix. Sur les Ormes (Acer), je pris une pe-
tite Chrysoméline, |)robablement du genre Fidia ou
voisin, à antennes très grêles et très longues, ce qui
au premier abord me fit l’effet d’un Longicorne ou de
- ^ CCS Anihriôides de file de France décrites par Olivier.
Après un séjour de plus d’une semaine, je quittai
Mobile et me dirigeai vers les montagnes de la Géorgie,
ayant remonté le fleuve ikèuma jusqu’à Moutgommery;
ce voyage assez agréable, ne me présenta du reste
rien d'extraordinaire; les rives peu élevées sont cou-
vertes d’arbres, pareils à ceux que j’avais observés
raiitoniiie passée, sur les bords de l’Ohio et le Cum-
berland, avec la seule différence, que grâce au prin-
tems, la verdure était plus variée par les teintes
blanchâtres et bleuâtres des peupliers et des tilleuls;
on ne voyait que fort peu de fleurs. A bord du ba-
teau à vapeur se trouvait un espagnol, qui avait ap-
|)orté de la Havanne une cinquantaine de Pyraphorus
nochlucus, qu’il tenait enfermés dans une petite cage
faite de bambous; le soir et pendant la nuit ces in-
sectes ré])andaient une vive lumière, non seulement
par les taches |)lacées sur le corselet, mais aussi par
les articulations de l'abdomen, surtout quand on pla-
çait l’insecte sur le dos, qui alors faisait de violents
efforts pour se retourner; pendant le jour ces insectes
se tenaient comme endormis, ne répandant qu’une
faible lueur verte, par les ocelles du corselet. Cet
espagnol m’assura que ces insectes, dans l’ile de Cuba
faisaient de grands dégâts dans les plantations de
canne à sucre, c'est pourquoi il les nourrissait avec
de la mélasse. A Montgommery je trouvai sur les
tiges du châtaigner, un grand Anobiwn {A. gibbosiim Say),
tout pubescent, qui parait être plutôt une Uedobia ou
un Xylelinus; j’y pris aussi le plus petit Longicorne que
j’aye vu, le Cyrlinus pygniaeus Haldeman, qui a entiè-
rement la forme de nos Dorcadion et se trouve sur
la vigne sauvage [Vitis cataioba), laquelle présente
aussi, comitie chez nous, des Agrylus, voisins du Ag.
derasofascialus Ziegler. Les buissons et les pins qui
bordent les lives de YAtabama étaient, lors du cou-
cher du soleil, couverts par YAnlhims elegans, Laferté,
et lorsqu’il fit tout-àsfait sombre, je vis des vers-
10
liiisanls traverser l’air; les $ ont les élytres parfaite-
ment développées, mais ne paraissent pas pouvoir
voler, se tenant constamment dans l’herbe ou sur le
tronc des arbres et leur phosphorescence est moins
forte que celle des qui du reste ne la font voir
que par intervalles.
A West-Point, nous fûmes obligés d’attendre, pen-
dant quelques heures, l’arrivée du train qui devait
nous mener en Géorgie, je mis le temps à profit et
[iris entr’autres un petit Boslrichus, présentant une
bande blanche transversale, caractère bien tranchée
qui ra[)elle le Cortylus fasciatus Say, que je n’ai jamais
vu. Le 20 Mai, j’arrivai à Atlanta en Géorgie, pays
montagneux, mais plus salubre que les contrées d’où
je venais; cette ville ne date que depuis l’époque où
un chemin de fer réunit la Nouvelle-Orléans avec New-
York et les Etats du Nord, aussi trouvais-je près de
la ville, des forêts, qui me furent très favorables,
pour la chasse aux insectes. Un des premiers in-
— > sectes qui m’apparût fut le Tachygonus Leconlei Sch.
figuré dans le Catalogue de Sturm; cet insecte se
tient sous les fouilles de chAtaigner. .Te pris encore
un autre insecte, fort remarquable, le Tryphems lati-
pmnis Germ., qui ressemble, au [iremier abord, ù cer-
tains Malachides des Indes orientales, mais qui [lar la
forme de ses yeux et do ses pattes ap[)artient aux Tele-
phorides, il faudra donc le rayer des Malthinides p. 5
de la l:ième année de ces Etudes. Les Macratria mu-
rina F., Ptüodoctyla, Cislela kc. étaient fort communes
sur tous les buissons et les leuilles des arbres. VOti-
— ^ docephalus, ce Curculionite à forme de fourmi, n’etait
11
pas rare non plus sur les chênes. Sur l’Aune {Ahvm
Sp.?), je trouvais le Pogonocerm ou. Dendroides canaden-
sis Latr., qui parait appartenir à un genre différent
(lu Pog. thoracius Fischer. Dans des bolets je ren-
contrai des jolis Scapliîdiens, des Euslropides et des
Brachéhjlres ; et parmi des fagots, un Palamims de 2
lignes de longueur, d’un brun jaunâtre, à élytres tcs-
tacées vers la partie postérieure et avec les antennes
et les pattes très claires, je l’ai nommé P. pallipes; et
sur la terre près des racines d’arbres, je pris un très
joli Megcdops, auquel j’ai donné le nom de M. rufipes.
Il a la forme du M. coelatus, mais moitié plus petit
et avec les pieds entièrement roussûtres; sous l’écorce
des chênes, je pris {'Arrhenodes septenlrionis Hrbst et
beaucoup de Xylophages que je n’avais pas encore
rencontrés jus(pi’ici. .Te prolite de cette occasion pour
donner la figure d’une larve d’un Brentide venant de
la Colombie et qui pourrait appartenir à Y Atr/ie.nodcs
dispar. Le Scydnicœnus Zimmermanni Schaum, vit en
société de fourmis, qui construisent leurs nids sous
l’écorce des vieux arbres, à l’instar de VEumicrus IM-
wigii, auquel du reste il ressemble par la conforma-
tion de la tète, chez le mâle. Tout absorbé, que
j’étais à chercher des insectes sons l’écorce des ar-
bres, à déblayer leus troncs de leurs parasites, je res-
tai trop longtemps exposé aux exhalaisons vénéneuses
du Rkus taxkodendron; aussi eus-je près de quatre se-
maines à souffrir d’un érysipèle sur tout le corps.
Je quittai Atlanta avec rcgrêts, mais il était temps
de penser au retour, et la chaleur rendait déjà le
voyage fort gênant. Nous rendant en vaggons par
12
Aiigusta dans les Carolines, nous Cûnies fort incom-
modés* par la poussière, ce qui provient du mode
défectueux dans la construction du cliemin de fer.
Plus nous avancions vers l’Est, plus le paysage deve-
nait riant et ces magnifiques f)ins {Pinus pahistris), dont
le feuillage retombe en panache, ne contribuaient
pas peu au pittoresque; on remarquait aussi plus de
lleui'S ([u’à la Louisiane et à l’Alabama. Les Sam-
buccus étaient en pleine floraison, mais ainsi que chez
nous, on ne voyait aucun insecte sur ces arbustes.
Richmond, capitale de la Virginie, me rappela par sa
position, certains paysages des bords du Rhin, car la
contrée y est riche et très bien cultivée. Pendant ce
trajet j’avais espéré trouver M. Zimmerman, l’auteur
des monographies de Zabrus et Amara, et qui a quitté
l’Euiope pour s’étalilir délinitivement en Amérique.
Malheureusement il y a tant de villes qui s’appellent
Columbus et Columbia, et ne sachant pas dans laquelle
réside M. Zimmermann, il résulte (pie je l’ai com-
plètement manqué, l’ayant cherché dans une des villes
de cette dénomination où il ne se trouvait pas.
Enlin j’arrivai à Washington, qui, je dois le dire,
n’a pas [)ioduit sur moi l’impression à laquelle on
doit s’attendre lorqu’on entre dans la capitale d’une
grande nation. Son capitule très élevé manque de
grandeur et ne présente aucun type particulier. Tout
y porte ce cachet d’uniformité, que l’on remarque
dans toute autre ville de l’Amérique, rien ne captive
le regard, si ce n’est des milliers de roses rampantes,
et couvrant jusqu’aux toits et les murailles entre les
fenêtres de quelques maisons bourgeoises. Môme Fin-
stiliit (le Sniilli, ce hel et utile ('(tahlissement, (',r(îati()n
(l'iine ûnie (élevée et !;;éaéreuse, est entassiî dans un
édifice d’une construction si bizarre, (ju’il ressemble
plutôt à une prison du moyen ôge, ou à un repaire
de ces anciens Barons féodaux, (ju à un institut scienti-
fique. C’est par les soins de cet établissement (pie vient
d’être im|)rimé le Catalogue de Coléoptères des Etats-
Unis, rédigé par lM;rs Melsheimer, Ilaldemann et Leconte.
Les excursions entomologiques dans les environs
de cette cité, me furent plus difficiles que partout
ailleurs, et afin de me soustraire à la curiosité obsé-
quieuse des liabitans et pour éviter leurs questions,
souvent absurdes, je dûs me vêtir le plus mesquine-
ment possible, alors je me trouvais à l’abri des in-
discrétions. C’est ainsi que j’inspectai les cliantiers
dans la ville et tout le long du canal; là je récoltai
des Capricornes, des Xylophages et des Térédiles des
plus intéressants.
Le Lier Juin, j’étais à Philadelphie, l’Athènes de
rAmériqiie, jolie ville située sur le Delaware. La tem-
pérature était encore assez basse, et les feuilles des
arbres ne commençaient qu’à se développer. Le len-
demain je me rendis chez le D:r Le Conte, possesseur
de la plus belle Collection de Coléoptères des Etats-
Unis. Il est le fils du Major Le Conte, qui a gratifié
feu le Comte Uejen, d'une -si grande quantité d in-
sectes de l’Americpie du Nord et cfui maintenant ne
s’occupe (pie de Mammifères, de Reptiles et de plantes
de son pays. M. le Conte m’acceiiillit avec la plus
grande cordialité, il falhU m’installer chez lui, dans
le but d’examiner sa collection, con amorc. Là, tout
14
y est représenté, n’importe la taille, et chose remar-
quable, ces insectes sont récoltés et conservés avec
le plus grand soin, et arrangés avec l’élégance de nos
collections modernes. Il serait trop long de vous énu-
mérer toutes les raretés de cette collection dont le
chifire des espèces se monte à 7000, et d’ailleurs le
Catalogue des Coléoptères des Etats-Unis, publié par
Mclsheimer et revu et augmenté par M. M. Ilalde-
mann et Le Conte, vous en donnera une idée assez
éxactc pour les espèces décrites, attendu que tous
les exemplaires, uniques provenant des collections
des deux premiers auteurs, ornent la collection du
dernier. Un plus long examen nous offre des repré-
sentants de la majeure partie des genres Européens,
et quant aux autres, il y en a peu qui appartiennent
aux formes de l'Amérique méridionale. Les prairies
de l’Amérique septentrionale, à l’instar de nos Step-
pes des provinces méridionales nourrissent un grand
nombre de Mélasomes; mais au lieu de Blaps, ce sont
des Eleodes à la forme ramassée des premiers, ou
bien à forme déprimée comme celle des Aids. Le
manque presque total de Carabus est remarcpiable;
on doit, je crois l’attribuer à la chaleur excessive qui
règne pendant l’été; par contre, on admire de belles
espèces appartenant aux genres Cicindeia, Cychrus,
Sphaerodems et Scaphinohis. M. Le Conte visita, il y
a quelques années, la Californie et les montagnes ro-
cheuses, mais sa récolte entomologique, h l’exception
de quelques espèces communes, présente des choses
toutes différentes de celles rapportées par M. Wosne-
sensky. — Le D:r Lea possède une magnifique col-
15
lection de Coquilles; on y admire des Unio à forme
des plus singulières et dont l’Amérique seule offre
plus de cent espèces: des Melania encore plus variées
et c’est une espèce de ce genre que je trouvai sui-
tes bords du fleuve Cumberland à Nashvillc et que je
mentionnai dans ma première lettre. Au Musée d’his-
toire naturelle de cette ville, on admire une magni-
fique collection d’oiseaux, qui fèt donnée par le D:r
Wilson, et que M. Cassin a cherché à nous fair mieux
apprécier par ses publications; cette collection, la plus
complète que je connaise, énumère 6000 espèces en
plusieurs exemplaires. Les richesses en Paléontho-
logie, qui sont l’objet des savantes publictions du D:r
Leidy méritent bien l’attention de tout voyageur na-
turaliste. A une des séances de l’Académie, ce sa-
vant présenta la mâchoire inférieure d’un animal an-
antédiluvien, qu’on avait d’abord cru appaitenir à un
sanglier gigantesque, car envoyée à Londres, M:r Oven
déclara (|u’elle appartenait à une espèce de Tapir;
M. Leidy nous la montra en la couqiarant, avec celle
d’un boeuf ordinaire et effectivement, on ne peut voir
d’autres différences que des dimensions plus considé-
rables. Une dent d’un cheval gigantesque, s’y trouve
aussi bien conservée, ainsi que plusieurs ossements
humains. Dans un journal américain, on a publié que
des ossements humains, récemment d’écouverts dans
la Floride, avaient été jugés, par M. Agassiz, comme
ayant au moins 200,000 ans d’ancienneté! — M. Agas-
siz ne m’a pas confirmé cette assertion ^ mais il m’a
dit qu’il considérait ces ossements comme très an-
ciens et appartenant à la race cmimsiemiê.
16
Retournons à l’onloinologie. Pendant mon séjour
clioz M. Le Conte, je fus agréablement surpris de
voir arriver M. le Professeur Haldemann, avec qui je
correspondais déjà depuis quelques années; ce savant
s’olfrit de m’accompagner chez le l):r Melsheimer.
Dans ce but nous nous rendîmes d’abord à York en
Pensylvanie, où je tis la connaissance du révèrent
Zieglcr, qu’il ne faut [)as confondre avec l’entomolo-
giste, autrichien du môme nom. Cet Américain pos-
sède une riche Collection de Coléoptères indigènes,
bien conservés et qu’il mit à ma disposition, avec une
rare générosité. De là nous fûmes chez M. Melshei-
iner. Ce nom est depuis longtemps connu dans la
science et vous l’aurez trouvé déjà mentionné par
Herbst et autres écrivains du siècle dernier, mais c’est
de Melsheimer pôre dont il s’agissait alors; le D:r
Melsheimer actuel a non seulement publié le Catalogue
de Coléoptères des Etats-Unis, mais a encore décrit
un grand nombre d’espèces dans les Transactions de
l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie.
Vû le manque de temps, je ne pus examiner (pie les
/ Coléoptères et je ne saurais assez louer la générosité
f / avec laquelle ce savant me gratilia des plus rares
* 1 espèces, môme souvent du second exemplaire de sa
\ collection, tels que: Pelecotoma, Metoecus etc.
De retour chez M. Haldemann, j’examinai avec
le plus grand intérêt les insectes de son Musée, sur-
tout les types des espèces dont il a observé et décrits
les moeurs et qu'il me sacrifia avec le plus rare désin-
téressement; aussi ne puis-je que remercier hautement,
nos collègues américains pour leur aimable empresse-
17
ment et pour tous les égards dont ils m’ont comblés,
précieux souvenirs de mes amis d’outre-mer et qui
ne s’effaceront jamais de ma mémoire.
M. Haldemann, voulait absolument me procurer
la Cecidomyia destructor, Say, et la larve vivante du
Corydalis; en conséquence nous nous mîmes à cher-
cher dans les champs et sur les bords de la rivière
Sousquehanna, qui coule sous les fenêtres de sa mai-
son de campagne; nous trouvAmes le second de ces
insectes. Quand au premier, ce n’était pas encore la
saison et on ne rencontrait que des cocons placés
au pied des tiges de froment; en conséquence M. Hal-
deman me sacrifia l’exemplaire unique de l’insecte
parfait de sa collection. Cet ami me fit aussi obser-
ver, que la Hobinia pseiidoacacia, est un des arbustes,
le plus ravagé en Amérique par les insectes, ce qui
me surprit beaucoup, car, comme vous le savez, chez
nous en Europe c’est tout le contraire.
De retour à Philadelphie, chez M. Le Conte, nous
déterminâmes une partie des Coléoptères que j’avais
récoltés pendant mon voyage dans la Louisiane, l’Ala-
bama, la Géorgie et la Caroline; cette récolte fut riche
en petites espèces, ce qui me mit à môme d’enrichir
sa collection, et en revanche il me donna des espèces
très précieuses. Je ne voulais pas quitter Philadel-
phie, sans avoir fait la connaissance d'une entomoio-
gitse distinguée. Miss Morris, connue par ses obser-
vations sur la Cicada seplemdecim , le Baridius tripuncla-
tus des pommes de terre, le Hylesinus du pêcher etc.
Ce fut M. le D:r Ehvyti, qui eut la complaisance de
m’introduire chez celte dame, où je passai une ma-
18
/ tinée fort intéressante. Il me reste encore à vous
/ parler de la collection de Say. Après la mort de ce
/ savant, sa collection resta longtemps chez la veuve,
puis elle fut déposée au Musée de l’Académie de
Philadelphie dans un triste état, car, sauf quelques
papillons, le reste avait été mangé par les mites;
\ aussi ne trouve-t-on plus les types de plusieurs espè-
\ ces que ce savant à décrites.
L’époque de mon retour en Europe approchait,
mais des affaires étrangères à l’entomologie reclamaient
ma présence dans le Nord. Je partis donc pour
Boston et chemin faisant, j’eus l’agrément de rencon-
trer au passage d’un pont huit trains qui attendaient,
et nous dûmes donc rester plus de quatre heures à
attendre notre tour; temps que j’employai à faire une
excursion entomologique dans les environs. Je fus
assez heureux de trouver sur les feuilles du Catalpa
des espèces de Mordellides à longues antennes et qui
devront prohahlemcnt constituer un genre particulier.
J’arrivai à Boston justement le 4 Juillet, jour aniver-
saire de l’indépendance des Etats-Unis. Cette ville,
ordinairement si tranquille, était dans une agitation
extraordinaire, tout y était boni versé; il faut dire que
dans tous les Etats de l’Union, ce jour est fêté dans
les rues par d’innombrables coups de fusils et de pis-
tolets; à chaque pas, ce sont des fusées qu’on lance
et des feux d’artifice qu’on allume à l’exemple des
Chinois pendant leur carnaval. C’est un bruit, des cris,
une cohue épouvantable; tout le monde y prend part,
depuis les gamins des rues jusqu’aux personnes les
plus sensées. On dirait que ce jour là, il est permis
19
de faire ce qu’on vent, et chacun croit devoir donner
un libre cours à ses sentiments de patriotisme, en
poussant le fanatisme de la liberté à l’extrôme. Tout
ceci peut être fort goûté de l’Américain, mais l’Euro-
péen voyageur, qui se trouve par hasard dans une
telle bagarre, n’est pas du tout du môme avis, et il
court même grand risque de voir ses vêtements souil-
lés, d’être bousculé, de se casser le cou par le fait
de chevaux effrayés etc.
A Boston, il y a un Musée entomologique, que
je n’ai pu voir, pareeque M. Harris, auteur du bel
ouvrage sur les insectes nuisibles de Massasuchets, et
le Professeur Agassiz, habitaient hors de la ville, à
Cambridge, où se trouve fUniversité. Malheureusement,
M. Harris avait déjà emballé toutes ses boites à in-
sectes, afin de garantir ceux-ci, des dégâts que les
Anthrènes occasionnent ici, pendant l’été; elTeotivement,
je n’ai jamais vû ailleurs d’aussi grands destructeurs,
que les Trogoderma d‘Améri(]ue, qui en peu de temps
réduisent en poudre les insectes desséchés, môme les
élytres les |)lus coriaces des Coléoptères. M. Agassiz
me fit voir un grand nombre de matériaux qu’il se
propose de publier bientôt, et qui appartiennent aux
classes des poissons, des crustacées, des mollusques et
des annélides des Etats-Unis. J’ai beaucoup regretté
de n’avoir pas visité M. le D;r Assa-Fitch; mais il
m’eut fallu faire un trop grand détour et le temps ne
me le permettait pas. De Boston, je me rendis à
Albany, où le secrétaire de la société d’Agriculture
de l’Etat de New-York, M. le Colonel Johnson, me
reçut avec son affabilité ordinaire et me donna quelques
22
lion est surtout remarquable par les espèces des Indes
orientales, de Guinée, du Cap etc. Un grand nombre
de types de Fabricius, Gylicnhal, SchOnberr, Wiede-
man, Klug, Germar, Dejean etc. lui donnent une valeur
scientifique incontestable. M. Wcstermann a passé sa
jeunesse aux Indes, surtout à Java et au Cap de bonne
espérance, en y observant lui-méme les insectes et
leur manière de vivre, et à ce sujet, nous lui devons
des remarques très intéressantes. J'y vis entr’autres,
un type du Colliuris daticornis JMannh, qui ne parait
pas différer du C. crassicornis Dej; le véritable TeffJus
Delgorgiid Guérin, diffère du T. Megerlei, par la forme
et la rugosité de son corselet; le magnifique Platynodes
Westermanni Westwood est un grand Siagonidc, qui a
les élytres marquées de stries. Un type de la Nebria
Geblcri donné par Eschsclioltz lui môme et provenant
de Norfolk-Sound, ne diffère de la N. metallica, que
par sa taille un peu plus petite. Trilobus (Elater) gigas
F. do la Guinée, est un grand et magnifique in.secte
de plus de deux pouces de longueur, avec les an-
tennes pectinées, qui pourrait se placer à côté des
Tetralobus. L'IIemirhipus fasdcularis F. est, comme je
le présumais, originaire du Brésil et accidentellement
transporté aux Etats-Unis. Cytilus seutellatus Eschh.,
d’après un exemplaire type est le Byrrhus varius du
Karntschatka et de la Sibérie; Rhngodcra tuberculata
Escldi., également d’après un exemplaire type, est
l’insecte que j’ai sous le nom d'Usedms Incerta, tandis
que le premier de ces insectes s’y trouve sous le
nom de Bitoma serricollis Eschh. — Dans le musée de
Berlin se trouve un autre exemplaire type de ce dernier
23
insecte et donné par Eschscholtz lui-même sous le nom
de Lyetus spinicollis Eschh. in lütteris, qui n’est autre
que la Rhagodera tuberculata, décrite dans le Bulletin
de Moscou. 11 y a donc ici confusion complète, et il
n’y aurait aucun inconvénient de. conserver les deux
noms: Usechus lacerla M. et Rhagodera tuberculata Mannh.,
sous lesquels ces deux insectes ont été décrits. D’a-
près une remarque de M. Westermann, le Scleroslomus
Darwini Hope, du Pérou, se trouverait sous les pier-
res, ce qui serait le premier exemple par rapport
à la manière de vivre d’un Lucanide. Le Geolrupes
stercorarius , présente la seconde dent ou mieux la
3:ième, au tibia antérieur, recourbée vers le bord in-
terne, et Kirby l’avait en conséquence nomme G. spi-
niger. Dans une autre espèce, plus allongée et plus
petite de nos contrées, les jambes présentent deux
dents recourbées ou placées en dessous et je l’ai
nommée G. bidens. Geotrupes mutator, au contraire a
toutes :les dents des jambes dirigées dans le môme
sens, de môme que le G. Sylvaticus. Dans la collec-
tion de M. Westermann, c’est le mutator, qui se trouve
sous le nom de stercorarius et c’est aussi l’espèce la
plus répandue dans nos contrées boréales, et à la-
quelle devrait s’appliquer le nom de Linné. M. Wes-
termann possède, plus de 300 espèces, du genre
Onthophagus. Un grand Clylus nouveau y ligure comme
venant du Canada; il est presque deux fois plus grand
que le Clyt. arcuatus, noir, avec quatre taches jaunes
latérales sur le corselet et quatre autres, divergeantes
à la base des élytres, ensuite une angulaire sur chaque
élytre, puis une bande transversale un peu dilatée
24
vers la suture, et une grande tache commune, de la
môme couleur, occupe la partie postérieure des ély-
tres. sur laquelle on voit quatre traits noirs; la lôte
et les pattes sont aussi de couleur testacée, les an-
tennes obscures; jG me permets de dédier cette
magnifique espèce à M. Westermann en ta nommant
Clytus Westermanni. La quantité des lihynchocepimlides
et des Brachycej)halides (Chrysomélines) y est [)rodi-
gieuse comme dans toutes les grandes collections.
Les Lépidoptères et Diptères de M. Westermann sont,
peut-être, encore plus beaux que les Coléoptères;
les grandes espèces les plus rares de Java, de Bor-
néo, de Madagascar s’y remarquent dans toute la
magnificence de leurs couleurs; ces Mjÿ/stocera de Ba-
tavia à pattes élancées de quatre pouces de longueur,
ces Nemestrina à trompe de trois f)Ouces do longueur,
quinze espèces de ces singuliers Diopsis à yeux placés
sur des longs tuyaux, &c. &c., sont conservées dans
un état parfait et il ne reste qu’à admirer l’habileté
de M. Westermann, d’avoir pu les prendre et les con-
server après un si long voyage.
Le Musée Royal de Copenhague, outre la collec-
tion de Sehestedt, offre encore une quantité d’insectes
des plus intéressants, provenant de divers voyageurs,
envoyés par le gouvernement Danois dans ses colonies
Transatlantiques. On est étonné d’y rencontrer de petits
insectes fort intéressants, provenant des lies de la mer
du Sud, môme des Scydmamus et des Pselapliiens; je
dois aussi citer de beaux insectes du Brésil, rapportés
par Reihard, le quel dans ce moment, explore de nou-
veau ces contrées inépuisables. Le temps me força de
25
restreindre mon attention aux espèces de Fabricius,
qui m’intéressaient le plus. Le Conservateur 31. le Pro-
fesseur SchiOdte, continue de s’occuper de la Faune
danoise et ses collections sont très intéressantes et
tenues avec une netteté remarquable: Il serait bien à
désirer qu’il nous gratifiât bientôt de la continuation
de ses Danemarks Eleulherata.
De Coi)enhague je me rendis à Danzig pour voir
la collection d’insectes fossiles du succin, appartenant
à feu Berend, mais inutilement, pareeque le pro-
prietaire actuel, la flile de 31. Berend, était à la cam-
pagne. Cette collection, qui est maintenant à ven-
dre se compose d’environ 700 pièces de Coléoptères,
savoir:
26 Carabiques, 27 Brachélytres , 90 Sternoxes, 65
Malacodermcs, 59 Térédües, 47 Clavicomes, 1 Lamelli-
corne, 1 Mélasome, 2 Tadicomes, 2 Ténébrionites, 75
Trachélytres , 2 Sténélytres, 31 Rhynchocephales , 54 Xy-
lophages, 18 Longicornes, 97 Brachycéphales. — Une
autre collection d’insectes fossiles toute aussi riche se
trouve dans la môme ville chez 31. le Professeur
31enge. Je lis sa connaissance, et il me montra avec
la plus grande bienveillance les belles espèces qu’il
possède, me permettant de publier les observations
que j’aurais occasion de faire. En conséquence je
présente ici, quelques remarques que je crois dignes
d’intérêt.
Cymindoides sculptipennis 31otsch., forme générale
de nos Cymindis, mais à élytres avec des stries
crénelées et des lignes moins fortes enlr’clles et le
tout transversalement strigulé, comme à peu-près
26
chez le Cymatopterus striatus. Taille de notre Oym.
humeralis.
Agatoides carinulatus Motsch., de forme très voi-
sine de mon genre Agatus, mais avec les quatre palpes
non élargies en hache et les élytres à côtes élevées
distinctes. Taille environ ligne.
Trechoides fascialus Motsch., forme des Trechus,
mais à élytres distinctement tronquées et offrant de
longs poils sur les parties latérales de la tôte, du
corselet et des élytres; ces dernières présentant une
bande de teinte foncée sur leur milieu. Long. Yg lign.
Gyrinoides limbatus M., voisin de notre Gyrinus
minutus, mais plus applali, élytres sans stries et bor-
dées de jaune. Long. 1 lign.
Ptilodactyloides stipulicornis Motsch., complètement
de la forme de nos Ptilodactyla, mais à antennes plus
longues que le corps et avec un appendice vertical à
chaque article. Long. 1 lign.
Paussoides Mengei Motsch., forme des Paussides,
mais à antennes de 7 articles et d’une construction
très remarquable, présentant une massue énorme de
quatre articles en forme de tubes enchâssés les uns
dans les autres et dont les trois derniers sont forte-
ment élargis; la couleur de l’insecte parait avoir été
une couleur foncée, avec un reflet métallique. Long.
IV2 lign.
Tmesiphoroides cariniger Motsch., forme rappelant
un peu les Tmesiphorus et Chenniuni. Antennes à ar-
ticles intermédiaires très serrés, massue composée de
trois articles beaucoup plus grands. Long % lign.
Ehipsinoides glabrellm Motsch., voisin par la forme
27
des Eupsinus de l’Amérique septentrionale, massue des
antennes composée de deux articles distincts. Long.
% 'ign-
Scydmaenoides nigrescens Motsch., forme de nos
Scydmaenus, do couleur noire, antennes avec une mas-
sue de 4 articles.
Dorcasoîdes büobvs, grand insecte de forme inter-
médiaire entre les Dorcas et les Platycerus, présentant
le devant de la tête bilobé. Long 5y2 lign.
Cupoides tessellatus Motsch., très voisin de la Cu-
pes atomaria de l’Amérique septentrionale, mais plus
étroite. Long. 3V2 *•
Dorcadionoides subaeneus Motsch., très petit Céram-
bycine de forme intermédiaire entre les Dorcadion et
les Leiopus; de couleur foncée un peu métallique, et
tout l’insecte couvert complètement d’une pubescence
grise, corselet transversal à côtés en angles obtus,
antennes un peu plus longues que le corps. Long.
1 lign.
Erirhinoides cariniger Motsch., forme des Erirhinus,
mais à trompe et corps plus allongés et une carène
sur chaque élytre. Liong. 1 1/3 1.
Phnloidcs srydmaenifoi'mis Motsch., forme des Scyd-
maenus, mais Trimere et avec l’avant dernier article
des tarses dilaté en coeur, comme chez les Chrysomeli-
des; massue des antennes de trois articles. Long.
2 lign.
Phymaphnroides antennatus Motsch., un P2ndomy-
chide de la forme deÆ Phymaphorus, mais avec le
9;ième article des antennes brusquement élargi. Long.
1 lign.
28
Los autres Coléoptères de la collection du Pro-
fesseur Menge, peuvent être répartis dans les genres
suivants: Dromitis, Agonum, Anchomenus, voisin de notre
angusticollis, Hydaticm, des petits Hydrophüiem, Bupres-
tides, Eucncmidcs, Elaterides un grand nombre, Thros-
cus, Clerus, Tillus, Trogodendron, Corynetcs, Plilinus et
Xyletinus en quantité, Nüidula, Catops, Cyphon beau-
coup, Malacims bon nombre, Anthocomus, Mallhinus,
Canlharis, Oripa, Hister, Byrrhm, Qnedius, Stenus plu-
sieurs, Omalium, Tachymis, Paederus, Paussus, Bryaxis,
Euplectus de la forme du E. Beichenhachii, Scydmaenus ,
Dorcas, le seul Lamellicorne, Passandra, Anthicus, Mor-
della et Anaspis en grand nombre, Dircaea, Odonthonyx ,
Oedemera, très voisine de notre lhalassina, Cis, Bostri-
chides très communs; Bhyzophagus, Lyctus, Tiiphyllus,
Syhanus, Latridius et Corticaria en quantité, Leptura,
Clytus, Saperda, Anthribus . Apion voisins de quelques
espèces de Madagascar, Polydrosus, communs, Ptochus,
un Cryptocephalide pendant l’accouplement, et un seul
Scymnus. On n’a pas encore trouvé de Coccinelles,
et qu’un seul Lamellicorne et très peu de Mélasomes.
Parmi les autres insectes, il se trouve un très grand
nombre de Formicides, beaucoup de Blatla et une
quantité prodigieuse de divers Culicides, Cheironomus et
autres Diptères; entre autres une très belle Andraena
et un Bombus nain d’a peine 1 Yg ligne de longueur,
que je me permets de dédier à M. Menge, en le nom-
mant Bombusoides Mengei. Les petites Tineicides, voi-
sines de nos genres Ilypsolopha, Nematophaga, Colio-
phora, Lyonetia, ne sont pas rares. La [lartie la plus
pauvre, se sont les Neuroptères, dont il n’y a que
29
deux ailes seulement. Parmi les Myriapades, il y a
une très belle Lcpysma. Les Aphides se trouvent en
très grand nombre, surtout le Lachus dryoides Gerraar;
et parmi les quels il se trouve une espèce que je
nomme Aphidioides suceifera, qui ressemble un peu à
notre Apliis pimphüa, mais qui a les appendices de
l’extrémité de l’abdomen très longs et dirigés vers la
tête. Long, I. Il parait que c’est VAphü qui habitait
l’arbre au succin, le Piniles succifcr GOppert. — Les ar-
raignées sont aussi très richement représentées et M.
Menge en fait une étude particulière; comme chose très
remarquable, je citerai un Opüio à palpes ramiformes
que M. Menge a nommé Opüio comiger. Ainsi, à en
juger d’après cette collection, les espèces d’insectes
qui se trouvent le plus fréquemment dans l’ambre
jaune, seraient les cousins, les fourmis et le, mouches,
ensuite les arraignées, puis les Hyménoptères, les Co-
léoptères, les Acarides, les Hémiptères, les Podurides,
les Myriapodes, les Orthoptères et les Neuroptères. Les
insectes parasites n’ont pas encore été trouvés, quoi-
que le succin renferme des débris de poils de ron-
geurs et autres animaux sur lesquels vivent les para-
sites de notre é[)oque. Les Helmintes y sont repré-
sentés en très petit nombre.
Concernant les restes de plantes, qu’on remarque
le plus fréquemment dans l’ambre jaune, ce sony des-
formes analogues à notre genre Thuja, ainsi qu’une
grande quantité de Hypomycètes, connues vulgairement
sous le nom de Moisissures; les véritables mousses
sont beaucoup plus rares, et des Fougères on ne con-
30
nait jusqu’à présent qu’un seul échantillon, qui se trouve
dans la collection Berend.
Relativement à la taille des insectes trouvés dans
le suncin, le plus grand Coléoptère est une Oripa
(Cantliaris), plus longue que notre Oripa dispar, en-
suite une Saperda de la forme et de la taille de la
Dorcamorpha subcaudata Mannh., un Cymindis et le
Dorcasoides qui ne dépassant pas six lignes. Le plus
grand Orthoplère est une Blatta de la môme taille, le
plus long Hyménoptère un Bombas et une Andraena de
5—6 lignes. Les Lépidoptères ne dépassent pas 4
lignes et les Ephémérides 8 lignes. Los Hémiptères
sont généralement petits; les arraignées pas au delà
de 3, et les Aptères de 6—7 lignes.
A Danzig je vis encore une jolie petite collec-
tion de M. Koum et une très grande collection d’oi-
seaux appartenant à M. le Révérend Beck; cette der-
nière est fort instructive pour nos espèces européennes,
par le grand nombre de variétés et d’exemplaires
transitoires qu’elle contient.
Arrivé à KOnigsberg, je retrouvai mon aimable
ami le l):r Hagen, ce Neuroptérologue distingué de
notre époque, qui me montra une foule de matériaux
qu’il venait de recevoir, ainsi qu’un assortiment le plus
riche de Phryganides et autres insectes de cet ordre.
Il travaillait encore à la monographie de Thermites,
enfermés dans le succin, et provenant de la collec-
tion Berend. M. M. Elditt et Schieferdecker, sont deux
entomologistes très zélés, qui collectent principalement
des Coléoptères, le premier rassemble de plus des
Thysanures, qu’il prépare d’une manière tout-à-fait par-
31
ticuliére, entre deux verres, les laissant tomber sur
une goutte de vernis Dammarx et les serrant entre
ces deux verres, qu’il fixe ensuite, en collant autour
une petite bande de papier, ce qui préserve ces ani-
maux de toute influence extérieure. M. Schieferdecker
possède une belle suite de Coléoptères de Madère.
Pendant l’été de 1855, j’eus de nouveau l’occa-
sion de faire un voyage à l’étranger, mais je n’eus
que fort peu de temps pour m’occuper d’entomologie.
A Berlin je fis la connaissance de M. Bouché, ento-
mologiste très connu pour la partie appliquée de cette
science et il me gratifia, avec une rare générosité
d’un grand nombre d’insectes reconnus nuisibles à
l’Horticulture et dont il possède une très riche collec-
tion. Au musée de l’Université je revis M. Klug, tou-
jours occupé à faire connaitre au public les innom-
brables nouveautés de cette immense collection. D’a-
près le Catalogue, qu’on vient de dresser, le nombre
des espèces des principaux ordres serait: Coléoptères
40,000, Lépidoptères 10,000, IJémiptères 1,800, Hymé-
noptères 12,000, Diptères 6,000. M. Gerstaker, le conser-
vateur du musée royal, s’occupe maintenant à arranger
les Rhynchocephalides. M. de Lichtenstein, me sacrifia
une soirée, au Jardin Zoologique, dont il est le Direc-
teur ce jardin a été bien enrichi depuis l’époque où je
le vis la dernière fois. Aujourd’hui (18 Juin) les arbres
étaient fortement endomagés par les chenilles de la
Liparis dispar, qui avaient été attirées par le grand nom-
bre de peupliers, qui y croissent.
J’achetai à Augsbourg chez M. Bischoff, un lot de la
récolte d’insectes rapportés de l’Amérique centrale et
32
paiement de Nicaragua par le D:r Wagner, le même
qui a visité aussi nos possessions transcaucasiennes, il
y a quelques années; le nombre d’espèces rapportées,
est assez grand, mais la majeure partie, appartienent
à des familles peu lavorisées par les entomologistes,
telles que les Malacodemies , les Ëlaétrides, les Chryso-
mélinés, j’y trouvai très peu de ces espèces, que j’a-
vais prises à Panama et môme de celles qu’avait ré-
colté antérieurement M. Sievers dans les mômes loca-
lités que M. Wagner. Parmi les espèces un peu mar-
quantes je mentionnerai: un joli Catascojms, avec doux
bandes sinuées jaunes sur les élytres que j’ai nommé
C. bifascmlus; une Meloe voisine par la taille, la cou-
leur et la forme des antennes de notre M. proscara-
baeus, mais presque lisse, je la nomme M. Iropicus;
un grand flyfjsonolus noir avec la suture et les bords
latéraux blancs, auquel j’applique le nom de H. albo-
marginatus, un Pandeleteius vert, avec des écailles dia-
mantées comme chez YEntyus mpcrialialü, mais qui est
quatre fois plus petit, et je lui ai donné le nom de
P. Wagneri, en honneur de cet intrépide voyageur,
qui l’a trouvé sur les sommités alpines, des mon-
tagnes de l’Amérique centrale. Parmi les autres in-
sectes, que j’ai achetés chez M. Bischoff, il se trouve
une forme étrange, sous la fausse dénomination de
Psammetichus magellanicus; c’est au contraire un Manti-
coride, qui relie les Omus aux Mégacephales je nomme
ce genre intéressant: Picnochüe, dont les caractères
sont: Dent médiane du menton forte, aigue, avancée;
l:ier article des palpes labiaux très petit, non renflé,
le dernier presque moitié plus court que le pénultième
33
et élargi vers l’extrémité qui est tronquée; labre trans-
versal, inégal, marqué tle fossettes fortement impri-
mées; son bord anterieur ecbancré et obtusément
bidenté au milieu; tête aussi large que longue, avec
une impression triangulaire entre les yeux, qui sont
petits mais saillants. Antennes filiformes, l;icr article
renflé. Corselet aussi long que large, en coeur, dé-
primé et rebordé sur les côté.s. Ecusson manque.
Elytres soudées, allongées, ovales, peu convexes; la
suture, les bords latéraux et une large partie du
milieu de chacune, élevées en carènes, ayant leurs
intervalles opaques. Pattes fortes, tarses allongés,
trois articles fortement dilatés aux antérieurs ches les
mâles et garnis en dessous de brosses de poils peu
serrés. L’unique espèce que je connaisse, la P.magel-
lanica Motsch., est de couleur noire, avec les pattes,
les antennes et la base des palpes rousses. Long. 7
lignes. Du détroit de Magellan.
A Augsbourg il y a un Musée d’histoire naturelle,
qui ne date que de neuf ans et qui fut fondé avec
un capital de 18 florins; un des fondateurs fut M.
Bischolf et dans ce moment cette société compte plus
de 300 membres. Ce musée occupe tout un étage
d’une maison que la ville a achetée pour cet usage
et contient beaucoup de choses intéressantes en oiseaux,
et poissons, qui sont tous empaillés et séchés, en co-
quilles et surtout en paléontologie. La partie zoolo-
gique se trouve sous la direction de l’aimable M. Leu,
qui sacrifie son temps et son argent pour faire avan-
cer rapidement cotte utile entreprise.
A Stuttgard je fis une visite au Café Zoologique
.3
34
(Je M. Werner, où les consommateurs prennent leur
café ou leur bierrc en société de perruches, de grues,
de paons, de poules, de canards de cormorans, d’oi-
seaux de proie, de singes, môme d’un ours, &c. qui tous
se promènent pcle-môle avec la société, ou se trou-
vent dans des cages; étrange idée, mais pratique,
puisque le Café est toujours rempli de monde. A
Frankfort, M. de Hcyden me reçut, avec beaucoup de
prévenance et me montra ses grandes richesses; il pos-
sède trois exemplaires du fameux Centrotoma luafiiçja.
A Bâle Je fis la connaissance de M. Irnhofl', au-
teur des illustrations sur les genres de Hliynchocephalus.
A Zurich je rendis visite à mon ancienne connais-
sance, le Professeur Heer, chez lequel je vis une belle
collection d’insectes fossiles d’Oeningen; il y avait quel-
ques échantillons fort beaux, comme par exemple
l’empreinte d’une élytre d’une Calosoma, d’un Prionus,
d’un Hydrophilus , d’une énorme Nepa kc. M. Brémi
me montra une petite partie de sa riche collection
de métamorphoses d’insectes; je ne connais rien de
pareil, à l’exception peut-être de ce qu’on peut voir
chez M. Bouché à Berlin, vénérable observateur en-
tomologique toujours prêt à partager ses intéres-
santes découvertes avec tout le monde. Le musée
public à Zurich renferme une quantité de choses pré-
cieuses, môme parmi les mammifères; la collection
d’empreintes de plantes, ramassée par Heer y est
extrêmement riche. Le jardin botanique de cette ville,
est un véritable bijou, orné d’une étonnante quantité
de plantes étrangère.8 et tout cela est dû aux soins
infatigables de M. Begel, qui est maintenant Directeur
35
<le notre jardin botanique à S:t Pétersbourg. La seule
excursion cntoinologique, que j’aye pu faire durant tout
mon voyage fut sur le S:t Goltliard, où je dûs passer
trois jours, à cause d’une indisposition causée par les
chaleurs excessives que j’éprouvai à Lausanne. La
récolte fut peu satishiisante, cependant j’y pris un petit
Rhynchocepliate intéressant, qui pourrait être nouveau.
En passant par Trieste, je lis une visite à M. Freyer,
qui me gratifia de plusieurs insectes des cavernes de
la Carniole. Le Musée de cette ville, dont il est
le conservateur, est petit, mais contient déjà une belle
suite de squelettes de vertébrés et de préparations
d’algues, ainsi qu’une très joli collection de coquilles.
A Laibach, je revis mon ancien ami Schmidt, qui
depuis mon absence a continué de chercher dans les
souterrains, tes petits êtres aveugles. J’y vis plusieurs
Anophlhalmus , Balyscia un grand Dolicmn, un Pselaphide
aveugle avec des palpes énormes et un magnifique
Leptodims, d’un forme encore, plus convexe que le
L. Hohenumrthii et presque du double jiliis grand; le
corselet parait plus allongé, les élytres plus distincte-
ment ponctuées et plus obtuses |)OStéricurement; c’est
pour moi un véritable plaisir de pouvoir le nommer
L. Schmidtii d’après le nom de cet infatiguable chas-
seur des grottes souterraines. Un novice en Entomo-
logie M. Hoffman de Laibach, m'accompagna dans une
petite excursion que je fis dans plusieurs cavernes,
renommées pour nourrir des insectes; malheureusement
peu de temps avant, on avait allumé des fagots, dont
la fumée avait tué ou chassé tous tes habitans sou-
terrains, de sorte que notre chasse fut des plus pan-
36
vrcs. Plus tard, M. lIolTnian reprit ces recherches
dans les grottes et m’envoya une très petite Balyscia,
qu’il venait de découvrir et que je prends la liberté
de lui dédier, comme preuve de mon souvenir et du
temps agréable que j’ai passé dans sa société. Cette
Batyscia Hoff^manni est la plus petite espèce que je
connaisse, assez convexe, presque régulièrement ovale
et obtuse postérieurement; elle est d’un brun rous-
sûtre et recouverte d’un duvet cendré couché mais as-
sez long; les antennes sont beaucoup plus courtes
et plus grosses que chez les autres espèces: le 8:ieme
article très court, et le 7:ieme aussi gros que le 9:ieme.
Outre les espèces décrites de ce genre intéressant,
j’en possède encore une autre, que j’ai prise dans la
forêt dite des poiriers (Birnbaumer-Wald) en Carniole
et que j’ai nommée B. sylvestris, elle ressemble à la
B. montana mais est du double plus grande. Avec la
B. Kevenhülleri, il parait qu’il y a confusion d’epèces,
car sur un exenqilaire type, que j’ai vu à Vienne je
n’ai pu découvrir les rides transversales, avec lesquelles
elle est représentée sur la planche du I vol. des Ver-
handl. des zoologisch-botanischen vereins de cette ville;
(particularité qui n’appartient qu’à la B. Milleri Schmidt).
M’étant rendu à Pest, je fis une visite au Musée
national, où le neveu de M. Frivaldsky, qui est un des
conservateurs, me montra une grande et magnifique
Balyscia à élytres costées, trouvée tout récemment
dans les cavernes de la Hongrie du côté des Carpa-
thes. M. Koratch est conservateur pour la partie bo-
tanique et minéralogique, musées très remarquables
par les grandes richesses qu’ils contiennent. .le visitai
37
M:r Frivaklsky, l’entomologiste si connu, qui habitait alors
dans sa villa à la Kenilworth près de Pest; sa collection
est extrêmement riche en espèces de Turquie, d’Asie
mineure et des iles de l’Archipel grec. Dans sa dernière
excursion vers Mèhadia, il y prit sous l’écorce d’un
vieux aibre ce singulier Cryptophagides, à dernier article
des antennes fortement renflé comme chez les Paussus,
et que JVI. Hampe vient de décrire; sa couleur véritable
est un jaune testacé assez clair. — M. Kindermann
s’occupait de ses pré|)aratifs pour un voyage en Syrie,
et moi je fis la chasse à ses Duplicata dont j’achetai
un bon nombre, malheureusement d’autres m’avaient
devancés pour beaucoup d’espèces de l’Anatolie.
De retour à Vienne, je revis mes anciens amis,
M. le Directeur Kollar et M. le Professeur Redlen-
bacher, qui sont tous deux occupés au Musée Impérial,
ainsi que le Microlépidoptèrologiste M. Mann. M. Kol-
lar poursuit toujours, avec le môme zèle ses recher-
ches sur les métamorphoses des insectes nuisibles à
rAgriculture. Il fut envoyé en Hongrie par le gou-
vernement, alin d’y observer la fameuse mouche de
Golubatch (Simulia columbatchensis) , mission qu’il rem-
plit avec le plus grand succès, ce qui est véritable-
ment un triomphe pour l'entomologie appliquée. M.
Lederer me montra ses beaux papillons, malgré qu’il
aye vendu, il y a quelques années, sa première col-
lection à M. Schatlèr de Brcslau. Je n’eiis qu’une
heure ii sacrifier à M. Muller, aussi n’ai-je vû que
quelques caisses de scs doubles, qui sont parfaitement
bien rangés. M. Mayr, le formicologuc, s’occupe avec
beaucou]) d’assiduité de cette partie fort négligée de
TEntomologie, et il faut espérer qu’il nous donnera
bientôt les éclaircissements si désirés. Enlin je lis la
connaissance de M. Braunhofer, Inspecteur au There-
sianum; sa collection se compose presqu’exclusivement
de Coléoptères recueillis dans le jardin de rétablisse-
ment où il demeure; mais le grand nombre d’espèces
parait prouver que ce jardin est une oisis restée dans
la ville où tous les insectes vont chercher un asile.
La Langelandia anophlhalma y est abondante et M. Schmidt
vient d’en transporter quelques individus vivants, pour
la propager à Laibach. Par l’amabilité de M. Frauen-
feld, je fus introduit dans la Société zoologique et
botanique de Vienne; là je passai une soirée très
agréable.
Arrivé à Varsovie, j’allai trouver mon aimable
ami le Professeur Waga, quoiqu’un peu blanchi par
les années, il a toujours le môme zèle qu’il avait il
y a vingt cinq ans. Le Musée public de Varsovie,
contient entr'autres, la collection d’insectes d’Estreicher
de Cracovie; malheureusement on a ôté les caisses
des armoires et exposé les insectes à l’influence du
jour. Estreicher avait eu des relations avec les an-
anciens entomologistes, aussi sa collection, contenait-
elle des types dans tous les ordres d’insectes.
30
Excursions Enlomolosiques de 1855.
M. le Baron de Sacken, fit au printemps quelques
excursions anx environs de la capitale, qui lui procu-
rèrent le Dermestes atomarius, le Mycetophagus populi
(sous l’ecorce des saules), Corymbites caslaneus et d’au-
tres insectes nouveaux ou rares pour la Faune de St.
Pétersbourg; [)lus tard il se rendit dans la Russie
méridionale, où il eut l’occasion de parcourir les gou-
vernements de Kharcov et de Ekaterinoslav; il en rap-
porta un bon nombre de Coléoptères intéressants,
eutr’autres plusieurs exemplaires de la jolie Lopha
Menetriesii, décrite par M. Kolenati dans ses Meletemata.
Les frères Morawitz, jeunes entomologistes de
notre capitale, trouvèrent dans les forêts des environs
de Kascovo, quelques espèces intéressantes pour la
Faune de St. Pétersbouig: Phyloecia cylindrica et nigri-
cornü, IJydroclius elongatgs, Megatoma undala, Cardiopho-
*us ascllus?, Microrhagm Sahlbergii (pris au vol), Cas-
sida denticoUis Suffi-, et le Harpalm hirtipes?
M. Sievrs fit, comme à l’ordinnaire, des chasses
aux environs de Nova-Derevnja et sur les bords du
ruisseau Kamenka; il y prit, au mois d’Août, en grand
nombre la Lina lapponica. Les excursions de M. M.
Ménétriés, Sivers, Schauflèlberger, Hüber et Hinze
leur procurèrent un grand nombre de chenilles, ainsi
que plusieurs papillons intéressants, tels ipie: Argynnis
Laodice, Leucania obsoleta, Xanthia straminea , Diloba coeru-
leocephala, Catocala paranympha, Geometra limosaria, lap-
ponaria, seraria, vemsaria &c.
M. Brerner fût passer la seconde moitié de l’été
dans les environs de Janibourg et de Narva, et là
il récolta plusieurs espèces de Lé[)idoptères très rares
et qu’on n’avait pas encore trouvées dans les envi-
rons de notre capitale, comme par exemjtle: Sme-
rinthus tremulae, llepiolus hamma, Ilarus ochroleuca,
CucuUia scropliulariae, ludfuga, abrotani &c. — la Tortrix
viridana se trouvait en grande quantité sur les clienes.
Sur les larves des Lanipyrides
par
M. le Professeur Waga.
Les larves de Lampyris noctiluca et Lamprohiza
splendidula de nos contrées, présentent deux formes
très difl’érenles. L’une est mince et parallèle, ressem-
blant à celle des Lycusides, l’autre large et ovale, rap-
pelant celles des Sylphides. La première donne des
mâles, l’autre des femelles *); les larves des femelles
sont généralement plus grandes que celles des mâles.
Chez la Lamprohiza splendidula, les larves des deux
sexes produisent une lueur phosphorescente; les points
luisants sont situés près de l’avant dernier segment
de l’abdomen et tant que dure l’action lumineuse, on
*) Jusqu’à présent on ne connaissait pas d’autre exemple où les
larves dos deux sexes se distinguassent l’une de l’autre d’une manière
aussi remarquable. Item, du Héd.
41
voit à l’extréinité postérieure un pinceau ou éventail
formé par des poils blancs. L’appareil lumineux est
composé de quatre points jaunâtres, disposés en carré,
qui jettent dans l’obscurité une lumière verdâtre. Ces
larves se trouvent dans les troncs des arbres pourris,
et ne soitent de leur retraite qu’après la pluie, où
alors on peut les voir sur les bords des chemins,
surtout vers le mois de Septembre. — En 1850 je
suis parvenu à leur faire subir leur métamorphose,
en captivité. Le 25 Mai, une de ces larves se trans-
forma en nymphe entièrement blanche ayant tout le
corps luisant, à peu-près comme un morceau de phos-
phore, surtout les quatres points luisants de l’abdomen
de la larve, étaient plus brillants. Le 31 Mai, cette
nymphe, jusqu’alors déprimée prit une forme cylin-
drique, mais périt bientôt après par excès d’humidité.
Le 23 Juillet 1854, j’ai vu à Ojcov, une femelle adulte
pondre trois oeufs, sphériques et jaunes et l’ovaire en
contenait encore 50 à 60.
Sur la larve des Brenthides
par
V. de Motsehulsky.
Au premier abord, cette larve a tellement de
ressemblance avec quelques larves de Diptères à
enveloppe coriace, que je n’eus supposé que ce fût
celle d’un Coléoptère, si M. Schieferdecker, de qui
je tiens mon exemplaire, n’eut appelé non attention.
42
Le corps est allongé un peu ovalaire, convexe,
com[)osé d’une tête et do 11 segments ou anneaux,
dont chacun orné de deux carènes transversales et
de quelques poils roides et longs surtout au côtés
latéraux; le segment anal est arrondi, avec une pro-
tubérance tronquée. La tôle est allongée, atténuée
antérieurement et terminée en fourche recourbée à
trois dents comme à peu-prcs chez les mâles des
Airhenndes; sur le milieu on voit distinctement les in-
dices de la trompe; les côtés latéraux présentent trois
grandes protubérances de chaque côté, dont celle du
milieu a un point luisant en forme d’ocelle; les an-
tennes son courtes, grosses, de trois articles qui s’a-
mincissent brusquement vers l’extrémité; deux palpes
ressemblants à des antennes, mais moitié plus courtes,
sont composées de deux articles seulement; aucun in-
dice de pattes. Cette larve remarquable vient de Vene-
zuela et appartient |)robablement à quelques Arrhmodes,
que vivent sous l’écorce des arbres, comme je m’en
suis assuré moi même.
Descriptions de deux espèces nouvelles de Lépidoptères,
trouvées près de St. Pétersbonrg.
par
M. G. Ménétrlés.
Notre faune Lépidoptérologique de Pétersbourg
commence à so complôter, grâces aux zélés collecteurs,
de notre capitale. Lorsqu’on 1849 M. H. Fixen pu-
43
blia son Catalogue, on ne comptait que 766 espèces,
niais bientôt les amateurs stimulés par ce premier es-
sai vinrent apporter leur contingent; de sorte qu’en
1852 M. Sievers publia à ses frais une nouvelle édi-
tion du Catalogue des Lépidoptères de Pétersbourg,
qui conq)renait 824 espèces; enfin, ce zélé collec-
teur vient de donner une seconde édition de son
catalogue qui porte le chiffre des espèces à environ
un lOOÜ; et cependant il est à présumer que ce
nombre sera encore dépassé, si par suite on s’occupe
des Tinéides avec plus d’assiduité.
Comme on peut le voir, la faune Lépidoptérologique
de Pétersbourg se recommande par une richesse d’es-
pèces vraiment surprenante, eu égard à la latitude
de notre capitale; il faut remarquer que, outre les
formes du nord de l’Allemagne, on rencontre ici nom-
bre d'espèces propres aux régions boréales, ce qui
est dû à la position topographique de notre ville. Et
cependant tout collecteur, qui à ce titre a exploré le
centre et môme le nord de l’Allemagne, doit se rap-
peler ces prairies où en été les papillons se trouvent
en si grand nombre; eh bien ici, à quelques exceptions
près, et pour très peu d’espèces, il ne trouvera rien
de semblable; mais il faut dire que le nombre des
espèces que l’on peut collecter en un jour, est sou-
vent plus considérable que celui des exemplaires
môme de la plupart des espèces communes. Ainsi
sans entrer dans de très grands détails, on peut con-
clure que le caractère distinctif de la faune Lépidop-
tèrologique de Pétersbourg est: un plus grand nombre
d’espèces comparativement à celui des exemplaires.
U
et cela, selon les proportions ordinaires connues de
tous les collecteurs à l’étranger. Je pense faire mieux
ressortir ce caractère dans le Catalogue de la collec-
tion de l’Académie des sciences, en citant les exem-
ples que m’ont suggérées ces remarques générales. —
Aujourd’hui je donne les descriptions de deux espèces
de notre faune que le Musée de l’Académie doit à la
générosité de nos zélés entomologues.
Notodonta Sieversii, sckaufelberger.
Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec la
N. carmelita, surtout avec la figure tlonnée par Freyer,
Neuer Beitr. III, Tab. 206. Cependant ayant sous les
yeux 4 (5, et 1, 2 *1 ei’a été possible d’assigner des
caractères distinctifs pour cette nouvelle es|)èce; je
dois ajouter que nous possédons un bon nombre
d’individus de la N. carmelita de Pétersbonrg et
qui se rapprochent complètement de la ligure de
l’ouvrage de Godart, Hist. nat des Papill. d’Europe,
vol. IV, pl. XVIII, fig. 6. — mais au contraire qui n’ont
rien de commun avec la synonyme, capucina, Hiibn.,
Bombye. 21; figure, qui du reste, cadre assez avec la
description de Ochsenh. III, p. 61, ce qui me ferait pré-
sumer que les individus de la carmelita de Pétersbourg
constituent une variété locale, ou que la figure de Hüb-
ner n’est pas exacte.
Notre nouvelle espèce se distingue de la carme-
lita par les caractères suivants:
1) Les ailes supérieures sont plus élancées; le
bord externe plus arrondi, ne présentant |)as de dent
45
saillante (la 4:icnie) ce qui, chez la mmelita, forme
un angle quelquefois très sensible.
2) be bord interne île ces ailes présente dans son
milieu, chez les Nol. camelina, carmelita, &c. , une dent
saillante formée par des [)oils assez longs, tandis que
chez notre espèce cette dent est à peine sensible.
3) Sur le bord antérieur des mômes ailes, les deux
taches blanchâtres sont beaucoup plus rapprochées
que chez la Carmelita, et comme ces taches détermi-
nent la largeur de la bande transversale, il s’en suit
que celle-ci est beaucoup plus étroite vers le sommet,
chez notre espèce, et aboutit également jusqu'à la
dent saillante du bord interne; cette bande est plus
marquée, de teinte plus foncée, et limitée des deux
côtés par une ligne dentée, blanche, mais les dents
du bortl externe sont |)lus profondes, mieux marquées
et se prolongent en un trait brun foncé qui se trouve
placé sur cluique nervure (il y en a cinq); ce trait,
interrompu par un petit point blanc, se termine par
une [lointe sagittée. 11 semblerait que ce dessin est
plus jiarfait chez notre espèce tandis que celui de la
N. carmelita, ne serait que faiblement accusé.
La teinte générale des ailes supérieures est plus
rousseôtre surtout la bande transversale, mais les ailes
inférieures sont par contre de teinte plus brunâtre que
chez la carmelita, si ce n’est la base et la partie in-
terne qui sont couvertes de poils plus longs et plus
roussâtres.
En dessous, le bord antérieur des quatre ailes
est d’une teinte roussâtre plus claire, la bande trans-
versale blanchâtre plus marquée, et bordée intérieure-
46
ment d’une bande brune; les ailes supérieures, ont la
moitié interne brunâtre, et qui correspond à la partie
antérieure <le la bande du dessus.
I.a femelle est en dessus d’un gris blanchâtre,
ne présentant de faiblement roussûlre que le bord
antérieur des premières ailes, et qui encore est in-
terrompu par les deux taches blanches qui limitent la
bande transversale, la quelle est moins marquée que
chez le mâle, et se termine au bord interne par deux
petits traits noirs dont le dernier simule la dent qui
est encore moins saillante que chez le mâle.
4) Comme quatrième caractère distinctif, je cite-
rai les antennes du mâle qui sont plus fortement
pectinées que chez la carmelita, et tout autant que
la dictaea. — Le devant de la tête est d’un roux jau-
nâtre; le corselet d’un roussâtre plus brun, avec les
épaulettes largement blanches, bordées à leur face
interne d’un trait noir, peu distinct chez la femelle,
qui en général a le corps de teinte plus claire. Le
corps est couvert de poils plus longs et de teinte
plus claire, plus jaunâtre que chez les individus de la
carmdita, pris à Pétersbourg, qui ont le corps de
couleur marron vif.
Cette discription a été faite sur 4 individus mâles
parfaitement semblables entr’eux et un individu femelle.
Le premier exemplaire, de cette intéressante espèce
a ôte découvert par M. Bremer, à la campagne du
C:te Kouchcleff-Bcsborodko, et fait partie de la belle
collection de M. Sievers; plus tard un autre exem-
plaire a été trouvé par M. Albrecht, à quelques vers-
tes sur la route de Moscou, et appartient maintenant
47
à M. iïagor; M. le I):r fven, ontornologue des plus zé-
lés a pris un autre individu, au Corps forestier au
mois (l’Avril, sur une balluslrade de jardin, et par un
désintéressement peu ordinaire, il a bien voulu en
faire don à 1 Academie; enlin M. Schauft’elberger pos-
sède une paire de cette intéressante espèce.
La N. Steîwr.sü parait, ici au premiers beaux jours,
c’est-à-dire en Avril, tandis que la N. carmelüa, ne
se trouve qu’au mois de Mai environ deux semaines
plus tard.
Gatocala adultéra, hinze.
Cette nouvelle espèce olfre par le dessin une
grande ressemblance, par les ailes supérieures avec la
C. elocala, et se rapproche au contraire de la C. nupta
par les ailes inférieures. Au premier abord, notre
espèce se distingue par la couleur: le fond des ailes
supérieures au lieu de la teinte jaun.àtre de Velocala est
d’un blanc grisâtre et les dessins sont d’un noir bleu-
âtre; la teinte rouge des ailes inférieures est plus
vermillon que carmin.
Sa taille e.st celle de la nupta.
Les ailes supérieures en dessus, présentent non loin
de la base la l:e ligne transversale, noire, large et bordée
à son côté interne d’une ligne de teinte claire limitée par
des atômes plus foncés; entre cette ligne et la bande
transversale se remarque un espace blanc, légèrement
saupoudré sur ses bords d’atomes grisâtres, ainsi qu’un au-
tre espace |)areil de l’autre côté de la bande (ces deux
espaces blanchâtres reposent sur la nervure médiane)
48
et qui est limité par le 2:e ligne transversale, laquelle
fortement dentée depuis son origine près de la côte,
est bordée extérieurement d’un ligne d’un beau blanc
faiblement grisâtre; la bande transversale est d’une
teinte noire ne permettant de distinguer dans sa moi-
tié antérieure que quelques traits irréguliers plus fon-
cés (et non une tache réniforme); plus bas se remar-
quent les deux taches orbiculaires contiguës, dont la
première est blanche dans son milieu et la seconde
n’est que faiblement indiquée; enfin, tout près du
bord externe, une ligne en Festons, qui est parallèle
à ce bord et plus prononcée que chez Yebcata, et non
courbée intérieurement comme chez la nupta; et sur
la frange, une série de traits noirs et moins en crois-
sants que chez la nupla.
Les ailes inférieures *) diffèrent peu de celles de
la nnpta; la bande interne est plus arrondie à son
bord intérieur, elle est aussi moins sinueuse, et la
postérieure est un peu moins large, vers l’angle ex-
terne de ces ailes, et non dentée à son bord externe.
En dessous, les ailes supérieures ne diffèrent pas
de celles de Veheata, si ce n’est que la 2:e bande
noire à son bord externe est plus arrondi; il en est
*) Entr’autres caractères, il est facile de distinguer la C. elocata de
la C. nupta, pareeque cheü cette dernière, la bande interne des secondes
ailes présente nn coude, juste sur le disque de l’aile et qui correspond
à peu-prés à la première échancrure arrondie de la bande noire externe,
tandisque que chez la elocata ce coude se trouve beaucoup plus bas,
sur le Va inlérieur de l’aile, et en face de la 2:e échancrure de la bande
externe (la l:e échancrure n’existe pas chez cette espèce); ce qui fait que
le bord interne de cette dernière bande est arrondi, tandis que chez la
nupta, il forme un angle depuis la basejusq’uà cette première échancrure.
49
(le tDÔmo (In bord interne de la bande exbVieure,
de sorte que la bande blanche sitiuîe entre ces deux
bandes noires est plus en quart de cercle et pins large
vers le bord interne de l’aile, que chez les deux an-
ciennnes espèces, et n’oITre pas ce dessin en V (fu’on
remarque chez la mipta; la frange du borde externe
n’a que de très faibles traces, souvent môme effacées
de cette ligne do traits en arc, qui est chez la nupta
un des principaux caractères indiqués par Linnée, et
qui a fait reconnaître la véritable nupta de cet auteur.
Les ailes inférieures diffèrent de celles de la nupta
en ce que la bande noire interne est moins déchirée
sur ces bords, et la bande externe ou marginale est
moins large, à son sommet.
M. le ü:r Hinze a le premier trouvé cotte espèce;
plus tard M. H. Fixen nous gratifia du seul exemplaire
qu’il avait pris; M. Huber en a élevé un exemplaire,
dont il avait trouvé la chenille au Corps forestier; M.
Sievers a aussi trouvé une chenille qui lui parut différer
de celle de la nupta par une couleur générale plus clare.
— M. Bremer nous a donné un exemplaire qu’il avait pris
près de Jambourg*); le ü:r Iven nous « issuré qu'à Ar-
changel, on ne trouve pas d’autre ( atocata que cette
espèce. — A Pétersbourg la C. nupta n’est pas rare, mais
on n’y trouve pas la C. elocata. Il s’ensuit, qu’on peut
*) M:r le Drr Ivon avec une rare pénérosilé. nous gratifia d’im
exemplaire qu’il avait pris lui même à Archangel; cet exemplaire que
l’on peut voir au Musée de l’Académie est reinarquable par le dessin des
ailes supérieures plus netlemenl marqué, ainsi que par une teinte géné-
rale plus claire que les individus pris à St. Pétersbourg, et il faut ajouter
que l’individu trouvé par M:r liremer, à Jambourg présente le dessin desailes
supérieures moins accusé, et comme effacé par une couleur très foncée.
i
50
regarder cette espèce comme [)roprc aux régions, sep-
tentrionales de notre Empire, et selon les observations
générales, que les animaux tendent à prendre une
nuance d’autant plus grise ou blanche môme à mesure
qu’ils se rencontrent plus à l’Est et au Nord, de môme
notre espèce offre un exemple de cette observation.
Sur les Lépidoptères de l’Amérique septentrionale
par
M. Otto Bremer.
M. Motschulsky a bien voulu me confier la dé-
termination des Lépidoptères qu’il rapporta en 1854,
de ses voyages en Amérique. Outre un grand nom-
bre d’espèces intére.ssantes, il y en a plusieurs de
nouvelles, môme de très grande taille, provenant de
l’intérieur du Mexique, et d’autres plus petites, parmi
les Géométrides, les Tortricides et les Tineides. Le
nombre général des espèces surpasse 150. Parmi ces
papillons plusieurs ont été évidemment introduits de
l'Europe, dans le nouveau monde, nommément: Va-
nessa Antiopa, Pyrameis AtMlanta, P. cardui, Calpe liba-
trix et Pyralis farinalis. Je présente ici une liste de
ceux qui, pour le moment, ont pu être déterminés;
tandis que les nouvelles espèces seront décrites par
M. Ménétriés dans le Catalogue, que publie l’Académie
Iin[)érialc des sciences de St. Pétersbourg.
Papüio n. s. (voisin du Tunms), n. s. (voisin de
Sinon), Protesikms var., Cresphontes, Asterias, Turnus,
51
(ilnncus, PhUennr ot Marcdlm\ Pioris Chômes ot S. n.;
CaUidryas Aryante, Phiha cl Eubnle; GnnejHerix Mamtla;
Colias Philodice; Tcrias Nicippe, Proterpia, Mexicana cl
s. 11.; Aqeronia s. n., Panais Eresimus et Arrhippns; th-
liconia Charitonia; Eucides Anaxa; Colamis Jtilia; Au-
f/raulis Juno; Euptoieta Claudia; Argynnis Cybele et My-
rina; Melitaea Tharos, Gorgone et Phaeton; Grapta C. au-
reuni, comma, Va:nes.sa Antiopa, Pyrameis Hantera, Ata-
lanta, cardui, Junonia Lavinia et Coenia, Anartia Ja-
trophae et Falima; Myscelis cyaniris; Synchloe Janeis;
Lirnenitis Disippus; Apatura Cellis; Timeles Chiron; Saty-
rus Ahpe; Neonympha Sosybius; Debora H; Lybithea
Motya; Thccla Hegalis et Favonius; Polyommatus Phlaeas;
Goniuris Enrycles; Goniloba Tityms, n. s. et Celaenus;
Pamphila Philaeus; Nisoniades Catullus; Achlyodes erosns-
IJesperia n. s. et n. s.; Sphinx sordidus, plebeja et 5
mandata; Deilephila Pampimitrix et Dauais; Ampelopbaga
Satellilia; Smirinthas Myops?; Macroylossa Pelmgas et
nctomamlata; Sesia aieurbüae et E:ritiosa, Glaaœpsis
Omphale; Prncris americana, Lithosia stridalationis, Deio-
peia liella et Omatrix; Chelonia Virgo, Arge, Ocnlalis-
sima, Isahella, Acrea et Virginica; Lophocampa Tessella-
ris; Orgyia Leucostigma; Clisiocampa americana; Cerato-
campa Begalis, Üryocampa stigma et Pellucida; Attacas
Cecropia, Promethea et Polyphemus; Aglia Jo et Proser-
pina; Cossus Jtobiniae et Maemurtrei; Limacodes Pittecium,
Dicrannra borealis; Pygaera Ministra, Albifrons et Ame-
ricana; Eudrias Unio et Grata; Acronycla Ohlinita; Agro-
tis clandestina; Calpe Libalrix; Calocala Amalrix, n. s.
et s. n.; Ennomos Chmnlaria ('t Subsignaria: Pyralis
l'arinalis.
52
Odoiiates (te la Rassie
par
le D;r llagen à Ktfnigsberg.
Jusqu’aujourd’hui on connaisait très peu la (iuine
générale des Odonates de ce vaste territoire; quelques
voyageurs en avaient rapportées quelques espèces et
on possède môme des catalogues plus ou moins com-
plets do quelques provinces isolées; mais les chaînons
intermédiaires manquant, il était tout-à-fait inq)ossible
de préciser la faune ou môme le caractère général
de cette faune du pays entier. Maintenant, grâce à
l’extrôme obligeance de M. M. de Motschulsky et Mé-
nétriés, je suis à môme de donner une liste assez
riche des Odonates de provinces et de régions diffé-
rentes et peu connues. On découvrira sans tloute plus
tard, un plus grand nombre d’espèces connues et môme
nouvelles, mais pour le moment, ce que j’ai sous la main
sulfit pour entrevoir le caractère propre à la faune
de ce pays et pour remplir une lacune trop vaste
dans la distribution géographique de ces insectes.
J’ai réuni dans l’aperçu, qui va suivre les maté-
riaux déjà publiés, avec les espèces que j’ai exami-
nées moi-mêrne.
Lepéchin est le premier qui décrit une Odonate
de Russie (1772) dans son voyage tom. I. p. 77 (trad.
allemand.) tab. 4. fig. 8, trouvée le 30 Aôut à Sente-
mir près de Simbirsk; c’est sans aucun doute Lib.
pedemontana, Allioni. Fabr. Lepéchin décrit assez bien
le mâle et la femelle et son dessin est reconnaissable,
mais comme il n’a pas donné de nom â l’espèce et
53
que celui de Gnielin, dans Linn. Syst. nat. XIII p. 2620
L. sibirica, est [)Ostérieur à celui de Fabricius, le nom
de ce dernier est à conserver.
Le célèbre Pallas a publié à peu-près à la même
époque (1771) dans son Itin. I. p. 469 une Lib. pen-
nipes, trouvée le 18 Juin près du Volga et de Sa-
mara; c’est le Platyonemiis platypoda Van der Lind et
Âgrion lactmm Charp; la description suffit pour re-
connaître l’espèce et pour pouvoir adopter le nom de
Pallas. On trouve encore dans la relation de ce
voyage, plusieurs notices sur les Odonates, mais sans
indication d’espèce. Dans un volume très curieux du
Syslema naturae Linn. ed. Xll, qui avait accompagné
Pallas dans tous scs voyages et qui se trouve actuel-
lement à la Bibliothèque Royale de l’Université de
Kbnigsberg, on trouve une foule de remarques et
de notes, écrites de la propre main de ce naturaliste,
souvent môme au crayon et plus tard soulignées
à l’encre. Il est peut-être intéressant de reproduire
ici, ce qu’il dit sur les Odonates:
wCausam quare Libellae interdum immensis agmi-
nibus migrantes appareant, nemo explicaverit. Ilabet
talem migrationem Tabolii obs. Chappe. Aquosus fuit
annus, quum observavit phaenornenon Chappe, adeo-
que non a siccitate regionis migratio. L. i maculata
ad Kaschum et Volgam australem. L. forcipata ad
Volgam, Samaram, Jaikum copiose. L. umbrala assi-
railis ad Ononcm a Sokolof co[)iose Iccta, circa rivum
Tochtor, (c’est sans doute L. pedemonlana).» Enlin chez
Lib. puella il est dit: wLibellula tibiis planis nostris
54
videt (lelineata apud SchaefF. Hatisb. tab. 48. f. l.» —
La citation est juste.
Fisclicf dans son Histoire natuielle de la Livonie
cd. II. 1791, assez bon ouvrage pour ce teni[)s, dé-
crit p. 335 dix espèces: L. 4 maculata, eliectuant une
migration en grand nombre en Mai 1779, L. JJavescem,
L. rvbicunda, L. depressa, L. vidgatmima, L. cancellata,
L. aenea, L. grandis, L. virgo et L. puella. Ces des-
cri[)tions sont troj) courtes, pour être certain de scs
déterminations; mais il est très probable (pie toutes
les espèces s’y trouvent réellement et en tout cas, il a
au moins constaté qu’il y a dix esfièces diirérentes.
Cederhjelni dans son Prodomus faunae Ingricae
(1798) p. 183 cite 12 espèces, celles de Fischer et
()uis L. vulgata et Aesch. forcipata; il ne donne rien
(jue les diagno.ses de Fabricius, mais enfin toutes ces
espèces s’y trouvent très probablement.
llummel, dans ses Essais entomologiques cite 14
espèces d’Odonates, comme prises aux environs de
St. Pétersbourg, nommément; Libdlula aenea, L. 4 ma-
culala, L. dubia (qui n’est pas la L. pectoralis Charp.)
L. flavomaadala , L flaveola, L. vulgata avec plusieurs
variétés, qui sont la L. scolica et la femelle à pléros-
tigme blanc d’un individu très jeune {L. pallidistigma
Stepli.), Aescima grandis, A. niaculatissima? probablement
la L. juncca L., Agr. hastatulum, barbanm, forcipula,
virgo et puella.
M. Rathke dans son mémoire sur les parties gé-
nitales des Odouatos (1832) à disséqué les espèces
suivantes, trouvées près de Dorpat: L. aenea, flaveola,
de])ressa, Aesrhna cyaneu, grandis, Agr. virgo et jmella.
55
C’est surtout à M. Eversmann de Kasan que nous
devons une liste très complète des Odonates qui se
trouvent entre le Volga et l’Oural. Il a eu la com-
plaisance de me communiquer scs types, à l’exception
seulement de celui de la L. infuscata, de sorte qu’il
n’y a pas de doute sur leur détermination. Ses tra-
vaux sont inserrés dans le Bulletin de la Société Im-
périale des Naturalistes à Moscou 1836 et 1841. 11
y cite les espèces suivantes: LiheUula depressa, conspur-
cata, -i-maculala , Fuchsiana Ev. (L. bimaculata Charp),
cancellala, infuscata Ev. (sans doute L. ruhicunda L),
mclanostigma Ev. (les types se rapportaient à la L. ru-
bicunda et L. dubia, tandis que le dessin représente
une femelle de la L. rubicunda et porte par erreur le
nom de L. cognala; dans la Revue p. 59 M. Selys
suppose que la L. mclanostigma est synonyme de la
{L. pectoralis Charp), pedemontana , vulgata, flaveolata,
nigricula Ev. {L scotica Don.), acnca, metallica, Acschna
formosa (azurea), maculatissima (ajanea), mixta, affinis
(je n’ai pas vu le type), viridis, grandis, rufescens, for-
cipata (vulgatissima) , cognala Ev. (Jlavipes Charp.), ungui-
culata (forcipata), Agnon virgo, macrostigma, barbara,
paedisea Ev. (les types se com()osaient d’un couple de
L. virens Charp. et d’une femelle de L fusca), fnsea
(cyathigerum) , platypoda, pulchella (elegans) puella (hasta-
tulum) et elegans. Les descriptions et les ligures des
espèces nouvelles sont exactes. Dans son second mé-
moire il décrit: Lib. Hellmanni Ev. (L. caudalis dont
le mcllc à stigm. nigris est L. albifrons Burin.) L. fallax
Ev. (L. albifrons Burm. et L. caudalis Charp. jeune)
et Aeschna spectabilis Ev. {G. serpentimis). L’envoi de
M. Evorsinann contenait en outre VAeschna varia Ev.
(A. juncea) et Agr. leucophallis (Lestes sponsa), ce qui
joint avec Corel, flavomaadala , que M. Eversmann dit
avoir pris, porte le nombre des espèces observées
en Russie par ce naturaliste à 40.
La liste donnée dans la Revue des Odonates,
contient encore L. meridionalis , coninuiniquée par M.
Ménétriés et le C. splenelens, mais on n’est pas encore
sur, si toutes les deux proviennent réellement de la
Russie.
Dans le Catalogue des Insectes recueillis par leu
Lehmann, dans son voyage à Bokhara, M. Ménétriés
cite encore FAgrion inna Brullé et TA festiva Biüllé
de Bokhara et les L. i maculata et peelemontana des
environs d’Orenbourg.
Dans le Musée de Berlin, il y a une femelle de
YAeschna ([uadriguttata Burin, avec l’indication: Oural
Eversmann; mais il faut supposer qu’il y a eu un
changement d’étiquette, puisque l’espèce est certaine-
ment américaine et M. Eversmann ne la mentionne
nulle part. M. Eichwald, dans son voyage sur les ri-
ves de la mer Caspienne, tom. II. p. 272, décrit comme
Agrion colchicum de Mingrélie le Caloptcryx virgo. Il a
aussi vu des Odonates en grand nombre à Derbent,
au Sinus Balkhanien et à Astrabad et cite une espèce
nouvelle sous le nom d’^^'r. Oedipus, sans la décrire.
Geblcr mentionne, dans le voyage de M. Lede-
bur II. p. 19, que les Odonates de la Sibérie n’offrent
rien de remarquable.
M. Kolenati décrit dans les Meletemata deux espè-
Aeschna Cliarjjentieri du lleuve Cyrus (Arax) au-
ces
57
iléla (lu Caucase (probablement Cordulegaster anmlatus
on insignis) et Acsch. caucasica d’Elisabethpol (juncea?).
Le Musée de Vienne possède le Gomphus (lexuosus des
environs d’Elisabethpol.
En ajoutant les L. sanguinea, dubia et ÏAesch jun-
cea, communiquées dans le temps, par M. Ménétriés
à M. Sellys, le nombre des Odonates de la Russie,
mentionnées ou décrites monte jusqu’à 47.
Enlin les Odonates russes, que je viens d’exami-
ner moi-môme, dans les envois de M. M. Molschul-
sky et Ménétriés, sont d’après la nomenclature de la
Revue des Odonates, les suivantes:
1. De St. Petersbourg (DuderholT) 4 espèces L.
scotica, Aeschna grandis (aussi d’Archangel) Agrion najas,
cyathigerum.
2. Du Caucase, 13 espèces:
L. fulva (Transcauc. Kakhétia), brunnea, pedemontana,
(laveola (aussi de Turcomannie) Gomphus forcipatus, vul-
gatissimus, Aeschna rufescens, miœta (Transe.), Calopt.
splendens, Lestes fnsea, nympha, bar bar a, Agr. puella.
3. Des déserts des Kirguises (ülu-Tau) 9 espèces:
L. flavcola, vulgata, scotica, Aeschna grandis, mixta,
viridis (de Dschergain), nov. sp. (Dschergain) , Lestes
sponsa, Agr. cyathigerum.
4. De la Sibérie, principalement des environs
d’Irkutsk, 17 espèces: 4 maadata, brunnea. flaveola,
scotica: pedemontana, rubicunda, nov. sp. Lib. vulgata
aff., Epith bimaculata, Cordtd. aenea (Tomsk), Goniph,
flavipes, serpentinus, Aeschna crenata n. sp.. Lestes sponsa-
Agr. najas, cyathigerum (aussi de la Transbaical.) lunu-
latum (Transbaical.), hastulatum.
58
5, Du littoral oriental de la Sibérie, 5 espèces:
Lib: flaveola (Ajan), Lib. nov. sp. (Ajan), Gompkus Kuri-
lis n. s. (Iles Kourilles), 2 Agrion n. sp. (Iles Kourilles).
6, Du Kanitschatka , 8 espèces: Lib. flavesccns F.
(viridula BeauvoisJ, 4 maculata, Cordul arctica, aenea,
Aescima palmata n. s., juncea, Anax Junias et Agr.
cyathigei'um.
7, De l’Amérique Russe, 3 espèces: Cordul. n. sp.
(de Sitka), Agr. cyathigeruni (?), Aeschna juncea (Norton
Sund et Kenoe).
De l’ancienne possession russe Ross en Californie
8 espèces: Anax Junias, Lib. 3 maculula, 2 Lib. n. sp.,
Hetaerina n. sp., 3 Agrion n. sp. - — Ces dernières
purement américaines n’apjiartiennent plus à la Faune
Russe. —
En tout 41 espèces, dont 18 pas encore men-
tionées comme se trouvant en Russie et 9 tout-à-fait
nouvelles, ce qui fait monter le chiffre total des espèces
d’Odonates trouvées en Russie à 74.
Quand à la distribution géographique des Odona-
tes, les espèces communiquées deviennent d’une im-
portance très positive, pareequ’un grand nombre pro-
vient des régions et des pays si lointains et si peu
accessibles aux naturalistes, (lu’il n’y a aujourd’hui aucune
collection et aucun autre musée, dans les quels on
trourerait des Odonates do ces contrées. — Aussi
peuk-on à l’aide des faunes de ces provinces éloignées
reproduire ai-tiliciellemcnt, la faune des pays intermé-
diaires, ayant recours à une loi, qui ne laisse aucun
doute. Ainsi les espèces de S.t Pétersbourg et même
de la Prusse se retrouvant dans la Sibérie orientale
59
cl au Kanitscliatka, doivent se rencontrer dans le pays
immense et inconnu encore pour les Odonates, com-
pris entre ces deux points de départ. Cette loi
reste cependant juste dans le cas que l’élévation du
sol, reste à peu-près la même; s’il y a une élévation
considérable ou môme des montagnes, la faune devient
ou peut devenir dill'érente. Ainsi on trouve sur les
Alpes Suisses des espèces de la Lapponie, qui man-
quent totalement aux pays inteimédiaires. Mais cette
exclusion ne peut s’appliquer pour la Russie, qu’au
Caucase et les grandes chaînes de montagnes qui bor-
dent la frontière méridionale de la Sibérie orientale.
Les monts Ouralsks sont trop peu élevés, pour pou-
voir influer sur la faune des Odonates et c’est la
raison pourquoi nous rencontrons plusieurs de ces
espèces, depuis la Finlande jusqu’au Kamtschatka, comme
p. ex.: Lib. 4 mamlata, Cordai, aenea Aesch. juncea et
Agr. ajalhigemm, qui toutes les quatre habitent aussi
l’Europe tempérée; deux d’entr’elles: Aeschna juncea
et Aeschna cyathigerum se répendent môme au delà des
Iles Aleutiennes. —
Sur les Collections Coléo|>tèrolog:lques
de Linné et de Fabricius
par
V. de lUotschulsky *)
(Coiilimiation).
II. HYDROCANTHARES
A, Aquatiques.
1, IIaliplides
Haliplus Latr.
Dyliscus F.
ferrugincus, . . . Eur. Dans la Col. de Kiel, c’est bien
le grand //. ferrugincus, des auteurs, tandis que
l’espèce noinniée ainsi par Linné est un Hyplnjdrus.
confhiens Eur. D’après la Col. de Kiel, c’est
fl. obliquus de nos collections.
impressus .... Eur.
fulvus Eur.
1) Ayant enfin eu l’occasion, par la complaisance de M.le D-.r Schaiim
à Berlin, de voir les répliques de Megerle de Mülilfeld aux notes Syno-
inmiques d’illiger, j’en ai prolité dans les feuilles qui suivent.
2, Pelobides
Pelobius Scli.
Hydrachna F.
flei'manni .... Eur. Afr. bor.
3 , Hybroporides
Hyphydrus 111.
Dyliscus L. Hydrachna F.
ferrugineus L. . . Eur. D’après la Col. de Linné c’est
une <>, tandis que le se trouve décrit par
Linné dans sa Fauna Suecica, sous le nom de
Dyt. ovatus.
scriptns Ind. or. Ins. Bourbon.
Hygrotus Steph.
Dytiscus F. Hydroporus Aubé
inaequalis Eur.
rcticulatus .... Eur. Megerle de Mühlfeld considère
cette cepèce comme la ij du H. inaequalis.
obliquas Eur. Dans la Col. de Kiel l’exem-
plaire étiqueté est \’H. reticulatus de nos collections.
pictus Eur.
Desmopachria Babington
Dyliscus F., Hodroporus Aubé.
<Tux Italia. Je ne crois pas me tromper,
en le considérant comme synonyme de VHydrop.
cuspidatus des auteurs.
62
flydroglyphus Motscli.
Dytiscus F. Hydroponis Aul)é
granularis Eur.
geminus German.
Hydrocoptiis Molsch i)
Dytiscus F. Hydroponis Aube
paluslris L Eur.
duodecimpustidatus Eur. tcnip. Dans la Col. de Kiel,
l’exemplaire étiqueté est un H. elegans 111., mais
à côté il y a un véritable IL pustulatus, qui
parait avoir servi de type pour la description.
planus Eur.
lineatus Alsace. D’après la Col. de Kiel c’est
le H. alpinus Payk.
picipes Eur.
dorsal, is Eur. temp.
halensis Germ.
erylhrocephalus . . Eur. D’après la Col. de Copenhague
et les descriptions, ce n’est pas l’espèce de
Linné, qui est un Colymbetes, mais bien le Hydro-
coplus qui ligure sous ce nom dans nos Collec-
tions.
depressm Helvetia, Dans la Col de Kiel, le
type correspond parfaitement au H. depressus Gy 11.,
avec le dessous du corps noir.
1) D’après t’exposé que j’ai donné dans mes Ilydrocanllmres de la
Russie, le genre Ih/droporus de Clairville est restreint aux espèces H. sep-
teniriomlis , hyperboreus et semblables.
«3
nigrita Eur. La Col. do KicI démontre ({uo
c’est le II. tristis de nos Collections.
sexpuslidalm . . . Eur.
octopuslulatus . . . Helvetia.
4, CoLYMBETYDES
Noterus Clairv.
Dytiscus F.
scmipunctatus . . . Ind. or.
Laccophilus Leach.
Dyttscus L. F.
minutus L. . . . Eur.
Coptotomus Say.
Dytisms F.
inlerrogatm .... Am. bor.
Copelatus Eric lis.
Dytiscus F.
bicolor Guinea
decempunctatus . . Nov. Holl.
posticatus Am. Ins.
1) Parmi les Hydroporides . le Dytiscus pusUtus F. est d'après SchiÔdle
le même que Ilydr. geminus; Dyt. arcuatus F., d’après Schiôdte est le
même que D. pictus F.; Dyt. lituratus F. selon Schaum n’est pas l’espèce
décrite sous ce nom par Aubé, mais une simple variété du Ilydr. palus-
tris L. ; Dyt. ovatus F., et Dyt. pygmaeus F., se rapportent au II. lineatus;
Dyt. flavipes F. n’est autre chose que le H. planus F.; Dyt. parvuliis = l{.
innequaKs; llydrachna gihba F. la même que Hyphydrus ferrugineus L.
64
Colymbotes Clairv.
Dytiscus F. L. Agabus Leach.
maculatus L. . . . Eur.
erythroccphalus L. Eur. Est d’après la Col. Janné le
Colymb. opacus Mannli.
bipuslulatus L . . Eur.
nliginosus Eur. Le Dyt. nligimms Linné est
d’après la Collection de ce naturaliste un Ilyobius
paluslris Eur.
paludosus Eur.
bipunclalus .... Germ.
signatus Am. mer. Patagonia. Schaum le consi-
dère comme synonyme de Col. signalus Babington
et Col. irroratus Aubé. Dans la Col. Banks il y
a sous ce nom un Rhanlus nolatus. —
abbreviatus .... Eur.
irroratm America.
brunneus Tanger
varius (Ent. Syst.) Sumatra. D’après Schaum c’est la
môme espèce, que le C. praemorsus Er., C. reti-
culatus et C. nigroremaius Babington
cicur Cap. b. Sp. (lotte espèce est inscrite
dans l’Index pour le Syst. Eleuth. sous le nom
de D. jecur.
cinclus America
calidus Am. mer.
agilis
Liopterus Eschh.
Eur. mer.
65
Ilyobius Agass.
Dyliscus L. F. Ilybius Er.
tdiginosm L. . . . Eur. Dans la Col. de Linné se
trouve sous ce nom un Col. abbreviatus, mais à
côté un II. fuliginosus F. auquel convient aussi la
description.
fenestratm Eur.
Rhantus Eschh.
Dyliscus F. Colymbetes Aubé
notatus Eur.
adspersus Eur.
Cymatopterus Eschh.
Dyliscus L. F. Colymbetes Schaum
fuscus L Eur.
slriatus L Eur. bor. D’après la Col. de Linné c’est
l’espèce, qui a été décrite par Gyllenhal comme
C. Bogemanni.
Meladeraa Lap.
Dyliscus F. Colymbetes Aubé
lanio Madera.
1) Les Colymbelides présentent les synonymies .suivantes : Oytimis
carbonaritii F. est d’après Schiüdie la même espèce que Bi/t. hipasliilaHis
L.; le Dyliscus nUidiis F. le mémo que le Dyt. bigultalus Oliv.; D.futigino-
sus F., le même que D. uliginosus L.; D. crassieornis F., a été décrit sons
ce nom antérieurement par Millier, dans son Prodromus et devra en con-
séquence prendre le nom de Noterus crassieornis Millier. — Dyt. bimacula~
tus L. est d’après sa collection une J’hulcria cadarerinii; Dyt. haemorhoi'
A
(!0
5, DYTiscinES.
Cybister Curtis
Dyliscus F.
Roeseli Gallia. Eur. mer.
atratm Polynesia.
coslalis Surinam. D’après Schaum c’est nne
espèce bien voisine du Cyb. Dejeani Aubé.
Imbatus Ind. or.
irnmarginalus . . . Sénégal.
lateralvi Ind or. Trancpiebar.
lacvigatus Am. mer.
laïus Am. mer.
Dytiscus L.
latminms L. . . . Eur.
marginalis L . . . Eur.
semislriatus L. . . Eur. D’après la Col. de Linné, c’est
une femelle du Dyt. ciramcinctus Ahr
circumflexus . . . Eur. m. Tanger,
cosia/îs (Eut. Sysl.) Surinam? — D’après Schaum c’est
nne femelle du D. dimidiatus.
Eretes Lap.
Dytiscus L. F. Eunectes Er.
sticticus L Eur. mer.
griseus EgypL D’après la Col. de Kiel c’est
une espèce plus petite et plus allongée que VE.
sticticus. Elle est extrêmement commune en Egypte.
dnlts F. se rapi)orte d’après Srliiôdte au l.iopimis uiplis; cl le Oiil. U-
l■ufctris F. d’après le même aiileiir, à ]' Ui/nliiiis feni'Hlrdliix F.
«7
Acilius Leach.
Dytisms L. F.
sulcatns Eur.
Graphoderus Eschh.
Dytisms F. Colymbetes Aubé.
vittatus Ind. or.
Grapliotliorax Mosch.
Dytisms L. F. Graphadenis Eschh.
cinereus L Eur. D’après la Col. de Linné c’est
le Gr. zonatus des auteurs.
ruficollis Siain. M. Schaum dit que dans la
Col. de llunter, cet insecte est représente par
une grande espèce voisine du Gr. Goryi Aubé.
varius (Syst. El.). Sumatra. Schaum pense qu’il est
identique avec le Hydat. rufulus Aubé.
Hydaticus Leach
Dytisms F.
stagnalis Eur.
Hylmeri Eur.
unifasciatus .... Guinea
fusciatus Ind. or. J)
1) Pour le.s Diitiscides , il y a les synonymies suivaiilos; Dyt margi-
nalis F. est d’ui)i és la Col. de Kiel une é.sptice Améi icaine; Dyt.ater a été
décrit antérieurement par De Gecr sous le même nom; Dyt. punctiihitus
F., aussi par Mïdier sous le nom de Dyt. semisulcatus; Dyt. transversaux
F., aussi par Mùller sous te même nom; Dyt. zonatus F., par Panzer soits
le même nom.
68
6, Gyrinides.
Gyrinus Geoffr. L. F.
natator L Suecia. D’après le type, dans la Col.
de Linné, c’est le G. marinus de nos collections,
l'espèce la plus commune du nord de l’Europe.
minutus Eur.
nüûlulus Ind. or.
rufîpes Austral.
Aulonogyrus Motsch.
Gyrinus Auct. Cyclinus Kirby
. . . Nov. Holl.
. . . Barbaria.
Dineutus Mac-Leay.
Gyrinus L. F.
americanus L. . . Am. bor. Schaum dit que ce n'est
pas l’espèce ainsi déterminée dans nos collections,
et qu’elle ne se trouve guères aux Etats-Unis, pro-
venant de l’Amérique subtropicale.
micans Guinea.
indus (Ent. Sysl.) Ind or. Fabricius a eu tort de chan-
ger ce nom dans son Syst. Eleuth. en celui de
G. praemorsus, car ce dernier étant bien diffé-
rent, appartient même à un tout autre genre, et
provient d’une autre partie du monde.
Cyclous Esch.
Gyrinus, F.
spinosus Ind or.
praemorsus .... Sierra-Leona.
slrigosm
striatus
69
amtralis Nov. Holl. — Selon Schauin c’est l’es-
pèce qu’Aubé a décrite sous le nom de Dineules
unidentatm et SuflVian sous celui de D. dentatus.
Gyretes Brullé.
Gyrinus F.
hastatus Am. Ins. Placé dans ce genre d’a-
près le type conservé dans la Col. de Copen-
hague.
B, Amphibiaires.
1, Hydrophilides.
Hydrophiles Geoffr.
Dytiscus L.
piceus L Eur. D’après le type dans la Col.
de Linné, c’est le H. aterrimus Eschh.
olivaceus Ind. or. Coromandel.
Stethaxis Solier.
Hydrophilm F.
ater Am. m. Cayenna.
Sternolophus Solier.
Hydrophilm F.
rufipes ...... China. Sumatra.
1) Pour les Gyrinides, les G. bicolor F. et C. villosus F., ont été
décrits antérieurement par Payktill et Millier sous les mêmes noms.
70
Tropisternus Solier.
Hydrophilus F.
lateralis Am. bor.
abbreviatus .... Am. mer.
cotlaris Am. mer.
Hydrocantharis Raj.
Dytissuc L., Hydrophilus F., Hydrous BruUé. Lacord.
scarabaeoides L. / ^ • , 7, , , ■ ,
/ Suecia. Le Dyt. caraboides manque
caraboides L. ^
dans la Col. de Linné, tandis que le D. scara-
baeoides y existe et correspond au //. caraboides
de nos collections.
eUipticus Guinea. D’après le type dans la Col.
de Copenhague, il appartient à ce genre.
2, IIydrobiides.
Hydrobius Leach.
Dytiscus L. Hydrophilus F.
fuscipes L Suecia.
Philhydrus Solier.
Hydrophilus F, Sphaeridhm F, Hydrobius Er.
marginellus .... Germ. L’exemplaire type de la Col.
Kiel se rapporte aux petits exemplaires du Phil.
ochropterus Marsh, à couleur très foncée; cet in-
secte n’est pas du tout le marginellus de nos col-
lections.
1) Hydrophilus plcetis r. a été décrit antérieurement par De Geer
sous le nom de //. ruftcoiuis.
71
pygniaeus Aiu. mer. Il a la forme du Phil.
melanocephahis , mais du double plus petit et de
couleur jaune.
limbatus Germania. Je n’ai pu trouver un in-
secte de ce nom dans la Col. de Kiel et je le
place ici d’après l’autorité de M. Hope.
erythrocephalus. ? De même cet insecte n’a pu être?
retrouvé.
Laccobius Ericlis.
Chrysomela L., Hydrophilus F.
minutus L Eur.
bipunclalus .... Suecia.
striaiulus Germ. Probablement identique avec le
Lac. globosus Heer.
Berosus Leach.
Dytiscus L. Hydrophilus F.
luridus L Eur.
undatus Am. mer. De la taille de YEnopl.
spmosus Steven, mais plus fortement ponctué.
nigriceps Ind. or. Le type conservé dans la
Col. de Copenhague appartient à ce genre.
Volvulus Brullé.
Hydrophilus F.
atlenuatus .... Ind or. C’est une espèce identique
ou voisine du Volv. aeneus Brullé.
I) Parmi les Hydrobikles, il y a les Synonymies suivanles: Hi/dro-
plnlus melanocephalus F., a été décrit antérieurement sous le meme nom
72
3, Spercheides.
Spercheus 111. F.
emuniinatus . . . Eur.
4, Helophorides.
Helophorus Er.
Süpha L., Elophorus F.
aquatims L. . . . Eur. D’après la Col. de Linné c’est
le IL grandis 111.
granularis L. . . Eur. Je ne l’ai pu trouver dans la
Col. de Linné.
pygmaeus .... Germ. D’après la Col. de Kiel ce
n’est pas un Ochtebius, mais bien un Helophorus
synonyme de H. grisms Gyll.
nubilus German.
Hydrochus Germar.
Elophorus F.
dongatus Germ.
Ochthebius Leach.
Elophorus F.
minimus Germ. D’après la Col. de Kiel c’est
YOchth. pygmaeus de nos collections.
par Olivier; Hijd. testaceus F., n’est d’apré.s la Col. de Kiel, qu’une va-
riété rousse, de grande taille du Phil. melanoce.phaliia; llyilr. bicolor F.,
également variété du l'Iiil. melanocephulus ; Ilydr. griseus F. a été décrit
antérieurement sous le même nom par Forsier; Ilydr. Iruncalellus F. a été
nommé et décrit par Paykull et appartient au genre Limnebius Leach;
Ilyd. hamorhoidalis est d’après la Col. de Kiel un Cydorwtum; Hyd. priai-
pes F. d’après Erichson un Catops.
73
grisea
Hydraena Kugel.
Elophorm F.
. Eur. D’après la description c’est bien
la II. riparia Kugel.
pygmaeus. . . .
5. Georyssides.
Georyssus Latr.
Pimelia F.
. Suecia.
prolifericornis .
6, Parnides.
Parnus F.,
. Suecia.
Potaraophilus Germar.
Parnus F.
acuminatus . .
. Germania.
laevigatm . . .
dubius . „ . . .
7, Heterocerides.
Heterocerus Bosc.
. Germ.
. Ind. or. Tranquebar. L’insecte type
1) Eloplioriis crenatus F. est un Latridius; El. flavipes F. synonyme
de El. granularU L. ; Eloph. humeralis appartient d’après la Col. de Copen-
hague à la Synchita juglandis.
2) Le Parnus obscurus F., parait être, d’après le mauvais exemplaire
conservé dans la Col. de Kiel, une Xylita ferruginea, dont les antennes
sont cassées, les palpes lortement en hache.
74
dans la Col. de Copenhague, ressemble beaucoup
au /y. obsoletus Curtis, mais plus petit.
8, Cyclonotides.
Cyclonotum Dej.
Hydropkilus F., Sphaeridium F.
orbiculare .... Germ. Dans la Col. de Kiel cet in-
secte se trouve sous le nom de Hydroph. haemor-
hoidalis, ce qui ne s’accorde nullement avec la
description dans le Syst. Eleuth.
abdominale .... Am Ins. Le Comte Dejean donne
[)Our patrie â cette espèce l’Ile de France.
subrotundalim . . America.
9, Sphaeridides.
Sphaeridium F.
Dermestes L.
scarabaeoides L. . Eur.
bipustulatum . . . Eur.
marginatum . . . Germ.
quinquemaculaium Ind. or.
Cercyon Leach.
Scarabaeus, Coccinella, Dermestes L., Sphaeridium,
Hydropkilus F.
melanocephalum L. Eur.
quisquilium L. . . Eur.
unipunctatum L. . Eur.
l) Heterocerus murgmiiiim E. a été décrit antérieiiremenl par Bosc.
75
haetnorhoidale . . Eur. /
lugubre Gallia.
stercoreum .... Germaii.
unipunclatum. . . Eur.
fimetarium .... Eur. — Dans la Col. de Banks c’est un
Phalacride.
obscurum Gcrm. Je n’ai pas trouvé cet in-
secte dans les collections et je le place ici d’aprè
l’autorité de M. Hope.
Cryptopleuruin Mulsant.
Sphaertdium F., Cercyon Er.
atomarium .... Eur.
I
1) Parmi les Sphaëridides se présentent les Synonymies suivantes:
Sphaeridium lunatum F. est variété du Sph. scarabmoides F.; Sph. glabra-
lum F. est un genre de Melasomes, voisin des Zophosis et ne se trouve
qu’à l’ile de Madère; Sph. fasciculare F. est un Nosodendron; Sphaer.
dytiscoides, colon, obscurum, rufipes, nitidulum, flaviim, analc^ pulicarium
des Nitidulaires; Sphaer. luteum un Strongylide; Sphaer. globus et ruftcolle
des Agalhidium; Sphaer. testaceum et mirmlum des Phalacrides; Spli. Win-
theriae d’av'rès Schaum un llisléroide; Sph. flavipes n’est qu’une variété
du Cercyon melanocephalum.
76
Notices.
Lucanus capreolus, vit à l’etat de larve dans le
bois du pin, tandis que celle du Lue. cervus préfère
toujours le chêne (communication de M. Bremi à
Zurich).
Tenebrio molitor, attaque le bois, lorsqu'il manque
d’autre nourriture; c’est donc sa manière de vivre pri-
mitive. (Communication de M. Leu à Augsbourg.)
Riiynchites cupreus, dévore au printemps, les bour-
geons du pécher, tandis que la larve vit dans l’intérieur
de cet arbre. (Communication de M. Schalfer à MOd-
ling.)
Phytonomds trifolü, vit à l’état de larve sur la
Lucerne [Medicago saliva) et cause souvent de grands
dégâts. (Communie, de M. Bremi à Zurich).
Anthonomüs pedicularius , se rencontre sur le des-
sous des feuilles du Crataegus oxyacanlha à Studtgard.
Periteeüs griseus, très dangereux pour les jeunes
vignes, dont il dévore les bourgeons; il fait ses dé-
gâts pendant le jour, depuis 9 heures du matin jusqu’à
4 heures après midi; c’est une manière de vivre
tout-à-fait opposée avec celle des Otiorhynchus Mar-
quarlii, sulcatus, raucus &c., qui mangent pendant la
nuit. (Communication de M. Bach à Boppart.)
Otiorhyncubs hirlicornis, fait beaucoup de dégâts
aux vignes dans les environs de Vienne, ainsi que
les O. giraffa et ligustici. (Communication de M. Mann
à Vienne.)
Otiorhynchus asphaltinus, est l’ennemi des vignerons
en Crimée.
77
Nanophyüs tamarisci. Les larves se développent
dans les semences des Tamarix, qui par un mouve-
ment musculaire de l’animal, se rémuent ou bien sau-
tent, lorsqu’on les jette brusquement sur le papier.
Communication de M. SchiOdte à Copenhague.)
SiTowiiLüs onjzae. Il parait que cet insecte ne
vit qu’une saison, car tous les exemplaires vivans, que
j’avais reçus l’année dernière et qui se portaient par-
faitement bien, périrent au mois de Mars, quoiqu’il y
eut abondante nourriture à leur disposition; cet insecte
attaque outre le riz et le froment, les graines du
seigle et du sorgho.
Blatta germanica. M. Fahrenkohl raconte, dans
son traité sur la sérriculture, que cet Orthoptère est
un des ennemis les plus redoutables des vers à soie
et qu’ils les attaquent en société, à peu-près comme
je l’ai décrit dans la 3:ièmc année de ces Etudes p.
42, pour la teigne des meubles.
CiMEx nifipes, poursuit avec acharnement les che-
nilles de Lasiocampa pini (Bombyx), qu’il perce avec
sa trompe et les .emporte ainsi dans ses repaires.
(Communication de M. Bouché à Berlin.)
Pacuymerüs pini, détruit beaucoup de chenilles.
(Communie, de M. Bouché à Berlin.)
CoRixA esculmta, les oeufs de cet insecte, ayant
l’apparence de la Manne, servent de nourriture en
Egypte, ainsi qu’au Mexique. (Communication de M. de
Lichtenstein à Berlin.)
Tettigonia tettigometra , se rencontre sur certains
buissons et arbrisseaux, tandis que la larve se nour-
78
rit des racines de froment. ((Communication de M.
Bremi à Zuricli.)
Agrion phaleralus, la femelle plonge dans l’eau,
pour déposer ses oeufs au fond, après quoi elle
revient à la surface et s’envole sans que ses ailes
soient mouillées. (Communie, de M. Bremi â Zurich.)
Cepiius filicornis Kollar, vit dans les tiges du seigle
et parait être extrêmement voisin du Ceph. pygmaeus,
qui vit dans les tiges du froment. Une troisième es-
pèce se trouve dans les tiges de l’orge. Comme en-
nemi do cet Ilyménoptére se présente un petit Pori-
zoni^), noir, avec l’abdomen plus clair. Ce^^km troglo-
dytes a en Bohême, il y a quelques années, dévasté
le seigle. (Communie, de M. Kollar à Vienne.)
Vaness.4 Jo, la larve parait quelquefois assez com-
munément sur X'Urtica dioica, plante très abondante
aux environs de St. Pétersbourg; mais il y a des an-
nées où l’on n’en trouve aucune (?). (Communie, de
M. Sievers à St. Pétersbourg).
Sesfa apijormis, la larve vit dans le bois de hê-
tre, qu’elle dévaste parfois. (Communie, de M. Mann
â Vienne.)
Bombyx mon, les oeufs non fécondés, ont une
couleur blanchâtre ou jaune et ne donnent pas de
chenilles, ce qui contredit l’hypothèse, par rapport à
la fécondité pendant |)lusieurs générations. (Commu-
nie. de M. Leu à Augsbourg.)
LiPAitLs monacha, il y a quelques années, on trouva
flans les forets des environs de St. Pétersbourg, un
grand nombre de mâles, mais pas une seule feuielle. (?)
(Comuiimic. de M. Sievers à St. Pétersbourg).
Agrotis segetum, a été remarqué en Galicie, comme
attaquant les racines du Tabac. (Communie, de M.
Mann h Vienne.)
Agrotis basilinea, la larve de ce papillon ronge
les grains du froment, conservés dans les hangards
et les greniers. (Communie, de M. Kollar à Vienne.)
Catocala pacta, était autrefois une de nos plus
grandes raretés, mais depuis qu’on a connu la plante
sur laquelle vit la chenille, qui est notamment le
salix capraca, on en recueille chaque année, vers le
mois de Juin les larves, dont le papillon éclot au
mois d’Août. (Communie, de M. Sievers à St. Pé-
tersbourg).
Botys sticticalis, dont les chenilles, paraissent être
la chenille verte, signalée par M. Bazin (ils, ilans le
Journal d’Agriculture pratique et de Jardinage 1847.
Septembre p. 553, ont dévasté presque partout les
plantations de betteraves de la Russie méridionale.
La chrysalide est enfermée dans un fourreau formé
de filaments et de particules de terre. Les chenilles
paraissent être polyphages, car elles ont dévasté non
seulement tes betteraves, mais aussi les pépinières; il
faut donc, autant que possible, nettoyer les champs
environnans les plantations de betteraves, et ne pas
permettre toute végétation qui pourrait propager ce
fléau de l’agriculture.
Galleria cereuna a causé beaucoup de dégâts dans
les ruches des abeilles du Gouv. de Kalouga, de sorte
que les jeunes essaims furent obligés d’abandonnei- la
ruche.
80
Anarsia lineatella Fiscli., la larve de cette Tinéide
ronge les jeunes pousses du pécher et y occasionne
beaucoup de pertes. (Communication de M. Mann à
Vienne.)
Buiio hortulans, s’est montré dangereux pour les
arbres fruitiers. (Journal de la Soc. libre-économique.)
Cecibomyia funesta m. a été rencontrée aux envi-
rons de Vienne, sur le froment; elle diffère de la Cec.
destrnctor de l’Amérique, en ce que les larves vivent
en nombre plus considérable sur la môme plante, et
qu'on rencontre quelquefois près de la racine 4 — 5
chrysalides de cette petite mouche. (Communie, de M
Kollar à Vienne.)
Cecidomyia onobrychis plie les feuilles de VOnobry-
chis saliva en forme de gousse pour y placer ses oeufs
(Communie, de M. Bremi à Zurich.)
Cecidomyia liobiniae, fait quelque chose d’analogue
en Amérique, avec les feuilles de la Robinia pseudo-
acacia, dont elle roule le bords pour y déposer ses
oeufs. (Communie, du Prof. Haldemann à Columbia).
Notipiiila griseola Fallen à l’état de larve, attaque
l’orge et fait quelquefois beaucoup de ravages, comme
l’année passée par exemple dans la Prusse orientale.
(Communie, de M. Tlagen à KOnigsberg.)
CiiLOROPS pumilionis L., vit dans le jeunes tiges du
froment.
CiiiioROPS strigula Meig. vit dans les jeunes tiges
du seigle. (Communie, de M. Kollar à Vienne.)
Tabancs bovinus, pond 'ses oeufs sur les roseaux,
en conséquence pour se préserver de cet ennemi de
nos bestiaux on devrait éloigner les pâturages des
81
endroits luunides, ou bien faucher les roseaux. C'est
cette espèce (jui tourmente les taureaux sauvages dans
la Bialovechskaja-Poustcha (Communication, de M. M.
Kollar et Waga.)
Synonymies.
(]ai.leida croceicollis Ménétriés, est, d'après une com-
munication de M. Le Conte «à Philadelphie, identique
avec son Pliilotecnm ruficollis.
Anomala luciilcnta Ericl son, d’après un examen
que j’ai fait au Musée de Berlin, est identique avec
TA. daurica Mannh., comme l'avait remarqué le D:r
Schauni, mais la patrie indiquée par Erichson n’est
pas exacte, car l’insecte ne se trouve que dans la
Sibérie orientale. L’espèce décrite sous ce nom dans
ces Etudes 1853. p. 29, et provenant do la Russie
méridionale, pourrait donc recevoir^ le nom d'A. mh-
lucida.
Myrmica nuitica Nyhuul
— rubriceps Nyl.
— striatula Nyl.
Formica atricolor Nyl.
— nigrata Nyl.
Hylneus confusus Nyl.
— commmis Nyl.
— borealis Nyl. 1
— dilatatus Nyl. \
Alla slruclor Latr.
Diplorhoplerum fwjax Latr.
Myrmecina Lalreillei Cnrtis.
Formica lateralis Oliv.
Fonn. aetliiops Latr. (Com-
mun. de M. Mayr à Vienne.)
Hylaeus signatus Nyl.
— anmdatus Nyl.
annulalua L. (Commun, de M
Makiin à Helsingf.
6
82
Moyens contre les Insectes nuisibles.
Nous avons l’intention d’indiquer, dans ce chapi-
tre des Etudes entomologiques, les moyens répressifs,
proposés par diverses autorités agricoles, contre les
insectes qui incommodent l’honmie, ou sont nuisibles
à ses travaux d’agriculture et d’autre industrie.
Vers noir. Sitophilus granarim. Bo.^<ieK't., Les
agriculteurs de nos contrées septentrionales prétendent,
que cet insecte ne se rencontre jamais dans le blé
séché au four. En Styrie, on recommande comme pré-
servatif contre cet ennemi de nos blés, d’étaler dans
les greniers et les magasins le foin fraichement fauché
et d’y écraser quelques bulbes d’oignons: d’autres di-
sent qu’un hangard dont tes murs et le plancher sont
frottés avec un mélange d’ail et de sauce de hareng,
à quoi on ajoute un peu de soufre en poudre,
préserve les grains contre les attaques du ver noir;
troisième moyen: c’est d’arroser le hangard, avant d’y
placer le blé, avec une solution de sel ordinnaire. On
a essayé d’èloigner les Sitophilus, par l’odeur de l’Ab-
synthe et en saupoudrant le plancher avec de la poudre
persane, composée de Pyrelhnm caucasicum et roseum,
mais tous ces moyens n’agissent pas contre la larve,
qui, contenue dans les grains, est bien gardée par l’en-
veloppe de ceux-ci; pour détruire les larves, il n’y a
d’autre moyen que la chaleur. Enfin pour garantir la
nouvelle récolte des attaques de ces insectes, il faut
avant tout ne jamais laisser dans les hangards, le blé
de l’année précédante et ensuite observer la plus
grande propreté.
83
Blattes. Blatta germanica. lIpycaK'ii. On a con-
seillé contre ces hôtes incommodes de nos cuisineS)
de boucher les fentes des murailles &c. avec une pâte
suffisamment molasse, composée de bile animale mê-
lée avec de la chaux délayée dans l’eau; mais l’em-
ploi de la poudre persane sèche ou en infusion dans
l’eau, ou même comme fumigation parait donner des
résultats encore plus satisfaisants.
Gryllons. Grgllus domesticus. Cnep'ieK'i.. Cet in-
secte, quoique innocent, devient quelquefois insupor-
table, par le bruit qu’il fait pendant la nuit. On pré-
tend que l’odeur des branches de l’orme (Ulmus cam-
pestris) ou bien du mérisier (Prunus padus) lui est tel-
lement désagréable, qu’il abandonne de suite son gîte;
on peut aussi l’empoisonner avec des petites pilules
faites de farine de pois et de mercure.
Punaises. Cimcx lectularius. K.ioni). Il y a plu-
sieurs moyens de s’en défaire; le plus sûr est la pou-
dre persane, que l’on disperse sous les draps du lit;
pour les chasser de la chambre, on môle cette pou-
dre à la colle de farine ou d’amidon, qui doit servir
pour coller le papier sur les murailles, alors on peut
être persuadé qu’aucune punaise ne se cachera sous
ces enveloppes empoisonnées; une dissolution d’alun
est très bonne pour les chasser du plancher des cham-
bres; quand aux lits, il est bon d'enduire les crevas-
ses avec de la colle forte très liquide. Enfin, un mé-
lange liquide de chaux et de bile animale est efficace
contre les punaises, si l’on en frotte les endroits ha-
bités par ces détestables insectes.
Chenilles des papillons. Lanae. rycenunubi ii nepBii.
84
On conseille de suspendre aux branches des ar-
bres fruitiers des ccrovisses mortes, pour préseiver
ceux-ci dos atta(]ues des clienilles (?). I.’anneau i>;al-
vani(jue, composé de zinc et de cuivre est employé
en Chine, contre les chenilles qui se développent près
de la racine et remontent ensuite le tronc des arbres,
et qui ne [)euvent passer outre l’anneau désigné. Con-
tre les chenilles des céréales, on n’a qu'à arroser à
[)lusieurs reprises le jardin potager avec du jus d’A-
loe ou de tabac étendu d'eau. Contre les chenilles
des champs, qui attaquent les racines des blés ou de
plantes usuelles, c’est toujours à l’aide du cylindre à
aplanir les chemins qu’on réussit le mieux.
Fourmis. MypaBbii. On met un moiceau de chaux
vive dans la fourmilière et l’arrose ensuite avec de
l’eau, ce qui suffit pour détruire toute la colonie et
chasser ceux qui survivent. Pour se débarasser îles
fourmis qui habitent dans les chambres, on con-
seille d’étaler près des endroits d’où sortent ces four-
mis des feuilles de tabac ordinaire, surtout des bouts
humides de cigarres, ce qui les oblige à chercher
une autre habitation. A la Havanne, on conserve les
aliments dans des vases et des bouteilles en verre,
entourrées par des anneaux minces de zinc et de
cuivre, ce qui développe un courant électrique suffi-
sant, pour étourdir ou tuer toute fourmi qui s’aviserait
de toucher à cette pile galvanique.
Mouchas. Myxii. Outre l’eau de Cobalt dotit j’ai
déjà [)arlé dans ces Etudes 1854. [). 44, on conseille
aussi de dissoiulrc dans l’eau, du chlorure de mer-
cure avec du sucre ou du miel; mais tous ces moyens
85
sont (iangereux, tandis qu’une fumigation faite avec la
dite poudre persane {Pÿrethrum roseum et caitcasicum)
est un remède innocent et très efficace; il va s’en
(lire, que durant la fumigation, les portes et les fenê-
tres de la chambre doivent être fermées et après un
quart d’heure tout insecte est mort; ce dernier moyen
pourrait aussi trouver son application dans les serres
chaudes.
Taons, cousins, moustiques &c. Ob04M, KOMapw,
MOiuKa. Pour se préserver contre la morsure de ces
insectes, les indiens de l’Amérique intertropicale se frot-
tent le cor[)s avec de l’huile ou le jus de dilférentes
plantes, mêlé avec de la cendre, la terre glaise
dans nos contrées boréales les campagnards se ga-
rantissent le visage par des masques en crins de che-
val, ou bien des filets trempés dans du goudron, de
de la naphte et autres matières arromatiques. Pour
garantir le bétail des attaques des taons, on propose
de frotter le corps des animaux avec les feuilles de
la citrouille, ou bien du chanvre, ou bien avec une
infusion de pommes de pin; un autre conseil est,
de faire bouillir dans l’eau les feuilles du noisettier,
[Corylus avellana), ou bien des fruits du laurier ordi-
naire, ou bien ceux du cumin noir et d’en asperger
le bétail; un troisième moyen pour le môme but,
serait une infusion de feuilles d’Aloe.
Puces, pucerons, tiques, pous et autres insectes pa-
rasites. Bjoxn, luainn, ainu. La poudre persane est
un remède excellent contre ces insectes. La mellieure
manière de l’ap|)liquer est d'en faire une infusion et
de laver ensuite les endroits du cor[)s attaqués par
86
ces insectes. Contre VAcarus de la galle cette infu-
sion s’est montrée très efficace, ne laissant aucune
des suites dangereuses, que peut occasionner l’appli-
cation du mercure et d’autres poisons métalliques. Il
n’y a pas de doute que ce remède pourrait être
employé contre le tique des brebis, des chevaux et
des chiens.
Aphides et Coccus. Binn ua pacTîniaxT.. Outre
la fumigation avec la poudre persane dans les serres,
le Polytechnische Journal, recommande encore le résidu
liquide qui provient du gaz obtenu de la houille
(Steinkohlentheer); avec cet liquide on peint le bois
d’une orangerie, les espaliers et les soutiens des ar-
bres fruitiers. Tous les insectes, chenilles, larves,
Aphides, Coccus, Araignées et môme les Colimaçons
périssent de suite, et de plus, les arbres fruitiers
et surtout le raisin produisent plus de fruits, môme
les arbres qui avant étaient malades, par cause de
ces insectes.
Météorologie cntoniologique pour St. Pétersiiourg, 1855.
L'hiver n’avait pas été rigoureux, le printemps
passa vite, l’été commença de bonne heure et avec
lui apparurent les Asteroscopus nubeculosa, les Amphi-
dasis lappolaria, Orlhosia stabilis et une Notodonla nou-
velle voisine, de la carmelüa, mais plus petite. Jusqu’au
commencement du mois d’Aoûl le temps fut beau et
sec, de manière que les chenilles d’automne se trans-
87
formèrent déjà en chrysalide dans les mois de Juillet
et d’d^oût. Les Argynnis Laodice et Catocala paranym-
pha, furent prises ici [)OHr la première fois, tandis que
les Catocala pacta et Cidaria pyroparia furent moins
communes, que l’année précédante. Vers la moitié
du mois d’Août le temps devint humide et froid et
interrompit le développement des insectes. Le Cossus
ligniperda fut moins commun que d’ordinnaire, ce qui
pourrait être attribué à la durée de l’état de chenille
de ce papillon. — Fidonia piniaria et Gaslropacha pini^
au contraire se rencontraient en abondance. Les til-
leuls furent complètement rongés au printemps par la
chenille de la Acidalia brumaria et les bouleaux souf-
frirent des ravages faits par le Cimbex tmriabilis, plus
tard enfin les feuilles du Prunus padus furent attaquées
par VHyponomeutha padellus Lin. (evonymellus Hdr.).
(Communie, de M. Sievers à St. Pétersbourg).
23 Janvieii. Stene ferruginea dans le pain de froment.
23 Mar.s. Alusca carnaria vivante dans la cham-
bre. Les Culicides commencent à danser dans l’air et
les Alouettes à chanter.
27 Mars. Vanessa urlicae, Upis caraboides, Agrypn.
conspersus, Ampedus sanguineus, Pellü grossa.
1 Avril. Tous les Sitophilus oryzae de l’année
passée, morts.
8 Avril. Débâcle de la Neva. Les abeilles com-
mencent à bourdonner.
10 Avril. Semblis bicaudata.
22 Avril. Coccinella bipunctata, Musca domestica
dans les chambres. Corylus avellanae en Heur.
88
25. Avbil. Anemona pratensis en fleur. Betula alba
commence à fleurir.
26 Avril. Bibes grossulann commence à déve-
lopper ses feuilles.
28 Avril. Populus nigra en fleur.
3 Mai. Chez la Betula alba les feuilles apparais-
sent. Le rossignol chante.
4 Mal Mycetophagns variabilis, Triphyllus bifascia-
tm, Xylotcrus dornesticus.
5 Mai. Calla palmtris en fleur. Morchella escu-
lenta, Viola tricolor en fleur.
7 Mai. Fra.xinus en fleur.
9 Mai. Bihes grossularia en fleur.
14 Mai. Cerasus ÿ" Sambuccus raccnwsus en fleur.
Dytilus laorü. Le matin une petite gelée, et de la neige.
16 Mai. Caragana frutesccns en fleur. Qvercus
peduncvlata et Tilin alba se chargent de verdure.
18 Mai. Les pommiers commencent à fleurir.
20 Mai. Syrmga mlgaris en fleur.
23 Mai. Hydroptila tacnioides et Phryganea fusca.
2 Octobre. Les Dahlia gelées.
8 Octobre. Xylina Ingrica, Gastropacha pini.
10 Octobre. Syringa vulgaris encore vert Ptinus
fur (J. Brouillard.
20 Octobre. Musca domestica en grand nombre
dans les chambres. TacMna carnaria très faible en
plein air.
1 Novembre. Anobium paniceum.
26 Décembre. Tinea crinella.
ETUDES ENTOMOLOGIOUES,
rédigées
pnr
IHctor ï)c 3Tlot6c0uf8&g,
Lientenant-Colonel d’Etat-Major, en retraite &c.
8i
>,v««4ar
IIELSINEFOIIS,
Imprimerie de la Soriclé de Littérature t’imioise.
Imprimotnr: .S. UaranowHhy.
NI
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1. Janvier. Historique. Voyages et excursions ento-
mologiqnes. Entomologie Spéciale: Motschnlsky,
Insectes dn Japon. Hagen, Cicades de la Russie.
Motschnlsky: Sur les Collections Goléoptérologiqnes de
Linné et Fabricins (Continuation). Synonymies. Le
Comte Mannerheim et le Prof. Erichson, remarques snr
les Staphilinites. Notices. Entomologie appliquée:
Insectes utiles et nuisibles. Gaschkevitch et Notschnl-
sky, snr la séricnltnre en Chine. Littérature:
Ouvrages entomologiques. Météorologie.
Nouveautés. Errata.
I. Historique.
A la mémoire de Latreille et de Bory St. Vincent.
En 1794 Latreille fut arrêté à Drives et envayé
dans les prisons de Bordeaux. Un jour, le médecin de
ces prisons s’étonna de voir un prisonnier absorbé dans
la contemplation d’un insecte, surtout dans un moment
où sa tête était ménacée et il lui en fit l’observa-
tion. «C’est un insecte très rare», répondit Latreille
et continua ses contemplations. L’insecte fut demandé
et obtenu par un jeune naturaliste de Bordeaux, M.
4
Bory de S:t Vincent ^), qui (latté de tenir cet insecte
d’un entomologiste, dont le nom était déjà connu par
d’honorables travaux, s’imposa le devoir de soustraire
Latreille aux dangers qui le menaçaient et bientôt il
eut le bonheur de voir ses démarches et celles de leur
ami commun, Dargelas, couronnées du plus heureux
succès: Latreille est rendu à la liberté et à la science.
Un mois plus tard, il eut péri avec ses compa-
gnons d’infortune qui, ainsi que lui, avaient été con-
damnés à la déportation. On sait que Carrier les fit
noyer dans la Gironde, disant, qu’il avait fait exécuter
le décret de déportation verticalement. L’insecte qui
sauva ainsi la vie à Latreille était la Necrobia ruficollis. 2)
Voyages et excursions eiitomologiques.
La guerre a, pendant plus de deux ans, inter-
rompu ou du moins peu favorisé, nos rélations ento-
raologiques avec l’étranger; cependant nos voyageurs
et amateurs d’entomologie n’en continuèrent pas moins
leurs recherches scientifiques.
En 1853, le gouvernement russe, expédia au Ja-
pon, une petite escadre, sous les ordres de l’Amiral
Poutiatine, dans le but de négocier la libre entrée aux
commerçants étrangers, dans ce pays hermétiquement
fermé, depuis tant de siècles. Comme sécretaire et
interprète se trouvait attaché à cette expédition, M.
1) Le môme qui plus tard est dévenu célébré par ses ouvrages
sur les sciences naturelles et qui exécuta l’exploration scientifique de Morée.
2) Cette notice provient de la Collection de Coléoptères de M. de
Zonbkoiî, collection qui maintenant appartient à M. de Buulytcheff et où la
Necrobia ruflcoHis est accompagnée de ce récit intéressant.
5
Gaschkevitch , ce môme intrépide voyageur qui, il y a
quelques années, avait fait un long séjour dans la ca-
pitale de l’empire céleste, comme membre de la mis-
sion russe, qui y séjourne constamment; c’est lui qui
avait rapporté une partie des [lépidoptères et des Co-
léoptères des environs de Pékin, décrits dans les deux
|)remières années de ces Etudes. L’escadre russe dou-
bla d’abord le Cap de bonne espérance, où M. Gasch-
kevitch eut l’occasion de faire une excursion dans l’in-
térieur de cette colonie Ilollando-Anglaise; ensuite on
aborda l’île Java à Anger, puis Singapoor et Hong-
Kong, au grand étonnemnnt des Anglais, qui ne s’at-
tendaient guère à voir une escadre russe dans ces
parages. Sur cette dernière île M. Gaschkevitch ob-
serva une grande Cicade, qui chantait avec beaucoup de
vivacité, produisant des sons tout-à-fait analogues à
ceux d’un oiseau, de sorte que les Anglais, ne vou-
laient pas croire, qu’ils fussent produits par un insecte.
De cette possession Anglaise on se rendit à l’île Bonin-
Siraa, dite de l’Archôvcque et de là à Nangasaki, se-
conde capitale du Japon. Sur l’île Bonin-Sima, notre
voyageur découvrit un Crabe intéressant de couleur rosée,
avec des taches noires sur le dos, disposées exactement
en forme d’un aigle à deux têtes des armes russes.
M. Siebold avait conseillé d’agir avec la plus
grande réserve, ce qui fut une des causes que les
pourparlers ne finissaient pas; les Japonais assuraient
que pour débattre la question d’un traité, il leur fal-
lait au moins trois ans de temps. L’Amiral russe ré-
pondit, qu’il attendrait môme dix ans, si cela était né-
cessaire; mais qu’il ne bougerait pas de place tant
qu’il n’obtiendrait aucune réponse positive. Pendant
6
ce temps, il harcelait les autorités japonaises, par de
longs récits et des preuves incontestables de la néces-
sité absolue, ainsi que de la grande utilité de faire
cesser l’isolement dont s’entourait, depuis des siècles
l’empire Japonais, au grand désavantage de son pro-
pre peuple et de son gouvernement. Ces discours di-
plomatiques finirent par produire leur effet sur les au-
torités supérieures de ces insulaires, qui promirent d’en-
tamer bientôt la question d’un traité de commerce.
Après trois mois d’attente, les provisions commençant
à manquer à l’escadre, l'Amiral russe résolut de quitter
Nangasaki pour quelque temps et de se diriger au
Sud; on alla aux îles Lu-Kiu ou Liu-Tchou, qui ap-
partiennent encore au Japon, mais qui présentent déjà
une végétation semitropicale. Les rivages y étaient
couverts de magnifiques Pandanus et sur les élévations
on voyait croître en abondance un Sagou nain. De là
on passa aux îles Philippines, mais comme la guerre
avait déjà éclatée, l’escadre russe fut obligée de se
tenir sur ses gardes, et resta ainsi pendant un mois
entier dans une baie isolée de l’île Camée-GUne, se
pourvoyant de bois et effectuant plusieurs réparations
indispensables. M. Gaschkevitch en profita pour ra-
masser toutes sortes d’objets d'histoire naturelle. La
collection des crustacées fut surtout abondante et re-
marquable. Plus de 75 espèces, de formes les plus
variées et de couleurs magnifiques, furent la récom-
pense de ce séjour intéressant; entr’autres, notre voya-
geur y trouva la carcasse entière, fraichement réjetée,
d’un grand Palaemon, à couleur verte, avec des ban-
des transversales noires et blanches et des taches ana-
logues, Revenu à Nangasaki, l’Amiral russe déclara
7
neltement aux Japonais, qu’il ne cesserait ses démar-
ches tant que le traité ne serait pas conclu. Les pre-
miers demandèrent encore un délai, et l’escadre russe
quitta de nouveau le Japon pour se rendre à l’est,
dans la mer jaune et visiter le royaume de Corée.
Arrivés au fond du golfe de Brauton, on y trouva l’em-
bouchure d’un fleuve, qu’on résolut de remonter en
canot. Parvenus vis-à-vis d’une ville considérable on
fit halte près d’un rocher, entouré d'eau, pour prendre
le thée en plein air. De chaque côté du rivage on
distinguait, des miliers de spectateurs, que la curiosité
avait attirés, puis la musique se fit entendre et l’on
vit arriver à cheval le gouverneur de cette contrée»
homme déjà âgé et de tournure agréable. M. Gasch-
kevitch fut délégué à terre pour présenter ses hom-
mages à ce mandarin et l’inviter à venir prendre le
thée avec l’Amiral; le gouverneur accepta et on passa
sur le rocher une soirée agréable. Lorsque le bon
vieillard se prépara à se rétirer, l’Amiral voulut lui
offrir sa chaloupe, mais le Coréin refusa, sauta sur le
dos d’un de ses musiciens et traversa ainsi le fleuve.
Après s’ôtre arrêté aux embouchures du fleuve
Amur, où l’Amiral quitta le navire Pallas pour la fré-
gate Diana, on répartit de réchef pour le Japon, en
abordant la ville Khakodadi, capitale de Plie septen-
trionale de l’empire; ici l’Amiral russe sans cérémonie,
débarqua de suite à terre. Les Japonais le laissèrent
faire et l’équipage visita la ville, les marchés et les
boutiques, pendant plusieurs jours sans rencontrer d’ob-
stacles. Avant le départ de la frégate, vint à bord
un envoyé du gouverneur, porteur d’un écrit de ce
fonctionnaire, où il était dit, que probablement les non-
8
veaux débarqués ne connaissaient pas les lois du pays ,
qui défendent toute entrée à un étranger et qu’il es-
pérait, que dorénavant ils ne violeraient plus ces lois.
Malgré cela l’Amiral ne se gêna nullement et les japo-
nais ne l’incommodèrent non plus; on agisse de même
à Oasaka et à Simoda, où arrivèrent enfin les com-
missaires impériaux, pour délibérer sur les articles du
traité projetté, qui en attendant avait été conclu avec
l’Amiral américain Perry, auquel, sans aucun doute,
les préliminaires russes, avaient été fort utiles. C’est
durant ces délibérations, que survint cette terrible ca-
tastrophe, par suite d’un tremblement de terre, qui fit,
comme on le sait, naufragée la frégate russe Diana et
jetta l’Amiral avec tout son équipage, sur le territoire
Japonais, et c’est aussi à cet évènement que l’on doit
la perte de toutes les intéressantes collections d’histoire
naturelle, que M. Gaschkevitch avait recueillies, durant
ce voyage. Les Japonais, quoique proclamés si in-
hospitaliers, si intolérants, réçurent cependant nos com-
patriotes infortunés, à bras ouverts et leur gouverne-
ment s’efforça de soulager les naufragés; on leur as-
signa pour demeure deux couvents près du grand vil-
lage Khedda, dans la baie de Toô-Tomi du côté de
l’Océan pacifique, on leur envoya de toutes parts des
aliments •), on leur ouvrit un crédit, on leur fournit
du bois et des ouvriers pour construire des embarca-
tions, avec lesquels l’équipage russe devait retourner
dans ses foyers. Sur ces entrefaites, les croisiers an-
glais parcouraient toutes les mers à la recherche des
1) Consistant principaleraont en différentes espèces de blés, des
canards domestiques ftc.
quelques navires russes. M. Gaschkevitch était resté
à Simoda, afin de confectionner le traité de commerce
avec les commissaires Japonais; après avoir terminé
cette importante aflaire, il fit à pied le voyage de Si-
moda à Khedda, située à une distance de 50 verstes
et à trois journées de marche de Jeddo, résidence de
l’Empereur du Japon: c’est dans ce trajet, que notre
infatigable voyageur continua ses exploitations d’his-
toire naturelle, et les insectes décrits plus bas pro-
viennent en grande partie de ces localités. Le terrain
entre Simoda et Khedda est purement volcanique, com-
posé de basait et de formations calcaires; il est tra-
versé par deux crêtes de montagnes, élevées de 5 à
6 mille pieds et couvertes jusqu’aux sommités d’une
végétation arborifère; les revers occidentaux, tournés
vers le continent présentaient des pins, des bouleaux,
des ormes et d’autres arbres dépourvus de feuilles,
car on était vers la fin du mois de janvier, qui repré-
sente l’hiver dans ces parages; tandis que les revers
orientaux, exposés à l'influence de l’Océan étaient re-
couverts de verdure et on y remarquait divers Camé-
liacées, des Cinnamomées, des Thuja et autres arbres
des pays semitropicaux. Les champs de blés, dans
les environs de Simoda et de Khedda, sont disposés
en terasses et parfois bordés de buissons de la plante
àthée, qu’on n’y sait pas soigner comme en Chine et
qui par conséquent donne une boisson âcre et peu agré-
able au goût. Les jardins sur le devant des maisons
sont souvent entourés de haies de Camélia, que l’on
taille, comme ici le Cralaegus; devant les maisons même
des paysans, il n’est pas rare de rencontrer des Ca-
mélias de 20 à 30 pieds de hauteur; ou bien de ces
10
belles Pavlonia à fleurs bleues, en grappe. La Nandi-
na domestica, nommée au Japon ”Nanten”, joli arbris-
seau à feuilles de Bambous, ne manque nulle part, ainsi
qu’une masse de fleurs annuelles, dont les Japonais sont
grands amateurs. La vigne vient sauvage, et est cul-
tivée au Japon, donnant une petite baie assez savou-
reuse; les pêchers et les abricotiers y sont communs,
même les bananes viennent en plein air, quoiqu’il y
fait quelquefois de 2 à 3 degrés de froid et qu’il
tombe de la neige, mais ne donnent pas fruits. Les
orangers y croissent parfaitement bien. La culture
du Sago, du riz, du Taro et des Bâtâtes y
est très répandue. Ces dernières sont généralement
nommées ïmô, dont les Européens ont fait un Yam.
Les plantes à racines comestibles sont connues au
Japon sous ditférents noms: Naga-Imô est la Dioscorea
balatas, la lamano-Imô est une autre Dioscorea japo-
nica (?) qui croit spontanément sur les montagnes et
donne une racine qui atteint jusqu’à 7 pieds de lon-
gueur; le Simano-imô ressemble au précédant et se
cultive sur les îles; l’une de ces espèces grimpe ver-
ticalement, l’autre s’étend sur la terre; le Sato-lmâ ou
le ïmô à sucre, parait être un Anm; le Satzouma-Imô
correspond aux. pommes do terre sucrées c. a. d. à
nos bâtâtes jaunes; le Riukiu lmô aux bâtâtes rouges;
le Khamano-imô c. a. d. l’Irnô des villages, parait être
une variété de nos pommes de terre, qui au Japon
est nommée Dsiagalà. Le ver-à-soie est peu cultivé
au Japon et seulement dans l’intérieur du pays, par-
ti Arum l’sciilenla.
2) Dioscorea japonica, ImUUas ;tc.
11
ce qu’il existe parmi le peuple une idée superstitieuse:
qu’il nuit à ta pêche des poissons, industrie extrême-
ment développée dans ce pays d’insulaires. Les pois-
sons y sont des plus variés et des plus délicats, de
sorte qu’on y a des dénominations toutes particulières
pour désigner les poissons pris au filet, ceux pris à
la ligne &c.
Si la Chine est le pays du cochon et du chien,
le Japon est celui des mollusques et des crustacées,
qui font la principale nourriture du peuple. A peine
la mer commence à s’agiter, que ses bords sont cou-
verts par les femmes et les enfants, qui ramassent les
coquilles, les sepia, les crustacées rejetées, pour sa-
vourer ce maigre repas qu’elles donnent. Les femmes
japonaises se bazardent même en pleine mer en petits
canots, où elles plongent continuellement dans l’eau
pour détacher des rochers les Galeotés et autres Mol-
lusques, travail bien pénible pour lequel nos dames
demandraient grâce. Des animaux domestiques, on ne
connait au Japon que les chevaux, les boeufs, les pou-
les, les canards; — on n’a ni brebis, ni chèvres, ni
même le cochon domestique *) et fort peu de chiens.
On ne consomme dans ce pays singulier ni lait, ni
beurre.
La récolte d’insectes a été intéressante, surtout par
rapport à plusieurs espèces de Lépidoptères exactement
les mêmes qu’en Europe tempérée, tels que: Papilio
Machaon, Argynnis Laodice , Pierisrapae, brasstcae, Chry-
sophanes Phlaeas, Colias Neriene, Liparis dispar, Clisio-
1) S’il s’est propagé quelque part au Japon, ce n’esl que pour être
rendu aux Chinois.
13
campa neustria et Calpe thaliclri. La seule différence
qu’on observe entre les exemplaires d’Espagne et ceux
du Japon, c’est que ces derniers paraissent en général
présenter une couleur un peu plus obscure, particula-
rité qu’on remarque parmi les mammifères et les oi-
seaux, lesquels à mesure qu’ils se répandent de l’orient
à l’occident, offrent toujours leurs teintes plus claires,
comme p. ex.: l’écureuil gris, le loup, le glouton, le re-
nard et autres. Les exemples cités paraissent prouver
combien la nature s’oppose constamment à varier la
forme des espèces et que môme sur une étendue équi-
valente à la moitié de la courbe de notre planète, les
différences, sous ce rapport, sont insensibles; tandis
que la variation en couleurs, chez la môme espèce
à des longitudes différentes n’est nullement accidentelle,
mais bien sûrement subordonnée à de certaines lois;
de môme que la taille de ces productions de la nature,
dépend des latitudes et de la température moyenne des
différentes localités où elles se développent. Quant
aux Coléoptères rapportés du Japon par M. Gaschke-
vitch ils offrent bien peu de ressemblances avec nos
espèces d’Europe et il ne s’y est trouvé que trois qui
paraissent identiques avec ceux de l’occident: UAmmala
obtonga, ['Anobium paniceum et Coccinella impustulata, tout
le reste appartient au type chinois et des îles Phi-
lippines.
On sait que l’Amiral Poutiatine parvint à atteindre
les embouchures de l’Araur, en passant inaperçu au
milieu des croisiers anglais, qui bloquaient ces parages,
et cela sur un petit Shooner, qui avait été construit au
Japon, par l’équipage naufragé; on sait de plus, qu’une
autre partie de l’équipage avait été ramenée au Kam-
13
tchaika, le reste enfin, et dans ce nombre se trouvait
M Gaschkevitch, après un séjour de plus de six mois,
quitta le Japon sur un navire de Brêmen et tomba dans
les mains des Anglais; tout cet équipage naufragé, quoi-
que sans armes, fut fait prisonnier de guerre, sans au-
cune difficulté il est vrai, puis amené en grande pompe
chez l’Amiral anglais Stirling sur la rade de Nangasaki
et malgré les protestations de M. Gaschkevitch, qui
prouvait qu’il n’était ni militaire, ni armé, ils furent tous
menés par Hong-Kong, Singapoor, l’ile Java, le Cap de
bonne esperance, l’ile St. Hélène, les îles de l’Assomp-
tion, celles du Cap vert, l’île Madeira, à Plimouth où
ils arrivèrent le 15 Mars 1856 ’), où de suite, par une
dépêche télégraphique de Londres, on déclara à M.
Gaschkevitch qu’il était libre, après une captivité de neuf
mois! Le traitement que ces mes-sieurs subirent sur
les différents vaisseaux anglais fut de différent genre,
quelquefois peu convenable, comme par ex: sur la fré-
gate Nankin, Capitaine Stuart, d'autrefois ils furent trai-
tés d’une manière prévenante et conformément aux
coutumes des gentlemans, par ex: sur les pyroscaphes
Baracouta ^), Capt. Stirling et Styx, Capt. Bruce.
Un autre naturaliste M. Schrenk fut envoyé, éga-
lement en 1853 par l’Académie Impériale des sciences
de St. Pétersbourg sur la frégate Aurora, pour exploi-
ter nie Sakhaline et les bords de la rivière Amur. M.
Schrenk toucha d’abord Rio de Janeiro, doubla ensuite
le Cap Horn, remonta jusqu’ à Callao et se dirigea en-
fin vers le Kamtchatka. Après la déroute des Anglais
1) Quand la paix était déjà signée.
2) Le même qui vient de bombarder la ville de Canton.
U
à l’assaut <le Pétropavlovsk, où la frégate Auroi’a prit une
part très active, ce voyageur abandonna cette ville en
compagnie de toute la garnison, et se rendit à Nikolajevsk,
ville située près de l’embouchure de l’Amur. Pendant l’hi-
ver il visita à l’aide de Irainaux, conduits par des chiens,
nie Sakhaline, qui est assez montagneuse et couverte
de belles fôrets, avec des gisements considérables de
houille. Au printems de 1855 il entreprit en canot un
voyage pour examiner les rivages de l’Amur, et en 1856
le remonta de nouveau en retournant de son voyage.
M. Maximovitch, envoyé par notre Jardin Impé-
rial botanique, visita également l’Amur et une partie
des bords du fl. Oussouri, situé au sud du premier.
Nous empruntons des détails sur la végétation de ces
contrées, donnés par M. Maximovitsch, pour compléter
ceux communiqués par MM. Schrenk et Maack, lequel
avait aussi remonté l’Amur, partie à pied, pour remplir
la tâche, qui lui avait été imposée par la Société Im-
périale Géographique de Russie.
Plus on avance vers le S.W., plus la végétation
boréale (les sapins, les pins &c.) disparait, faisant place
à des arbres à feuilles non persistantes. Bientôt ap-
paraissent aussi le tigre et la panthère, ces hôtes des
régions tropicales et qui, dans leurs migrations boréa-
les, y ont parfois l’occasion de rencontrer non seule-
ment les cerfs et les élans, mais aussi le renne, *) cet
habitant arctique. Quelques dégrès plus au sud, sur
les bords du fleuve Oussouri, ce grand Felis destructeur
1) M. Maack raconte, qu’un tigre a été tué, il y a quelques années,
même aux environs de Jakoutsk, prés du village Kandalassy, par le 62”
de L. bor.
15
apparait déjà en telle quantité, que l’élève de bestiaux,
de chevaux et môme de chiens, devient presqu’ im-
possible. Le point le plus méridional de l’Amur est
situé à peu près sur le 47® de latitude boréale et un
peu au-delà de l’embouchure du Soûngari, où vient abou-
tir les montagnes de Khingan-Ulà. Toute cette contrée
est couverte d’une végétation extrêmement riche et bien
différente de celle de la Üaourie, ayant pour repré-
sentant des grands noyers i), des tilleuls ^), des éra-
bles ^), des chênes^), des vignes sauvages^) et autres
arbres, appartenant à des genres propres à l’Europe
temperée; on y rencontre même une plante qui produit
du liège, comme le chêne du midi de la France. Si
l’on pense, que cette sorte de végétation commence déjà
vers le 51® de latitude boréale, on doit conclure que
la température moyenne y doit être bien plus élevée
qu’aux mêmes latitudes de l’Europe orientale où l’on
ne rencontre ni vigne, ni noyers sauvages, ni arbres à
liège; x;eci parait confirmer de nouveau ce que j’avais
exposé en 1845 dans le Bulletin de la Société Impé-
riale des Naturalistes de Moscou p. 92®): que la ligne,
qui passe du pôle Nord par l’Oural, la mer d’Aral, la
Perse orientale jusqu’ au pôle Sud, représente le mé-
ridien de la force productive des corps organiques, qui
devient plus riche et plus variée à mesure qu’on se
rapproche des deux Océans Atlantique et Pacifique; la
1) Jugions mandshurica Max.
2) Tilia mandschurica et cordata.
3) Acer Dedyle, tegmentosum, ginnala, mono.
4) Quercus mongolica.
5) Vilis amurensis.
6) Die Coleopterologischen Verhâltni.'ise und die Kâfer Russlands.
16
même chose se remarque en Amérique où les mon-
tagnes rocheuses, les Andes et les Cordillières, parais-
sent former un méridien pareil pour le nouveau monde. *)
Vers les embouchures de l'Oussouri les montag-
nes disparaissent de plus en plus, pour faire place à
des prairies plus ou moins marécageuses, couvertes
d’une herbe de sept pieds de hauteur, variées par des
saules et des aunes, véritable ouasis pour les cocci-
nelles, les tortues, les grues et autres animaux de la
zône tempérée. Ensuite les montagnes recommencent
de rechef et s’approchent le plus du fleuve, à mesure
qu’on dépasse les ruines de l’ancienne ville russe Al-
basin pour entrer dans la Daourie. La faune entomo-
logique de ces contrées, à en juger d’après les échan-
tillons, rapportés par MM. Maack et Schrenk, présente
une très grande analogie avec la faune de la Daourie
et de la Mongolie chinoise. Les insectes recueillis par
Schrenk, principalement aux environs de Nikolajevsk
donc sur l’un des points les plus orientaux du courant
de l’Amur, rapellent ceux d’Ochotsk et par l’abondance
1) Il ne faut cependant pas perdre de vue, qne l'élévation du sol,
la position topographique, les courants de la mer et aufres influences
telluriques, allèrent parfois l’hypothèse exposée; mais dans tous les cas,
on ne saurait nier, que si la diminution do la température moyenne, qui
s’observe en Europe de l’occident à l’orient, allait descendre dans la
même proportion en Asie depuis l’Oural vers l’Océan paciflqtie, ces der-
nières contrées devraient être couvertes de glaces presque perpéluelles ;
par conséquent être complètement impropres pour produire la végétation
qu’on y rencontre.
2) Nikolajevsk est le chef-lieu de l’administration de ce pays orien-
tal; les alentours se composent de prairies magnifiques, qui donnent
moyen de soutenir des troupeaux considér.ibles d’animaux domestiques.
Le jardinge y a été introduit dans les derniers temps .avec beaucoup de
succès, ce qui permit d’y organiser, l’année dernière, la première expo-
sition des produits potagers, à la grande satisfaction de la population,
17
(les Coccinelles et des LepUirides, une faune boréale,
tandis que ceux rapportés des embouchures de l’Ous-
suri et du Dsungari présentent déjà quelques formes
semitropicales. Le grand papillon vert-noir, mentionné
par M. Schrenk, est une magnitique espèce nouvelle
très voisine du Papilio bianor Dehaan, de Java, et se ren-
contre dans cette singulière contrée en société avec
le Hylobius arcticiis, comme nous l’avons déjà vu, le ti-
gre avec le renne. Le cours de l’Amur est évalué
à environ 3000 verstes.
Avant son voyage vers l’Amur, M. Maack, avait été
envoyé par la Société Impériale géographique, section
de Sibérie, pour exploiter le cours du Wilui, un gros
affluant occidental, de la rivière Lena, au delà de Jakoutsk
et de rOlenek, et qui tombe dans la mer glaciale. Cette
expédition dura presque douze mois, pendant lesquels
il parcourut un espace de beaucoup de milliers de vers-
tes carrés. Le cours du Wilui est plus de 2000 ver-
stes. La moitié de la route fut faite en canot et l'autre
à cheval. Les productions entomologiques de ce pays
boréal, situé entre le 63" et le 64" de lat. bor., res-
semblent beaucoup à celles des environs d’Irkoutsk, avec
plusieurs formes alpines de la Daourie, comme p. ex.:
le Carabus Mac-Leayi.
Un cinquième voyageur, M. Radde, a été envoyé,
également par la Société géographique, pour exploiter
la Daourie et les parties orientales et méridionales de
nos possessions en Sibérie. En 1855, il ramassa un
grand nombre d’insectes, sur les rives du lac Baical.
Cette année-ci il s’est avancé plus loin, mais nous ne
connaissons pas encore scs récoltes.
M. le Professeur Nordmann à Helsingfors entreprit
2
IR
l’été passé avec plusieurs jeunes étudiants un voyage
scientifique dans le Nord de la Finlande et en Karélie.
Le pays que ce savant naturaliste vient d’exploiter est
un des plus pauvres, où l’été dure à peine 2 à 3 mois;
les blés et les fruits ne mûrissent que rarement et les
habitans sont forcés de se servir d’écorces amères au
lieu de pain. L’été passé, nous écrit M. Nordmann ^), a
été pluvieux et des plus froids qu’ on puisse s’imagi-
ner; pendant 10 semaines, que ce voyage dura, il n’y
eut pas môme 12 jours sereins et pour comble de ca-
lamité, presque chaque jour nos voyageurs furent trem-
pés jusqu’aux os, par un pluie battante. Arrivés à
Nourmis, situé sur le 64“ de lat. b., ils trouvèrent la
terre à peine dégelée à la profondeur d’un pied, et un
peu plus au Nord, ùKajana, il y avait môme en Juillet
de la glace dans les puits. Quoiqu’ encore assez éloi-
gnées du cercle polaire, les productions de ces contrées,
rappelaient beaucoup la faune laponaise, surtout les
oiseaux et les papillons. Le fils de M. Nordmann avec
quelques autres étudians furent dirigés sur la ville Kern,
située sur la mer blanche; M.M. Edwin Nylander et Gadd
réussirent à faire un voyage extrômement pénible au lac
arctique Enarô et jusqu’ aux bords de la mer glaciale
à Warangfjord, d’où ils rapporteront une grande col-
lection de crustacées et d’autres animaux marins. Les
frères Wright, si avantageusement connus par leurs dessins
ornithologiques, furent envoyés à Torneâ et à Avasaxe.
Pour la préparation des petits Lépidoptères, M. Nord-
mann avait pris avec lui sa fille cadette, Mathilde, avec
le concours de laquelle il parvint à rapporter de ce vo-
1) Extrait d’une lettre de ce savant à M. Ménétriés du 3 Nov. 1856.
yage de 5 à 600 exemplaires de papillons dont 36 espè-
ces nouvelles pour la Faune de Finlande.
M. A. Koiisoliakcvitcli visita en 1853 l’île de Ôsel
et y récolta un grand nond)rc d’insectes. Cet ilôt de
la Baltique, à surface plane et |)eu élevé au dc.ssus des
eaux, présente une formation calcaire, riche en pétrifi-
cations des plus intéressantes, lesquelles ont été en par-
tie publiées par M. Eichwald. La plus grande partie
de cette île est couverte de champs et de prairies,
offrant ça et là des arbres fruitiers, et autres peu or-
dinaires à ces latitudes; le lierre et le Lothus tetrago-
nolobus, qui y croissent spontanément, rapellent même
le midi de l’Europe.
En 1854 M.M. les frères Kouschakevitch accom-
pagnèrent nos troupes en Finlande et là ils exploitèrent
les environs de Wibourg et autres endroits du littoral
l)oréal du golfe de Finlande; en 1855, la garde Impé-
riale ayant reçu l’ordre de se diriger vers l’Est, nos
entomologistes militaires profitèrent de cette occasion
pour ramasser des insectes en Lithuanie et en Pologne.
M. de Manderstjerna, Colonel de la garde, profita
également de son séjour dans la Pologne septentrionale,
et en rapporta un bon nombre de Coléoptères.
M.M. Strauch et KOppen utilisèrent leurs vacances
à üor|)at, en faisant une excursion entornologique sur
les bords du lac Peipus; là, sur le rivage sablonneux,
couvert de sapins, ils découvrirent, au mois d’Avril,
l’Apalus bimaculaius , qui courait dans l’herbe, ou volait
autour des branches des conifères à l’instar des Omo-
phlus; on remarquait dans les mêmes localités une
quantité énorme des Bombus; il serait donc possible que
20
cet intéressant Coléoptère vécut à l’état de larve et com-
me parasite dans les nids de cet Apide?
M. KOppen fit ensuite un court séjour à S:t Peters-
bourg et trouva pendant une excursion dans les forêts
d’Osinova Rostcha un Procrustes coriarius.
Dans les marais, recouverts de mousse, de cette
môme localité, M. Bremer prit des Argynnis ossianus
et frigga, ainsi que le Chionobas jutta, la Lina lappo-
nica et autres formes de Lapponie, qui au printems
1855 apparurent plus abondamment qu’a l’ordinaire et
qui, avec raison, firent prévoir un été court et froid,
comme en Lapponie; ce qui se réalisa effectivement,
puisque dans beaucoup de maisons de campagnes, des
environs de S:t Pétersbourg on a dû chauffer les cham-
bres durant presque tout l’été de 1856. M. Bremer
observe que t Argynnis frigga est extrêmement difficile
à prendre, à cause de son vol violent; tandis que la
Chionobas jutta se cache dans les branches des sapins
rabougris, qui sont disséminés dans ces marécages où
l’on a souvent de l’eau jusqu’ aux genoux et risque
môme de se noyer ou d’ôtre dévoré par des loups af-
famés, qui y ont leur gîte constant. Un jour, au prin-
tems, M. Bremer, entraîné par un zèle de véritable
chasseur, n’avait pas môme remarqué le déclin du jour
et cependant il lui fallait encore faire 10 verstes, pour
arriver à une habitation; il était tellement fatigué qu’il
voulut se reposer sur la mousse, et s’y endormit. —
Transi de froid, il se réveille et s’apperçoit que l’hu-
midité a pénétré ses vêtements, qu’un côté de son corps
est mouillé complètement, que le soleil se montrait déjà
près de l’horizon et que le jour apparaissait; il faut être
bien fatigué pour pouvoir passer ainsi une nuit dans
21
l’eau d’un marais! Voilà les agréments des recherches
entomologiques dans le Nord, tournons nos regards vers
le Sud.
M. le Colonel Bartholomei, dont nous avons déjà
fait mention dans la première année de ces Etudes, a
depuis continué ses infatigables recherches sur les
Alpes du Caucase, et dans nos possessions Transcau-
casiennes. 11 a parcouru le haut plateau de Swanety,
situé dans le centre des Alpes occidentales du Cau-
case et au Sud de l’Elborus d’où il rapporta ces ma-
gnifiques Plectes et Tribacis, dont M. le Baron Chaudoir
a décrit plusieurs, il y a quelques années. Ses péré-
grinations en Arménie et sur les bords de l’Araxe,
n’ont pas été moins fructueuses: ÜEnoploderus sangui-
neus Faldm., des jolies Dorcadion et quelques autres
espèces intéressantes ont été envoyées à S:t Péters-
bourg; plus tard encore, M. de Bartholomei fut envoyé
en Perse où il récolta également, mais nous n'avons
pas encore vu ces insectes.
Durant la guerre M. le Capitaine d’Artillerie Ra-
daschkovski recueillit des insectes en Bessarabie, dans la
Dobrutcha et môme dans les tranchées de Silistria;
ces récoltes, quoique n’offrant rien de saillant, présen-
tent suffisamment de choses intéressantes, qui d’un coté
rapellent la Podolie et de l’autre les Steppes de la
Hongrie. Parmi les Hyménoptères, dont s’occupe de
préférence cet entomologiste, il y a une Scolia magni-
fique, probablement nouvelle.
Plus tard, M. de Radaschkovski fut envoyé à Sévasto-
pol, où il ne manqua pas non plus de prendre des in-
sectes. Il est très possible, que les entomologistes fran-
çais aient pris de ces Malacfiius et Dermestes, qui viennent
22
d’être décrits par notre ami Mnlsant, sur les mômes Heurs
et les môme cadavres, que l’entomologiste russe. Il
serait curieux do savoir, si, en cas de rencontre, ces
savants, ennemis contre leur gré, et malgré le bruit et
les effets des canons-Lancastre, n’eussent point échangé
amicalement quelques paroles scientiliques et tout-à-fait
pacifiques? Aussi plusieurs des Coléoptères, ramassés
en Crimée par M. le Général Levaillant et décrits ré-
cemment par M. Mnlsant, nous ont été également en-
voyés de Sévastopol; mais ils avaient été décrits long-
tems avant dans les publications de notre pays, et les
autres, à l’exception toute fois du Harpalus serialus
Mulsant, nous sont connus aussi.
Un jeune voyageur enfin, M. N. de Seidiitz, a fait
en 1855 et 1856 une intéressante exploration dans
nos provinces Transcaucasiennes et le Nord de la Perse,
visitant: Astrakhan, Baku, Lenkoran, Schemaklia, Nouk-
ha, les environs du lac Goktclia, Elisabethpol, l’Ara-
rat, Erivan, les élévations du Daratschytcliag, ensuite
une tournée aux montagnes Alaguës puisàTauris, les
alpes Savelan et le lac Ourmiah en Perse et autres
contrées voisines des frontières de la Perse et de la
Turquie. M. de Seidiitz est botaniste, mais il a aussi
ramassé des insectes, surtout des Hémiptères, que nous
n’avons pas vus.
Ici à S:t Pétersbourg, M. le Docteur Iven, le môme
qui, il y a 30 ans, découvrit en Grèce le Julodis Ive-
nü Dej. et qui, plus tard fit un long séjour àArchan-
gel et dans les contrées hyperboréennes de la mer
blanche, continua ses recherches Lépidoptérologiques,
avec une rare assiduité; il parvint à découvrir aux
environs do notre capitale, plusieurs papillons intéres-
23
sanls, entre autres: Lycaena quercus, Agrotis trifurca,
Xanthia aurago, Hibernia defoUaria, Phaesyh coraciaria,
Sdaphila mphatia, Hypsolopha sylvella, Epigraphia ato-
mella, qui n’y avaient pas encore été observés. M.
Sievers collecta un grand nombre de Microlépidoptè-
res, de sorte que la nouvelle édition de son Catalogue
des Lépidoptères des environs de St. Pétersbourg, qui
vient de paraitre est encore à compléter. Le nombre
des espèces observées aux environs de notre capitale
surpasse déjà un millier, ce qui prouve la richesse de
cette branche de l'Entomologie, dans notre contrée
boréale. Le 28, 30 Août et le 1 Sept. 1856 M. Sie-
vers découvrit, tout près de sa campagne à Staraia
Derevnia, des centaines d'une Xylina, de la division
où se trouvent les A', somnulcnla, conformé, Zmkenii et
pareils, mais qui présente les dessins des ailes supé-
rieures presqu’ aussi peu déterminés et aussi peu va-
riés de blanc que chez la Calocala pacta, tandis que
les ailes inférieures en dessous et le corps sont d’une
teinte vineuse bien marejuée et très caractéristique;
l’abdomen a une villosité roussâtre plus longue que
chez la X. conformis et la toullè de poils élévés au
milieu, y manque complètement; la tache linéaire noire
sur le milieu des ailes supérieures ne se termine pas
en fourche comme chez la X. conformis^ Il est très
probable que c’est une espèce nouvelle, à laquelle
M. Sievers propose d’appliquer le nom de X. rufescens.
Les lieux où cette intéressante trouvaille a été faite,
ne présentent que des saules. Une autre découverte
de M. Sievers est celle de la chenille de la Hadena arni-
ca. M. Hüber, qui passe ordinairement l’été au corps
forestier y découvrit la Nola strigulma et une Boarmia
24
voisine de la B. crepuscularia, mais avec la bande la-
térale blanchâtre sur les ailes inférieures plus distincte
et en continuité à celle des ailes supérieures. M. Mé-
nétriés fit ses chasses aux environs de Péterhoff où il
découvrit la rare Notorhina muricata Dalrnan, qui se
rencontre en Juin sur l'écorce des sapins très vieux,
le soir vers le couchant du soleil et le matin avant les
chaleurs du raidi. Des chrysalides rapportées par M.
Ménétriés en ville, il sortit cntr’-autre, une espèce qu’il
nomma Microdonta unicolora; elle est voisine de la M.
bicotora, mais toute blanche sans indices de colo-
ration jaune; comme elle a été depuis prise par un
étudiant, dans les environs de notre capitale, il est
probable que ce soit réellement une espèce nou-
velle. Enfin mes propres excursions dirigées principa-
lement à la recherche des insectes les plus petits, ont
été assez favorables, si l’on songe surtout au mauvais
temps que nous avons eu presque constamment. La
découverte du Sphindus Gyllenhalii, qui parait ne pas
vivre dans les bolets, comme les Cis, mais sous l’é-
corce des arbres morts, le plus petit Latridim connu
(L. minutissimus ra.J et autres petits insectes, entre au-
tres un petit Chalcidite à antennes panachées, comme
chez les Ceraphron, ont été les résultats les plus inté-
ressants de mes recherches.
25
II. Entomologie spéciale.
Insectes dn Japon
par
V. de Motschulsky.
Dans ces Etudes j’ai donné un apperçu du séjour
que fit M. Gaschkevitch près de Simoda au Japon d’où
il rapporta les Coléoptères qui font l’objet de cet ar-
ticle; quant aux Lépidoptères et aux Neuroptères,
les uns seront décrits et figurés par M. Ménétriés, dans
le Catalogue du Musée de l’Académie Impériale des
sciences, les autres ont été communiqués à M. Hagen à
KOnigsberg; je ne donnerai donc ici qu’un simple Ca-
talogue des premiers. Tous ces insectes ornent main-
tenant le Musée de l’Académie, grâce à la générosité
de ce voyageur.
Trigonognatha Motsch. n. 9.
Carabîde de la tribu des Caladromidea.
Languette très avancée, libre à son extrémité, trian-
gulaire, coupée carrément en avant.
Paraglosses aussi longues que la languette, triangulai-
res, acurainées.
Menton fortement échancré, avec une dent obtuse au
milieu.
Mandibules triangulaires, sans dentelures.
Mâchoires étroites, terminées par une forte dent.
Labre transversal, non échancré.
Palpes labiaux, à dernier article fortement sécuriforme.
Palpes maxillaires assez courts, leur dernier article
presque cylindrique et tronqué à l’extrémité.
26
Antennes à premier article épais, un peu plus
court que les deux suivants réunis, les autres ovalai-
res, garnis de poils.
Strie accessoire, près de l’écusson raccourcie mais
bien marquée.
Corps allongé et déprimé comme ches les Poecilus.
Les trois premiers articles aux tarses antérieurs
dilatés chez les mûles, 3:ième article en coeur trans-
versal; jambes armées à l’extrémité de deux épines
très longues.
Ce nouveau genre rapelle, au premier abord, les
ïrigonotornides et quelques grands Féroniens, comme
la Platysma australasiae, mais les caractères indiqués
suffisent pour l’en séparer. La seule espèce connue
du genre est:
Trigonognatha cuprescens M. Si. P. obhngo-ovala, de-
pressa, nitida, nigi'a, tiwrace elytrisgue cupreis; ore, palpis,
antennarum articidis ullimis iarsisque piceo-nigris ; capile Irian-
gulari, glabro, inter oculos ulrinque profunde longitudinaliter ,
inter antennas Iransvei'sim , impressn; thorace quadralo, margi-
nalo, basi utrinque biimpresso, angidis postîcis rectis; clytris
profunde striutis, striis impunctatis, vdersUtiis subelevalü. Long.
8V2 1. - lat. 3Va 1.
Megrammus M. n. g.
Carabide de la tribu des Harpalides.
La strie raccourcie à la base des élytres, près de
3’écusson, manque.
Tarses garnis en dessous de poils très longs, les
intermédiaires dilatés chez le mâle.
Pénultième article des tarses antérieurs et inter-
médiaires très fortement bilobé dans les deux sexes.
Tète petite, triangulaire.
27
Menton sans dent médiane.
Languette libre, saillante, étroite, parallèle, arron-
die et avec deux longs cils à l’extrémité.
Paraglosses un peu plus longues que la languette,
allongées, étroites et arrondies à l’extrémité.
MAchoires étroites, courbées et terminées par un
long crochet.
Mandibules assez fortes, courbées, mais sans dents.
Palpes saillants, à second article long, élargi et
courbé, le dernier étroit, en oval très allongé, faible-
ment tronqué à l’extrémité et à peine plus court que
le 2:d.
Antennes, notablement plus longues que la tête et
le corselet réunis, grêles.
Tête, corselet et élytres comme chez les Stenolophus.
Ce genre ressemble par sa forme aux Stenolophus
proximus, ochropesus et autres analogues, mais en l’éxa-
minant de plus près, il présente des différences très es-
sentielles, enumerées plus haut.
La seule espèce connue est:
2, Megrammus circumcinctus Molsch. elongato-ovatus, de-
pressiusculus, glaber, niiidus, nigro-piceus, supra metallico-mi~
cans; palpis, antennarum basi, thoracis elytrorumque lateribus^
abdomine, ano pedibusque testaceis; capile triangulare, ocidis
prominulis; thorace fere rotundato, antice arcuatim excisa, rnar-
ginata, reflexo, basi utrinque mgtdoso; elytî'is profunde strialis,
interstitio 3:o postice unipimctato. Long. 3 '4 1. — fat. IV3 1.
Themus ffl. n. g.
Malacoderme de la tribu des Téléphorides.
Crochets des tarses simples, sans renflement brus-
que et anguleux à la base.
28
Palpes à dernier article sécuriforine et comprimé.
Elytres parallèles, recouvrant l’abdomen.
Tête avancée, allongée, un peu rétrécie postérieu-
rement; yeux peu saillants, placés plutôt en avant que
latéralement.
Corselet aussi large que la tête, en carré trans-
versal, coupé obliquement aux angles.
Angles huméraux des élytres bien saillants.
Ce genre présente par sa forme générale et sur-
tout par sa tête allongée, placée horizontalement, une
ressetiiblance assez grande avec les Podabrus, mais les
crochets des tarses simples l’en éloignent suffisamment;
il rapelle aussi les Dichelotarsus, mais sa tête non tri-
angulaire et peu rétrécie postérieurement, le corselet
aussi large que la tête, ainsi que les crochets des tar-
ses non brusquement renflés à la base, le font de suite
reconnaître et placer à côté des vrais Telephorus, des-
quels il se distingue par la forme des crochets, la tête
allongée et horizontale &c. La seule espèce connue est:
3, Themus cyanipennis M. Si. P. elongatus, parallelus, de-
pressm, subnilidus, niger, elytris nitp'o-cyaneis; ore, antennarum
basi subtns, thoracis lateribus, abdomine segmentis margine lar-
sisque plus minusve lestaceis; capite elongato, subcyaneo, puncla-
to, nigro-pubescente; Ihorace transversim quadrangulato , tnedio
impresso, sparsim striguloso-punctato , lateribus rcflexis; scuteilo
triangulari, nigro villoso; elytris elongatis, rugulosis, utrinque
leviter binewasis, postice opacis, brevissme nigro-pubescentibus ;
corpore subtus pedibusque cinereo-pubescentibus. Long. 7 1. —
lat. 2 I.
4, Ips japonia M. St. P. elongato-quadrangulata, paral-
lela, subconvexa, punctata, nitida, nigra; antmnis, patpis tar-
sisque rufo-piceis; elytris maculis quatuor rubris, sinuatis, capite
triangulari, clypeo mandibidisque produclis, ihorace transverso
elytrisque margmatis. Long. 4 1. — lat. 2 1.
29
Très voisine do VIps obtusa Say et de la môme
taille, mais plus parallèle, plus fortement ponctuée et
dont les taches rouges sur les élytres, surtout les pos-
térieures, sont non arrondies, mais transversales et si-
nuées; celle près de la base est triangulaire.
S, Lucanus inclmalus M. Si. P. (Hexarlhrius f) elongalo-
ovatus, subdepressus, piinctatissimus, castaiieiis; capile quadrato,
later aliter angulalo, antice inter mundibulas in lamina truncata
producto; clypeo oblongo, reflexo, média carinulato; mandibulis
longissimis, indinatis, oblique arcuatis sexdentatis; thorace Irans-
verso, poslice angmtiore; elytris postice subattenuatis ; tibiis an-
tids subelongalis, muUidentatis, intennediis unispinosis, posticis
inermibus. Long. corp. leV* I. — lat. 6'/, 1. — Long, man-
dib. 9 1.
La forme du corps et la couleur de cette espèce
rappellent un peu notre Lucanus capreolus, mais la tête,
les mandibules et les pattes l’en éloignent très essen-
tiellement. La tôte présente derrière les yeux un élar-
gissement latéral dentiforme comme chez les Odontola-
bis de M. Hope, tandis que les mandibules sont pro-
longées et aussi fortement développées que chez les
vrais Lucanus, mais elles ne vont pas dans le môme
plan tjue le corps, et s’inclinent visiblement dès leur
base pour ne se relever que vers l’extrémité, qui est
amincie et terminée par une seule dent; elles ne sont
pas parallèles, mais en oval allongé et acuminées vers
l’extrémité; la saillie latérale de la tôte ne dépasse pas
le milieu des yeux. La couleur est un brun châtain,
plus roussûtre et plus clair sur les élytres, les cuisses
et les jambes. Les antennes manquaient à l’exemplaire
que j’ai examiné.
G, l^alidostomns (?) reclus M. St. P. oblongm, pnrallelus
30
subdepresms , punctaiissimus, subuitidus, niger, elylris femori-
busque nigro-piceis, maxillis tarsisque sublus leslaceo-villosis;
capite transverso, piano, unlice fere recto Iruncalo; thorace capite
sublalinre, Iransverso, lateribus arcuutis, postice utrinque sinua-
tis, leviter denliculatis ; elylris oblongo-ovatis, sutura subelevala,
nitida; mandibulis longissimis , paraUelis, hidenlatis. Long. corp.
IIV2 I. — lat. thor. 5 Va 1- — long, mandih. 5 1.
Cette espèce ressemble, au premier abord, à un
Lucanus, avec des mandibules parallèles; mais des ca-
ractères plus essentielles, comme p. ex; la longueur du
4:ième article des palpes maxillaires, la massue des an-
tennes à trois articles, la languette cachée par le men-
ton &c. le placent dans le genre Psalidostomus Burin, à
côté des Ps. femoratus, triangularis, tibialis et autres es-
pèces à mandibules allongées; mais dont il se distin-
gue facilement, par le manque de la dent basale à ces
dernières, par son front presque sans excavation et par
son chaperon assez avancé et tronqué, comme chez les
Cladognathus de M. Burmeister. On devrait peut-être
en former un genre à part, mais comme je ne connais
qu’un seul exemplaire, j’ai préféré le laisser dans les
Psalidostomus.
B me parait en général, que le mode suivi par M.
Lacordaire, dans les suites à Buiïon, où il réunit pres-
que tous les Lucanides dans les deux genres, Luca-
nus et Dorcus, est une inconséquence, puisque dans
bien d’autres familles, le môme auteur a adopté une
foule de genres, qui n’ont aucunement plus de valeur
que ceux que M. Burmeister a créés pour intercaller
les dilFérentes espèces des anciens genres Lucanus et
Dorcus. Je ne comprends môme pas la portée d’une
pareille réunion rétrograde. M. Lacordaire voudrait-il
31
ramener nos divisions aux temps patriarcals de Linné
et de Fahriciiis, où un genre Carabus, comprenait tout
un monde de Coléoptères? D'un autre côté, il est à
regretter, que M. Lacordairc se laisse trop souvent en-
trainer par des personalités; ainsi il m’a paru qu’il af-
fectait une certaine incrédulité pour les espèces décou-
vertes par les entomologistes, avec lesquels il ne sympa-
tisait pas. Dans un ouvrage, tel que l’Histoire naturelle
des Insectes, l’auteur aurait dû chercher à donner une
critique positive, soutenue ])ar ses propres observations,
plutôt que de s’en rapporter souvent à des conjectures
et des oui-dirc, en prétextant n’avoir pas vu les exem-
plaires types. Comme exemple de la précision de
ses sentences, je citerai mes Lucanus ibericus et curtu-
lus, qui d'après lui, ne semblent pas diflerer du L. te-
traodon! Je demande à M. Lacordaire, s’il connaît
d'une manière [)ositive ce que c’est que le tetraodon et
s’il a vu mes espèces, pour être en droit de porter un
tel jugement. L’ouvrage do l’auteur belge, à part son
utilité comme compilation, contient un grand nombre
de pareilles remarques peu fondées, qui certainement
servent plutôt à embrouiller la synonymie, qu’à porter
un grand profit pour la science.
7, Geotrupes auratus Motsch., convexus, breviter omtus,
nitidus, purpureo-auralus; clypeo triangulari, product'j, trun-
cato, punctatissimo in medio carinato; thorace lato, impunctato;
ehjtris 14-striaüs, striis punctatis, poslice obliteralis, laleribusre-
flexis in medio dilatatis; corpore subtus pedihusque viridi-aurds;
antennis nigris; tibiis antids extus mulli, intus quudridenlatis.
Long. 7 1. — lat. I.
Cette espèce est plus courte et plus large que le
G. splendidus, et ornée des couleurs encore plus écla-
32
tantes; le chaperon est plus allongé et offre quatre dents
sur le côté interne des jambes, tandis qu’il n’y en a au-
cune chez le Splendidus.
8, Geolriipes laevistriatus M. St. P., convexus, elongalo-
ovahts, subparallelus, nilidus, purpureo-aeneus; dypeo triangu-
lari, antice arcuato, punctatissimo, in medio carinata; thorace
amplo, impunctato, angulis anticis distinctis; elyiris subparallelis ,
leviter iS-striat.is, striis punctulatis, postice obliteratis; corpore
subtus pecUbusque nigro-viridibus; antennarum clava brunnea;
tibiis anticis extus mulüdentatis, intus uni-calcaratis. Long. 7 1.
— la U 4V4 1.
Il ressemble beaucoup au G. splendidus, mais plus
allongé, et présente sur les élytres des stries moins
fortement ponctuées, le corselet plus convexe, et sur
le côté interne de chaque jambe une espèce d’échan-
crure terminée vers le milieu par une dent très forte
et aigue.
9, Mimela Gaschkevitchii M. St. P., ovata, convexa, niti-
da, viridis vel cuprea; antennarum basi testacea; capite puncta-
to, clypeo arcuato, reflexo; thorace transverso, punctulato, an-
gulis posticis subrcctis; scuteüosemi lunato , margine sparsim punc-
tato; elyiris fere glabris, sublilissitne punctato-striatis; corpore
sublus obscuriore. Long. 7Va 1. — lat. 4V2 1.
Voisine de la Mimela confudus Hope et à peu-près
de la môme taille, mais de couleur plus vive et plus
éclatante en dessus, et sans ponctuation sur les élytres.
Heptophylla fflotsch.
Lamellicorne du groupe des Rhyzophagides.
Parapleures métathoraciques étroites; leurs épi-
mères très petites.
Labre profondément échancré.
33
Palpes labiaux idÉTrécs sur la face externe "du
menton.
Antennes de 1 1 articles dont le 4;ième très court;
massue longue, de 7 articles.
Carènes frontales transversales peu marquées et
interrompues.
Crochets des tarses bifides ou môme doubles, de
sorte qu'à chaque tarse on apperçoit deux paires de
crochets, les uns au dessus des autres.
Forme du corps généralement voisine des Schi-
zonycha.
La seule espèce connue est:
10, Ileptophylla picea M. St. P., oblonga, suhcylindrica ,
convexa, poslice leviter inflata, punctala, nüida, rufo-picea;
elytrorum lateribus pectoreque longe griseo-idllqsis; capite brevi,
dypeo sinuato, reflexo, fronte subconvexa, rugoso-punctata; tho-
race transverso, sparsim grosso-punctato , lateribus valde arcua-
tis, fere angulatis; elytris confluente punctatis, sutura nervisque
tribus, minus distinctis, elevatis. Long. 5 1. — lat. 2y2 I.
H, Serica orientalis Motsch. obovata, convexa, punctata,
opaca, picea, supra nigra, velutina; thorace antice angustato,
lateribus minus arcuatis; elytris ovatis, striatis, inter'stitiis alter-
nis leviter elevatis, sparsim punctatis; antennis testaceis. Long.
1. — lat. 2 I.
Cette espèce est extrêmement voisine de notre S.
holosericea, mais elle est un peu plus grande, présente
un corps plus élargi postérieurement, un corselet plus
trapézoide, une ponctuation moins serrée et une sur-
face plus veloutée. Elle se rencontre aussi en Mongolie.
13, Hoplia obducta Motsch., oblonga, subparallela, de-
pressa, punctata, rufo-testacea, thorace lineis duabus in rnedio,
elytrorum limbo fasciaque postica nigris, toto corpore squamis viridi-
3
34
bm dense obtecto; tibiis anticis exttis tridentatis, unguictdis pos-
ticis validis fissUihus. Long. 3 Va 1. — lat. 1.
15, Iloplia sabulicola M. St. P., oblonga, subparallela ,
depressa, punctala, rufo-testacea; supra squamutis rufo-lestaceis,
corpore subtus, scutello thoracisque linea angustissima squarnulis
viridibus obteclis; tibiis anticis tridentatis. Long. 3 1. — lat.
l»/3 1.
Peut-être est-ce l’un des sexes de l’espèce pré-
cédente, car il n’en diffère que par une forme un peu
plus allongée et les squamules du dessus du corps de
couleur jaune d’ochre?
14, Gonocephalum coriaceum M. St. P., oblongo-ovatum,
subdepressum, opacim, atrum, supra subtilissâme coriaceo- gra-
nulatum, subtus intgoso-tuberculatum; thorace transverso, fere
piano, lateribus arcuatis, angidis posticis promimdis fere rectis;
elytris punctuto-striatis, interstitiis alternis leviter décatis, lateri-
bus apiceque pilis brevissimis parce adspersis. Long. 3V4 1. —
lat. 1% I.
La forme de cet insecte rapelle beaucoup le Gon.
pusillum, mais sa taille plus grande, la granulation épaisse
et très fine du dessus du corps, les stries distinctement
ponctuées et les poils très courts, grisâtres, parsemées
çà et là sur la partie postérieure des élytres, le font
facilement distinguer.
Plesiophtbalmas lotsch.
Hëlopien près des Amarggmua et Mesolampus.
Yeux grands, planes et très rapprochés sur le front,
qui est concave.
Antennes plus longues que la moitié du corps,
grêles; 3:ième article trois fois plus long que les deux
35
suivants ensemble; 4:iènie article plus court que le 5:ième,
et égalent en longueur le llâème, qui ainsi que les
quatre précédents, est un peu élargi.
Cuisses antérieures élargies sur le milieu, de leur
bord interne.
Jambes antérieures un peu arquées, les postérieu-
res droites.
Premier article des tarses postérieurs aussi long que
les trois suivants réunis; tarses antérieurs non élargis.
Palpes labiaux courts, dernier article élargi et
presque carré.
Palpes maxillaires très saillants; dernier article
fortement sécuriforme.
Corps ovalaire, assez convexe, élargi au milieu,
atténué vers la tête et vers l’extrémité des élytres.
La seule espèce connue est le:
15, Plesiophthalmus nigro-cyaneus M. St. P., oblongus, con-
veayus, punctatus, nitidus, nigro-cyaneus; ore, untennis, tibiis
tarsisque îiigris; capite subelongato, inter antennas excavata,
punctato, clypeo producto, truncato; thorace convexo, antice
angustato, dense punctato, angulis posticis redis; scuteUo trian-
gulari, impunctato; elytris thorace latioribus, postice subdilatatis,
apice attenualis, profunde punctalo-strialis, interstitiis parce pun-
ctatis; abdomine subtilissime, epipleuris grosse-punctatis. Long.
7 1. — lat. 3 1.
16, MeloS coarctata M. St. P., oblonga, convexa, nitida,
nigro-viridi-cyanea, elytris abdomineque rugutoso-conaceis, capite
thoraceque laevigatis, punctis impressis parce adspersis; thorace
capite angustiore, elongato, antice subditatato, medio coarctato;
elytris dehiscenlibus, apice subacuminatis, humeris fere nullis.
Long. 9 1- — lat. 4 1.
Cette espèce a la forme atténuée et triangulaire
des Méloés de l’Amérique.
36
17, Priontis insiUaris M. Si. P., elongato-ovahis, postice
altenuatus, nigro-piceus, palpis, larsis, femoribus corpm'eque mb-
tus rufescentibus; capite punctato, oculis magnis; thorace Irans-
verso, sparsim punctato, nitido, lateribus bidentatis, angnlis pos-
tids reflexis, rotundatis; sculello triatigulari, punctato, nitido;
elytris subconveccis, rugoso-conaceis , minus nitidis, humeris am-
plis, apice arcualis, ad suturam spinula annatis; pectore griseo-
viüoso. Ç Long. IT'/a 1. — lat. 8 I.
Il n’y a qu’une femelle, laquelle rapelle beau-
coup, par sa forme et ses couleurs, la femelle du Pr.
imbricatus L., mais elle est plus grande, a les antennes
plus longues (de la moitié du corps), les yeux plus
larges, la dent du milieu sur le bord latéral du corse-
let plus saillante, l’écusson plus triangulaire, les élytres
plus^ larges à leur base, sans nervures distinctes et
ponctuées d’assez gros points, dont chacun est entouré
de rugosités, qui font paraitre toute la surface coriace
et peu luisante. La poitrine est assez fortement velue.
18, Purpuricinus spectabüis M. Si. P., elongatus, paralle-
lus, opacus, punctatissimus nigro-pilosus, coccineus; capite, an-
tennis, thoracis lateribus maculisque quinque, scutello, elytrorum
sutura punctoque postice, pedihus corporeque subtus nigris; ca-
pite grosse-punctato , püoso; thorace later aliter utrique dentato;
elytrorum lateribus leviter carinatis. Ç Long. TVs I. — lat. 2V2l•
Belle espèce qui rapelle un peu notre Purpuricinus
Servillii, dont elle a la taille, mais son corselet est
rouge, avec 5 taches noires, dont les latérales se con-
fondent; les élytres sont plus parallèles, plus allongées,
à ponctuation moins profonde, à surface plus veloutée
et avec la suture et deux petits points noirs postérieu-
rement; l’extrémité des élytres est simplement arrondie
et sur chacune on distingue les vestiges de trois ner-
vures longitudinales, dont la latérale est la plus marquée.
37
19, Pui-puricinus japanus Molsch., elongatus, paralklua,
opacus, punctalissimtis, cinereo-pilosus, coccineus; capite, anten-
nis, thoracis maaïUs quinque, scutello, pedibus cmporeque sub~
tus nigris; capite punctalo; thorace laleraliter ulrique dentato;
chjtrumm lateribus leviler carinaUs. Ç? Long. C'/s J- — lat. 2 I.
çj » 5 » — » 1V»I-
Cette espèce ressemble beaucoup au P. spectabilis,
mais elle est un peu plus petite et surtout plus courte,
la pubescence du dessous du corps eât d’un gris ar-
genté, les côtés latéraux du corselet et la suture des
élytres sont rouges, les antennes et la tète moins velues.
20, Hcteraspis japana M. St. P., semiovata, conveœa,
dense rugoso-punctata, nitida, cuprea; elytris parallelis, fascia
arcuata in medio, humeris apiceque viridi-metallicis, albo-pilosis;
antennarum basi, labro tibiisque plus minusve piceo-teslaceis;
capite brevi, ocuUs prominulis; thorace capite vix latiore, trans-
verso, subcylindrico, basi distincte marginato, bisinuato, lateri-
bus minus arcuatis, subtus angustissime marginatis; scutello cor-
diformi, opaco, punctalo, villoso; elytris subelongatis, humeris
prominulis, grosse confluente punctatis. Long. 31. — lat. 1% L
Cette belle espèce rapelle un peu la H. formosa
de Port-Natal, mais elle est plus petite, a une ponctua-
tion beaucoup plus prononcée sur tout le corps et au-
lieu de taches, elle ne présente sur les élytres qu’une
bande transversale arquée convexe vers la partie anté-
rieure, qui traverse un peu obliquement chacune des
élytres, pour se réunir en angle saillant sur la suture,
près de l’extrémité; la majeure partie des antennes
manque dans l’exemplaire que jai examiné, il serait
donc possible, que l’espèce décrite dusse former, a elle
seule, un genre particulier.
21, Uaphidopalpa femoralis Motsch., elongalo-ovata, de-
pressiuscula, punctulata, nilida, iestacea; oculis, anlennarum
38
articidis xiltimis, corpore subtus pedibusque quatuor postids atris;
thorace transverso, medio impresso, laleribus minus araiatis;
elyris elongatis, postice vix dilatatis, vage punctalis, abdomine
maris segmenta ultimo medio excavato, margine elevato, subtes-
taceo. Long. 3 1. — lat. V2 !•
Cette espèce est un peu plus grande que la R.
foveicollis; elle se distingue facilement par les pattes
de teinte obscure, et dont souvent les cuisses antéri-
eures restent seules de couleur testacée. Il parait qu’el-
le remplace la R. foveicollis sur les îles de l’Océan pa-
cifique; j’en possède un exemplaire complètement sem-
blable, qui vient de Stid-Wallis.
22, Aulacophora nigripennis Motsch., ovata, postice di-
latata, convexiuscula, nitida, nigra, capite, thorace abdomineque
paltidis, ore, palpis, antennis, libiis tarsisque atris; capite tho-
raceque impunctatis, hoc medio transversim profunde impresso,
laleribus antice angulatis; elytris vage punctatis, hurneris promi-
nulis, lateribus postice reflexis, dilatatis; antennarum articula
1:o, duobus sequentibus conjunctis, breviore. Long. 2'/^ 1. —
lat. ly* 1.
Les espèces de ce genre présentent, chez les mâ-
les, des antennes plus comprimées, souvent môme avec
quelques articles plus brusquement élargis, que chez
les femelles, qui les ont simples et minces; leur 3:ième
article est assez allongé et presque de la longueur du
4:ième et des suivants.
Arthrotas ISotsch.
Chrysoméline de la Tribu des Galérucîdes.
Antennes longues, 2:d et 3:ième articles très courts,
et môme réunis plus courts que le Lier; le 4:ième à
peu-près aussi long que les trois premiers ensemble.
39
Dernier article des palpes maxillaires triangulaire
et acuminé, plus court que le 3:ième.
Dernier article des palpes labiaux ovalaire, plus
long que l’avant dernier qui est transversal en forme
d’un segment lunaire.
Tête avec les mêmes impressions que celle des
Galérucides en général, mais plus transversale. Yeux
ronds et très saillants.
Corselet transversal, avec les côtés latéraux sinués
près des angles postérieurs et antérieurs, qui sont sail-
lants et dentiformes.
Elytres assez parallèles, fortement ponctuées, les
points disposées presque régulièrement; angles humé-
raux bien marqués.
Premier article des tarses plus large que le 2:d
et aussi long que les deux suivants réunis.
La seule espèce connue de ce genre est;
23, Arthrotus niger M. St. P., elongato-omtus, subparal-
lelus, convexiusculus , nitidus, niger; ore, antennarum arliculis
ullimis basi, genicuUs tarsisqne fusco-lestaceis, capite subtrans-
verso, fronte impressa, inter oculos carinata, laevi; thorace trans-
verso, impunctato, marginato, angulis anticis dentiformibus, pro-
ductis, poslids fere rectis, scutello magno, triangulari, subcon-
vexo, laevi; elytris parallelis, grosse parce punctatis. Long.
1% 1. — lat. 1 1.
Ce nouveau genre rapelle un peu la forme de quel-
ques Crepidodera, comme par ex; celle des Or. helxines,
populi &c., mais elle n’a pas les cuisses postérieurs sen-
siblement renflées, et par le racourcissement des pre-
miers articles des antennes elle rapelle les Monolepta
et Lithonoma, chez les quelles cependant le 4:ième ar-
ticle n’atteint jamais la longeur qui distingue ï Arthrotus.
40
Epüachna 28-maculala Motsch. , convcxa, rotundata,
postice altenuala, pitnctala, griseo-pubescens , subopaca, testa-
cea; oculis, thoracis media, maculis elylrorum 3, 4, 3, 3, 1 cor-
poreque subtus plus minusve nigris. Long. 2% !• — lat. 2V3 !•
Cette espèce ressemble beaucoup à PE. 26-punclata
de la nouvelle Hollande, mais elle présente une tache
noire de plus sur chaque élytre. Elle parait se ren-
contrer aussi dans la partie méridionale do la Sibérie.
Los autres Coléoptères connus, qui se trouvaient
dans cette petite, mais intéressante récolte faite au Ja-
pon, sont.: Xylotrupes dichotomus, Geotrupes splendidus,
Euchlora cuprea, Anomala oblonga, Phylloperta octocosta-
ta, Popilia japonica, Rhomhorhina japonica et dypeata,
Chrysochroa fulgîda, Chalcophora japonica, Ânobium pani-
ceum, Cerosterna glabripennis, Coccinella Sedakovii Muls"*"
et C. impustulata M+.
Je joins ici la description d’une magnifique Guêpe
de la môme récolte, description qui m’a été commu-
niquée par M. le Capitaine Radaschkovski:
Slo, Lespo yopom'ca Radaschkovski, magna, testacea, tho-
race, antennis, abdominis antiulis femoribusque nigi'is plus minus-
ve infuscatis; oculis, ocellis mandibulisque apice piceis. Long. 201.
Cette espèce a quelques rapports avec la Vespa
mundarina figurée et décrite par M. Smith en 1852 dans
les Transac. de la Soc. entomologique de Londres, mais
elle parait être de taille encore plus grande et pré-
sente une coloration différente. Les antennes sont noi-
res, avec leur l:ier article d’un jaune ferrugineux. La
tête est jaune avec une tache d’un roux ferrugineux au
dessus de chaque oeil. Le corselet et les épaulettes
sont d’un brun assez clair. L’abdomen est jaune, pré-
sentant en dessus les segments ornés chacun d’une
Kfiu/r'.v r// //i/i/n/of/ù^u/.'!
l.lInhiwiTll't ohlii/iiitf/i . II. iiifiiuiii . //. .iTrinmi/j/lti iiniiitililcni . K. UhlIi/rüfliilirii/liW. H.
■Vn ! rn. rh’utrn ri ru. l/.li,,s'rJiiiii Hir'Irriiuiiuü .U. 'ifiimlm.yajwtiidi.i, //. il,lhniliii.i iiailii'olli.^- .H. ■'r^.
■>,À',ilituriiii.f ixliirinltihi.rll. lllfliiil'i-inrm .-r/i l>n).rii ./A lO.liir.îr |ll).■ilt•ri cm: lO'iinU'iiiif.
t'u/: et: th.c/m/.f II.Lld'tiiiii.t (laji iiiilii.< Jlii.fl'f l'I./.nlruHii,'.' ini.s'illii.i .H .
s
41
bande noire, située chez les deux premiers au milieu,
chez les suivants antérieurement, ainsi que tout le des-
sous de l’abdomen; l’anus est jaune. Les pattes sont
de teinte ferrugineuse, cuisses noires. Ailes transpa-
rentes, rousses; nervures d’un brun roussâtre.
Les Odonates rapportées par M. Gaschkevitch du
Japon appartiennent aux genres Libellula, Calopleryx et
Neurobasü; les Lépidoptères aux espèces suivantes:
Papilio: Proienor F., Alcinous Klug., Sarpedon L., Xuthus
L., Machaon L., Pieris: rapae L., brassicae var. crucivora
Boisd., Melete Ménétr., Colias Neriene Fisch., Terias He-
cabe L., Danais Tytia Gray, Argynnis Sagana Doubl.,
Laodice Esp., Grapta Angelica Gram., Pyramis Callirhoë
IlUbn., Neptis Aceris Esp., Limenüis Sibylla, var. japon., Sa-
tyrus Phaedra, Lasiommata Gaschkevitchii Ménétr., Myca-
lesis Nicotia Hevvits., Ipthima Baldus Don., Lycaena Ladon
Gram., Hellotia Ménétr., Argia Ménétr., Chrysophanes
Phlaeas L., Pyrgm Tethys Ménétr., Agarista Slralonica
Gram., Eurypyle M., Acherontia Styx Westw., Syntomis
feneslrata Drury, Milleria glaucopis Gram., Calligena stig-
matirosea M., Chelonia punctatella M., Liparis dispar L.,
Clisiocampa neuslria, Calpe thalictn Borkh., Catocala obli-
terata M., Ercbus retorta Gram., rectefasciata M., Aspilales
pallens M., Cidaria X. signala M., acuiaria M., Odezia
humeraria M., Zerene tigraria M.
42
Cicades de la Rassie.
Par le Dir Ilagen ît KBnigsbcrg.
Les Cicades russes conservées dans les diverses,
collections entoniologiques de S:t Pétersbourg, m’ayant
été communiquées par M.M. Ménétriés, de Motschulsky
et le Baron de Sacken jointes à celles collectées en
Russie par M.M. Kindermann et Kolenati et qui se trou-
vent maintenant dans les Musées de Berlin et de Vienne,
je puis maintenant en donner une liste assez complète.
1, Cicada haematodes var. sanguinea. Ent. Zeit.
1855 p. 352. est la môme que C. Steveni Krynicki Bull,
d. 1. Soc. des Nat. de Moscou. Rus. mer. Caucase.
2, C. plebeja loc. cit. p. 353. Rus. mer., ïauride,
Transcaucasie.
3, C. Orni 1. c. 1856. p. 29 T. punctata F. Rus.
mér., Transcaucasie.
4, C. quercula Pallas = C. Paliuri Kolen. Rus. mér.
or., Orenbourg, Litt. de la mer Caspienne. C’est je crois
d’une manière accidentelle, que cette espèce se trouve
en Russie, sa patrie véritable étant l’intérieur de l’Asie.
5, C. hyalina F. =: C. geodcsma Kolen. Rus. mer.,
Tauride, Géorgie, Transcaucasie.
6, C. atra Oliv. = C. Alhageos Kolen. =: C. Gly-
cyrrhizae Kolen.; Tauride, Transcaucasie et frontière de
la Perse.
7, C. montana Scop. St. Pétersbourg, Russie, Si-
bérie méridionale, jusque aux rivages de l’Océan paci-
fique; Tauride.
8, C. admta Hagen. var. montana? Rus. mer. or.,
\
43
Caucase et Désert des Kirguises. Hormi les taches sur
les ailes, cette espèce ne parait pas différer de la C.
montana.
9, C. porasina Pallas. Rus. mer. or., Ural mer.,
Sibérie mer,
10, C. tibialis Pz. Caucase.
44
Sur les Collections Goléoptèrologiqiics
de Linné et de Fabricius
par
V, de Motschulsky.
(Continuation.)
111. PAUSSIDES
Paussus F.
Ceracoma L.
microcephalus L. . . . Sierra-Leona.
IV. STAPHILINIENS
1, Proteinides
Micropeplus Latr.
Staphilinus F., Omalium Gyll., Nüidula Hrbst.
porcatus Eur. temp.
Protcinus Latr.
Dermestes F., Catheretes Hrbst., Omalium 01.
brachypterus .... Eur. temp.
1) Parmi les Vaumu de Fabricius, le Pam. Vmealus a été décrit
antérieurement sous ce nom par Thunberg; tandis que les P. ruflcollin et
tlavicornU, a|ipartieiment aux genres Callops et Laius dos Malachides.
45
2, Omalides
Anlhobium Leach.
Silpha F., Dermestes F.
minutum Gerra.
pedicularium .... Europ., Est d'après la Col. de Copen-
hague identique avec Anthob. sorti Gyl\.; chez l’exem-
plaire type l’abdomen est noir.
Omalium Grav.
Staphilinus F., Stenus F.
philantus Cap. b. Sp.
Acidota Grav.
Staphilinus F., Omalium 01. Gyll.
crenata Eur. bor.
Lesteva Latr.
Carabus F., Staphilinus F., Anthophagus Grav.
bicolor Eur.
abbreoiata
Anthophagus Grav.
Staphilinus L. F., Lesteva Latr,
caraboides L Eur. bor.
alpinus Lapponia.
Geobius Heer.
Staphilinus F., Lesteva Latr., Anthophagus Grav. El,
plagiatus Eur, bor,
1) Les Staph. flnvipes F., tiielanocephalus F. et Stenus floralis F.,
qui sont des Omalium, ont été décrits antérieurement par Paykuil sous
les noms de Staph. planus, brunneus et floralis.
46
3, PlESTIDES
Piestus Grav.
Cucujus F., Occytelus 01., Zirophorus Daim.
spinosus . .
maxillostts .
Leptochirus Germar.
Cucujus F., Zirophorus Gray.
4, Cabpophilides
Carpophilus Latr.
Staphilinus F., Omalium 01., Elonium Leach.
striatulus Eur.
piceus . . .
5, OXYTELIDES
Oxytelus Grav.
Staphilinus F.
et Fabricius, cet insecte n’est pas le Staph. piceus
L., qui appartient aux Phloeonaeus.
rugosus Anglia.
Phloeonaeus Erichs.
Staphilinm L., Apladerus Stephens.
piceus L Eur. Upsala; D’après l’individu type
dans la Col. de Linné, il est identique avec Phi.
caestis Grav.
47
Bledius Leach.
Staphilinus F., Ocoytelus 01.
tuberculatm .... Ind. or.
brunnipennis .... Ind. or.
6, Stenides
Stenus Latr.
Staphüinm L. F., Stenus F.
biguttatus L Eur.
bipustulalus L. . . . Eur, L’exemplaire manque dans la
Col. de Linné et je le cite ici d’après l’autorité de
M. Hope.
juno Eur.
7, Paederides
Paederus F.
Staphilinus L.
riparius L Gothlandie. Dans la Col. de Linné
c’est le P.brevipennîs Lac., qui est marqué de ce nom.
ruficollis Eur.
1) Les Stenus spissicornis el conicus Fabr., sont d’après les types,
dans la collection de Copenhague, des Nitidulaires el le St. ficus parait
aussi y appartenir; il manque dans les Collections. Stenus floralis est
un Omalium.
2) Parmi les espèces rapportées par Fabricins au genre Paederus:
le P. riparius F. n’est pas celui de Linné; P. elongatus, brtmnipes et fili-
formis sont des Lathrohium, le dernier décrit antérieurement par Paykull
sous le nom de Slaph. quadratus; les P. fulgidus et tricoter sont des
Xantholinus; P. fulvipennis un Othius; P. orbiculatus un Stilicus; P. meta-
nocephalus une Lithocharis.
48
Stilicus Latr.
Paedenis F. Grav., Rugelus Leach.
orbiculatus Eur. D’après Erichson, synonyme du
Paed. rufipes Grav.
Lithocharis Dejean.
Paederus F. Gr., Medon Stephens, Lathrobium Nordm.
melanocephaium . . Eur. temp.
Lathrobium Grav.
Staphilinus L., Paederus F. Payk. 01.
elongatum L Eur.
brumipes Eur.
8, Xantholinides
Othius Leach.
Paedenis F., Sauriodes Dej., Gyrohypnus Mann.
fulvipennis Dania.
Xantholinus Dahl. ^
Staphilinus L. F., Paederus F., Gyrohypnus Kirby,
Eulisus Mannh.
fusdpes L Suecia. D’après la Col. de Linné c’est
le Xantholinus lentus Grav.
1) Des autres Staphilinites de Fabricius, appartiennent aux Paede-
rides, les Staph. angustatus et gracilis, qui sont synonymes ont été dé-
crits antérieurement par Paykull sous le nom de Staph. angustatus, qui
fait maintenant partie du genre Sunius.
2) Des Staphilinus de Fabricius, appartiennent encore aux Xantholi-
nides, le Staph. linearis F. et St. punctulatus F., mais tous doux ont été
décrits sous ces noms antérieurement par Olivier et Paykull.
fulgidus
tricolor .
. Enr. temp.
Dania.
Agrodes Nordrn.
Staphilinus F., Stei'culia Laporte, Araeocnemis Nordm
fulgens . . .
1
pilmus . . .
9 , Staphilinides
Cordylaspis Nordm.
Staphilinus F., Smilaw Laporte.
aurms . . .
Palaestrinus Erichson.
Staphilinus F.
Creophüus Kirby.
Staphilinus L. F. Er.
maœUlosus L. . . . Eur. L’exemplaire, qui porte l’éti-
quette dans la Col. de Linné, est élfectivenient
l’Ocypm olens, comme le disent Westwood et
Erichson, mais Linné parle de: vfasciis dneras»,
ce qui n’est applicable qu’a un Creophüus; aussi y
en a-t-il, dans la Collection môme, un exemplaire
à côté de celui qui est etiquetté.
oculatiis Nov. Zeland.
erythrocephalus . . Nov. Holl.
hirtus L. .
Emus Leach.
Staphilinus L. F. Er.
.... Eur. temp.
4
50
Ocypus Kirby. *)
Staphilinus F., Physetops Mannh., Anodins Nordm.
olms Eiir. nier. Dans la Col. de Linné
cet insecte est etiquetté comme Staph. maœillosus^
mais la description dans la Syst. Naturae ne lui
convient pas du tout.
cyaneus Italia.
pidpennis Germ.
brunnipes Anglia.
Staphilinus L.
erylhropterus . . . Eur. Dans la Col. de Linné ce nom
est appliqué au St. cesareus Cederh. et je ne vois
rien dans la description de Linné qui indiquerait
que c’est le St. castanopterus, comme le veut E-
richson. y>Habüat in fimo» ne change rien, car on
y rencontre parfois aussi le cesareus. Dans la
Collection il y a trois exemplaires semblables et
un quatrième, qui appartient effectivement au St.
castanopterus Grav.
aeneocephalus . . . Germ.
femoratus Carolina.
tcstaceus Am. mer.
1) P.ii nii les Staphilinus do l’abriciiis, il y a encore le Si. Irislis F.
et le St. similis F., qui sont des Ocypus, mais le premier est synonyme
de l'Ocyp. pidpennis F., le second a été décrit antérieurement par Olivier.
2) Des vrais Staphilinus. le St. erylhropterus F. = castanopterus
Grav.; le St. chalcocephalus F. = aeneocephalus F. Enl. Syst.; les St. fos-
,sor F. et chloropterus F. ont été décrits antérieurement sous ces noms
par Scopoli cl Panzer. Il y a encore chez Fabricius un Staph. uhnineus,
qui apparlienl au genre Astrapaeus, mais qui a été décrit antérieurement
par Rossi comme St. ulmi.
51
Trichoderrna Stephens. *)
Staphilinus L. F. Er.
rnurina L Eizr. l)’a[)rès la Col. de Linné c’est
la Trich. nebulosa F.
viduata Carolina. Erichson la considère com-
me identique avec le Staph. maculosm Grav.
Belonuchus Nordm.
Staphilinus F.
haemorhoidalis . . . Am. mer.
rufipennis Am. mer. D'après Erichson c’est le
B. formosus Grav.
Philonthiis Leach.
Staphilinus L. F., Bisnius Steph.
politus L Eur. Dans la Col. de Linné c’est le
Phil. aeneus Rossi, Grav., Er., qui se trouve ainsi
étiquetté.
splendens Germania.
varions Eur. bor.
nitidus Dania.
cyanipennis .... Gallia.
marginatus .... Eur. bor.
fulvipes Germ.
analis Dania. D’après Erichson le même
que le St. scitus Grav.
tennis Germ.
I) Parmi les Staphilinides de l'abrichis qui doivent rentrer dans
le penre Trichoderrna', il y a encore le Staph. nebiiloms F., qui a élé dé-
crit antérieurement par f.inné, comme St. rnurinm et le St. pubeeeemt F.,
décrit antérieurement sous ce nom par De Geer.
Qiiedius Leach.
Staphilinus F., Haphirus Steph., Microsaurus Dej.
fulgidus Germ.
flavescens Eiir. bor. Correspond d’après Erich-
son an St. impressus Panz. Fr. 36. 21.
Velleius Leach.
Staphilinus F., Quedius Er.
dilntatus Saxonia.
Oxyporus F.
Staphilinus L.
rtifus L Eur.
maxillosus .... Germ.
10, Tachyporides
Mycetoporus Marsh.
Staphilinus F., Oxyporus F., Ischnosoma Steph.
mordarius Eur. D’après Erichson le môme que
le Mycet. lepidus Gyll.
Boletobius Leach. 2)
Staphilinus L., Oxyporus F., Tachinus Grav.,
Megacronus Steph.
1) ne.s Oxyporus de Pabricius, il n’y a que le rufus et le maxillo-
sus, qui appartiennent effectivement à ce genre, toutes les autres espèces
sont des Tachyporides. L'Oxyporus dimidialus, n’a pas été retrouvé dans
I Collection et n’a pas pu être reconnu; probablement c’est un Ta-
cliyporus.
2) Des Oxyporus de Fabricius qui rentrent dans ]& Boletobius
l’Ox. lunulatus F. = Staph. atricapillus F.; l’Oxyp. thoracicus F. = Oxyp.
pyymaeus F.
53
lunulatus L Eiir. D’après le type dans la Col.
de Linné, c’est le Staph. atricapillus F.
trimaculalus .... Dania.
pygmaeus Dania.
Tachinus Grav.
Staphtbnus L. F., Oxyporus F.
silphoides L Eur. bor.
Ellipsotomus Motsch. 1845.
Staphilinus L. F., Oxyporus F., Tachinus Gr.
lignorum L Suecia. D’après l’exemplaire con-
servé dans la Col. de Linné il parait être iden-
tique avec l’Oxyp. flavipes F.
rufipes L Eur. L’exemplaire dans la Col. de
Linné ressemble au Staph. rufipes DcGeer, mais
sans taches rouges sur les élytres, tandis que
les épines anales sont identiques. Westvvood le
considère comme le Tachinus rufipes Erichson.
subterraneus L. . , Eur. bor.
hipiistulatus .... Germania.
marginellus .... Dania.
Tachyporus Grav.^)
Staphilinus L., Oxyporus F., Panz
chrysomelinus L. . Eur.
1) Des Oxyporus de Fabricius qui appartiennent maintenant au
genre EUipsolomus , tOxyp. rufipes F. a été décrit anléiieurement par De-
fieer comme Staph. rufipes; l’Oxyp. marginalus F. = Staph. subterraneus L.
2) Pour les Oxyporus de Fabricius, qui font maintenant partie du
54
ohlusus L Gorm.
flavipes L Eur. D'après la Col. de Linné c’est
l’Oxyp. hypnorurn F. fraichement éclos.
brunneus Gerin.
? dimidiatus .... Germ.
Conosomus Motscli.
Staphilinus L., Oxyporus F., Tachyporus Er.,
Conunis Steph.
littoreus L Gothland.
tcstaceus Gerni.
11, Aleociurides
Gyrophaena Mannh.
Staphilinus L., Aleochara Gyll., Bolitochara Mannh.
boleti L Suecia. D’après le type, dans la Col.
de Linné, c’est un insecte de couleur testacée,
avec une bande noire sur l’abdomen, qui pour-
rait s’accorder avec la Gyr. affinis Sahlb. West-
wood le détermine comme Gyr. niinima Er.
Homalota Mannh.
Staphilinus F., Ceranota Steph.
brunnea Eur. bor.
genre Tnchyporys, il y l’Oxyp. nnitlis F. = Siaph. obtusus L.; Oxyp. mela-
nncephalm F. = Stapli. chrysotnelinus I..; Oxyp. mmulus F. = Oxyp. hy-
pnonim 1’. =: Stiipli. flavipes L.
1) l'iirini lo.s 0,cypvrus pnbeseens do F.djricius. l’Oxyp. cellaris F.
= Oxyp. bhnnculalus F. = Stnpli'ühms liltorcus !.. Le nom Connrus ayant
été employé anlérienremenl pour nn genre d’oi.sean\; je l'ai changé en
Conosomus.
55
Aslilbus Dillwyn.
Staphilmus F., Dnisüla Leacli., Mymiedonia Er.
eanaliculata .... Dania.
Myrmedonia Er. ’)
Staphilimui F.
obscur a Ind. or.
Atemeles Dillwyn.
Staphilinus F., Goniodes Kirby, Lotnechusa Ei'.
emarginata .... Gallia.
Lomechusa Grav.
Staphilinus F.
strumosa Saxon.
Aleochara Grav.
Staphilinus L. F.
sanguinea L. ... Suecia. D’après la Col. de Linné
c'est une Aleochara à élytres rougeâtres et qui
pourrait être identique avec l’A. laevigata Gyll.
fusdpes Eur.
Des Staphilins décrits par Linné, deux seulement
n’ont [)as été reconnus ou retrouvés dans sa Col-
lection, et restent par conséquent indéterminés: le Staph.
(larescens et le St. cantharellus. Ceux décrits par Fa-
bricius ont pu être reconnus positivement, à l’exception
seulement de l’Oxypoms dimidiatus et du Stenus ficitë
et parmi eux il faut observer les suivants, qui quoi-
1) .Vu genre Hunnt’doma appartieiil le Stapliiliniis Umbalus F., mais
il a été décrit antérieuremcul par Paykiill, sous le même nom.
56
que. Brachélytres, ne sont pas des Stapliilins: Staph.
trcmiœrnis d’après M. Schauni est un Tyrus, Stenus
spissicornis , conicus et ficus, qui tous trois appartiennent
au genre Conotelus des Nitulaires; mais en revanche
il y a quelques vrais Staphilius que Fabricius avait
placés dans d’autres familles, ainsi que:
Cucujus maxillosus F. = Leptochirus.
— spinosus F. = Piestus.
Carabus abbreviatus F. = Lesteva.
Silpha minula F. = Anlhobium.
Demieslcs brachyptenis F. = Proteinus.
— pedicularius F. = Antliobium.
V, PSELAPHIENS
Tyrus A u b é.
Stap/iilinus F., Pselaphtts Reichb.
crasskornis .... M Schaum dit que d’après la Col.
de Copenhague c’est un Tyrus rnucronatus Pz.,
■ tandis qii’ Erichson prétend que sous ce nom, il
i! y a dans la Col. de Fabricius une Aleochara.
Bryaxis Leach.
Anlhicus F., Pselaphus Reichb.
sunyuineus .
1) Ici je crois devoir remarquer que Ericlison et Aube, avaieiil
luélciidu que mon Hrynxis lumimta n’elail qu’une abiiormild de la fe-
melle du Hr. sanguinea, et M. Aube voulait s’en être convaincu par autop-
sie; tandis que moi, ayant observé un accouplement, considérai l’individu
pourvu d’une lamelle comme le mâle et non comme une femelle. Mainte-
nant. ayant examiné attentivement les l’sélapliiens de la Collection du
Musée de llerlin, conservés encore dans l’ordre où les avait lai.ssés feu
57
Batrisus Aubé.
Anthicus F., Pselaphus Reich b.
dresdetisis D’après M. Schaum, c’est le Balr.
venustus fraichement éclos et conservé dans la
Col. de Copenhague.
VI, ScYDMAENIDES
Microsteinina Motsch.
Anticus F., Scydmaenus Schaum. *)
bicolor Cette espèce ressemble beaucoup à
la Microstem, tarsata M. & K., dont elle a la taille;
têle et corselet un peu plus foncés, élytres rous-
sâtres. Quatre articles arrondis et séparés les
uns des autres, forment la massue des antennes.
Dans la Col. de Kiel elle se trouve sans étiquette.
Krichson, j’y apperçus toute une rangée de mon Br. laminata, soigneuse-
ment séparée de la Br. sanguinea et parmi lesquels les et les étaient
étiquettés à part. Sous uu des mâles, il est marqué de la propre main
d’Erichson: var. peclore lamina porrecta armato; preuve évidente que E-
richson attribuait la lamelle aussi au (j' et non à la femelle comme le
prétend M. Aubé. Comme, d’après sa promesse (Wiegman. Archiv p.
50| Erichson devait s’en assurer par autopsie et qu’il s’est bien gardé
de publier ses observations, il y a raison de présumer, qu’il s’est, lui
même, assuré de l’opinion que j’avais émise, considérant la Br. laminata,
comme espèce différente de la Br. sanguinea. M. Fondras de Lyon a fait les
mêmes observations.
1) Ce nouveau genre, que j’ai séparé des vrais Scydmaenus, se di-
stingue par ses mandibules fortes, bidentées, le l;ier article des tarses
antérieurs dilaté chez le le 4;iéme article, des palpes maxillaires très
court üc., comme je l’avais déjà décrit et figuré, il y a quelques années,
dans un ouvrage critique sur les Scydmaenides, que j’avais envoyé à M.
le Prof. Trôschel à Bonn, comme réponse aux attaques continuelles, dont
j’ai été constamment le sujet dans les Wiegmans Archiv, qu’il rédigeait.
Ce qu’il en a fait ne m’est pas connu, mais il parait, qu’il est plus com-
mode do critiquer, que d’avoir le routage de supporte le.« répliijues.
58
Scydmaenus Latr.
Anthicus F., Pseluphus Hrbst.
minutus D’après la Col. de Kiel, c’est bieu
le Scydm. hirticollis 111.
Eumicrus Laporte.
Anthicus F., Sajdmaemis Schauui.
Hellviyii.
Mastigiis Illig.
Plinus F., Nolaxus Thunberg.
spinicomis D’après le type conservé dans la
Col. Banks, il appartient à ce genre, mais je n’ai
pas remarqué les épines aux cuisses que figure
Olivier.
59
Synonymies.
Remarques du Prof. Erichson sur les Staphilinites types
du Comte Mannerheim.
Le Comte Mannerheim avait communiqué, tous les
types des Staphilinites qu’il avait décrits dans ses «Prém»,
à Erichson, mais bien après la pvdjlication du grand
ouvrage de ce dernier. Une partie des remarques de
ce dernier ont été publiées par le Docteur Schaum
dans la Gazette ent. de Stettin, avec la prière de com-
muniquer les autres, s’il en éxiste. Je remplis main-
tenant cette tâche, en publiant sans aucun changement,
toute la liste, que je tiens pour cet effet de feu Man-
nerheim. Je pense que M. Kraatz pourra en profiter
pour restrindrc plusieurs de ces espèces, qu’il croit
nouvelles. (le Rédacteur.)
Déterminations et remarques:
du Comte Mannerheim du Prof. Erichson
Bolitochara subpubescens — Tachiusa umbratica.
Kirby.
Ücalea [irolixa Gyll. (type) = picata Steph. = badia Er.
— crassicornis Gyll. == Homalota vestita.
(type)
(’alodera protensa M. = humilis foi'te; diffère
par son corselet plus al-
ftU
Calodera ruficornis M.
Tachyusa flavitarsis Sahlb. =
(type)
— carbonaria M., =
possédant un bon nom-
bre d’exemplaires par-
faitement semblables,
je la considère comme
espèce distincte.
Tachyusa urnbratica Er. =
— coerulea Sahlb. =
Calodera testacea M. =
Je fus induit en erreur
par Gyllenhal, qui m’en-
voya sous les nom dAleo-
chara reptans une tout au-
tre espèce.
Phlaeopora corticalis Gr. =
Homalota graminicola ==
— rigidicornis? Er.
linearis var. =
(type Gyll.)
— longiuscula M. =
— maritima Eschh. =
— planiuscula M. =
— terminalis Gyll. =
(typ«)
longé, avec une impres-
sion plus visible et par
ses antennes plus fortes,
humilis, mais avec l’im-
pression sur le corselet
plus marquée,
chalybea Rudd. Er.
chalybea Rudd. Er., l’ex-
emplaire parait être mal
développé.
urnbratica.
coerulea (pas chalybea
Rudd.)
Phlaeopora reptans Grav.
corticalis.
graminicola.
angustata.
vestita.
n. sp.
linearis.
elongatula Gr. var.
fil
Homalola exilis M. = elongatula var.
— oblonga M. = elongatula var.
toutes ces trois espè-
ces ne sont par dutout
des variétés.
— linearis M. = aequata Er.
— linearis Gr. = linearis.
— depressiusculaM.= plana Gyll.
— omaloides M = plana,
espèce nouvelle de l’A-
mer. bor.
— molesta Dej. = festinans.
(type)
— complana M. — elongatula var.
espèce différente de-
longatula.
— circellaris? Gr. = n. sp., voisine de la dr-
cellaris, mais plus petite,
de la Crimée.
— inquinalis M. = circellaris var.
— compressa M. = plana Er.
— marina M. = obscurella Er.
— sericansM. var.a.= oblonga. '
— luridipennis M. = elongatula var.
j’en doute fortement.
— socialis Payk. — socialis & sodalis
— castanoptera M. = socialis var. longicornis.
d’après moi , certaine-
ment une espèce parti-
culière. 1' ' -
sericans Gyll. == vestita.
var. b. (type)
62
Honialota atranientaria
(le la Col. Gyll. = socialis.
— nigritulaM. var. 1). = excavata var
pas l’excavata.
— axillaris M. = ochracea Er.
— fulvicornis M. = analis.
— excavata Gyll. == excavata.
— atramentaria Kirby = atrarnentaria.
— aenescensZetterst.= atramentaria.
— gemina Es. = gernina.
— MannerlieimiiSahlb. = subsinuata.
puberula M.
elongalula Gyll. = analis.
var. b. (type)
parait être une espèce
distincte.
— teres M. = analis Gr.
— exilis Er. = excavata var.
— inconspicua Er. = celata var.
— cauta Er. = cauta.
— celata Er. = celata.
— anceps Er, == anceps.
— clancula Er. = fungi.
— longicornis Er. = longicornis.
— validicornis M. = longicornis var.
— lividipennis M. = lividipennis.
— extensicollis^M. = viduata.
— fungi Knach. = fungi.
— obfuscata Gyll. (type) = aterrima.
— sericata M. = aterrima var.
trèsprobablement espèce
distincte.
63
Ilornalota parvula M.
— impressifroiis M. =
espèce distincte.
Oxypoda pellncida M. =
Mon nom a certaine-
ment la priorité.
— lateralis M. =
— opaca Gr. =
— melanaria M =
— umhrata Gyll. =
— procerula M. =
— alternans Gr. =
— hrevicornis M. =
— abdominalis
(Sphaenoma) M. ==
— pallida M. =
j cingulata M. =
(annularis M.
Parait être différente de
la helvola.
— obfuscata M. =
— cuniculina Er. =
— corticina Er. ==
— reptans Gyll. =
(type)
— longicollis M. =
— elongatula M. =
n. s[). voisine de FH. or~
phana, corselet avec une
ligne imprimée au milieu
et plus rétréci postérieu-
ment.
atramentaria, mais avec
le front plus fortement
imprimé,
infuscata Kellm.
infuscata var.
opaca.
Homalota testudinaria Er.
umbrata.
longiuscula.
alternans.
cunicularia.
togata Er.
helvola.
helvola.
promiscua.
cuniculina.
corticina.
analis.
Homalota languida
prolixa.
«4
Oxypoda siitiiralis M. = ii. sp. de la Crimée.
— confinis M. = Homalota .subsinuata.
— pulchella M. = voisine de l’analis, mais
avec des antennes élargies.
— haeraorhoa M. = promiscna.
— gilvicornis M. == une Homalota, qui m’est
inconnue et voisine de l’H.
elongatula.
— sanguinicornisM. = suturalis var.
— Steveni M. == suturalis var.
Je doute fortement que
ce soient des variétés.
Aleochara intricata M. == bipunctata var. minor.
— castaneipennis
Esch. = moesta var.
Plus que douteux qu’un
insecte d’Amérique puisse
être une variété d’une
espèce européenne!
— fumata Gr. M. == moerens.
— bisignata Et. ' == bisignata.
— lanuginosa Grl — lanuginosa.
— villosa M. = moesta.
— moerens Gyll. = moerens. '|
— haemorhoidaiis M. == moesta. '
— curta Sahlb. (type) == fumata.
— laevigata Gyll. = laevigata.
— brevipennis M. = brevipennis var.
Microcera inflata M. — Oligota subtilis.
Il faut donc adopter le
nom générique le plus
1.
ancien.
»5
Gyrophaena elongatula M.
— affinis M.
— * polita Gr.
— advena M.
trouvée vivante dans
une boite qui venait du
Cap.
= n. sp.
= affinis.
= polita.
= Oligota subtilis var. minor.
— boleti L. = boleti.
Placusa pumilio Gyll.(type) == pumilio Gr.
— pumilio Grav. = n. sp-
— atrata M. ==;= Hoinalota clancula Er.
— humilis Er. ^ — autumnalis var.
— infima Er. • = — autumnalis var.
Hypocyptus laeviusculusM. — laeviusculus.
Tachyporus abdominalis
Gyll. =s abdominalis.
— nigriceps M. hypnorum , exemplaire
Douteux! fraichement éclos, chez
lequel la tête est salie.
Tachyporus erythropte-
rus Pz. brunneus.
— hypnorUm F. hypnorum.
— chrysomelinüs L. = chrysomelinus-
— chrysomelinüs
var. 1). Gyll. (type) = tersus var.
— humerosus Knoch. = tersus var.
— ruficollis Gr- = transversalis Gr.
— pusillus Gr. = pusillus.
— pusillus var. b.
Gyll. (type) = scitulus.
ruficollisGyll.(type) == transversalis.
5
«6
Tachinus laticollis M. =
— humeralis Gr. var. c. =
— hipustulatus F. ==
certainement pas frigidus.
— rnarginellus F. =
— pallipes Gr. =
— intermedius M. =
— fimetarius G. =
— collaris Gr. =
— punctipennis M. =
espèce distincte, par
la ponctuation des élytres.
— propinqua M. =
— alpinus Escli. =
c’est douteux que cette
espèce des Alpes de la
Suisse, soit identique avec
celle de l’Amérique.
Bolitobius pulchellus M. =
parait, être une espèce
réelle.
— exoletus Er. =
Mycetoporus longulus M. —
— amoenus M. =
ces deux espèces pa-
raissent ne pas être des
variétés.
— lateralis Kunze =
— splendidusvar.b.M. =
— pronus Er. —
— splendidus Er. —
— pallidus M. =
rufipes? var.?
humeralis.
frigidus var.
rnarginellus.
pallipes.
rnarginellus (j".
fimetarius.
collaris.
elongatus var.
frigidus
frigidus
lunulatus var. où la base
des élytres est rouge
jusqu’à leur milieu,
exoletus.
lepidus var.
longulus var.
lepidus.
splendidus.
pronus.
splendidus.
splendidus.
«7
(nilicornisPavk. var. = pilicornis.
Üthius { „
(allernans Gr.
— id. var. nigriceps M. == pilicornis var.
— macrocephaliis Eschh. = n. sp.
— californiens Eschh. = pilicornis, bien voisin.
Xantholinus punctulatus
Payk. = punctulatos.
vit dans le fumier.
— ochraceus Gyll. = ochraceus sp. div.
vit seulement dans le
bois pourri.
— parvulus M. = à peine distinct de l’o-
chraceus.
Leptacinus paru m puncta -
tus Gyll. = parumpunctatus.
— procerulus M. = batychrus.
arcticus? En des
Iles Kouriles = n. sp. différente de l’arcti-
orientalis Motsch. eus: le corselet ressem-
ble à celui du Si. maxil-
losus, chez lequel il est
plus allongé, les élytres
aus.si plus longues et
plus fortement velues.
— inauratus M. = rntirinUs.
plus cuivreux et à éty-
tres plus courtes que
l’espèce d'Europe
— rugifrons M. == erythropterus.
Ocypus similis Gr. = similis.
— erythropus M. = brunnipes.
Staphi-
linus
Ocypus uralensis M. =
— chalcocephalusDej.=
— sericeicollis Mé-
tiétr. Fald. ==
— protensus Ménétr.
Fald. =
— angustatus Dej. =
PhilontiiscalifornicusE.sclih.=
— rotundicollis M6n.
Fald. =
fuscatus var.
picipennis.
eu P relis.
ater.
luorio.
furvus Nord ni.
scutatus.
— alratus Gr. =
— lucens M. =
— fuscipennis M. =
— subfuscusGyll.(type)=
— albipes Gr. =
— rigidicornis M. =
— varians Gyll. =
— immundus M. =
— irregularis M. =
douteux!
— dimidialus Sahlb. =
— opacus Gyll. (type) =
— agilis Gyll. =
— debilis Gr. —
— ventralis Gr. =
— quistpiiliariiis Gyll. =
— rivularius Dej. (type) =
— nanus Gyll. =
— Siegwaldii M. ==
— micans Gr. =
— ininiatus M. Cauc. =
— fulvipes F. ==
atratus
atratus iJ.
poli tus.
uiiibratilis.
albipes.
cephalotes ij.
ebeninus Gr. var.
ebeninus.
sordidus var.
caucasicus Nordni.
varians Payk.
varians.
debilis.
ventralis.
quisquiliarius.
quisquilarius.
splendidulus Gr.
n. sp.
micans.
salinus Kiesenwetter.
fulvipes.
09
Pliilonlus alerrinius Gr. = aterrimus.
— albionicus Esch. = n. sp.
— niultipunctatus M. = punctus.
— punctus Gyll. M. = parumpunctatus Er.
— planatus M. = elongatulus Er.
jochripennisMénéti
^ue* ‘u®|pQp.,jjg Dabi. Dej. = lulgidus var.
— variabilis var. c. Gyll. = xantliopus.
— ■ luaurus M. = xauthopus var.
espèce distincte!
— laevigatus Gyll. = laevigalus.
— nigritarius Ménétr. = frontalis Nordm. var.
— tristis M. == molochinus var.
— vicituis Ménétr. = molochinus.
— maurorul'us Gyll. = umbrinus.
(type)
— inaurorufus M. = attenuatus.
est une espèce parti-
culière, à la quelle j’ai
donné le nom de Ph.
gilvipes. .
— attenuatus Gyll. = attenuatus.
(type)
— boops Gr. = boops.
Scimbalium anale Dej. =■ anale.
Lathrobium rufipenne M. = fulvipenne Gr.
— fulvipenne M. == fulvipenne var.
(quadratum Payk. = quadratuni.
(terminale Gr.
— punctatum Zetterst. = punctatum.
Stilicus confiais M. = rufipes.
— affinis Er. — affinis.
70
Stilicus orbiculatus Payk. = aftinis.
Sunius angustatus
Stenus biguttatus F.
— biguttatus Gyll. M.
— maurus M.
— ater Dabi M.
— seniculus M.
u’est pas le carboiiarius.
— buphtlialmus Er.
— borealis M.
ce n’est pas l’opacus.
— inaequalis M.
également nouveau,
— cinerascens Er,
— niger Dabi. M.
— carbonarius Gyll.
(type)
le nom de Gyllenbal
est plus ancien.
— aemulus Er.
— canaliculatus Knoeb
— opacus Er.
— boops Gyll.
— ' providus Er,
— argus Gr.
— bumilis Er.
— circularisGyll. (type'
— pumilio Er.
— bifoveolatus Gyll.
— [)roboscideus Gyll.
(type)
= angustatus.
= biguttatus.
=î= bipunctatus Kirby.
— juno (S
— ater.
= carbonarius.
= bupbtbalmus.
= opacus.
=f= bupbtbalmus.
cinerascens.
opacus.
= cinerascens.
tarsalis l.jungb.
= aemulus.
= canaliculatus.
= bupbtbalmus.
= speculator Knacb.
= providus.
= argus 2-
= bumilis.
= declaratus.
= pumilio.
= bifoveolatus.
= impressus.
— tarsalis.
71
Il me parait en géné-
ral que dans les Sténides,
si difficiles à distinguer,
Erichson a commis beau-
coup d’erreurs; notre in-
telligent Maklin a étu-
dié scrupuleusement nos
espèces de Finlande et
il a découvert plusieurs
espèces nouvelles.
EvaesthetuslaeviusculusM. =
Bledius taurus? ==
— elongatus M. des
environs de St. Pé-
tersbourg ==
— fracticornis =
— femoralis Dj. Gyll. =
— castaneipennis M. =
— fuscus Steven =
— pallipes Gr. M. =
— talpa Gyll. =
— arenarius Payk. =
Platysthethus mordax
Sahlb. (type) =
Oxytelus carinatus Pz. Gyll. =
— carinatus var. b.
Gyll. =
— carinatus var. c. M. =
— piceus Er. =
— longicornis M. =
— sculpturatus Gr. =
— piceus Gyll. M. (type) ==
n. sp.
hinnulus.
n. sp.
fracticornis.
femoralis.
opacus.
nigricans var.
fracticornis (immaliirus).
talpa.
arenarius.
morsitans
rugosus.
rugosus (J var.
rugosus.
piceus.
sculptus.
sculpturatus.
luteipennis.
72
le piceus d’Erichson
u’habite pas le Nord, et
n’est par conséquent pas
l’espèce de Linné.
üxytelus depressus Gyll. = complanatus.
— fuscipennis M. = n. sp. de Sitka.
— nitidulus Gr. = nitidulus.
— pusillus Mann. = de[)ressus.
IMdoeonaeus caelatus var.
b. Gyll. caelatus.
Trogophlaeus corticinus M. = riparius.
— corticinus Gr. = corticinus.
— gracilis M. = tenellus.
— fuliginosus Gyll. = tenellus.
(type)
Taenosoma pusilla Gr. M. = Omaliura pusillum Gyll.
napponicusM.= alpinus F.
Anthophagusunandibula-
( ris Gyll.
— alpinus M. = omalinus Zetterst.
Lesteva pubescens M. = bicolor.
Arpedium quadrurn Gyll. = quadrum.
— sibiricum M. = quadrum
— brachypterum Gr. = brachypteruni.
— caspicum M. = Anthobium triviale.
Hetcrops testaceum Eschh. = n. sp. de Sitka.
Olophrum boreale Payk. = boreale.
— consiniile Gyll. = consimile.
Oinaliuin Oxyacantba M. = rivulare var.
douteux!
— Viburni M.
— Salicis M. var.
= florale.
73
Oinaliuni nigruni M. var.
— florale M. var.
— nigruni Gr.
— lineare Zetterst.
lanatum Gyll.
^doplanatum Gyll.
f var. c.
— concinnum Marsh.
— monilicorne Gyll.
var. b. (type)
(deph
— yrlnnU'
= florale.
= nigruni.
= lineare.
— deplanatnni.
= concinnum.
planuin var. pallida, ma-
jor.
— planum Payk. planum var. minor.
Anthobium fimetariumE8ch.= Latriinaeum n. sp. deSilka.
— lapponicum M. = llavipenne.
— pathos Eschh. = n. sp de Sitka.
Micropeplus staphylinoi-
des Gyll. (type) = tesserula Curlis.
Presque toutes les espèces énumerées ici, ont été
prises en Russie et notamment la plus grande partie en
Finlande, ce qui donne à cette liste une valeur d’autant
plus générale, qu’elle contribue essentiellement, par sa
détermination vérifiée, à élargir nos connaissances sur
la distribution géographique des Staphilinites.
Notices,
Harpalites laevigatus F. , Broscomorphus terricola Bon. ,
Br. arenarius Bon. et autres Scaritides parallèles et al-
longés, présentent sur les bords latéraux des deux
74
avaiils-derniers segments de l’abdomen, des taches
jaunâtres assez distinctes; serait-ce un appareil lumi-
neux, pour ces Coléoptères nocturnes?
Ludius germanus L. est un insecte fortement car-
nassier, et je l’ai vu en Juin à 8 heures du soir, dévorer
l’abdomen d’une grande Epeira, encore vivante, mais dé-
jà affaiblie. M.M. Ménétriés et Sievers étaient présents.
Lamprohiza splendidula L., se nourrit, à l’état de
larve, de l’animal des Cyclostoma et autres coquilles
terrestres, présentant ainsi une manière de vivre ana-
logue aux Drilus, dont les femelles et les larves man-
gent des Hélix.
Serropalptis barbatus Schall. (striatm Payk.) est un
insecte nocturne, qu’on doit chercher avec une lan-
terne sur les troncs de bouleaux. (Gom. de M. Obert).
Gibbium scotias F., a été trouvé dans l’intérieur
de TOliva inflata, provenant d’Egypte, après que la
coquille eut été sciée en deux. Il parait que la larve
y avait vécu et conçue sa métamorphose. (Com. de M.
Pape à S:t Pétersbourg).
Acherontia alropos L., est très commun à Odessa,
en Bessarabie et sur l’île de Malte, de sorte qu’à l’é-
poque de son apparition, on peut en faire tomber de
chaque arbre. 11 est curieux, que les chats en soient
friands, tandis qu’ils recherchent bien moins le Sphinx
Nerii. (Com. de M. Iven).
Harpyia vinula L., parait rester quelquefois plu-
sieurs années à l’état de chrysalide. II y a donc dans
la nature des conditions, sous lesquelles le dévelop-
pement des cocons, peut-être retardé, ce qui est d’une
grande importance pour la sériculture.
Micana sparsana. Cette Toi’tricide s’est montrée en
75
grande quantité en Courlande le 28 Octobre, après
qu’une neige assez épaisse eut couvert la terre depuis
trois jours; elle volait rapidement pendant une tempéra-
ture de — 7® Réaum. Voilà un exemple que les Lé-
pidoptères peuvent supporter une gelée assez forte.
(Corn, de MM. le Pasteur Rosenberger et Ménétriés).
Chenilles des Lépidoptères en hiver. Exposées au
froid, elles s’étendent les unes près des autres et gè-
lent complètement, pouvant être cassées comme du
verre. Mais à l’arrivée d’une température plus éle-
vée, elle revivent et recommencent toutes leurs fonc-
tions vitales. (Con). de M. Sievers).
Heliotis scutosa, la chenille de ce papillon, attaque
souvent les chenilles des autres Lépidoptères, il faut
donc la tenir isolée. (Corn, de M. Becker à Sarepta).
Julm sabulosus et autes espèces, sortent des oeufs,
avec un corps composé de quatre segments et avec
six pattes seulement.
Acanis lactucae Motsch., coleoptratum afif. Au mois
de Mai on remarque souvent des taches roussâtres sur
les tiges des feuilles de laitue; en les examinant de
plus près, on distingue facilement qu’elles sont for-
mées d’une multitude de petits Acarides à couleur
rousse, qui se meuvent, mais qui ne peuvent s’enfuire,
pareeque chacun est attaché à la tige de la feuille
par une rnendjrane d’un à Yg ligne de longueur et
si forte qu’il est assez difficile d’arracher PAcharide.
La place où étaient enchainées ces petites arraignées
était rongée; preuve quelle leur avait fourni leur nour-
riture. Il y a donc toute vraisemblance, que ces Aca-
riens, se sont devellopés d’oeufs, qui y ont été pon-
dus et attachés ainsi aux nervures de la plante.
76
111. Ëiitoiiiolo^ie appliquée.
Insectes utiles et nuisibles.
Dans cette rubrique nous nous proposons de don-
ner, toutes les remarques, qui nous parviendront sur
les moeurs, l’utilité et les dégâts que causent les in-
sectes à l’agriculture, à l’industrie ainsi qu’à l’écono-
mie domestique, tâchant surtout de bien préciser la dé-
termination de l’espèce, seul moyen de donner de la
valeur à ces observations.
Anisoplia austriaca Herbst, a causé cette année des
grands dommages au seigle, dans la Gouv. de Tscher-
nigoff. Après avoir examiné attentivement les gerbes
qu’on avait fait faucher, sur les champs dévastés par
ces insectes, on put se convaincre qu’ une grande
partie des semences étaient avortées et que celles qui
s’étaient développées, n’avaient point été endommagées
par l’insecte; ceci parait prouver que le dégât a dû
avoir lieu pendant la fleuraison et que les Anisoplia
se nourissent comme bien d’autres Melitophiles du pol-
len des fleurs. (Corn, de M. Ménétriés).
Anisoplia fruticola F. fut remarquée en grande
abondance, en 1855, dans les champs de seigle du
Gouv. de Mohileff; lors de la récolte, les gerbes fu-
rent en majeure partie sans semences. (Com. de M.
Ménétriés).
77
Euphoria melancholica Gory & P., est à la Nou-
velle Orléans une véritable calamité pour les ama-
teurs de roses; elle est très commune en Avril, dans
les fleurs des roses remontantes, sur les squaires, ron-
geant non seulement le pollen mais aussi le calice.
Leucoscelis stictica L., se nourrit des fleurs du char-
don, et s’introduit souvent dans l’intérieur où elle atta-
que les semences non mûres.
Epicaitta enjthroccphala F., a ravagé cette année
les jardins potagers, du Gouv. de Jekaterinoslav. Elle
attaque non seulement les plantes potagères de toutes
espèces, mais aussi les plantes médicinales et surtout
les crucifères, qu’elle dévore jusqu’ à la tige. 11 serait
très important d’observer la larve de cet insecte et
sa manière de vivre? (Coin, de M. Ménétriés). Ce môme
insecte vient de causer des ravages terribles dans nos
plantations d’indigo près deLenkoran, et disparut vers
le commencement d’Août, ce qui donna aux plantes
le temps de donner à l’automne des pousses nouvelles
jusqu’ à 1 ‘/g pieds de hauteur. (Com. de M. Kasitzki).
La même plante en Amérique est attaquée par un tout
autre insecte, tEudiagogus Rosenschildii , comme je l’ai
déjà énoncé à la p. 5. de ces Etudes, 1856.
Epicauta ambusla Pallas, dévore également les Cru-
cifères, en Daourie, et cela à un tel point, que des
espaces considérables dans les prairies, présentent
quelquefois une teinte noire, par la quantité accumu-
lée de cet insecte.
Epicauta lemniscata F., attaque, aux Etats-Unis de
l’Amérique, les feuilles des pommes de terre. (Com.
de M. Haldeman à Columbia).
Xyletinus chinonsis F., qui parait être le même que
7H
le A”, serricornis SchOnh., est connu à la Havane, comme
faisant beaucoup de dégâts dans le tabac séché. A
Hambourg, il y a quelques années, toute une cargai-
son de Cigarres de l’Amérique, arriva complètement
détériorée par cet insecte; mais faute d’autre nourriture
il s’introduit aussi dans les Collections d’insectes, et j’en ai
vu sortir un d’une grande Calandra de la Chine, et un autre
du corps d’un Lucanus lunifer de l’Himalaya. La Cata-
rama tabaci Guérin est un insecte quatre fois plus grand.
Anobium paniccum L., attaque non seulement le
pain et les pâtes, mais aussi les insectes dans les Col-
lections. Un grand Dytiscus, dans l’intérieur duquel
l’insecte avait pondu ses oeufs, a été complètement
détérioré par les larves qui en sortirent. (Corn, de
M. J. Kouschakevitch).
Apate frumenlaria NOrdlinger, est très commune
dans le froment, en Egypte, d’où elle a été introduite
en Europe et placée dans le Catalogue du Comte De-
jean sous le nom dAp. caslanea Ullrich. Elle appar-
tient au genre Dinoderus Steph. et ressemble un peu
à l’Ap. pusilla F., qui vient de Cuba et qui est plus
petite et plus étroite. Dans une cargaison de riz,
venant des Indes orientales et infectée par le Sitho-
philus oryzae, s’est trouvé aussi un exemplaire du Di-
noderus frumentarius, mais mort, ce qui parait indiquer,
que le riz n’est pas la nourriture propre à cet insecte.
Anthrenus mmeorum L. Cet insecte apparait dans
les Collections au mois de Janvier et Février, s’ac-
couple en Mars, pond ses oeufs et meurt. Il faut
1) Ici à S:t Pétersbourg, le plus souvent avant la disparition de la
neige et le réveil de la nature; c’est donc évidemment tin insecte intro-
duit des régions plus méridionales.
79
donc, inspecter les Collections de préférence au prin-
tenis dès que les larves apparaissent, ou bien en No-
vembre où cet insecte se transforme en chrysalide, et où
la moindre secousse le fait facilement tomber sur du
papier étalé à cet effet. La chaleur concentrée est la
meilleure méthode pour se débarasser de ces hôtes
destructeurs.
Cassida nebulosa L. L’été passé, à Péterhoff, cet
insecte, faute de nourriture, attaqua les feuilles des ^
Callislegia et du houblon. Dans le voisinage il y avait
cependant quelques plantes (TAriplex, sur lesquelles
les larves s’étaient développées et qu’elles avaient fini
par manger totalement, se jetant ensuite sur d’autres
plantes environnantes. Ceci prouve quel soin on doit
apporter à nettoyer, non seulement les champs de bet-
traves, sujets aux ravages de cet insecte, mais encore
les plantes environnantes, car dans ces terrains, que
l’on fume chaque année, ce sont très souvent les Ar-
riplex qui dominent et propagent la Cassida.
Oedipoda migratoria L. Contre cet insecte dévas-
tateur, lorsqu’ encore à l’état de larve il ne peut voler
et dévaste cependant toute végétation sur sa route,
on a employé avec succès, dans la Russie méridio-
nale, des chariots aux quels étaient attachées des deux
côtés des branches d’arbres et des broussailles, en
forme de balais gigantesques. Avec plusieurs de ces
chariots à balais, on s'avance en ligne droite sur les
places occupées par l’insecte et on balaye toute l’éten-
due. Bientôt la majeure partie des dévastateurs est
écrasée ou du moins rendue incapable de continuer
1) .itriplex se nomme en russe .1e6P4a.
80
sa marche, vû les pattes cassées et le corps en-
dommagé (Journal, de la Soc. lmp. 1. économitpie 1856).
Agrotis valligera F. La larve de ce papillon nui-
sible aux blés, vit de préférence des racines de la
Scabiosa arvensis, et de là elle parait, faute d’autre nour-
riture, se répandre sur les racines environnantes de
blés. Il faut donc tâcher d’éloigner cette plante du
voisinage des champs cultivés. (Corn, de M. Sievers.)
Ennomos mbsignaria Hübner, vit en très grand
nombre sur les Platanes aux environs de New-York.
Hyponommta cognatella a dévasté cet été, les po-
miers à Peterhoff, et quoique la température baissa
souvent la nuit au-dessous do +5*’ R., elle construisit
parfaitement bien ses cocons.
Hyponomeuta padclla (evonymella L.), qui attaqua
le Prunus padus, fit la môme chose que la précédente
mais quelques jours plutôt. Cette espèce ne s’observe
ici que sur le Prunus padus, il est donc juste d’appli-
quer le nom de padella à cette espèce et non celui
devonymella, qui ne lui convient pas du tout.
Torlrix Bergmanniana, était en grande quantité sur
les roses, dont elle roule et chiffone les feuilles.
Butalis Zea-Maïs Motsch., cause, tant en Europe
qu’en Amérique, un immense dégât au Maïs, conservé
dans les hangards. Cet insecte offre plusieurs géné-
rations par an, si le temps n’est pas trop froid. Les
larves sont assez robustes, un peu applaties, blanches
avec les parties de la bouche rembrunies et rapellent
en général, un peu celles des Bostrichm, mais les 6
pattes antérieures sont bien développées et les 12 pos-
térieures également visibles. Dans un épis de Maïs,
qui comptait 900 grains, au bout d’un an, il n’en resta
81
pas une centaine; tous les autres étaint vidés par ces
insectes, qui y avaient subis leurs métamorphoses et
qui me procurèrent environ 200 papillons complets.
Il n’y a pas de doute, qu’ en face de pareils enne-
mis, il n’y ait de remède plus efficace que les hangards
à poêles, comme chez nos paysans où le blé est séché
au four, ce qui le préserve de l’attaque des insectes
en général.
Coccm ceriferus Oken, est un petit Aphide du Thi-
bet et de la Chine méridionale, dont le mâle est ailé
et qui détermine la cire végétale, employée en Chine
pour les bougies. Les femelles de cet insecte cou-
vrent les branches tendres de l’arbre nommé Nui-
Dschen (Celathrm ceriferus?), tel que les Aphides fe-
melles le font chez nous, et produisent par leur piqûre
une secrétion de la plante, qui fournit cette espèce de
cire. Après avoir laissé quelques femelles sur les
branches, on gratte, avec un couteau toutes les autres,
ainsi que leur secrétion fixée sur les branches, qu’on
fait cuire, filtre et verse dans des grandes formes ap-
platies, analogues aux fromages de Suisse, et c’est là
cette cire végétale qui se vend sur les marchés en
Chine. Celte cire a une couleur plus blanche que la
cire ordinaire non clarifiée; elle est plus dure et pré-
sente une coupe visiblement cristallisée à la manière
de l’Arsenic. L’arbre Nui-J)schen a des feuilles et des
fruits pareils à nos sorbiers; les fruits du Nui-Dschen
s’emploient pour faire des liqueurs fortes très estimées.
(Corn, de M. Gaschkevitch.)
Phora Sp.? Cette petite mouche est sortie de
l’intérieur d’une Polyphylla fullo L.; c’est donc un pa-
rasite des Mélolonlhides. (Corn, de M. Vaga à Varsovie.)
6
82
Lepiidum ruderale est recommandé contre les pu-
naises des maisons. (Journal de la Soc. lmp. 1. éco-
noini(pie.)
Sur la Séricultnre en Chine ')
pnr
>I.M. (laschkevitsch & Motschiil.sky.
De temps immémorial on s’est occupé de séri-
culture en Chine, en élevant le Bombyx mori, qui s’y
trouve à l’état sauvage et qu’on nomme ïsanj, c.-à-d.
le ver à soie. Mais depuis des siècles aussi, on a
découvert deux espèces de Saturnia sauvages, des
quelles on recueille deux soies différentes: dont l’une
qu’on emploie pour base des étoffes fortes et l’autre
pour les étoffes lustrées. La première espèce, qui pa-
rait être la Saturnia Pei'nyi Guérin, présente un cocon
oval et arrondi, que l’animal attache, par une tige filée
aux branches des arbres, comme le fait la Saturnia
Mylitla F. des Indes orientales; la seconde fait des
cocons beaucoup plus petits, allongés, pointus aux
deux bouts, et fixés entre plusieurs feuilles par des
filaments très légers, mais il n’y a pas de tige. Ces
cocons paraissent simplement appartenir à la Saturnia
cynthia Drury, si connue aux Indes orientales sous le
nom de Ârrindy-Arria. Les cocons à tige, ne peuvent
1) Cet article qui est en partie extrait, par M. Gaschkevitscli , des li-
vres chinois et des ordonnances oflicelles de cet empire, prouve combien
bn s’y occupe d'augmenter les ressources de l’existance du peuple.
H3
pas être dévidés de suite, comme ceux de notre Bom-
byx mori, et on est obligé d’ôter auparavant toute la
couche de fils qui composent la tige, pour obtenir un
cocon propre au dévidage ordinaire. La chenille de
la Saturnia Pernyi? ressemble également à celle de la
S. Mylitta, mais elle est de couleur rousse foncée, et
présente les loufles de poils, beaucoup plus épaises et
en plus grand nombre, ce qui lui donne un aspect
velu. La chenille de la Saturnia Cynthia est lisse, de
couleur orange, plus ou moins claire, avec 6 taches
noires sur chaque anneau, lequel présente des éléva-
tions, en forme d’épines. La tête et les pattes sont
également foncées. ^
1) Aristote décrit le ver à soie des Indes orientales, comme cornu,
ce qui parait s’appliquer à la chenille de la Saturnia cynthia , qui est garnie
de petits tubercules en forme de cornes on d’épines, et prouve que ce
papillon était déjà cultivé aux Indes du temps d’Alexandre le Grand.
2) Dans l’Assam, on obtient la soie d’une quatrième espèce de Sa-
turnia, la S. assamensis Helfer ou Monga Silk Moth des Anglais. Ce pa-
pillon a la plus grande ressemblance avec la S. Mylitta F., dont il n’at-
teint cependant pas la taille. La couleur du dessus est plus jaunâtre,
les taches ocellaires sur les ailes, moins grandes, plus foncées, nullement
transparentes et rembrunies antérieurement; la marge antérieure et une
assez large bande vers la partie postérieure des ailes, sont blanchâtres,
cette dernière offrant de plus un dessin brunâtre dans son milieu; chez
la S. Mylitta c'est seulement le bord antérieur de cette bande, qui est
rembruni, et chez la Pernyi, la bande blanche coupe obliquement chaque
aile. La chenille de la S. assamensis, ressemble à celle de la S. cynthia,
ayant des tubercules spiniformes pareils, mais à extrémité noire; les 6
petits points noirs, ne se voient q\ie sur les segments intermédiaires, tandis
que sur chacun des quatre premiers segments il y a quatre taches oblongues,
et sur l’avant dernier, de diaque côté, deux lignes de la même couleur;
la tête, les pattes et l’anus sont de la même couleur que la reste du
corps. Les cocons sont plus arrondis que ceux de la cynthia. Cette
espèce se nourrit, d’après M. Ihigon, des feuilles de plusieurs arbres,
tels que; différentes Michelia, Tentranthera diylottica T. macrophylla
laurus obtusifolia 3rc. La soie fournie par celte Saturnia est plus estimée,
que la soie du Honibyx mori, nommé aux Indes: Pat. R.
84
Ces espèces sauvages de Suturnia se rencontrent
en Cliine, dans les bois, où elles se nourrissent de
feuilles de diflérents arbres; les Chinois en énumèrent
plusieurs, dont trois paraissent être des chênes, pré-
tendant que de ces diderentes nourritures, dépend la
qualité de la soie. Le Chan-ïsanj, ou ver des mon-
tagnes, comme les Chinois nomment la chenille de la
Sat. Pernyi?, mange les feuilles des arbres suivants:
Khou-Schou, chêne, à feuilles épaisses, qui présen-
tent deux variétés, une qui a les feuilles petites et une
autre qui les a grandes. Les grandes sont presque rondes.
Sian-Schou, qui rapelle le Quercus castanei folia, et
dont les feuilles présentent beaucoup de nervures im-
primées; les glands sont allongés, d’un côté arrondis,
de l’autre pointus, et ressemblent assez au fruit du Nenu-
far; l’arbre se propage facilement par les semences.
Tsin-Gan-Schbu. Les feuilles de cet arbre res-
semblent à celles du Sian-Schôu, mais sont plus pe-
tites. Les glands au contraire sont pareils à ceux
du Khou-Schèu.
Dso-Schbu, est un arbre qui présente deux varié-
tés, l’une a l’écorce blanchâtre, l’autre roussâtre. Les
feuilles sont d’un vert foncé et rappellent celles de nos
érables, mais sont un peu plus larges et persistent
pendant l’hiver. Les fruits sont un peu plus arrondis,
que chez le Tsin-Gan-Schèu, et plus grands.
Sous le règne de l’Empereur Kang-Si, le gouver-
neur Liou, de la province Ning-Tsjan dans le Schan-
Si, fit venir de la province Schan-DUn ^), un séricul-
1) La province Sclian-Dûn ou Slinn-Tiing des Cartes anglaises, est
située au Sud, celle de Sclian-Si ou Slian-Sti des Anglais, à l’est de Pé-
king entre le 35"— 40“ de lat. bor. R.
85
leur, pour introduire les dites Salurnia dans sa pro-
vince; ce qui lui donna une renommée tellement grande,
qu’on nomma en Chine d’après son nom les étolTes,
Liou-Goun-Tchoù c. à d. soieries non lustrées. Mais,
après sa mort, la culture des Saturnia, tomba bientôt
en décadence, jusqu’à la 9:ième année du règne de
l'Empereur Tsian-Long (Kiang-Loung), qui ordonna do
décrire et publier l’ancienne manière d’élever les Sa-
turnia indigènes, tel qu’on le pratique au Sclian-Dün,
et de l’introduire de rechef au Schan-Si. C’est ainsi,
et pas plus anciennement que notre siècle, que cette
branche de l’industrie séricole, a été introduite, avec
beaucoup de succès, dans les provinces septentrionales
de la Chine, qui présentent un climat pareil à celui
de l’Europe temperée.
A peu-près vers l'année 1829, le Anjtcha-Schi,
ou juge de la ville de Gui-Dschau, représenta à sa
Majesté du céleste Empire, que plusieurs contrées de
la province Schan-si étant peu favorables pour l’agri-
culture, à cause des montagnes qui les traversent,
pourraient être utilisées pour la sériculture, et dans
ce cas, il faudrait faire venir les semences du chêne
Sian-Schou et les distribuer aux paysans, qui alors
ensemenceraient ces localités. Puis, lorsque ces arbres,
auraient atteint un certain âge, on pourrait distribuer
aux mêmes campagnards de la graine des vers à soie
sauvages, et ainsi créer une nouvelle industrie dans ce
pays appauvri. La proposition fut acceptée, et alors
l’élève du ver à soie des montagnes (Saturnia Pernyi?)
fut introduite de nouveau dans la province Schan-Si.
Un sériculteur chinois, Soim, publia vers la même époque
l’instruction suivante, pour servir à la culture du ver
86
à soie des inuntagaes (Saturnia Pernyi?), dont les co-
cons ont été ramassés dans les forets.
Vers la fin de l’année, au vingtième jour de la
X:ième lune, ou à peu-près vers la moitié du mois de
Novembre, on fait un choix parmi les cocons qu’on
possède et les met dans une corbeille. Au premier
printemps, c. à d. au commencement de Février, il faut
placer la corbeille avec les cocons dans une chambre
à part, et la faire graduellement chauffer, tAchant d’en-
tretenir une température égale jour et nuit. Vers l’é-
quinoxe, du printemps c. à d. vers la moitié du mois
do Mars, on place les cocons sur des fils et les sus-
pend ainsi, dans la chambre et si le temps au déhors
est suflisamment chaud pour développer la végétation,
on augmente la tenq)ératnre de la chambre où se
trouvent suspendus les cocons. Si, au contraire la
température du déhors est encore froide, on chauffe
moins, pour retenir l’éclosion des cocons. ’) A mesure
que les |)apillous éclosent, on les place par couple,
un rnAle et une femelle dans des corbeilles, afin de
produire l’accouplement. Il est facile de distinguer
les sexes: chez les inAles les antennes sont plus larges
et plus pectinées que chez les femelles. Le lendemain
on retire les mâles, qui vivent encore quelques jours;
ensuite il est indispensable de presser légèrement,
de temps en temps l’abdomen des femelles, dans le
1) Dans les provinces septentrionales tle la Chine le temps froid
se prolonge quelquefois jusqu’en Mai, de manière que ce n’est qu’alors
qu’on peut commencer à faire développer les papillons. Il faut donc jus-
qu’à ce temps conserver les cocons dans un endroit froid et non trop
sec, ou même en plein air. Du reste, voyez, pour la possibilité de re-
tarder l’éclosion des cocons, la remarque pour l’flarpyia vinula des No-
tices à la fm de ces Eludes. H.
but de faciliter la ponte. Les oeufs doivent être con-
servés dans une chambre chaulfée, ou bien être ex-
posés au soleil jusqu’à ce qu’ils commencent à éclore.
Après une dixaine de jours et même plus, les che-
nilles apparaissent et alors il faut prendre quel([ues
jeunes branches du Tsin-Gan avec les feuilles, et les
mettre dans la corbeille où se trouvent les petites
chenilles noires, qui de suite grimpent sur ces feuilles,
et alors on attache ces branches, chargées des chenilles,
aux arbres en plein air. Dans les premiers temps,
elles ne mangent que les feuilles les plus tendres,
mais après quelques jours elles attaquent môme les
plus grandes. Au bout de 5 à 6 jours, commence la
première mue, pendant laquelle les chenilles s’abstien-
nent de toute nourriture, ce qui dure 2 ou 3 jours;
alors une certaine quantité est de teinte jaunâtre cl
le reste verdâtre. Cinq à six jours plus tard, la
seconde mue s’elfectue, de la môme manière, et ainsi
de suite la 3:ième et la 4:ième; enfin après une dixaine
de jours encore, les chenilles ont atteint leur croissance,
les parties qui produisent la soie se sont allongées
suffisamment et on voit bientôt ces chenilles lilei-
leurs cocons, opération qui dure trois jours. Il faut
alors couper les branches et les feuilles, aux quelles
les cocons sont attachés et débarasser ces derniers
des particules végétales, puis dévider aussitôt; car au
bout de dix jours, tout-au-|)lus, les papillons éclosent
et alors le dévidage ne peut plus avoir lieu. Si donc
on était obligé de retarder le dévidage des cocons,
il faudrait alors les faire fortement sécher, fiar la cha-
leur du soleil, et dans ce cas la chrysalide ne peut
plus se transformer. Si, après la mue, on voit qu’il
88
ne reste plus sur 1 arbre, suftisaïuinent de nourriture,
on coupe avec des cisaux les branches, sur lesquelles
se trouvent les chenilles et on les transfère sur un
arbre frais. Bien entendu, il est nécessaire de chasser
les oiseaux qui pourraient détruire les chenilles. Les
corbeilles pour l’éclosion des cocons, sont faites de
branches du saule rouge (Houan-Dsin), et aucun autre
bois ne doit y être employé; chaque année il faut re-
nouveller ces corbeilles.
A l’époque du cinquième jour de la 5:ième lune
(en Juin), on doit de nouveau choisir parmi les cocons
ceux, qu’on veut faire éclore, les mettre sur des fils
et les suspendre au plafond de la chambre, pour
qu’ils ne se gAtent [)as. Après une dixaine de jours
les |)apillons apparaissent, et on les place par paires
dans les corbeilles, comme il a été dit plus haut. Le
lendemain, dans l’après midi et lorsque les femelles
se sont débarassées de leur liquide exubérant, on
prend des fils de 4 pouces de long, avec lesquels on
attache ces femelles aux branches d’arbres, pour qu’el-
les ne puissent pas s’envoler et afin qu’elles y pondent
leurs oeufs. Il est toujours prudent de ne pas sur-
charger les arbres de chenilles, au commencement de
l’été, afin qu’il reste encore de la nourriture, suffisamment
tendre, pour les jeunes chenilles de la seconde éclo-
sion, qui devenues plus robustes en automne, ne dé-
daigneront pas les feuilles plus dures.
C’est vers cette époque qu’apparaissent souvent
en grande quantité, des espèces de Locusta, nommées
Jôu-dchri-men (Dchôu-tchri-men), les quelles causent
un grand ravage parmi les vers à soie; il faut les
89
chasser pendant la nuit, car alors elles font entendre
leur chant.
Avant de dévider les cocons on jette 2 à 3000
d’entr’ eux dans un grand chaudron, rempli d’eau froide,
puis on les fait bouillir pendant une heure. Ensuite
on retourne le tout, afin que ceux qui avaient été en
haut, se trouvent en bas et on les fait bouillir de nou
veau; après trois quart d’heures ou une heure, on les
retourne encore et on les remue de temps en temps,
jusqu’à ce qu’ils deviennent un peu mous. Alors on
jette dans le chaudron de la lessive, en quantité pro-
portionelle à celle des cocons et on fait bouillir ces
derniers encore pendant un quart ou une demi-heure.
Si, après cela les cocons ne sont pas encore suffi-
samment mous, on ajoute encore de la lessive et con-
tinue de les cuire. Quand les cocons sont ramollis,
on les retire du chaudron, au moyen d’un petit mor-
ceau de bois; on leur ôte la pellicule supérieure qui
compose la tige et après avoir réuni les bouts des
fils de cocons, par deux, trois ou plus ensemble, ce
qui dépend de la grosseur du fil qu’on veut dévider,
on les jette de nouveau dans la chaudron, rempli d'eau
chaude, entretenu par un feu constant. On attache au
dévidoire l’extrémité des fils de ces cocons et on
les dévide à la manière ordinaire. Les cocons cassés
ou endommagés, qu’on ne peut dévider, sont bouillis
de la môme manière et apprêtés et filés ensuite comme
le coton. La pélicule extérieure des cocons est em-
ployée, aux mômes usages que la ouate. Avec ces
1) Ces dévidoires sont d’une construction très simple, à la manière
des dévidoires italiens pour travailler à la main. R,
90
soies dévidées et filées, sont faites les étoffes les plus
variées. On conseille de cuire la soie, destinée à être
filée, dans de l’eau avec du suif et la laver ensuite.
La manière d’élever la Saturnia cynlhia est analogue,
mais les chenilles sont encore plus délicates et demandent
un climat plus chaud. Les feuilles, avec les quelles on
la nourrit, ressemblent beaucoup à celles de notre frêne.
Ce papillon s’accouple difficilement dans la chambre
et à cause de cela on attache les femelles aux branches
des arbres, près des habitations; les mâles sauvages
ne manquent pas d’arriver pour féconder les femelles,
qui pondent ensuite, pendant trois jours, leurs oeufs
sur les feuilles et les branches près des quelles elles
sont attachées. Si le temps est favorable on laisse
éclore ces oeufs en plein air, sur l’arbre même où ils
ont été pondus; dans le cas contraire il faut trans-
porter les branches avec les oeufs dans la chambre;
on place ces premières dans l’eau, pour faire pousser les
feuilles, destinées à la nourriture des jeunes chenilles.
Par la même raison, les femelles fécondées peuvent être
transportées dans les chambres où elles pondent alors
leurs oeufs; après cinq jours en sortent les chenilles,
qui d’abord sont noires et longues d’une demie ligne;
quatre jours après commence la première mue et l’in-
secte devient d’une couleur orange; après une époque
1) Il noiKS semble cependant, (pie notre savon ordinaire serait
plus propre à cette opiiration.
2) Il est reconnu, qu’aux Indes orientales la Sat. cynlhia est nourrie
avec les feuilles de la Palma-cliristi (lUcinus commimis), en Ctiine c’est
lirobablement l'Ailanthns glandulosa, qui la remplace, du moins ai-je vu
dans l’Amérique septentrionale une autre espèce du nnVine genre, la Sa-
tura. oecropia dévorer les feuilles de cet arbre avec grande avidité. H.
91
analogue, arrive la seconde, ensuite la 3;ièmc et la
4:iètne mue, et à mesure que la chenille augmente de
taille, sa couleur devient de plus en plus claire. Huit
jours après la 4:ième mue, ou 24 jours depuis l’éclo-
sion de l’oeuf, le ver commence son cocon, qui est
terminé en deux jours. Deux semaines plus tard
le papillon apparait. Les cocons de la Sot. cyii-
thia, sont apprêtés et dévidés, comme ceux de la 8.
Peniyi?, et on doit de même commencer par leur ôter
la pellicule extérieure. Il est remarquable, que les
chenilles de teinte claire, fournissent une soie rousse,
celles de teinte foncée une soie blanche.
Au Japon, il y a aussi un ver à soie indigène,
dont les cocons sont arrondis et à tige, mais de forme
beaucoup [)lus allongée que ceux de la Sat. Mylitta,
et qui donnent une soie beaucoup plus estimée que
celle de la dernière, ayant un plus beau lustre que
la soie du Bombyx mori.
Les glands des espèces de chênes, dont les feuilles
servent de nourriture aux vers à soie, sont conservés
en Chine, dans des trous faits en terre et recouverts
avec soin, afin de les préserver de l’influence de l’air.
Pour semer, on fait des trous de 3^4 pouces de pro-
fondeur, dans lesquels on met deux ou trois glands.
Le sol parait être indifl’érent, mais le temps le plus
favorable à l’ensemencement est l’automne.
Les chênes mentionnées viennent parfaitement
bien aux environs do Pékin, et môme dans plusieurs
parties de la Mandschourie; au nord de la grande mu-
raille chinoise, môme le mûrier y croit spontanément;
la séricultiire pourrait donc prospérer dans ces lati-
tudes. Les Saturnia qui, à l’état sauvage, se rencon-
trent dans la province Schan-si, jusqu’ au 40® de lat.
bor., ne manquent probablement pas, dans les pays
qui avoisinent ces latitudes. Il serait donc très im-
portant de faire des essais pour introduire cette indus-
trie dans les parties méridionales de nos possessions
sur les bords du fleuve Amur. Dans tous les cas, la
Saturnia du chêne (S. Pemyi?), pourrait se propager
dans l’Europe tempérée, car le climat de Schan-Si est
certainement plus froid, que les contrées situées en
Europe sous les mêmes latitudes.
1) Nous savons déjà, par des essais faits en France, que M.
Guérin-Méneville est parvenu à élever la chenille de la Saturnia Pernyi, avec
les feuilles du chêne blanc (Quercus alba), arbre de l’Amérique septentrio-
nale, introduit en Europe; il y a donc toute espérance, que cette nouvelle
industrie séricole ne tardera pas à se répandre dans notre patrie et
porter ses bénéfices aux contrées bien plus boréales, que le sont celles
où l’on cultive avec succès le ver à soie ordinaire. Les essais faits avec
la Sat. cynthia, ont donnés des résultats bien moins favorables, par la cause
très simple que le papillon, ainsi que la plante qui lui sert de nourri-
ture, demandent un climat beaucoup plus chaud que l’Europe, et que chez
nous l’élève de cette Saturnia, causera toujours des dépenses beaucoup
trop considérables, pour pouvoir faire concurrence à la soie du Bombyx
mari. R.
IV. littérature.
Ouvrages entomologiques, parus en Russie
en 1855 et 1856. >)
1, Chaudoir, (M. le Baron Max. de). Mémoire sur
les Carabiques. V. Scarilides. Paru dans le t:ier N:o
1855 du Bulletin de la Soc. Impér. des Naturalistes de
Moscou. C’est la continuation d’une série de mémoi-
res sur la famille des Carabiques, dont M. de Chau-
doir s’occupe exclusivement, et pour les quels nous
lui devons beaucoup de reconnaissance. L’auteur di-
vise le groupe des Scarilides en deux couf)es: les
Scariphites et les Scarilides vrais. D’après notre opinion,
les Scariphites ne sont pas du tout des Scarilides et pa-
raissent devoir se placer à côté des Carenum. Quant aux
Scarilides vrais, M. de Chaudoir les divise en dix genres,
d’après leurs maxilles obtuses ou crénelées, la lon-
gueur relative du dernier et de l’avant dernier article
des tarses antérieurs, et enfin le manque ou l’existance
d’une denticulation aux angles postérieurs du corselet.
D’après ces indications j’ai voulu déterminer et ranger
les Scarilides, qui étaient à ma disposition, mais il
1) Nous nous proposons de donner plus lard aussi, l’analyse de
quelques ouvrages parus à l’étranger, surtout en Allemagne et en Bel-
gigue,
!)4
m’a paru, que les caractères assignés par M. de Chau-
doir, ne suffisaient pas pour bien préciser les genres
qu’il a proposés: les mâchoires crochues, n’étaient par-
fois que la réunion des poils qui bordent les mâchoi-
res à leur extrémité, lorsque ces insectes ont été
trempés dans l’eau; la longueur des articles aux palpes
est extrêmement variable et nullement exclusive pour
les Taeniolobus de M. de Chaudoir; la longueur des
articles aux tarses, parait aussi d’une valeur assez se-
condaire, du moins chez les Scaritides.
Bonelli avait déjà divisé les Scarües en cinq coupes,
basées sur l’existance ou le manque des ailes, la di-
latation des bords des élytres et le nombre des épi-
nes aux jambes intermédiaires. Le Comte Déjean
divisa ses Scarites en deux grandes coupes, d’après
le nombre d'épines aux jambes intermédiaires seu-
lement.
Profitant de toutes ces indications, je crois qu'on
pourrait diviser les Scaritides assez naturellement en
deux grandes coupes:
A, ceux, qui n’ont pas d’ailes propres au vol, et
chez les quels par conséquent les élytres sont sou-
dées. Scaritides aptères, et
B, ceux, qui ont les ailes parfaitement dévelop-
pées et chez les quels les élytres sont entièrement
libres, pour pouvoir être ouvertes pendant le vol de
l’insecte. Scaritides ailés.
Les Scaritides aptères peuvent être divisés:
1. Elytres fortement déprimées en dessus 2.
— plus ou moins convexes en dessus 3.
2- Antennes minces Slortodonlus Chaud.
type; Stort. Nimrod Chaud.
95
Antennes élargies vers l’extrémité
3. Lobes du menton sans carène . . Taeniolobus Chaud.
' type: Taen. Guerini Chaud.
— — — carénés 4.
4. Huitième intervalle des stries des élytres fortement caréné
latéralement . 5.
— — — sans carènes la-
térales tranchantes . 8.
5. Jambes intermédiaires bidentées Pleurogenius Motsch.
type : Toen. circumductus Chaud.
— — unidentées 6.
6. Mâchoires crochues Crepidopterus Chaud.
type: Scar. Goudotü Guérin.
— obtuses 8.
7. Elytres applanies, carènes latérales tran-
chantes Dyscherus Chaud.
type: Scar. costatus Klug.
— convexes, carènes latérales peu saillantes
Hoplotrachelus Chaud,
type: Hopl, chalcopleurus Chaud.
8. Dernier article des palpes maxillaires sensiblement plus
long que l’avant dernier . 9.
— — pas plus long que l’avant
dernier 10.
9. Lobes du menton aigus . Stigmapterus Motsch.
type: Stig. madagascariensis Motsch.
— — arrondis ou tronqués Glyptomorphus
Motsch.
type: Scar. eœcavatus Kirby.
10. Jambes intermédiaires bidentées 11.
— — unidentées . . . . 12.
11. Jambes postérieures courbées Scaiites F.
type: Scar. gigas F.
— — droites . . . Scallophorites Motsch.
type: Scar. striatus Dej.
12. Mâchoires aigues Ifarpalites Motsch.
type: Scar. taevigutus F.
96
Mâchoires obtuses Oaylobus Chaud.
type: Scar. lateralis Wiedtn.
Les Scaritides ailés se divisent:
1. Mâchoires crochus 2.
— obtuses 6.
2. Dernier article des palpes maxillaires plus long que l’a-
vant dernier 3.
— — — pas plus long que l’avant der-
nier 4.
3. Jambes intermédiaires unidentées . . Distichus Motsch.
type: Scar. planus Bon.
— — bidentées . Lophogenius Motsch.
type: Scar. 8-punctatus Dej.
4. Jambes intermédiaires unidentées Broscomorpkus Motsch.
type: Scar. arenarius Bon.
— — bidentées 5.
5. Antennes allongées Parallelomorphus Motsch.
type: Scar. ewytus Fisch.
— courtes Parameconiorphus Motsch.
type: Scar. cylindrinothus Fald.
6. Tarses peu allongés Cryptoscaphus Chaud.
type: Scar. subcylindricus Lafer.
— très allongés 7.
7. Elytres carénées latéralement . . . Ochyropus Schiôdte.
type: Ochyr. gigas Schiüdte.
— sans carènes latérales . ? Geoscaptus Chaud. *)
type: Geosc. laevissimus Chaud.
2, Chaudoir, le Baron Max. Mémoire sur les Ca-
rabiques. VI. Œaeniens. Paru dans le 3:ième N:o 1856
du môme Bulletin, ün travail volumineux sur ce groupe
difficile, où M. de Chaudoir rejette plusieurs des genres
1) N'ayant pas vu cet insecte, je le place ici d’après les caractères
indiqués par M. de Chaudoir, rappellanl qu’il y a plusieurs autres formes
des Indes orientales et de l’Afrique tropicale, qui lui ressemblent et qui
ne sont cependant pas des Siagonides. Le Diodes Lehmami Ménélr. pa-
rait aussi devoir se placer dans le voisinage des formes mentionnées.
97
dn Bonelli, Zioiçler, M. le Marquis de J.aferté-Sênec-
tère et autres, précisément à cause des mômes ca-
ractères génériques, qui un an avant avaient servis à
M. Cliaudoir lui-môme, pour la division de ses Scari-
lides. De cette manière le seul genre Chlaenius em-
brasse dans l’ouvrage en question, plus de 200 espèces.
Nous ne croyons pas, que cette inovation puisse être
considérée comme heureuse et propre à l’avance-
ment de la science, car personne n’ira chercher les
Agoslenus siildcnUis Payk. et Ag. caelatus Weber, le Pp-
lasmus quadrimlcatus III. et les Dinodes dans le voisi-
nage des Chlaenius dioes Dej. et du Clilam. sericeus
Forster pag. 274, aussi peu que les Epomis entre le
Clüaen. /estivus et le Ckien. agronim 01.
•
3, Ballion, M. S. Catalogue raisonné des Hydro-
canthares observés entre le Volga et tOural, paru dans
le 3:ième N:o 1855 du même Bulletin, écrit en Al-
lemand. Cette énumeralion contient 80 espèces, tandis
que le Catalogue de Stettin en compte 215, celui du
Comte Dejean 291 et celui des Hydrocanthara Ruthe-
nica 299; il est donc clair qu’elle est encore à com-
pléter, surtout pour les petites espèces.
4, Ëversmann, Dr. Les Noctuéliles de la Russie,
paru dans le môme N:o du môme Bulletin. Un ou-
vrage considérable sur cette famille difïicile et em-
brouillée. Nous nous abstinons d’en donner un ré-
sumé, jusqu’à ce qu’aura parue la partie du Catalogue
raisonné des Lépidoptères du Musée Zoologique de
l’Académie lmp. des Sciences, qui traitera de cette fa-
mille.
98
5, Ménélriés, E., Catalogue raisonné des Lépidop-
tères du Musée Zoologique de l’Académie lmp. des sciences.
S:l Pétersbourg 1856. Cet important ouvrage, qui
n’est encore qu’aux Papillons diurnes, représente plu-
sieurs nouvelles espèces, sur six planches coloriées
où, entr’ autres, on est bien aise de voir celles des
environs de Pékin, et dont les diagnoses ont été, pour
la première fois, publiées dans la l:ière année de ces
Etudes. La seconde livraison de cet ouvrage, qui est
sous pre.sse, contiendra un supplément aux Papillons
diurnes, ainsi que les Crépusculaires.
6, Sievers, J. C. Lépidoptères du Gouvernement de
S:t Pétersbourg. Helsingfors 1856. C’est une nouvelle
édition, revue et. augmentée, de son Catalogue des
Lépidoptères des environs de S:t. Pétersbourg, publié
en 1852. Elle comprend les Lépidoptères non seule-
ment des environs de la capitale, mais de tout le
Gouv. de S:t Pétersbourg et enrégistre déjà 1023 espèces.
Le nombre de Microlépidoptères, que l’on découvre
chaque année, augmente tellement, que ce Catalogue,
grâce à la peine que se donne M. Sievers, bientôt
deviendra un des plus complets, qui jamais ait paru
sur une localité aussi restreinte. L’utilité de ces
espèces d’ouvrages, pour la science, est suhisamment
constatée par le nombre d’éditions qu’ont subis les Ca-
talogues de Dejean, Sturrn et enfin celui de Stettin.
7, Becker, A. Observations d'histoire naturelle, dans
le 2:d N:o 1855 du Bulletin de la Soc. lmp. des Na-
turalistes de Moscou, écrit en Allemand. Ces obser-
vations ont été faites aux environs de Sarepta, sur les
90
bords du Volga dans un pays assez chaud et favorisé
par la nature. La localité est un peu accidentée, et
s’adosse aux grandes Steppes de la Russie méridionale.
La brochure contient beaucoup de choses intéressantes
concernant les moeurs des insectes, l'époque de leur
apparition, la manière de collecter et de conserver les
chenilles des papillons &c.
8, Frauenfeld, Georg. Les galles lenticulaires sur les
feuilles des chênes en Autriche, parut dans le 2:d N:o 1856
du môme Bulletin, en langue Allemande. L’auteur di-
vise ces exubérances, causées par dés insectes, et
qu’on voit souvent sur les feuilles des arbres, surtout
des chênes, en trois formes: les galles couvertes, à
habitation en forme d’anneau (umhüllende), les galles
closes à habitation centrale (einschliessende) et les galles
articulées. Sur le Quercus cerris on trouve une galle
couverte, [)roduite par la Lasîbp<era cems Kollar, et une
galle articulée, dont on ne connaît par encore l’insecte.
Sur les Quercus pedunculata et sessiliflora au contraire
on ne rencontre, que des galles closes, des quelles
Hartig a obtenu une espèce de Neuroterus. Sur le
Quercus robur enfin, il y a une galle close, déprimée
dans le milieu, et dont ont ne connaît non plus l'insecte.
9, FSlkersahm, le Baron de. Sur la mouche du chou
(Anthomyia brassicae Bouché), dans le 3:iènie N:o 1855
du môme Bulletin, en Allemand. L’auteur donne une
courte description de la manière de vivre, de cette
mouche et conseille de répandre, sur les endroits où
l’on plante des choux, du charbon pulvérisé, que la
mouche du chou ne peut pas supporter. Nous pen-
sons qu’un moyen plus sûr, est de retirer de suite et
100
de brûler les plantes infectées par cet insecte, qu’on
reconnait facilement par leur couleur livide et par les
feuilles à demi fanées.
10, Molschulsky, Y., Sur les insectes utiles et nui-
sibles, S;t Pétersbourg 1856, en langue Russe. l:ière
livraison. Contient quatre articles: 1, sur les Ceddomyia
qui attaquent le froment, 2, sur les sauterelles de passage,
3, sur les 5ruc/ms qui dévastent les pois et les fèves et
4, sur les fliatures naturelles de diverses Hyponomeuta.
On y trouve l’histoire naturelle détaillée de ces insectes,
leur description et les moyens de les détruire et de
s’en préserver, en tout 134 pages.
loi
V. Météorologie c n t o in o 1 o g i q u c
pour S:t Pétersbonrg, 1856.
L’hiver passé (1855) fut assez long et la débâcle
survint subitement, de sorte que plusieurs insectes
apparurent en plein air beaucoup plutôt qu’à l’ordi-
naire. Le trainage cessa vers la lin de Mars, et le
mois d’Avril fut assez doux; mais depuis la seconde
moitié du mois de Mai, le temps devint froid et plu-
vieux. Dans plusieurs localités on fut obligé de chauffer
les poêles. Les mois de Juin, Juillet et d’Août, pré-
sentèrent à peine une dixaine de jours serins et chauds,
le reste fut brumeux et froid, surtout les nuits, où la
température descendit parfois jusqu’à + 4** R., ce qui
influa considérablement sur l’apparition et la chasse
des insectes. Les noctuélites, au contraire volaient en
grand nombre, le soir et la nuit, autour des chandelles
et vers les fenêtres éclairées. A la fin du mois d’Août,
il n’y avait plus moyen de rester à la campagne, et
après quelques belles journées pendant le mois de
Septembre, la neige reparut de nouveau, pour ense-
velir toute la nature pendant toute une demi-année.
Durant le commencement de l’hiver il tomba beau-
coup de neige, mais la température étant trop douce,
elle ne persista que par intervalles; au mois de No-
102
vembre et Décembre, aulieu de froids rigoureux, il
dégela souvent.
29 Janvier 1859. JSuto/w Molsch., com-
mencent à sortir des semences du Mais.
19 Février, le dégel avait réveillé les: Mycetea
hirla, Cryptophagus cellaris, Psichidium globulus, Ânobium
slrialum.
21 Février, la première Musca domestica dans
la chambre.
20 Mars. Anthrenus museorum i. c. dans les boites
à insectes.
1 Avril. Semblis bicaudata.
8 Avril. Crocus autumnalis en f\. Phryganea grisea.
18 Avril. Débâcle de la Neva.
19 Avril. Le Sambuccus racemosus commence à
développer ses feuilles.
28 Avril. Anemone nemorosa fl. Brephos parthe-
nias. Noctua rubrkosa. Vanessa atalanta (hiverné).
29 Avril. Les premières hirondelles. Le soli-
des grandes nuées de cousins.
1 Mai. Peryphus rupestris, Bradytus fuhus, Fala-
gria sulcala, Phaedon coclilaeariae (hiverné). Bibes gros-
sularia verdit.
4 Mai. Le bouleau commence à se couvrir de
verdure.
5 Mai. Populus nigra fl., Pinus larix werdil. Pre-
l) On nous écrit des Gouv. Kharkhov et Poltava, qu’en Décembre
après un été froid, la température fut tellement douce, qu’elle fit pousser
toutes les plantes, les arbres fruitiers commencèrent à fleurir, les Cri-
ceius ouvrirent leurs habitations souterraines, même les serpents sortirent
do leur repaire, pour être surpris par une forte gélée, qui survint brus-
quement vers la fin de ce mois.
103
mier chant du rossignol. Phaedon cochlaeariae in cop.,
Orchestes populi, Acanthosoma haemorhoidalis et Miris
férus complets. Vanessa C. album.
7 Mai. Le bouleau fl. Telrùo subulata. Dermestes
lardarius.
8 Mai. Caragana frutescens verdit. Pinus larix
fl. Phyllobius vespertinus.
9 Mai. Ribes grossularia fl. Tinea pellionella.
14 Mai. Meloe brevicotlis. Car abus cancellatus. Chry-
somela staphylea. Hisler neglectus. Byrrhus morio. Dianeus
cyanescens. Phratora mdgatissima L. Viola Iricolor fl.
16 Mai. Quercus pedunculata commence à déve-
lopper ses feuilles.
18 Mai. Prunus padus fleurit. Sialis Maria.
Eristalis arbustorum.
19 Mai. Meligethes aeneus. Les cerisiers com-
mencent à fleurir. Sambuccus racemosus fl.
21 Mai. Convallaria majalis fl.
23 Mai. Première grenouille vivante. Phyllobius
oblongus.
25 Mai. Pommiers en fleur. Lina lapponica. Ti-
nea interpunctella Ledr.
27 Mai. Phyllobius vespertinus in cop., Agelastica
alni. Syrphus ribesii. Sisyra fuscata F. Semblis mar-
ginata.
30 Mai. Sijringa vulgaris fl. Caragana frutescens
fl. Hipparchia aegeria.
3 Juin. Oripa fusca in cop., Phratora vitellinae in
cop., Callidium violaceum in cop. Acanthosoma haemo-
rhoidalis in cop. Sinodendron cylindricum. Musca domes-
tica in cop. Cicindela hybrida. Dircea discolor. Pinus
sylvestris fl.
106
13 Juillet. Cryptocephalus minutus. Rhisotrogus
solstiiialis. Pachyta livida. Cassida viridis. Larenlia
grossularia.
14 Juillet. Cryptocephalus dispar. Donacia den-
tipes. Membracis cornuta? in cop. Bostrichus pilosus.
Cocdnella 7-punclata fraichement éclose. Lupulus hu-
muH fl.
15 Juillet. Hyponomeuta evonymella. Formica
polycnemi ÇcJ ailés. Polyzonium germanicum.
18 Juillet. Uloma cidinaris (KOppen). Myceto-
phagus fulvicollis (KOppen). Formica nigra ailés.
Leptothorax acervorum fraichement éclos.
20 Juillet. Carabus glabratus. Hylurgus palliatus
fraichement éclos. Hyponomeuta evonymella in cop.
23 Juillet. Corticaria serrata in cop. Cort. pu-
bescens in cop.
25 Juillet, Tinea crinella.
7 Août. Mystax azurea L. Acratrichis atomaria
fraichement éclos. Exochomus 4-pustulalus fraichement
éclos.
10 Août. Lina populi. Phratora vitellinae et Mysia
oblongoguttata L fraichement écloses.
12 Août. Les Julus ont déjà 12 paires de pattes.
Scydmaenus minutus F., Cassida nebulosa et Conurus pu-
bescens fraichement éclos.
13 Août. Corticaria gibbosa et Scarptia fusca frai-
chement écloses. Phryganea grisescens.
14 Août. Scaphisoma agaricinum, Attelabus cupreus
et Eristalis tcnax fraichement éclos. Formica emar-
ginala ÇcJ ailés.
15 Août. Drusilla canaliculata, Scydmaenus angu-
latus ot Mycetophagus variabilis fraichement éclos.
107
17 Août. Cis boleti, Cis festiva, Epurea variegata,
iMtridius lardarius et Formica fusca fraichement éclos.
18 Août. Myrmedonia humeralis, Acalles sp. et
Atomaria nigra fraichement éclos.
21 Août. On commence à déterrer les pommes
de terre.
26 Août. Trogoderma palKpes Leconte, fraichement
éclos dans une boite aux insectes de l’Amérique septen-
trionale.
1 Septembre. Xylina rufescens Sievers, Polia
Chi, Catocala pacta. Egira solidaginis.
10 Septembre. Musca domestica faible. Tachina
carnaria a p parait sur les fenêtres.
19 Septembre. Acer platanoides dépourvu de
feuillage. Quelques jeunes chênes encore verts. Ato-
maria analis in cop. Chrysomela staphylea et Cara-
bus hortensis fraichement éclos. Grandes migration de
canards.
25 Septembre. Les dernières Dahlia gelées.
Bouleau presque sans feuillage.
26 Septembre. Neige. Syringa mlgaris en-
core vert.
5 Octobre Semences du bouleau mûres. Sy-
ringa vulgaris jaunit.
13 Octobre. Neige profonde. Populus niger en-
core vert.
20 Octobre. Dernières Butalis Zea-Mais frai-
chement écloses.
3 Décembre. Dernières Musca domestica dans
les chambres. Culex pipiens Ç. Sciara longipes.
31 Décembre. Toutes les larves de ÏAnthrenut
museorum transformées en chrysalides.
108
VI. 1\ 0 H V e a U t é s.
llabroscelis obliquala Motscli. De la taille et de la
forttie un peu étroite de l’Habr. longipes F., avec les
pattes presqu’ aussi grêles et aussi longues, mais avec
les élytres plus allongées, plus atténuées et plus poin-
tues postérieurement. La couleur du dessus est un
vert noirâtre peu luisant, celle du dessous ainsi que
des pattes, des antennes et des derniers articles des
palpes, d’un vert plus ou moins cuivreux et brillant.
Les bords du corselet, de la poitrine et de l’abdomen
sont recouverts d’un poil épais très blanc; de chaque
côté de la tête, sur le milieu des palpes, sur les cuisses,
les jambes et les tarses, on voit des cils de la môme
couleur. Le corselet est trapézoide à angles posté-
rieurs assez saillants. Les bords extérieurs des élytres
sont blanchâtres, présentant une sinuosité à leur partie
antérieure, une autre un peu élargie postérieurement,
et une lunule oblique sur le milieu, qui n’atteint ni le
bord latéral ni la suture; près de la lunule postérieure;
la marge blanche est interrompue; toute la marge ex-
térieure est d’une belle couleur bleu violette. La ru-
gosité sur la tète et le corselet et la granulation sur
les élytres sont fines mais distinctes. Labre transversal,
dilaté antérieurement et avec une forte dent au milieu.
Du Nicaragua.
Cicindela japana Motsch. De la taille et d’une
forme intermédiaire entre la sylvieola et la sylvatica,
ayant la tôle et le corselet de la première, et les ély-
tres aussi fortement granulées que chez cette dernière.
La couleur du dessus est un bronzé-verdûtre opaque;
les côtés du corselet, la poitrine et les cuisses cui-
vreuses; l’abdomen d’un bleu métallique; les jambes,
les palpes et les derniers articles des antennes plus
109
ou moins verts. Sur les élytres il y a une bande
blanchâtre, transversale, très obliquement et étroitement
sinuée vers le milieu, une petite tache de la même
couleur sur le bord antérieur de l’anode huméral, et un
point près du bord postérieur; de chaque côté de la
suture on voit une rangée de gros points imprimés,
qui se prolonge ensuite vers les bords latéraux des
élytres. Le labre est transversal, tronqué en avant et
muni d’une petite dent retroussée. Du Japon.
Cicindela calochroides Motsch. Au premier abord
on la prendrait pour une Calomera decemguttata F., tant
elle lui ressemble par sa taille, sa forme, ses couleurs
et la dispo.sition des taches sur les élytres; mais son
abdomen est d'un testacé-roussâtre sans reflet métal-
lique. La tête, le corselet, le reste du dessous du
corps, l’écusson les antennes et les pattes sont plus
ou moins cuivreux, variés de bleu et de vert et garnis
de poils blancs peu épais. Les élytres sont plus noi-
râtres, plus veloutées et parsemées de points verdâtres,
surtout vert l’écusson; la lunule jaunâtre humérale y est
représentée par deux taches bien séparées, dont l’une
très petite occupe l’angle huméral, et l’autre plus grande
ronde se trouve au dessus de la tache bifide et oblique
du milieu, qui n’atteint ni le bord latéral, ni la suture;
le point latéral entre la lunule apicale et la tache du
milieu, qu'on voit chez ]a decemgultata , manque, mais à
sa place, il y a une tache ronde au dessus du milieu de
la lunule apicale, qui est très étroite et séparée en
deux par la marge bleue qui borde les élytres. Labre
transversal, émarginé au milieu, sans dentelure et sans
carène au milieu. Nicaragua.
Myriochüa Dohrnii Westerrnann; voisine de\a Myr.
undulata Latreille, par sa taille et la dispo.sition des
dessins sur les élytres, mais plus parallèle et ordinai-
rement d’une couleur verte plus vive. Le corselet est
un peu plus large au milieu et moins granuleux. Les
élytres un peu plus allongées et couvertes de petits
110
tubercules élevés au lieu des points imprimés; la sinuo-
sité de la lunule humérale est plus dilatée, celle du milieu
aussi plus dilatée, celle de rextrémité plus prononcée et
plus rapprochée de la suture. Les hanches postérieures
sont noires. Elle m’a été donnée par M. Westermann
comme venant des Indes orientales et j’en ai formé un
sous-genre particulier des Cicindélites, caractérisé par
la forme transversale du labre (pii a trois dents distinctes
chez les et sans dents chez les Outre l’espèce
décrite, on doit y placer, la Cic. undulata Latr., C.
aegyptiaca Klug., C. orientalis 01. et C. scalaris Latr.
Tricondyla granulifera Motsch. Plus allongée que
la Tr. aptera, avec le corselet presque cylindrique et
transversalement ridé, et les élytres profondément ru-
gueuses, môme sur l’extrémité. La couleur du corps
est noire avec un faible reflet métallique; celle des
yeux, de la base des antennes, des palpes, des parties
de la bouche et des cuisses est un briin-roussàtre.
Elle vient de Colombo sur l'île Ceylan.
Collyris gibbicolli» Motsch. Très facile à distinguer
des espèces voisines par le renflement du milieu de
son corselet. Elle est de la taille de la C. fmcitarsis
Schm.-GObel., mais plus robuste, plus profondément
rugueuse et de couleur plus verdâtre. Le tôte est grande,
épaisse, presque carrée, convexe postérieurement et
lisse. La corselet bien plus long que la tôte est renflé
au milieu, étranglé en avant et en arrière, couvert de
rides transversaux distincts, mais qui disparaissent sur
le bourrelet postérieur Les élytres se dilatent un peu
vers l’extrémité, qui est arrondie et un peu aimiée vers
la suture, où la rugosité s’affaiblit peu sensiblement.
Les cuisses sont d’un testacé-rcmssâtre, jambes et tarses
noires. Elle vient de l’Assam.
Selina Westermanni Motsch. Anchodéride d’une forme
encore plus délicate que les Ega, à côté des quelles ce nou-
veau genre doit prendre place. Il est surtout remarquable
par le long col, par lequel la tète se rattache au corselet,
111
la forme globuleuse de ce dernier cl les élytres carrées et
convexes, qui rappellent un peu quelques espèces de For-
micoma des Indes orientales. La tôle est un peu ovalaire,
très fortement rétrécie et étranglée postérieurement, yeux
saillants; labre assez avancé trapézoïdal; mandibules étroites,
saillantes. Pénultième article des palpes maxillaires en cône,
dilaté, plus court que le 2:d, le dernier sécuriforme, court;
le pénultième article des palpes labiaux court, presque renflé
en boule, le dernier sécuriforme, très mince et presqu’ aussi
long que l’avant dernier. Antennes aussi longues que la tête
et le corselet réunis, assez fortes; leur l:ier article presqu’-
aussi long que les trois suivants réunis, le 2:d moitié plus
court que le 3:ième et les suivants. Corselet plus étroit que
la tôle, convexe, un peu allongé postérieurement. Elytres
deux fois plus larges que ce dernier, en carré allongé, im-
primées transversalement, en avant), obtusement arrondies
à l’extrémité, lisses ainsi que le corselet. Pattes grêles, al-
longées, tarses antérieurs simples, leur l;ier article, à toutes
les pattes, le plus long de tous. L’unique espèce que je
connaisse est de la taille de FEga Sallei, lisse, luisante et
d’une couleur noirâtre, avec les parties de la bouche, les
palpes, la base des antennes et les pattes d’un testacé plus
ou moins roussâtre. Les articles 8 & 9 des antennes sont
blancs. Elle m*a été donnée par M. Westermann comme ori-
ginaire des Indes orientales.
Carabus japonicus Motsch. D’un tiers plus petit que le
C. Kàmpferi et rappelant beaucoup, par ses couleurs et sa
forme, notre C.regalis, mais avec un corselet plus large, plus
grand, nullement rebordé sur les côtés; les élytres pluâ ap-
plalies, plus régulièrement striées et parsemées de points
enfoncés distincts, à peu-près comme chez notre hortensis,
seulement sans fond métallique. Je l’ai reçu comme venant
du Ja[)on.
Notioxmus bilunulatus Motsch., nouveau genre de
Valdivia au Chili, qui parait appartenir aux Notiophi-
lides et qui relie très naturellement les vrais Notiophilus
aux Trachypachm. f.a forme est assez épaisse et plus
112
voisine des derniers, tandis que les couleurs, la ponc-
tuation, la construction des palpes et des pattes rapel-
lent les premiers. Les jambes antérieures assez for-
tement denticulées, le long de leur bord extérieur.
Les articles aux antennes grossissent assez sensible-
ment vers l’extrémité, sans être cependant moniliformes,
comme chez les Trachypachus. Je ne connais que la
femelle de cet insecte, qui a une taille un peu plus
ramassée que l’Amara tibialis, ayant le dessus du corps
d’un bronzé métallique obscur et opaque, marqué d’une
grande tache luisante à la partie antérieure de la tete,
une autre sur le milieu du corselet, qui est transversal
et deux bandes sinuées et fortement métalliques sui-
tes élytres. Les parties opaques sont parsemées de
très gros points imprimés. Le dessous du corps, les
antennes, les palpes et les pattes sont noirs. Valdivia
au Chili.
Clinterocera scabrosa Motsch. J'ai donné une dia-
gnose de cet insecte, que j’avais placé dans la genre
Cremastochihis, dans la 2:de année de ces Etudes p.
47. Depuis, ayant eu l’occasion de me [irocurer des
exemplaires plus compiêts, je me suis assuré, qu’il
n’appartient guère à ce genre, par plusieurs caractères
très remarquables, tels que: un menton plane et non
concave, élargi antérieurement et rebordé, par un cor-
selet à angles fortement arrondis et enfin par des tarses
po.stérieurs, composés seulement de quatre articles vi-
sibles, vû que le l:ier est oblitéré et entièrement soudé
au 2:d, n’étant représenté que par un renflement glo-
buliforme, assez insignifiant, à la base de ce dernier,
parfaitement caché dans la cavité de la jambe. Cette
Cétonide est donc hétéromère!
Errata.
A la dernière ligne de la page 28 de ces Etudes, pour l’année
1856, il s'est glissé une faute d'inattention: après le mot Neuroptères
il faut intercaller, et mrtout les Odonates, dont il n’y a &c.
ETUDES ENTOMOLOGIOUES,
rédigées
par
IHctor he Jllotscfjufsfu),
Lieutenant-Colonel d’Etat-Major, en retraite &c.
Sep tieiiie
cciMce,
HELSINGFORS.
Imprimerie de la Société de Littérature Finnoise.
1858.
Imprimatur: Cari von SchotiUz.
i/ïïK
4 Jii^tfirrn<*^Jt4.!rc^\s'erH4r. Bh’rÂrns f///f/frii/it.r /^r 9 f'r4H'^*‘t^^'
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7^7 /i Ji t/rr7f4*t*t,s' **47*47**/**.^. 77447%'47t. p/4/7. 47^ 7** Ao//47/y, 7^^47.^f77e (ti^4r 7/^/ 4i4/7/^tnr,x r/’pAîy/w^/^'KT^T*^
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\74‘(/fp/'/ . f7//7.f4‘7/.tB^ I 7f^\77p/44p/4u*i’//.< 4/77iip(W///\/ 1 ffa7éXr7i.o', 77(^^47*^^Mif4’fi4i7/r/J*4/’/‘^7.77*oi74‘/i
r*/ /itio/i/c/r/pi . 4^/îîYyfc; 9V, 7A47//t.i'4f/4U4,v /444fr4H'/4///AX, f74?7Ÿ47/ .//ptt.^^O* *7^ 774/r/'44.t;9
r////77' 7V
1
i
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1858.
1. Janvier. Historique: Un séjour chez les Lesghis
du Caucase. Voyages et excursions entomologiques.
Entomologie Spéciale: Motschulsky, Insectes des
Indes orientales (I:ière série). Le même, Sur les Col-
lections Coléoptérologiqnes de Linné et Fabricius (Con-
tinuation). Synonymie et critique. Entomologie
appliquée: Insectes utiles et nuisibles. Expérien-
ces. Littérature: Ouvrages entomologiques.
Météorologie. Nouveautés. An die
entomologîschen Leser.
I. Historique.
Un séjour chez les Lesghis du Caucase.
En 1838 l’ardent désir d’exploiter des contrées,
qu’aucun naturaliste n’avait encore parcourues, me dé-
cida d’entreprendre un voyage au centre du Caucase,
à travers les pays des Dido, des Bogos et des Avares,
tous peuples partisans de Scliamyl et nos ennemis
acharnés. La tâche était diiïicile et pour réussir, je
dûs me travestir sous le costume Lesghis, raser mes
cheveux, me laisser croître la barbe et rester sourd
4
et muet, pendant tout le temps du voyage. Comme
compagnons de voyage, je choisis trois individus, dont
un nommé Kourkou-Scliahan, montagnard septuagénaire,
connu par ses précédants exploits militaires contre les
Russes, le second un Mollah ou prêtre Mohamétan
Mahmoud, très instruit, également Caucasien, et te
troisième un sous-olhcier géorgien, qui connaissait les
langues orientales. Nous quittAmes le village géorgien
Saboui avant l’aube du jour, en remontant la petite
rivière Ori-Tschale, afin d’atteindre en plein jour le
col Kailory, à une élévation de 5 à 6000 pieds. Au
matin commença notre ascension, qui dura jusqu’au
soir, car les Montagnes du Caucase s’élèvent bien plus
brusquement que celles de la Suisse, présentant des
vallées très profondes et des escarpes roides dépour-
vues d’eau, qu’on est souvent obligé de chercher à une
et deux verstcs de distance au pied des montagnes.
C’était au commencement de Juin et cependant on
apercevait de la neige [)artout dans les crevasses, tan-
dis que les élévations commençaient à se couvrir de
verdure, de sorte que je pus, chemin faisant, chercher
sous l’écorce des arbres et sous les pierres quelques
Coléoptères intéressants, tels (pie: Dapsa caucasica, Cu-
cujns caucasiens, Tribacis regidaris, Alpaeus longicornis,
un Limodromm bleu, Naslomjcha bracliyplera, Plinllius
vittulus (très commun), qucl(|ucs Otiorbyncims &c., mais
comme je n’avais ni boites, ni llacons, ni épingles, je
dûs simplemant écraser ces insectes et les mettre en-
suite dans mes poches. — Toute la pente occidentale
était couverte d’arbres, dont l’Acer caucasiens était le
dernier qu’on rencontra, puis succéda une région de
|)lantcs herbacées, décorée par des Gentianes ma-
9
gnifiquos et des crucifères à feuilles très grandes
et enfin, près du village Dido Klioupry ^), commença
la région alpine oii nous aperçûmes quelques gros
pins. On ramenait précisément le bétail, quand nous
entrâmes dans ce village, et les femmes en robes d’un
bleu foncé, avec des espèces de couverture de la même
étoffe en laine, placées sur la tète, s’occiq)aient à pré-
parer pour leurs familles, le repas du soir. On nous
reçut avec alfabilité et nous logea dans une ebétive
maison, assez malpropre, composée d'une seule pièce,
avec une antichambre occupée par • un veau, et des
chèvres; le toit de la maison était presque [)lat, cou-
vert de pièces de schiste, retenues par des grosses
pierres, et au milieu il y avait un trou pour la sortie
de la fumée d’un feu |)lacé par terre dans la chambre.
Au lieu de chandelles, on y avait allumé un morceau
de bois de pin goudronné. Le re[)as fut très modeste,
car il ne consistait qu’en une espèce de galette de
farine de seigle, cuite sur les parois brûlantes d'un
four, et un peu de lait caillé. De grand matin nous
continuâmes notre route, en longeant ou mieux en
grimpant comme des chèvres sur les pentes escarpées
d’une contrée extrêmement montagneuse; do tous cô-
tés des torrents se précipitaient vers une rivière qui
serpentait dans la vallée; çà et là, on apercevait des
villages, comme suspendus aux rochers, ainsi que le
sont les nids d’hirondelles aux embrasures de nos fe-
nêtres; sur la pente des collines, on voyait des champs
verdoyants et des forêts épaisses. Il fallait traverser
un pont en bois très fragile, cpii chancelait fortement,
1) Le même, qui vient d’èlre détruit par nos troupes,
6
étant construit de quelques perches, sur lesquelles on
avait placé de la paille et du runiier. Près de ce pont
étaient postés une dixaine de montagnards, qui nous
examinèrent avec beaucoup d’attention, comme cher-
chant quelque chose de suspect; nous ne finies pas
grande attention, et passilmes vite cet endroit incommode.
Après avoir traversé (juehpies villages, où toutes
les maisons étaient construites de pierres schisteuses,
sans chaux ni ciment, nous arrivâmes vers l’après di-
ner à Mokoko, grand village, situé sur la frontière des
Dido et des Bogos; là on apercevait déjà les alpes
neigeuses qui séparent ces deux communes. Comme
de coutume, nous fîmes halte sur la place au milieu
du village; mes compagnons allèrent complimenter les
autorités du lieu, et s’informer de la route que nous
devions suivre ensuite. Je restai [irès de nos chevaux,
étendu sur le gazon, lorsqu’un montagnard ayant éxa-
miné mes vêtements, dit à son camarade que mon
Basdihjk n’était [las du pays, mais de Tiflis; je ne
compris pas d’abord la portée de cette remarque, sa-
chant parfaitement bien que ce vêlement était fait en
drap du pays, mais plus tard j’appris qu’il était cousu
avec de la soie, tandis que les montagnards n emploient
que la laine; cette bagatelle nous devint néanmoins
bien funeste. Lorsque les pourparlers furent terminés,
et comme nous nous ap[)rêlions à sortir du village,
on nous conduisit [lar une ruelle très étroite et ob-
scure, qui aboutissait à une [letile porte fermée; alors
entre les murailles à [)eine assez large pour faire pas-
ser un cheval, et où il n’y eut plus moyen ni de faire
1) Espèce de capuchon en pyramide, qui sert aux monlagnards a
s’envelopper la tèle, pendant la pluie et le mauvais temps.
7
volte face, ni même de reculer, les montagnards se
jetèrent sur nos chevaux, nous forcèrent de descendre,
nous désarmèrent et nous firent prisonniers, chacun
de nous dans une maison séparée. Bientôt dfrs cris
confus et un grand vacarme se firent enlemfre; on
convoquait le [)eu[)le sur la place que nous venions
de quitter, et là une délibération orageuse commença.
On re|»rücha, avec imprécation, à mes compagnons de
voyage, d’être des espions russes, d’être coupables de
trahison envers le prophète, de vendre leurs compatriotes
et Dieu sait quelles autres accusations les unes plus ab-
surdes que les autres. Les accusés argumentèrent de
leur mieux, le Mollah surtout développait toute son élo-
quence pour prouver tout le ridicule des soupçons qu’on
élevait contre nous. Enfin le bruit, les injures et les me-
naces arrivèrent au point, que le Kasi, autorité ecclésia-
stique su()érieure du village, fut obligé de réprimander le
peuple, et intervenir par sa personne entre mes compag-
nons de voyage et la brutalité de ces esprits turbulents.
Pendant ce temps je me trouvai enfei'iné seul dans
une grande chambre qui n’avait qu’une petite fenêtre
sans vitres et qui donnait sur un |)récipice; mon seul
gardien était la femme du montagnard auquel j’avais
été confié. Comprenant parfaitement la gravité de no-
tre situation, je tâchai de suite à me procurer des
amis, et un de ceux-ci devait être cette femme; alors,
comme le temps du souper approchait, je chei’chai de
d’aider cette dame à préparer ce repas, et à la ma-
nière des montagnards, je fis des galettes et les ex-
posais au four, je mettais du bois dans le feu &c. et eu
même temps je jetais au feu le crayon, rpro j’avais
dans ma poche et qui, trouvé par mes ennemis eut
8
certainement coûté ma tôtc. Profitant d’une occasion
favorable, je mis dans les mains de cette femme un
petit fichu en coton, que j’avais porté sur le cou,
ayant remarqué qu’il était de son goût. Mais mon re-
pos ne fut pas de longue durée, des montagnards se
précipitèrent dans la chambre, et me traînèrent hors
de la maison sur une petite terrasse, limitée de trois
côtés par un profond précipice, au fond duquel rou-
lait un torrent écurnant, et la quatrième issue gardée
par une muraille adossée à un immense rocher. Sur
cette terrasse je trouvai mes trois camarades, dont la
physionomie était peu rassurante et qu’on y avait évi-
demment amenés, pour espioner si je n’entamerais pas
une conversation avec eux. Sachant parfaitement bien,
que des argus cachés pouvaient nous contempler, je restai
fidèle à mon rôle de sourd et muet et feignit de ne
pas m’occuper de mes compagnons de voyage, puis
me couchant à terre, je jouai avec des cailloux, les
prenant dans la bouche et les jetant dans le préci-
pice; ayant tourné le dos aux montagnards cachés, je
déchirai en lambeau, mûchai et avalai une feuille de
papier, qui se trouvait dans ma poche et sur laquelle
j’avais écrit quelques remarques. J’avais raison de
m’en débarasser, car {(resqu'aussitôt les montagnards
apparurent et fouillèrent de suite nos poches; mais
des miennes ils ne retirèrent que quelques insectes
que j’avais ramassés, ce qui les fit beaucoup rire et
qu'ils y replacèrent très consciencieusement. On me
ramena dans ma prison, et conduisit mes camarades
devant le Dschamat, •) où ils furent de rechef acca-
1) Assemblée des juges du peuple sur la place publique.
blés de reproches, d’injures et de menaces; tous par-
laient et criaient à la fois. Arrivé à mon domicile j’y
trouvai quelques individus, à visages bien farouches,
assis en cercle sur le plancher; ou me fit signe de
prendre place auprès d’eux, ce que je fis, en croisant
mes jambes. Alors commencèrent toutes sortes d’exa-
mens: on me parla en russe, en géorgien, en tatare,
en lesghis, en me proposant une femme, des terres,
des armes, môme de l’argent, si je voulais leur avouer,
que j’étais russe. Des nouveaux venus prétendirent
que mes com|)agnons avaient tout avoué, et que mon
opiniâtreté était complôtement inutile et ne faisait que
m'exposer à un chùtiment plus sévère. Voyant que
ce langage ne produisait aucun effet, un de ces mes-
sieurs tira son poignard, et en l’aiguisant sur un cuir,
dit tranquillement en bon russe: woijons, coupons quelques
courroies du dos de ce galliard et il va nous chanter
quelque chose.» Un rire général applaudit celle â propo-
sition, et chacun courut regarder si mon visage avait
failli, mais je n’avais pas bronché, étant décidé de
mourir plutôt, que de montrer la moindre faiblesse et
la Providence me seconda. La chambre se remplis-
sait de curieux, l’un voulait une chose, l’autre le con-
traire, on criait, on se disputait à ne plus s’entendre;
un d’eux me proposa sa pipe, qu’il fallait accepter et
fumer à la manière des montagnards, en crachant en-
tre les dents; je fis tout à merveille, mais n’étant pas
acoutumé à ce narcotique, je sentis bientôt ma lôte
tourner; heureusement l’impatience de mes persécuteurs
me debarassa très vite de celte position gênante. Un
I) Maruschka est le mot que les montagnards emploient dans leurs
discours avec les russes.
10
autre individu ayant amené une fille avec un tambou-
rin, me fit signe de danser; il fallait obéir, et je ne
sais guère comment j’exécutai cette danse, vraiment
dinicile, mais elle me guérit du vertige et me procura
des grands applaudissements de mon auditoire. La
maitresse de la maison, fit même remarquer, qu’un
homme qui peut exécuter une pareille danse, ne pou-
vait être un russe et que c’est évidemment un Avarien
de Klioundsakh, aussi plusieurs des assistants firent
des signes d’assentiment. Un nouveau venu attira l’at-
tention de mes bourreaux, par quelques récits que je
ne pus entendre; s’approchant ensuite de moi, il
arracha mon habit et montrant ma poitrine, il cria aux
assemblées: «ne voyez vous donc pas, que celle poilrine,
na jamais vu le soleil? i) et reculant de quelques pas,
il se mit à viser lentement, sur moi avec son fusil. —
Le coup ne j)arlit pas, et d’autres individus fougueux
me trainèrent de nouveau dans le cercle de l’imjuisi-
tion, où l’on songeait sérieusement à me soumettre aux
tortures. Un gaillard se glissant derrière moi, ajustait
la pointe de son poignard près de mon oreille, tandis
que mon voisin criait de toute sa force dans l’autre;
un autre tenait le sien au dessus de ma tète, faisant
signes aux assistants de m’engager à me lever; si je
bougeais, alors je n’étais pas sourd et le poignard la-
bourait ma tète, mais je ne lis aucun mouvement, au-
cune sensation ne trahit mon rôle, et toutes les tor-
tures ultérieures restèrent également sans résultats. Alors
un de mes voisins commença |)ar me pousser sur le
montagnard placé du côté opposé, ce qui produisit un
1) Chez les niotilagnards la poitnne ét.int presque toujours à dé-
couvert, la peau est rude et brûlée par le soleil.
11
contrecoup de ce dernier, et en un clin d’œuil toute
la bande se jetait vers et sur moi, les poignards levés.
Le péril était grand et un instant mes idées se brouil-
lèrent; je ne revins complètement à moi, que lorsque
je me vis auprès de mon hôte, (|ui harangua vive-
ment l’assemblée, en lui rep[)rocliant d'avoir insulté sa
maison, d’avoir manqué au Dschamat, qui allait prendre
une décision délinitive sur notre sort ^). Je vis aussi
que la femme pleurait, et faire pleurer une femme est
le plus grand manque d’éducation, que puisse montrer
un montagnard; c’est ainsi que les larmes d’une femme
peuvent sauver quelque-fois la vie d’un homme. Le
maître de la maison chassa donc toute cette troupe,
qui courut vers la place publique pour nous condamner.
Ellectivcment on allait exécuter la proposition faite
par quelques montagnards de nous oter la peau, et de
jeter ensuite les corps à la frontière russe; lorsque le
IMollah lit retentir sa voix |)laintive du haut du mina-
ret, apellant les croyans à la [)rière, car nous étions
au moment où le soleil disparaissait sous l’horizon. La
condamnation ne pouvait donc plus être exécutée ce
jour et on la remit au lendemain. La maitresse de
la maison me servit un frugal soupér, me donnant une
petite jatte de lait de brebis, qu’elle avait auparavant
remué avec ses doits peu a|)|)étissants, et me montra
beaucoup de conq)assion. On m’assigna pour lit une
sorte de sopha en bois, placé vis-à-vis du lit qu’oc-
cupaient les hôtes du logis, et lors([uo le feu ne ren-
dit [)lus qu’une faible lueur, j'entendis un ronllernent
1) Adiré vrai, la cause était ((u’il héritait de me.s habits, si j’étais
condamné légalement, tandis qu’il les eut certainement perdus, si ou
m’assassinait.
12
comme s'ils dormaient; je feignis de faire de môme, ne
me fiant pas à ces gens, même lors(ju’ils dorment. —
Et je ne me trompai pas, à peine le inaitre ciait être
sûr que je dormais, qu’il se leva lestement et après
m’avoir appellè à haute voix, il épia ma respiration,
si je l’avais changée, et ce procédé fut plusieurs
fois répété, durant la nuit. Enfin cà la nuit close la
porte de la maison s’ouvrit lentement pour laisser
entrer quatre personnes, je restai parfaitement tran-
quille. Un homme à haute taille, orné d’une barbe
rouge et portant û la main une torche allumée, m’é-
veilla et me somma de m’asseoir; c’était le Kasi du
village, et les trois autres mes compagnons d’infortune
à mines fort pAles et vraiment allongées. Je rallumai
le feu; le maitre de la maison salua humblement le
nouveau venu, et une délibération toute nocturne eut
lieu. Mes camarades prièrent le Kasi de les laisser
partir, ajoutant qu’ils ne tenaient aucunement à ma
personne, que je n’étais que leur serviteur et qu’ils
m’abandonneraient volontiers aux montagnards. Le Kasi
ne voidut d’abord entendre aucun arrangement, et me
contemplait très attentivement, examinait mes vêtements,
ma chemise, me fit oter ma chaussure enfin après
une bonne heure de persuasion, il promit d’y penser
le lendemain et tous quittèrent la maison. Peu de
temps après le lever du soleil, on mena mes cama-
rades sur la place publique, où le peuple accourait
1) Cliez le montagnards du Caucase les portes des maisons n’ont
ni verroux ni serrures.
2) Probablement pour s’assurer, si je n’avais pas des cors, que les
montagnards ne connaissent pas, ne portant pas de bottes. Heureuse-
ment je n’en avais pas non plus.
13
pour assister à notre exécution; on criait, on se dis-
putait comme pendant le soir précédant, lorsqu’enfin
le Kasi lui même parut et déclara au grand désa-
pointemeut de l’assemblée, qu'il no voyait rien de russe
dans les nouveaux venus, et qu’il leur donnait la li-
berté de retourner par la mémo route qu'ils étaient
venus. C’est alors que se manifesta le mécontentement
par des parjures et des malédictions de toutes espèces
mais la sentance était portée. On nous remit nos
chevaux, nos armes '), et conduits par une sauve-
garde, nous quittémes ce village de Mokoko où notre
vie n’avait tenue, que par un til bien frôle; et ce fût
précisément ce qui nous sauva la vie; car si on ne
nous avait pas barré le passage dans ce village,
nous serions infailliblement tombés dans une embu-
scade d’une trentaine d’hommes, qui nous attendaient
depuis deux jours, à une lieue plus loin pour nous
mitrailler. Mais le danger n’était pas encore passé et
dans tous les villages, que nous traversûmes les mômes
questions: qui ôtes vous? où allez vous? — pourquoi
retournez vous? &c. se réi)étèrent avec toutes les im-
précations impertinentes des personnes qui cherchent
querelle; et si une pluie battante n’eut pas empêché
les montagnards de sortir, nous n’eûssions probable-
ment pas regagné nos foyers. Au soir nous arrivûmes
à Khoupry, le môme village où nous avions passé la
première nuit de notre excursion dans les montagnes.
Nous fûmes, comme alors, très bien accueillis et mes
camarades prolitèrent d’une occasion pour faire con-
1) On avait changé les miennes, ne se doutant pas qu’on m’en don-
nait de bien plus précieuses.
U
naissance avec un Miiride i) de Schamyl, qui voya-
geait, chargé d’une mission particulière de ce chef du
Daghestan; ils partagèrent avec lui leur souper et l’en-
gagèrent à nous accompagner le lendemain jusqu’au
pied du mont, qui nous séparait de notre frontière.
Le Muride accepta. — Dès l’aurore nous nous mîmes
en marche pour franchir le plateau subalpin, mais quel
fut notre étonnement lorsque nous y aperçûmes 12
gaillards armés jusqu’aux dents, qui nous barraient le
passage. Ce fut à rccomnjencer des pourparlers, des
chicanes, des injures et meme des menaces. Cette
bande mal intentionnée nous accompagnait côte à côte,
nous arrêtant à tout moment par des outrages et des
impertinences sans bornes, tâchant d’épuiser notre pa-
tience; mais quoique trois fois plus nombreuse, elle
n’eut pas le courage de nous attaquer ouvertement,
tandis que de notre côté; la prudence nous obligeait
de tout supporter et de réserver nos balles pour la
défense; cor une fois nos armes déchargées, nous étions
complètement à leur merci. Nos ennemis avaient déjà
gagnés les six jeunes gens qu’on nous avait donnés au
village, comme escorte pour traverser la montagne;
notre sort dépendait donc d’un seul homme, et cet
homme était le Muride, mais celui-là tenait ferme, al-
léguant qu’il nous avait donné sa parole, qu’il la tien-
drait et qu’avant de nous faire le moindre mal, il leur
faudrait passer sur son cadavre. — Ainsi, au grand
mécontentement des montagnards, nous parvinmes à
gagner le versant opposé de la montagne d’où nous
pûmes apercevoir la longue vallée verdoyante qui con-
2) I.es Miirides sont les gardiens de Schamyl et jouissent d’une
haute estime chez les montagnards du Caucase.
15
(luisait à notre frontière. La descente s’effectua, et
nos persécuteurs furent obligés de nous abandonner,
niais en nous accablant d’imprécations. Arrivés au
pied de la descente, nous dûmes traverser à guè un
ruisseau, et là le Muride nous dit adieu, n’ayant
exigé pour sa peine (ju’un rouble argent. Nous l’en-
gageâmes à nous accompagner plus loin, mais il re-
fusa nettement, nous disant: «tfe l'autre côté le terrain
est russe et je ne puis le toucher, — je vous ai donné
ma parole de vous amener sain et sauf jusqu’à votre fron-
tière, — j’ai rempli ma parole — Adieu — souvenez
vous qu’un Muride vous a conduit» et il regagna les hau-
teurs. Trois heures plus tard non étions dans le vil-
lage Salmii, et trois jours après, une lièvre billieuse
m’avait jeté sur le grabas, dans un| de nos postes for-
tifiés. La crise passée une grande faible.ssc me clou-
ait encore au lit, lorsqu’un jour je vis apparaitre dans
ma chambre un de ces montagnards qui nous avaient
poursuivis; son regard respirait la rage et il n’était
qu’à deux pas de mon lit, quand mon domestique le
saisit; on lui trouva un poignard caché dans sa manche.
Quelques semaines plus tard j’étais à Tillis où je re-
merciai le Créateur de m’avoir si miraculeusement
conservé. Je vidai mes poches, mais il n’y avait plus
que les débris de ces insectes, pour lesquels j'avais
manqué sacrifier ma vie.
Motsehulsky.
16
Voyages et excursions entoiiiolojîiques.
L’année dernière nous avons dit quelques mots sur
les explorations entornologiques faites par M. Radde
dans la Sibérie orientale; ce printemps il s'embarqua
sur la rivière Schilka, pour descendre l’Araur, et
hiverner sur la partie la plus méridionale do cette ri-
vière, en face des montagnes Ching- Gan. Par une lettre
du Septembre, ce voyageur nous annonce qu’il est
heureusement arrivé à sa destination, et qu’il vient de
construire avec ses gens une maison en bois, vers les
147‘’ L. et 47” L.N. — Il dit que l’Arnur a ici envi-
ron 300 Sagènes de largeur, présentant un courant
rapide, non interrompu par des ilôts. Sur les plaines
qui bordent le rivage, se voient différentes espèces
de Calamagrostis , qui surpassent la hauteur d’un homme,
et parmi lesquelles il n’est pas facile de chercher les
insectes. Un peu plus loin du fleuve, commencent des
élévations couvertes d’une végétation arborifère ex-
trêmement riche et variée, composée principalement
de différentes espèces de Tüia, Acer, l’arbre à liège
oriental (Phelloiiendron amurense) &c. Ce dernier pour-
rait sans contredit devenir un article fort important
pour le commerce, s’il pouvait atteindre des dimen-
sions plus considérables, que celles qu’on lui a ob-
servées jusqu’ici, et qui ne dépassent pas l'épaisseur do
9 pouces, au bas du tronc, avec une couche de liège
d’un pouce seulement. ■ — Dans les vallées un peu plus
éloignées apparaissent des Syringa et Berberis sauvages,
mais aussi l’effet des forêts vierges s’y manifeste très
sensiblement, et M. Radde rapporte toutes les difficul-
tés et peines qu’il a eues, pour avancer dans ces forêts
n
encombréps; — un pou plus à l’Est, il trouva en Aôut
la terre golée à une profondeur d’une sagène, et néan-
moins toute la colline recouverte de Vitis amuretisis des
plus touffues. Le 13 Septembre tous les arbres avaient
déjà'beaucoup de feuilles jaunes et seulement les chênes
Pt les peupliers restaient verts. Un autre voyageur
nous assura qu’à Nikolaevsk, vers l’emboucbure de
l’Amur, on eut le 6 Décembre, pas moins de 40®
Réaum. de froid. — l.es insectes que M. Radde a ra-
massés, offrent principalement des formes identiques
ou voisines de celles de la Daourie et de la Mongo-
lie; — une quinzaine de Carabes dont un de la cou-
leur éclatante et de la forme du C. smaragdinus mais
très différent |)ar la scul[)ture, quatre Cicindela, dont
une très voisine de notre C. s.y/nah!c«, environ 13 espèces
de Limenilis, 6 espèces de Parnassim &c.
Par une lettre du ce voyageur nous ap-
prend, que le fleuve (Amur) était, dès ce jour, com-
plètement gelé, |)ar un fioid de 16® — Réaumur. Con-
cernant la récolte d’insectes, il communique à M. Mé-
nétriés quelques crotpiis des espèces les plus mar-
quantes, d’a|)rès lesquels on peut entr’autres consta-
ter: un Aijrüus noir deux fois plus grand que VAgr.
sexpunctatm, Staphilinns fuhiceps Ménétr, magnifique
espèce de la taille du S:l caesaretis, mais avec la tête
entièrement fauve, VJps emeiata Motsch., chez laquelle
les taches rousses des élytres se réuni.ssent, pour for-
mer un X; une belle Silpha jaunâtre et tachetée comme
la S. i-punclata L., mais plus parallèle et couverte
entièrement d une ponctuation très serrée; C Osmoderma
barnahüa Motsch., qui est un peu plus petite et plus
applatie que notre Osm. eremita, mais dont le mâle
2
18
oiïte le corselet plus arrondi, et sur lequel l’excava-
tion du milieu s’élari,'it transversalement vers la tôte;
— la Glycyphuna viridiopaca Motsch., voisine par ses
couleurs de la Gl. jucunda Faldm., mais deux fois plus
grande, avec des taches blanches [)lus petites et trois
nervures en relief, bien apparentes sur chaque élytre;
la Glycyphana fuhislemma Motsch. qui a presque la '
taille de la Glyc. jucunda, mais une forme plus dé-
primée et une couleur noire, luisante sur le corselet,
veloutée sur les élytres, avec une grande tache d’un
jaune pûle de chaque coté; — le Cladognatus subae-
neus Ménétr., magniüque es[)èce d’un brun un peu
bronzé, qui par sa forme et sa taille rapelle singu-
lièrement le Cladogn. cinnamonieus de Java; la Coplocy-
cla? diaphanipennis Motsch., de forme assez applatie
qui, par ses couleurs et sa taille, rappelle beaucoup
la Copl. viireata Perty, mais qui est généralement d’une
teinte |)lus pâle; — et enfin le plus beau Coccinélide
connu, la Synonycha? mirabilis Ménétr., qui est quatre
fois plus grande que notre ocellala, noire, avec dix
taches rouges sur les élytres, et deux jaunes sur les
bords du corselet.
L’Oural septentrional, aux environs de Catharin-
bourg, fut exploité, pendant l’été passé, par M. le ca-
pitaine Radaschkovski, qui en rapporta un nombre as-
sez con.sidérable d’insectes d’une faune sublaponnaise.
M. le D:r Schubert ramassa des Lépidoptères dans
les plaines du Gouvernement de Voronescb et nous
envoya plusieurs espèces intéressantes.
M.M. le D:r Basilevsky et Skatchkoff ont exploité
les environs de Pékin, mais leurs collections ne sont
pas encore arrivées.
19
M. le Colonel Bartholomei, entreprit un voyage
dans les provinces méridionales de nos possessions
Transcaucasiennes et les provinces septentrionales de la
Perse, où il passa tout l’été, mais nous ne connais-
sons pas encore les résultats des explorations de ce
voyageur infaligiiable. M. le Colonel de la Garde,
Mandersljerna, accompagna l’automne passé, son père
à Nice, où il compte rester tout l’hiver. M. le Baron
Osten-Sacken a fait l’année passée, un voyage au Ca-
nada. M. le professeur Bunge de Dorpat, et M. le
Comte de Kaiserling, neveu du Naturaliste connu de
ce nom, viennent de partir pour accompagner une ex-
pédition scientifique, que notre Société géographique
a expédiée au Khorassan et h Hérat. M. le profes-
seur Nordman vient d'expédier son fils, sur un vais-
seau de notre compagnie Américaine, pour nos pos-
sessions de l’Asie orientale. Nos entomologistes de S:t
Pétersbourg continuèrent à exf)loier les environs de
la capitale: M. Sievers ramassa un grand nombre de
Microlépidoptères nouveaux pour la faune de S:t Pé-
lersbourg, qui revus par M. Zeller de Glogau, pré-
sentèrent plusieurs formes intéressantes et môme nou-
velles. M. Huber chassa, comme à l’ordinaire aux en-
virons du corps forestier, celte localité inépuisable pour
les Lépidoptères, et y prit entre autres: Hipparchia
Dcjanira, Egeria, Gastropacha Lohulina, Orgia selenitica,
Acronycta Euphrasiæ, Mamestra Pcrsicariœ, Caradrma Me-
nelriesi, Emomos lllustraria, et autres raretés pour notre
capitale. M. Lulsch trouva au faubourg de Vibourg une
Acherontia Alropos; M. J. Kouschakevitch une O de la
Cicada montana, sur la Montagne de Douderhoff, et
j’entendis chanter le même insecte, à plusieurs, reprises
20
sur les peupliers du parc de Zarskoe Sélo près de
l’aqueduc. Au cimetière de Sniolenskoe, je trouvai à
la lin de Soptonibre le rare /..o/n/s M:r Strauch
a [)i is dans les envii ons de üoi fiat, le Phosphœnus bra-
chyplerus Motsch.
II. Entomologie spéciale.
Insectes des Indes orientales
par
V. de Motschnlsky.
bière Sérié.
La faune de l’Asie m’a toujours préoccupé de pré-
férence à celle des autres [larties du monde. Outre
mes propres récoltes au Caucase, en Perse et dans la
Sibérie, j’ai tûcliô de me procurer de l’orient tout ce
qui était [lossible. Ainsi j’ai acheté un grand nombre
d’insectes de l’Asie mineure, récoltés par M.M Kinder-
mann et Bischof, ceux de la Perse rapportés par M.
Kotschy, ceux de l’IIimmalaya ramassés par le Capit.
Bays, et d’autres insectes qui se trouvaient chez les
marchands à Londres; une autre partie, provenant
de Java et des îles de la Sonde me fut vendue
à Rotterdam. Un grand nombre d’espèces indiennes,
provenant de la récolte de feu Helfer au Birma; j’ache-
tai de la Collection de feu Holtzer à Vienne, et une
seconde partie, de la môme source, me fut cédée par
le Musée de Prague; d’autres, envoyés par M. le pro-
fesseur Kolenati au Comte Mannerheim, me furent com-
muniqués par ce dernier. Plusieurs doubles de la Col-
lection de Dejean, venant de Java; je me procurai à
21
Bruxelles, et quelques espèces de la même localité me
furent données par M. Burmeister. Des choses fort
intéressantes de la récolte de M. Siebold a Java, Su-
matra, Timor &c.; je reçus du Musée lmp. de S:t Pô-
tersi)ourg, quelques pièces de Pondichéry et de Bom-
bay; je lis des échanges avec les Musées de Paris et de
l’East-lndia House à Londres. Le Musée de Vienne m’en-
richit de quelques espèces rapportées des Indes par le
Baron de llUgel, et celui de Leyde de quelques unes
du Japon. M.M. Westwood, Guérin, Westermann et
autres me cédèrent aussi beaucoup d’espèces indiennes
intéressantes. De M. le ca[)itaine Perry, j eus quelques
Coléoptères de l'îlc Ceylan, et de Schangai en Chine,
et de la récolte de M. Gaschkevitch, ceux des envi-
rons de Pékin et de la Mongolie. Enfin M. Nietner
me gratilia d'un grand nombre de petites espèces,
qu’il a ramassées avec beaucoup de zèle, à Ceylan
tant aux environs de Colombo, que sur les montagnes
de Nura-Ellia, à une élévation de 4,000 pieds.
De celte manière, je suis parvenu à rassembler
un malérial suffisemment intéressant, pour cntieprendie
la description des espèces que possède ma collection;
et afin de ne pas m’en tenir seulement aux Cara-
biques, je donnerai dans chaque N:o des Etudes, une
série d’espèces de dilférenls ordres et familles des in-
sectes. — Je n’ai pas cru nécessaire de fatiguer mes
lecteurs, avec ces descriptions fastiilieuscs, expiimées
en 50 lignes ou d’avantage, ainsi que le veulent cei-
tains puristes , mais au lieu de répéter pour chaque
espèce voisine les mots: elowjnlus, puncUilus, niger ] ui
tâché d’établir une description détaillée pour une espèce,
autour de laquelle viennent se grouper plusieurs autres
22
analogues, et qui ornent ma collection et alors j’indique
seulement les différences essentielles, qui les caractérisent.
Dans l’état actuel de la science, où d’innombrables
espèces sont découvertes chaque jour, il n’y a plus
moyen de les caractériser descriptivement, si l’on ne
veut pas désoler le lecteur, et rendre l’espèce mécon-
naissable, et la seule méthode pratique me parait la
description comparative avec une espèce généralement
connue, et qui se rapproche de celle qu’on décrit. —
J’ai aussi cherché à baser mes nouveaux genres, sur
les caractères faciles à observer et qu’on trouvera
énoncés dans les descriptions, laissant aux amateurs
plus érudits, l’honneur et le bonheur de découvrir et
de décrire les parties du corps peu perceptibles et
difTiciles à vérifier.
Apolumiis atripcnnis, elongatus, conve.xus, ater, cinereo-pu-
benilns; vapite thoraceque brunneis, antmnis pedibusque fulvn-lexta-
ceis; thorace globoso, fere glabro, postice breviter attenuato; dytris
aritice purnllelis, dorso siibdepressis, profunde punctalo-strialis;
pedibus validiusculis, rufo-teslaceis. Long. l*/a I- — l'»*- Va ••
Par sa couleur il rapelle un peu l’A. ruficoUis Pe-
chioli, d’Italie, mais il est plus petit et plus déprimé
sur les élytres. Recueilli par M. Nietner dans les en-
virons de Colombo sur l’île Ceylan.
Une seconde espèce du continent indien, mon Ap.
fuscus, est encore plus petite et de couleur plus ob-
scure et plus uniforme, tant sur le corps que sur le
corselet; les pattes, les antennes, les palpes et les
parties de la bouche sont d’un testacé plus ou moins
rembruni; le corselet parait plus étroit et moins glo-
buleux que chez nos espèces d’Europe; la pubescence
sur les élytres est vélutineuse. 11 y a encore une
23
troisième espèce inédite qui se trouve en Algérie; elle
est voisine de notre A. testaceus, mais un peu plus
grande et surtout plus allongée aux élytres, avec les
côtés du corselet plus ronds, plus sphériques; je
l’ai' nommée Ap. castaneus. 11 ne faut pas confondre
cette espèce avec CAp. veloæ Schaum (fulvm m.), qui
se trouve en Egypte et qui est plus petit.
Hispalis fuscescens, alatus, elongatiis, subparellelns subde-
pressus, glabralus, subsericeo-nüidus, nigro-fusms, supra leviler
aeneo-micatis; corpore sublus, ore, pulpis pedibusque plus mi-
nusve testaceis; capite minuta, obluso-triangulari, oculis nigris
vix prominulis; thoruce transverso, ad basin tdrinque impresso,
latei'ibus valde rotundutis, marginatis, angulis aîiticis fere rec-
tis, vix promitmlis, posticis rotundatis; scutello tîausversim tri-
angulari; elytris thorace paulo latioribus, parallelis, poslice obli-
que truncatis, subliliter strialis, slrüs impunctatis, 2:da versus
apicem unipunctata; in maris tarsis anticis articidis tribus pri-
mis quadrato-dilatatis, quarto bilobo. Long, I. — lal. Vs !•
Cet llarpalide ressemble beaucoup au Hisp. metal-
lescens Rambur, mais il est ordinnairement un peu plus
grand, et de couleur plus brunâtre surtout sur les ély-
tres; la tôte est plus étroite et plus allongée, le cor-
selet moins convexe, plus distinctement rebordé sur
les côtés; les stries sur les élytres plus fortement mar-
quées, la base des antennes et des cuisses testacée &c.
Il parait être très commun dans les provinces du Birma.
Les autres espèces de ce genre, propres égale-
ment au continent des Indes orientales, sont:
a) à élytres concolores.
Hisj)alis aeiiescens, moitié plus petit que le Hisp.
fuscescens, avec un corselet proportionellement plus
étroit, les stries des élytres moins marquées; couleur
brunâtre avec un reflet cuivré.
24
Hispalis femoralis, un peu plus étroit que le H.
fmcescens de couleur plus noire, avec les cuisses ob
scures; le corselet plus étroit, les stries des élytres
distinctes seulement près de la suture.
Hispalis pallipes, de la taille du Hisp. fuscescem,
mais plus allongé et d’un noir luisant, avec les an-
tennes et les pattes d’un testacé très pâle. Le milieu
du dessous du corps est aussi testacé, le corselet
moins transversal, un peu en coeur postérieurement, les
élytres plus allongées plus dilatées et plus arrondies
à l’extrémité.
Hispalis flavipes, presque quatre fois plus grand
que le Hisp. fuscescens, avec les élytres proportionelle-
menl plus larges, plus ovalaires et plus fortement
striées; le corselet est encore plus transversal, [)lus
fortement rétréci et arrondi postérieurement; la tête
est plus grosse et presqu’aussi large que le corselet.
La couleur est un noir foncé et luisant, un peu bru-
nâtre en dessous, avec les pattes, la base des antennes
et des palpes testacées.
' Une espèce très voisine du Hisp. flavipes, mais un
peu plus petite, quoique du double plus grande que le
Hisp. mctallescens , se rencontre en Andalousie et diffère
de l’espèce indienne, par ces pattes et ses antennes
plus obscures et son corselet moins transversal. Je
l’ai nommée Hisp. geniculatm, à cause de la couleur
rous.sâtre des genoux et des tarses.
h) à élytres tachetées.
Hispalis quadriyuttatus , forme plus courte, plus
large et plus parallèle, ({ue le Hisp. fuscescens, rappel-
lant le corselet arrondi et les élytres en carré allongé
du Hisp. flavipes, mais souvent quatre fois [)lus petit
25
qûe ce dernier. Couleur) noire, avec un reflet soyeux;
palpes, antennes, pattes et quatre petites taches ob-
longues, disposées en carré sur les élylres d'un testacé
plus ou moins clair; les derniers articles des antennes,
les ' mandibules, le dessous du corps et les cuisses
parfois rembrunis. — La tôte est grosse, les mandi-
bules grandes, le corselet assez transversal et rétréci
postérieurement presqu’en demi cercle; les élytres dis-
tinctement striées près de la suture, à angles humé-
raux saillants, et l'extrémité faiblement tronquée.
Hispalis biguttatns, deux fois plus grand et surtout
plus allongé que le Hisp. 4-gut.tatus, à corselet plus
transversal, élytres seulement avec deux petites taches
testacées vers l’extrémité. Couleur noire, base des
antennes, les jambes et les tarses testacées, cuisses
rembrunies. — Cette espèce vient de Tranquebar et
m’a été donnée par M. Weslermann.
Heterooenis cinctiis, parallehis, cinereo puberulus, pallidus;
capile, thoracis medio ehjtrorumrpie macida palmala ad siduram
infuscatis; antennis oculisrpie atris; mundibulis produclis, basi
subdigitatis ; thorace transverso, angtdis posticis dislinctis, ebjlris
leviter striatis, inlerslilüs densissime punclulatis. Long, 1.
— lat. Va 1.
Très voisin du HeL minimvs Kiesw. par sa forme
allongée et |)arallèle, mais presque du double plus
grand, et facile à reconnaître par la grande tache
sinuée et palmée qui occupe toute la suture des ély-
lres — M. Nietner me l’a envoyé comme venant des
environs de Colombo sur l’île de Ccylan.
Les autres espèces du continent indien, que je
possède sont:
Heterocerus gracilis, un peu plus court que le pré-
26
cèdent, d’une couleur testacée plus roussâtre et très
remarquable par son corselet entièrement obscur, sans
côtés latéraux clairs; la tache palmée sur la suture y
est plus dilatée, occupant toute la moitié antérieure
des élytres jusqu’aux bords latéraux, ne laissant de
testacé que deux petits points oblongs de chaque côté.
Les jambes de devant sont garnies extérieurement
d’épines très longues d’un roux transparent, qui bien
éclairé prend une couleur dorée vive. Les mandibules
sont avancées, dilatées à la base, la massue des an-
tennes plus obscure que la base qui est testacée. Les
élytres présentent quelques stries assez distinctes.
Helerocerus indiens, d’un tiers plus grand et plus
allongé que le Met. gracilis, de couleur roussâtre, ba-
riolée de brun et recouvert d’une pubescence cendrée
comme celui-ci; mais le corselet est plus grand plus
transversal, sensiblement plus large que les élytres,
la base de chaque côté obliquement tronquée aux
angles postérieurs, et les côtés latéraux plus droits,
plus parallèles et plus arrondis antérieurement. Les
élytres sont plus allongées, à stries plus follement
marquées, les angles huméraux plus saillants. Le des-
sous du corps est d’un testacé roussâtre uniforme.
Helerocerus nigricornis, encore plus allongé et un
peu plus grand que le Het. indiens, d’une couleur tes-
tacée-cendrée roussâtre uniforme, sans taches distinctes;
mais quand on humecte un peu l’insecte, on en voit
quelques vestiges de couleur testacée le long du milieu
de chaque élytre. La tète est moins large que chez
les espèces décrites, les yeux plus petits, noirs, ainsi
que la massue des antennes. Le corselet est trans-
versal, mais moins grand que chez le Het. indiens et
27
plus arrondi sur les côtés. Les élytres aussi larges
que le corselet, mais avec les angles huméraux assez
saillants et sans vestiges de stries imprimées. Les
épines aux jambes sont d'un testacé blanchâtre, les
mandibules faiblement dilatées à la base. Des envi-
rons de Calcutta.
Heterocerus unicolor, extrêmement voisin du Het.
nigricornis, de la même couleur uniforme, mais un peu
plus grand et facile à reconnaître par la massue de
ses antennes, testacée comme la base. — ■ Le cor-
selet parait plus transversal; les élytres un peu plus
larges et plus courtes, les épines aux jambes moins
longues.
Balrisiis spinicollis, elongatus, convexiis, fiisco-testaceus, ni-
tidus, sparsim pilosiis; capite triangiilari, poslice utrinque gib-
boso, fronle impresso, bifoveolato, ocuUs miindis, nigris; anlen-
nis crussimculis , articulk: ullimo magno, apice oblique acuminato,
penuUimis Iransversis; thorace subelongato , allenuato, poslice bi-
spinoso, dorso Umgiludinaliler S-lineato; ehjltis grosso-punctatis,
lineis subsu turalibus nullis; abdomine suhconvexo, glabro, apice
acuminato, segmenta 4;o magno margmalo. Long. 1. —
lat. V4 '•
Une des plus petites espèces que je connaisse, rap-
pellant un peu par sa forme notre Balr. venvstus, mais
moitié plus petite et plus courte, n’ayant aucune ligne
imprimée sur les élytres, et deux fortes épines vers le
milieu de la base du corselet. Découverte par M.
Nietner sur les Montagnes de Nura Ellia, sur l’île Ceylan.
Une espèce voisine, quatre fois plus grande, pré-
sente aussi des épines à la base du corselet, mais
chez cette dernière il y a quatre épines, dont deux à
la base et les deux autres un peu plus en avant sur
les côtés latéraux. Le corselet est aussi plus trans-
28
versai et plus en coeur postérieurement, et les élytres
étant f>labre8, présentent de chaque côté de la suture
une forte ligne im[)riinée, et une autre raccourcie près
de chaque côté de la base. Il vient du continent des
Indes orientales, et je l’ai nommé Balr. spùiosns.
l)ii'o|)fnis eeylonicus, clongatus, subconvexus, ylaber, niti-
dua, castanem, oadis nigris, anlennarum arliculu 1:o dilulalo
apice extus in dente prodiUo; capite Iriangulari froide bifuveo-
luto; lliorace orbiculato utringue nnifoveolato; elytris subguadra-
tis postice subdilatalis, linea subsidnrali nulla; abdomine convexo,
segmenio I:ü mngno. Loiig. I. — I.
Autre découverte de M. Nietner, dans les mon-
tagnes Nura Ellia de l’île Ceylan.
Ce nouveau genre constitue un passage de nos
Bythinus, dont il a les antennes et les palpes aux Ba-
trisus aux quels il ressemble par son corps; mais il
se distingue des uns et des autres par la grandeur
du l:ièr segment abdominal qui rapelle les Pselaphus.
— Los parties de la bouche le rap|)rochent beaucoup
de mon Tribalus llioracicus, décrit et figuré dans les
Nouv. Mémoires de la Soc. lmp. des Naturalistes de
Moscou. T. V. p. 415 Tab. XVI lig. c., mais ce der-
nier en diffère; par un corps plus applati, une ligne
imprimée longitudinale de chaque côté de la suture
des élytres, et le premier article des antennes simple
et non élargi; le genre Arlhmius de M. Le Conte a
également quelque analogie avec mon genre Dirop-
trus, surtout par la massue des antennes composée
de deux articles, dont le dernier est presque trois
fois plus long et plus grand que l’avant-dernier, qui
est transversal, ainsi que les trois précédents; le corps
des Diroptrus est plus large, surtout à l’abdomen, où
29
le l;ièr segment est presqu’aussi long que les élytres
et nullement atténué en arrière, le corselet plus orbi-
culaire, et le l;ièr article des antennes transversal et
élargi en dent extérieure vers l’extrémité. — Enfin mon
genre Plagiophorus se distingue des Diroplrus, par son
corps plus bombé, plus court, très fortement ponctué,
et la singulière structure des antennes en marteau, chez
le mâle(?).
Eiiniicrus crassicoriiis, elongatus, uvatns, nilidus, rufo-cas-
taneus, testaceo-piibescens; thurace ubiongoy antice angustalo,
mm-ginalo; elglris ovalis, ad hamevos vlrhujue subinipressis; an-
lennis apice inrxassatis, clava qaadnarliadala, serruta, arlicu-
lis tribus, pemdtimis IranSLiersis , ultimo ovato apice acuminato.
Long. 7g I. — liit. Va 1.
11 a la plus grande analogie avec notre Eum.
Hellwigii, par la taille et les couleurs, mais son corse-
let et les élytres sont plus élargis au milieu, et ses
antennes plus courtes, plus fortes, avec une massue
un peu en scie et composée de quatre articles, le di-
stinguent facilement. De l’île de Ceylan, où M. Nietner
l’a pris sur les montagnes de Nura Ellia.
Les Etm. longicornis rn., obtusus m. et sericeicollis
m., qui viennent du continent indien, sont tous plus
petits; — tandis que P Eum. Zimmermanni Schaum, de
l’Am. sept., présentant la môme taille, est plus allongé.
Scydniaenus latipennis, ovatus, nilidus, caslaneus, longis-
sime teslaceo-villosus; capite minuto, oblongo; froide sulcato,
anlennis capite panlo longioribus, crassiuaculis, clava quadriar-
ticulata, articulis Iransversis, ulliino subquadralo apice rotun-
dalo; thorace conico, basi S-foveoloto , utrinque sinuato, angulis
posticis fere redis; scutellu triangvlari; ebjtris punctalis, nva-
tis, medio dilalalis, apice atlcnualis, sutura subelevala, pedibns
validis, fcmoribus setosis, tibiis anlicis clavalis. Long. % L —
lat. Vs L
30
Celle espèce esl remarquable par ses élylres
brusquemenl élargies dans leur milieu, où elles alteignent
le double de la largeur du corselel à sa base, de
sorle que ce dernier, la lôle et les antennes paraissent
proportionellement plus petits et plus courts que chez
les autres espèces du genre.
Une autre espèce à corselet conique, le Scydmae-
nus procer de Colombie, est la plus grande du genre,
ayant environ 1% 1. de longeur. Par sa forme elle
est voisine du Scyd. Motschulskyi Schmidt, mais avec
les antennes aussi longues que tout le corps, et dont
les cinq derniers articles sont un peu élargis et plus courts
que les précédents. La tête a une impression carrée
en avant et le corselet une transversale près de la
base. Les élylres sont pointillées et recouvertes de
poils épais et relevés.
Une troisième espèce de l’île de Ceylan, ressemble
extrêmement à notre Scydm. Godartii, mais elle esl
un peu plus grande, a le corselet plus étroit, la massue
des antennes plus large, plus forte et composée de
quatre articles, dont les trois premiers transversaux
et un peu en scie extérieurement, et le dernier grand
et ovalaire. Tout le corps est couvert de poils testa-
cés assez longs et peu serrés. Je l’ai nommé Scyd.
Nietneri.
Une quatrième espèce de la môme localité que
le précédent, est mon Scyd. brunnipennis , qui présente
la forme du S. Welterhalli Gyll, mais qui est quatre
fois plus petit, de couleur brun-chôtin, à l’exception
des élytres, qui sont roussûtres. La base des antennes
et les pattes sont testacées; la massue noire est com-
posée de trois articles. Le corselet et le corps sont
31
recouverts de poils cendrés peu serrés; le premier est
conique, avec une impression et deux fovéoles à la base.
ScydDiacuus cyrtocerus, elongatus, nilidus fulvo-leslaceus,
pilis teslaceis sparsim adspersm; capite oblongo, supî'n anlennas
bihtberculato , lus in medio curvalis, clavn quadriarticulala, ar-
ticulis 3, 4, 6 ^ 7 sublransversis, conicis, 1^2 elongatis S:o
subarcnato; thorace ehmgalo-ovato , antice angustato, angulis pos-
licis redis; sculello triaugulari; elgtris elongalo-ovatis , thorace
sublatiuribus , apice subrolundalis, humeris vix prominulis; pedi-
bus graciUs, fmnoribus clamüs. Long. % I. — lat. I.
Par sa forme allongée, un peu convexe et ar-
rondie, il rapelle notre Eumicnis rvfus, dont il a aussi
la taille et les couleurs, mais il est plus luisant et il pré-
sente les palpes maxillaires de quatre articles distincts,
les élytres sont plus allongées et presque sans pubes-
cence et les antennes courbées au milieu presqu’en angle
droit, ce qui est produit par les 5:ième, 6:ième et 7;ième
articles, qui sont un peu courbés en dedans, mais qui
ne sont nullement plus larges ou dilatés comme ça a
lieu chez le Sc. gracilis, le Conte, de la Californie, qui
présente une forme voisine et près duquel l’espèce
décrite doit prendre place. Des montagnes Nura Ellia
sur nie de Ceylan, trouvé par M:r Nietner.
Une autre espèce ressemblant encore plus au
Sc. gradlls, par sa forme, sa couleur et sa taille, se
trouve dans les mêmes localités que le Sc. cyrtocerus
et s’en distingue: par les élytres plus allongées, moins
convexes, un corselet velu et imprimé transversalement
à la base; par des cuisses et des jambes plus courtes
et enfin parj les antennes droites brusquement termi-
nées par une grosse massue de trois articles, dont
celui du milieu fortement élargi, le dernier ovalaire
et à peine plus long que l’avant-dernier; le 2:ième
32
article de l’antenne est allongé, mais un peu plus court
que le l:ièr, les suivants sont plus étroits et carrés.
Je l’ai nommé Sc. Irinodis.
Ccpheiiiiiiim hrcviusculiiin, brevüer ovatum, suhgibbosum ,
panclulalum, fiiluo-testaceum, longissme tpstaceo-pilmum; r,apüe
oblongo, in Itiorace occuUo, ocuUs nigris, ante unis longiludine
corjmris paulo breciuribus, anlice incrassatis, dam magna, ar-
tiailis: ullimo ovalo, duobus pennllimis snblransvtrsis; thorace
qiiadralo, ad basin bisinuato, siibreflexo, utrinque foveoluto,
a7igulis poslicis aculis, prominnlis; scutello h-inngnluri; elylris
fere Ihoracis basi latitudine et paulo longiorihns, postice votim-
dato-altcnuatis , basi utrinque bifoveolatis. Long, '/j I. — lut. Vi 1.
Cet intéressant Cephennium se distingue de nos
espèces d’Europe par sa tonne raccourcie, se rappro-
chant beaucoup par sa couleur de mon Ceph. latum
de la Carniole, que j’ai décrit dans le Bul. de Mosc.
1851 (lettre |). 9) et que M:r le l):r Scliaum vient de
trouver en Toscane. — Il vient des montagnes Nura
Ellia sur l’île Ceylan et m’a été envoyé par M. Nietner.
Acralricliis «ricntalis, lata, sttbconveœa, postice attcnuuta,
nitida, brevissime pubescens, idgra; elylris infascalis, ore, pal-
pis, antennanm basi pedibusque rufo-testaceis; capite Irkutgu-
lari, anknnis arliculo uitmo breviter ovalo; thorace transverso,
fere glabro, anlice atlenuato, arcuuto, basi sinualo, angidis pos-
ticis productis, aculis, l'afescenlibus; scutello magno, triangnlari
punctato; elytris thorace vix angvslioribiis, quadratis, pttnchda-
tis, postice subatlenualis, upice utrinque rotundatis; cojpore S7<b-
tus punctato. Long. Va I. — lai. '/j 1.
Taille de notre Acr. atomaria De Geer, mais moins
parallèle, avec le corselet moins transversal, moins
arqué sur les côtés, et les angles postérieurs plus sail-
lants; l'extrémité des élylres plus arrondie vers les cô-
tés et la ponctuation moins forte. Trouvée par M.
Nietner sur les montagnes de Nura-Ellia à Ceylan.
Une seconde espèce des mômes localités, parait
un peu plus allongée et d’un noir uniforme sur les
élytres; les cuisses postérieures sont un peu rembrunies
et les angles du corselet plus courts; les antennes
moins longues, avec le dernier article plus ovalaire.
Je l’ai nommée Acr. ceylonica.
Une troisième es[)èce voisine, aussi du même pays,
est ma Acr. trapeziformis. Elle est plus grande et plus
convexe, que les espèces précédentes; à peu-près de
la taille de notre Acr. grandicollis , mais beaucoup plus
large et fortement atténuée postérieurement, ce qui lui
donne la forme d’un trapèze. Le corselet est distincte-
ment ponctué vers la base, un peu transversal, atté-
nué vers la tête, avec les côtés presque droits, quand
on le regarde de face et les angles postérieurs aigus
mais moins saillants que chez la grandicollis. L’écus-
son est triangulaire et fortement ponctué. Les élytres
sont de la largeur du corselet, fortement atténuées et
tronquées à l’extrémité, leur ponctuation est plus dis-
tincte que chez les espèces |)récédentes et aussi forte
que sur l’écusson. Les couleurs sont comme chez
l'Acr. orientalis.
«
Phalarrus riibidii», breviter omtus, conveœiusculns , nitidvs,
rubido-fernujinevs, elytrorim sutura ocidisqtte infuscalis, pedi-
b'us pallidis; elytris sublilissime slrialis, stria ad suturum distiuclu,
interstiliis leviter sefriuiim punctalis. Long. % h — b'I- ‘/a '•
Sa couleur d’un chatain rougeâtre et sa forme
plus atténuée vers l’extrémité des élytres, le distin-
guent facilement de nos espèces d’Europe, tandis que
des espèces Indiennes à couleurs plus ou moins tes-
tacées et roussâtres il diffère par la ponctuation dans
les intervalles des stries. Ceylan. Ces espèces sont:
3
34
Phalacnis feslivm, plus arrondi, plus convexe et
d’un tiers plus grand que le Ph. rubidus; de couleur
lestacé roussâtre, avec le front, une tache transversale
sur le milieu du corselet, la base des élytres, la su-
ture; à l’exception de la partie près de l’écusson et
une marge raccourcie près des côtés latéraux, plus ou
moins l•embl■unics; ces teintes foncées s’éffacent entière-
ment vers l'extrémité des élytres. Pattes et antennes
sont plus claires que le reste du corps, ces dernières
ont une massue plus allongée que les autres espèces
du genre, surtout l’article apical qui est aussi long
que les deux précédents réunis, qui ont une forme
en scie assez distincte. Le corselet et les élytres pa-
raissent glabres, mais avec une forte loupe on dis-
tingue sur les dei nicres, de chaque côté de la suture,
une strie raccourcie et les vestiges de quelques auties
vers les côtés latéraux, avec les intervalles irrégulière-
ment pointillés. Le dernier article des palpes ma-
xillaires est très long et un peu cylindrique.
Phalacrus indus, très voisin de notre Phal. corru-
scus, dont il a la couleur et dont il atteint presque la
taille, mais proportionellement plus court, avec les an-
tennes d’un brun roussâtre et une massue plus courte,
ovalaire. Le corselet parait un peu plus atténué vers
la tète, moins arqué sur les côtés et les angles posté-
rieurs plus saillants. Les élytres sont striées comme
chez notre espèce, mais les intervalles plus distincte-
ment ponctués, la strie subsuturale au contraire moins
imprimée. Les tarses sont brunâtres.
Phalacrus rufilarsis, forme, taille et couleurs très
voisines de notre Phal. suhstriatus, mais distinct par ses
pattes de devant, ses tarses, ses palpes et ses an-
35
lennes d’un testacé roussâtre. Les stries sur les ély-
tres sont à peine visibles, la ponctuation clans les in-
tervalles plus distincte. Des montagnes de Nura-Ellia
sur l’île de Ceylan.
Phalacnts hnmneus, de la forme de notre Ph. cor-
ruscus, mais un peu plus court et quatre fois plus pe-
tit. La couleur générale est un brun foncé roussâtre
luisant, avec le dessous du corps, les antennes, les
palpes et les pattes de teinte testacée. Les stries sur
les élytres sont à peine visibles, la ponctuation dans les
intervalles nulle, la strie subsuturale manque.
Auîfasniiis li^aliis, hrevUer ovulus, convexiis, nUidissimus,
supra livide-teslaceus, sublus infuscalus; ebjtris luwda cotmmmi
ad sviuram maculisqtie medio nkjris; rapite tra7isverso, oaïUs
tiigris; unteimis clavatis, clavu subserrala, arlicnlo ultimo oblique
tnmcalo; thoruce Irausverso, mpunctalo, anlice arcuatim atte-
nualo, basi ulrinque sinualo, aiigulis jioslicis uculis; scutello mi-
nuto trianguUai; elylns regulariler pvuclalü-stnatis , slria sulu-
ruli postice impunctata, impressa; palpis maxil. urliculo rdtimo
maguo, elongalo-ovato. Long. 11. — lat. % 1-
Forme de notre Phalacnts substriatis, mais un peu
plus grand, d’un testacé livide clair, et marqué sur le
milieu de chacjuc élytre d’une tache triangulaire noire,
qui est suivie plus bas d’une lunule de la même cou-
leur placée transversalement sur la suture. Du conti-
nent indien.
J’ai séparé ce genre des autres Phalacndes à
cause des mandibules très développées dans l’un des
sexes, la grandeur du dernier article des palpes ma-
xillaires et des stries très distinctement ponctuées, mais
nullement enfoncées sur les élytres et dont la 4:ième
et la 5:ième sont effacées et oblitérées vers la base
de ces dernières. Ce genre présente au premier
abord quelques ressemblances avec le Stereus de Ma-
dère, décrit par M. Wollaston dans son Calai, of the
Col. 1ns. of Madeira 1855 p. 148, mais la forme des
tarses est tout-à-fait dilfércnte, et motive la place de
l’im dans les Plialacrides et de l’autre dans les Ani-
sotomides. Le nom de Stereus ne peut du reste être
conservé, parcequ’il y a déjà un genre Sthereus parmi
les Curculionites, que j’ai décrit dans le Bull, de Mo-
scou 1845 N. 61.
Les autres espèces indiennes de ce genre, dans
ma collection, sont:
Augasmus sinualus, de la forme de l’Aug. ligatus,
mais de moitié plus petit et de couleur plus roiissûtre.
Au lieu de la lunule suturale, la tache noirâtre du
milieu de chaque élytre se prolonge ici en arc sinué
vers les côtés latéraux, longe ceux-ci jusqu’audevant dos
angles huméraux et se dilate ensuite sur toute la base
des élytres ju.squ’à l’écusson qui reste te.stacé; la face
interne de celte lunule est un peu sinuée. Le des-
sous du corps et le milieu du corselet sont brunâtres.
Le dernier article des antennes est ovalaire et sen-
siblement plus long que l’avant dernier.
Augcwnns teMacem, forme de notre Olihr. cortica-
lis, mais quatre fois plus petit; de couleur testacée
claire, sans taches; le dessous du corps un peu plus
obscur que le dessus; yeux noirs. Les stries ponc-
tuées sur les élytres peu distinctes et celles du milieu
entièrement effacées. Dans l’un des sexes, les man-
dibules sont avancées, unidentées vers l’extrémité.
Angasmas mandihularis , d’un quart plus petit et
proportionellment plus court que notre Phal. corruscus;
noir, avec les pattes, les antennes, les palpes et les
37
niandibules d’un roux brunâtre; dans Tua des sexes
(!}?), ces dernières sont grandes, allongées, étroites,
avancées et unidentées vers leur extrémité. Les angles
postérieurs du corselet sont moins saillants; les stries
sur les élytres moins marquées, et la ponctuation gé-
néralement plus fine, moins serrée et disposée ré-
gulièrement en lignes. — Une des intéressantes décou-
vertes de M. Nietner sur les montagnes de Nura-Ellia
de l’île de Ceylan.
Olibriis rufescms, elomjato-ovatus, poslice altenuatus, con-
vexiis, glabraJus, nüidus, fulmis, antenms pedibvsque teskiceis;
(jadis nigris; Ihorace transverso, angulis posticis subaadis; sai-
lello triangidari; ehjlris snbatlenuaiis, subliUssime strialis, in-
terslüiis seriatim punclalis, stria subsnlurali dislincta; corpore
subtus femoribusque lestaceo-pubescenlibus, antennarum clava
elongata, arliailo idlimo conicu, precedente paulo longiore. Long.
% 1. - lal. % I.
Forme allongée, atténuée de notre 01. liquidus,
mais deux fois plus petit et d’une couleur rousse bru-
nâtre. — Des montagnes de Nura-Ellia sur l’île Ceylan,
découverte de M. Nietner.
Les autres espèces indiennes dans ma collection,
sont:
Olihrus bivulnerus, très voisin du précèdent, mais
un peu plus grand, surtout plus large et plus ovalaire
postérieurement, avec l’extrémité des élytres marquée
latéralement de chaque côté d’une teinte testacée peu
déterminée. La ponctuation des élytres est plus forte
et moins régulière. Le reste comme chez l’Ol. rufescms.
Olihrus albomamlatus , de la forme raccourcie et
ovalaire de notre 01. geminus, dont il a aussi les cou-
leurs, à l’exception de la tache apicale qui est plus
déterminée, plus blanchâtre et rétrécie en angle sur
38
la suture. Les stries ponctuées sur les élytrcs sont
extrêmement fines et peu visibles, môme avec une
forte loupe La massue des antennes est plus courte,
plus ovalaire, le dernier article plus obtus. La taille
est presque quatre Ibis plus petite.
Olibrus Iransparens, forme, taille et couleur géné-
rale du précédent, mais avec la partie postérieure des
élytres transparente, et une tache testacée oblique plus
ou moins dilatée sur le milieu de chacune, de sorte
qu’il n’y reste de brun qu’autour de l’écusson, le long
de la base des élytrcs et sur la partie antérieure des
côtés latéraux. La massue des antennes parait plus
allongée, le dernier article plus acuminée. On n’y
aperçoit aucune trace de stries ou de ponctuation sur
les élytres à l’exception de la strie subsuturale.
Olibrus brunnescens, très voisin de notre 01. picms,
mais moitié plus petit et de couleur plus roussâtre;
le marge postérieure du corselet et les côtés latéraux,
les pattes et les antennes sont plus tcstacécs; yeux
noirs. Stries et ponctuation sur les élytres à peine
marquées, la strie subsuturale distincte jusqu’au milieu
de chaque élytre. Des montagnes de Nura-Ellia sur
l’ile de Ceylan.
Olibrus rufo-piceus, à peine plus grand que l’O/.
pygmaeus Sturm, mais proportionellement plus large,
rappelant un peu la forme des Phalucrus. Couleur gé-
nérale d'un brun noirâtre, plus roux sur le corselet
et la base des élytres. Antennes, palpes, pattes et
dessous du corps d’un testacé roussâtre. Les stries
sur les élytres, fines, mais distinctes, tandis que la
ponctuation dans les intervalles n’est pas visible.
39
Olibrus pallidulus, à peu près de la forme allon-
gée de VOL rufescens, mais d’un tiers plus petit et de
couleur plus testacée uniforme; yeux noirs. Corselet
un peu moins transversal, élytres un peu plus longues,
ponctuation plus grossière, disposée en lignes, strie
suhsuturale bien maiapiée. A l’exception de YOlibr. mi-
nimus Motsch., de France, c’est la plus petite espèce
connue, qui vient des montagnes de Nura-Ellia sur
l’îlc dn Ceylan.
Colastus plafçiatipeniiis, ovatus, valde depressus, subtiliter
punctulatus, (jlaber, nitidus, plus minusve 7ngro-fuscus ; thoracis
marginis, elytronm macula Iriangnlari media ad snturam, ati-
tennarum basi, ore, corpore subtus pcdibusqtic testaccis; anten-
narum clava oculisque nigris; thorace transverso, basi trisinuato,
latcribus vix arcuutis, marginatis, ungulis posticis fere redis,
prommulis; elylris thoracis lalitudine aequalibus, qnadrntis, po-
stice atténua tis, lateribus arcuutis; apice utrinque rotundatis.
Long. 11. — lat. Va !•
Une des plus petites espèces de ce genre, à peine
de la moitié de la taille du Col. posticus Er., auquel
elle ressemble, mais sa forme plus allongée et une
couleur plus brunâtre sur la tête, le corselet et l’ab-
donien, ainsi que l’emplacement des grandes taches
testacées plus rapprochées du milieu de chaque ôlytre,
la font de suite distinguer. — Recueilli par M. Nietner
sur les montagnes de Nura-Ellia, sur l’île Ceylan.
Une autre espèce très voisine, mais un peu plus
grande, habite le continent indien, et se distingue prin-
cipalen)ent par une ponctuation plus fortement mar-
quée, surtout sur le corselet, par les taches testacées
sur les élytres, qui sont moins déterminées et plus
élargies, et par la massue des anUmnes moins foncée.
Je l’ai nommée Col. dilulus.
40
Carpophlliis loiiffipennis, subquadratus , brevis. subconveocus ,
crebre ruqoso-pmidalus, vix nitidus, supra nigro-piceus , subtus
dilulior, aiUennarum basi, palpis tarsisque rufo-leslaceis; Ihorace
transverso, marginato, antice angustato; elgtris rugosis, rugis
fm'e striatim dispositis, apice ulrinque arcuatim valde rotundato;
abdomine seguimto unn libero. Long. IY4 I. — lot. ’/* 1-
Par sa Forme large et raccourcie, voisin du Me-
ligelhes rufipes L. [hmbaris Er.), mais très dilTérenl par
la ponctuation très grosse et rugueuse sur le dessus du
corps, par les élytres |)Ius raccourcies et arrondies cha-
cune presqu’en demi-cercle, par les tarses antérieurs très
dilatés et velus d’un long poil roussAtre, les pattes
plus brunâtres &c. C’est la seule espèce du genre
dont les élytres recouvrent presque tout l’abdomen,
ne laissant libre que le l:ier segment et la marge
extérieure du second. — Des Indes orientales, où elle
parait être fortement répandue, vû que j’en possède
des exemplaires de Birma et de l’île Ceylan.
Espèces, chez les quelles les deux derniers segments
do l’abdomen sont à découvert, et qui parconséquent ont
une forme allongée; l’Inde orientale en présente plu-
sieurs nouvelles:
Carpohüus marginelhis , de la longueur du C. longi-
pennis, mais sensiblement plus étroit et généralement
plus robuste, plus épais, la couleur est plus brunâtre,
surtout vers les ccMés du corselet et des élytres, qui
sont souvent roussâtres, et cette couleur se |)rolonge
quelquefois sur la base jusqu’à l’écusson. Le dessous
du corps, les pattes, les mandibules, les palpes et la
base des antennes sont d’un testacé roussâtre. Les
élytres foi ment un carré, tronqué en angle vers la
suture, la ponctuation est forte, irrégulière et égale-
41
ment serrée sur tout le corps. Le corselet presque
carré, à côtés peu arqués, angles antérieurs arrondis,
les postérieurs droits.
Carpophilns eribellatus, taille, forme et couleurs du
C. marginellus , mais à bords unicolores bruns, comme
le reste du corps. Les élytrcs sont plus courtes, for-
mant ensemble un carré transversal, la ponctuation y
est plus serrée que sur le corselet et la couleur moins
luisante, presque opaque. Le corselet parait un peu
plus court et plus atténué antérieurement que chez le
marginellus.
Carpophilus sericeus, un peu plus grand et plus
applati, que le C. marginellus, auquel il ressemble par
la forme, mais toute la surface est couverte d’une
longue pubescence soyeuse, grisâtre, peu serrée. La
ponctuation des élytres et du dessus de rabdomen est
moins forte que celle du corselet. La couleur est un
peu plus claire que chez le C. eribellatus, et la massue
des antennes pins arrondie et noirâtre.
Carpophilus slrigipennis, très voisin du C. cribella-
tus, mais d’un tiers [)lus petit et d’un brun presque
noir opaque, et velouté. La ponctuation est plus ser-
rée, surtout sur les élytres, où elle devient strigu-
leuse; ces dernières sont aussi un peu plus allongées
et plus atténuées postérieurement. Les cuisses sont
plus noirâtres, quelquefois entièrement noires.
Carpophilus pilosellus, une des plus petites et des
espèces les plus allongées du genre, qui est moitié
plus étroite que le C. hemipterus L. ; présentant en petit
la forme du C. eribellatus, mais de couleur plus claire
et couverte sur tout le corps d’une pubescence longue
42
et grisâtre. La ponctuation est moins serrée, les ély-
tres et l’abdomen plus longs et plus atténués.
Ëroumorphus fulvipcs, nhlnngus, depressm, poslice ntlenuatus,
subliliter punclatus, subnitidus, niger, mandibidis, palpis pedi-
busque fidvo-teslaceùi: thorace trnmverso, lateribus arcualis,mar-
ginalis, unyulis poslicis fere redis, vix promimdis; ebjtris thora-
cis laliludine, quadrutis, poslice subatlennatis, angululim Irun-
catis; abdomine alienualo, segrnentis duobiis liberis. Long, l'/s
I. _ lal. V2-7» 1-
Deux fois plus petit que VEcn. sexpustulalus F. et
proportioncllement moins allongé; le corselet est moins
rétréci posléiieurement, les élytres d’un tiers plus
courtes, avec une ponctuation plus fine et plus serrée,
l’abdomen plus sensiblement atténué. Le mâle pré-
sente en dessous de l’abdomen, sur le milieu du
dernier segment, une échancrure de laquelle sort un
prolongement en lamelle en forme de segment apical
bien distinct; les tarses antérieurs sont couverts de
longs poils claviformes. — Dos parties montagneuses
de nie de Ceylan.
J’ai formé ce nouveau genre, aux dépens dos Car-
pophilns allongés et déprimés, tels (|ue le C. sexpustu-
latus F., qui entr’autres présentent des antennes plus
allongées que les premiers à massue peu solide, com-
posée de deux parties distinctement séparées, dont
l’apicale renferme deux et la postérieure un seul ar-
ticle; chez les vrais Carpophilus elle est formée par
quatre articles transversaux, solidement liés.
Une autre espèce très voisine par la forme, est
encore plus petite, de couleur plus brunâtre et les
angles postérieurs de son corselet sont un peu réflé-
chis. Peut-être une variété de la première avec laquelle
elle a la même patrie. — Je l’ai nommée Ecn. fuscu-
43
his. Elle a la plus grande ressemblance avec les Co-
lastes, mais ne se recourbe pas après la mort, comme
c’est le cas chez les premiers.
Une troisième espèce du continent indien est VEcn.
bigutlatm Motsch., qui ressemble singulièrement à l’jE'cn.
sexpusitilatiis, tant par sa taille et sa forme, que par ses
couleurs, mais s’en distingue par son corselet plus
grand et plus carré, nullement arqué sur les côtés et
sans rétrécissement postérieurs; la base de l’abdomen
est d’un teslacé brunôtre, et sur les élytres on ne voit
que la tache testacée du milieu.
Porndiiis subijuadratus, fere qrnidratus, convexus, pmicta-
tus, fulvus, aeriatim testaci^o-pilosus; ocuHs nigris, curpore sub-
tus infuscnto. Long. ^4 1. — lal. '/^ I.
Par sa forme carrée il rapelle un peu quelques
Meligelhes du Cap, mais d’après la construction des
pattes et les poils élevés placés en lignes sur les ély-
tres, c’est dans ce genre qu’il doit être placé. Il
est quatre fois plus [)etit que notre P. fermgineus F.,
plus profondément ponctué et plus épaissement velu,
ce qui rend les stries sur les élytres très peu appa-
rentes. Le dessous du corps est plus foncé que le
dessus, et distinctement ponctué. Les tarses sont très
courts. — De Colombo sur l'île Ceylan. Nietner.
Une seconde espèce indienne, pourrait être mon
P. indiens, qui diffère un peu de ses congénaires
par une forme plus arrondie et plus convexe. Il est
un peu plus grand que le précédent, très convexe,
ponctué, d’un testacé roussâtre et recouvert de poils
cendrés, disposés en bandes longitudinales régulières
sur les élytres. Le corselet est transversal comme chez
le P. subquadralus, noais coupé en angle assez saillant
44
vers le milieu de sa base, à rextrémité duquel se
trouve un écusson tuberculiforme, très petit; les côtés
latéraux sont assez largement réfléchis. La massue
des antennes est grande et assez convexe, ses articles
presque réunis. Les cuisses sont fortement dilatées au
milieu, offrant une côte tranchante pour la réception
des jambes, qui sont également déprimées, et très
fortement élargies en arc des deux cotés, ce qui ra-
pclle un peu les pattes des Acanlhoderus , seulement
chez notre espèce elles sont convexes des deux côtés.
Ce caractère m’engagea d’abord h former un genre
particulier, sous le nom de Circopes, mais comme je
ne possède qu’un seul exemplaire, j’ai cru mieux le
laisser provisoirement dans les Pocadius.
Auloiiosonia Icncbrloldes, subelomjata, parallela, mbdepressa,
pnnetata, rufu-testacea; antennis monilifoi’mibus ocidisque infu-
scatis; capite antice, convexicusc.ulu, longiliidinaliler impresso,
clypeo deflexo, apice siib-bilobo; thorace capitis latiludine, subc.-
longato-quadrato , marçiinalo, postice angmlato, angidis posticis
obtusis; sculello subquadralo; elytris profundc slriatis, striis pun-
clatis, sutura paulo elevala; libiis glabris, depressis, apice angu-
laliin dilatalis, non spinosis; larsis omnibus quadriarticulalis , art.
1:o elongato, 2:o et 3:o brevioribus; corpore sublus sparsiin pun~
ctato. Long. IY2 1. — lal. '/a !•
Au premier abord, on prendrait ce nouveau genre
de Colydiens pour un Margus ou un Uypophlaeus, mais il
est très différent par les tarses à quatre articles à tontes
les pattes, dont le l:ière article est dilaté vers la base
et presqu’aussi long que le 4;ième, qui a la longueur
des 2:ième et 3:ième réunis. Toutes les hanches sont
assez largement séparées, les antérieures par le pro-
sternum, qui est applati, relevé et obtusément tronqué
postérieurement, les intermédiaires par le mesosternum
45
enfoncé au milieu et excavé, pour la réception d’une
proéminence anguleuse du metathorax, qui est longi-
tudinalement imprimé et un peu excavé sur le milieu
du bord postérieur; les hanclies postérieures enfin sont
séparées par une épine formée par le premier segment
de l’abdomen, qui s’avance dans l’excavation du mc-
sosternum. Les segments de l’abdomen sont tous mo-
biles et le dernier marqué d’une impression arquée et
marginée. La partie intérieure de la tôte est fortement
développée, et recouvre presqu’entièrement les parties
de la bouche, ne présentant qu’une petite échancrure
carrée, pour laisser passer les mandibules, qui sont
arquées et unidenlées; la lèvre supérieure est trans-
versale et à peine visible. — Envoyé par M. Nietner
de nie Ceylan.
Psaiiiiiiavclius (riiiiadilatiis, dongalus, subdepressus, nilidus,
punctatus, testacens; (inlennarum articulis 8—10, octdis, ebjlro-
rum mueuHs tribus cotijunclis npieeque nigris; autennarnm ar-
ticnlo ulliino acuto pedibusque subalbis; Ihorace transiXTSo, po-
slice angustnto, laleribns arenatis, amte sexdenlalis; scntello mi-
nuta, Iriangiduri; elgtris Ihorace valde latioribus, aiitice dilata-
hs, postice arciKdim altenuatis, profundius punctato-striatis; in-
terstitiis mibconvexis, longissime sparsim pHiferis; corpore subtus
nitido, fere glubro, subtilissime punctulato. Long, l'/g 1. —
lat. % I.
Un peu plus grand, mais deux fois plus large que
notre Ps bipunclatus, avec les deux taches noires sur
la partie postérieure des élytres réunies en arc, ren-
trant sur la suture, où s’adosse une troisième tache
allongée, qui va se dilater à l’extrémité. Les dents
sur les bords latéraux du corselet et la longue pubes-
cence sur les élytres, font facilement reconnaitre celte
46
espèce. Trouvé par M. Nietner sur le montagne Nura-
Ellia à Ccylan.
Cerylon orientale, elongatus, subovalus, depressus, nitidns,
supra grosso-punclnlus, rufo-testuems , ocidis nigris; capüe Iri-
anguluri, ure dilulion; Ihorace subquudralo, anlice armalim
subangusluto , basi utrinque impresso; sculello semilunalo, irn-
punchUo; elylris grosso-punctatu-striatis , anlice. Ihoracis latilu-
dine, postice altenuatis, corpore sublus sparsim, pectore grosso-
punclalo. Loiii;. % I. — lat. Va I.
Par sa taille, sa couleur et sa forme, très voisin
de notre Cer. dcplanatum, mais un peu [)lus court dans
toutes ses parties, et couvert d’une ponctuation plus
grossière, surtout sur la poitrine. Les impressions
obliques de chaque côté de la base du corselet, sont
souvent très fortement marquées. Découverte de M.
Nietner, sur les montagnes Nura-Ellia à l’île Ceylan.
Une autre espèce du continent indien, est beau-
coup plus large, et se ra|)procbe plus de la forme de
notre Cer. hisleroides, mais étant d’un tiers plus courte,
elle présente un corselet carré, presque transversal,
arrondi aux angles antérieurs, avec une profonde im-
pression triangulaire, de chaque côté de la base, et
une ponctuation plus grossière et moins serrée, sur-
tout vers l’écusson où il parait presque lisse; les ely-
tres sont courtes et atténuées vers l’extrémité, depuis
la base môme, leurs stries sont plus distinctement
ponctuées et plus profondes. La couleur est rous-
sâtre, les yeux seuls sont noirs. Je l’ai nommée Cer.
braminum.
Ci‘yplo|)h.‘i$;iis braininiis. ovalus, poslice subdilalalus , densis-
sime rugoso-punclalus, sparsim pubescens, nigro-leslaceus , an-
tennarum basi, humeris pedibusque dilulioribus , palpis lestaceis;
capüe Iriangidari, clypeo supra anlennas utrinque elevato, re-
47
flexo, labro subquadrato, subsinuuto, textaceo, oculis nigris,
yvominulis; thorace sublrcmsveiso , subcomiexo, lataribus arcu-
atis, siinpliciter marginutis, angiilis poslicis redis; sculetlo arcu-
alim triangubiri, iiiipvndalo; ebjtris thurace latioribus, ovatis,
apice szibattcnnalis, marginutis, humeris distindis; antennamm
dura triarticulala, art. l:o cunico; 2:o soluto, niagno, snbqna-
drato; 5:o brevissimo oblique Iruncalo, in 2:do fere occulta. —
Long, l'/ft I. — li'l- 7sl-
Forme un peu voisine de notre Crypt. saginatus,
mais plus grand, plus élargi poslérieurment, et sans
dentelures sur les bords latéraux du corselet. Birma.
Actliridstonia undulata, breviter ovata, convexa, nitida, pnnc-
tulata, pubescens, nigra; ebjtris infuscatis, ore, palpis, antennis
pedibtisque rufo-testnceis; capite transverso, [route medio ocello
subtcstaceo; oadis magnis, vix prnminulis, antice sinuatis; nn-
tennis capite longioribus, 11 articulis, ditobus primis mag-
nis, 2:do breviore, 3 — 7 minutissimis, sidjseiratis, 8—11 di-
latatis, davant oblongam formantibus; palpis arliculo ultimo subu-
lalo; thorace capite tripla latiore, Iransverso, antice semicircula-
riier rotundato, basi utrinqiie arcuatiin attenuato, medio ad scu-
tellum valde produdo, obtusa; angulis posticis acutis, prominu-
lis; scutello minuta trinngulari; ebjtris fere thoracis latitudine,
ovatis, subliliter 7-ugoso-punctatis, pnbe fusco-testuceis transver-
sim imdtdalis; prosterna ungustato, cariniformi, antice dilatato,
ore non obtecto, postice in mesosterno subproducto, apice trun-
cato; libiis femoribusquc subdepressis, subdilalatis, coxis mediis
valde distanlibus; libiis supra spmulosis. Long. II. — 1 V4 L —
lal. 3/, 1. V, 1.
Très commun aux Indes orientales, où il parait
remplacer nos Trogoderma.
Nouveau genre de forme intermédiaire entre AtlOr-
genus et Anthrenus, et distinct des uns et des autres
par les parties de la bouclie non cachées, par le pro-
sternum et les autres caractères mentionnés dans la
description. Les rainures pour la réception des an-
48
tonnes sont assez profondes et arquées; la massue se
logo dans une cavité formée sous l’angle antérieur
du corselet.
Orphliius hacmorhuidalis, ovatus, poslice arcuato attenuatus,
convexiuscidus, nitidus, pimctatissimus , sparsim teslaceo-pube-
scens, niger, elgirornm upice lato, abdominis segmenlorum mar-
gine, libiis lursisgue rufis, femoribus paulo infuscalis; antennis
testaceis, 9 arüculalis, articulis duobus primis magni%, 3 — 7 rni-
nutissimis, 8:o transverso, 9:o rotundato, his clava compacta for-
manlibus; ocidis subrotimdatis , promimdis; f'ronte punctato, ver-
tice ocello dislinclo: thorace punctato, transverso, antice arcuu-
tim anguslalo, basi ntrinque oblique sinualo, medio productu,
obtuso, margine subreflexo glaberrimo, angulis poslicis acutis,
valde prominuUs; sculello triangidari, impunctato; elytris fere
Ihoracis latitndine, arcualim altenuatis, scrobiculoso-punctntis,
sutura poslice suba'emdato-elevata , utrinqne longiludinaliter im-
pressa; abdnmine dense, metathorace sj)a)sim punctatis, meso-
slerno antice ecccavato; prosterno grosso punctato, subungustato ,
poslice deîiliforme producto, ucuto, antice dilatato m e fere mn-
nino oblecto; libiis femoribusque angustis, subdepressis , his
murginalis, illis simplicibus; coxis mediis valde distanlibus. F.ong.
% 1. — 1 I. — lal. 3/5 I. — % 1. Birma.
Forme très voisine de nos Orphilus, mais facile
à distinguer par la couleur rousse de la [>artie posté-
rieure des élytres. Pour les caractères génériques,
il se distingue principalement de tous les autres Der-
mestides par la massue composée de deux articles
fort inégaux, dont le dernier circulaire et solide sans
autre articulation ap[)arente, comme chez quelques
Histérides et Bostrichiens.
Une seconde espèce des mêmes localités, Orph.
pedeslris M , se distingue du f)récédent par une fortne
un peu plus petite et plus allongée, dépourvue de la
tache rousse sur la partm postérieure des élytres. Les
41)
pâlies el les anlcnnes seules sonl d’un leslacé plus ou
moins roussâtre, les cuisses de leinte fuligineuse. Les
angles huméraux sont bien nioins saillants, ce qui
donne à l’insecte une forme plus ovalaire; la pubes-
cence est plus épaisse et plus grisâtre, et le dessous
du corps plus finement ponctué.
Syncalypta iiidica, brevUer ovula, convexa nilida, sordido-
opaco-obtecta, selulis elongatis subleslaceis cnnspersa, nigra; cor-
pore mbtiis pedibtisfjue ri/fo-pkeis; ore, pulpis anteiinisgue te-
staceis; thorace transverso antice arcuaUm aUennato, utrinqve le-
viter sim/afo, angulis posticis acntis, pruminulis; elytris stibglo-
bosis apice atlenualis, punclalo-slriatis, slriis snbmarginalibns
duabus profimdo-impressis, ultima abbreviala; frotite sidculis
duobus divergentibus postice conjunctis insculpla; cmpore snblns
punclalo. Long. ‘73 I. — lal. ‘/^ I.
Extrêmement voisine de notre Syn. spînosa Ros.si,
mais un peu plus large el plus ronde. Les angles
huméraux paraissent plus marqués et le corselet moins
large postérieurement. Les sélulcs élevées sont aussi
longues et ‘aussi fortes, mais nullement claviformes el
de couleur moins claire et môme brunâtres; les par-
ties de la bouche, les antennes et les pattes au con-
traire sonl plus claires. — Birraa.
Une seconde espèce moitié plus petite et de cou-
leur plus roussâtre sur tout le corps, se trouve dans
les mômes localités. Sa forme est un peu plus al-
longée, les angles postérieurs du corselet moins sail-
lants et plus droits, les parties de la bouche, les an-
tennes et les pattes plus testacées; une seule strie
• enfoncée sur chaque côté latéral, et les sétules sur le
dessus du corps de couleur plus blanchâtre. — Elle
porte le nom de Sync. püosella rn. — Une troisième
espèce presqu’aussi petite, mais plus allongé que toutes
4
50
celles qu’on connait, se rencontre aux environs de Lay-
hach. Elle est plus allongée et moins convexe que
la Sync. spinosula, la couleur du dessus est noire, celle
du dessous d’un brun roussâtre; les sétules sont blan-
châtres et un peu claviformes; les stries sur les élytres
plus grossièrement ponctuées et sur chaque côté laté-
ral il y a deux stries profondément imprimées. La
ponctuation du dessous du corps est très forte. Je
l’ai nommée Sync. oblonga.
Byrrhinus latus, ovatus, postice aUenuatus, convexus, nüi-
dns, punctulalus, sparsim pubescens, niger, ore, palpis, antennis
tarsisque testaceis; pedibus rufescentibm; capile subrotundato,
fronte subconvexo, cbjpeo arcualo, pimctalo; palpis max elon-
gatis, arliculo penullimo minulo, triangtdure, ultirno magno, ovato ;
palpis lab. Iriarlicidatis, art. ultirno subnvato, apice acuminato.
mandibulis latis, unidentatis; antennis longitudine thoracis paulo
super anlibus , clava soluta, S-articuUila, articulis subovatis, fere
aequalibus; oculis semirotundalis, postice tnincatis, vix promi-
nulis; thorace fere glubi'o, sparsim villoso, transvei'so, trapezi-
forme, antice arcuatim angustato, basi quadriexciso, medio ad.
sculellum arcuatim timncato, angulis postids acutis, subprodnctis;
srutello triangulure, impunctato; elytris marginatis, fusco-subvil—
losis; thorace paulo latioribus, oblongis, ad apicem arcuatim at—
tenualis, basi utrinque angulatirn impressis; punctura antice vix
(Uslincta, postice rugulosa, ad suturam stria punclorum majori-
bus impressa; femoribus poslicis longiludinaliler unisulcutis, me-
dio subcar inulatis; prosterna producto, mesostemo antice triaii-
gulatim excavata. Long. IV4 1- — lat. ^4 h
Forme et taille de notre Symplocaria substriata,
mai.s sans stries sur les élytres, recouverte d’une
pubescence longue et peu serrée, ce qui lui donne, quand
l’insecte est frais, un aspect velouté. La forme des
antennes, des palpes, des pattes, des jambes sans
épines apicales &c., le placent cependant dans les Lim-
51
nichus, où il forme un genre pentamère caractérisé
par la massue des antennes, le prosternum avancé et
les yeux en demicercle, médiocrement saillants.
Les autres espèces indiennes de ce nouveau genre
que je possède dans ma collection, sont: Byrrhinus ni-
lidulus, couleurs du précédent, mais forme plus allon-
gée, très voisine de notre Tiresias serra dont il n’at-
teint que la moitié de la taille. Les élytres sont plus
étroites aux angles huméraux, où elles ne dépassent
presque pas la largeur du corselet, et plus obtuses et
plus arrondies vers l’extrémité; sur le milieu on voit
plusieurs stries de gros points imprimés qui s’oblitèrent
vers la base et l’extrémité des élytres. L’un des
sexes ((J ?) présente le dernier segment de l’abdomen
pointu en dessus, avec une longue pointe brune en
dessous. — Les cuisses sont plus déprimées et l’élé-
vation médiane n’est pas visible.
Byrrhinus etlyplicus, un peu plus petit, plus paral-
lèle et de forme plus régulièrement elliptique, que le
B. nüidulus, recouvert d’une |»ubescence cendrée [)lus
longue et plus distincte. Le corselet est un peu
moins transversal, plus ample antérieurement; l’écus-
son plus allongé; les élytres moins margiuées et moins
arquées sur les côtés latéraux, les stries de points
moins enfoncées; les antennes et les parties de la
bouche d’un testacé plus vif.
Byrrhinus angustalus, encore un peu plus petit et
plus atténué en arrière, que le B. ellypticus, avec des
couleurs et une [)ubescence semblables, mais d’une
forme moins convexe sur le dessus du corps, et des
stries de points plus régulières et qui atteignent la
base des élytres.
52
fij/rr/nnun fusæs, ()Ius petit que les espèces dé-
crites, ayant à [)eiue les | de la longeur et la ^ de
la largeur du li. latus; de couleur plus brune, surtout
les élyires (qui sont aussi atténuées postérieurement
que chez le B. auguslatus), plus fortement ponctuées
et sans stries de gros points inq)rimés. Le corselet
parait plus brusquement aminci vers la tête, et sa base
présente la sinuosité aux angles postérieurs à peine mar-
quée, et ces derniers sont plus aigus et plus saillants.
La pubescence est grisâtre, plus courte et plus épaisse.
Byrrhinus oculatus, couleurs voisines de celles du
Byrr. latus, mais un peu plus petit et moitié plus étroit,
se rapprochant plutôt par la forme du Byrr. auguslatus.
La tête est plus avancée, les yeux plus arrondis et
plus saillants; le corselet moins transversal, plus brusque-
ment aminci vers la tête, avec les côtés latéraux plus
droits et les angles antérieurs plus saillants. Les ély-
tres sont plus atténuées vers l’extrémité, les angles
huméraux plus distincts, les côtés presque droits, la
ponctuation [)lus forte, irrégulière et sans former des
stries. Le prosternum est large, déprimé, très peu
avancé, le mésosternum presque sans excavation an-
térieure. Dernier article des tarses plus renflé et plus
large que chez les précédents. — Ces particularités
devraient probablement exiger d’établir un genre nou-
veau, mais comme je n’ai pour le moment que cette
seule espèce, je l’ai laissée provisoirement parmi les
Byrrhinus.
Litargosomus iiiaciilaliis, dongalo-ovalus, depressus, de7isis-
sime punctulatus, subnitidus, sericeo-puhescens, pkeus; ore, pal-
pü, antennis, Ihorucis aiigulis postids, maculis ebjlrurum decem,
corpure sublus pedibusque testaceis; capile minuto, triangulare,
53
oculis nùjris, unlennarum clava elongala, arliculo ullimo uciilo;
thorace sublratisverst) , antice armatim angnslatv, anyidis jxislkis
aculis, prominulis; scutello subtransverso , arcualo; elyiris llioru-
cis basi bilitudine , antice subparallelis, poslice arcualim utlenv-
atisj subelevato-slriatis vel temdssime custatis, intersiitiis irregu-
lariler dense punclatis, corpore siddus levite.r punctulato br-evis-
sime pubesccnti, libiarum apice trispinoso, spinis dnabus inlernis
longissimis; lursis anlicis S-, posterior. ÿ" posticis i-arUcidads ,
urticulo 1:o elongalo. Long. 1 V3 I. — lal. ’/j I.
Très voisin de notre Lilargus bifascialus, dont il a
la taille et les couleurs, niais [ilus atténué vers les
deux exlréniités du corps, et avec les taches sur les
élytres plus nombreuses et plus séparées, de sorte
qu’il a une tache sur la base près de l’épaule, une
seconde plus petite de chaque côté du corselet, une
troisième au dessous de la seconde, une quatrième à
la même hauteur vers le bord latéral et une cinquième
plus grande, transversale un peu au delà du milieu de
chaque élytre non loin de la suture; celle dernière est
souvent séparée en deux; mais le caractère le [ilus
essentiel c’est le nombre des articles aux tarses, qui
est cinq aux pattes antérieures et quatre aux quatre
postérieures, et la longueur considérable du l:ier ar-
ticle, qui aux postérieures est presqu’aussi long que.
tous les trois suivants réunis. Une découverte de M.
Nietner sur les montagnes Nura-Ellia, sur l’île Ceylan.
Oiitliopagus riiflpcniiis, wimdissimus, ovulas, subconveæus,
nitidus, niger; ore, unlennis elyiris peddnmjue rujis; clypeo den-
sissime punctulato, arcnutim subcarinuto (i?); thorace Irunsverso ,
sparsim grosso punclalo; elyiris punctuto-strialis, basi iufuscalis;
pygidio nitido, ad laleribus puuctis nonnultis inslructis. Long.
1 1. — lal. 3/3 1.
Une des plus [letites espèces de la coupe à ély-
tres glabres, où se trouvent les Onth. Schreiberi, luci-
54
dus &c. et à côté des cjuels celte nouvelle espèce doit
être placée. Les élytres, d’un roux châtain et le pygi-
dium lisse, avec des gros points très épars, la font
facilement distinguer. Envoyée par M. Nielner de Co-
lombo sur l'île de Ceylan.
Dans ma Collection je possède encore une espèce
indienne, |)resqu’aussi petite que celle que je viens de
décrire, mais qui présente le corselet, les élytres et
le pygidium fortement ponctués. La couleur est un
brun noirâtre sur la tète, le corselet et le dessous du
corps, plus roussâtre sur les élytres; roux sur les
pattes. Le chaperon est large, rebordé et sinué en
avant et muni chez le (^: d’une corne élevée droite,
amincie vers l’extrémité, qui est obtuse, et d’une ex-
cavation un peu carrée en arrière de la corne; chez
la ce chaperon est parsemé de quelques gros points
imprimés et marqué de deux petites carènes transver-
sales, dont l’antérieure est plus longue et plus arquée
que la postérieure. Le corselet est assez convexe,
avec les angles antérieurs assez saillants, les postéri-
eurs obtus et arrondis en arc avec la base. Les
élytres sont à peine plus larges que le corselet, ar-
rondies, striées, avec chaque intervalle marqué de deux
lignes de points imprimés, des quels sortent autant
de poils courts et cendrées. Il porte le nom d’Onth.
tninutus m.
Aphudius castanicolur, elongatus, parallelus, 7ntidiis, casla-
neus, thoracis margine exteriore, elytris pedibusqve paule dihi-
tioribus, anlmnis testacm, pnlpis max: arliculo ultimo ovato,
apice ratmidato; dypeo semilnnare, marginato, opine simiato,
fronte subcouvexo, dorso vix pmictato; thorace transverso, sub-
ajlindrico, marginato, fortiter sparsiin punctato, lateribus arcu-
atis, marginatis, angulis posticis obtusis; scutello minulo, oblongo,
55
inedio impresso, elytris thoracis fere latüudine, convexis, subo-
valis, profunde punclaio-strialis , interslitiis fere plaids, impun-
ctatis; tibiis anticis acute tndenlatis, posticis aequaliler setosis;
metathorace in medio longitudinaliter cancellalo-impresso. Long.
IV2 I. — lat. % 1.
Un peu plus grand, surtout plus allongé que notre
Aph. pusillus Stunn, et de couleur [)lus claire, presqu’uni-
colore; la tôte est plus allongée, plus convexe, le cor-
selet presque pas atténué antérieurement, plus ample,
avec une ponctuation plus serrée, les élytrcs plus al-
longées, moins ovalaires, les points dans les stries
plus forts, plus distincts; jambes moins velues, les poils
plus courts. Il doit prendre place dans le groupe où
se trouvent rAph. lenninalk Say, et Aph. castaneus 111.
— Très commun au Birma.
Une seconde espèce, extrêmement voisine de
tAph. castanicolor et des mômes localités, est un peu
plus grande et surtout plus allongée dans toutes les
parties du corps, à l’exception de la tôte qui parait un
peu plus courte. La couleur du corps est noire ou
bien brun-noirâtre très foncé; les intervalles des
stries sur les élylres sont un peu convexes; sur le
milieu du dessous du corps on voit comme chez
fAph. castanicolor une impression longitudinale, cancel-
latiforrae. Je lui ai appliqué le nom (fAph. cancelli-
ventris.
Une troisième espèce, semblable par sa forme et
sa taille à FAph. castanicolor, mais de couleur plus fon-
cée se rencontre en société avec lui, et se distingue
principalement par son front, sur lequel on voit une
ligne transversale imprimée, par son corselet plus lisse
et ne présentant que quelques points épars vers les
côtés latéraux et par les élytres un peu plus ovalaires,
à stries plus finement ponctuées. Je l’ai nommé A-ph.
compaclicollis.
Aphotlius prisons, elongato-ovatus, subdepresi^KS, nitidus, te-
staceus, froide, thorads disco, elylroruin strüs, sutura, pe-
ctore abdomiueque medio infuscalis; capile Iransverso, [route
leoiter trUuberculato , tuberculis vix distinctis, postice punctulato;
chjpeo arcuato, explanato, antice vix sinuato; thorace transverso,
punctato, laterihus antire nrcuatis, angulis postids oblusis; scu-
teilo oblongo, glubro; elytris ad basin thorace puulo anyustiori—
bus, leviter ovatis, profunde slriatis, strüs crenato-punctatis,
inlerstitiis planis, impunctatis; corpore subtus subpubescenti, tibiis
anticis valide tridentutis, maryine non crenuluto. Long. 1^/4 — 2
1. - lat. %-l I.
Voisin de notre Aph. sordidus, mais plus petit,
plus glabre et plus luisant sur les élytres, où la su-
ture et les stries rembrunies font paraitre la couleur
d’un testacé brunâtre. L’écusson est beaucoup plus
étroit et plus petit, les stries sur les élytres plus pro-
fondes, leurs intervalles plus planes et les tubercules
sur le front moins distincts. Commun au Birma.
Une espèce voisine du môme pays, est un peu
plus petite que la précédente, avec le corselet plus
étroit, moins rebordé et distinctement atténué vers la
tôte; sa couleur est [)resque noire et sa ponctuation
moins serrée. — Je l’ai nommée Aph. mixlus.
Une autre espèce de la taille et des couleurs de
ïAph. priscus, est mon Aph. carinipennis, également du
Birma. Elle a les parties du corps plus transversales,
surtout les élytres, qui sont distinctement dilatées au
milieu et les intervalles de leurs stries convexes, chez
les femelles les alternes s’élèvent môme en carènes dis-
tinctes et alors leur partie postérieure devient d’un
57
teslacé plus clair que le fond, ce qui forme des teintes
longitudinales claires et une bande testacée vers l’ex-
trémité. Chez le mâle, on voit sur les élytres une
pubescence grisâtre éparse, mais assez bien développée
et les jambes postérieures dilatées. Le chaperon de
la tôte est plus obtus que chez HAph. prisais, le cor-
selet plus transversal et avec tous les bords plus
clairs. Ecusson testacé.
Macroina aarora, elonyato-ovata, postice atteniiala, fortiler
dense punctata, nilida, nigro-brunnea; capite supra, llwracis
laleribus maculaque oblonga medio, scutello, elytrorum fascia
postica ad svlnrarn inleirupta mactduqne simtala ad npicem
aureo-piirpureis ; epiplernds, mesostei'no niundis duabns in medio
apiceqite, abdomine segmenta penultimo margine, pedibus anmilis
pygidiuque maculis duabus uureis vel aureo-viridis. Long. 7 '/a
1. — lal. 3V2 I.
Cette magnifique espèce de Cétonide ressemble
par sa forme atténuée aux Taeniodera, mais son cha-
peron arrondi en avant lui assigne une place à côté
du M. sculellata F. Elle vient d’Ainboîrnc.
Cryplorhypiius indicus, elongato-ovalus, postice altenuatus,
nigro-aeneus, vix nitidus, densissime cinereo-pubescens, anten—
narum basi, palpis pedibusque teMaceis, thorace punctato, magna,
fere qnadrato, antice suhangustato , medio longitudinaliter sub-
elevato, basi bisinualo, ante scutellum truncato, angidis poslicis
acutis, prominulis, scutello magna, subovalo] elylris thoracis
longitudine duplo longioribus, striatis, inlersliliis planis, puncta-
tis. Long. 1 — 1 Vs I. — lal. V3~7s 1-
Moitié plus large que notre Cr. dermestoides, dont
il a la taille, avec le corselet plus grand, ses angles
postérieurs plus aigus et plus saillants, les élytres plus
atténuées postérieurement. Birma.
Une seconde espèce plus étroite, moitié plus pe-
tite, moins atténuée postérieurement, de couleur plus
58
Miétallique avec les angles du corselet moins saillants,
les intervalles des stries plus convexes et la pubes-
cence moins épaisse, se trouve avec le précédent et
je lui ai appliqué le nom de Cr. aenescens.
Une espèce très petite, atteignant à peine la taille
des plus petits exemplaires du Crypl. lapidicola Westerh.,
vient du môme pays que les précédentes. Elle est
proportionellement un peu plus étroite que le Crypt.
lapidicola, d'un noir bronzé un peu verdâtre unicolore
et recouverte d’une pubescence grise peu épaisse, le
2:d article des antennes et les pattes sont testa-
cées; le corselet est moins convexe, plus atténué an-
térieurement, luisant, à ponctuation peu prononcée;
les élytres sont plus parallèles, plus obtuses à l’ex-
trémité, plus fortement striées, les intervalles assez con-
vexes et recouverts d’une ponctuation très fine et très
épaisse. Il porte le nom de Crypl. exilis m.
Plalynycliiis pictus, elongato-subovatus, postice attenualus,
convextts, puberulus, niger; (horack elylronnugue basi pecloreque
rn/is; capite, thoracis medio fasciaque elylrorum anle apicem ci-
nei'eo-villosis ; his maculis duabus m medio, untennarum basi,
libiis tarsisqiie testaceis; thorace amplo, postice cordato, basi bi-
sinuato, angulis poslicis acnlis, kviler prominulis; elytris pro-
funde punclato-striatis. Long. 2 1. — lut. % 1.
Au premier abord, il rappelle par ses couleurs
variées, notre Draslerius bimaculalus, mais elles sont
plus vives et les taches autrement disposées. Une
forme plus convexe, plus robuste, surtout au corselet,
qui est assez fortement en cœur, les deux taches tes-
tacées sur le milieu des élytres et les jambes et les tarses
de cette dernière couleur le distinguent facilement.
Trouvé par M. Nietner aux environs de Colombo sur
l’île Ceylan.
59
J'ai séparé le genre Platynychus des Cardiaphorus,
dont il a le fades, à cause des angles aux pattes, di-
latés en forme d’angle plus ou moins aigu, souvent
même terminée par une dent distincte chez les fe-
melles. — Le prosternum est court.
Outre le Cardiaphorus curiatus Say de l’Amérique
Septentrionale, je possède encore les espèces suivantes,
qui appartiennent à ce genre:
Plalynchus maurilanicus , un peu plus gi’and que le
Card. rubripes et beaucoup plus convexe, d’un noir
unicolore opaque et recouvert d’une pubescence épaisse,
grise. Les palpes, les mandibules, les genoux, les
tarses et les bords des deux derniers anneaux de
l’abdomen roussâtres. Élytres profondément sillonnées.
D’Algérie.
Platynychus indiens, quatre fois plus petit que le
PI mauritanicus et de la taille du Card. nifipes, mais
plus convexe, surtout au corselet. D’un noir unicolore
et luisant. Ponctuation et pubescence peu visibles en des-
sus, plus épaisses et plus marquées sur le dessous du
corps Stries des élytres fines et ponctuées; angles
postérieurs du corselet aigus et saillants. Des Indes
orientales.
Platynychus nebulosus, encore un peu plus petit et
plus atténué que le PL indiens, noir et luisant, avec
une pubescence nébuleuse très courte qui sur les ély-
tres recouvre la suture, une parti de la base et une
bande transversale au delà du milieu. Les jambes, les
tarses, tout le second et l’extrémité du premier article
des antennes sont d’un testacé assez pâle. Des Indes
orientales.
Platynychus crudfer, de la taille et de la forme du
60
PL nebulosus, mais avec les parties de la bouche, les
antennes, les pattes et les élytres testacées; ces der-
nières présentent une coloration obscure le long de
la suture et vers le milieu de chaque côté latéral,
qui souvent se dilatant, forment alors une tache cruci-
forme bien marquée. — Des Indes orientales.
Platynychus axillaris, forme et taille des deux pré-
cédents, mais d’un noir brunâtre, avec les par-
ties de la bouche, la base des antennes, les pattes et
une tache axillaire un peu oblongue sur chaque élytre
d’un tcstacé un peu obscure. Les stries des élytres
sont plus profondément imprimées, et la pubescence
grisôtre plus longue que chez les autres espèces du
genre. Brésil.
Rrarliyincon luicroceplialus, elongalo-ovatus, subdepressus,
punctatus, viæ nitidus, fusco-rufus, brevitefr spursiin cinereo-
squamulusiis; capile minuta, fronte carinata, media impresso,
lateribus lobalis; tharace sub(piadrata , marginnto, antice oblique
truncato, paslice utrinque. longiludinuliler impresso, lateribus re-
flexis, angulis poslicis redis, praminulis; sculello subovata: ely-
tris densissime punclato-slriatis , media leviter dilalath, postice
arcuata-aUenuatis, fnsciis duabus cinereis ornatis. Long, l^/j 1.
— lal. ®/3 I.
Découverte de M. Nietner, sur les montagnes de
l’île de Ceylan.
Ce nouveau genre et celui de Trachylacon consti-
tués sur plusieurs petites formes d’Elatérides, ramas-
sées et élargies, propres aux Indes orientales, rap-
pellent beaucoup par leur forme celle de nos Lacan,
mais dont ils se distinguent par leurs palpes maxillai-
res allongés et terminés par un grand article triangu-
laire, trois fois plus largo que l’avant dernier, qui est
moitié plus court que le 2:ième, à partir de la base, et par
61
les antennes plus courtes que la tête et le corselet réu-
nis, composées d’articles transversaux, fortement en
scie, et terminées par un article ovalaire un peu al-
longé mais obtus. Le prosternum est bien dévellopô,
en crête saillante.
Outre l'espèce de Ceylan, je possède encore sept
autres espèces du continent indien.
Quand aux Trachylacon, ils se distinguent de suite
des Brachylacon, par les élytres recouvertes d’une ponc-
tuation très serrée, mais dont les points ne forment
pas de stries régulières, des palpes plus courts, moins
saillants à dernier article presqu’en hache, des tarses
plus minces &c. Je n’en possède que deux espèces:
Trachylacon fulvicoUis m., qui est uu peu plus grand
et surtout plus régulièrement elliptique, plus large et
plus obtus que le Br. microcephalus. La tête et le
corselet sont roussAlres, et recouvertes d’ondulations
formées par une pubescence grisAtre; le dernier a les
angles postérieurs plus aigus et plus saillants. Les
élytres sont noires, irrégulièrement ponctuées et opaques,
présentant une tache arrondie de poils blancs sur chaque
élytre un peu avant l’extrémité.
Trachylacon lobicollis m., de la forme atténuée
postérieurement du Br. microcephalus, mais du double
plus grand, ponctué, pubescent, opaque, noir, avec une
tache blanche-argentée sur le côté latéral de chaque
élytre un peu avant l’extrémité. Les côtés latéraux
du corselet sont un peu étranglées au milieu et forte-
ment relevés en lobes en avant. Sur la partie anté-
rieure des élytres on voit près de la suture deux
touffes très noires formées par des poils relevés,
comme deux petites bosses.
62
C.yphun infuseatus, elongalo-ovahis , subconvexus, nilidus,
punclatissimus , citiereo-pubescens , fusco-testaceus, ore, capite,
thorace, nnlennarum basi, pectore pedibmque mfescentibus, ocn-
lis nigris; thorace transverso, sublilUer punctulo, basi utrinque
simiato, angulis posticis acutis, prominulis; scutello triangulare,
rufo-teslaceo; elytris thorace latioribus, punctatis, antice subpa-
rallelis, postice subattenualis. Lotifj. 1 I. — liil. % 1.
Forme assez voisine de notre Cyph. variabilis,
mais un peu plus petit, plus étroit, avec les élytres
plus foncées et les angles postérieurs du corselet sail-
lants. Trouvé par M. Nietner en assez grand nombre
sur les montagnes Nura-Ellia de l’île Ceylan.
Les autres espèces Indiennes de ce genre, dans
ma Collection, sont:
Cyphon piclus, taille, forme, pubescence et cou-
leur générale du précédent, mais avec le corselet plus
grand, plus marginé et plus arrondi sur les côtés, les
angles postérieurs moins saillants et |)rcsque droits,
marqué de deux taches noires à la base ou bien en-
tièrement noirâtre; la tète plus foncée; l’écusson de
la môme couleur; les élytres obscures, avec les angles
huméraux et une tache apicale sur chacune, plus ou
moins dilatées, testacées. Quelquefois la couleur brune
y occupe seulement la suture et une petite tache de
chaque côté vers le bord latéral. La ponctuation est
très forte, mais peu serré. De Ceylan.
Cyphon ovalis, couleurs du Cyph. infuscatus, mais
moitié plus court, plus régulièrement ovalaire et plus
convexe. Le corselet est plus fortement atténué vers
la tète, plus convexe, les côtés latéraux moins distincte-
ment marginés, les angles postérieurs plus droits; les
angles huméraux plus arrondis, la ponctuation des
élytres plus distincte; le dessous du corps de couleur
63
testacée faiblement brunâtre. Des mômes localités que
les precedents.
Cyphon affinis, taille, forme et couleurs de notre
C^ph. variabilis, mais avec un corselet plus court, plus
transversal, les angles postérieurs plus aigus et plus
saillants, une ponctuation, sur les élytres plus forte.
Cyphon (lavescetis, plus large et plus arrondi que
notre Cyph. padi, d’un lestacé roussâtre, faiblement
brunâtre sur le milieu de chaque élytre, de sorte que
la suture parait plus claire sur toute sa longueur. La
tête est plus grande, testacée; le corselet moins con-
vexe, plus étroit, plus fortement atténué vers la tôte,
avec les angles postérieurs plus saillants. L’écusson
est plus grand, plus triangulaire; les élytres sont plus
larges, plus ovalaires, leur ponctuation moins sensible.
— Ceylan.
Cyphon ruficollis, taille de notre Cyph. padi, mais
plus atténué postérieurement; noir avec le corselet,
la marge humérale, la partie antérieure de la tôte et
les pattes testacées. Le corselet est petit, fortement
transversal, plane, à angles postérieurs un peu sail-
lants; l'écusson noir. Les élytres sont plus larges et
quatre fois plus longues que le corselet, ovalaires et
recouvertes d’une pubescence noirâtre. Envoyé de l’île
Ceylan par M. Nietner.
Boletoxenns gibber, subquadratus, convexus, gibbosus, opa-
eus, nicp'o-piceus, lateribus crenulalo-setTatis; clyjyeo antice sex-
dentato; thorace transverso, medio in tuberculis dnabus magnis
producto; elytris quadratis, inteiTupto punctato-slriatis , tuber-
culis validis ad suturam incrassatis triplici sérié; antennarum
basi, tibiis tursisque rufo-piceis. Long. 3 — SVa 1. — lal. 2Va
-2\ 1.
64
Assez voisin de la femelle du Bol. cornutus F.,
mais de forme plus courte et plus large, avec les deux
tubercules sur le corselet plus gros et plus avancés
vers le bord antérieur, où les angles sont moins sail-
lants. Les trois tubercules dans le 2:ième intervalle
des stries des élytres sont plus grands que dans les
rainures latérales. Birma.
J’ai sépare cette espèce des Boletophagus à cause
de ses antennes tout autrement construites que chez
les Boletophagus, présentant vers l’extrémité, des articles
fortement transversaux, dont le dernier est brusque-
ment tronqué; le troisième est à peine plus long que
le 2:ième.
Buletuphagus vacca, breviter-cyUndricus, tubercuUfer, opu-
etts, niger, antennis pedibusque ritfo-piceis; laleribus crennlatis;
thorace trnnsverso, angulis anticis vix prominuUs, poslicis obtu-
sisi elytris sublililer luberculalo-slriatis. Mas. dypeo anlioe la-
melliforme elevato, apice Iruncato; Ihorace sub-excavato, latera-
liter cornibus duabus arcuatis horizonlalibiis armato. Long,
-1% I. - lût. 76-1 I.
Par sa forme, la femelle de cette espèce rapelle
un peu notre Bolet, agaricola, mais sa taille deux fois
plus grande et surtout plus large et les cornes avan-
cés sur la partie antérieure du corselet chez le niAle,
la font de suite reconnaitre. Les crénulations et les
tubercules sont généralement plus petits, mais plus
saillants que chez notre espèce européenne. Birma.
Xyloboriis? rrenipcniiis, cylindricus, punclalmimus, oparjis,
ru fus; capile rotundato, fronle subconvexa, ocuUs nigris; thorace
transrerso, cylindrico, margine nnlice arcuatim subproduclo, la-
teribus vix arcualis, murginalis, angulis anticis rotundatis, posli-
cis fere redis, scutello Irianguture; elytris costutis, interslitiis
transversim crenulalis; libiis extus sublililer serralis, apice spino
aculo armaüs, anticis dilatalis, ad apicein excaoalis, antennis
serratis, articulo 3:do tei'lio longiore, pulparum. articulo iillimo
eloîigalo-ovato. Long. 1 '/j I. — lat. 7s 1-
J'ai rapporté cet insecte au genre Xylohorus IJej.,
l)arceque fai reçu sous ce nom une espèce de La Plata
qui est du même genre que celle dont nous nous oc-
cuppons. Au premier abord il ressemble beaucoup ii
un Boslrichi de tel que Hylurgus et Ilylastes, mais
son corselet cylindrique, les côtes sur les élytres et
généralement une forme plus raccourcie, enfin les
tarses hétcromères, le font aisément reconnaître. Birma.
Ptiliniis biniiduliis, elongatus, subcylindricus , punctatissimvs,
cinereo-vehitinus , castanms; anlennis pecliuatis tarsiagne rufo-
testaceis, oculis mugnis nigrk; thorace anlice mbangnslalo, .vymi
utrinque nndo obliiso, elevato; ehjlris vix distincte punclato-stri-
atis, inlerstiliis altérais paulo elevalis. Long. 1 ‘/a 1. — lat. '/a 1-
Plus étroit et moins convexe que notre Ptil. pec-
tinicornis, au quel il ressemble par la couleur. Les deux
bosses qui s’élèvent vers les côtés latéraux le distin-
guent facilement. — Découvert par JM. Nietner à Co-
lombo sur l’île Ceylan.
Myrniccospectra Jiiclneri, formicoformi, elongata, nitida, nigra;
thorace ehjlrorumque basi coarctatalis, opacis, roseis, anlenna-
rum articuUs primis tarsisque anticis et anterioribns pallidis, ca-
pite ?nagno, oculis rotundatis, siibprominulis; thorace convexo,
elongato, cordato, postice coarctatn, basi elevato, bituberculato;
scutello subquadralo, roseo; elytris thoracis basi duplo latioribus,
antice concavo-depressis, postice glabris, siibhemisphairico-dila-
talis, apice rotundatis, angulis anticis sub angulatu-prominidis,
nigris. Alis nullis. Pedibus validis, tibiis posticLs subarcuatis.
Long, r/4 I- — lat. Vü 1-
Ce singulier insecte a tout-à-fait l’aspect d’une
fourmi noire et luisante, présentant à la base du cor-
selet et des élytres, un étranglement et des élévations
.5
verticales analogues aux noeuds d’une Myrmica; mais
c’est un véritable Coléoptère de la famille des Ptinio-
res, présentant une tôle large et un corselet un peu
conique très fortement étranglé postérieurement, ce
qui rappelle un peu les dérides, mais les articles des
tarses sans pélottes et les |)alpes labiaux [)etits avec
des articles ovalaires le distinguent de suite. — Les
palpes maxillaires sont plus grands et leur dernier ar-
ticle deux fois plus gros que l’avant dernier et un peu
en hache. La lèvre supérieure est presque carrée,
un peu arquée en avant et recouvrant presqu’ entière-
ment les mandibules, qui sont arquées et assez fortes.
Les antennes sont un peu plus longues que la tète et
le corselet réunis, assez fortes et presqu’ insensible-
ment élargies vers l’extrémité; leur premier article est
grand, triangulairement élargi, le 2;ième plus étroit et
moitié plus court, le 3:ième deux fois plus court que
le 2:ième et le plus petit de tous, les 4 — 7 plus longs
que le 3:ième, 8—11 encore un peu plus longs et
plus larges que les précédents. Les pattes sont fortes
et aussi longues que le corps, le Lier article des tarses
aussi long que le 5:ièmo et, comme les intermédiaires,
coupé obliquement à l’extrémité. Les élytres sont ren-
flées et globuleuses postérieurement, tléprirnées et cou-
pées carrément en avant. L’abdomen convexe en dessus.
Le genre Clytellus de Hong-Kong décrit par M.
Westwood, dans le vol. II des Transactions of the Ent.
Societ. of London p. 240, PI. 12, f. 6, parait être voi-
sin du nôtre par les formes du corps et les parties
de la bouche, mais chez l’auteur anglais c’est un Lon-
gicorne avec l’avant-dernier article des tarses bilobé,
ce qui ne s’accorde pas du tout avec le nôtre.
f
67
Ce nouveau genre est une des plus intéressantes
découvertes de M. Nietner, sur l’île de Ceylan, et lin-
secte a été trouvé dans les montagnes de Nura-Ellia
à une élévation de 4000 pieds.
Marrarthriiis nibustiis, elongahts, pimctatissimm, densissitnè
cinereo-pubescens, fuscus; pulpis, antennis femoribusque rufo-
teslacds; libiis leviler infuscatis; capite rotundato, punclato, pi-
loso; thorace subelungato, postice vix anguslato, dorso piano;
ehjlris thorace paido latioribus, fere purallelis, apice rolundalis,
indistincte striatis; libiis densissime pilosis. Long. 2 '/a '• — la^- % 1-
Un peu plus grand et surtout plus robuste que
le Macr. Goudotii Laf., d'un gris brunâtre unicolore et
recouvert d’une pubescence assez épaisse, de sorte
que les stries sur les élytres paraissent très peu di-
stinctes. Tête et corselet plus courts et plus sen-
siblement déprimés; les derniers articles des antennes
plus étroits et d’une couleur aussi claire que ceux de
la base. Pris à Colombo sur l’îlc Ceylan, par M. Nietner.
Une autre es|)èce indienne inôtlite est mon Macr.
minimus, qui est six fois [)lus petit que le précédent,
surpassant à peine la moitié de la taille du Macr. ni-
gellus Laferté. La couleur générale est brunâtre, re-
couverte d’une pubescence grise assez claire, les an-
tennes et les pattes sont tcstacées. — Le corselet est
assez convexe, presque parallèle postérieurement; les
élytres plus larges que le corselet, atténuées vers l’ex-
trémité, leur pubescence disposée [ircsqu’en lignes lon-
gitudinales. Uerniers articles des antennes médiocre-
ment dilatés; cuisses antérieures assez fortement renflées.
Molorchus filirormis, clongatns, parnllehis, subfiUformis , ni-
tidnS) sparsitn grosso— punctùtiis , niger; antennarutn basi, tibiis
tarsisque rufo-piceis; elglris apice rotundatis, medio macula com-
68
mimi, transversa, siibsinuata, albo-testacea; Ihorace elonguta,
poslice leviter (lilatato, basi comiricto; elylris abbrevialis, thora-
cis lougitndine brevioribus, ad suturam deplunatis, apice utrin-
que rotundatis, marginatis. Long. 2V3 1- — lal. ’/g I.
Beaucoup plus étroit que nos Mol. dimidiatus et
umbellatarum, avec un corselet proportionelleuient plus
allongé, plus fortement étranglé à sa base, et des ély-
tres plus courtes et plus étroites. La bande transver-
sale blanche sur ces dernières le caractérise suffisam-
ment. Une des intéressantes découvertes de M. Niet-
ner, à Colombo sur file de Ceylan.
Gcnyocerus nlbipennis, elongatus, parallehis, subcylindriais ,
nitidns, nigro-piceus, ore antennarurn basi pedibusque testaceis;
elylris albis, apice inf7iscatis; mandibulis porreclis, angustissi-
mis, uncinatifui-ini-recurvatis; antennis compressis, Il articula-
tis, arlkulo i:o magno, elongalo, 2—8 mitmlissimis, versus api-
cem dilalalis; clnva magna, triarticulala: capite anlice fascictdato,
densissme villoso; fronte opaca, rnedio subcarinato, carina ni-
tida, antice punctato; octdis prominulis; thorace elongato, subcy-
lindrico, antice leviter coarctato, postice sparsim grosso-punctato,
basi bisinualo; scuteUo oblongu, piceo; elytris elongatis, glabris,
poslice subabbreviatis , tnincatis, humeris leviter luiidentatis; ab-
domine prominulo; pedibus depressis, femoribvs anticis dilatatis,
coxis magnis, tibiis supra crenato-dentiailatis, apice wiguiculo
curvato armatis; tarsis longissimis, tenuissmis, fUiformibus, ar-
ticulo 1:o longitiidine libiae aequale, 2:do et 3;o dimidio brevi-
orib^is, 4:o brevüsimo, 3:o longitudine tertio subaequate; faemina?
mandibidis brevis. Long. 1 '/^ I. — lat. 7s ••
Ce genre remarquable des Bostrichides doit être
placé à côté des Platypus et des Tesserocerm, des quels
il se distingue aisément [)ar ses mandibules excessive-
ment allongées en forme de cornes très minces et
recourbées en dedans et par les villosités allongées,
avancées et courbées au devant du front, ce qui rappelle
un peu les niaxilles des Lucanides.
L’unique espèce connue vient du continent indien
et atteint la taille de notre Rhyzophagus depressus.
Sphacnuphorus cruci^cr, alatus, elongatus, antice posticeque
allenuatus, dorso depressus, nitidus, punclatus, rufo-piceus, ely-
tris maculis quatuor ad medio suturam cruciforme conjunclis, tes-
taceis; rostro lenuissimo, arcuato, bnsi dilalato, impresso; capüe
conico, ocitlis planiusculis; thorace forliter pmiclato, elongalo,
antice allenualo, lateribus suüarcuatis , angulis posticis obtusis;
scutello minuta, triangulare, lestaceo; elytris Ihorucis latitudine,
parallelis, upice uUetiuatis, utrinque rolundato-truncatis; forliter
punctalo-striatis , interstitiis alternis subelevalis; pedibus validis,
tibiis unguiculutis. Long. 2 — 2'/^ I. — lal. ‘/a — Va !•
Plus allongé que le Sphaen. linealocollis Klug. et
proportionellenient plus étroit, plus luisant, et facile
à reconnaître par la tache testacée cruciforme ou bien
en X élargi qui se voit sur la partie antérieure des
élytres, et qui s’étend sur toute la base de ces der-
nières. — Birma.
Une autre espèce du môme pays, est mon Sphaen.
cinerascens. II est un peu plus grand que le précédent
et surtout plus large et plus ovalaire; sa couleur est
un cendré d’argile unicolorc peu luisant. Le bec est
plus robuste, arqué et un peu conique comme chez
les Sipalus. Le corselet est assez allongé, ovalaire,
avec trois excavations longitudinales, dont celle du
milieu plus large et plus profonde; ponctuation peu
distincte, sauf quelques gros points épars dans les ex-
cavations; les élytres un peu plus larges que le cor-
selet, atténuées vers l’extrémité, qui est arrondie; elles
sont fortement striées, les stries peu distinctement ponc-
tuées, les intervalles alternes plus élevés en carène
que les autres.
70
Coeliosomus nit^ronifiis, alatus, brevis, postice attenuatus,
punctatissimus, vûr 7ntidm, nigra-nifus, anteiinis pedibusque
dilutioribus , coi-pore subtus femoribusque sparsim cinereo-squa-
înnlosis; thorace triangidari, rugoso-punclato , medio carinulalo,
anlice uti'inque simuilo, basi oblique attenualo, medio spiriiforwi
valde producto; scutello triangulare, occulta; elytris thorace la-
tioribus, subconvexis, scrobiculato-punctaüs, interstitiis elevatis,
rugoso-punctatis, humeris rotundatis; pedibus validis, coxis dis-
tanlibus, feitioribus inermis; tarsis subelongatis, articula 2:o trans-
verso, 5:o dilatato, cordato, bilobo, 4:o longitudine duubns pre-
cedentibus conjunctis aequale, unguiculis validis, pectore medio
acute excavata; 7'ostro le7iue-elo77gato , subarcuato; a/Ue/mis a7ite
medium 7'ostris insertis, clavalis, funiculo sexarticulato , articuUs
tribus ulti//tis subtra7isversis , clava ovata, S-articulata, apice ob-
tusa. Long. % — 1 1. — lat. — ^3 *•
Voisin de nos Phylobius et Lilodactylus, à côté
desquels ce genre doit être placé. Le C. nigrorufus
ressemble beaucoup aux exemplaires roussâtres de
notre Lit. velatus, mais étant un peu plus grand, il a
le corselet sans traces de tubercules latéraux et est très
distinct par la longue saillie spiniforme dans laquelle
se prolonge la partie postérieure de la base de ce
dernier. Cette particularité à elle seule, est suflïsante
pour établir un nouveau genre.
Les autres espèces indiennes de ce nouveau;
genre sont:
Coeliosomus ockraccus, du double plus grand que
le Coel. 77igrorufus, et de couleur d’ocre roussâtre; le
dessous du corps, le milieu et les côtés du corselet,
une tache allongée sur la suture des élytres à la [)Qintc
de l’épine thoracique, les angles huméraux et les bords
de l’extrémité des premières, sont recouverts d'un duvet,
testacé. Le bec, les antennes et les pattes sont d’uua
couleur d’ocre plus vive que le reste du corps. L’é-
71
pine thoracique, l’extrémité des jambes et les tarses
sont un peu rembrunies. Les intervalles des stries
sur les élytres sont moins ponctués que chez l’espèce
précédente et nullement rugueux. Toutes les cuisses
unidentées au milieu.
Coeltosomus rubellus, presque du double plus petit
que le Coel. nigrorufus, avec les angles huméraux
plus saillants. La couleur est un ocre aussi clair que
chez le Coel. ochraceus, mais la tache testacée suturale
est plus petite, [)lus blanchâtre et placée sur une teinte
brunâtre, qui occupe souvent toute la suture. Le bec
et les pattes sont d’un ocre roussâtre, plus clair et
plus vif que le reste du corps. Le corselet et les
élytres sont proportionellement plus transversales que
chez le Coel. nigrorufus, les sinuosités antérieures du
premier sont plus distinctes et sur le milieu on voit
une impression longitudinale au lieu de la carène; les
secondes sont plus triangulaires, moins convexes, plus
fortement striées, les stries plus grossièrement ponctuées,
les intervalles plus étroits, plus relevés, plus saillants,
sans ponctuation distincte. Toutes les cuisses uniden-
tées au milieu.
Coeliosomus undulatus, forme et couleurs du Coel.
nigrorufus, mais moitié plus petit, et recouvert sur les
élytres d’ondulations cendrées peu déterminées; le bec,
les antennes et les pattes sont plus roussâtres; le cor-
selet plus conique, à côtés latéraux moins arqués, la
carène médiane moins visible et rembrunie comme
l’épine thoracique. Les stries sur les élytres sont moins
profondes, moins fortement ponctuées, les intervalles
plus larges, moins relevés, avec une ponctuation plus
fine. Le dessous du corps est recouvert d’une pubes-
72
cence cendrée plus serrée que le dessus. Toutes les
cuisses unidentées au milieu. Envoyé par M. Nietner,
des montagnes de l’île Ceylan.
Coeliosomus pictus, forme du precedent, mais un
peu plus grand, atteignant la taille des petits exem-
plaires du CoeL nigrorufus, mais un peu plus large
aux angles huméraux, qui sont arrondis. La couleur
du corps est un brun noirâtre, quelque fois roussâtre,
recouvert d’une pubescence d'un cendré testacé, ser-
rée sur le dessous et plus éparse et onduleuse sur
le dessus; l’épine thoracique est plus noirâtre que
le dos des élytres, et bordée des deux côtés par
une tache allongée blanche, qui se prolonge sur la
suture jusqu’au milieu des premières. Le bec est plus
allongé que chez les espèces précédentes, et d’un
testacé roussâtre comme les antennes et les pattes.
Le corselet et les élytres sont comme chez le CoeL
undulalus, à l’exception de la pubescence cendrée on-
duleuse qui est plus distincte, occupant de préférance
la ba.se et l’extrémité. — Toutes les cuisses uniden-
tées au milieu. Découvert par M. Nietner.
Coeliosomus rufinasus, forme et couleurs du Coel.
nigrorufus, mais moitié plus grand, proportionelleraent
plus allongé, et marqué d’une tache allongée blanche
à la pointe de l’épine thoracique. Le corselet est dis-
tinctement étranglé en avant, avec le bord antérieur
un peu relevé, sur le milieu il y a un enfoncement
longitudinal qui finit par une carène bien visible le
long de l’épine thoracique. Les élytres sont sculptées
comme chez le Coel, nigrorufus, mais les intervalles
des stries sont un peu plus étroits, et ont une ponctu-
ation plus fine et plus serrée. Le bec et les antennes
73
sont (l’un t(îstac6 roussâtre, bien plus clair que la cou-
leur (les pattes. Toutes les cuisses unidentées au milieu.
Coeliosomus albocapillus , forme plus courte et plus
élargie que celle du Coel. nigrorufus, rapellant assez
le Coel. rubelhis, mais quatre fois plus grand. La cou-
leur du corps est noire, recouverte d’une pubescence
courte d’un cendré obscur, peu apparent, qui devient
testacé sur le bords de la poitrine; la pointe thora-
cique est entourée d’une tache allongée très noire,
terminée sur la suture vers le milieu des élytres par
une petite tache carrée, et blanche. Les antennes et les
tarses sont d’un testacé plus ou moins brunâtre. Le
corselet est plus fortement sinué en avant que chez
le Coel. nigrorufus, caréné au milieu. Les élytres sont
plus dilatées aux angles huméraux, un peu déprimées
sur le dos, sensiblement marginées à la base, avec
les stries des élytres moins profondes et les intervalles
plus larges et plus planes, les alternes un peu rele-
vés. — Toutes les cui.sses unidentées au milieu.
Coelostcniiis an(;iilatus, elongato-ovalus , anliçe posliceque
ueqaaliler aUenuatus, convexiusculus, punctalissimus, niger; supra
snbvirkii-feslaccus , Ihoracis basi in medio, pectoris lateribus fron-
lisgue ulbx-pubescenlibus; roslris apice, anlennis, tibiis larsisque
rufo-tesiaceis; capite convexo, oculis planiusmlis, magnis, appro-
ximalis; thorace conico, punclalissimo , in medio basi angidalitn
producto, angulis posticis rolundulis; scutello oblongo, minuta,
glubro; elytris thorace vix laiioribus, postice valde atlenuatis,
apice rolundalis, subreflexis, profunde striatis, inlersliliis puncla-
tis; femoribus in medio unidentatis, tibiis apice unguiculatis.
Lon;^. 3/^ 1. _ lal. % 1.
Une des petites espèces du genre, presque la
moitié de la taille de notre Balaninus brassicae et pro-
portionellement bien plus étroite, avec les angles bu-
74
méraiix peu saillants, et arrondis sur les côtés. La
couleur de la pubescence du dessus est un testacé ver-
dâtre, très remarquable par les poils blancs très épais
qui recouvrent l’angle saillant du milieu de la base
du corselet; angle, qui s’applique sur la majeure partie
de l’écusson. Des montagnes Nura-Ellia à Ceylan, et
envoyé par M. Nietner.
Les autres espèces indiennes de ce genre, que
possède ma Collection, sont:
Coelostcrnus nifescens, taille et forme du précédent,
mais de couleur brun-roussâtre recouverte par une
pubescence grise unicolore, moins épaisse que chez
le Coel. angulatus; le dessous du corps est sans poils
blancs, les cuisses rou.ssûtres, les antennes testacées,
le corselet plus robuste, plus arqué sur les côtés, sa
ponctuation plus forte; sa partie antérieure roussôtre,
la postérieure noirâtre.
Coelosternus albotessellalus , d’un tiers plus petit
que le Coel. angulatus, dont il a la forme et la
couleur noire du fond; mais chez cette espèce non
seulement la pointe du milieu de la base du corse-
let est couverte de poils blancs, mais aussi tout le
reste de la base du corselet et des élytres, la suture
et quelques taches oblongues dans les intervalles des
stries, ainsi que les côtés de la poitrine et la partie
antérieure du bec. Les pattes, les cuisses, les an-
tennes et le bec sont comme ches l’espèce compara-
tive. Ceylan.
Coelosternus unicolor, de la taille et de la forme
du Coel. angulatus, mais recouvert d’une pubescence gris-
blanchâtre uniforme en-dessus, un peu plus blanche
75
en dessous; les antennes seules sont testacées, les tarses
brunâtres, les jambes noires comme les cuisses.
Coeloslcrnus curtulus, plus court et plus robuste
que les espèces précédentes, quoique de la môme
taille; d’un noir luisant, un peu rembruni sur tes ély-
tres et sur la pointe du bec; la base des antennes et
l’extrémité des genoux seules sont d’un testacé brun-
âtre. Le corselet est régulièrement triangulaire, épais,
fortement ponctué, à côtés latéraux droits. Les ély-
tres sont un peu plus larges et plus longues que le
corselet, obtuses à l’extrémité, striées, avec les inter-
valles de ces dernières fortement granulées. La den-
ticulation aux cuisses est peu prononcée. La pubes-
cence sur le corps est peu serrée et d’un gris blan-
châtre.
Coelostermis nificornis, taille, forme et couleurs
du Coel. angulalus^ mais recouvert d’une pubescence
moins serrée d’un blanc grisâtre, sans former des taches
blanches; les antennes et les tarses seuls sont d’un
testacé roussâtre. Le corselet est plus grand, plus
épais, et plus large à la base; les ély très plus arquées
sur les côtés.
Coetoslernus suratus, très voisin par sa forme et
ses couleurs du Coel. ruficorms, mais d’un tiers plus
grand et avec les tarses et la massue des antennes
d’un brun noirâtre. Le corselet et les élytres parais-
sent un peu plus atténuées.
Coelosternus atomarius, aussi court que le Coel. cur-
tulm, mais proportionellement encore plus large, ayant
la taille du Coel. angulatus, de sorte qu’il rapelle
déjà un peu la forme des Cmtorhynchm. — La cou-
leur est un noir-brunâtre un peu luisant, varié par une
76
pubescence blanchâtre plus ou moins serrée; le pro-
longement de la base du corselet et les côtés de la
poitrine sont blancs; le bec et les pattes roussâtres,
avec les tarses et les antennes plus claires. La ponc-
tuation sur le corselet est plus prononcée que chez
le Coel. angulalus.
Coelosternus albilaterus, un peu plus grand et plus
étroit que le Coel. aiigulatus, noir et recouvert d’une
pubescence blanchâtre, qui devient très serrée^ sur le
dessous du corps, surtout sur les côtés de la poitrine,
le front et la base du bec; le prolongement de la base
du corselet est faiblement blanchâtre. Les antennes et
les tarses sont d’un testacée roussâtre clair.
Coelosternus argenteus, forme et couleurs du Coel.
angulalus, mais moitié plus grand, avec une pubes-
cence très peu sensible, tandis que les côtés de la
poitrine et le prolongement de la base du corselet
sont recouverts de squamules d’un blanc argenté très
vif. Les antennes et les pattes sont noires.
Coelosternus subfasciatus, moitié plus grand et sur-
tout plus bombé que le Coel. argenteus, ayant les cô-
tés de la poitrine et la pointe du corselet couvertes
de squamules d’un blanc argenté, comme celui-ci, mais
les antennes entièrement d’un tcstacé roussâtre. Le
corselet est plus large, plus arqué sur les côtés; les
élytres sont plus courtes, plus convexes, et marquées
de taches faiblement grisâtres, qui réunies, forment sur
la partie antérieure deux bandes transversales.
Coelosternus plutnbeus, forme et couleurs du Coel.
angulalus, mais quatre fois plus grand, mesurant 1 ’/g
en longueur et 1. en largeur. D’un noir unicolore
et recouvert d’une pubescence d’un gris-blanchâtre
r
[
77
qui lui donne une couleur de plomb. Les antennes
sont d’un testacé roussûtre, les tarses brunâtres à la
base. Le corselet est plus large et plus arqué sur
les côtés que chez l’espèce comparative.
Coelostenius brunncofasciatus, de la forme courte,
convexe et épaisse du Coel. mrlulus, mais une dixaine
de fois plus grand, mesurant 1% 1. en longueur et 1
ligne en largeur, étant presqu’ également atténué vers
la tête et vers l’extrémité du corps. La couleur est
un noir opaque, recouvert d’une pubescence d’un tes-
tacé brunâtre, qui sur le corselet, forme des taches
arrondies, disposées transversalement sur sa partie an-
térieure, ensuite une tache qui occupe la pointe du milieu
de la base, et enfin des taches allongées interrompues
sur la suture et dans les intervalles des stries des
élytres; ces dernières taches forment des bandes trans-
versales, dont une à la base, l’autre au milieu et une
troisième vers l’extrémité des élytres. Les antennes et
l’extrémité des tarses sont roussâlres. — Le corselet
présente une faible carène élevée sur le milieu.
Coelosternus tessellalus, forme et couleurs du Coel.
brunneofasciatus, mais moitié plus petit. Le corselet
est plus allongé; les taches formées par la pubescence
d’un testacé grisâtre sont moins marquées et plus conflu-
antes, celles sur les élytres plus allongées, ce qui fait
presque disparaître les bandes transversales.
Tycliiiis fascialus, elongahts, suhovalus, postice ailenuulus,
rufo-testacem, dorso infuscalus, mbnüidm, squanmlis cinereis
variegntvs; rostro elongalo, curvato, medio carinata, oculis ni—
gris, planiusculis; thorace punctatissimo , subquadrato , latej'ibus
arcuatis; elytris Ihorads basi fere duplo latioribus, postice ovato-
attemialis, strialis, interstitiis planiusculis, impunclalis, antice
78
maculis oblongis, postice fasciis Imnsversis dualrus cùw'eü; fe-
moribus unidentatis. Long. % — 1^/4 1. — laL 1.
De forme interm6(]iaire entre Tychids et Erirhy-
nus, et rappelant par les couleurs un peu notre Sara-*
pus infirmus Ilbst., dont il a aussi la taille, mais les
élytres sont plus courtes et plus larges à leur base,
avec les angles huméraux plus saillants. — Birma.
Une espèce très voisine, mais plus petite, se trouve
en Egypte sur les fleurs du Tamarix et je l’ai distri-
buée sous le nom de Sibines suturella m. Elle a la
forme et les couleurs de l’espèce des Indes, mais au
lieu des bandes sur les élytres, elle présente ces der-
nières irrégulièrement variées de cendré, de brun et
de noir.
Ainorplioidca arcuata, alata, depressa, ovula, punctatissima ,
subnilida, rufo-brunnea, anlennis pedihusque subdilutioribus ;
rostro V3 longitudine corporis, subarcuato, anlice dcpressu; ca-
pile miniito, oculis subprominulis; thorace capite ferc tripla la-
tiore, punctatissimo , sublransverso , latcribus arcuatis, angulis
nnlicis rutundatis, posticis redis; scutello niinuto, Iriangulnri;
elyiris Ihorace vix lalioribus, oblongo-ovatis, pimctato-slriatis ,
inkrstiliis irregnlariter pundalis, brevissiine sparsim setulosis;
apice utrinque rotiindalo-lruncatis; abdomine segmenlo ultimô
libero, pundato; pedibus crassiusculis, coxis poslids dislan~
tibus, femoribus unidentatis, libiis apice simpliciler Irunca—
tis, non dentatis; tarsis dilatatis, unguicidis breviusculis; an-
tennis ante medium rostris insertis, hoc longitudine aequalibus,
arlic. 1:o elongato, claviforme, 2:o quatei' tantum breviore, cras-
siusculo, pyriformi, 5:o adhuc breviore, 4-8 brevissimis, Irans-
versis, versus apicem incrassatis, 9:o longiore, magno, f0:o trans-
verso, H:o minuta, ucuminato. — Long. l'/4 1. — lat. Y2 I.
Cette espèce rappelle un peu notre Sitophylus yra-
narius, mais étant plus courte, elle est beaucoup plus
large et plus ovalaire. Le Lier article des antennes
79
est aussi long que tous les autres réunis, qui depuis
le 4:ièuie article forment une massue allongée régu-
lière; leur insertion est au-delà du milieu de la lon-
gueur du bec, latéralement sur sa partie antérieure.
Les cuisses des quatre pattes antérieures sont plus rap-
prochées et toutes munies d’une dent au dessous; les
tarses sont plus courts, et assez fortement dilatés, avec
le 3:ième article bilobé. — Ces caractères assignent
donc à ce nouveau genre une place dans les Erirhi-
nides à côté de Acalyptus. — Birma.
Les autres espèces de ce genre, également du
continent indien, sont:
Âmorphoidca lata, quatre fois plus grande que
l’Âmorph. armata, d’une couleur plus noirâtre sur les
élytres et plus testacée sur le corselet, la tôle et les
pattes. La forme parait généralement plus déprimée
et plus large; la ponctuation sur le corselet et les
élytres beaucoup plus fine et plus serrée; les stries
sur ces dernières formées de points plus petits, l’ex-
tremité plus obtuse et recouvrant une bonne partie
du dernier segment de l’abdomen; la dent sur le des-
sous des cuisses plus saillante. Le corselet est trans-
versal et fortement arqué sur les côtés.
Amorphoidea basalis, de la taille de l’Âmorph. ar—
cuata, mais moitié plus large, présentant un corselet
large et arqué sur les côtés. Elle se distingue des
précédentes: par sa pubescence brunâtre plus déve-
loppée sur le dessus du corps et marquée d’un duvet
blanchâtre sur les pattes, une ligne longitudinale ar-
quée de chaque côté du corselet, l’écusson, la base
des élytres et la partie antérieure de la suture. Le
corselet est roussâtre comme le bec et la tête, et mar-
80
qué d’une ponctuation plus fine et plus serrée que chez
PAmorph. arcuata; les élytres sont plus courtes et plus
larges, avec des stries plus fines et les intervalles
presque granuleux. Les pattes et les antennes sont
d’une couleur plus testacée que le corselet.
Amorphoidea fuscirostris, de la taille et des cou-
leurs de l'Amorph. arcuala, mais plus courte, plus forte-
ment atténuée postérieurement, et avec le bec d’un
brun noirâtre, tandis que le reste du corps est d'un
testacé roussâtre, recouvert d’une pubescence grisâtre,
qui devient serrée sur la base des élytres, sur la su-
ture et sur la poitrine. Le corselet est un peu moins
large, plus brusquement atténué vers la tête, avec
une ponctuation plus fine. Les stries sur les élytres
sont moins marquées et la suture un peu rembrunie.
Amorphoidea angusticollis, également voisine de l’A-
morph. arcuata, mais un peu plus allongée, surtout sur
les élytres. Son corselet est beaucoup plus étroit,
étant à peine plus large que long, avec les côtés la-
téraux moins arqués. Les élytres sont de la môme
largeur, mais, d’un quart plus longues, recouvrant
presqu’en totalité l’abdomen, et les stries sont moins
fortement ponctuées; les intervalles sont planes et as-
sez larges.
Amorphoidea seriata, de la forme et de la taille
de la précédente, mais de couleur noire, avec les
pattes et la base des antennes brunâtres. La ponctu-
ation du corselet et des élytres est plus forte et plus
rabotteuse, et sur chaque intervalle des stries de ces
dernières qui forment des côtés élevées, on voit une ran-
gée de squamules sétiformes, blanchâtres, courtes mais
très distinctes. — Abdomen recouvert par les élytres.
81
Amorphoidea rugosa, de la taille de U Amorph. an-
gusticollis, mais un peu plus courte et plus large et
d’un noir unicolore, assez luisant. Le corselet est un
peu plus large |)ostérieureincnt, ce qui le fait paraître
plus triangulaire que chez l' angusticoUis et la seriata;
sa ponctuation est plus coniluante et plus rugueuse.
Les f'lytrcs sont fortement striées, les intervalles plus
larges que chez la seconde des espèces comparatives,
et ornées chacune de deux rangées de poils grisâtres
très courts et bien moins distinctes. — La moitié du
dernier segment de l’abdomen visible.
Amorphoidea rufipes; taille et forme allongée do
h Amorph. angusticoUis, mais de couleur noire, à l’exception
des antennes et des pattes, qui sont rousses. La tète
et le corselet sont aussi étroites que chez [Amorph.
seriata, et ce dernier aussi grossièrement |)onclué, mais
les élytres sont sans vestiges de squamules sétiforrnes
blanchâtres et raboteuses comme chez [Amorph. ru-
gosa. Peut-être est-ce une variété de [Amoi-ph. seriata?
Amorphoidea teslacea, forme un peu plus large que
[Amorph. aroiato, dont elle a la taille, avec un corse-
let étroit comme chez [Amorph. angusticoUis. D’un tes-
tacé clair, luisant. La ponctuation sur le corselet est
assez forte, mais sur les élytres beaucoup plus line et plus
serrée, comme chez la dernière des espèces compa-
ratives; les stries sont plus distinctes et leurs points
moins serrés, les intervalles planes et plus larges.
Amorphoidea flavipennis, forme et couleurs voisines
de celles de l’espèce précédente, mais un peu plus pe-
tite et plus étroite, et avec les élytres recouvertes de
quelques rangées de squamules sétiforrnes comme chez
[Amorph. seriata. La tète, le bec, le corselet et le
6
82
dessous du cor[)S, sont plus ou moins rembrunies, sur-
tout les premières. Le corselet assez étroit, atténué
vers la tête, mais pas transversal, et recouvert d’une
ponctuation très grossière, du lond de laquelle parais-
sent des squamules blanchâtres éparses, qui lui donnent
un aspect un peu bigarré. Les élytres sont d’un tes-
tacé clair, comme les pattes, assez larges, ovalaires,
grossièrement ponctuées dans les stries, à intervalles
planes, assez larges, ponctués et marqués chacun d’une
'rangée de sciuamules sétiformes distincte. Abdomen
caché sous les élytres. Antennes brunâtres.
Amorphoidea rufescem, du double plus petite que
l’ Amorph. armata, avec un corselet étroit comme chez
l’Amorpli. angusticoUis, mais à élytres plus ovalaires,
plus courtes, et plus arrondies aux angles huméraux,
la ponctuation dans les stries de cos dernières plus
forte, moins serrée et bien plus distincte; les inter-
valles'assez étroits et un pou relevés. L’abdomen est
prétequ’ entièrement couvert par les élytres, qui pa-
i'iirs'sent phis atténuées. La couleur est un roux plus
6u''nioirls rembruni quelquefois testacé.
AfAorphoidea nigra, motiô plus petite que l’Amorph.
^nmiata et surtout plus courte, présentant une forme et
une taille analogue à celle de l’Amorph. rufescens. La
cfinleur ‘‘est un noir plus luisant sur les élytres, que
sur le corselet. Celui-ci est assez allongé, atténué
vers la tète, un peu arqué sur les côtés et couvert
de gros |)oints enfoncés, qui lui donnent un aspect
rugueux. Les élytres sont plus larges que le corselet,
parallèles antérieurement, arrondies 'vers l’extrémité,
'■Jirrtfotidément striées par de gros points, comme chez
Limorph. rugôsa, à interVdlIes étroits, ponctués et
83
faiblement, garnis de sqiiamules sétiformes grisAtres
très courtes. Le dernier segment de l’abdomen est
à découvert. — Le bec paraît un [leu étranglé à la
base. — Cette espèce rappelle beaucoup notre Anoplus
plantaris.
Amorphoidea flavipes, de la forme raccourcie et
ovalaire de i'Amorph. rufescens, mais trois fois plus pe-
tite, ayant en longueur à peine V2 1- ^n largeur 1.
l.e corselet est présque transversal, mais sensi-
blement atténué vers la tôle, à côtés un peu arqués
et les angles postérieurs droits; ponctuation serrée.
Les élytres sont ovalaires et assez obtuses postérieure-
ment, présentant des rangées de squamules sétiformes
blanchAtres aussi distinctes (pie chez I’Amorph. seriata
La couleur du dessus est un noir un peu cendré,
avec la partie inférieure du bec et les élytres plus
ou moins roussûtres; les jiattes et la base dos anten-
nes sont d’un testacé clair; la massue des dernières
rembrunie. L’abdomen est presqu’ entièrement recou-
vert par les élytres.
Kliypiirhi'unius setifer, (ilnliis, convpxiis, dotujulus, postice
uUenualiis, piinctatini, opacus, fusco-bruimeu& , densmime dilute
sfjuamosus, mandibulis, anlennis pedibnsqne riifescenlibtts; ca-
pile brevi, irianguluri, rosiro mediocri, crusso, rpaidrangulato ,
apice dilatuto, reflexo, supra ptankiscuto, medio Hnea lonyitudi-
nali impresxo; ocuUs planiusculis, nigris; Ihorace angustato, an-
lice subconico, sparsim punctato, utrinque linea lata bmgitudi—
nali fiisca, lateribus subarcualk; scutello ublongo; elylris Ihorace
fere diiplo lalioribus, subparallelis, apice allenuatis, punclato-
strialis, inlersliliis medio Hnea setis sparsis longissimis siibalbis,
hunieris disUnclis; femoribus unidentalis, tibiis ad apicem ungui-
culalo-dilatalis. Long. IV3 — f'^2 1- — V2 — ‘'la f
Cette espèce ressemble un peu par sa forme et
84
sa taille au Listrodcrus porccllus Say, de l’Atn. sept.,
mais elle est d’une couleur plus testacée, le corselet
plus étroit et plus parallèle, les stries sur les élytres
moins fortement ponctuées, les intervalles plus larges.
Du Birma.
Ce nouveau genre a une forme intermédiaire en-
tre les Listroderes et Ptochus, ayant la tôle, le bec et
les élytres des premiers, mais ces dernières garnies de
poils élevés épars et les antennes épaisses comme
chez les seconds; le bec est épais, quadrangulaire,
presque droit avec l’extrémité dilatée latéralement en
arc bien visible, tricarènée en dessus; les mandibules
avancées, aigues, courbées au moins dans l’im des sexes;
le corselet mar([ué de gros points imprimés peu ser-
rés, un peu conique en avant, avec les côtés latéraux
presque droits, ce qui lui donne parfois l’aspect paral-
lèle et étroit; une forte dent au milieu de chaque
cuisse et une dilatation angnliforme de chaque coté de
l’extrémité des jambes.
Les autres espèces de ce genre sont:
nhj/j)Ocli)'omus laticollis, forme et couleurs du Phyp.
selifer, mais moitié plus grand et différent par son
corselet, qui est beaucoup plus large, couvert de points
épars plus distincts, unicolore et sans lignes noirâtres;
les élytres un peu plus courtes, plus épaisses et gar-
nies de poils sétiformes moins longs, les pattes et les
antennes de couleur plus noirâtre et le bec sans ca-
rène médiane.
Rhypochromvs ohliqaus, de la forme et de la taille
des grands exemplaires du lihyp. setifer et recouvert
d’écailles testacées pareilles, à l’exception du dos des
élytres où il y a une grande tache bicordiforme brune
85
appuyée avec sa base sur l’écusson et avec sa pointe
sur la suture ou sur milieu des élytres; elle se dilate
de rechef en forme de coeur pour aller s’éteindre
près de l’extrémité, qui présente encore deux pe-
tites taches noirâtres, de sorte qu’il se forme sur chaque
élytre deux bandes oblicpics claires interrompues [tar
la suture. Les lignes brunâtres longitudinales sur le
corselet sont anguleuses au milieu, laissant ici un
espace hexagone.
Rliypochromus cruciger, un peu plus allongé que
les espèces précédentes, dont il a la taille, mais de
couleur presque noire; le front, les côtés du corselet,
une bande cruciforme vers le milieu des élytres,
et une autre bande transversale près de l’extrémité
sont recouvertes d’écaille.s d’un blanc grisâtre. La
ponctuation des stries des élytres est plus grosse que
chez le liliyp. seti/cr, les intervalles plus étroits, ce qui
fait paraître les poils courts blanchâtres sétiformes et plus
serrées. Les antennes et les pattes sont plus fortes
et plus allongées. Écusson gris.
lihypochromm ornalus, plus large que les autres
espèces du genre, et recouvert d’écailles plus épaisses,
plus unies et avec des poils sétiformes encore [)lus
courts et moins marqués. Par sa couleur verdâtre,
ce jolie insecte rap|)clle un peu notre Phylonomm ni-
grirostris, mais sa taille est du double plus grande et
proportionellement plus large et plus atténuée aux
élytres. Le bec est presque droit, épais, caréné
au milieu, assez fortement dilaté à l’extrémité et re-
couvei'l comme la tète d’écailles d’un blanc verdâtre;
yeux noirs, applanis; antennes brunes, avec (juehjues
écailles verdâtres, la massue ovalaire, pointue, noire.
80
Corselet presque cylindrique, aussi long^ que large,
tronqué des deux côtés, marqué de quelques gros
points et recouvert d’écailles verd.ôtres .irgentées sur
les côtés latéraux, laissant une grande tache triangu^-
laire brune sur le milieu. Ecusson foncé. Élvtrés
plus larges que le corselet, ovalaires, dilatées vers le
milieu et atténuées postérieurement, marquées sur chaque
intervalle de stries ponctuées distirtCtes, et de cils blan-
châtres courts; leur couleur est un vert blanchâtre
argenté, variolé de noir, ce qui forme' deux bandes
transversales interrompues et irrégulières. Dessous du
corps et pattes recouvertes d’écaille'à d’un blanc Ver-
dâtre opaque.
Fullciidvra atoniaria, alala, elomjuto-ovala; convexiusciila ,
nitida, punctata, densissimè cinereo-squamosu, elytris trtinsbÈr-
sim nigro-variegatis; capile brevi, rostro lato, milice tricarinato,
oculis convexisj nigris, anlennk thoracis basi superanlibus, urli-
culii primo lalissimo, depresso, ad basin subarcuato, scabralo,
sequentibus subconicis, selusis, cluva ovala, acuminata; llwrace
deplunalo, valde transverso, nigro-trilineato , laleribus dilutatis,
vatvalis, ungulis poslicis subcurvalis, aciilis; sculello oblongo,
griseo-sqtiumoso; elylris thoracis lutitudine elongalis, aniiee
subparaltelis, poslice abcmto-altennatis, puncluto-stnalis, inter-
sliliis ptunis, humeris redis, promimdis; pedibus validis, femori-
bus unidenlatis, tibiis subarcualis, apice vix dilalalis. Long. 3
1. — lal. 1 '/.i 1.
Au |)remier abord la forme rappelle un peu nos
Phyllobius, mais la forme des antennes qui ont leur
l:icr article très large, très applati et de la longueur
des articles suivants réunis, et surtout son corselet tout
à fait plat, trois fois |)lus largo que long, avec les
côtés latéraux extréniement dilatées en forme d’ailes
et dirigés oblicpienlertt en arc sinuée de la tète
vers les angles huméraux, où ils forment des angles
saillants avec la base, qui est sinuée do chaque côté,
font facilement distinguer ce nouveau genre do tous
les Rhynchocephales connus. — Ce singulier insecte
provient du Birma.
Plucliidius lincatus. ulalus, convexus, elongatus, poalice ova-
tus, punclalus, vix nilidus, densissime squamosus, supra vi-
ridi-aureus, nigro-^lineatus, sublus lacteus, anknnis pedihusque
rufu-testaceis, viridescmli subulbu~pruini}sis, oculis uigris, vix
convexis; capile brevi, f route plaiiiusculo, rostro lato, niedio im-
presso, antice bihauiato; unlennis longüudine dimidio curporis
superantibus, articulo l:o depresso, versus apicem dilulato; se-
cundo brevi; tertio 2:do Loiigiore; thoruce sparsiin grosso-pun-
ctato, subcylindnco , postice Iruncato, laleribus subarcualis, rnedio
lineis duabus nigris; scutello subrotundato , viridi-squariwso ;
elytris Ihorucis basi paulo talioribus, elonguto-ovatis , skiato-
punctatis, interstitiis planiusculis , sparsim albo-setiferis, alternis
nigris, humeris distindü; femoribus in rnedio dentalis, libiis
redis. Long. 2'U h — l'il. ‘‘/j I.
Par ses couleurs et sa taille, cette belle espèce
rappelle notre Polyd. phaleratus Dabi., mais sa forme est
moitié plus étroite et plus alongée, et les écailles sont
un peu cuivreuses sur le front et le dos des élytres.
Du Birma.
Ce genre nouveau paraît aux Indes orienlalps
remplacer nos Polydmsus et Phyllobim, se distinguant
par une tête plus courte, un bec plus large, forte-
ment bilobé et profondément échancré au milieu de
son extrémité, des antennes plus fortes, à premier
article distinctement ap[)lati, le 2:d plus qqurt que
le troisième; un corselet plus cylindricpie; des ély-
tres plus ou moins |)arsemécs de petits poils blan-
chôtres, en forme d’épines, comme chez les Plochus,
une denliculation forte à toutes les cuisses.
Les autres espèces indiennes de ce genre que je
possède sont:
Ptnchidius lonf/icornis, d’un tiers plus petit, plus
allongé et plus étroit que le Pt. lineatus; de couleur
noire, variée d’écaillcs verdâtres, qui sur le front, les
côtés latéraux et le milieu du corselet forment une
couche plus épaisse que sur les élytres. La tête est
plus large, carénée au milieu le long du bec, qui est
plus court, dilaté et coupé obliquement à son extré-
mité. Les antennes sont presque de la longueur du
corps, avec leur l:ier article courbé et applati. Yeux
un peu saillants. Le corselet est presque carré, un peu
étranglé en avant, arqué sur les côtés, isolément
ponctué, bisinné à la base. Les élytres sont allongées,
un peu parallèles et atténuées vers l’extrémité; elles
sont couvertes de stries grossièrement |)onctuées, avec
les intervalles étroits, un peu relevés.
PtorJiidius cylindricoüis , de la longueur du précé-
dent, mais plus large, surtout aux élytres, rappellant
un peu la forme et les coideurs de notre Pol. cervmus.
Les antennes sont plus longues et plus fortes, la tête
plus courte, le bec plus déprimé avec 5 rangées lon-
gitudinales do points imprimés; le corselet plus cylin-
drique, presque carré, les points imprimés plus grands,
plus épars et plus visibles, les élytres plus courtes,
plus obtuses postérieurement, les points dans les stries
plus gros, les intervalles plus étroits, les poils séti-
forines blanchâtres, au milieu de chaque intervalle courts
mais distincts, les écailles généralement |)lus grandes.
Les cuisses dentées. La couleur du fond est un brun
noirâtre, les écailles qui recouvrent le corps d’un tes-
ta cé grisâtre.
Ptochidius impar, très voisin du Pt. cylindricoUis,
par la forme et les couleurs, mais du double plus grands,
et différent par ses antennes qui sont plus courtes, le
front qui est plus étroit, le bec qui présente de chaque
côté une carène élevée un peu oblique, le corselet
plus robuste plus fortement ponctué, les stries des élytres
formées par des points plus grands, et les intervalles
plus étroits et un peu convexes. Côtés du corselet
gris; les poils sétiformes sur les élytres très courts
et peu distincts.
Ptochidius impressicollis , tout-à-fait de la forme et
des couleurs du Pt. impar, mais moitié plus petit et
très distinct par son corselet étroit et carré, transver-
salement imprimé de chaque côté un peu en avant de
sa base; par son bec et son front beaucoup plus
larges, le dernier avec une ligne longitudinale impri-
mée au milieu, et enfin par ses élytres plus courtes
et plus convexes, avec des poils sétiformes bien dé-
veloppés. La couleur du dessus est grisâtre variée
de brun et de noirâtre, côtés du corselet et une ligne
médiane obscures.
Ptochidius nigrosparsus, voisin par ses couleurs et
môme par sa forme du Ptoch. longicornis, mais trois
fois plus grand. Le bec et le corselet sont |)lus courts
et plus larges; le front marqué sur> le fond verdâire,
d'une tache noirâtre, qui se dilate vers les deux ex-
trémités; le corselet est obscur avec les côtés laté-
raux et une ligne longitudinale au milieu d’un blanc
verdâtre ou bleuâtre, les points imprimés épars dis-
tincts; l’écusson est oblong, luisant, noir; les élytres
moins fortement striées que chez le Ptoch. longicornis,
et leurs points plus petits; leur couleur est d’un brun
n-oii»âtre opaque, varié de tacijes d'un, blanc verdâtre
ou bleuâtre et qui se confcMident en- .grande partie vers
les côtés latéraux, sur le dessous du corps et sur les
pattes. Les antennes et les pattes sont plus grêles
que chez l’espèce comparative.
PtocliüHus carinulalm, ressemblant un peu par ses
couleurs au Ploch. lineatus, mais deux fois plus grand
et avec les élytres plus parallèles et |)lus atténuées posté-
rieurement. La tête est plus courte, le bec plus large,
plus distinctement tricarèné; le corselet plus transver-
sal, plus épais, avec quatre lignes noires au lieu de
deux, (pi’on voit chez le Ploch. Uneatus; les élytres
plus allongées, avec les points imprimés dans les
stries, plus gros, et les intervalles alternes un peu éle-
vés en carène, sans écailles, luisants et noirs; les poils
séliformes ()eu visibles.
Ëpicaliis virsatus, alatus, convexus, elon<jatus, postice sub-
uvalus, punctalus, densissiine squamulosus, rufo-brunneus,, ca-
pile, laleribus corpurerpie subtua vii idi-argenleis, anteiuds, pedi-
bus corpureque supra subalbo-fusco-aeneis , opacis; oculis, Iho-
racis linds duabiis laleraliler ehjlrisque versus muryinem nigro-
variegutis; capile biungulnri, rosiro brève, anlice suhdilalalu,
maitdibnlis exei'lis; uidcnms ud laleribus insertis, dimidio cor-
pore lonyüadine, arlicuio /.o tvngissiino; Ihorace capitis lalilu-
dine, elougalü, cylindrico, busi bisinuato; scutelio minutissimo,
subquadrulo; elylris l.horacis basi fere duplo hilioribus, elongulo-
ovatis, postice vix dilalatis, apice subuttenualis, dorso planiuscu-
lis, humeris redis, oblique subtruncalis; slriis dislincte punctalis,
inter stiliis aller nis suturaque elevalis, libiis inediis valde curva-
lis; femoribus unlicis unidenlulis. Long. IV3 I. — lot. % 1-
Ce nouveau genre a lu forme des Polydrusus et
des Clüoebius, mais les antennes plus fortes, plus lon-
gues et le bec plus court, le rapprochent également
dos Episomus, au près desquels il doit être placé, se
«1
distinguant des uns et des autres par ses jambes in-
termédiaires fortement courbées. — La seule espèce
connue vient de Birma et présente la forme et la taille
de la Sitona tibialis, avec des couleuis plus va-
riées et tous les côtés latéraux, ainsi que le dessous
du corps, recouverts d’écailles d’un beau vert argenté.
Aphm' iiffTatiini, alalum, anthracinum , (/labrum, nüidubm;
rostro lo7igo, arcnalo, medio snbdiintnto, prjnrtatOr apice subat-
ienvato, nüido; fronte atigusfa, longiludinaliter mbexcaimta;
thorace siibconico, antice angiistato, constriclo, punclato, hasi
triedio wiifoveoJato; ebjtris ovatis, convexis, gibbosis, apice atle-
nuatis, carinatis, sinuntis, slrialis, vderslitiis srarificntis, brevis-
Airne cinerëo-piHfms , humeris distinclis; pedibiis longissimis. fe-
tnùHbitA cMm/li, tibiis snbarcuatis. Long. 2 1. — lat. '•
Très voj^sin de l’Ap. davipes Gerstæcker, mais un
peu plu» grand, avec les élytres d’un oval plus allongé,
et recouvertes de cils relevés blancliâtres très courts
et peu serrés. — H habite les Indes orientales, qui
présentent encore plusieurs autres formes bossues,
unicolores et à bec atténué:
Apion crassicolle, un peu plus petit que PA. infla-
tum et proportionellernent plus court. Sur le front il
y a de chaque côté près de l’œil une petite impres-
sion longitudinale, confondue avec des rugosités longi-
tudinales. Le corselet est conique, aussi large posté-
rieurement que la base des élytres, brusquement atté-
nué vers la tête, mais sans étianglemcut latéral et
fortement ponctué. Les élytres sont convexes, ova-
laires et se dilatent vers l’extrémité, qui est arrondie;
les stries sont bien marquées, surtout celles près de
la suture, dans lesquelles on voit une ponctuation dis-
tincte; les intervalles sont planes et un peu rugueux.
Les jambes faiblement rembrunies.
92
Apion triangulicolle , fl’un quart plus petit que l’A.
davipes, auquel il ressemble beaucoup, mais son corse-
let plus court et élargi triangulairement à la base, le
distingue facilement; sur les côtés latéraux on voit en
avant un étranglement comme chez PA. davipes, et
sur le milieu une ligne imprimée raccourcie. Les stries
sur les élytres sont plus fortement marquées et les
intervalles assez convexes.
Apion gagalimim, de la taille, de la forme et des
couleurs du précédent, à l’exception du corselet qui
ressemble à celui de l’A. davipes, mais encore plus
cylindrique. Sur le milieu du front entre les yeux, il
y a une ligne longitudinale imprimée. Le corselet est
à peu-près comme chez l’A. davipes, cylindrique, avec
un étranglement antérieur, mais sa ponctuation est
moins distincte. I.,os élytres sont un peu plus dilatées
postérieurement, l’extrémité encore plus obtuse; les
stries près de la suture fortement imprimées, tandis
que vers les côtés latéraux et l’extrémité elles sont
peu profondes, les intervalles étroits à la base des
élytres et assez convexes, planes et larges sur le mi-
lieu. Pattes souvent faiblement rembrunies.
Apion suheostaturn, de la taille et de la forme du
précédent, mais avec les élytres plus allongées et les
siries |)rofondémcnt marquées sur toute leur longueur,
ce qui fait ressortir les intervalles en côtés élevées.
Apion dilaücolle, un peu plus allongé que PA. ga-
gatimm, dont il a la taille; corselet allongé en avant
et en arrière, et sensiblement dilaté en avant de sa
base, ce qui lui donne un aspect un peu conique vers
la tête et cylindrique vers les élytres. Ces dernières
sont plus larges que le corselet, ovalaires et atténuées
!)3
vers rextrémité, leurs stries sont à peine visibles, les
intervalles très planes et riignleux. Toute la surfiicc
est parsemée de poils blancliAtres, épars, assez longs
et droits. Le corselet n’est pas plus long que large.
Front simplement excavé. Cuisses médiocrement cla-
viformes.
Apion chalybdcolor , voisin do t A. dilalicolle, mais
du double plus petit, et avec un bec proportionellement
|)lus court. Le corselet est plus conique, plus large
postérieurement, rétranglernent antérieur peu marqué
et le bord autour de la tôte nullement réfléchi. Les
stries des élytres sont très fines, mais visibles, les in-
tervalles planes, luisants. La pubescence blanchâtre
plus épaisse et plus marquée sur tout le corps. Pattes
plus courtes et plus robustes, jambes plus droites, plus
dilatées vers l’extrémité, tarses plus larges.
Apion pruinosum, très voisin de l’A. chalybeicolor,
mais ordinairement un peu plus petit et surtout plus
étroit. Le bec est plus allongé et plus cylindrique;
le corselet plus étroit, avec la dilatation postérieure
moins marquée et le rebord antérieur distinctement
réfléchi, ce qui tait ressortir rétranglenient. Le duvet
blanchâtre, qui le recouvre, lui donne une couleur
d’acier terne.
Apion indiatm, de la forme raccourcie de l’A. tri-
anyulicolle, mais d’un tiers plus petit. Corselet triangu-
laire, étranglé en avant, terne, à ponctuation peu dis-
tincte. Élytres plus car(*ées, applaties vers l’écusson,
stries profondément im|)rimées, intervalles assez con-
vexes; angles huméraux plus saillants que chez l’espèce
comparative.
yApion amplipenne, un peu plus petit que le pré-
cédent auqel il ressemble beaucoup et ne se distingue
que par son corselet plus fortement étranglé en
avant, par ses élytres plus courtes et plus arrondies
sur les côtés, plus convexes vers l’écusson, avec les
angles huméraux moins saillants et les intervalles des
stries planes; ces dernières sont moins marquées et
presqu’ efl'acées vers les bords latéraux. Sur le corse-
let on voit quelques [)oils blanchâtres. — Pattes allon-
gées, cuisses claviformes.
Apion restricticoUe, de la taille des petits exem-
plaires de CA. amplipenne, mais plus allongé; corselet plus
étroit et étranglé postérieurement; élytres plus ova-
laires, atténuées vers l’extrémité, gibbeuses, stries pro-
fondément marquées, intervalles assez convexes. Pattes
allongées, cuisses claviformes; jambes d’un noir un peu
roussàtre.
Les espèces suivantes, également des Indes ori-
entales, ont un bec plus cylindrique, que les précé-
dentes.
Apion flavirnanum, [lar sa taille, sa forme et sa
pubescence il ra|)pelle un peu notre A. cwicum, mais
il est plus court, surtout, aux élytres. La base des
antennes, les pattes antérieures et les quatre jambes
postérieures sont d’un lestacé roussàtre assez vif. La
pubescence grisâtre sur tout le corps est bien visible^
formant des istries sur les élytres. Le corselet est un
peu conique, dilaté |)Ostérieurement, très faiblement
étranglé len avant. — Le bec est applati et large,
avec 'ime carène longitudinale au milieu.
Apion tuberculiferum, de la taille de l' A. flavofemo-
ratum, mais plus arrondi et plus large sur les ély-
95
très. Corselet conique, faiblement étranglé en avant,
un peu cylindrique en arrière, à base bisinuée, et re-
couvert d’une ponctuation luberculiforme très forte et
épaisse; au milieu il y a une impression longitudinale,
qui finit par une fovéole assez forte en avant de l’é-
cusson. Elytres plus larges que le corselet, presque
sphériques et atténuées vers l’extrémité; angles liiimé-
railx 'peu saillants; elles sont recouvertes de larges
stcies, profondément marquées de gros points ■impri-
més, ce qui les font paraître comme crénelées, bieiudif-
férent de toutes les autres espèces de ec genre. 'Pattes
assez courtes et robustes. La couleur est un ibnm
foncé roussâtre, iinicolore, peu luisante et recouverte
d’une'pubescence blanchAtre peu serrée. IBec d’un tiers
plus court que le corps.
Apion alboirroratum; 'forme et couleurs rappellant
notre A. vernde, et plus encore FA. ceylonicum Gerst,,
mais sa taille de' moitié plus grande, et la trompe cylin-
drique pies(pie de la longueur du corps l’éloignent
suffisamment. La tronqie et les cuisses sont d’un brun
plus noirâtre que chez ' les espèces comparatives, qui
les ont d’un roux testacé; les cui,sses sont aussi plus
fortement claviformes. Le corselet parait un peu plus
convexe, plus élargi postérieuretnent à côtés plus ar-
quées. Les stries des élytres sont plus profondes,
'leur ponctuation plus forte et plus visible; l’extrémité
•plus atténuée.
Cerohates sexsulcatus, alaliis,’ elongains, linearis, depressus,
gluberrhmix , nilidus, rufo-testaceuSy rosira breviure anlice dila-
Into, oailis rolnndulis, dibis, antennis thorace vix superunlibiis,
articulis siibapr/unNbiis, onalis, setosis; thorace elongalo, anlice
posticeqiie angustalo, snbreslriclo , lateribns ar coatis, medio ca-
»6
j)iUs lutitudine; scuMlo transversim triangulari, apice producto;
ehjtris capilv thoiucüqiie conjunetis, suhlongioribus, fere paral-
lelûi, thorace vix lalioribus; medio utrinque Inngilndinaliler im-
pressis, impressione antice Irisulcato, sutura ekvala, ad scuteUum
breriter sulcnla; lateribus simpliciter convexis, glubris, striis in—
distiiiclis; corpore sublus impunctato, medio longitudinaliler im-
presso. Lon^i. 1 '/^ I. — 2'/^ 1- — Ift- Va 1- — % 1-
Au premier abord, très voisin du Cer. trislriatus
F. de Java, mais ordinairement plus petit, les élytres
plus courtes, plus parallèles, sans stries et sillons la-
téraux, le corselet plus étroit, les antennes plus lon-
gues et composées d’articles plus ovalaires. Commun
à Birma.
Une autre espèce des mômes localités présente
la môme taille, la môme forme et les mômes couleurs,
mais diffère très sensiblement du précédent, par ses
antennes [»lus fortes et plus allongées, par sa tête
profondément canaliculée longitudinalement entre les
yeux et sur la majeure partie du rostre, par son
corselet plus convexe, silloné longitudinalement au
milieu et par ses élytres moins luisantes, avec les in-
tervalles, qui bordent les sillons antérieurs et la su-
ture, élevés en carènes assez aigus. Je l’ai nommée
Cer. fossulatus.
Une troisième espèce indienne que j’ai nommée
Cer. ca7)aliculatus est intermédiaire entre les deux pré-
cédentes. Elle a la taille, la forme et les couleurs du
Cer. sexsulcatus, et les antennes, la tôte et le corselet
canaliculées au milieu comme chez le Cer. fossulatus.
De l’un et de l'autre elle se distingue cependant par
des stries latérales distinctes, quoique moins fortes que
chez le Cer. trisulcatus, qui est généralement plus large
surtout sur le corselet.'
97
Spermupha^us tessellatus, rolundatus, convexiuscidus, nigcr,
supra cano-pruinosus, elytns slriatis, subalbo-transversim-nndu-
latis. Long. 11. — lal. 1.
De la forme et à peu-près de la taille du Sp.
cardui, dont il a aussi les couleurs, mais bien distinct
par les ondulations blancliAtrcs sur les élytres, repré-
sentées souvent par de petites taches oblongues seule-
ment, comme chez le liruchus atomarius. — Birma.
Rruchiis niininiiis, ovatus, dorsa subplanus, punctatus, den-
sissime cano-pubescens, niger, anlcnnarim arliculis tribus primis
pedibusqite testaceis, his femoribus plus ininusve infuscatis; capite
elongato, frunte lougitudinalüer carinata, antennis dimidio corpo-
ris longioribus in maris serratis, in foeminis, simpliciter ad apicem
paulo incrassatis; tliorace Iriangulari, subconvexo basi ulrinque, si-
nuato, media ante scutellum truncato, fovenlato, siibatbo-villoso lateri-
bus vix arcuutis, ungulis posticis acutis, prominulis; scutello subqua-
drato, subalbo-villosu ; elylris ad basin thoracis lulitucUne aequa-
Ubus, ovatis, distincte slriatis. Long. % I. — lal. Va !•
Plus petit et plus ovalaire que le Br. debilis
Sch., auquel il ressemble un peu, mais sa pubescence
est plus grisâtre, le corselet proportionellement plus
grand, les élytres plus courtes, presque pas dilatées
postérieurement et enfin la forme et la couleur des
antennes et des pattes le distinguent facilement. Birma.
Une espèce encore plus petite, qui se trouve
également sur le continent indien aux environs d’Agra,
diffère principalement par la couleur du dessus du
corps qui est grise, et variolée par des taches et
des ondulations plus claires et placées à peu-près en
échiquer. La couleur des quatre pattes antérieures et
de la base des antennes est d’un testacé vif, avec les
tarses brunâtres et les sept derniers articles, qui sont
7
!)8
plus courts et plus serrés, d’un noir foncé. Je l’ai
nonitné Br. mniutminms.
Le Br. lichenicolii.<i Wollaston, de l’île de Madère,
lui l’essemble Ijeaucoup, mais le premier est un peu
plus grand, avec les antennes plus longues et moins
noires, les pattes postérieures testacées, &c.
Une autre espèce analogue et aussi petite (à [)eine
% ligne), se trouve sur le détroit de Panama dans l’Amé-
rique centrale. Elle est d’un gris unicolore et de forme
plus ovalaire que le Br. minimus, la tète est plus ob-
tuse, le front plus convexe, sans carène longitudinale,
les antennes plus courtes, atteignant à peine la base
du corselet et formées d’articles transversaux, qui
grandissent seulement vers l’extrémité; le corselet est
plus transversal, moins rétréci en avant: les élytres
sont plus longues, plus ovalaires, plus distinctement
dilatées au milieu, lai base des antennes et toutes les
pattes sont d’un testacé roussâtre; la base des cuisses
postérieures et les tarses sont brunâtres. Il porte
le nom de Br. tanlülus rn,
(laryahonis indus, ehmcjafo-ovatus, dorso suhdeplaaatus, ptcnc-
tatns, cann-ptdjescens , ni fo- brun tiens, capite fe.mnrihusqne pos-
ticis plus rninusve iiifiisculis, ocnlis maquis, ntris; fronle cari-
nata; Ihorace Iransversn, trapeziformi, (p-osso-pviiclato, hnsi bi-
sinuato, angulis poslicis aculis, prominulis, laleribus arcualis,
postice subsinuatis; sciHello Iriangnlari, cano-villoso; elijiris elon-
gato-ovatis, aniiee versus medio subdilalatis, punclato-slriatis;
femiirihus pnsticis valde incrassatis, ad marginem subtus acute
serratis, tibiis posticis valde, cuivatis, antennis Inngitudine dimi-
dio corpuris aequalibns, articulis mediis serratis. Long. 1 '/.^ —
13/, I. _ lat. 3/,_3/^ I,
Voisin du Car. acacine, Kliig, mais plus petit et
»9
plus fortement atténué vers les deux extrémités; la
pubescence est aussi plus longue.
Liipcriis piliroriiis, elongatus, parallelus subdeprmus , niti-
dus, mpra coernlem, violacum vel coenileo-inridis, sublus nigro-
cyaneus, antmnis pedibusque nigiis; capile triangulari, impunc-
lato, oadis mugnis, promiiiulis, valde granosis, albis; anlennis
longitudine corpovis paulo breviurihus in çj' longissime mgro-pi-
losis; Ihorace impunctato , glabro, subquadralo, antice augustato,
medio transvei'sim impresso, angulis poslicis redis; sculello trian-
gulari, apice rotundato, nigro-cyaneo; elylris Ihorace paulo la-
tioribus et, fere quindiiplo longioribus, parallelis, punclatis, apice
utrinque rolundatis. Long, I. — lat. % |.
Cette espèce a quelque analogie avec les Liip.
altaicus, Lup. pyrenmis Dej. et le Lup. mpressicollis m.
de la Sibérie, mais sa taille est plus petite et sa cou-
leur plus violâtre; le dessous du corps est plus noi-
râtre et parsemé de quelques poils courts et cendrés.
Chez le mâle, les antennes sont ciliées de longs poils
noirs peu serrés cl droits. Birma.
Ciieeudes bisigiiatus, elongato-ovatus, subconveœus, nitidus^
fere glaber, sordide testaceus, elylris medio utrinque macula ni-
gricante; ore, anlennis, melalhorace pedibusque infuscatis; capite
elongato, fronle inter oculos carinata; anlennis longitudine dimi-
dio corporis superanlibus: artiailo 2:o minuto, 3:o dtiplo longiore,
4. -O longitudine tertio fere aequali; Ihorace subquadrato, postice
non marginalo, angulis poslicis vix productis, fere redis sub-
elevatis; scntello triangulari, apice obtuso, interdum alro; elytris
elongaio-ovalis, antice subparallelis , humeris distinclis, apice
utrinque rolundatis; abdomine subtus convexo, strigoso-pundato,
melalhorace fere glabro, medio longitudinaliler impresso. Long.
17a-lV4 I- - lat. I.
Par sa forme et sa couleur générale, cette es-
pèce ressemble un peu à notre Admonia capreae, mais
elle est plus petite, sans ponctuation, luisante en
10(1
dessus et le corselet est beaucoup plus étroit, plus
convexe et sans impressions. — Très commun au Hirma.
.[’ai établi ce nouveau genre, qui doit être placé
à côlé des Phyllobrotica, à cause: de la construction
des antennes dont le 3:ièine article n'est presque pas
plus court que le 4:ièrne, de la tôte plus allongée,
plus étroite, des yeux moins saillants, du corselet moins
transversal, plus convexe, avec les angles antérieurs
moins saillants et plus arrondis, des élytres plus ova-
laires dans les deux sexes et plus courtes, ne sur-
passent pas la triple longueur du corselet, de l'impres-
sion longitudinale sur le métatliorax et de l’abdomen
plus cartilagineux, ce qui le rend plus convexe et plus dur.
Les autres espèces indiennes de ce nouveau genre
sont:
Cnecodes maculicollis, d’un quart plus petit que le
C'/i. bisignatus et de forme un peu plus courte; couleur
testacée plus roussàtre, plus vive, avec une tache
oblongue sur le milieu du corselet, les tarses et le mô-
tathorax plus ou moins noirâtres. L'écusson est très
noir et luisant. Le corselet est un peu plus étroit et
plus rétréci en arrière; avec les angles postérieurs
moins saillants.
Cnecodes suturalis, une fois plus petit que le Cn.
maculicoUis, de forme plus allongée et plus étroite.
Couleur testacée un peu roussàtre, avec une large
bande longitudinale sur le milieu de chaque élytre,
elle commence depuis l’angle huméral, forme ensuite
une forte échancrure extérieurement et n’atteint pas
l’extrémité; la suture reste parallèlement testacée. Les
pattes, le dessous du corps et la base des antennes
sont de cette dernière couleur; les articles 4 — 7 et
101
le dernier des antennes rembrunies, tandis que le 8,
9 et 10 sont presque blancs. La ponctuation est géné-
ralement peu développée, ce qui présente l’insecte plus
luisant. La tête est triangulaire, rembrunie, le corse-
let presque carré et distinctement rétréci en arrière,
où les angles sont peu saillants, tandis que ceux de
devant, se présentent relevés en forme de Tubercules.
Caluniirrus llavovKlis, oblongus, vix cunvexus, idlidiis, ater,
fi'onle, thorace, eljilrorum marijine vitlaque utrinqve media, an-
tennis pedibusque lestaceis; capite Iriangnlari, fronle impressa,
thorace transverso, kiteribus rolnndatis; eb/lris thorace panh ta-
tioribiis, requlariter ovalis, punclnkitis, punctis interdum in slriis
disposais. Long, t'/a — IVa L — lat. Va — I.
Par sa forme ovalaire cet insecte rappelle un peu
celle de quelques Cyphon, mais les caractères géné-
riques le placent dans le genre actuel à côté du C.
circiimfusiis, auquel il se l'approclic pas ses coideurs,
quoique moins vives et moins déterminées. — Dans un
individu, que je considère comme le mAle de notre
nouvelle espèce, les antennes sont presque de la lon-
gueur du corps, avec les 8 derniers articles noirs, et
sensiblement plus longs que chez la lemelle. Birnia.
Une autre espèce de la même localité est mon
Cal. bilineatus, qui a la forme du précédent, mais un
peu plus convexe et de couleur testacée, marquée sur
chaque élytre d'une ligne étroite, longitudinale noire,
qui part de l'angle huméral un peu obliquement vers
le milieu et se recourbe aux deux tiers, de la lon-
gueur des élytres, vers les côtés latéraux, qu’elle n’at-
teint pas; la suture, un |)eu au-delà de l’écusson et
la marge extérieure sont étroitement noires; les tarses
et la base des antennes enfumées, les 8 derniers ar-
102
ticles plus noirâtres. Le corselet est un peu plus
étroit que chez le Cal. (îavoviUis, les élytres plus gros-
sièrement ponctuées.
Liiperudes all)o|)la,!^iatiii«, elongato-ovalus , punclulalus , niti-
dus, niger, elytris ulrinque villa lalissiina femoribusque albis; ca-
pile Iriangulari, fronle crucialim impressa, oculis prominuUs,
anlennis longitudine dimidio corporis superanlibus, urliculo 3:o
elongalo; thorace Iransverso, subconvexo, murginalo, fcve glabro,
medio im'sus latenbm subinflexo, liaec arcualis, angidis posticis
nodiformi subprvductis; scutello triangidari, nilidissimo , impiin-
ctalo; elytris dioruce lalioribus, ovatis, irregulariler subtilissime
punctululis , sutura margineque unguslo-nigris; corpore sublus
sparsim grosso-pundato ; pedibus elongalis, larsis articidu l:o
dimidio longitudine tibiis aeqnuli, %:o minulo, 3:o breviore, bi-
lobo, 4:o secundo aequali; unguiculis ad basin angulalim dila-
tatis; abdomine subtus conveæo, segnmdo ultimo impresso, apice
producto, melathorace, medio kmgitudinaliler impresso. Long. l*/2
1. — lat. % 1.
Au premier abord il parait extrêmement voisin
de notre Calomicnis circumfusus Marsch., mais un peu
plus grand et avec le corselet et les antennes noirs,
les cuisses blanches à l’exception des genoux, qui sont
rembrunis. Des montagnes de Nura-Ellia à Geylan;
découverte de M. Nietner.
La ditlérence générique de ce nouveau genre
consiste principalement dans la construction des an-
tennes, dont le 3:ième article est presque deux fois plus
long que le 2:d, le 4:ième deux fois plus long que le
troisième. La tète est aussi plus étroite que le corse-
let, avec les yeux plus convexes et plus saillants; le
corselet transversal, marginé postérieurement et plus
ou moins arrondi sur les côtés, à angles postérieurs
assez saillants; les élytres ovalaires dans les deux
sexes, l’abdomen convexe et avec une impression sur
103
le métathorax. Chez le mâle le l:ier article des tarses
antérieurs est f)liis dilaté que chez la femelle et le l:ier
segment de l’abdomen avance plus ou moins en pointe
au-delà des élytres. — Ce get)re doit être placé après
les Calomicrus, et paraît être nombreux en es[)èces aux
Indes orientales, présentant dans ma collection les
suivantes:
Luperoiks niyrodnctm, forme ovalaire du L. albo~
plagialus, mais trois fois plus grand. Couleur généi’ale
d’un testacé blanchâtre, rembruni sur les 9 derniers
articles des antennes, les jambes, les deux premiers
articles des tarses et surtout le métathorax; la marge
externe des élytres, la base et la suture sont très
étroitement noires. L’écusson est triangulaire, glabre
et d’un testacé plus ou moins brunâtre. Les antennes
sont plus courtes que le corps, le corselet sensible-
ment transversal, un peu rugueusement ponctué, niar-
giné et [)eu aixjué sur les cotés qui présentent une
impression oblique; angles postérieurs presque droits,
et à extrémité uniformément saillante. Élytres un
peu plus larges et quatre fois plus longues que le cor-
selet, avec une ponctuation irrégulière un peu |)lus
sensible. Le dernier segment de l’abdomen a une im-
pression longitudinale, bordée de chaque coté d’une
petite carène.
Lvperodes posticalis, forme et taille du L. nùjro-
cinctus, mais de couleur tcstacée plus roussâtre, et
marqué de noir non seulement sur la marge extéri-
eure des élytres, mais aussi sur le milieu des cotés
latéraux du corselet, sur les angles huméraux et sur
la partie postérieure des élytres, un peu au delà du
milieu,^ où il y a une bande transversale de cette cou-
104
leur. Le corselet est un peu moins transversal, les
angles postérieurs plus saillants, les impressions laté-
rales et la ponctuation insensibles. Les élytres sont
un peu plus élargies vers l’extrémité, plus luisantes et
leur ponctuation plus visible, ayant le fond de chaque
point brunûtre.
Luperodes hieroglyphiæs , un peu plus petit et plus
convexe que le L. posticalis, ayant une forme et les
couleurs générales analogues, mais au lieu de la bande
noire postérieure, elle est ici un peu en avant du
milieu des élytres et cette bande se réunit par la su-
ture à l’écusson, formant de chaque côté une tache
testacée ronde un peu sinuée; la partie postérieure de
la bande transversale finit, sur le milieu de chaque
élytre, par un crochet noir bien marqué; la marge
inférieure et l’extrémité rèstont testacées, ainsi que les
genoux. Le corselet est un peu plus roussâtre que
les élytres, aussi transversal que chez le L. nigrocinc-
tus, tandis que les élytres sont plus courtement ova-
laires, avec une ponctuation plus distincte vers leur
partie postérieure.
Luperodes lalefascia, taille, forme et couleur géné-
rale du L. hieroglyphicus, mais au lieu des dessins noirs,
on remarque des larges bandes transversales d’un brun
roussâtre: la première occupe toute la base des élytres,
la seconde la partie postérieure et n’atteint ni les bords
latéraux, ni l’extrémité. Les antennes et les pattes
sont testacées, à l’exception des cuisses postérieures
et du dernier article des premières, qui sont rembru-
nies; le métathorax est un peu plus roussâtre que l’ab-
domen. La ponctuation sur le corselet et les élytres
105
paraît un peu plus forte, celle du dessous du corps
peu serrée.
Luperodes quadripuslulalus , encore une forme ana-
logue à celle du L. hieroglyphicm, de la même taille
et de la môme couleur générale, mais avec les des-
sins d'un brun roussâtre, plus larges et formant une bande
cruciforme sur le milieu des élytres, et ne laissant
de testacé, que quatre taches arrondies, dont deux
vers les angles huméraux et deux vers l’extrémité.
Les 8 derniers articles des antennes, la partie infé-
rieure des jambes et les tarses sont presque noirs.
La ponctuation est peu sensible sur le corselet, assez
forte sur les élytres.
Luperodes basalis, de la taille du L. alboplagiatus ,
mais plus court et proportionellemcnt plus large. La
couleur générale est testacée, avec les yeux, la base
du front, les huit derniers articles des antennes, la
base des élytres et les angles huméraux, l’écusson et
la partie antérieure de la suture, la base des cuisses,
la moitié inférieure des jand)es, les deux premiers ar-
ticles des tarses et le métathorax noirs. Le corselet
est plus transversal, les angles postérieurs plus droits,
la ponctuation généralement moins sensible.
Aphthuna iatissiiiia, breois, convexa, nilida, nigra; ore, an-
tennarum basi pedibusque plus minusve teslaceis, femoribus pos-
ticis nigris-, capile triangidari, fere glabro, fronle transversim
impressa, ocidis magnis, prominulis; Ihorace transverso, iinpun-
ctato, basi arcualo, angulis redis, antids denttformi-prominulis,
lateribus redis, marginatis; scuteüo triangulari, impundato; ely-
tris Ihorace valde latioribus, subquadratis, postice dilatalis, apice
rotundalis, sparsim grosso-pundalis, humeris distinctis; corpore
subtus sparsim rugoso-pundalo vel strigoso. Long. 1 ‘/j 1. —
lal. 1 ).
106
Espèce très remarquable par sa forme élargie,
et découverte par M. Nietner sur l’île de Ceylan.
Les autres espèces indiennes de ce genre sont:
Aphthona dimidiata, forme élargie de la précédente
mais de couleur testacée; avec la moitié postérieure
marquée d’une tache d’un brun noirâtre, bordée de
testacé et limitée en avant obliquement vers la suture;
yeux noirs; corselet moins transversal et plus arrondi
sur les côtés. Cuisses postérieures et dessous du corps
tcstacés comme le reste du corps; extrémité des
antennes brunâtre. — Egalement une découverte de
M. Nietner.
Aphthona vtridi-fusca, taille et forme de notre U.
coerulea Payk., mais la couleur du dessus plus noir-
âtre. Les cuisses sont noires au milieu, surtout celles
dos pattes postérieures; les jambes, les tarses et les
antennes en majeure partie rembrunies; le l:ièr article
des dernières, les parties de la bouche, les genoux
et la base des tarses testacés. Le corselet est plus
rectangulaire, les angles antérieurs plus saillants, la
ponctuation plus fine. Les élytres sont plus parallèles
antérieurement, les angles huméraux [)lu8 saillants, la
ponctuation plus grossière et beaucoup moins serrée,
disposée presqu’en stries. Envoyée par M. Nietner des
môme localités que les espèces précédentes.
TIaiioma iilsrka, b7'evüer -avala, subconvexa, nüida, nüjva,
supra subaenea, anlennarum basi, tibiis lursisqiie lestac.eis; ca-
pile subrolundato , antice arcuatim truncalo, fronte inter oculos
transversim impressa, inler anlennas cuneifarmi subcarinaia, la-
bro transverso, média sinuato; oculis maynis, suhpromintdis;
Ihorace sparsissime sublilüer punclato, fere ylabro, niUdo, mar-
ginato, lra?isverso, anlice suban gustalo, basi media vix producta,
angidis anticis subacidis, poslids rotundatis, lateribus subarciudis;
107
scutello triangulari impiinctato, elytris tborace vix Uitiorihus,
profunde punctato-striatis , inlerstilüs planis, impunctafis, hume--
ris dislinclis; corpore sublus nilido, punctis noiimilHs impressis;
tarsorim arlicido l:o elonyalo-lrianyidari, 3:o lalissimo, büobo.
Long. % I.— ^4 I- — laL Va 1— 1-
Plus petite, et plus noire en dessus, que notre Tlan.
dentipes, avec les élytres proportionelleinent [)lus courtes
et les angles huméraux un peu plus distincts. — Birnia.
Ce genre que j’avais signalé dans le Bulletin d.
1. S. des Natur de Moscou en 1845 diffère des Plcc-
troscelis, non seulement par les stries-ponctuées régu-
lières sur les élytres à intervalles planes et lisses, mais
aussi par sa forme plus ovalaire, moins convexe et par
le l:ier article des tarses antérieurs, très peu dilaté et
toujours considérablement plus étroit que le 3:ième.
Chez les véritables Plectroscelis le l:ier article est ex-
trêmement développé et souvent plus large que le 3:ième.
Une autre espèce indienne, plus voisine de notre
Tlan. concinna Marsh, est ma Tlan. punclicollis. Elle
est à peu-près de la taille et de la forme de la
première, mais son corselet est plus rectangulaire, plus
transversal, presque pas rétréci vers la tète, ce qui
fait sensiblement ressortir les angles antérieurs; sa
ponctuation est plus serrée et plus marquée, celle des
stries sur les élytres au contraire un peu plus fine.
Une troisième espèce du môme pays est moitié
plus petite, avec un corselet rectangulaire, mais plus
sensiblement avancé en angle vers l’écusson, les angles
antérieurs moins saillants, les côtés latéraux plus ar-
qués, les angles huméraux des élytres plus arrondis
que chez l’espèce précédente. Je l’ai nommée Tlan.
(jraeilis.
108
Psylliodes viridana, elongato-ovata, conuexa, nitida, pun-
ctata, supra plus rninusve nigro-viridis; corpore suhlus anten-
narumque articulis septem ulfimis nigris, his basi, pedibus qua-
tuor anticis tarsisque posticis testaceis, fernoribus libiisque posticis
plus inimisve piceis; capile oblongo, fronte punclala, inter an-
teîinas carinata; oailis magnis sedvixprominulis; thorace trans-
verso, subconico, punctatissimo , basi marginato, utrinque sub-
impresso, medio subarcuato, lateribus fere rectis, antice versus
angulos, dentiformi subproduclis, angulis posticis acuminatis, pro-
minulis; scutello triangulari; elytris thorace vix latioribus, elon-
gato-ovntis, suboblique-punctato-strialis interstitiis, qrnsque pun-
ctis minoribus séria una impressa; corpore subtus punctato, sub
fernoribus profunde arcuatim strigoso. Long. 1 I. — lai. Vj 1.
Très voisine de notre Ps. allenuata III, dont elle
a la taille, la forme et les couleurs, mais avec des
antennes |)lus fortes et à articles très noirs vers l’ex-
trémité, la carène frontale plus tranchante et avec des
strigosités en forme de rèpe de chaque côté du méso-
thorax, au dessous des cuisses postérieures. Cette
place est simplement ponctuée chez notre espèce d’Eu-
rope, serait-ce un appareil du son?
Découverte par M. Nielner, sur les montagnes de
Nura-Ellia à Ceylan.
Kudina pusilla, ovata, convexiuscula, nitida, punctata, su-
pra viridi-aenea, subtus nigra; ore, antennis pedibusque rufo-
testaceis; capite triarupiluri , fronte subconvexa, mandihulis dis-
tincte arcuatis, palpis magnis, articule ullimo elongato-ovato ,
apice attenuato, antennis dimidio corporis longitudide, versus api-
cem paulo incrassatis, articulo 1:o crasso, elongalo, 2:o fere di-
midio breviorc, ovato, 3:o angustalo, secundo breviore, 4:o sub-
triangulari, sequentibus subdilatalis, ulthno ovato; thorace trans-
verso, crebre punctato, antice arcuatim angustato, poslice rnargi-
nalo, utrinque sinuato, medio ad scutellum subproducto , angulis
posticis subacutis, prominulis; scutello subrotundato , impxinctato,
apice acuminato; elglris thuracis fere latitudine, breviter ovutis,
10»
f
puncliUo-strialis , slriis poslice obliteratis, interslitiis impunctalis,
corpore siibtus sparsim punctalo, nigro-pilifero; pedibus valulis,
cnxis omnes distanlibus, libüs poslenores et posticis apice subdila-
talis, ulrinque excisis, excisnra testaceo-villosa, tarsis articula
l:o triangulan, sequenlibus majore. Long. *-'3 I. — lat. '/a 1-
Par sa foririe générale ce nouveau genre est très
voisin (les Sphaeroplacis et des Noda, mais l’excavation
sur la face extérieure des quatre jambes postérieures,
comme chez quelques Haltises, les cuisses non ren-
flées et un corps plus ou moins arrondi et médiocre-
ment convexe, la font bientôt rcconnaitre.
Les autres espèces indiennes de ce genre et qui
présentent les mômes couleurs, sont:
Nodina subdUatata, très voisine de la N. pusilla,
mais un peu plus grande et surtout plus large et plus
ronde. Le corselet est plus transversal, plus oblique-
ment atténué vers la tôte, avec les angles postérieurs
plus saillants et une ponctuation plus forte. Les ély-
tres sont plus rondes sur les côtés; les stries plus
grossièrement ponctuées et visibles jusqu’à rextrérnité.
La forme ovalaire la rapproche beaucoup des Phaedon.
Nodina rolundata, taille de la N. pusilla, mais plus
courte et plus ronde. Le corselet paraît presque tri-
angulaire, les angles postérieurs encore plus aigus et
plus saillants que dans les espèces précédentes; la
ponctuation au contraire moins profonde, plus fine et
peu visible; l’écusson est ordinairement plus noirâtre;
les élytres plus courtes, avec les angles huméraux un
peu plus saillants, les stries plus oblitérées vers l’ex-
trémité.
Nodina laevicollis, moitié |)lus grande, surtout plus
large, plus convexe et plus lisse que la N. pusilla.
110
Les cinq derniers articles des antennes sont noirâtres.
Le corselet paraît pins convexe, sa ponctuation ex-
trôniement fine, très peu serrée et seulement visible
à la loupe; les angles postérieurs sont plus aigus.
Les élytrcs sont plus courtes, leurs stries entièrement
elî'acées vers les côtés latéraux et l’extrémité. L’in-
secte rappelle un peu la forme des Liodes, mais la
surface métallique le distingue de suite.
Mflnchi’onia sisnata, brevis, convexa, iiitida, punclata, tes-
lacea, sublus plus minusne infuscata, antennis pedibusquc sub-
albo-teslaceis , capitis îtiurç/ine, tiwrace ehjtrorumque sutura et
macidis duabus impressis anlicis saepissime nigris (J?); capitetri-
angnlari; fronts subdepressa, punclata, antice Iriangidariter ex-
cisa; lubro subqiiaiirato , teslaceo; oculis magnis, prominulLs, al-
bis; thorace sparsim grosso-punclnto , convexo, antice Iriangula-
riler poslice leviter angustuln, basi marginalo, utrinque oblique
suharcuato , medio vix prominulo, laleribus angulatim unidenta-
tis; scutello Iriangulari, irnpunctato, teslaceo vel nigro; elylris
thorace lalioribus, parallelis, yrosso-punctato-slrialis, stria sub-
suturali brevissima, S:a integra, reliquis antice obliteratis, basi
quadrigibbosis; coxis omnes dislantibus , tibiis posticis versus api-
cem exius excavatis; tarsis articulo primo elongato-triangtdari,
3:o cnrdiformi , 5:o bilobo, 4:0 angustiore, longiludine primo
aequali, unguiculis valde curvatis; palpis articulo ultimo clongato,
apice aaminato, penullimo breviore; antennis capile Ihoracisque
conjunctis longiludine aequalibus, gracilis, articido l:o mugno,
ovato, 2:do breviore, crasso, ovato, 3:o anguslissimo, longitu-
dine secundo fere aequali, 4:o et seqttenlibus longiludine tertio,
sed versus apicem leviter incrassatis, plus minusve infuscatis.
Long. % 1.-1 I. — lat. Va 1.-73 I.
Par la forme et les couleurs, très voisine de la
Melachroma â notala, Say, de l’Amérique septentrionale,
mais quatre fois plus petite et facile à distinguer,
par l’angle saillant presqu’en épine qui borde le cor-
111
selet (le chaque côté latéral un peu au delà du mi-
lieu. — Birma.
Une autre espèce indienne, aussi aux côtés latéraux
anguleux, mais du double plus grande, et de couleur
entièrement rousse sans taches, est ma Metachr. fulva.
Elle se distingue encore par les stries sur les élytres,
qui disparaissent complètement sur la partie postérieure.
Latina cpylonica, elonyala, subdepressa, nilida, punclala,
fusco-lestncea; oculis nùjris, antennarum medio infuscato; CAtpile
subelongatu, antice subangiistato , inter oculos arcualim trans-
verso-impresso; fronte crebre punctata, palpis max: nrtimloid-
timo late seruriformi; Ihorace cnpite fere diiplo latiore, magno,
ovato, puuctato, marginato, postice leviter' angustato, laleribus
arcuatis, angniis subrotundatis; scutello minuta, h'iangxdari, iin-
punctato; ehjtris thorucis fere latiludine et vix dimidio longinri-
bus, ovatis, marginatis, profonde punctato-slriatis , interstitiis
subelevalis. Long, l’/a !• — lal- Va h
À peu-près de la forme élargie de notre L pi-
melia, mais quatre fois plus petite et proporlionellement
un peu plus courte. La tète est moins large entre
les antennes, et atténuée vers le chaperon, le corselet
moins convexe, les élytres plus courtes, plus régu-
lièrement ovalaires, stries simplement ponctuées, les
intervalles sans ponctuation et sans pubescence. M.
Nietner l’a prise sur les montagnes de Nura-Ellia à
Ceylan.
J’ai pris en Dalmatie, une espèce du même genre
d’un tiers plus petite. Elle est plus étroite, surtout au
corselet, qui parait presque en triangle allongé et as-
sez faiblement ponctué. Les élytres sont ovales, pas
plus large que la partie antérieure du corselet et à
peine d’un quart plus longues que ce dernier; leurs
stries sont formées, comme chez la L. ceylomca de
112
gros points enfonces, mais nullement crénelés, à in-
tervalles marqués chacun d’une raie de points et de
poils élevés peu serrés. — Elle porte le nom de
Laena minima m.
Ilistanocerus piibescens, alalus, mbcylindriciis, anlice posti-
ceque rohmdalis, nitidus, punctatus, supra longe sparsim pubes-
ce7is, fusco-testaceus, palpis, antennis pedibusgue dilulioribus;
rapite mugno, kilo, snbquadrnto, cbjpeo subinflexo, rotundato
produclo, lubrn Iransverso, oculis rolundalis, stibprominulis , al-
bis, palpis max: quadriartimlatis , distinctis, arliculo ultimo di-
lulalo, securiformi, 2:do brevissimo, 3:o elongalo, davifo7’ini;
a7üe7inis cUwatis, U-a7'liculatis: art. l:o elo7igato depresso, intus
corni[ormi pi'oducln, u7-rMato, 2:o sexdiiplo Tnmore et angusliore,
p7jrifu7'7/ii, 3:o 77um/lissimo , subgloboso, 4 et seq)ie7itibus trans-
ve/'sis, vers7is apice/n m clava elo7igata dilatalis, art. ullmo
npice obtuse co7iico; thoi'ace lato, subt7'a7isve7'so , basi ut7'mque
subsmuato, augiilis a7iticis rolundatis, posticis subrectis, laterib7is
arcuatis; scntello transverso, rectangulalo; elytris thorace fere
a7iguslioribus, postice leviter aUenuatis, rolundatis; capite subtiis
nigoso-punclato , 7nenlum excavalo, lig7da subgfuadrata antice
angidalm excisaÿ^ palpis lab. Tninulis, t/iarticulalis; ar/. ullmo
subovalo; p7'oslertio vix p7'oduclo, 77iesosterno t7iedio triang7da7'i-
ter mpi'esso; pedibtts Tnediocris, stibdepressis, coxis distantibus,
pyriforTni- elo7igalis, femoribus leviter dilatalis, marginalis, tibiis
elongalo-triangularis, apice m^dto-spinosis , tarsis qxdnq^ie arti-
culalis, arlicidis qiialuor p7-i7nis l7'a7isversis, pilosis, a7iticis in
7itroque sexu subdilatalis, articula idli/no 7nagno, pyriformi, un-
guiculis validis, basi dilatato-c7i7X'utis; abdo/nine in elyli'oruTn
apice occulta, seg77ie/dis qin/ique composito, segm. duobus piimis
lalissinds; convexis. Long. 11. — lal. 1.
Forme un peu plus allongée que notre Pentaphyl-
lus melanophthalmus et intermédiaire entre celui-ci et
les Hoplocephala , se distinguant facilement de lous les
genres connus par son l:ier article des antennes, dilaté
intérieurement en corne avancée, très longue; ce qui
113
rappelle un peu les antennes du genre Tesserocerus, mais
ici c’est un appendice vertical qui caractérise le genre,
dans le nôtre c’est un prolongement droit. — Les tarses
pentamères lui assignent une place dans les Engides.
Iluplapsis laniellicornis, alalns, semiajlindricus, poslice ro-
tnndatus, nilidiis, pnnclalus, fulvo-teslaceus, oculis nigris; capite
svbquadralo, in maris aniiee utrinque lamella oblusa corniformi,
elevaln; thorace sublransverso, convexo, marginato, angniis an-
tteis rolundatis, posticis fere redis, lateiibus subparallelis; scu-
tello semiluuare; elgtris thorads latiludine et plus duplo longio-
ribus, sparsiin punclalis, striis nullis, sed lineis punclortirn non
impressis (usas distinctis; — coipore sublus femoribiisque leviter
pxmctatis; anlmnis capite vix longioribus, abrupte cluvalis, dura
S articulata, arliculis transcersis, palpis max. distinctis, articula
ulliiiio subuliformi, pedibus validis, femoribus vix dilatatis, li-
biis depressis, extus serralis, tax'sis omnes quinquearticulaLis, ar-
ticulis qxiatmr primis Iransversis, anlicis subdilalaUs; coxis vix
dislunlibus anlicis dilalalis, subrotundutis, posticis Iransversis; ab~
domine in elglrorum apice occxilto, segmenlis quinque compositn,
segin. duobus primis lalissimis, convexis. Long. I. — 1 '/g 1.
- lal. V2 1.-73 1-
Forme voisine de la Hoplocephala haemorhoidalis,
mais plus cylindrique vers le corselet et très dillèrent
par ses tarses composés de cinq articles à toutes les
pattes, ce qui le place dans les Engides.
Une seconde espèce indienne du même genre est
moitié i)lus courte et moins cylindrique, les cornes sur
le devant do la tête plus aigües, conicpies, droites et
nullement lamelliformes, la massue des antennes |)lus
allongée, à articles moins transversaux, les élytres uni-
formément lestacées comme le reste du corps, sans
lignes formées de points hrunôtres sous le pigment
supérieur luisant. Je l’ai nommé IJopUispis conicicornis.
Ti'ipliix lugulu’is, ovata, subconvexa, nilida, punctulata, ni—
gro-picea; pectore, murgine elglrorum subtus, anlennarum basi,
«
114
pdpü pedibusque fusco-testaceis; tiwrace transverso, postice bi-
sinuato; ehjlris distincte pundato-stiiatis; palpis max. arliculo
ullimo depresso, securiformi: tarsis posticis quinquearticulatis,
arliculo 1:o minuto sed distincto. Long. 1 ’/g I. — lal. I.
Forme raccourcie de notre Tr. rufipes, mais plus
ovalaire aux angles huméraux, qui sont moins saillants.
La couleur est un brun noirâtre sur tout le dessus, et
plus clair sur le dessous; les stries sur les élytres plus
grossièrement ponctuées, tandis que les intervalles le
sont plus ünement. Pris par M. Nietner à Colombo
sur l’île de Ceylan.
Les autres espèces indiennes de ce genre, qui se
trouvent dans ma Collection, sont:
Triplax cyanipetims, forme et taille de notre Tri-
toma bipiistulata, noire, avec les élytres d’un bleu foncé,
la base des antennes et le dernier article des tarses
bruns; les palpes et les parties génitales testacées. Le
corselet est plus petit, les angles postérieurs plus droits,
la ponctuation moins forte. L’écusson est triangulaire,
lisse et noir. Los élytres sont plus larges que le cor-
selet, atténuées postérieurement, couvertes de stries
ponctuées à intervalles planes parsemés de quelques
points très lins; les angles huméraux sont aigus et
assez saillants. Le dessous du corps est fortement
ponctué, surtout l’abdomen.
Triplax niyripennis, foi me et taille des petits exem-
plaires de notre Tritoma bipuslulata, d’un testacé rous-
sâtre, avec la massue des antennes, les yeux, l’écus-
son et les élytres noirs. ïôte, corselet et pattes
comme chez la Tripdax rufipcs, dessous du corps d’un
tcstacé plus clair. La ponctuation dans les intervalles
des stries des élytres, plus forte et plus serrée.
115
Triplax quadrimaculata, également de la taille de
notre Triloma bipustulata, mais un peu plus étroite et
plus atténuée antérieurement, ce qui lui donne une
forme plus régulièrement ovalaii'C. La couleur géné-
rale est un noir un peu bronzé et verdâtre en dessus,
plus brunâtre en dessous; la partie postérieure de la
tète, les parties de la bouche, les palpes, la base
des antennes, les pattes, l’abdomen et quatre grandes
taches sur les élytres sont testacées: deux des pre-
mières occupent les angles huméraux et deux la par-
tie postérieure, avant l’extrémité vers la suture. La
tête est plus fortement ponctuée, les deux impressions
entre l’insertion des antennes, etlacées; le corselet plus
étroit, plus distinctement marginé, ponctuation plus ser-
rée, angles antérieurs plus saillants; stries des élytres
plus fines, les intervalles couverts de points à peine
visibles; le dessous du corps, au contraire, à ponctua-
tion plus distincte.
Triplax unifamala, encore un peu plus allongée
que l’espèce précédente et de la taille de notre Tri-
toina bijnislulala. La couleur est noire sur la tète, sur
la massue des antennes, sur une tache carrée située sur
le milieu du bord antérieur du corselet, sur l’écusson,
sur toute la base et l’extrémité des élytres et sur le
môtathorax; taudis que les parties de la bouche, les
palpes, la base des antennes, le corselet, une large
bande transversale et sinuée un peu au delà du milieu
des élytres, l’abdomen et les pattes sont d’un testacé
roussàtre. La tète et le corselet sont plus fortement
ponctués que chez la Tr. bipustulata; ce dernier moins
rétréci antérieurement, avec les côtés latéraux plus
droits; les stries ponctuées sur les élytres sont plus
116
marquées, les intervalles à peine ponctués. La ponc-
tuation (lu dessous du corps est assez forte, mais peu
serrée et recouverte sur l’abdomen de poils grisâtres
droits, très courts.
Isrhyrus nipripcs, elongato-ovatus , antice posliceque altenu-
ahts, mbconvexus, nilidns, teslaceus; oculis, palpis, antennispe-
dibusque niqris; capite tTiangulare, sparsim punctuto, inter an-
tennas biinipresso; Ihorace travsvcrso, Irapesnidale, marginalo,
plnniusculo, sparsim puncLalo, busi leviter bisinuato, angutis pos-
ticis fere redis, prominuUs; sculello apice tanneolalo; elglris tho~
racis basi vix lalioribus, versus apicem allenualis, punclalo-slri-
alis, inter sHtiis sparsim irregnlanler punctalis, corpore subtus
grosso -pundato. Long, l'/^ — 2 '/a I. — lot. 1 — 1 Va !•
Fortne de l’Isch. quadripunclatiis 01., mais du double
plus petit, de couleur jaune, avec les yeux, les palpes,
les antennes et les pattes noires. — 11 paraît être très
commun dans les provinces birmaises des Indes orientales.
Une autre espèce très voisine par la taille, la
forme et les couleurs, présente des pattes entièrement
testacées, un corps plus parallèle, surtout vers le cor-
selet, et une ponctuation plus forte et plus serrée sur ce
d('i-nier. Je l’ai nommé hch. fJavus et il se trouve avec
le précédent.
Une très jolie espèce d’un rouge écarlate unico-
lore, avee les yeux noirs, habite la Colombie et pré-
sente un corps un peu f)lus court que Yhch nigripes,
une ponctuation serrée à peine perceptible sur la
tète et le corselet, les points dans les stries des ély-
tres plus réguliers et entièrement effacés vers le tiers
de la longueur des élytres avant extrémité. Je l’ai
nommée Isch. sanguinosvs.
Une troisième espèce, encore plus courte, avec
des couleurs aussi éclatantes que chez le Isch. sangui-
117
nosus, habite l’Amérique centrale, et présente la plus
grande analogie par sa taille, sa forme et ses couleurs
avec la Tritoma sangumpennis Say, de l’Amérique sep-
tentrionale, mais étant un peu plus allongée et ova-
laire, son corselet et ses élyires sont recouverts d’une
' ponctuation plus line et plus serrée. Elle est luisante,
noire, avec les élytres d’un rouge sanguin vif. La base
des antennes, les jambes et les tarses sont d’un testacé
brunâtre. — Elle porte le nom d’ hch. coccinei pennis m.
Aulncucliiliis alroeyaitcus, elongato-ovalus , posike suhatlenv-
atus, convexus, seiiceo-subnitidus , alro-cyaneus; thorace trans-
verso capileque sparsim piinctalu; elytris punctato-slriatis. Long.
3 1. — lal. l'/3 1.
Extrêmement voisin de notre Aid. violaceus, mais
un peu plus allongé, surtout les élytres; le corselet
est [)lus transversal et la ponctuation plus serrée; la
couleur du dessous plus noirâtre. Birma.
Jaiir.avia pallidiila, orbkulala, convexa, pnnctatissimn, nitida,
supra brevmime aibido-puberula, fidvo-teslacea, ocniis nûjris;
thorace transverso, aniiee angustato, basi arcuato, vlrinque le-
viter sinuato, angulis po.stkis fera rectis, lateribiis subarciialis,
tnarginatis; elytris rotnndatis, marginalis, subreflexis; corpare
subtus gkibro, pectore riiguluso-punclato; coxaruin lamina se-
milunari; tarsorum arliculo penultimo triangulariter dilatato,
unouiculis basi anquUitim dilalatis. Antennis II articulutis. Lonsr.
1 1. - lal. % 1.'
Par sa forme, elle est assez voisine de notre Lasia
globosa, mais du double plus petite et d’un testacé rous-
sâtre unicolore. Elle se trouve sur l’île de Ceylau, et
sur le continent indien.
Ce nouveau genr-e de Coccinellides, se distingue
des Zonaria Mulsant, à côté desquelles il doit être
placé, par son corselet non découpé sur les cotés, et
par les plaques coxales abdominales arquées.
118
Une seconde espèce du continent indien est ma
Jaur. limbata, qui a la taille et la forme de la précé-
dente, mais s’en distingue par sa poitrine et ses ély-
tres noires, ne laissant de testacé qu’une large bor-
dure latérale.
Plalynaspis circuraflexa, rotnndala, convexa, punctatksima,
breviter cinereo-püom, rufa, tliorucis macula média, allera qua-
drala mitellari, teiiia subsinuala, poslice ulrinque ad eh/tris ocu-
lisque niqris; corpore subtus plus minusve mfuscato; fronte pal-
lidu; llwrace transverso, hasi arcualo, medio produclo, truncato,
ulrinque ad scutellum sinuato, uugulis anlicis aculis, prominulis,
posHcis redis, luleribus arcuatis marginalis; scutello triangulari,
impunclalo; elyh'is rotundalis, marginalis. Long. 11. — l.it. *j^ I.
Plus courte et plus arrondie que notre PL vütosa
et bien distincte par sa couleur dominante rougeâtre.
La tache sinueuse postérieure de chaque coté des
élytres, se dilate quelquefois sur toute la largeur de
ces dernières, et présente alors presqu’une bande se-
milunaire interrompue seulement le long de la suture.
Envoyée de l’île Ceylan par M. Nietner.
Une autre espèce indienne du môme genre est ma
PL occulata, qui a la taille et la forme de la précédente,
mais chez laquelle la couleur dominante est noire, avec
les parties de la bouche, les palpes, les antennes, les
pattes, tout le front, les angles antérieurs du corselet
et une grande tache ronde sur le milieu de chaque
élytre testacés.
Scyniims linibiatiis, ovatus, snbconvex,us,pundulalus,cinereo-
puberulus, ater corporis limbo supra lato, capile, abdominis seg-
mentis margine, anlennarum basi pedibusque rufo-lesiaceis; Iho-
race Iransverso, basi medio produdo, apire truncato, ulrinque
sinuato, angidis posliris redis, laleribus arcuatis; scutello trian-
gulare; elytris suhovatis, humeris supra dislinctis. Long. % I.
- lot. '4 I.
119
Forme de notre Scym. analis, mais un peu plus
petit et facile à distinguer par la large marge rousse
qui entoure tout le dessus du corps.
Les autres espèces indiennes de ce genre, à ex-
trémités des élytres jaunes, que je possède dans ma
collection, sont:
Scyrnnus apiciflavus, très voisin du Sc. analis, mais
d’un tiers plus [)etit, plus court et plus arrondi; le cor-
selet est un peu plus large en avant, d’une couleur
rousse plus brunâtre et sans tache noire à la l)asc;
les élytres sont [)lus rondes, les angles huméraux
presque pas saillants, la ponctuation assez forte, les
stries ponctuées obliques de chaque côté de la suture,
très courtes, la tache testacée apicale en croissant
sur chaque élytre, et avec la face convexe dirigée
antérieurement, de sorte que sa partie la plus étroite
trouve sur la suture et sur les côtés latéraux.
L’abdomen est testacé postérieurement; le métathorax
finement ponctué et transversalement ridé.
Scymnus albopilis, forme courte des précédents,
mais presque du double plus petit et d’une couleur tes-
lacée plus claire et |)lus vive sur la tète, le corselet,
la moitié postérieure des élytres, l’abdomen et les
pattes; la moitié antérieure des élytres et le métatho-
rax sont noirs; celui-ci très fortement ponctué ou même
cicatrisé. Le dessus du corps est très finement ponc-
tué, recouvert d’une pubescence blanchâtre [)eu épaisse,
et marqué antérieurement de chaque côté de la su-
ture de deux stries obliques, formées par des points
imprimés qui atteignent le milieu des élytres.
Scymnus hilaris, extrêmement voisin du précédent
par la forme et les couleurs, mais plus rond et à
120
peine de la taille dos plus petits exemplaires, avec
une pubescence plus grisiUre, [)liis épaisse en dessus et
une ponctuation plus distincte en dessous et moins mar-
quée et nullement cicatrisée sur le métatliorax; la tache
apicale est étroite, lunaire et non coupée droitement
comme chez le Sc. albopüis.
Scyrnnns lepidulm, voisin du Sc. apiciflams par les
couleurs et la forme des taches apicales, mais huit
fois plus petit; la tête, le corselet, les taches apicales
et les pattes d’un testacé très clair, la forme des ély-
tres moins arrondie et plus parallèle sur les côtés.
En espèces indiennes à côtés latéraux roussâtres,
ma collection possède:
Scÿmnus mluralis, taille et forme de notre Sc. mar-
çiinads Hossi, et avec les couleurs comme chez la va-
riété claii'e de ce dernier, mais un peu pins allongé,
recouveti d’une pubescence plus longue et plus blan-
chûtre à front et poitrine noirs. La tache noire sutii-
rale se dilate vers l'écusson, (|ui est de la même cou-
leur, et s’oblitère vers l’exlrémilé qu’elle n’atteint pas.
La poitrine est assez fortement ponctuée.
Des espèces à quatre taches testacées sur les
élytres, je possède des Indes:
Scyrnnus quadrülum, voisin de notre Sc. (jiiadrilu-
nalus III. par sa forme, ses couleurs et la dis[)Osition
des taches testacées sur les élytres, mais deux fois
plus petit et avec la tête, le corselet à l’exception
d’une tache médiane, l’abdomen et les pattes d'un tes-
tacé plus ou moins clair.
Scyrnnus trmsvcrsoplagiatus, d’un (piart plus grand
que le précédent, et ditférent par sa tôle et son cor-
selet presqu’ entièrement noirs, ne présentant de rous-
121
sûtre que sur la marge antérieure du dernier. Les taches
sur les élytres sont plus rouges, plus transversales, celles
de devant plus grandes que les postérieures; anus noir,
métathorax finement et peu sensiblement ponctué.
Sqjmtïiis latemaculatus, taille, forme et couleurs à
peu-près celles du Sc. qmdrillum, mais avec les taches
antérieures rouges sur les élytres très grandes, le cor-
selet en majeure partie noir, et n’ayant de testacé que
sur les côtés latéraux, et une marge en avant et l’ab-
domen à peine rembruni vers l’anus. Le dessous du
corps est couvert de longs poils brunâtres peu serrés,
et la ponctuation sur le métathorax peu distincte.
Enfin les espèces indiennes sans taches sur les
élytres ou presqu’ unicolores, sont:
Scyrmus saciformis, moitié plus petit que notre
Sc. minimas, dont il a la forme allongée et à l’excep-
tion des parties de la bouche, des antennes, de la
tète, de la partie antérieure du corselet, de l’abdomen,
et des pattes qui sont ifun testacé clair et de l’extré-
mité des élytres qui est un peu rembrunie. La pu-
bescence du dessus est épaisse et blanchâtre, la ponc-
tuation du dessous insensible et le métathorax luisant
et glabre. Les cinq dernières espèces m’ont été en-
voyées par M. Nietner de Colombo sur file Ceylan.
Scymnus ceylonicus, d’un testacé roussâtre unicolore
comme notre Sc. abietis, mais quatre fois plus petit, et
proportionellement plus court et jilus arrondi, la ponc-
tuation du dessus est moins serrée, la pubescence plus
longue. — Des Montagnes de Nura Ellia sur l’île Ceylan.
Saclum iinil'ascialinn, oblongum, siib ovativm, (k’pressvm, ni-
tidinii, (jkibrum, niçjrvm; thorace, fuscia postica elytrorum pedi-
busipie rufo-lcstaceis. I.ons;. Va f V4 I-
122
Forme tle notre Sac. pusilhm, mais plus petit,
avec un corselet plus allongé et une large bande tes-
tacée sur la partie postérieure des élytres. Birma.
Une seconde espèce un peu plus petite du même
pays se distingue du précédent par une couleur gé-
nérale plus bi'unûtre et par une seconde bande trans-
versale, testacée placée sur la partie antérieure des
élytres près de la base qui est brune. Elle porte le
nom de Sacium bifasciatum m.
Une troisième espèce des mômes localités a la
taille du Sac. unifa-matum, mais une forme moins ova-
laire et plus atténuée postérieurement. Tout le dessus
est couvert d’une pubescence velutineuse; la couleur
est un testacé brunâtre, plus foncée sur la moitié an-
térieure des élytres et le dessous du corps. Je l’ai
nommé Sacium indicim.
Une quatrième espèce également des Indes ori-
entales atteint presque la taille du Sac. pusülum, mais
présente une forme plus étroite, plus allongée, plus
parallèle et moins déprimée. Le corselet est plus
court, la couleur générale un testacé roussâtre, très
étroitement rend)runic sur la suture et les marges des
élytres. Je l’ai nommée Sacium conve.riusculum.
Remarque. Au moment que ces feuilles s’im-
primaient, je viens de recevoir une nouvelle envoie de
M. Nietner, avec un bon nombre d’espèces intéressantes,
entre autres le mâle de la Myrmecospectra Nietnei-i, qui
se distingue de la femelle que j’ai décrite par les an-
tennes, dont le premier article est en forme de [)oire et le
second très fortement dilaté, [)resque carré, déprimé,
lamelliforme et au moins six fois plus large que le 3:ième.
123
Snr les Collections Coléoptèrolojçlqiics
de Linné et de Fabiicius
par
V. de Motschulsky •)
(Continuation.)
VU. SILP HALES
1 , SiLPHIDES
Necropliorus F ^
Scarabaeus Raj., Silpha L., Dernwstes Geoffr., Entaphia
Kirby.
germanicus L . . Eur.
1 ) Parmi les Carabiqties nommés par Fabricius et énumérés plus
haut, il faut retrancher la Drypta emarginala, parce que, comme le remarque
très judicieusement M. le D:r Schaum, elle a été décrite antérieurement par
Rossi sous le nom de Carabus birienlotus. Quant au Carabus Teutonus
Sebrank, que M. Wollaston 1ns. Mad. 59 substitue au Car. vaporariorum V.,
c’est au dernier de ces noms qu’est due la priorité parce qu’il a été
décrit en 1775 dans la Syst. Ent. de Fabricius p. 247, N. 61.
Par une faute d'inattention, j’avais placé dans les Cercyon de Fabri-
cius un finielarium, au lieu du minulum, qui se trouve mentionné dans la
remarque au bas de la page, comme étant un Pbalacride, je prie donc
de placer le premier de ces noms dans la remarque au lieu du minulus et
celui-ci dans les Cercyon. Mes lecteurs l’auront probablement déjà fait,
sans celte démonstration. Quant au Sphaer. stercoreum F., je ne puis
me ranger de l’opinion d’Erichson, qui le considère comme étant un Pha-
lacride, vü que Fabricius l’a pris sous la bouse aux environs de Kiel et
que Linné lui-même dit qu’il se rencontre dans de pareilles conditions;
il ne peut donc être qu’un Cercyon.
2) Des autres Necrophorus de Fabricius, le N. grandis F. a été dé-
124
humator Eiir. temp.
vespillo L Eur. D’après le type conservé dans
la Col. de Linné, à Londres, ce n’est pas du tout
l’espèce que nous avons généralement comme telle
dans nos collections, mais ayant les jambes posté-
rieures droites elle correspond au N. ruspator Er.
mcdiatus Carolina.
marginatus .... Am. bor
velutinus Carolina.
mortuorum .... Germ.
Necrodes Wilkin.
Silpha L. F. Er. Lacord. Necrodes Leach.
liltoralis L. ... Eur. Dans la Col. de Linné c’est un
exemplaire de grande taille avec les cuisses pos-
térieures renflées (N. clavipes Snlz.) qui porte ce nom.
surinamensis . . . Am. mer. & bor.
Oiceoptoma Leach.
Silpha L. F. Er. Lacord.
rugosus L Eur.
lapponicus .... Lapp.
opacus L Eur.
Silpha L. F. i)
Pellis Geoffr.
obscura L Eur.
crit antérieurement par Olivier sous le nom de N. americanus elle N. vespillo
F. en 1710 dans Raja llist. Ins. sous le nom de Scarabetis foetidus.
1) D’après la Col. de Linné ses Silpha bimaculata, bipustulata, rufi-
pes, colon, depressn, grisea, nestiva et pedicularia sont des Nitidulaires;
125
micans Cap. b. sp.
Iu7mta Austria.
reliculata Germ.
Dentlroxena Motsch.
Silpha L. F. Er. Lacord. Oiceoptoma Leach.
quadripunctata L. Eur.
Pliosphuga Leach.
Silpha L. F. Er, Lacord.
atrala L Eur.
Ptoinophagus Knoch.
Catops F., Helops Panz.
sericeus Eur.
Choleva Latr.
Cistela F., Luperus Frohlich, Galops Payk. Er.
angustata Eur.
s. 4 pustulata un Ips; S. seminulum uu Agalhiditim; S. agaric'ma une Sca-
phisoma; S. snhiiloso un Optiirum; S. reliculata un Bolilophagus; S. aqua-
tica un llelophonis, S. fitsca un Ujelm; S. testacea un Cyphon; S. aUmaria
un OlWru.t; S. ferruginea, grosca et oblonga fio.»: PcIliHes; S. ruuica un
Triplax; S. indiea un EngU d'nprés M. Ilope; S. scabrn un 7'rtfX et S. tuc-
cincta une Lyrvperdina, le.s deux dernières nuin(|uent dans la Collection.
Pour les Silpha de Kabricius, d’après les Col. do Kiel el de Copen-
bapue, il faut remarquer: Silpha lirida — Necrudes liltorniis I..; S. ame-
licana F. a été décrite anlérieurement par Catesby, sons le norndefi/aHe
pellatn; S. laevicallis, pedemontnm, inacqunlis, laevigiün, sinuoln cl linibala
F. décriles antérieuiement Sons les inèinus noms par Olivier; ,S. limalaE.
déci ite anléiieiirenient aussi par Olivier et sous le nom de Silpha punctu-
lata; S. denlata F. appartient au.x l'ellides; S. undala F. esl d’après Scbôn-
bcrr = l.iiargtis fascialtis; S, minuta F. un Staphilinile.
126
Catops Payk.
Hydropkilus F., Catops F.
picipes Eur.
morio Eur.
Sphaerites Duft.
liisler F.
glabratvs Eur.
2, Anisotomides
Anisotoma Knoch. 2)
ferruginea .... Eur.
Volvoxis Kugelan.
Anisotoma F., Liodes Er.
humeralis .... Eur.
Agathidium III.
Süpha L., Anisotoma F.
seminulum L. . . Eur.
nigripennis .... Eur.
n Pes .nitres Calopg de Fni ricius le Catops agtlis est à rayer, parce
que ce nom avait été employé aiilérieurement par llliger pour une aiiire
espèce du même genre; C. flavipes F. est d’après la Col. de Kiel une Cis-
tela; C. rufescens F. d’après la Col. de Copenliague un Cyplion; C. vitlatus
F. une lyeoperdina; enfin la Cistda ugilis F,, ipn esl une différente
de la Ch. angustala, .i été décrite antérieurement par Catreille sous le nom
de Choleva nhlonga.
’i) Des autres Anisotoma de Kahricius, VA. semimilum F. est d’après
la Col. de Kiel t’Abraeus ou Acritus minuius, dans celle de Copenliague un
Cytlidium, dans celle de Banks un Olibnis; A. abdomimtis F. a été décrite
anlérieuremenl par Kugelan comme Voliioxis glubra; .1. bicolor F. est un
Phaluaus-, A. nigripennis un Agathidium et d. globus un Amphicgliis.
127
Amphicyllis Er.
Anisotoma F,
globus Eur.
VIII. TRICIIOPTILIENS
Acratrichis Motsch.
Chrysoniela L., Ptüium Gyll., Trichoptery.v Korby Steph.
minutissima L. . . Siiecia. L’exemplaire type manque
dans la Col. de Linné, mais sa description dans
la Syst. Nat. ed Gmelin p. 1(373 N. 15 le rap-
porte indubitablement à ce genre, et notamment
au Trichopt. sericans Gillmeister.
1) M. llaliday a tenu en 1855 une longue péroraison, dans une ses-
sion de Dublin Universily Zoological Associalion, contre la substitution du
nom Acratrichis Moiscb. 'à celui de Trichopteryx Kirby, avançant que la
priorité de ce dernier nom pour un genre do Lépidoptère par Hübner,
n’avait pas plus de conséipience ((ue les "Darllis", "H'ares" et "carpels”
de l’Aurcliane anglaise, .le ne connais pas celte fameuse Auroliane anglaise,
mais, ce que je connais, c’est que le genre Trichopteryx llûbner a été très
arbitrairement retranché par Treitscbke, et ensuite restitué par Curtissous
un nouveau nom, procédé extrêmement commode il est vrai, mais qui
pourrait, avec le môme droit, servir à éluder tous les genres de Linné
et de Fabriciiis qui ne sont nulletiienl mieux caractérisés que le Trichop-
teryx lli'dmer. — Mais ce cpie M. llaliday parait ne pas connailre c’est,
que Kirby lui-même avait déjà, treize ans avanl, employé un pareil nom
(Trichoplera) pour un genre de l’hryganides, et si l’entomologiste irlandais
s’était donné la peine de lire dans le üull de Moscou 1849 p. 26, les
raisons qui me déterminèrent à éluder le nom Trichopteryx, il aurait pu
se convaincre que ce n’est pas le seul double-emploi qui existe, car il
y a aussi un genre de Diptère, un genre de poissons et même des plantes
antérieurement décrites, comme; Trichoplera, Trichopterus et Trichopteris.
M. llaliday me pardonnera j’e.spére si je doute du grand avantage (|u’il y
aurait pour la science d’avoir dans une mémo Faune une Trichopteru, un
Trichopterus, un Trichopteris, un Trichopteryx, des Trichopterya et des
Trichépteryyia qui tons existent et qu’il faudrait en conséquence conserver?
128
IX. S C A P H I D I L E S 1)
Batocera Er.
Scaphidium F.
concolor Am. bor.
S c a [) h i s O m a L e a c li.
Silpha L. , Scapluum F.
agaridnum L. . . Eur.
X. P H A L A C 11 I D E S
Olibrus Er.
Dermcstes L., Silpha L,, Sphaeridium F., Tetratoma [frbst.
atomarius L . . . Uelvctia. D’après la Col. de Linné il
con'es[)ond à l' Olibrus piceus Kocli.
bicolor Halae Sax.
aene.us Gorm.
semitmlurn .... Enr. Angl. Dans la Col. de Banks le
type correspond à l’Olibnis achülae Marsh.
custalius L. . . .
Lithocrns Er.
Sphaeridium F.
(estaceus Am. mer. ins. S;l Thomas,
1) ne."! Scupliidimn de l'abriciii.s; le.s Sc. i marulnlum, i puslulalunl el
immncuUUum onl été décrits anlérieiireinerd parOliviei .sou.s le.s iiiême.,'! noms.
2) SphanuHum fimelariuin I'. e.st d’apios la Col. lîank.s, un l’hahicnls
corrvscns, mais il y a là une confusion d'Imliilal el le nom de rabrifins
ne saiirail être appliipié à nn inseclCi qui vil. sur les fleurs, tandis que
le Byrrhus minulus C. parait se rapporler effectivement à ce Phitlucrus,
mais je n’ai pas vu le type.
120
XI. NITIDULAIRES
1, Brachyptèrides
Cercus Latr.
Dermestes L., Cateretes Hrbst, Anomaeocerus Schuckard.
pedicularius L. . . Germ.
Brachypterus Kugel.
Dermestes F., Cateretes Hrbst, Cercus Latr.
urticae Germ.
2, Carpopuilides
Carpophilus Leach.
Dermestes L. De Geer, Nitidula F., Cateretes Heer.
bimaculatvs L. . . Barbaria. D’après la Col. de Linné,
il parait être le môme que le Carpo. distigma Klug.
hemipterus L. . . Surinam.
humeralis Cap. b. Sp.
t
Ecnomorphus Motsch. 1858.
Nitudila F., Ips Dufl., Carpophilus Er.
sexpustulalus . . . Germ.
Colastus Er.
Nitidula F., Cercus Say.
ruptus ...... Am. mer.
macroptera .... Am. mer.
9
130
Conotelus Er.
Stenus F.
conicus ...... Am. m.
spissicornis .... Am. m.
2, Nitiddlides
Epurea Er.
Silpha L., Nitidula F.
Eur.
Eur. bon
Germ.
Nitidula F. i)
Silpha L.
bipustulata L. . . Eur.
4 pustulata . . . Germ.
aestiva L
obsoleta
ilecemguliata . . .
I) Les anlres Nitidula de Fabricius se répartissent .ainsi d’après les
types d.ans les Collections de cet auteur: N. punctata F. est un Trogosi-
taire; N. fnscinta F. et JV. lituru F. sont des Coccinellides. N. imperialis,
N. slrigala et N. femiginea F. des Ipides, N. bicolor F., un TriphyUus pun-
claiiis; N. cadaverin F., diinidiala F. et ipiadrala F., apparliennent toutes
les Irois au Carpophilus hemipterus L. , auciuel, d’aprôs Ericlison, doit aussi
cire rangé le Stems ficus F., que je n’ai pas pu retrouver dans les Col-
lections; JV. truncuta F. est d’après un type dans la Col. de Copenhague
une variété ilu Cercus pedkularius 1.-; JV. varia F — Soronia grüea L.; JV.
sordida F = Omosita depressa 1..; ^. Imemorlwidalis V=sOmosita colon L.;
N. aenea F = Meligethes pedicularis L.; JV. viridescens F = Metigethes psijl-
lius L ; les JV. obscura. ahlirevialn, mnrginata, strigata, fiexuosa, limbata,
haemoriioidalts , aenea , viridescens et rufipes doivent être rayées, ayant été
décriles antérieurement sous les memes noms par Olivier; celte dernière
n’est cependant pas identique avec l’espèce du même nom décrite par
l.inné. — JV. limbata parait aussi d’après un type dans la Col. de Copen-
hague, différer de l’espèce décrite sons ce nom par Ericlison, et corres-
pondre à sa Epurea detttu.
I
grisea L
131
Soronia Er.
Silpha L., Nitidula F.
. Eur.
quadrinotata . .
Ipidia Er.
Ips. F.
. Eur. m.
Psilotus Fisch. v. Waldh.
cornutus . . . .
Nitidula F.
. Am. mer.
Omosita Er.
Silpha L., Nitidula F. Gyll.
colon L Eur.
depressa L. . .
discoides . . . .
. Eur.
. Angl. Germ.
grossa
Phelonia Er.
Nitidula F.
. Am. sept. Carolina.
pallida
Pria Kirby.
Nitidula F. Gyll.
. Ind. or. D’après des types dans les
Col. de Copenhague et de Kiel, elle paraît ap-
partenir à ce genre, étant très voisine de notre
Pria dukamare, mais un peu plus petite.
132
Meligethes Stephens.
Silpha L., Dcî'mesles L., Sphaeridiim F., 0\.,\ Nitidula ¥.
Gyll., Slrongylus llrhst. Laporte.
rufipes L Eur. Dans la Col. de Linné et dans
celle de Banks c’est notre grand Meligelhes ver-
dâtre à pattes rousses, qui paraît correspondre
au Mel. lurnbaris Er.
pedicularis L. . . Eur. D’après le type dans la Col. de
Linné c’est une espèce d’un noir verdâtre, de
moyenne taille, avec les antennes et les pattes
foncées, qui correspond au Mel. aenem de nos
collections, surtout à la variété fusco-teslacea men-
tionnée par Erichson.
psgllim L Eur. Le type dans la Col. de Linné
correspond au M. viridescens de nos collections.
pidicarius L. . Eur. D’après un exemplaire du Sphae-
ridium piilicarium F., dans la Col. de Copenhague,
c’est le Meligelhes rvlipes Gyll. Eir., qui est plus
petit que le Mel. rufipes Linné et présente des
pattes plus foncées.
anale
Hebascus Er.
Sphaeridium F.
Am. mer.
I) Le type du Dermestes pulicarius L. dans sa Collection n’est pas
du tout un Nitidulaire, mais le Cerylon histeroides, ce qui ne correspond
nullement avec la description de ce savant, qui dit expressément; "elytris
abbreviatis" , mais dans la Col. de lîanks il y a sous ce nom un véritable
Meligethes qui correspond au Mel. pulicarius de Fabricius.
I
133
Pocadius Er.
Nitidula F., Strorîgylus Urbst, Cychramnus Heer.
ferrugineus .... Anglia.
3, CvcnnAMiDES
Camptodes Er.
nitidulm Am. mer.
Cainptosomus Motscli.
Sphaeridium E., Camptodes Er.
obscurus Am. mer.
flavus Am. mer. D’après un type dans la
Col. de Copenhague, appartient à ce genre i).
Cychramnus Kugel.
Sphaeridium. F., Strongylus Hrhsl., Compta Kirhy, Nitidu
la Gyll.
colon L Eur. D’après la description de Linné
il paraît correspondre au Cychram. fungicola Ileer.
4, Ipides
Cryptarcha Schuckard.
Sphaeridium F., Nitidula F., Strongylus Ilrhst. Sturm.
rufipes Am. mer. Le type conservé dans la
Col. de Copenhague paraît appartenir à ce genre.
1) Sphaeriilium dytiscoides F. appiuiienl également an genre Camp-
tomnus, mais il a été décrit anlérieurcmenl cl sons le môme nom par
Olivier; Sphaeridium colon K., appartient d’après Ericlison au Cychramnus
4 pimctalHS llerbst. , Sphaeridium luteum F., également nn Cychramnus, a
clé décrit antérienremeul et comme Nitidula luleu par Olivier.
134
strigata Hal. Sax.
imperialis .... Germ.
Ips F.
Dermestes" L. , Silpha L., De Geer.
quadripustulata L. Eur.
Pityophagus Schuck.
Dermestes L.
ferrugineus L. . . Eur.
5, Riiizophagides
Rhizophagus Ilerbst.
Dermestes L., Lyctus F., Cohjdium F., Ips 01., Synchita
Duft.
fenestralis L. . . . Eur. D’après le type dans la Col.
de Linné c’est le Rkiz. parvulus Gyll.
nitidulus Germ.
depressus Dresdae.
politus Eur.
bipustulatus . . . Hal. Sax.
1) Les Ips lie Fabricius d’après les types dans les Col. de Copen-
hague et de KicI sont: Ips guitata F., I. grandis F., I. ahbreviala F., I.
sinuata F., /. collaris F., I. nigricornis F., I. fasdnta F., I. bipusiulata
tous des Erolyliens; I. dorsalis une Phnleria cadaverina; I. h notata une
Ipidia; I. pmctata un Triphglhis; I. bifasciala un ütargus; I. 6 piislulata
un Mgcelophagus; I. baemorhoidatis une lloplocephala; I. pallida un Cryplo-
phagide; I. ferruginea un exemplaire frais de couleur jaune de Triplaxrus-
sica, I. i guitata a été décrite antérieurement et sous le même nom par
Olivier; /. bipunctata F. manque.
135
XII. TROGOSITAIRES
1, Trogositides
Nemosoma Latr.
Dermestes L., Colydium Hrbst.
elongala L. . . . Eur.
Temnochila Er.
Trogosita F. 01. 111.
metallica Am. mer
Melambia Er.
Trogosita F. 01.
gigas Guinea.
Trogosita 01.')
Tenebrio L.
mauritanica L. . . Algiria. D’après le type dans la Col.
de Linné, c’est une espèce plus allongée et plus
grande que la Tr. barbara L. (l'r. caraboides F.j
barbarah Mauritania. Dans la Col. do Linné,
il se trouve sous ce nom la véritable Tr. cara-
1) Parmi les Trogosita de Fabriciiis, les Tr. coerulea, aenea et vi-
rescens ont été décrites antérieurement et sons les mômes noms par Oli-
vier; Tr. reliisa et Tr. vacca F. sont des Ulnma; Tr. varia d’après la Col.
de Copenliague une CymnocUila; Tr. picipes F. d’après la Col. de Kiel un
Boros elongatus; Tr. Ilioracica F. un Biits; Tr. elongala F. et bicolor F.
d’après la même Col. des Languria; Tr. calcar du genre Calcar; Tr. tau-
rus et guatiricornis des Toxknm; Tr. fmorala F. un Iplitliiiius; Tr. snlcata
F. un Aulonium; Tr. ferruginea F. une Stene; Tr. cornuta F. un Gnatlwce-
rus; Tr. mandibularis F. un Prostoniis; Tr. bideus F., maxillosa F. et Tr. ji-
liforme n’ont pas pu être rcirouvéos.
136
boides F.; tandis que le Tenebrio caraboides L., qui
manque dans la Col. et qui d’après la descrip-
tion, ayant les élytres carénées et point d’ailes,
paraît être tout-à-fait différent.
bipustulata . .
quadriguttata .
. . Am. mer.
. . Am. mer.
varia
2, Gv’JvraocniLiDES
Gymnocliila Klug.
Trogosita F., Gray.
. . Guinea. Le type dans la Col. de Co-
penhague, paraît être un très grand exemplaire
de la Gymn. vestita Klug.
punctata . . .
Anacypta 111.
Nitidula F., Acrops Dalnian.
. . Sumatra.
3, Peltides
0 s 1 0 m a L a i c 11 a r t.
Silpha L., Cassida 01., Peltis F., Peltidion Enc. Méth.
grossa L. . . .
ferruginea L.
. . Eur.
. . Eur.
oblonga L. . .
Peltis Kugel.
Cassida L., Silpha L. F.
. . Eur.
Peltidea Motsch
Silpha F., Hispa Thunb., Peltis Gy 11.
.... Eur.
dentata
137
Thymalus Lalr.
Peltis F., m. Sch.
limbatus Saxonia.
XIII. COLYDIENS
1 , Synchitides
s a r r O t r Hi m III.
Hispa L., Dermestes L., Tenebrio De Geer, Orthocerus Latr.
clavicorne L. . . . Eiir. Dans la Col. de Linné se trouve
à côté de cette espèce un autre exemplaire, qui
porte le nom de Hispa mutica.
Ditoma Hrbst. 111.^)
Ltjctus F., Ips 01.. Monotoma Pz., Biioma Hrbst.
obscura Am. mer. D’après le type dans la
Col. de Copenhague, c’est une espèce un peu plus
petite que notre creiiata et de couleur noirûtre.
Synchita Hellw.
Lrjctus F., Elephorus F., Cerylon Latr., Monotoma Hrbst.
juglandis Eur. D’après un type dans la Col.
de Kiel, l’Elophorus kumeralis F., ap[)artient à cette
espèce.
1) Aux Synchitides appartiennent encore, les espèces suivantes dé-
crites par fabricius: Dermestes (Prisloderus lloped scaber F., Dermestes
(Uybosoma Motsch.) limbatus F. et Opatrum (Trachypholis F.r.) hispklum F.,
dont les deux premiers ont été décrits antérieurement et sous les mêmes
noms par Olivier et le dernier par Weber. — Lyvtus riifipennis F. est
d’après la Col. de Kiel une Ditoma crenata 01. à élylres entièrement rousses.
2) Lyclus (Ditoma) creuutus F., a été décrit antérieurement par Oli-
vier comme Ips. picipes.
138
2 , COLYDIIDES
Aulonium Er.
Trogosita F., Colydium Hrbst., Ips 01.
bidentatum .... Am. bor.
Colydium F.
Ips 01., Synchila Hellw.
filiforme Eur.
ruficome Am, mer. D’après le type dans la
Col. de Copenhague, il paraît appartenir à ce genre.
Nematidium Er.
Colydium F.
cylindricum . . . Am. mer.
3, BoTlIRIDERinES
Sosylus Er.
Colydium F.
rufipes Am. mer.
slrialus Am. mer.
1) Trogosita (Aulonium) sulcata F. . a été décrite antérieurement par
Olivier comme Ips sulcata.
2) Los autres Colydium de Fabricitis sont: Col. retusum F. un Pas-
sandride; Col. bicolor F. une variété de I’. Aulonium sulcalum 01.; Col. stria-
tim et rii/ipes F. d'après la Col. de Cnponliapue des Bolliriderides; Col.
erylhroceplialiim F.z=z llhizophagus nitidulus; Col. rufim pai-ait être l’Anom-
matus striatiis; Col. sulealum et frumenlarium des Silvanus; Col. cylin-
dricum F. un Nematidium ; Col. elongalum F. a été décrit aiilériourement
par Olivier sous le nom d’/p« linearis.
3) Aux Bolliriderides appartient encore le Lyctus (Botlirideres Dej.;
contractus F,, et aux Pycnomerides le lycttts (Pycnomerus Er.; terebrans
F., qui tous deux ont ôté décrûs aulérieuremenl par Olivier comme Ips
f
139
4, Pycnomerides
Pycnomorphus Motsch.
Lyctus F., Pycnomerus Er.
haematodes .... Ara. bor.
5, Cerylonides
Cerylon Lalr.
Lyctus F., Synchita Duft., Bhyzophagus Hrbst
Corticaria Mardi.
histeroides .... Eur.
XIV. Rhysodides
Rliysodes 111.
Cucujus F.
sulcatus Croatia.
XV. G U G U J I P E S
1 , Passandrides
Hectarthrura Newm.
Cucujus F., Passandra Laporte.
gigas Guinea.
héros Ind. or., est le raôme que le Hect.
brevifossum Newm.
rufipennis .... Ind. or.
contracta et Ipa terebrans. Le type du Lyctus terebrans F. dans la Loi.
de Kiel, appartient du reste à un tout autre genre VOxylaemus Er., tandis
que dans la Col. de Copenhague il y a sous ce nom un Cerylon histeroides
fraichement éclos.
rufus .
Calogenus Wcstw.
Cucujus F., honotus Perty,
. Am. bor.
Ancistra Er.
Cohjdium F., Prionophora Westvv.
retusum Sumatra.
Prostomis Lalr.
Trogosita F., Megagnalkus Megerl.
mandibularis . . . Eur. Pomerania.
2, CuCÜJIDES
Cucujus F. ')
Cantharis L.
sanguinolentus L. Russia. .le n’ai pas trouvé l'exemplaire
type dans la Col. de Linné, mais je crois que c’est
plutôt au C. haematodes Er., qu’au C. depressus F.
qu'il faut la rapporter, parce que ce dernier est
extrômement rare en Russie, tandis que le pre-
mier est assez commun.
depressus Germ.
2, Laemophloeides
Passalus F., Broutes F., Cucujus T. 01. Say, Vleiota hüir.
monilis Germ.
1) Les autres Cucujus de Fabricius sont: Cuc. gigns, héros, rufi-
pennis et rufus des Passandridos; Cuc. sukalus un Hbysodidc, Cuc. ruftpes
un Carabide; Cuc. maxillosus et spinosus des Stapliilinites; Cuc. dermes-
toides un Pediacus; Cuc. mulicus, mouilis et minutus des Laemophlaeus; Cuc.
oblongus F. et planus F. n’ont pas pu être retrouvés dans les Collections.
1) Les Laemophlaeus ayant des antennes grêles, sans massue dis-
tincte et les tarses liétéromêres chez les mâles, ne peuvent être compris
141
muticus Gcrm.
testaceus Eur.
minulus (Passaliis) Am. mer. Porto-Rico. Un peu plus
allongé que le L. minimus.
minimus (Broutes) Am. mer. D’apres le type dans la
Col. de Kiel, il paraît identique avec le L. pusü-
lus S ch. 1)
3, Brontides
B routes F,
Cerambyx L., Cucujm F., Scarites F., Uleiota Latr.
planaius L. ... Eur.
dubius Am. bor.
arabs (Scarites) . Orient. D’après le type dans la Col.
do Kiel, c’est une espèce plus petite que notre
D. planatus.
Dendrophagus Schbnh.
Pytho F.
castaneus Germ. Le type dans la Col. de Kiel
correspond au Dendr. crenatus Payk.
4, SlLVANlDES
Pediacus Schuckard.
Cucujus F., Biophloeus Dej.
dermestoides . . . Eur.
avec le.s Silvanitles, comiiio l’a fait M. Laconlaire, et il me parail plus con-
venable do lus séparer, et placer comme Iritni particulière après les
Cvciijides.
1) Aiiv iMemopkIaem appartient encore le Cuctijiis minulus F., mais
il a été décrit antérieureipenl par Olivier comme Cuc. amerieanus.
2) l.os antres Bronles de Fabricius sont: fir. (iavipes F. et pallens
F. d’après la Col. de Kiel des variétés du Ilr. planatus L.; Br. testaceus F.
et minimus F, des Laemophtaeus.
144
piceiis Germ.
deccmpunctalus . . Russia.
alomarius .... Hal. Sax.
muUipunctatiis . . Suecia.
populi Germ.
Mycetoxides Motsch. ')
Mycetophagus F. Er.
fulvicollis Germ.
Triphyllus Megerl.
Dermcstes F., Ips F., Nitidula F., Silpha Marsh., Cryp-
tophagus Hrbst., Typhaea Steph.
punctatus Germ.
suturalis Austria.
Litargiis Er.
Mycetophagus F., Ips F., Engis F., Cryplophagus Hrbst.
bifascialus .... Haï. Sax. Le type de l'Engis lunata
F. dans la Col. de Kiel appartient à cette espèce.
glabralus Ileleropliapa chrysomelim; Myc. lestaceus V. = PcntuphyUus;
Myc. dermestoides Ÿ. — Evgtropns; Myc. casliineMs V. = Agyries; Myc. sinua-
tus ?.■= Litargus hifasciatug; Myo. liinaris F. — Myc. piceus F.; Myc. hume-
ralis F. un genre nouveau, mai.s l’exemplaire est trop mauvais pour être
déterminé; Myc. nigricornis = Antherophugus ; Myc. varius et niffri/a de l’Am.
mer. et des Indes or., n’ont pu être retrouvés.
I) Le genre Mycetoxides diffère des autres Mycetophagus par les
yeux non transversaux, les antennes pins longues que la tète et le cor-
selet réunis, les six derniers articles forment une massue peu élargie;
base du corselet plus étroite que les éljtres, cotés latéraux fortement
denticulés en scie; élytres marquées de stries fortement ponctuées, et tout
I e corps recouvert do longs poils élevés et pou serrés.
145
Typhaea Kir b y.
Dermestes L., Marsh. Mycetophagus Gyll.
fumata L Eiir. D’après la Col. de Kiel, le Z)er-
mestes testaceus F. est un exemplaire fraichenient
éclos de cette es|)èce.
Diphyllus Dej. Er.
Dermestes F., Nitidula 01., SUpha Marsh., Bitoma Gyll.,
BiphyUus Dej.
lunalus Eur.
XVllI. B Y T U R 1 D E S J)
B y t U i‘ U s 1^ a t r.
Silpha L.. Dermestes F., Trixagus Kug.
fumatiis L Eur.
lomentosus . . . . Eur.
XIX. D E R M E S T I N S
1, Deumkstiües
Dermestes L.
tarilarius L. . . . Eur.
1) La brièveté du 4:ièine article des tai ses, la dilatation bilobée et
l’appendiciilation des articles 2 tt 3. les crochets fortement nnidentés,
les mandibules denticulées fVc. me paraissent être des caractères siitrisam-
mont importants, pour justifier la constitution d’une famille séparée.
2) Les antres Dermestes de Linné, d’après sa Collection, sont: D.
cnpucintis , muricalus, lypoffi aptius, cliulcogritplms, micrograplius, poligrnphus,
piniperda et domeslkns, tous Xylopliafies; D. elungiiliis \.. = ^^;mos(lma; D.
viulneeus l. z= Corgnetes; fl. niger et Inriiis !.. des Dasytides; fl. melano-
cepiwlus et searaboides L des .Spliaeridiles; fl. pedicuUmus, pulienrius,
psgllim, colon, hemiplerus, feneslralis et fernigineus L. des Nitiriulaires;
II. siir'mnmensis L. un Cueniipes; fl. custaliiis L. d’après llnpe im Pliala-
ci'ide; fl. scanicus L. un Cryptopliagide; fl. f'innains L. un Mycotopliagide;
fl. priniceus L. un .Auobide. .
10
Ufi
tnurinus L Eur.
felinus Terra Van Dim. D’après le type dans
la Col. de Banks, c’est un vrai Dermesles, très
voisin du Demi. Fritschii Kug.
hirlicollis Harharia.
bicolor Gerni,
Attagenus Latr.
Dermesles L., Megatoma Guérin, Say.
pellio L Eur.
megaloma .... Germ.
viginligvllatus . . Hal. Sax.
tigrinus Italia. C’est VÂttag. pulcher décrit par
Falderman dans la Fauna Transcaucasica.
verbasci L Eur. m. Dans la Col. de Linné il y
a sous le nom de Wgrrhns verbasci L., le Domestes
(Attagenus) Irifascialvs 01. F.
Aethriostoma Motscli. 1858.
Anthrenus F., Attagenus Er.
gloriosae Ind. or. D’après le type dans la Col.
de Co[)enliague c’est un insecte plus court que
les Attagenus, appartenant à un genre chez lequel
la massue est arrondie et petite dans les deux
sexes, avec le 3:ième article des antennes court.
I.G.s Uernieslus de Fatiriciiis, qui n’appartiennent plus aux Dermes-
tins, sont li’apros les Col. do Kiol et do Copenhague: D. lycopordi, fime-
tnrhis, cellmis et creuatus F. des Ci^ptopliagides; D. bipiinclalns F. =
Nummoecus; D. fumntus F. = Typhaea; I) tomenlosun F. = llyturiis; D. fuscus
et vumbilis F. des Cissidcs; D. feneUralm F. = Cviikaria; ù. pedicutanus, ur-
licfie, hriiiliypleru)!, et hipiislulalm F. dos Nitidulaires; I). adsiriclor V.= Trixu-
yus; I). siiluralis, /«««/«« et /M/Bcm F. des Mycephagides; 0. F. un
Xylciinus; I). scaber et limbaïus F. <los Colydiens; 0. Hcanicus F. —Dacna hume-
ralis; l). nihiulus — Hycelnca; f). obucurm F. un TelmotophUug; D. iiniden-
tnlnx, bidentatus et sexdentalus des Silvanus; restent douteux: D. fronlalis
F. et f). stiblerrnni’uii F., qui d’après Hopr. seraient des Cryptophagides.
147
Megatoma Hrbst.
Dermestes L. F.
undata L Eur.
Haclrotoma Er.
Dermestes F., Globicornis Latr.
nigripes Hal. Sax.
Macropion Hope.
Anthrenus F., Trogoclerma Lacord.
serraticornis . . . Am. mer. Ins. S:t Crucis. L’ Anthrenus
dcnticornis F. est, d’après le type dans la Col. de
Copenhague, la femelle du Macr. serraticornis.
Trogoderma Latr.
Anthrenus F., Dermestes 111.
elongatula .... Austria.
Tiresias Steph.
Dermestes F.. Anthrenus Hrbst., Megatoma Latr.
serra Suec. austr.
2, Anthrenides
Anthrenus Geoffr. i)
Dermestes L. De Geer, Byrrhus L.
museorum L. . . . Eur. La remarcjue faite par Linné à
1) Les autres Anthrenus (le Kabricius sont: Anth. elongatulus , gla-
riosae, serricornis et denticarnis F. des Dei rrieslides; Anih. museorum F. et
histrio F. d’après les Col. de Kicl et de Copenhague synonymes avec l'Anth.
verbasei F., qui a été décrit antérieurement par Olivier sous le nom
d’Anihr. fuscus; Anlhr. tarins F. a été également décrit antérieurement
us
la fin de la description de son B. museorum, où
il dit: "Habitat in Museis", met hors de doute, que
c’est bien l'espèce, qui fait souvent la désolation
des entomologistes, et non le verbasci F., qui est
ordinairement plus petit et se rencontre sur les
fleurs. Les types dans la Col. de Linné justifient
aussi cette opinion, mais il s’y trouve en com-
pagnie de VAnthr. verbasci F.
scrophulariae L. . Eur.
vagns L Suecia.
Cryptorhapalum Guer.
Anthrenus F.
maculatum .... Am. m.
Orphilus Er.
Anthrenus F.
glabratus Austria.
Trinodes Latr.
Anthrenus F., Syncalypta Melsheimer.
hirtus Germ.
XX. BYRRHIENS
1 , Byrrhides
Byrrhus L. *)
pilula L Eur.
par Olivier cotnuje Anlhr. verbasci; de même q«e l'Anihr. pinipinellae F.
décrit par Geoffroy et Olivier bien avant Fabricins; l’Anihr. pubescens F.
n’a pu être retrouvé.
t) Le Byrrhus vagus L. est d’après Hope un et la descrip-
tion convient assez liie.n à l’Anthr. verbasci 01. F. (museorum Er.^
Austria.
Germ.
149
yiç^as . .
murinus
Pedilophorus Steffany.
Byrrhus F., Moryclius Ef.
aeneus Eur. bor.
2, ClIELONARIIDES
Clielonariurn F
atnm Am. mer.
punctalum .... Am. mer.
XXI. HISTERIENS»)
1 , Hololeptides
Ilololepta F.
Hisler F.
plana Helvelia.
Leionota De Marseul
Hisler F., Platysoma Er.
qnadridentaius . . Am. mer. Fabriciiis indique l’Amé-
Les aulrcs Byrrhus de Fabriciiis sont: Byirhus albopunclatiis, Dia-
nae et nier F. variétés des B. pilula L., B. fasdatus 01. et B. dorsalis 01. ; Les
B. fasdatus, dorsalis et variiis F. ont été décrits antérieurement sous ces noms
par Olivier; B. nitens F. et B. semistriatus F. décrits antérieurement par Olivier
sous les noms de B. aenms et B. pidpes; B. minulus F. parait être un
Phalacrus. — Sphaeridium (Nosodettdron) fasdctilaris F. qui appartient aux
Dermestins, a été décrit aiilérieurement par Olivier comme Byrrhus fasd-
cularis.
1) Il me parait plus convenable de placer les Ilistérides avant
les Lamellicornes, avec lesquels ils ont beaucoup de ro.sscmblance dans
leur forme et leur manière de vivre, plidôt qu’entre les Scaphidiles et les
Nitidulaires comme l’a fait M. Lacordaire.
130
rique septentrionale pour sa patrie, mais elle vient
du Brésil.
Phylloma Er.
Hololepta Payk.
corticalis Am. mer.
Oxysternus Dej.
Hister L. F,, Hololepta Payk.
maximus L. . . , Arn. mer.
2, Histerides
Platysoma Leach.
Hister F.
depressum . . . . Eur.
oblongum Suecia.
Omalodes Er.
Hister F.
angulatus . . . . Am. mer.
Margarinotus De Marseul.
Hister F., Payk.
scaber Hispania (Algiria).
Hi.ster L. F. ')
major L Barbaria.'
1) Les atitres Hüler de Fabriciiis sont: Hister maxiUosus V.r=zOxy-
sternvs tnaxinws L.; H. tunatus f.-= Hist. 4 maculatus L.; H. erythropterus
V. = Hist. bimaculalus L.; Hist. inaeqtialis F. a été décrit antérieurement
151
uiiicolor L Eur.
bimaculatus L. . . Eur. Dans la Col. de Linné, il yaà
côté du bimamlatm, un Hist. purpurascens Herbst.
4 maculatus 1.,. . Eur.
simiatus Gerrn.
abbrcviatus .... Ind. or.
bipmlulatus . . . Ind. or.
impressus .... Eur. D’après la Col. de Kiel c’est le
Uist. cadaverinus Eut. II.
E P i e !• U s E 1'.
Hister F.
lulvicornis .... Ain. nier.
Dend ropliilus Leach.
Hister F. Payk.
pygmaeus .... Eur. bor. D’après la Col. de Kiel,
cet insecte correspond au Hist. punctalus tlrbst.
3, Sai'hinides *)
Saprinus Er.
Hister L. F. Payk.
pygmaeus L. . . . Succia. Dans la Col. de Linné l’ex-
son-s le nom de H. laevis ]);n' lîossi; II. purpurascens F., .«oiis le même
nom par llerbst. II. bisesslriolus F. par Sclnank comme II. Il sh talus;
II. 13 sirialus F. est à rayer, parceqne co nom avait (léjn êlé employé par
Sclirank à mie antre es|iécu du même genre. I.e lli.<tler brunneus F. seul
n’a pas pu être réconnu manquant dans los Colleclions; II. yluhralus F.
est un Sphaeriles et le reste des Saprinides.
1) Parmi les llisler de Fabricius, qui appartiennent maintenant aux
Saprinides le Hister acuminalus F. est d’après Eriebson = Saprinus nitidu-
lus F.; II. sirialus, rolunduliis et minulus F. décrits, antérieurement sous
les mêmes noms par Für.ster, llliger et llerlist; II. sulcatus F. doit être
rayé, parceqne ce nom était déjà préoccupé par Itossi, pour une autre espèce
d’Ontlwpliiliis plus grande.
152
einpiaire type appartient au Hist. conjungens Payk.
et pas tlu tout au Dendr. formicetorum Aubé, qui
par conséquent devra reprendre ce dernier nom,
beaucoup plus caractéristique.
nüidulm Gcrm.
semipunciatus . . Barl)ar.
cyaneus Nov Holl.
bicolor Cap. b. Sp.
cruciatus Barba r.
acneus Angl. Gall.
metallicns .... Germ.
quadriguttatus . . Ind. or.
détritus Nov. Holl.
jrulchellus .... Ind. or. Tranqiiebar.
T r i P a n a e U s E s c h h
Bostrichus F.
thoracicus .... Am. m.
proboscideus . . . Am. m.
bipuslutatus . . . Am. m.
Teretrius Er.
Hister F. Payk.
picipes Germ.
Plegaderus Er.
Hister F. Payk.
caesus Germ.
Ceutliocerus Germ.
Sphaeridhm F., Murmidium Leach.
Wintheriae .... Ind. or. D’après Schaum, il corres-
[)ond au Ceutliocerus advenu de nos, collections.
153
III. S y 11 0 II y III i e et c r i t i (| u e.
Coléoptères.
Picnochile magellanica Motsch. = Agrius fallactosus Clievrt
Ann. (I. Fr. 1854, niais le nom générique de Pic-
nochile devra être conservé, parce qu’il existe déjà un
genre Agrius dans les Lé[)idoptères.
Ochlhedronms pictus Le Conte = Emphanes flavopictus
Motsch. K. Col. R., mais comme il y a déjà un Pe-
ryphtis piclus déci'it par Falderman, mon nom pourra
être conservé.
Phyla fumata Motsch. K. Col. R. = Ochlliedromiis conni-
vens Le Conte.
Bembidium Chaudoiri Chaudoir Ann. de Fr. 1855 p.
670, grande absurdité que M. de Chaudoir n’a ja-
mais commise et (pii résulte du faux principe de
(ilacer à la suite des espèces, le nom des auteurs,
qui les ont décrites et non celui qui les a nom-
mées. Par ce procédé, on a introduit dans le Ca-
talogue de Stettin une nomenclature tout-à-fait er-
ronée, qui par des exemples, comme celui que je
viens de citer, rendra quelques auteurs passable-
ment ridicules, et cela fort gratuitement.
Dyschirius californiens Ménétr. 31. K. Col. R. = D. pa-
truelis Le Conte.
(
154
Calleida croceicolHs Ménélr, .Tppartient au genre Phüotec-
nus Le Conte.
Blechrus glabratus Schaum Naturg. Deutscli. = Z)romws
femorahs Marsii., mais ce n'est ni la LeMa glabrata
Duft., ni môme un Blechrus, et appartient au genre
Microlesles Sclimidt-GObel, Fn. Birm. p. 41. Mon
genre Blechrus a les crocliets des tarses sans den-
ticulations distinctes c. a. d. simples et parmi un
grand nombre d’exemplaires que j’ai examinés au
microscope, il n’y en avait pas un qui présentât des
dents distinctes aux crochets. Les Blechrus de M.
Schaum à crochets dentés, sont donc des Microles-
tes et les espèces connues, qui doivent y être rap-
portées, sont: Dromius impunctalus Motsch. 1ns.
de Siber. p. 63, 2, Dromius sulurellus Motsch. I. c.
p. 58, 5, Dromius subaeneus Motsch. I. c. p. 02, 4,
Microlestes longipennis Motsch. d’Egypte; 5, Dromius
femoralis Marsh. [Bl. glabratus Schaum. N. IJ. p. 275);
6, Microlesles fuloipes IMotsch. d’Egypte; 7, Microles-
tes inconspicuus Schmidt-Gobel Fn. Birm. p. 41; 8,
Microlesles fuscipenuis Motsch. des Indes orientales et
9, Microlesles exilis Schmidt-GOb. Fn. Birm. p. 42.
— Les véritables Blechrus à crochets non distincte-
ment dentés, que je possède, seraient: i, Dromius
sibiricus Motsch. 1ns. de Sib. p. 62; 2, Dromius mau-
rilanicus Lucas Exp. de l’Alg. pl. 2; 5, Dromius ni-
grinus Esch. Bull, de Moscou 1843 II. p. 184; 4,
Lebia glabrata Duft. Fn. Austr. p. 248 5; 5, Dromius
minutus Motsch. Ins. de Sib. p. 60; 0, Dromius laevi-
pennis Lucas Exp. d’Algerie; 7, Bomius linearis Le
Conte. Ann. of Lyc. V. p. 53; 8, Blechrus vittatus
155
Motsch. d’Egypte et 9, Lebia plagiata Duft. Fn. Aiistr.
p. 249.
Blechrus maurus Scliaiim. N. 1). p. 276 = Lebia glabrata
Duft. par la raison très simple qu’il convient beau-
coup mieux à la description de Duftschrnidt, que le
Dromius femoralis Marsh, qui a les élytres striées et
les jandies lestacées. La patrie indiquée par l’en-
tomologiste autrichien, (Triesl) confirme également
cette opinion, car le maurus se trouve très commu-
nément sur le Karst aride de tout le littoral .\drialique.
Blechrus exilis Schauin. Berlin, ent. Wochenbl. 1857 p.
i32 = Dromim minutus Motsch. 1ns. de Sib. p. 60
— Blechrus minutus Motsch. Bull, de Musc. 1848.
(Note sur la Glycia virgala et le genre Blechrus). Puis,
si l’on adoptait ce dernier dans l’étendue que lui
donne M. Schaum, le Microleistes exilis Schmidt-GOb.
Fn. Birm. p. 42 devrait aussi y rentrer, et il y aurait
alors un double emploi de nom. — Il paraît donc
quelquefois utile de ne pas ignorer les travaux des
autres?
Dromius nigrila Wollaston, 1ns. Mad. 9, d’après un ex-
emplaire que je possède de cette localité, il n'appar-
tient ni au Microlestes femoralis Marsh., ni au genre
Blechrus, ayant une dent distinctement bifide dans
l’échancrure du menton comme les vrais Metabletus,
mais étant dépourvu d’ailes. De ces Dromius sans
ailes, j’ai formé un genre particulier sous le nom de
Charoplerus qui se distingue des Melableius en outre
par une forme généralement plus ovalaire et plus
convexe, le dernier article des palpes plus allongé,
moins tronqué; les trois premiers articles des tarses
dilatés chez le mâle, les crochets des tarses forte-
15()
ment en scie. Les espèces de ma collection qui
appartiennent au genre Charoplerus sont: /, Dmnius
paracenthem Moisch. Bull, de Mosc. (839 p. 90; 3,
Dromius californiens üej. Bull, de Mosc. 1845; 5, Dru-
mitis pal lipes Dej. Sp.; 4, Dromius rnongolicus Motscli. Ins.
de Sib. p. 61; S, Dromius nigrita Wollast. Ins. Mad
9; 6‘, Charoplerus femoratus Moisch. de la frontière
de Chine; Carabus truncatcllus L. Fn. Svec. 814; 8,
Dromius punctatellus Dej. S|). 1. 247; 0, Lebia foveola
Gyll. Ins. Svec. II. 183 et Dromius foveolatus Dej. de
la Barbarie. — D’après cela, resteraient comme Me-
lublatus, les espèces suivantes qui sont toutes ailées
et avec des élytres déprimées et parallèles: /, Dro-
mius arenicola Wollast. Im. Mad. 6; 2, Dromius mu-
tabilis Reiclic Arm. de Fr-. 1856 p. 574; 3, Dromius
fuscomamlalus Motseb. Ins. de Sib. p. 59, auquel ap-
partient le Dr. patruelis Chartd. et le Dr. exclamatio-
nis Ménétr, déci-its tous deux postérieurement; 4,
Droinius liumeralis Motseb. Ins. de Sib. p. 59; o,
Dromius scapularis Dej.; 6, Lebia obscuro-gutlata Dul't.
Fn. Austr. 249 et 7, Metabletus 4 punclatus Schmidt-
GObel Fn. Birm. p. 39.
Cymindis vaporariorum Scliaum, n’est pas la C. punctata
Bonelli, qui habite exclusivement les Alpes, voyez
1ns. de Sibér-ie p. 47, et Eludes entomologiques 1855
p. 48. — Si l’on voulait bien quelquefois relire ce
qu’écrivent les autres entomologistes hors de l’Alle-
magne, on n’aurait peut-être pas à s’étonner que
la prétendue C. vaporariorum se rencontre dans les
plaines en Bavière et près des glaciers en Suisse, vû
que ce sont deux insectes diflérents.
157
Dicheims paraUelus Le = D. piceus Ménëtr.
Conte
Pseudornasnts dihdusMolsch.= vnr. Ps. gracilis Ant.
Plalysma h/drans Le Conte = P. breviuscula Ménétr.
Poecihis mrsorius Le Conio = P. nlbionicm Blénétr.
Lirus carwuhis Mannli. = L. infaualns Le C.
Celia merulea Exlili. = var. Ccl. insiynis Eiilih.
Ancliomenus mollis Mannii. non Esch. et A. lenis Mannh.
sont (les Pristodaclytus.
Anchomcnus margincdus ~ Agonothoraxrufomarginalus
Méiu'tr. Molscli.
Oxypselaphus paüidulus = Anchomenus oblongus F.
Cliaudoir, Lacordaire
Chlaenius posticns Le C. = ChlaeniiisdimidiatusMolsch.
CIdamius obscunis Le C. = Chl. lugubris IMotscli.
Loricera flavipes Ménétr. = L. foveata Le C.
Boreaphüus Henningiamis Sahlb. La ligure donnée par
M. Kraalz, dans la Berlin, ent. Wochenb. est inexacte,
et par son alnlomen parallèle, ce qui n’est pas le
cas sur l’insecte vivant, rappelle plut(3t un Deleastcr.
Aussi une palpe en coeur, connue le représente M.
Kraatz ne paraît guère exister chez les insectes.
Agabus phlaeopterus Kirby = A. discolor Harris.
IMannh.
Ihrosus ponclnlulus Le C. = B. californiens Motsch.
Necrophorus ruspator Er. = N. vespillo L.
Nccrophorusuuriptlosiislin\\.= N. gidlula IMotscli.
Süpha iMcaillantii lMuls:t = S. lerminala Hutnniel Ess.
ent.
Emphylus gluber Ericlis., appartient à mon genre Spa-
vius, fondé antérieurement que celui d’Ericlison, qui
a eu tort d’interpréter ce nom comme venant du
158
mol grec ônavioç, je ne l’ai nulle par dit, ni pensé,
et le nom générique Spavius n’ayant reçu de ma
part aucune signification étymologique, doit être con-
servé, et celui dEmpylus rayé. Voilà comment ces
M.M. font de l’Entomologie: Erichson m’impute une
chose que je n’ai jamais ni écrite, ni dite; M. Haliday
ne se gène pas de répéter publiquement la même
invention, et mon ami üolirn s’empresse de la faire
courir dans le monde, par la Gazette de Stettin 1855
p. 587. Ce sont là les manoeuvres de la grande
phalange de puristes, de notre époque, si fortement
engouée de soi-même.
Saprinus nilidulus de Marseuil. Monogr., est un maga-
sin de différentes espèces, voyez Bull, de Mosc. 1849
III. p. 94.
Dermesles leopardinus Mn\s:t = ^ D. dimidiatus Ster.
Cerambyx Manderstjema = Cer. acuminaius 'Motsch.
Muls:t Etud. ent. 1852 p. 79.
Mycterus ruficornis Muls:t = M. fulvicornis SchOnh.
Comazus ensliameiisis Weslw.— Cyrtoceplialus cephalotes
Fermaire Dej. Cat. et appartient au
genre Calyptomenis Redtb
Lépidoptères
P. Nordmanni Ménétr. = Parnassius clarius Ilerrich-
Schaffér
P. clodius Ménétr. = Parnassius clarius Boisd.
M. le D:r Schaum citant l’ouvrage de Boisduval
dans les Archives de Wiegrnann 1853 p. 243, dit que
15!)
l’ospèco (le la Californie ne diffère pas essentiellement
du P. darnis Everrn. de la Sibérie. M. Ménélries vient
de démontrer le contraire en décrivant l’espèce de
Californie sous le nom de P. clodius.
Colias chrysocomu Eversm. = C. aurorrna lier. Sch.
= C. taniara Nordm.
Sericinus fascialus Brcmer =: Série. Fortunei Gray ‘l
Dans les Archives de Wiegmann de 1853, on cite
p. 242, les quatre espèces de ce genre décrites et
ligurées par Gray, dans son Cat. of Lépid. Insect.,
sans aucune remarque. Trois ans plus tard (1856)
dans les mômes Archives p. 204 il est dit que le Ser.
fascialus Urm. n’est que la du Ser. Telamon Donovan,
ce que M. Bremor lui-môme en décrivant ce papillon
dans ses Etudes eu 1852, avait supposé, assertion qui
n’a pas encore été prouvée et qui devrait mener à
supposer avec le môme droit, que les deux autres, de
Gray, forment également une môme espèce. La repré-
sentation du Ser. Telamon chez Ménétries est importante
pareequ'il est dessiné avec les antennes d’après nature,
tandis que celui de Gray ayant les antennes d’un Pa-
pilio, n’est pas du tout un Sericinus.
Ërebia Embla Thunb. = Ë. Disa Thunb.
Chinobas julta Hiibn. = Ch. Balder Boisd.
Satyrus Ménélriesii Bremer = Lasiommata Üeidamia
Eversm. :J.
Smerinthus Tatarinovii = Sm. Ëversmanni Popoff-
B renier Eversm.
Butalis Zea-Mais m. de ces Etudes est d’après M. Zel-
1er une Gelechia.
leo
Neuroptères.
JirachipHlus (Nemura) — Perla.
Etudes eut. 1852 p. 20
} Jemerobim fumatus Molsch. = Sisyra fuscata F.
I. c.
lihyncopküa bimaculala F. = Cynius 2 maculalus L.
1. c. p. 76
Phryganea detrila 1. c. = Ph^yg- fulvipes Buriu.
Phrygmiea varieyata lluui. = Phryg. varia F. opin. D:r
Ess. eut. 11. p. 23, V. p. Hagen.
40, VI. p. 17.
Notices.
Agrylus pralensis? Ratzb. , pond ses oeufs sur les
jeunes troncs et les branches sèches du tremble (Po-
pulus tremukie), en petits amas de 15 à 25 oeufs et
les recouvre d’une matière glaireuse, qui étant sèche
présente le tout comme une pustule déprimée blan-
châtre. Les petites larves, après être sorties, rongent
d'abord l’écorce et entrent ensuite dans le bois. (Com-
mun. de M. übert).
Meloe brevicoUis, se nourrit des feuilles de Tliara-
ocicurn, Alcliemilla et autres plantes, qu’elle dévore
avec beaucoup d'avidité. Quand on la touche elle
tombe par terre et fait jaillir de l’extrémité des ge-
noux un liquide huileux transparant et jaune, qui
exposé à l'air devient bientôt brun. Elle dépose ses
oeufs en amas de 200 et plus, dans un petit
trou [leu profond, que la femelle piatique dans le
sol, de préférence un peu léger et sablonneux et
qu’elle recouvre ensuite avec la môme terie. Aussitôt
après elle meurt.
m
Adtmonia rustica L. Dans l’abclomon d’une on
a compté pas moins de 80 oeufs (Corn, de M. J. Kou-
chakevitch).
Molorckm abbreviatus, la larve vit dans le chêne.
Cicada montana, la coque vide de cet insecte, a
été trouvée à Douderholf, dans le fumier desséché
La larve vivrait-elle dans ces conditions? (Corn, de
M. J. Kouchakevitch).
Phrijrjanea varia F. se nourrit des Lichenacées qui
couvrent les blocs de granit des quais de la Neva.
Diphtera coenobita, dépose ses oeufs pâles sur les
feuilles aciculaires des [)ins, recouvrant celles-ci sur
toute leur surface depuis la base jusqu’à l’extrémité et
non, comme le dit M. Freyer, sur les branches isolé-
ment. (Corn, de M. Iluber).
Argynnis selene présenta en 1856 trois variétés
extrêmement remarquables: 1, toute noire avec des
taches jaunes éparses, 2, toute jaune avec une large
bande brune extérieurement et 3, avec les ailes
supérieures de coloration ordinaire, mais avec les ailes
intérieures foncées, sur lesquelles le boi'd supérieur
présente une tache argentée. (Coin, de ]\I. MUber).
Saturnia carpini, confectionna en 1856 un cocon
avec deux ouvertures. (Coin, de M. Iliiber).
Papilio‘1 spmifer Motsch., |)apillon diurne dos en-
virons de Canton en Chine, et dont l’insecte parfait
n’a pas encore été reconnu, présente une chenille
monstrueusement velue, de 2 pouces 2 lignes de lon-
gueur et recouverte d’un poil roux-tcstacé très épais,
et d’un pouce de long, avec l’extrémité élargie en flèche
et blanchâtre. Dessous ce poil, le corps est armé
sur chaipie côté de raies d'épines extrêmement aiglies
d’une ligne de longueur, et cachées [lar le poil exté-
rieur. Cette singulière chenille ressemble au [iremier
abord à un petit morceau de fourrure de quelque
quadrupède.
11
162
Sur F accnuplemoM des insectes.
Anthrenus museomm s’est accouplé avec une ^
déjà morte. (Com. de M. Oberl).
Orgyia antigua (j', est venu cherclier dans une
chambre à fenêtres fermées, une femelle de son es-
pèce, qui avait été piquée sur une épingle et déjà
placée sur des tablettes pour être préparée. Cette der-
nière ne vivait [)lus, et cependant le tâchait à opé-
rer raceouplement. Quel instinct a pu attirer le □'
du dehors? (Com. de M. Ménétriés).
Hombijx mori, dans les pays ouU’on élève le ver-
à-soie, on sait parfaitement bien distinguer les oeufs
fécondés de ce papillon, de ceux qui ne l’ont pas été;
les premiers sont toujours plus noirâtres que les se-
conds. J.es cultivateurs jettent ces derniers, parce qu’ils
I)rétcndent qu’ils n’éclosent pas (?) Quelque chose de
pareil a été aussi observé avec les oeufs des poi.ssons.
Musca domcstica, un (J s’est accouplé avec une 2
morte, dont le ventre était monstrueusement dilaté; le
premier portait la seconde, ne pouvant pas s’en débar-
rasser. (Com. de M. J. Kouchakevitcb). Probablement
la jî a été atteinte d’une mort subite et son abdomen
est enllé durant l’acte de l’accouplement.
Ces observations nous paraissent assez impor-
tantes, pour concevoir cond)ien la nature est positive
dans scs lois, et avec quelle précaution il faut observer,
pour pouvoir prouver les assertions intéressantes de
la Parthenogenesis.
L’accouplement des Araignées. Les parties génitales
de la femelle, se trouvent, comme on le sait, sur la
poitrine au dessous de la bouche, celles du mâle entre
les deux palpes en forme de pattes antérieurs. L’opé-
ration commence d’abord avec une palpe que le o* ap-
plique sur la partie génitable de la ^ et la laisse ainsi
quelques secondes, ensuite il fait la môme chose avec
l’autre palpe, puis revient à la première et ainsi de suite,
1(53
jusqu’à ce qu’il soit fatigué et devienne impuissant; mais
alors il doit bien promptement s’enfuir, s’il ne veut
pas être attrapé et dévoré |)ar sa compagne conjugale
(Com. de M. Obert).
Satarnia sericoles de Chine. Dans les ”Etudes” de
l’année précédente, nous avons donné quelques détails
sur deux vers-à-soie sauvages, employés en Chine pour
recueillir la soie. M. C. Skatsclikolf, qui est de re-
tour de Pékin, nous apprend qu’il y existe encore
deux autres espèces de Lopido[)lères qui donnent ce
précieux tissu. L’un vit des feuilles de l’Aylantus
glandidosa et ressemble à la Saturnia ajnlhia Drury, mais
présente une bande rosée oblique sur les élytres, qui
n’est pas dentée sur le côté intérieur des ailes inféri-
eures. Il parait être le môme que celui de la ligure
donnée par Cramer dans ses Pap. exot. vol. I. pl. XXXIX.
lig. A. sous le nom (CAu. cynthia Drury, ce qu’elle n’est
pas du tout, et je lui ai donné en conséquence le nom de
Saturnia aylanti. — Le second vit des feuilles de la
Fagara piperata étant propre à des régions plus méri-
dionales (pie le premier, et attache, d’après les voya-
geurs Tavernier et du Halde, ses cocons par des longs
fils aux tiges de cette plante de manière que le vent
les fait flotter dans l’air. Ces lilasses sont ramassées
et employées pour confectionner des soiries [larticulières.
Si l'insecte parfait est une Saturnia on pourrait le nom-
mer Saturnia piperata. — Malheureusement M. Skatschkoff
n’a pas pu parvenir à se procurer l’insecte parfait.
1(14
iV. Ë li 1 0 III 0 1 0 1? i e a ]i |i I i q II é c.
Insectes utiles et nuisibles.
AnisopHa agricola L., apparut, durant les deux
dernières années, en cpiantité si considérable, sur les
champs de seigle, de froment et d’orge dans le Gouv.
d’Ekaterinoslav et de la ïauride, qu’elle détruisit une
bonne partie des blés, appartenant aux paysans, qui
avaient très tardivement ensemencés leurs champs. M.
Krioukolf, intendant d’une commune, employa contre
ces insectes, et avec un grand succès, le fumier ordi-
naire, qu’il fit placer, par amas, autour de l’endroit
infecté et qu’il fit allumer; la fumée mit de suite les
Anisoplia en fuite et donna aux plantes le temps d’o-
pérer sans entraves leur fécondation.
Anobium paniceum, la larve attaque aussi les truf-
fes, qu’elle perfore par des trous nombreux.
Decticus albifrons Burm. apparut en 1856, en
quantité, dans les jardins potagers des provinces mé-
ridionales de la mer Caspienne, qu’il dévasta complète-
ment. (Corn, de M. Ménétriés). On aurait dû cher-
clmr au printemps les emplacements des oeufs de cet
insecte et les amas des jeunes larves qui, avant de
commencer leur marche dévastatrice, restent plusieurs
jours réunies sur le môme endroit, où alors on peut
en détruire, des miliers, très facilement.
1«5
Locusta viridissima L. a causé des dégâts dans les
jardins potagers de Lenkoran. (Corn, de M. Ménétriés).
Paradoxcnus psocoidcs, a une larve qui ressemble
beaucoup à l’insecte parfait, mais qui est dépourvue
de hémilylres, et qui vit en grand nombre dans les
truffes sèches, les triturant en poudre très fine.
Pu7}aises, Un moyen très rccotnmandable contre ces
insectes, consiste dans une faible dissolution de colle forte
ordinaire dans l’eau bouillante mêlée d’Acide nitrique,
avec laquelle on teint toutes les crevasses dans les
lits et sur les murs où gisent ces insectes.
Nemalus ventricosus Klug, la larve a attaqué au
printemps 1857, en sociétés considérables, les feuilles
du groseillier. (Corn, de M. le pasteur Avenarius).
Cette larve était verte, avec quelques anneaux (3-4)
jaunâtres vers l’extrémité du corps, et couverte de
points noirs très nombreux; la tête était noire. Après
la dernière mue, elle devint tout-à-fait verte sans
taches et entra le Juin dans la terre, pour faire
son cocon, qui était brunâtre. Le Juillet apparut
l’insecte parfait. — M. Stoitz de Pensa a remarqué
que c’est toujours du môme buisson que commencent
à apparaître les larves, et si l’on tarde à prendre les
précautions nécessaires, en deux ou trois jours, elles
se dispersent dans tout le jardin et alors il n’y a plus
moyen de s’en défaire. Au commencement, les i)etites
larves se tiennent en sociétés très nombreuses, et c’est
l’eau ammoniacale (c. a. d. on dissout l’Amoniaque
dans l’eau saturée de chaux) que cet agriculteur em-
ploya avec succès contre cet insecte, en arrosant les
plantes couvertes de ces larves, avec la dissolution
166
mentionnée. D’autres personnes conseillent d’employer
contre ces insectes la poudre du Helleborus.
Abeille. Apis mellifica L. Les ruches carrées, dites
Vitvitzki, placées les unes sur les autres, sont mainte-
nant fortement en usage en Russie. Elles présentent
l’avantage de pouvoir facilement chasser les abeilles
de la caisse d’en bas, dans celles du haut, en frap-
pant un peu sur celle (pi’on veut vider; les abeilles
se retirent bientôt et on peut retirer la caisse vide.
Si l’on veut partager un essaim d’abeilles, on fait la
mémo opération, et quand les abeilles sont entrées
dans les compartiments supérieurs, on couvre ou bouche
les sorties dans ces dernières, et les emporte sur un
autre endroit, laissant les caisses vides sur l’emplace-
ment primitif, avec une quantité de miel nécessaire
pour la nourriture des abeilles. Ces dernières, qui
étaient sorties dehors, reviennent bientôt et continuent à
travailler dans la nouvelle ruche, où il faut avoir soin
d’introduire alors une reine. Pour avoir une reine
dans une ruche nouvelle, ou bien dans un essaim af-
faibli, il suffit souvent de placer un morceau de cire
avec les cellules remplies de larves d’une ruche vi-
goureuse, et les abeilles commencent de suite à y for-
mer une cellule de reine, et à nourrir la larve pour former
une nouvelle reine. (Com. de IVI. le Prince Visapoursky).
Aphis rosae L. désole depuis quelque temps nos
jardiniers, surtout dans les serres de Zarskoe-Selo et
du jardin botanique. A New-York c’est aussi une ca-
lamité pour les rosiers. Le meilleur moyen est d’ar-
roser les plantes infectées avec une infusion de la
poudre persane (Prjrethrum roseum et P. cmcasicum) ,
1«7
ou bien avec do l’eau ammoniacale dont il a été parlé
plus haut, et mémo avec une infusion de nuœ vomrca.
Aplus dahliae Motsch., de couleur noire et de la
taille des Apim du pin, s’est montrée on très grand
nombre sur les Dahlia en Août 1857 dans les jar-
dins de S;t Petersbourg.
Liparis wonacha L. a dévasté en 1856 les forêts
du Gouv. Kovno, sur un espace de 2000 Desiatines.
L’insecte était venu tle la frontière de Prusse.
Liparis dispar, s’est montrée en 1857 en quantité
innombrable dans les forêts du Gouv. de Tandmlf.
Les troncs des pommiers et des poiriers sauvages étaient
entièrement enveloppés dans une espèce de feutre
formé par le tissu qui recouvrait les oeufs de ce pa-
pillon. (Corn, de M. Siovers).
Tinea pellionella, se développe de préférence au
mois de Juin, et vole le soir, après le coucher du
soleil, depuis 9 — 104^ heures, par les fenêtres dans
les chambres cherchant les fourrures pour déposer
ses oeufs. Il faut donc fermer à cette heure les fe-
nêtres et bien garder les pelisses.
Tinea crinella, se développe déjè en Mars et Avril
jusqu’en Juillet et c’est alors qu’il faut bien inspecter les
liabils en laine, et ne pas permettre à l’insecte de s’y
introduire.
Chlorops lincata F., qui est la Cdü. nasuta Meig.,
s’est montrée en 1856 en abondance dans plusieurs
localités de la Lithuanie, principalement dans les gre-
niers remplis de seigle et sur les plantes qui avoisi-
naient ces endroits. Pour purifier le blé de ces in-
sectes, on a proposé d’employer l’hydrogène, qu’on
introduit dans les greniers ou par lequel on fait pas-
1(58
ser le blé; — mais quoique la préparation de ce gaz
ne soit ni difficile, ni coûteuse, nous ne croyons pas
qu’elle soit accessible aux agriculteurs.
Moustiques. Ces insectes sont insupportables autant
dans le Nord que dans le Sud. A la Nouvelle-Orlé-
ans, ils incommodent de préférence les dames, quand
elles sont assises p. ex. touchant du piano, où ils leur
piquent les pieds, et alors le seul moyen efficace pour
chasser ces hôtes incommodes, est une fumigation faite
avec la poudre dite persane. (Corn, de M. Emil Johns
à la Nouv.-Orléans).
Expériences.
1, Développement de la Gelechia Zea-Mais, ou teigne du
blé de Turquie. Ce papillon se propage et se déve-
loppe l'année entière, mais de préférence au printemps.
Des expériences répétées, démontrèrent qu’elle attaque
non seulement les slalques frais du maïs, mais aussi
ceux qui avaient été séchés et gardés plus de dix
ans, même des qualités les plus dures. Mais en môme
temps il s’est montré, que pour favoriser le dévelop-
pement de cette Tinéide dévastatrice, il lui faut de
l’obscurité; car dans les stalques infectés de chenilles
et mis dans un bocal en verre exposé de tous côtés à
la lumière du jour, l’éclosion de l’insecte parfait s’ar-
rêta de suite. Nous pensons donc que les fermiers et
les propriétaires de magasins de blés, devraient de
préférence avoir soin de bien éclairer les endroits des-
tinés pour le placement du blé, ce qui garantirait con-
16!)
sidérahlement ce dernier des attaques des Gelcchia
auxquelles appartiennent aussi l’Alucite et la leigne Au-
gamois.
2, Essai (t élever la Saturnia cecropia, à S:t Peters-
bourg. M. le Baron de Sacken avait pendant l’Iiiver de
1856 envoyé de Washington, des cocons vivants de
Boinbycide, et M. Sievers essaya de les faire éclore
et à les multiplier. Presque tous les cocons protlui-
sirent des papillons complets, et $, qui depuis le
2 Mai ne tardèrent pas à s’accoupler entre eux,
dans les caisses mêmes où ils étaient sortis. Après
quelques jours les femelles, sans prendre aucune nour-
riture, déposèrent leurs oeufs sur les parois et le fond
de ces caisses. On donna ensuite la liberté aux pa-
pillons. Un mois plus tard, c. a. d. depuis le 6 Juin,
des petites larves noires commencèrent à sortir des
oeufs, et cherchèrent de suite une nourriture parmi les
diverses feuilles qu’on leur avait placées, mais seule-
ment celles du pommier parurent de leur goût. Mal-
heureusement l’arbre duquel on avait pris ces feuilles,
n’en avait pas sudisamment pour pourvoir longtemps
à la nécessité, et on fut obligé d’en prendre sur un
autre pommier, ce (|ui lit languir les chenilles et re-
tarda leur croissance, de sorte qu’ayant subi trois
mues, l’automne les surprit, et aucune d’entre elles ne
parvint à se transformer en chrysalide. M. Sievers
attribue le manque de l’expérience uniquement au change-
ment forcé de nourriture, ayant observé le même effet
défavorable dans plusieures autres occasions; entr’autres
avec la Gastropacha Dumeti, qu’il avait commencé de
nourrir avec les feuilles du Tharaxicum vulgare, et les
ehenilles se portèrent parfaitement bien, plus tard il
lli)
leur donna leur véritable nourriture, la Crépis tinctoria
et toutes moururent bientôt après. (Corn, de M. Sievers).
Essai de nourrir en hiver les chenilles de la Gas-
slropacha (piercus. Ces chenilles étant écloses en au-
tomne, on essaya de les nourrir dans la chambre, en
leur donnant alternativement le matin des feuilles du
rosier ordinaire (Monatsrose), et le soir la pelure de
pommes fraiches. Elles se portèrent «à merveille et ne
tombèrent pas dans la léthargie hivernale. (Coin, de
M. Sievers).
Essais pour détruire les fourmilières. L’économiste
connu, de Paris, M. le l):r Cobert, a tait une expérience
très heureuse, avec le Guano, contre les fourmis des
jardins. Ce fumier agit destructivement non seulement
sur l’insecte parfait mais aussi sur leurs oeufs. Nous
avons fait une expérience analogue avec les feuilles
de tabac ordinaire, contre la petite fourmi du sucre
(Leptothorax omnivorus L.), qui lait trop souvent la dé-
solation de nos ménagères. — En plaçant le tabac
sur les ouvertures, par lesquelles sortent ces fourmis,
une partie reste morte sur place, et les autres n’osent
plus sortir. M. Overin de Tiflis, conseille enfin d’es-
sayer dans le même but, d’employer le fumier desséché
des pigeons et des poules, dont relfet sera probable-
ment pareil à celui du Guano. M. Kopytovsky à Astra-
khan, recommande contre les fourmis des serres chaudes,
l’huile ordinaire, qu’on place dans des petits vases de
niveau avec le terrain. Les fourmis étant aussi curieu-
ses que friandes, ne manquent pas de visiter ces
vases et périssent bientôt dans riiuile.
171
V. Lit t é r a t ii r c.
Ouvrages entomologiqnes.
1, Cliaiidoir, (M. le Baron Max. de) Mémoire sur les
Carabàjues VL Chlaeniens et Oodiens, paru dans le
3:ièioe N:o 1857 (lu Bul. d. I. Soc. Irnp. des Natura-
listes do Moscou. C’est la continuation d’un tnénioiro
sur les Chlaeniens publié l’année précédente, dont nous
avons déjà parlé; maintenant nous allons nous occuper
de la suite: les Oodiens. — M. Chaudoir place comme
Synonyme de l’Oodes Westermanni des Indes orientales,
l’Ood. hispunicus De], sans dire nettement pourejuoi, et
dans la description qui suit, il dit que ces deux in-
sectes diffèrent suirisamment, s’en rapportant à M. La-
ferté, qui, de son côté, n’a non plus rien expliqué.
Il parait que Dejean s’est trompé d’habitat, ayant
décrit un insecte dos Indes comme trouvé en Espagne.
La figure dans l'Iconographie, du moins s’accorde par-
faitement avec une espèce orientale que M. Laferté a
nommée O. Westermanni et que je possède. — Une se-
conde espèce très voisine, mais plus bronzée en dessus se
trouve au Népal, et se distingue en outre par son cor-
selet plus arqué sur les côtés, les élytres plus allon-
gées, moins atténuées postérieurement, et les stries plus
fortement imprimées; jambes postérieures un peu ar-
quées. Je l’ai nommée Oo. nepalensis. L’habitus de
172
ces deux espèces indiennes, les rapproche l)caucoup
plus des Stetious que de l'Oodes hclopioides, et présen-
tent comme celui-ci un Sternum sans prolongement
spiniforme. Quant aux formes qui se rapprochent ef-
fectivement du helopioidcs, il en existe d’autres que
celle que M. de Chaudoir décrit sous le nom (TOo.
similis, comme je l’ai déjà indiqué dans mon Catalogue des
Col. de Russie, mais que malheureusement M. de Chau-
doir ne parait pas les avoir connues. — Il y en a d’abord
une qui est plus grande et surtout plus large que le
holepioides; les côtés du corselet sont plus arqués, les
élytres plus allongées, quoique aussi parallèles et sans
former des angles rentrants avec la base du corselet,
comme c’est le cas chez l’Oo. similis Chaud, où les
élytres sont généralement plus ovalaires. Cette forme
vient du Caucase et porte le nom tf Oo. parallelus dans
mon Catalogue. — Une autre espèce plus étroite et
plus allongée que celles que je viens de citer, habite
la France méridionale et l’Espagne, et se distingue fa-
cilement par la forme de son corselet, qui est plus
large et plus arrondi antérieurement, de sorte que les
côtés latéraux tombent droitement sur la base des
élytres, sans y former d’angle rentrant et en faisant
ressortir ses angles postérieurs bien sensiblement sur
les élytres, qui sont aussi allongées, que chez l’Oo.
similis, mais beaucoup plus parallèles; les stries plus
larges et plus distinctement ponctuées; le dessous du
corps n’a que des rugosités très faibles, et la base du
corselet est distinctement en arc rentrant; le l:ier ar-
ticle des antennes est testacé à la base. — Je l’ai nommée
Oo. parallelogrammus. — Enlin une quatrième forme,
presque deux fois aussi grande (4^ 1.) que le hclopioi-
173
des, est mon Od. desertus, qui habite les parties méri-
dionales (les Steppes des Kirguises. — Il a la forme
parallèle de l’Oo. parallelogrammm, mais encore plus
allongée, et un corselet aussi long que large et forte-
ment rétréci vers la tôle, comme chez l’Oo. hclopiotdcs;
les angles postérieurs sont assez saillants, dirigés in-
térieurement et formant des sinuosités rentrant avec
les côtés latéraux des élylrcs, qui sont aussi fortement
striées, et les stries aussi distinctement ponctuées que
chez le premier; le dessous du corps au contraire
est plus distinctement rugueux, quoique pas autant
que chez le second. — Cette nouvelle espèce porte
dans mon Catalogue le nom (fOo. desertus m.
Des Slenous, M. Chaudoir dit, que le St. elecjans
a le l:ier article des tarses pédunculé chez le môle,
j’ai regardé mon exemplaire et je n’ai pu découvrir
aucun pédunculé.
Définitivement nous croyons devoir donner à M.
de Chaudoir, le bon conseil, de consulter un peu plus
la littérature contemporaine, et tnôme celle de la fa-
mille dont il s'occupe exclusivement, étant persuadé
qu’alors il ne proposera pas pour ses genres des noms
depuis longtemps préoccupés, tels que Metaarys, em-
ployé depuis 1851 pour un genre de Pselaphiens, voy.
Bull, de Moscou 1851 et Ceroglossus, appliqué depuis
bien des années par Solier aux Carabes du Chili, et nous
proposons de nommer le premier de ces nouveaux
genres Meluxems et le second Harpaglossus. De môme
le Chlaenius biguUatus Chaud, n’est plus admissible,
parce qu’il y a déjà une autre espèce de ce nom, dé-
crite dans ces Etuiles, en 1854 p. 63, et nous propo-
sons pour l’espèce de M. de Chaudoir, le nom de
174
Chlaen. bivulnerm. Si M. Lacordaire avait fait son ou-
vrago, plus consciencieusement et n’y avait pas omis,
par caprice ou malveillance, un bon nombre de genres
et d’espèces connues et publiées, ce double emploi
n’aurait pas eu lieu; une preuve de plus, combien la
méthode d’ignorer est vicieuse et combien ce mode,
si l’on y [)ersiste, contribuera à embrouiller la science.
Viendra un temps où des entomologistes, plus impar-
tiaux, retrouveront les genres et espèces oubliées, et
c’est alors que l’ouvrage de M. Lacordaire s’en res-
sentira.
Ménétries, E. Catalogue raisonné des Lépidoptères
du Musée Zoologùpic de l'Academie lmp. des sciences. S:t
Petersbourg 1857. 2:de livraison, accompagnée de 8
planches coloriées. — C’est la continuation de l’ou-
vrage entrepris l’année passée et dont nous avons
parlé dans ces Eludes. L’utilité d’un pareil ouvrage,
s’est montrée en évidence, par le grand nombre d’ac-
quisitions nouvelles que l’Académie a faites, par suite
de la publication do ce qu’elle possédait et des rela-
tions d’échange qui en sont résultées. Il serait bien
à désirer que les autres musées publics, surtout ceux
qui sont si riches en choses intéressantes, suivissent cet
exemple, et présentassent enfin, au monde entomologique,
leurs raretés enfouies maintenant dans des caisses que
personne ne voit, au lieu de nous effrayer par des
chiffres énormes des espèces inconnues qu’ils préten-
dent posséder, — Nous avons donc été étonnés du
ton singulier, avec lerpiel cet ouvrage a été annoncé
dans le Wiegmanns Archiv. Mais c’est précisément le
malheur, que la majeure partie des remarques dans ces
Archives, sont moins rlictées par amour de la science.
175
que simplemont pour briller et pour éblouir les lec-
teurs, non spécialistes. L’entomologie n’y gagne rien,
au contraire c’est plutôt un moyen de propager la
confusion, et comme exemple peut servir la remarque
de M. Schaum dans un rapport des mômes Archives,
sur le Parnassim clarhis Eversm. qu’il dit être le
môme qu’un Parnassius de Californie {clodim Ménétr)
que IM. Boisduval a méconnu, et cette erreur a été
colportée dans le monde par M. Schaum. Voilà l’utilité
d’une critique d'après les ligures sans consultation des
descriptions, comme ça parait arriver souvent dans
les Archives de Wiegmann et qu’on ne s’y gène pas
môme d’avouer ouvertement. (Wiegrn. Arch. 1856
p. 264).
3, Lacordaire, Genei'a des Coléoptères. Paris 1854.
Nous avons déjà dit notre o[)inion sur cet ouvrage
à la p. 30 et 31 de ces Etudes de l’année précédente,
où nous l’avons appelé utile comme compilation. Depuis
nous en avons fait usage et nous nous sommes assuré
que notre opinion n’était rien moins que rigoureuse et
voici pourquoi: Nous fiant aux paroles de M. Lacor-
daire p. VII, de la préface de son ouvrage où il dit
qu’il a étudié, avec tout le soin dont il est capable, les
genres de premier ordre, en vérifiant leurs caractères
à l’aide de dissections &c.; nous avons regardé un
peu les genres et familles vérifiées et voici quelques
résultats:
Vol. I. p. 472. M. Lacordairc dit, que les antennes
du genre Sphaeridium sont composées de huit articles,
dont trois pour la massue, en nature il y en a neuf, avec
une massue de quatre articles; dont le dernier est
implanté sur le pénultième, mais bien distinct et conique.
17fi
Vol. I. p. 473, le genre Cercyon esl désigné avoir
neuf articles à l’antenne, il y en a dix. J..a môme
cliose s’ap[)liqiie aussi aux genres Megasternum et
Cryptopleurum, quoique chez le premier l'article apical
étant très transversal, est moins distinct. Ceci prouve-
rait que toute la famille est inexactement caractérisée,
parce que les genres y ont de 9 à 10 articles aux
antennes et non 8 è 9 comme l’avance M. Lacordaire.
Les Sphaeridiens du reste paraissent ne pas être très
rares en Belgique!
Vol. 11. p. 198 M. Lacordaire nous a.ssure que
chez le genre Necrophorus (qui n’est pas tout à fait
petit?) l’antenne est composée de dix articles, j’en
compte très distinctemetit onze, dont le 2:d est très
court et réuni au 3:ième, qui est allongé. On ne
peut donc pas dire avec M. Lacordaire p. 192, que
les Silphales aient des antennes composées de 10 à
11 articles, quand ils en ont tous onze. — Si dans
un ouvrage spécial, chez les genres les plus communs
et les plus faciles à examiner, les parties du corps les
plus importantes ne sont pas rigoureusement détermi-
nées, à quoi faut-il s’attendre pour ceux qui deman-
dent l’aide du microscope et l’habilité de l’observateur,
et surtout dans les genres que M. Lacordaire range
dans la seconde et troisième classe, sur lesquels il
porte cependant son opinion, môme quand il ne les
a jamais vus? Les exem[)les suivants en sont des
preuves: j’ai, dans ces Etudes, fait la révision des Lam-
pyrides, et distribué toutes les espèces connues en 64
genres, dont M. Lacordaire n’a ado|)té dans son ou-
vrage que deux (vol. IV. p. 309 note 2). Je demande
à chaque entomologiste inq^artial, de juger lui-môme
177
la véracité de L’opinion du savant professeur de Liège?
Que mon travail soit bon ou mauvais, j’ai toujours dil,
pour le faire, étudier les Lampyrides monographique-
ment, et celui qui voudra vérifier mes genres, les
trouvera toujours plus convenables pour intercaller les
espèces, que ceux que nous a offerts M. Lacordaire, et
qui ne sont que des magasins de formes hétérogènes.
Tout ce que j’ai écrit parait mauvais à M. Lacordaire,
Vol. I. p. 47. De mon genre Trachypachus, il dit que
l’insecte lui est inconnu, que ma description est très
détaillée, que je signale une particularité générique et
que le genre pourrait être conservé, si celle asserlion
est exacte, et néanmoins il ajoute, que ce genre ne
présente aucun caractère qui mérite qu’on le sépare
des aulres Blelhisa. Combien de contradictions et de
malveillance dans ce peu de lignes?
Vol. 1. p. 122 note 1. De mon genre Blechrus
M. L, dit: »je crois (comme M. Chaudoir) que le genre
est identique avec les Melahletusn. Et j)ourquoi M. La-
cordaire ne s’est-il pas assuré lui- môme de la chose
par autopsie, comme il l’a promis dans la préface de
son ouvrage, au lieu de se baser sur le ouï-dire des
autres? Les Blechrus ne sont pas une rareté dans les
collections; mais il voulait les condamner à tout prix,
parcequ’ils étaient de Motschulsky tandis que le genre
Bomius (que l’auteur lui-même avait déjà retiré) est
de suite accepté parcequ’il provient de Le Conte, ami
de M. Lacordaire. — Le genre Oxypselaphus Chauiloir
est mentionné sans réserve, à la p. 351 vol. I. parce-
qu’il est de M. de Chaudoir, que M. Lacordaire nomme
l’observateur distingué, et cependant il est identique
avec l’ancien genre Olislhopus et l’espèce Oxyps.
12
178
pallidiis Chaud, n’est rien de plus qu’un exemplaire frais
de notre OHsthopus Sturmii' Si M. Lacordaire avait voulu
consulter mon Catalogue des Carabiqucs de Russie, il
n’aurait pas commis cette erreur. Vol. I. p. 233. M.
Lacordaire prétend que chez les Licinus les élytres
sont convexes!
Vol. IL p. 183. Le môme auteur caractérise la
famille des Scydmacnides comme étant aptère et ayant
les élytres soudées; ce qui est complètement inexact,
car chacun peut les prendre le soir au vol. 11 n’y a
d’aptères que les genres: Leptoderus, Mastigus, Ëumicrus
(à l’exception du mfus), Tetramelus m. (Scyd. oblongus,
pubicollis, shjriacus) et les de quelques Saydmaenus,
telles que: S. Godarti, S. scutellaris, S. anyulaltis, S.
elongalus &c. M. Nietner dans ses " Entomological Pa-
pers", a déjà dirigé l’attention sur ce sujet p. 29.
Vol. IL p. 491. M. Lacordaire dit que les Geo-
ryssus sont aptères, tandis que toutes les espèces que
j’ai examinées sont ailées et môme très ailées, ce que
l’auteur belge aurait certainement su, s’il avait daigné
faire attention à ma Monographie de ce genre, publiée
dans le Bulletin de Moscou 1843; mais il a préféré
ne pas la consulter et de dire simplement que mes
espèces ont besoin d’ôtre revues, avant d’ôtre admises.
Ces exemples suflisent, j’espère pour justilier en-
core une fois nôtre opinion sur l’ouvrage de M. Lacor-
daire, et nous font regretter que l’auteur ne nous ait
pas donné un recueil de tous les genres et espèces
décrits sans y ajouter des remarques et sans en faire
la critique, à l’exemple de l’ouvrage de M. Chenu.
Au moins aurions-nous eu quelquechosc do complet,
maintenant c’est à recommencer.
VI. Météorologie entoiiiolo^ique
pour S:t Pétersbourg, 1857.
L’hiver 1856—57, a été peu constant; en Jan-
vier il y eut des dégels abondants, ensuite beau-
coup de neige. Les froids ne dépassèrent pas — 20'*
Réaum. Au cornrnencenient du mois de Mars, le
trainage cessa, des vents désagréables vinrent sé-
cher le sol et retinrent la glace sur la Neva durant
tout ce mois; le 10 Mars on la traversait encore à
pied. Avril fut beau, mais froid, de sorte qu’au 9
Avril un froid de — 12" Reaum , gela tous les bou-
tons des Sambuccus, qui avaient commencé h se dé-
velopper. — Vers la fin du mois, le temps devint
beau, mais dix jours plus lard dans la nuit du 5 Mai,
il tomba de la neige d’un pouce d’épaissenr. — Le
13 Mai, un nouveau froid gela toutes les jeunes pousses
des érables et du sorbier, et le 15 on fut obligé de
chauffer les chambres, par un temps brumeux comme
en Septend)re. Ce mois, ainsi que la première moitié
de Juin furent remai-quablemenl froids et secs, pré-
sentant un nombre considérable de jours sereins; les
pommes de terre et les concombres gelèi'cnt. Le
premier oiage eut lieu, le 2 Juillet, mais le temps
resta froid, cl dans la nuit du 9 au 10 les pommes
de terre et les concombres gelèrent pour la seconde
180
fois. L'avoine qui était précisément sur le point de
former des semences, s’en ressentit également; môme
les Vaccinium en souffrirent. — Vers les derniers jours
de ce mois le temps devint beau et dura presque sans
interruption juscpi’en Septembre. Néanmoins les hiron-
delles disparurent au milieu des chaleurs, vers le 10
Août, et bien des arbres commencèrent à jaunir. —
L’automne fut magnifique, présentant des journées comme
en Italie, la neige manqua, et ce n’est que vers Noël
que s'établit le traînage.
8 Janvier 1857. Première apparition d'une Musca
domestica dans la chambre.
9 Janvier. D’une chrysalide de l’Anthrenus mu-
seorum sort l’insecte parfait, après être resté dans cet
état 19 jours.
24 Janvier. Stene ferruginea dans le pain de
froment.
4 Février. Les chenilles de la Tinea crinella
commencent à se transformer en chrysalides.
17 Février. Anobium parti ceum. Süophilus ory-
zae in cop. — Tinea Zea~Mais commence à se dé-
velopper en quantité.
4 Mars. Lucilia caesar en plein air.
16 Mars. Semblis bicaudata.
20 Mars. Ëxorisla vomitona.
25 Mars. Tinea cinctella Zeller.- Vanessa urticae.
2 Avril. Débâcle de la Neva.
4 Avril. Semblis bicaudata in cop. Brephospar-
thenias. .
5 Avril. Ttnea m’ne//a complète. Sarnbuccus com-
mence à se développer.
9 Avril, -f- 12“ Reaum.
181
15 Avril. Phaedon cochlamriae.
25 Avril. Scydmaenus rufus, Sc. hirtkollis, Clam-
bus pubescens, Philonlhus aeneus, Celia ingenua, cncoi’e
clans ses quartiers d’iiiver.
29 Avril. Tinea crinella. Butalis Zea-Mais. Mor-
chella escidenla.
5 M a i. Neige.
7 Mai. Le bouleau et le sorbier commencent à
se couvrir de verdure. Creophilus maxillosus.
9 Mai. Ihibiis idaeus verdit. Detula alba com-
mence à fleurir. Xyloteres domesticus frais. Corticaria '
pubescens. Une larve adulte de l'Anthrenus fuscus 01.
en plein air. — Le rossignol chante.
10 Mai. Tharaxacum vulgare 11. — Aesculus hip-
pocastaneum et Pimis larix verdissent.
14 Mai. Fraxinus excelsus commence à fleurir.
Le bouleau en pleine lleuraison. Populus tiiger com-
mence à SC couvrir do verdure. Falagria obscura in
cop. Meloe brevicollis in c.
16 Mai. Anemona pratensis 11., Viola pulicaria 11.,
Ranunculus ficaria 11., Loniccra coerulea 11., Pimis brassicae.
17 Mai. Acer plalanoides commence à fleurir.
Laccophilus minutas en abondance.
21 Mai. Meloe brevicollis dépose ses œufs. Les
cerisiers verdissent. Prunus padus 11.
22 ]\Iai. Coccyx slrobilana. liibes grossularia et
rubrum fl.
25 Mai. Les chênes commencent à développer
leur feuillage. — Trollius europaeus 11. Sambuccus ra-
cemosus 11. Libellula dubia fraiclie. — Acanlhosoma hae-
matogaster. Syrrphus ribesii frais. Phyllobius vesperlinus
Dostrickus typopr,aplius frais.
182
27 Mai. Hirondelles. Bernbecidium bipunctatum,
et Orchester populi n. c. — Fraxinus eæcelsus verdit.
Acer platanoides fl.
28 Mai. Süophilus oryzae n. c. Première pluie.
29 Mai. Oripa fusca. Elaphrus riparins.
30 Mai. Les pommiers commencent à fleurir.
Slenopinus feneslraUs pontl ses œufs.
31 Mai. Cyphon padi, Sialis lutaria, Svmblismar-
(jinala. Nemopoda in. c. Aleloe brevîcoUis disparu.
1 Juin. Carayana frulescens commence à fleurir.
2 Juin. Hipparchia hiera fraîche. Syringa vidga-
ris fl. — Premières semences du Tharaxacim vidgare.
5 Juin. Pachyrhina pratensis i. c. Tinea spretella.
Lonicera latarica 11.
7 Juin. Georyssus bisulcatus. Pyralis farinalis.
Argynnis ossianus.
11 Juin. Tinea pcllionella. SimiUhm cinereum piqiiQ
fortement l’après-diner.
12 Juin. Aesculus hyppocastaneum n., Derberisvul-
garis fl. — Meligethes aeneus et Anthobium minutim i. c.
Cerciis sambuccci.
13 Juin. Galleruea lenella in. c., Coccinella eonglo-.
merata i. c., Polydrusus ruficornis in. c., Anlhrenus fuscus
01., Clambus armadülo, Ilaematopoda pluvialis, Asilus ger-
rnanieus.
16 Juin. Phryganea varia F. (variegata Ilumm.
Ess. ent.) commence à apparaître sur les quais de la Neva.
17 Juin. Les larves du Nematus du groseiller
(ventricosiis Klug) se transforment en chrysalides.
18 Juin. Phryganea varia en quantité énorme
partout.
20 Juin. Phryganea varia in. c. Les premiers es-
183
saillis de cousins dansent dans l’air. Hydroptila pulch-
ricornis fraîche.
21 Juin. Coccinetla 7-punctata i. c. Xyletinm ser-
ralus. Pdtis ferruyinea, Athom pilosus, Trox arenarius
volant. Pocltyrhina pratensis in. c.
22 Juin. Tinea pcUionella le soir sur les fenêtres.
23 Juin. Toute la Neva couverte des cadavres
de la Phryyanea varia F.
24 Juin. Epliemera vuly ata 6U\t de nymphe. Mya-
lax uniyuUatus.
26 J U i n. Spirea salici folia fl. Gastropaclia pini i. c.
28 Juin. Tinea yranella in. c.
29 Juin. Ephcmera vnlyala fraîche et complète.
Phyllobius oblonyus et aryenlatus in. c., Gelechia Jlerrna-
niella i. c. Aryynnis Niobe, Lycaena Arion. Agrylus
Faldermanni, Saperda phoca Frohlich (M. I. Kouchake-
vitsch).
1 Juillet. Vacciniutn vitis idaea 11. — Malthinus
flaveolus i. c. Byturus tomentosiis in. c. Paehyrhina olera-
cea i. c. Leistiis terininatus. Anomala Fritschn, Melolon-
tha vulyaris, Trayosoma dqisarhm. Tanysphyrus lemnae.
Lina lapponica fraîche. Etiprepia russida en très
grand nombre. Les oeufs de la Meloe brevicollis éclo.seut.
2 Juillet. Des chrysalides du groseiller sort le
Nematus ventricosus Kliig. Tonnerre.
3 Juillet. Fr ay aria vesca mûre. Lathyrus latifo-
liiis fl. Pirola rolundi folia fl., Plalanthera bifolia fl. Les
pommes de terre commencent à fleurir. Hapaloderus
viridi venlris i. c., Ayrion najas i. c. Pacliyla 4~macu~
lata, Ualloinenus Immeralis, Scyrtes orbicularis, Scymnus
abietis, Xylctinus ater l’z., Anobium patiiceum, Tabanus
bovinus.
184
10 Juillet. Spirea ulmaria fl. Orchestes populi
i. c. Les larves recouvertes d’écume, de l’Aphrophora
salicis en grand nombre sur les saules.
14 Juillet. Aconitum napelles fl., Dahlia fl. Sem-
blis lulea i. c. Anlhonomus pomorum, Mycelocharis axil-
laris. Jassus pimclifrons.
17 Juillet. Lina fremit/ae fraîche. Adalia bipunc-
tata fraîche. Calvia 14-guUata fraîche. Penthia Berg-
manniana fraîche sur les rosiers.
20 Juillet. Formica nigra L. c^. Gamasus co-
leoplratus. Oenectra Pilleriana fraîche. Bythoscopus fru-
ticoUis.
21 Juillet. Zerene grossularia en très grand
nombre.
23 Juillet. Brackyplerus urlicae i. c. Aeschna
grandis fraîche. Psocus frais. Leptothorax acervorum
Laemophloeus muticus.
26 Juillet. Tilia europaea fl.
28 Juillet. Aphodius haemorhoidalis frais.
29 Juillet. Au malin, de grands essaims de cou-
sins dansent dans l’air, étant composés en majeure
partie d’exemplaires mûles. Ptyela spumaria i. c. Tet-
tigonia viridis.
30 Juillet. Tenebrio molitor. Pytho depressus kais
sous l’écorce des pins.
31 Juillet. Musca domeslica i. c. Lathridius mi-
nutus frais. Typhlocyba rosae.
3 Août. Bythoscopus fulgidus i. c. Typhlocyba
iinealella. Jassus ocellaris.
8 Août. Les feuilles du bouleau jaunissent et
ses semences tombent. Hirondelles disparues.
9 Août. Phratora vitellinae fraîche.
185
10 Août. Des grandes larves du Necrophorus
vespUlo L. (ruspator Er.j
12 Août. I.arves de la Phraiora vüellinae.
15 Août. Des hirondelles apparaissent en grande
quantité, mais ce ne sont que des essaims de passage,
qui venaient du nord et qui disparurent le lendemain.
— Des mésanges passent.
19 Août. Aphrophora salicis i. c.
21 A oût. Nanophyes lythri frais.
22 Août. Plyela spumaria i. c. Myrmica rugi-
nodis (5- Galleruca viburni fraîche.
25 A O lit. Des essaims d’hirondelles passent du
Nord au Sud.
27 Août. Plusieurs Dahlias gelés. Cassida vi-
bex. Geotrupes stercorarius.
30 Août. Chlorosoma myriformis i. c.
3 Sept. Dans la nuit tous les Dahlias gelés.
5 Sept. Musca domestica et Exorista vomitoria s’in-
troduisent en grand nombre dans les chambres, quoi-
que le temps soit encore beau, et deviennent insup-
portables.
9 Sept. Première neige, mais les arbres sont en-
core verts en grande partie.
15 Sept. Journée magnifique.
19 Sept. Le chêne devient jaune.
21 Sept. Bouleau jaune. Syringa encore tout-
à-fait verte. Exorista vomitoria en quantité sur les
haies exposées au soleil.
23 Sept. Lopus tunicatus, Tachynus rufipes volant.
La Chenille de la Pygaera bucephala se transforme en
chrysalide. Les mouches domestiques commencent à
mourir dans les chambres.
186
26 Sept. Anobium paniceum. Gaslropacha populi
frais.
29 Sept. Le temps est chaud, néanmoins les
mouches domestiques meurent dans les chambres et
sur les fenêtres, présentant souvent un abdomen très
enllé. Ce n’est donc pas le froid qui les fait mourir!
1 Octobre. Le temps est beau. Chêne et bou-
leau presque sans feuillage. Caragana fnitcscens avec
quelques feuilles vertes. Syringa vulgaris verte.
9 O et. Mttsca domeslica i. c. mais faible et son
vol très bruyant. — Acidalia brumaria i. c.
12 O et. Syringa vulgaris et Popidus niger encore
verts. Les mouches domestiques extrêmement friande.s,
même te soir à la lumière.
14 O et. Coccme//a 7 /wndato fraîchement éclose en
énorme (juantité. Colias rhamni. Taras vaporariorum L.
15 O et. Les feuilles encore vertes du Poputus
niger se criblent par la gelée.
20 O et. Le feuillage de la Syringa vulgaris en-
core vert. Ileimonophila gelatella i. c.
22 O et. Adalia bipunctata. Syringa vulgaris werle.
25 O et. Neige.
1 Novembre. Populus niger sans feuillage. Sy-
ringa vulgaris encore avec quelques feuilles.
3 Nov, Berbem vidgaris verte.
12 Nov. Premier trainage.
14 Nov. Durant la nuit, la Neva a été prise.
19 Nov. On passe la rivière sur la glace. Ce-
randria cornuta fraîche, dans la chambre.
27 Nov. Dégel. Quelques cousins dans l’air.
15 Décembre. Dernières mouches dans la chambre.
187
VII. Nonveautés.
Tlicratcs? thoracica, parallela, subconvexa, nitida, testacea,
macula ad oculos, duabus in Ihoracis medio lateralibusque ni-
(jvis, ebjh'is profunde transversim rugosis fera plicatis, inlerstitüs
grosso-piinctatis, viridibus; femoribus, tibiis, tarsurum. arlicuUsque
apice infuscatis; capite magno, poslice transversim impresso, gla-
bro; oculis valde prommidis; thorace glab7'o in medio convexo.
Long. 3 1. — lat. 1 I.
Par se.s élylres fortement rugueuses, elle se distin-
gue des autres Therates et devrait peut-ôtre former un
genre particulier. Chez le mâle, le seul sexe que je
connaisse, le labre présente en avant six dentelures,
et les tarses antérieurs ont leurs trois premiers ar-
ticles assez visiblement dilatés et le 4:ième très petit,
triangulaire. Les antennes sont grêles et grossissant
un peu vers l’extrémité.
La patrie de cette intéressante espèce ne m’est
pas connue, mais je présume qu’elle vient des Indes
orientales. .le l’ai fait représenter sur la planche des
Etudes entom. pour l’année 1857.
Carnbus aciilii'ollis. (J elongatus, subovalus, subdepressus ,
opacus, niger; capite elongato, punctalo; oculis vix prominulis;
thorace punctalo, suhcordalo, laleribus reflexis, minutissime tu-
berculato-rugo&is , angtdis posticis valde produclis, acutis; scu-
lello transverso-triangnlare , medio impresso, laeve, tdlido; ely-
tris elongato-ellipticis, suhlilissime denlato-tuberctdatis, pmiclis mi-
nutis vix dislinctis duplici sérié; corpore subtus nilido, lateribus
tuberctdato-rugosis ; tibiis tarsisque subtus fulvo-villosis. Long.
11 Va I. - laL 4 I.
C’est une des espèces les plus allongées du genre,
qui rappelle un peu la forme des Procrustes. Les an-
gles postérieurs du corselet fortement saillants, aigus
et dirigés en arrière, et la surface terne des élytres.
188
produite par de très petits tubercules dont elle est
couverte, la font facilement distinguer. Elle provient
du Kourdistan dans l’Asie mineure et se trouve repré-
sentée sur la planche do ces Etudes pour l’année 1857.
Ilaetcrius pulirrulus Motsch. Bull. d. Mosc. t837 p. 123,
suhrolundatus , subdeprcssm , nilidm, punctalissimus, lestaceo pu-
berulus, rnfo-caslanms; lliorace Irapezoidali , laleribiui in medio
subexcavutis, antjulis poslicis ucutis, promimdis, ulrinque prufunde
impressis; ehjlris siibovalis, truncalis, ud laleribus utrinque levi-
ter trisulcalis, mlcûi inlernis poslice abbrevialis; tibiis dilalalis,
poslicis latissimis, anlids multü-spinulosis. Long. *4 I. — lal V2 h
11 ressemble beaucoup à notre H. quadralus, mais
la ponctuation et la pubescence courte, qui couvre le
dessus du corps, ainsi que la forme trapésoidale un
peu étranglée du milieu du corselet, le font facilement
distinguer. Il vient de Sicile.
Scicrum? sexcostatuiu, elonqatum, subparalleluni, subconvexum,
suhopacuin, nigro-fuscu7n; capite ruqoso, Iransversim profunde
impresso; thurace tuberculato-i'ugoso, medio convexo, longitudi-
nàli impresso, laleribus explanalis, rotundatis, angniis poslicis
redis, aculis; eh/lrts Ihornce fere angustioribus, sexcoslulis, cos-
tis supra crenulatis, inlerslitiis submaequalibus, in medio luber-
culis sparsis in linea disposilis; sutura subelevuta utrinque sérié
tuberculorum minulissimum. Long. 2 1. — lal. '‘A 1.
Par la forme, voisin du Sc. faveolatum, mais quatre
fois plus petit, avec un corselet plus large et les côtés
sur les élytres plus fortement marquées, ce qui le dis-
tingue aussi du Sc. lineatum d’Espagne. 11 habite les
îles de l’Archipel grec.
Itioplancs erctifus, elongatus, poslice dilatalus, upice atte-
nuatus, si/bdepressus, nitidus, punclidalus, niger; palpis anlen-
narumque apice fusais, tai'sis sublns rufo-villosis; thorace fere
elongato, poslice subanguslato , basi utrinque subsinuato, angulis
poslicis redis, prorninulis; ehjlris subovatis, foveolalo-sHniin in-
terslüiis subcorwexis. Long. 4 Va 1. ' — lal. IV4 h
189
Plus allongé que les Pandams, rappellant presque
la forme des Baryscelis et Centronipus, étant assez dis-
tinctement étranglé à la base des élytrcs, qui ont 7
lignes de fovéoles sur chacune. Il a été trouvé sur
l’île de Candie.
Iladrus curopacus, elongato-ovatm postice attenualus, vix
convexus, subtilissime scabrosus vel densissme tvberculatus, opa-
cus, niger, undique cano-sordidus; Ihorace subtransvei'so, antice
angiislulo, basi fere recte Iruncato, angnlis poxticis acutis; ely-
tris elongalis, ad basin dilatalis, apice attenualis, leviter stria-
lis', intersliliis distincte elevutis; huimris distinctis, angulatim pro-
ductis. Long. S'/a 1. — lal. 2 1.
C’est l’espece la plus allongée du genre, et qui
présente les élytres atténuées vers l’extrémité depuis
leur base, où les angles huméraux forment la partie
la plus large du corps; le corselet parait aussi un peu
plus allongé et les angles postérieurs plus saillants.
Elle se trouve en Corse et donne ainsi un repré-
sentant en Europe de ce genre africain.
Mifispa bysaiitica, ovatn, convexa, gibbosa, punctatissima,
nigrn; capite thoraeeque creberrime punctatis, siibupacis; elytris
subnitidis, thorace fere duplo hitimibus, valde convexis, conna-
tis, lateribus vix dislincte-costatis. Long. 3 — 4 I. — Int. 1 '/î — 2 I.
Taille, forme et couleur voisines de celles de la
Mic. Philistina Reiche, mais avec une ponctuation dis-
tincte sur les élytres et un corselet plus étroit posté-
rieurement. On la trouve sur les côtes du Bosphore
et en Grèce, d’où elle a été rapportée, comme plusieurs
autres espèces, par M. le I):r lijin.
Une autre espèce de ce genre est Micispa Pyraei
m., qui ne diffère de la précédente que par les stries
régulières qu’on voit sur ses élytres. Elle vient de Morée.
Une troisième espèce nouvelle est enfin ma Mic.
190
(/raeca, qui a une forme un peu plus allongée quatre
fois plus grande que les précédentes. La ponctuation
sur les élytres est plus serrée et plus prononcée, les
stries à peine visibles et interrompues, tandis que leurs
intervalles assez convexes en forme de côtes a|)planies.
Morée.
Pfitliliis riibricoliis, elongatns, subparallelus , subconvexus,
nitidas, sparsim pilosus, niger; thorace subtransverso, rotundalo,
fere glabro, rufo; antennarum basi, palpis, abdominis ano pe-
dibus(pie rufo-leslaceis; elytris grosso-punclalis, punclis confluen-
tibus. Long. 2V2 1. — lal. 1 1.
Il est un peu [)lus long et presque du double
plus large que le Pedilus fuscii.s Fiscli, auquel il res-
semble par la forme de la tete, du corselet et la ponc-
tuation des élytres; mais la couleur du corselet et des
pattes le fait bientôt reconnaitre, rappelant beaucoup
le Ped. rujkollis Ziegl. de l’Amérique septentrionale, tant
par sa taille, que par sa forme et par ses couleurs,
à l’exception cependant des pattes, des antennes, des
palpes, et de l’avant-dernier anneau de l’abdomen qui
dans l’espèce américaine sont noires. Le P. rubricollis
vient de la Russie méridionale, où je l’ai pris aux en-
virons de la ville d’Isium, Gouv. de Kharcov et appar-
tient par conséquent à la faune d’Europe.
Dans le Bulletin des Natur. de Moscou, 1845, j’ai
décrit une troisième espèce de ce genre sous le nom
de Ped. fulvipes, qui est un peu plus grande et sur-
tout plus large que le Ped. fvsciis et qui a les pattes
et les deux anneaux de l’abdomen d’un lestacé roussàtre
vif. Ce nom ayant déjà été donné à une espèce améri-
caine, je propose de nommer mon espèce Ped. nippes.
191
An die cntomoloj?isclicii Léser.
AnzUglichkeitcn, platle Witzoleien iind wenig an-
stîinciige Ausilriicke, verbieten allerdings, einem auf
Bildung Anspruch inachendeni Mensclien, auf dieselben
zu antworten. Wenn aber die Arroganz so weit gobt,
dass die Enlomologen ganzer Nationen in corpore ver-
dannnt werdeii und rnan deren Leistiingcn in der un-
delikatstcn Forni für faheh erkliirl, oder abgeschrieben
iiennt, oder gar beleidigende Witze l)eifUgt, so kann
ein solches Treiben nicht obne Widerwillen angeseben
werden. Die Entomologie isl und bleibt cine Beo-
bachtungs-Wisscnschaft, die iinnier vorwürts gelien
niuss; jeder Beitrag aiso, aucli der allerkleinste ist
dankenswerlb. Wer dies verkennt oder ignoriert, bringt
nur sicb und der Wissensebaft Sebaden; denn dadurch
wird der Fortschi'ilt aufgebalten und nur zu oft schon
Besproebenes, als neu wieder aufgetisclil, daber die
fortwtUirenden Uniarbeilungen. MOgen doch diese stren-
gen Richter, statt Zeit, Papier und Geld auf frucbllose
Krilik und Wiederboblungen zu versclileiidern, die Wis-
sensehaft mit eigenen Entdeckuugen besebenken, dass
wird in jedem Falle nülzliclier seyu, als dire Collegen
mit beleidigen Vorwlirfen zu überscbütton, um sicb mit
Selbstzufriedenbeit aïs die grossen Meister zu produ-
cieren. Daber arbeiten Sie, meine Herrn getrost fort und
kümmern Sie sicli niebt um das Zetergeschrei einzelner
192
Grosspraliler, es wird schon ein Mal auoh dein deut-
sclien Publikiun sait werden.
Uni so erfreuliclier war es uns, im XII Jahrgange
der Linnaea ent. den krilisclien Aufsatz des H. D:r
GestUcker, üher die Gattung Carabus zu lesen, in wel-
cheni, abgesehcn von ein Paar harlen Stellen, dass
Ganze würdevoll gehalten und einer Antwort gewiss
Werlh ist. Wenn derselbe Autor in den Berichten in
Wiegmanns Archiv, niir reine Anzeigen der entomolo-
gisclien Leistungen, ohne Benierkungen geben wolite,
so dlinkt uns, würe damit wohl einer grossen Majo-
ritiit ini Publicum gedient.
Eine Slimme mis Russland.
Errata.
Aux pages 42 et 43 de ces Eludes pour l’année 1857, se sont
glissées deux fautes d’impression: au lieu de C. quercula il faut lire C.
querula et au lieu de C. porasina ■= C. prasina.
)■ en fo/no/rM/n^ne. r
. / ///<■<
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/ < jnfrn/oiihi Sivner.sii. 2,. Yotndfltilrt u iiirnlnra.JJ'ntoaiht adultéra 'i,Xiililia
ruJhsTrns f ra e Som a ira I osae fj. 'l'd“Baujif au/, llijrim yale L .^.d^Lam/'ulurrl, -
.sY/taitf de.--, llaluweu.s-o/aie vert ihile Hun rhilrjul 6, Lduyfdurclm-h„i(t dê.r, Ibdimiens
eoifXyliuu ruu/rmi.unÿrira fct.mit irrfiHden Haa rbd.udi 'dn IBaaiir rnn Hadaui amiar
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ETUDES ENTOMOLOGIOUES,
rédigées
par
ITictoi* île îlîotscOufsfii),
Lientenant-Colonel d’Etat-Major, en retraite &c.
cMi/U/Ëe.
Déposé: chez M.M, Eggers à S:t Pctcrsboiirg, Léopold Voss & Leipzic
et Gue'riii-Meneville à Paris,
IIELSINGFORS.
Imprimerie de la Société de Litléralure Finnoise.
Iinpi irnaliir: G. f. Aniinolf.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES
18 50.
1 Janvier. Historique: Protestation. Voyages et
ezcursions. J. Nietner, nn séjour sur l’ile Ceylan.
Entomologie spéciale: Motschnlsky, Insectes des
Indes orientales (2:d série). Le même, Insectes nou-
veaux du bassin de la Méditerranée &c. J. Sievers,
Description de deux chenilles &c. Motschulsky, Sur
les Collections Coléoptérologiques de Linné et Fabri-
cins (Lamellicornes coprophages). Synonymie et cri-
tique. Entomologie appliquée: Insectes utiles et
nuisibles (sur le cafier). Littérature: Ouvrages
entomologiques. Météorologie.
1. Historique.
Protestation.
Le premier congrès entomologique de l’yVllemagne
n tenu ses séances à Dresde, le 22, 23 et 24 Mai
1858; il était composé de 45 personnes, pour la plu-
part inconnues du monde savant, et de quelques autres,
qui se distinguent par leurs idées excentriques. Ces
Messieurs se sont concertés pour imposer plusieurs
lois, dont je citerai les trois, qui m’ont parues présen-
ter un intérêt général:
4
1. Dorénavant la description de chaque insecte nou-
veau, iloit être précédée dune diagnose latine, et les de-
scriptions sans diagnose seront regardées comme non avenues
et par conséquent ignorées.
2. Les descriptions doivent être écrites, en langue
de racine romaine c.à.d. en latin, en allemand*), en fran-
çais, en anglais et peut-être en italien. Les autres lan-
gues .sont à ja7nais exclues de la science et ce qu'elles ex-
primeront sera ignoré.
3. Les descriptions, et en général les travaux ento-
mologiques, n'auront dorénavant quelque valeur, qu’autant
qu’ils paraitreront dans les jornaux entomologiques et qu’ils
se venderont chez les libraires.
Ces lois péremtoires ne servent qu’à entraver la
science, et ne pourront jamais être admises par la
pluralité; elles pourraient être bonnes, tout-au-plus,
pour l’Allemagne, où il ne reste plus rien ou peu de
chose à décrire, mais elles seraient nuisibles pour la
Russie, où nous sommes souvent trop heureux d’avoir
des descriptions en langue russe, môme sans diagnose
latine. 11 nous importe avant tout de connaître les
produits de notre vaste territoire, et peut-on exiger,
que nos voyageurs apprennent les langues étrangères
pour exploiter les steppes des Kirguises et les alpes
du Caucase?
Nous continuerons donc, à l’avenir, d’adopter toutes
les descriptions entomologiques, avec et sans diagnoses
latines, écrites, n’importe dans quelle langue; nous les
traduirons, s’il le faut, mais nous n’ignorerons jamais
ce qui a été publié.
*) Nous ne pensons pas que rallemand est une langue de racine latine.
a
Environ un (iers de la poj)ulation de l’Europe,
parle les langues slaves, qui sont beaucoup plus voisines
entr’elles, que ne le sont l’allemand, le français et
l’anglais; si donc un congrès allemand a pu s’arroger
le droit de régler le mode de publication des travaux
cntomologiques, pour tout le monde romain, pourquoi
un congrès de naturalistes slaves, n’aurait-il pas le
droit de dresser des règlements pour les peuples qu’il
représente. Or, comme les langues d’extraction ro-
maine ne conviennent pas mieux pour exprimer nos
observations faites sur la nature, il serait, je crois,
convenable et utile, de choisir pour les peuples slaves,
comme langue scientifique, celle qui est la plus déve-
loppée et la plus répandue. Nous avons besoin surtout
d’une langue qui s’écrive, et que chacun peut, du reste,
prononcer à sa manière; alors tout les slaves, tra-
duisant leurs pensées dans la même langue, se com-
prendront facilement sur l’arène scientifique et la
science, elle-môme, ne peut que profiter en utilisant
ces forces réunies d’une race encore jeune et vigou-
reuse.
Ce que vient de décréter le congrès entomolo-
gique de Dresde, peut-être répété à l’étranger, par
quelqu’autre congrès soit historique, soit géographique
&c., et nous serions ainsi réduits à écrire, à parler et
môme à penser on allemand.
S:t Petersbourg le 26 Décembre 1858.
Victor de Motschulsky.
(i
Voyages et excursions entomologiques.
M. le général Bartholomei, ainsi que nous l’avons
annoncée l’année dernière, nous adressa un riche
envoi d’insectes, qu’il avait récoltés, aux environs de
Lenkoran et sur les montagnes de Saghan-Loug,
dans le nord de la Perse, Cette récolte renfermait
beaucoups de choses intéressantes, et mômes nou-
velles, comme par exemple; Grammognatha euphra-
tica 01., Cicindela conforta, Odogenius anguslatus Métiétr.,
Glycia Karelini Chaud., Callisthenus subslriatus*) Motsch.^
Acrognatlim lestaceus Motsch. (var.?), Amaranlha (n. g.)
viridis Motsch., Cerambyæ plicalicollis Motsch., Clytus
Bartholomei Motsch. &c. et parmi les l.,épidoptères:
Microphysa sliclica Ménétr. et Plusia Bartholomei Ménétr.
L’année 1858, ce voyageur infatigable a séjourné en
Géorgie et à Téhéran, mais sa santé et ses occupa-
tions ne lui permirent pas de chasser les insectes,
quoique à Téhéran, pendant les mois do Décembre et
Janvier, les Carabiques et les Mélasomcs courraient à
terre. Il quitta la Perse au printemps, passant par le
Ghilan et la porte dite de l’enfer (Dschehinan-Dera),
réputée par la boue qui y intercepte parfois entière-
ment la passage.
Dans la Russie méridionale (Gouv. Voronesch) M. le
D:r Schubert chassa les insectes avec beaucoup de
succès; il envoya, entr’autres, le Carabus scythus Motsch.
et parmi les Lépidoptères la jî de la Pyralis luridalis et
■) Ces nouvelles espèces de Coléoptèies sonl décrites dans ces Eludes,
les Eépidoptéres dans le Bulletin de l’Académie Iinp. des Sciences (Mé-
langes biologiques III) 185S.
7
un Plervphoi'm basalis*) Motscli. que M. Zeller, de
Glogau, a reconnu comme inédits et qui seront décrits
dans ces Etudes, dès que je posséderai un plus grand
nombre d’exemplaires à ma disposition. Les Steppes
du Volga, d’Astrakhan et d’Ürenbourg furent exploitées
par M. Artzebûschev, qui envoya à l’Académie une
récolte intéressante d'insectes, dont beaucoup connus
comme venant de Turcomannie. Plus loin vers l’orient
M. Sievertzotf, envoyé par l’Académie, exploita durant
deux années, les bords du lac Aral et ceux du Syr-
Daria. Encore plus à l’est, M. Semeuoff fut un des
premiers européens, qui pénétra dans la partie le plus
éloignée de nos possessions, vers l’Asie centrale, et
ramassa des insectes autour du lac Issik-Koul et sur
les montagnes qui l’environnent; cette récolte quoique
peu considérable, renferme en grande partie des choses
intéressantes: un grand Callisthenes nouveau, Prosodes
Motschtdskyi Mandert. (ces Etudes 1852 p. 78), Pla-
tyscelis striatus Motsch., Harmonia buphtlialmus Fisch. &c.;
M. Semenoü' affirme que ces contrées sont extrême-
ment fertiles et que la vigne et les pèches y crois-
sent parfaitement bien, le froid en hiver ne dépassant
pas — 18” Keaurn; — mais vers la ville Aksou on
voit, des grandes Alpes couvertes de neiges éternelles. —
M. Radde séjourna encore un été dans son château
improvisé sur le fl. Amour et où la colonie, qui vient
d’y être établie a reçu, en son honneur, le nom de
Raddovka. Dans une lettre à M. IMénétries (du Août
1858), ce voyageur annonce qu’il vient d’exploiter les
*) Le l'ierophorus basalis, ressemble à noire pentadactylus, mais la base
des ailes et les nervures sont d’un lestacé blanchâtre, avec le plumage
autour un peu grisâtre.
8
montagnes de Boiireïa et qu’il y a trouvé la chenille
du Papilio Maakü, ({ui est toute lisse, de couleur verte,
avec une tête fortement botnbée et un dessein irré-
gulier, formé par des lignes très fines foncées sur
le front; cette chenille, à la manière de celle de
notre Machaon, fait sortir lorsqu’on l’inquiète, une corne
molle et rougcAtre. Elle vit sur le Phyllodendron amu-
rensis et sa chrysalide s’attache aux branches par deux
(ils. Cet observateur ajoute que la Colias aurora ne
se rencontre que sur le rivage, près de l’Amour, où
elle voltige depuis midi, jusqu’à quatre heures, mais
ce sont toujours les mâles qu’on rencontre, qui après
le 20 Juin disparurent entièrement, sans que M.
Radde soit parvenu à observer un accouplement. Sa
lettre est accompagnée du dessein d’une Satumia,
probablement nouvelle et voisine de la Sat. pyre-
torum Boisd., qui paraît vivre dans les forêts de Betula
daurica, un autre desein reproduit la magnifique Saturn.
Artémis Bremer (ces Etudes 1852 p. 64), qui res-
semble beaucoup à la Sat. Itina de l’Amérique et qui
d’après M. Radde ne vole qu’à minuit. La femelle est
encore plus grande que le niAle, caractérisé par M.
Bremer, ayant les ailes inférieures plus larges et moins
sinuées. Parmi les Coléoptères, M. Radde mentionne:
une Saperda noire, avec des bandes transversales blan-
ches, un grand Prionide, un Anoplislus entièrement
rouge, un grand Clytus à élytres traversées par des
bandes. De ÏApoderus lonyiccps Ménétr., M. Radde dit,
qu’à l’approche du danger cet insecte se place de suite
sur les pattes de derrière, relève [iresque verticale-
ment sa tête allongée et dans cette attitude menaçante
attend son ennemi; mais il faut être bien alerte pour
9
le prendre, car il se laisse tomber à terre et on a
grande peine à le chercher dans l’herbe et les feuilles
sèches. — Une autre espèce A'Apoderus, de couleur
toute jaune vit sur les grandes feuilles de la Tilia
Mandschurica et quelques autres sur le Conjlus hetero-
phylliis. Parmi les Buprestides sont cités; une Larnpra
avec des plaques lisses bleuàlrcs sur les élytres, un
Phaenops et quelques Ancylocheira intéressantes. Pour
les Carabiques, il trouva les mêmes espèces que l’année
passée. M. Badde a quitté cette contrée pendant
l’hivers de 1858 et retournera à S:t Petersbourg vers
la fin de l’année courante. Au nombre des voyageurs
russes, qui ont ramassés des insectes sur les rives
du fl. Amour pendant 1858, doit être mentionnée une
Dame, l’épouse do notre Consul au Japon, iMadame
E. Gaschkevitch, qui descendant ce fleuve sur un bateau
à rames, pour se rendre au Japon, a eu l’extrôine
amabilité, do ramasser pour moi des insectes pendant
les haltes qu’on était obligé de faire. M. le Général
Mouraviefl avait fait arranger pour ce voyage un ba-
teau, composé de deux chambres élégamment arran-
gées. — La navigation commença à la fin de Mai et
dura deux mois, pareequ’on était obligé de changer
souvent de rameurs ou bien garder des gens malades,
ne trouvant dans les villages riverains, aucun individu
exempt de fièvre inlermittante. Presque tout les nou-
veaux colons étaient occupés à se construire des mai-
sons et défricher la terre. Enfin M. Gaschkevitch par-
vint à se procurer des rameurs, pour toute la durée
du voyage, parmi les soldats destinés pour Nikolaëvsk.
Mais une nouvelle calamité survint bientôt, ces gens
ne connaissant pas le lit du fleuve, touchaient à tout
10
moment et on était obligé, de perdre quelquefois une
demie journée [)our se remettre à flot. On reçut plus
tard un soi-disant pilote c.à.d. un homme qui avait
déjà une fois navigué sur le fleuve, accompagnant
quatre enfants d’une veuve d’un oflicier, mort à Ni-
kolaiisk et qui retournait en Russie. M;me Gaschkevitscli
profita de ces entraves pour ramasser des insectes,
surtout des petites espèces, qui olTrent beaucoup
d’intérêt et même du nouveau. Outre les Cidndela
spinigera Escli. et G. latescripta m. trouvées précédem-
ment par M. Schrenk, il se trouve une nouvelle espèce,
très voisine de la contorta, que j’ai nommé C. Elisae
en l’honneur de Madame Gaschkevitsch, un Plalylrachelm,
un üemclrias et deux Dromius nouveaux un Tréchiaire
d’un genre nouveaux, que j’ai nommé Derelites resplen-
dem, deux grandes Calosoma, dont une C. aenoa m.
voisine de notre C. sêriceum et l’autre C. cyanescms,
ressemblant à la G. clathralum Kolenati; parmi les
Staphilinites un CreophUus fulvago m., qui se distingue
du maæülosus par sa pubescence rousse; parmi les
Lamellicornes et les Hétérophages il y a peu de
nouveau, mais parmi les Rhynchocephales et les Rra-
chycephales on doit citer: Apoderus rubidus m., Apoderus
maurus m., Apoderus carbonicolor m., Apod. humerosus
rn.. Bhgnchites rugipennis m., Rliynch. dcatricosus m,
Cneorhinus fosmlato-punclalus m., Tanyrhinus tessellatus
m. &c.; pour les Brachycéphales il s’y trouve: Lu-
perodes nigripennis, praeustus, quadrigutlatus m., Argopisles
biplagialus, limbatus et flavüarsis m., tous à forme de
Chüocorus, mais avec les cuisses postérieures renflées
et propres pour sauter; Oreina virgala m., Entomoscelis
nneutalis m., Gastrophysa cyanea m., Colaphus punc-
11
talus 11). Les Stenioxes et Longiconies sont assez
pauv^es, à l’exception d'une niagniüque Lamprodila
(Lanipra) virgata ni., et d’un Clytus sexmaculatus qui
sont inédites. Cette récolte n’est pas moins intéres-
sante pour les autres ordres d’insecis: — Les Or-
thoptères présentent deux espèces de Gomphocerus:
longicomis ni. et barbipes ni., ensuite un genre nouveau
voisin des Podisma, avec le dernier segment de l’ab-
domen élargi et le pygidium en forme de boule, je
l’ai nommé Pmmna viridis; une Panorpa nigrofasciata
m.; trois Pliryganides nouvelles et remarquables par
leur ressemblance avec des espèces de l’Amérique du
Nord: Leptocera radiala m. est très voisine de la Lept.
(lexuosa Haldernan et la Leptocera nivea m. d’un blanc
verdûtrc, de la Lept. 8 maculata Haldernan, une troisième
Leptocera, plus petite et d’un blanc-testacé j'ai nommé
albescens. — Parmi les Hémiptères il y a une Cop-
tosoma bigultata m. très voisine d’une espèce analogue
de Ceylan et de Java, un grand Cimex cuprifer m.,
d’un vert plus ou moins cuivré, Gmex 10 pimctatus
m., Eurydema pulchella m., Alydus niger m ; une Cicade
voisine de la C. tessellata &c. — Nous avons encore
à faire mention de quatre entomologistes russes qui,
en 1858, ont été à l’étranger. IM. le Colonel Radasch-
kovski lit un voyage à Berlin, à Paris et à Londres
où il étudia les riches collections hyménoptèrologiques
de ces musées. Il loue beaucoup celui de Paris, mais
il a été peu satisfait de celui de Berlin ou les mites
et les Anthrènes détériorent les insectes mal déter-
minés, ainsi que les types de Klug et d’Erichson. —
M. le Colonel Manderstjerna visita: Nice, Florence,
Rome, Naples, Paris, l’Allemagne &c. et rapporta un
12
grand nombre de Coléoptères intéressants. A Florence
il a été très agréablement surpris de trouver un musée
d’histoire naturelle, qui, entr’autre, se distingue par l’ordre
et la conservation des objets entomologiques. On y
admire une jolie collection d’insectes de l’Italie, formée
par M. le conservateur du musée; il y existe aussi une
collection d’entomologie appliquée, dont les pièces, qui
ne sont pas susceptibles d’èlre desséchées, sont modelées
en cire. — M. Eversmann a passé un hiver entier en
Algérie, durant lequel le Thermomètre ne baissa pas
au delà de -j- 8” Réaum., les plantes conservaient
leur feuillage, d’autres fleurissaient môme, et cepen-
dant les insectes y étaient généralement peu abon-
dants, surtout les papillons, ce que j’ai également
remarqué en Egypte. Il paraît en général, que l’Afrique
possède un climat plus chaud et plus sec que les
autres parties du monde, ce qui pourrait être la cause
de sa pauvreté en insectes. Un autre entomologiste
de S:t Petersbourg, M. Blessig est de retour de la Nou- ‘
velle Hollande, après une absence de trois ans. Ce fut
surtout à Melbourne qu’il séjourna, et d’où il s’éloigna
dans l’intérieur, à une distance de 50 angl. — La contrée
est généralement assez plate, et la montagne la plus
élevée ne surpasse pas 6,000 pieds. La plaine est
presque dépourvue de forêts, mais les monticules sont
couvertes de grands arbres, si peu serrés, qu’on
peut passer partout en voiture sans difficulté; seule-
ment sur les sommités on rencontre des broussailles,
provenant d’une môme espèce de plante, ce qui donne
à la contrée un aspect monotone et très différent de
nos vues d'Europe. Le fleuve Murray est assez grand
et navigable sur une distance do 1,500 mil. angl.,
13
jusqu’à la ville d’Arban, où commencent les mines
d’or. — Les indigènes, ainsi que les animaux sauvages,
disparaissent de plus en plus, à mesure que la civilisa-
tion avance, parcequ’on leur prend les moyens d’exis-
tance, qui pour les premiers consistent principalement
en mollusques de rivage; seulement les hommes âgés
ont le droit de manger la chair du Casuar; aussi re-
connait-on facilement les campements de ces tribus
nomades, par les grands amas de coquillage qui y
reste. Ces tribus ne comptent souvent pas plus d’une
centaine d’individus. — Les animaux de l’.Australie de-
mandent des grands pâturages, ce qui devient chaque
jour plus reserré et moins abondant. Le Kiingorou,
le Casuar et surtout une espèce d’Outarde ont la chair
excellente et seront bientôt exterminés par les chas-
seur, à l’instar du Dodo et de ces singuliers oiseaux
de la Nouvelle Zélande. — Melbourne est une ville
de plus de 100,000 habitants, possédant une université,
où un émigrant polonais professe riiisloire naturelle.
Il y a aussi une collection d’objets d'histoire naturelle,
mais elle n'est pas encore déballée, pareeque la ville
et l’université s'en disputent la pos.session. M. Blessig
a rapporté une a.ssez riche collection de Coléoptères
et de Lépido[)tères, avec beaucoup d’espèces nouvelles,
qu’il s’occupe de déterminer.
Les excursions aux environs de notre capitale
n’ont pas été négligés par nos entomologistes. M.M.
Ménétries et Sievers ont chassé avec beaucoup de zèle
les Microlépidoptères et trouvé une quantité de nou-
velles espèces pour la faune de S;t Petersbourg. M.
le D;r Iven prit en Mai V Eupisteria picearia sur les
marécages au delà de Stary-Derevnia, couverts de
U
Pinux syheslris rabougris et sur le Ruinis chamemoms
(le la môme localité VAnartha cordigera, qui vole a\C(î
uue vitesse aussi grande que les Sphinx; le Vacciniuni
lUiginosum, sur lequel doit vivre la chenille de cette
dernière noctuélite, ne se rencontre que vers les
bords des marais. — Graphophora subrosea a été re-
trouvée, mais déjà le 15 Juillet, et des autres Lépi-
doptères nouvelles pour la faune de S:t Petersbourg,
M. Iven a découvert: llerminia cribralis, Crambus Lei-
nigiellus et Crambus IJeringiellus , la première et le
dernier à Lakhta et le second à Osinova-Rostcha. —
M. le Capitaine de la garde Paschin découvrit, dans
les alentours de notre ville, la Lycaena C-album et
les Nocùua Havorthii et flexa? — M. Lutsch trouva dans
les environs de Tschekouchi, où il demeure, les
espèces suivantes qui n’avaient pas encore été trou-
vées à S:t Petersbourg: Sesia formiciformis (Juin), No-
ctua sobrîna (Juillet), Caradnna n. Sp. (y^oût), plus
petit et plus svelte que la C. Morpheus, Plusia mi-
crogramma (Juillet), et Dorühea ornataria. — Notre
faune coléoptèrologique a également offert plusieurs
espèces intéressantes: M. le D:r Moravctz a pris
en Juillet sur le bords de la mer, à Oranienbaum,
un Apalochrus femoralis; M. Obert à Ovcina le Tra-
chodes horridus, Acalles ptinoides? Pellis dentala en
grande quantité (&c. M. J. Kouschakevitch trouva
une très jolie variété ? du Peryphus femoralis, de
couleur bleuâtre, qu’il nomma P. genlüis. Enfin moi-
même je pris la véritable Lina haemorhoidalis L.,
qui est plus grande, plus allongé et de couleur plus
bleuâtre que la L. aenea. Elle vit sur le bouleau, et
yaenoa sur l’aune. Je me suis de préférence occupé
15
celle année de petits Hyménoptères et de Procides,
dont j’ai ramassé une grande quantité.
lii séjour sur Ule Ceylau
par
J. ÎVietner.
i.e district de Noura-Ellia et spécialement la vallée
de Pudul-Aya, où je po.ssède une plantation de café,
appartient à la commune de Rarnhodda; c’est un pays
de montagnes, sillonnées de ruisseaux et de cascades
et couvert de forêts, de belles [)rairies, de plantations
do café et de champs de riz. Ces montagnes, au
reste, ne surpassent pas 5,000 pieds de haut, mais
présentent des vues les plus pittoresques. La maison,
que je habile, est située au milieu d'une plantation de
café, à une élévation de 3,880 pieds, sur le bord
d’une vallée assez irrégulière et d’où la vue s’étend
en diH'érentes directions près de 6 — 8 liens anglaises.
Au pied de celle élévation, à 1,500 pieds de distance,
coule, dans une large vallée verdoyante, le Pudul-
Aya ou ruisseau des sangsues. De mes fenêtres on
voit quelques rochers s’élever jusqu’à 5,000 pieds de
haut; à gauche, c.à.d. vers le nord-ouest, s’étendent de
grandes prairies et de riches plantations de café; à
droite, ou ver le sud-est, des forêts épaisses recou-
vrent les montagnes dans le voisinage de Noura-Ellia
et dont plusieures des dernières atteignent la hauteur
de 8,200 pieds, étant les plus hautes sommités de
nie. De ce côté tout est sauvage et boisé, tandisque
16
e’esl tout-à-fait le contraire au côté opposé de l’île.
Quoique située non loin de l’équateur, la contrée que
j’habite présente un climat inconstant et si l’on ne
peut compter sur la stabilité des saisons, les variations
journalières sont encore plus sensibles. Vers le 20
Mai commence la mousson du S.W., avec pluie, qui
ensuite diminue graduellement, pour recommencer de
plus belle vers la fin du mois d’Octobre, où commence
la mousson opposée; la première est, du reste, la plus
violente. Le temps est généralement humide, et le ciel
plus ou moins couvert de nuages depuis la moitié de Mai
jusqu’en Décembre, ensuite il fait sec. La température
journalière varie entre 62*’ et 74*’ Frht. dans l’ombre;
64*’ t. est un temps agréable et durable. Au soleil
il fait une chaleur étouffante, tandis que les matinées
et les nuits sont fraîches, ce ipii m’oblige souvent à
faire du feu dans la chéminée. Dans la contrée, que
j’habite, il ne gèle jamais, et la neige ne se montre
môme pas sur les sommités de file; mais à Noura-Ellia
(6,210 pieds haut) les gelées, pendant la nuit, sont
communes durant la saison sèche. La hauteur moyenne
des eaux de la pluie, atteint de 150 à 200 pouces
par an. Les plantes d’Europe y croissent bien, si on
les cultive avec soin, mais les arbres fruitiers prospè-
rent difficilement. Cette partie de l’île, livrée à la
culture, que depuis deux ans, peut donc être consi-
dérée comme étant, à peu près, dans son état primitif.
Les bôtes féroces, telles que léopards, ours et élé-
phants, ne s’y voient que rarement et sont plutôt con-
finées dans les parties septentrionales et orientales de
l’île: mais en revanche on est très incommodé par
des sangsues terrestres, dont il existe ici, au moins.
17
trois espèces. Pendant le temps sec, elles se tiennent
sous la terre, mais la moindre humidité les fait appa-
raître sur rherbe, dans une I e quantité, qu’on n’a
de moyens de s’en garantir; leur morsure occa-
sionne des enflammations dangereuses, surtout pendant
les chaleurs, et la perte de sang affaiblit les forces
physiques, si necessaires dans les climats chauds.
Les insectes que j’ai envoyés en Europe, pendant
les trois dernières années, ont été tous ramassés, dans
des localités qui, par rapport a leur richesses ento-
mologiques, peuvent être ainsi divisées: les forêts, les
plantations, les prairies élevées et les bords des ruis-
seaux.
1. Les forêts. 11 ne faut point se faire illusion sur
leur développement à Ceylan et nullement les com-
parer avec ces forêts vierges et gigantesques de r.\mé-
rique. Ici, on peut* marcher partout sans obstacle; les
arbres sont en grande partie droits, hauts et grêles
et leur âge ne surpasse pas 2 ou 300 ans. La
raison en est, que l’ile fut autrefois très cultivée et
que les Cingalèses d’alors ne ménagaient nullement
leurs bois. Ces forêts produisent sur moi un senti-
ment mélancolique, étant solitaires, silencieuses, som-
bres, ombragées et humides. Elles sont composées
de préférence d’arbres résineux et à épices. Des fi-
guiers, des lauriers, des muscadiers, des myrtes énormes
ensuite des Di|)terocarpus, Clusiacées, Magnoliacées,
Ebenacées, Sapindacées, Byttneriacées, Myristicacées,
Elaeocarpées et Urticées, qui sont recouvertes ou en-
tourées et ralliées par des plantes grimpantes, telles
que Vilis, Cissus, Entada, Frcycmetia, Pathos, Piper et
de magnifiques Medinilla, et ornées de diverses Orchi-
2
18
dées et fougères parasites. Les plus grands arbres
appartiennent au genre Doona; leur tronc atteint le
diamètre de nos plus gros chênes avec une hauteur
au moins du double. Les arbres de moindre dimen-
sions sont des Euphorbiacées, de nombreux Acanthacées,
de. quelques palmiers des genres: Calamiis et Areca,
ensuite d'Aeclyotis, Polygala, Pandams, de cannelliers et
de plusieurs fougères arboressantes. Sur la lisière des
forêts et dans les clairières apparaissent des Acacia,
Inya, Gnidia, Musa, Memecylon, Collicarpa, Murraya,
Flacourlia, Rubus, Solarium et rliverses composées.
Une grande diversité offrent les buissons, qui ci'ois-
sent de préférence sur les bords des ruisseaux et des
endroits humides Là, on voit en abondance des
Scitarninées, Aroidées, Balsaminées (dont une espèce
couvre ordinairement tout le bord d’un ruisseau), Ru-
biacées (Hedyotis, Acranthera), Cyrtandracées (Klugia,
Chirita, Aeschynanthus) , Labiatées, Acanthacées et fou-
gères, depuis l’ancien Angiopteris jusqu’aux Lycopedia-
cées et la UymenophiUea mousseuse. Parmi ces plantes
se montrent souvent des Christisonées (Orobancha) à
couleurs des plus éclatantes, des champignons de formes
les plus grotesques, comme par exemple l’Aseroe' pen-
taciina et autres non moins curieuses.
La faune de ces forêts est très pauvre, compara-
tivement aux plantes, même pour ce qui regarde les
insectes En frappant les branches, on obtient de petits
Rhynchocephales, Elaterides, Cyphonides, Scymnus,
Serica et quantité de petites Cicadelles, les plus variées
en forme et en couleurs. Sur les bords des forêts
et des sentiers, les insectes se montrent plus nombreux,
surtout en Ernophages, tels que les magnifiques Colas-
19
pides, Eumolpides, Cassides, qui habitent ici presqu’ex-
clusivement les espèces d'Argyreia; ensuite des Tri-
condyla, des Cistclines, un grand nombre de Diptères,
avec deux espèces de ces singuliers Diopsis à tète
excessivement élargie, beaucoup de Tripetes bigarrées
et des Tipulaires à pattes énormément longues. Parmi
les Orthoptères il y a principalement des Mantides,
des Pbasmides et des Gryllides; parmi les Neuroptères
un grande quantité de Phryganides et Psocides, en-
tre autres un Dilar magnifique à antennes pectinées
auquel M. llagen à KOnigsberg a bien voulu attacher
mon nom. — Les Hyménoptères offrent également
plusieurs formes intéressantes. — Dans les vieux troncs
d’arbres tombés se rencontrent, plusieurs carabiques et
Curculionites intéressants, comme p. ex. le genre Sto-
monaxus Motsch., le genre Cerobates SchOnh. &c., en-
suite un grand (% pouce) Leptochiriis en grand nombre;
sous ces troncs: des Helluodes, des Euplynes &c.
Les champignons présentent peu de choses intéres-
santes, à l’exception de quelques Scaphidiles. —
La chasse au tamis est assez avantageuse dans ces
forêts, et donne un bon nombre des petits Braché-
lytres, des Psélaphides, des Scydniaenides, des Tri-
choptiliens, &c.
2. Les plantations de Café. La [iremière opéra-
tion consiste à abattre la forêt, et brêler ensuite les
branches et les broussailles, tandis-que les grands
troncs restent et pourrissent au bout de quelques an-
nées. Sous l’écorce de ces arbres abattus, e.t après
qu’ils sont restés un certain temps exposés à l’influence
de l’air, on rencontre en abondance des petits Staphi-
linites, Nitidulines et Lebiades, groupe plus richement
représenté que les autres Carabiques, quelques Bren-
tides; mais par contre on n’y rencontre pas ces beaux
Antribides qui sont propres aux prairies de l’île. On
trouve richement représentés les Passales, Bostrichides,
Tenebrionides, Bolitophages, avec l’intéressant Enotio-
plioms veslitus Westw. dont le mâle a le front élargi
comme les Tapeina, les llelopides, Erotylides, Eumor-
phides, ensuite une grande quantité de Blattes et
d’x\chetes. — Ces troncs pourris sont souvent entière-
ment couverts d’un champignon mangeable, le Scliizo-
phyllum commune Fries, mais qui ne paraît nourrir au-
cun insecte; la partie des troncs coupés restée en
terre, est souvent habitée par des Lucanides, des Lon-
gicornes, par deux magnifiques Campsosternus, deux
Mous &c. Pendant la saison de sécheresse on voit
voler le soir dans les plantages, un grand nombre des
Mélolonthides, depuis les gros Leucopholis jusqu’aux
plus petites Sericaires. — Dans les buissons, restés
çà et là, la nuit brillent beaucoup de Lampyrides,
surtout une très grande espèce grise (Lamprîijera
Motsch.), qui apparaît depuis le mois de Juin jus-
qu’en Août; une autre, plus petite, aussi grise mais
avec le corselet roux, ne vient qu’en Septembre et
Octobre; enfin l’intéressante Aslrolarnpis peelmata m.,
qui n’a pas l’anus phosphorescent, mais dont la lumière
apparaît sur les côtés à travers les segments abdo-
minaux. Les Téléphorides et Lycoides, ainsi que les
Orthoptères, ITymenoptères, Diptères et Neuroptères,
se tiennent sur les herbes et les fleurs, surtout vers
la lisière des forêts. Près des ruisseaux, il y a beau-
coup de Libellulines, mais ni Myrmelionides, ni Man-
tispides, qui sont propres à des hauteurs moindres.
21
Los Cétoines et les Biiprestides sont moins communes,
mais en revanche il y a en Mars et en x\vril pres-
qii'à chaque |)as des Popüia et une Anisopliairc très
petite. Môme sur les supports en bois et les balcons
(le la maison on rencontre dilTérents ïérédiles, des
Ptinioros, entr’autrcs la singulière Mijrmecospectra Niet-
neri Motsch., qui court très vite sur le bois en con-
struction; — des Mélyrides, comme le Carphurus m-
hrwcnlris MotscJi., (]ui probablement y cherche les
larves des dilTérentes guêpes logées dans les poutres
de la Varanda.
Dans le fumier on rencontre, comme partout, des
Onlhophagus, Aphodius, Hisler, Sphaeridium &c., mais
pas de Ateuckus, de Gymnopleurus, qui ne sont propres
qu’à la plaine.
Le soir à la lumière, je n’ai pris que fort peu
d’inséctes, tandis qu’à Colomba c’était ma récolte la
plus lucrative. Quelques Noctuélites, Phryganides, un
grand Orthogonhis, quelquefois un essain de Termites,
plus rarement des Lampyrides, Ilydrocanthares, Hétéro-
mères; une fois je pris deux exemplaires du Cerap-
iems latipes; voilà toute ma récolte à la lumière.
3. Les prairies élevées. Ce sont des formes toutes
particulières, propres à toutes les régions tropicales
des Indes, mais il faut bien se garder de les comparer
avec les prairies alpines de l’Europe; — celles-là
sont incultes, monotones, et durant la saison humide,
couvertes de sangsues. — Ces prairies sont presqu’ex-
clusivement garnies de buissons d’une hauteur de 6 à
8 pieds; ce sont des Andropogon odorifères, Schoenan-
thm et notre fougère cosmopolite la Pteris aquilina.
Deux arbres sont caractéristiques pour ces plateaux
22
élevés: Cai-ya arhüiea et Emblica offidnalis; on y ad-
mire aussi plusieurs fleurs magnifiques, telles que:
Exacum grandiflorurn , Ipsea speciosa, Salyrium nepalense
(deux Orchidées), Gnaphalium, Peclicularis &c. La faune
entomologiqiie est également uniforme cl consiste de
préférence en araignées, moustiques. Orthoptères &c.,
mais on y rencontre très peu de Coléoptères. Quel-
ques Bmehus, Aphanistmis et Cryptocep/iales sont tout
ce qu’on [irend au filet. En NovemUre et Décembre
il apparaît une Epicauta noire avec la tète rouge, et
pendant les quatre mois suivants une Celoine, une
Hoplia et un Curculionite vert, tous les trois en abon-
dance, il est vrai. La découverte la plus curieuse
dans ces contrées peu hospitalières, fut un Stylopide
nouveau (Myrmecolax Nietneri Westvv.) qui vit en para-
site sur une fourmi. Ensuite on y rencontre une sin-
gulière Planaria terrestre avec la tête dilatée latérale-
ment, que M. VValter-Elliot a décrite sous le nom de
Planaria lunata dans le Madras Journal of Lilerature
and Science. Pendant cette saison on brûle ces prairies,
ce qui remplit l’air de fumée.
4. Les ruisseaux, contiennent quelques Elmides,
entre autres le joli Ancyronyx quadriplagiatus Molsch. et
quantité de Libellulides dans un état non développé.
Des Porrorhynclius et autres grands Gyrinides sillon-
nent l’eau, et les bords escarpés et pierreux offrent
la belle Euphaea splendens Uagen, beaucoup de Phry-
ganides et un grand Tetrix noir. Ces endroits calmes,
avec leur eau limpide et fraîche, à fond sablonneux,
ombragés par une végétation opulente, qui forme sou-
vent une voûte de verdure, présentent des vues les
plus ravissantes.
Il nie reste encore à mentionner les Termites et
les fourmis. Sur les montagnes elles sont peu nom-
br euses et les trois espèces de Termites, que j’y ai
rencontrées, habitent la terre, ne formant que des
sociétées assez pauvres, logées dans des construc-
tions coniques. Dans les nids de la plus grande
espèce se rencontre cependant la Teitnidonia laminata
Motsch., qui est de grande taille, et quelques autres
petits Staphilinites Dans les environs de Colombo,
les Termites sont plus fréquents et on trouve aussi
bien plus de Staphilinites, ainsi que la larve d’un
Mélolonthide. Dans les nids d’une Termite noire qui
habite les arbres, j’ai trouvé souvent la chenille d'un
papillon (Pyralide?); dans celles des fourmis je n’ai
vu qu’un petit carabique et un Oniscide.
En résumé, on voit que les formes générales des
productions de l’île, rappellent, sans contredit, celles des
contrées moins méridionales, mais en les examinant
plus attentivement, on s’apperçoit bientôt, que ce sont
des genres dilTérents. La faune des montagnes diffère
surtout de celle des pays plats et chauds, quoiqu’on
y rencontre aussi des espèces identiques. Je trouve
donc cette contrée pauvre en produits cntomologiques
comparativement avec le S.W. do l’île, c.à.d. la partie
la plus chaude et la plus humide, ou je chassai
précédemment; il est vrai que les endroits acci-
dentés présentent plus de variétés que la plaine,
mais en général ces contrées n’offrent ni le nombre,
ni la beauté des localités basses. A Colombo, par
exemple, je pouvais facilement prendre, le soir à la
24
lumière, de 60 à 70 insectes, ici c’est loin d’atteindre
ce nombre. En général, il ne faut pas croire, ainsi
que le pensent certains entornologues de cabinet, que les
insectes n’attendent que le collecteur; au contraire,
pour se former une collection intéressante, il y faut
beaucoup chercher et beaucoup courir, ce qui n’est
pas facile par un climat si chaud, surtout quand on
est absorbé par d’autres occupations, qui vous obligent
à rester sur une môme place.
La totalité de mes récoltes entornologiques a été
expédiée, depuis plusieurs années en Europe: soit au
musée de Derlin, soit à M. Dohrn à Stettin, et les
petites espèces à M. Motschulsky à S:t Pétersbourg &c.
Une très riche collection de Brachélytres, composée
de 200 à 300 espèces, à été envoyée gratis à M.
Kraatz, à la condition de les décrire aussitôt, mais
voici bien des années d’écoulées, sans que ce Monsieur
ait rempli sa promesse, à l’exception d’une douzaine
de Termitophiles, qu’il a publiés dans la Linnaea
entomologica en 1857. — Les Neuroptères se trou-
vent en totalité dans les mains de M. le D:r Hagen à
KOnigsberg, qui s’occupe à dresser le premier fasci-
cule d’une Faune neuroptèrologique de l’île de Ceylan.
— Enfin j’ai communiqué à M. le professeur Lôw, une
jolie collection de Diptères.
II. Entomologie spéciale.
Insectes des Indes orientales, et de contrées analogues
par
V. de Motsehulsity.
2:(le Série.
COLÉOPTÈRES.
Carabiqües.
Gicindela rediicta, elongnta, suhparallela, postice rotmi-
data, sei-rafa, depi'ensa, snbnitida, viridi-aenea, elytris subti-
liter granulatis, interstitiis jfU’i'pureo-tessellatis, limula hume-
rali apicalique inversa, fascia media abrupte sinuata margi-
neque lato albis; lateribus snbtus femoribusque albo-tdllosis ;
caqnte rotundato, fronte strigato, oculis magnis, prominuUsj
thorace subquadrato, rvgoso, lateribxis rejlexis, postice leviter
angustatis; scutelk triangulari, medio transversim strigoso,
limbo rugoso- labro transverso, unidentato. Long. 4 I. —
lat. I Va 1.
Par sa forme allongée et parallèle cette espèce
rappelle un peu les Cylindrostoma biramosa et quadrili-
neala F., mais son labre unidenté la place parmi les
véritables Cicindela. D’un autre côté la partie rebordée
de son corselet présente quelque ressemblance avec
les Lophyra, qui ont un labre tridenté. De l’intérieur
des Indes orientales.
Tricondyla .Metnerl, elongata, subconica, nitida, metallica,
nigro-vindi-aenea, femoribus tibiisque mifo-testaceis, capite
magno, laevigato, fere nigro; thorace antice coarctato, cylin-
drico, transversim subrugato, postice conico, dilatato, laevi-
2(i
gato, in medio Ihiea suhpnnctata, longitudinaliter snbtiUsshne
impregso', elytris claviformibus dilutatis, imtire grosso punc-
tatis, postice fere glabrls, apice subtruncatis. Long. 4 1. —
lat. 73 1-
Une des plus petites espèces du genre, de forme
très grêle, qui se distingue de toutes les autres par
son corselet extrêmement rétréci vers la tête comme
chez les Casnonia, ce qui rend la tête plus apparente;
cette dernière est convexe, peu excavée sur le front
entre les yeux, ceux-ci moins saillants; labre fai-
blement tridenté; antennes très grêles, le 5:ième article
le plus long de tous.
Cette jolie Tricondyla habite les montagnes Noura-
Ellia sur l’ile Ceylan, où elle se tient sur les buissons
dans les forêts. Une des intéressantes découvertes de
M. Nietner, auquel je me fais un plaisir de la dédier.
Tetragonica Motsch. n. g.
Elytres tronquées et sinuées à l’extrémité; abdomen
à dernier segment découvert et largement tronqué. —
Dessous des tarses antérieurs chez le mâle, simple-
ment velu, sans squammules; quatrième article très
fortement bilobé dans les deux sexes, à toutes les
pattes; les trois premiers articles non dilatés chez le
mâle; 5:ième article peloté au devant des crochets,
qui sont fortement pectinés.
Echancrure des jambes antérieures épaissement
couverte d’une rangée de longs poils très serrés.
Paraglosses soudées avec la languette, qu’elles
dépassent un peu en longueur, mais ne se rapprochent
pas, étant ovalaires et a.ssez larges.
Maxilles cornées, bilobées, lobe interne crochu
et garni intérieurement de forts cils épars ou épines,
27
comme chez les Hexagonia et les Gicindelites; lobe ex-
terne inerme, arrondi.
Mandibules triangulairement crochues, inermes.
Labre faiblement transversal, presque tronqué en avant.
Menton largement bisinué, formant une dent ob-
tuse au milieu.
Palpes à dernier article allongé, aminci et acu-
miné vers l’extrémité.
Antennes filiformes, un peu ciliées, l:ier art. gros
et le plus long de tous, 2:d court, 3:ième deux fois
plus long que le 2:d, 4:ième et suivants un peu plus
longs que le 3;ième.
Tête triangulaire rétrécie, à col distinct; yeux mé-
diocrement saillants.
Prothorax carré, tronqué et presque plus large
postérieurement qu’en avant, avec les angles posté-
rieurs un peu déhiscents et très saillants.
Ailes propres au vol.
Elytres deux fois plus larges que le corselet, al-
longées, presque droites sur les côtés, et un peu élar-
gies vers l’extrémité, qui est tronquée et sinuée; elles
sont profondément striées, sans points imprimés; les
intervalles convexes.
Chez le mâle, l’abdomen présente un segment de
plus que chez la femelle, dont l’avant dernier est
échancré au milieu chez le premier, tandis qu’il est
simple chez la femelle.
Ce nouveau genre est très remarquable par les
anomalies qu’il présente dans ses caractères, ce qui
prouve combien les caractères des groupes et des fa-
milles, proposés par MM. Lacordaire et Schaum, sont
peu logiques. Ayant la forme des .Anchoménides, on
croirait avoir devant soi un petit Abropus, mais les
élytres largement tronquées l’en éloignent de suite; puis
les crochets des tarses l'ortement pectines, les para-
glosses soudés avec la languette le rattachent évidem-
ment aux Lebiades, desquelles il diffère par les tarses
non squamuleux chez le mâle, le corselet carré à
angles postérieurs saillants, les élytres fortement striées
etc. Si l’on prend en considération la manière de vivre
sur les arl)rcs, comme c’est le cas avec les Dyscohis,
Onyplmjgia et les Abropus, il serait plus rationnel de
les placer dans le voisinage des Lebiades, et alors les
genres Euplines, Scalidion et Tetragonia constitueraient
un passage plus naturel, plutôt que de les placer dans
les Anchoménides qui vivent tout autrement.
Tetra^onica fusca, alata, nitida, suhdepressa, elongata, po-
stice suhdilatata, truncata, nigro-fusca; corpore suhtus rufes-
cente, ore, palpis, antennis, thoracis elytrorumgue margine
exteriori pe.dibusgue testaceis; capite lævigato, elongato-trian-
gulare, clypjeo longitudinaliter tricarinidato, fronte lateraUfer
ad omlos utrinque profunde impressoj thorace capite non
latiori, quadrato, postice subdilatato, medio linea longitudinaU
impressa, transversim rngulosa, laterihus subre/lexis, angulis
posticis fere rectis, distincte prominulis; elytris thorace dnpdo
latioribus, suhp>arallelis aqnce late truncatis, utrinque subsi-
nuatis, profundo striatis, striis impu7ictatis , inter stitiis con-
vexis, 3:o bifoveolato. Long, l'/a — 1^4 h — hit. % — 73 h
Cette espèce ressemble un peu à notre Droinius
agüis, mais sa forme est plus courte, la taille du double
plus petite, et son corselet petit, carré, à côtés laté-
raux droits, avec les angles postérieurs très saillants,
ce qui le rend plus large en arrière qu’en avant, la
font facilement reconnaître.
Des montagnes de Noura-Ellia sur l’ile Ceylan, où
elle a été prise en assez grand nombre par M. Nietner.
29
Pentagoiiica (ransparipes, agitera, suhconvexa, eloiujata,
prtrallela, fnsco-niçjra , ore, antennarum articulo primo tho-
raceque rufo-tentacnis, elytrimim limho exterion pedihusque
dilate testaceis, fere tramparentibns ; capite triangulare, mb-
opaco, antice inter antennas arcuatim elevato, nitido, fronte
ad oculos utrinque pi'ofundo impresso; oculis magnis jjromi-
nulis, antennia crassiusculis; thorace capitis latitiidine, sab-
convexus, subojyacas, postice constrieto, ahrnpte cordifoi-me,
anguntato, medio linea longitudinale, ad banin transvershn im-
qiresso, antice truncato, rotnndato, angulia ponticia rectis, late-
ribns postice arcuatim excicis; elytris thorace duplo latioribus,
capite cum thorace conjuncto paulo longioribus, nitidis, apice
Icvîter tmncatis, profundo punctato- striatis, foveolis nullis;
femoribus anticis dilatatis, intus depressis, transqjarentibus.
Long, ly, — 173 1. - lat. % — V* 1.
Voisine de la Pentag ruficollis Schmidt GObel, du
Birma, mais presque moitié plus petite et remarquable
par les cuisses antérieures, qui se dilatent intérieure-
ment en forme de lamelle transparente. Une des nom-
breuses découvertes de M. Nietner sur les montagnes
de Noura-Ellia de l’ile de Ceylan.
Aux Penlayonica et Hexagonica se rattache un genre
Allocola m., très remarquable, qui habite les parties
tropicales des Indes orientales, et qui paraît avoir
beaucoup de ressemblance avec le genre Scalidion de
Schmidt Gobcl. Col. Birman, p. 63, mais qui présente
les différences suivantes: dernier article des palpes
maxillaires et labiaux tronqué obliquement à l’extré-
milé; labre fortement transversal, tronqué en avant et
ne cachant pas les mandibules qui sont triangulaires
et aiguës; antennes assez grosses, comme ches les
Brachynites, avec les articles intermédiaires de teinte
foncée, comme chez ces derniers; le l:ier article est le
plus gros et le plus long de tous, le 2:d plus court
30
que la moitié du l:ier, et réuni au 3:ième d’égale lon-
gueur avec ce dernier, les suivants un peu plus courts
que le 3:ième et à peu-près égaux, à l’exception du
ll:ième chez la femelle (?), où il est très court, sphé-
rique en forme de bouton; chez le mâle il est allongé,
ovalaire comme les précédents. Cette forme ne se
rencontre chez aucun Carabique connu jusqu’ à pré-
sent et rappelle les Blaps. Ce qui me décide à croire
que c’est une femelle, c’est l’abdomen qui n’a que 4
segments, dont le dernier est largement tronqué, tandis
qu’il y en a 5 chez l’autre sexe, avec le dernier
échancré au milieu et impressionné obliquement de
chaque côté. Prothorax pas plus large que la tête,
sensiblement cordiforme, mais pas transversal, tronqué,
postérieurement, où les angles sont saillants et tous
les côtés rebordés. Ailes propres au vol. Elytres
tronquées postérieurement, sans pointes aiguGs aux
angles de la troncature. Stries ponctuées, profon-
des, intervalles planes, sur le 3;ième près de la 2:de
strie, sur le 5:ième près de 5:ième et sur le 7:ième,
on voit 5 à 6 fovéoles imprimées. Dessous des tarses
simplement poilu, sans squammules papilleuses visibles.
Le reste comme chez les Scalidion. Je ne connais
qu’une seule espèce, l’AUocota viridipennis, qui a la tète,
le corselet et une partie des antennes et des pattes
rousses, les élyties d’un vert doré luisant, surtout vers
les côtés latéraux et le dessous du corps; les cuisses,
les jambes et les articles intermédiaires des antennes
plus ou moins noirâtres. La forme générale rappelle
beaucoup la figure de la Heæagonia Kirbyi dans la
Faunula Birmamiæ de M. Schmidt Gobel, mais le cor-
selet est plus large, postérieurement, les élytres tron-
31
quées presqu’en arc et la taille est un peu plus petite,
plus aplatie, les crochets des tarses fortement pecti-
nés etc. Je crois qu’il vient de l’intérieur de l’île de
Java.
Un autre genre Parena in. également très voisin,
provenant des Indes orientales, offre aussi quelques
caractères des Scalidion, mais s'en diffère principalement
par son menton, sans dent obtuse au milieu de l’é-
chancrure. Languette allongée, un peu hilobée à l’ex-
trémité. Labre carré, recourvant en grande partie les
mandibules. Antennes fortes, mais pas plus longues
(|ue la tète et le corselet réunis; Lier article plus
long que les suivants, assez robuste; 2:d plus étroit et
presque trois fois plus court que le I:ier; 3:ième un
peu plus long que le 2:d, lequel, réuni avec ce der-
nier, est de la longueur du Lier; 4:ième plus court
que le 2:d, conique et lisse comme les trois précé-
dents; 5 — 10 à peine plus longs que le 4:ième, mais
plus larges, ovalaires et velus; lla'èrne de la longueur
du 3:ième, ovalaire et acuminé à l’extrémité. Yeux
assez saillants. Corselet un peu transversal, rebordé
sur les cotés, assez fortement en coeur, avec les angles
postérieurs obtus et coupés obliquement en arc; base
tronquée sans prolongement postérieur. Ecusson petit,
triangulaire. Elytres plus larges que le corselet, un
peu élargies postérieurement, où elles sont tronquées
en arc sans sinuosité sensible, mais laissant un seg-
ment de l’abdomen à découvert; elles sont régulière-
ment striées, les stries finement ponctuées, les points
très serrés, les intervalles convexes; sur la 2:de strie
il y a une fovéole imprimée, placée postérieurement
vers les trois quarts, et une autre antérieurement sur
33
la 3:ième strie, vers le tiers de la longueur des ély-
tres. Tout le corps et lisse tant en dessus qu’en des-
sous. Chez le mâle, le seul sexe que je possède, les
tarses anterieurs sont dilatés, à articles triangulaires,
dont le l:ier et le 2:d sont aussi longs que larges, le
3:ième transversal et presque bilobé, le 4:iônie for-
tement bifide et le 5:ième le plus long de tous, avec
les crochets larges et fortement pectines. Dernier seg-
ment de l’abdomen largement tronqué, avec une petite
carène sur le milieu du bord postérieur. La seule
espèce connue est la Parena bicolor m., qui par sa
taille, sa forme et les couleurs luisantes, rappelle beau-
coup notre Lamprias chlorocephala, mais la tète et tout
le dessous du corps, les pattes et la partie rebordée
des élytres sont d’un testacé roussùtre comme le cor-
selet. Elle vient de Java.
Je n’ai pu, chez mon exemplaire, examiner les
paraglosses, mais par le reste des caractères cet in-
secte constitue un passage tellement naturel des vrais
Lebia aux Euplynes, qu’il est très probable que l’opinion
de M. Schaum, qui veut exclure ces derniers des Lé-
biaires pour les placer auprès des Dijscolus, est trop
hasardée; — d’autant plus, que je possède un autre genre
nouveau, très voisin de la Mènera quadridens m., qui
paraît être l’insecte sans nom, représenté par M. Schmidi
Goebel dans sa Faun. Birman, sur pl. Il fig. 7, qui
offre des paraglosses très petites et libres et l’extré-
mité des élytres fortement sinuée sur les côtés, comme
tronquée et ne recouvrant, par conséquent, pas l’ab-
domen, mais qui a la suture prolongée en arrière et
armée de quatre petites épines bien apparentes. Les
crochets des tarses sont fortement unidentés; menton
33
avec une simple dent aigu(5 au milieu, dernier article
des palpes long et fusiforme; labre carré, mandibules
avancées, saillantes. La forme de l’insecte est plus
allongée que chez CEuplynes cyam'pennis, mais avec les
mômes couleurs, à l’exception de la tôte et des ge-
noux, qui sont brun Aires. Tout le dessus et le des-
sous du corps sont luisants sans ponctuation, les stries
sur les élytres fortes et peu distinctement ponctuées,
les intervalles planes. — Mon exemplaire vient de Java.
— Je possède en outre une seconde espèce d’Euplynes,
l’Eu. bispinus m., qui est de la môme couleur, mais
un peu plus petit que tEupl. cyanipennis, avec le cor-
selet plus étroit, le métathorax et l’abdomen noirs.
Chez cette espèce les élytres recouvrent complètement
l’abdomen, quoiqu’elles sont fortement sinuées de chaque
côté et la suture prolongée en deux petites épines
distinctes; — ce ([ui n’a pas lieu chez l'Eupl. cyani-
pennis, où le dernier segment de l’abdomen est tou-
jours à découvert. — Je crois donc (jue les genres
Evphynes et Mènera, s’il fallait les séparer des Lebiades,
devraient prendre place dans les Péricalides à côté des
Coptodera et non dans les Anchomenides à côte des
Dyscolus, comme le veut M. Schaurn.
Cnilislus littoralis Nietner, alatus, ovntus, punctafissirmis,
snpra opacus, niye.r, ore, antennamm hast, elytrorum fasciis
transversis ad suturam ohliqids, maryine toto, puncto apicali
pediLiisqm albo-teaiaceis ; thorace, scutello, elytrorum macula
sutu.rali apice non attinyente pectoreque medio pdus minuHve
rubro-testaceis ; capite supra subeyaneo, yrosso punctato; tho-
race capite latiore, valde cordato, depresso, crehre punctato;
elytris velutino puberulis, distincte striatis, truncatis; corpore
subtus subnitido yeniculisque nigns. Long. 2 1. — lat. 1 I.
3
34
Cel insecte ressemble au premier abord à notre
Callistîis lunatus, mais, outre qu’il est d’une taille moitié
plus petite, il présente les pattes testacées. — Dé-
couvert par M. Nietner, aux environs de Madarà sur
le continent Indien, où il se plaisait sur les bords des
eaux.
Stomonaxus Motscb. n. g.
Panagaéide, à palpes labiaux allongés avec le der-
nier article en massue tronquée, nullement dilaté en
hache; les tarses antérieurs chez le mâle (?) faible-
ment dilatés et garnis simplement de longs poils en
dessous. Les antennes sont à peine plus longues que
la tête et le corselet réunis, avec le Lier article gros
mais court, le 3:ième le plus long de tous, 5 — 11 dé-
primés, ovalaires et fortement poilus. Les mandibules
sont faiblement unidentées, longues, dépassant sensible-
ment la lèvre supérieure, qui est trausver.sale, un peu
arrondie et sinuée en avant; les maxilles simples, al-
longées, aigués et armées chacune en dedans de quatre
longues épines; languette carrée, découpée sur chaque
côté, convexeiuent arrondie en avant, avec les angles
antérieurs saillants et deux longs poils au milieu; pa-
raglosses très petites, subeiliformes, beaucoup plus
courtes que la languette, à la base de laquelle elles
sont soudées; menton largement bisinué, formant ainsi
une dent obtuse au milieu et présentant une petite
saillie spiniforme au bout de chaque aile latéral. — Tar-
ses antérieurs, chez le mâle (?), à peine plus larges
que chez la femelle, garnis en dessous latéralement
de deux rangées de longs poils; crochets allongés,
simples. Les épimères sont très étroites et n’atteig-
nent pas l’insertion des cuisses intermédiaires.
Stomoiiaxus sculptipennis Nietner, alatus, elongato-ova-
tus, convexiusculus, nitidus, niger, ore, palpis, antennis pedi-
husque rufo-testaceis; capite elongato-triangulare, glahro, inter
oculos utrinque longitudlnaliter sulcato, tran.wersim büm-
presso; mandibiilis excertis, elongatis, fere rectis; oculis me-
diorris, pi’ominulis ; thorace capite latiore, siibtransverso, im-
punctato, mbconvexo, antice tmncato, medio longitudinaliter
profundo trisnlcato, sulcis antice abbreviatis, lateribus margi-
natis, subrejlexis, longitudinaliter impreshis, arcuatis, postice
subcordatiSf angulis anticis mbrotimdatis, j)Osticis rectis, apice
acutis; scutello triangulare, vix distincto; elytris thorace la-
tioribus, breviter ovatis, lateraliter subparallelis, subconvexis,
profunde crenato-sulcatis, interstitiis impunctatis; corpore
s^ibtus laive, lateribus sparsim grosso punctatis. Long. 2 '/a 1.
— lat. 1 1.
Au premier abord on prendrait cet insecte pour
une Drimostoma, mais la forme de son menton, de sa
languette, ses mandibules avancées, ses tarses peu di-
latés chez le mAle, sans sqiiamules en dessous, et ses
antennes plus déprimées, le distinguent suflisamment
pour constituer un genre particulier, que l’on placerait
dans les Panagaéides. — De ces derniers, les Stomo-
naxus se distinguent principalement par leur tête plus
allongée, moins rétrécie postérieurement et le dernier
article des palpes labiaux en massue tronquée. Une
des nombreuses découvertes de M. Nietner dans les
forêts des monts Noura-Ellia sur l’île de Ceylan, ou
l’insecte vit dans l’intérieur des arbres pourris en so-
ciété avec les Cerobales et les Rhyzodcs.
Une seconde espèce du même genre se ren-
contre sur le continent Indien du côté de Tranquebar,
et se distingue de la première par une taille presque
deux fois plus considérable, son corselet sans sillon
médian, qui y est remiplacé par une ligne imprimée
qui traverse le corselet dans toute sa longueur, par
les sillons de chaque côté plus parallèles et qui n’at-
teignent pas la moitié de sa longueur; enfin par les
élytres plus largc's, plus ovalaires, simplement striées
par des stries profondes, fmcmcnt ponctués; leur ex-
trémité paraît un peu roussâtre; les côtés latéraux du
dessous du corps sont très finement ruguleux. J’ai
nommée cette espèce Stornonaxus orienlalis.
Agonodiurax ceylonicus, alatns, elovgatua, suhparallelus ,
siibconvexiis , nitidus, niger, mandihulis, coxh articulhgue
farsorum hasi plus mimisve {nfmcntis; copite elongato-trian-
qulari, glabro, inter oculos hifoveolato , antice leviter hüm-
presso; oeuUs magnis; tliorace capite pa?do latiore, trans-
verso, suhtiliter transversim strignloso, antice truncato, postice
subcordato, angulis posticis distinctis, oblique truncatis, ele-
vatis, lateribus arcuatis, auguste rejleæis, antice utrinqne seta
longissiina; scidello mimito, triangnlari, glabro; ehjtris con-
vexis, oblongo-ovatis, obsolète striatis, striis impunctatis, ver-
sus suturam profundiore impressis, interstitiis planiusculis,
3:o leviter hifoveolato; corpore subtus fere glabro, ubdominis
lateribus subtilissime strigulosis. Long. 2 '/a — 2 '/a 1. — lat.
Va-1 1-
Il a la taille et la forme de notre Agonolh. qua-
dripunclaliis, mais ses élytres sont un peu plus con-
vexes, plus luisantes et sans ces grandes fovéoles im-
primées qu’on voit sur celui-ci. Le dessous des tar-
ses, chez le môle, est garni de larges papilles blan-
châtres, qui le font paraître presque spongieux. Il est
commun sur les montagnes de Noura-Ellia de l’île de
Ceylan, d’où il m’a été envoyé par M. Nietner.
A la p. 258 de la »Naturgeschichte der Insecten
üeufsclüands^^ M. Schaum dit que la Sericoda bembidioi-
des Kirby ne se distingue presque pas de notre Ago-
nolh. 4-punctatus; ce qui prouve qu’il ne connaît pas
37
l’insecte de Kirby. Il est probable que M. Schaum a
pris l’ Agonothorax octocolus Cliaiul. [)Our cet insecte, car
ce dernier est ellectivenient très voisin de notre Agonolh.
4-punctalus; — c’est aussi une preuve de la transition
naturelle des Droniiides aux Anclionienides. M. Lacor-
daire (llist. natur. T. p. 124) cite des Scricoda et des
Itligtükrus à écliancrure sans dent médiane: nous ne
connaissons pas de telles espèces, car chez les nôtres
on distiui^ue une dent qui est môme très apparente.
Nestra Motsch. Bull, de Mosc. 1851. p. 28. N. 138.
Trécliien, à ôlylres sans stries, luisantes, et recou-
vertes de [)etits points imprimes peu serrés. Antennes
un peu plus longues que la tôle et le corselet réunis,
déprimées et un peu élargies vers l’extrémité, 3:iènie
article un peu plus court que le 2:d, celui-ci moitié
plus court et plus étroit que le l:ier qui est le plus
gros et le plus long de tous; vient ensuite le 4:ièine
qui est presqu’aussi long que le 2:d et le 3:iôme réu-
nis, le 5:ième ovalaire, les 0 — 10 presque carrés et
devenant, plus courts à mesure qu ils s approchent
du ll:ième qui est en oval un peu atténue. Palpes
allongés, avancés, avec le dernier article sécuriforme
et le 2:d élargi chez les maxillaires. Maxilles faible-
ment arquées, garnies de poils sur la face interne et
terminées par un crocliet; I inférieure conq)osée de
deux articles. Languette libre, cornée, rétrécie posté-
rieurement, bidentée en avant, avec deux longs poils,
qui sortent des extrémités des dentelures. Paraglosses
triangulaires, av^ancees et im[)lantées sur 1 extrémité des
côtés latéraux de la languette. Mandibules avancées,
saillantes, presque droites et courbées à l’extrémité,
qui est aiguë, sans dentelures. Labre transversal, un
38
peu atténué et arrondi sur les côtés, sinué en avant,
avec six long poils. Epinières très étroites, n’atteig-
nant pas l’insertion des cuisses intermédiaires. Dernier
segment de l’abdomen large et muni chez le (?),
de chaque côté du bord extérieur, d’un petit appen-
dice cartilagineux. Tarses simples dans les deux sexes,
les antérieurs ruguleux en dessous et munis de deux
rangées de longs poils. — Ailes propres au vol.
Ne.stra nip^rirroiis; alata, ohlonga, suhdepressa, jioUta,
rufo-testacea; fronte, oculis ehjtrorumque vitta utrinque po-
stica plus minusve infuscatis; capite triangulare, glabro, in-
ter antennas utrinque lonqitudinaliter iinpresso; mandihulis
exsertis; oculis médiocre prominulis; tkorace glahro, cajntis
fere latitudine, trapeziforme , postice anqnstato, medio linea
basisque utrinque vix impressis, latcribus marqhiatis, angulis
anticis distinctis, subpn'ominulis, posticis oblique truncatis, sub-
rejlexis, basi supra scutello fere bilobo-, hoc minutissimo,
tnangulari- ehjtris thorace panlo latioribus, sobovatis, politis,
sparsim tenuissime punctulatis, sutura non ehvata, testacea,
apice subproducta; corpore subtus sparsim, subtilitcr punctu-
lato. Long. 2 '/s 1. — lat. % 1.
La forme générale rappelle un peu nos Stenelo-
phus et surtout nos Badisler, mais les élytres sans stries
la font facilement reconnaître. Trouvé par M. Nietner
sur les montagnes de Noura-Ellia de l’île Ceylan.
Dans le Bull, de Moscou 1851, j’ai décrit deux
autres espèces de ce genre, la Neslra ruficollis et la
Nestra nigricollis ; toutes les deux sont deux fois plus
petites que l’espèce de Ceylan, lisses et luisantes, avec
la suture des élytres testacée; la première offre aussi
les mômes couleurs du corps, tandis que la seconde
a un corselet noir.
3»
Tarliys flaviciila, alata, elongato-suhovata, depressa, nitida,
rufo-testaceaj oculis nûjrigÿ capite triangidare, antice inter
endos utrinque arcuathn oblique imj)resso; antennis cajnte
thoraeeque conjimctis loiigioribus, validis, pubescentilms; tho-
race fera quadrato, postice suheordato, hasi transversim pro-
fundo impresso, supra sciitellum elevato, medio linea longi-
tudinali distincta, laferibus mnrginatîs utrinque unisetosis,
angulis anticis rotnndatis, posticis fere redis, foveolatis, sub-
carinatis; scutello mintitissiino, trûmgidari; elytris thorace
sublatioribus , dorso utrinque profundo quadristriatis, strds
subcrenulatis, nntice postieeque obliteratis, interstitiis subcon-
vexis, 3:o bipundato; antennis, palpis pedibusque pallidis.
Long. ^4 1. — lat. Va 1.
Elle est un peu plus petite et surtout plus étroite
que notre Tachys bislriata et d’un testacé, qui est quelque-
fois un peu plus fonce sur le milieu des élytres; les
stries sur ces dernières sont plus profondes, plus di-
stinctement et plus ünement ponctuées, ce qui les
fait paraître crénélécs; la suture n’est pas imprimée.
Elle paraît être très commune aux environs de Co-
lombo sur nie Ceylan, d’où M. Nietner me l’a com-
muniquée.
Une espèce encore plus voisine, par la taille et
la forme, de notre Tachys bislriata, se trouve dans les
mêmes localités, c’est ma Tachys impressipentiis, qui est
d’un testacé plus pâle que la T. fJaveola et qui pré-
sente la suture plus ou moins enfoncée au milieu et
seulement deux stries distinctes de chaque côté. Les
deux fovéoles ordinaires se voient sur la surface lisse
des élytres.
Une troisième espèce, également des environs de
Colombo et aussi d’un testacé roussâtre uniforme, est
enfin ma T. acaroides. Elle est encore plus petite, pro-
40
portionellement plus convexe, plus courte et plus ova-
laire que la T. flaveola, très lisse et très luisante, avec
le corselet transversal, les angles postérieurs droits,
presqu’ obtus à l’extréinité; les élytres assez larges, un
peu rembrunies postérieurement, présentant une seule
strie distincte de chaque côté de la suture; les deux
fovéoles ordinaires sont eiracées. Sa taille ne dépasse
pas celle de notre T. pulicaria Dej, et par la forme
courte et dilatée elle rappelle les Tachys ylobosa Chaud,
T. gracilis Motsch. et T. latissima Molsch., mais ces
trois dernières ap[)artiennent au genre Elupkropus, décrit
et figuré dans le Midletin de Moscou 1839, genre qui
se distingue de tous les Bcmbidiides connus par ses
crochets pectinés aux tarses. Dans la ligure mention-
née du genre Ëlaphropm le palpe maxillaire est mal
dessiné, car il est, comme chez les autres subulipalpes,
terminé par un article aciculaire.
IIydhocanth.^res.
Hydrovatiis picipciiiiis, ovalis, convexus, nitidus, punctu-
latus, mfo-testaccus, fronte, tliorace antice ehjtnsque plus
minusve piceisj capite transverso, glahi'o, antice utrinque le-
viter impresso, chjpco arcuato, ohtuso, medio niarginato; ocu-
lis jilaniusculis , niyris; thorace valde transverso, fortiter
pnnetato, postice arcuato, antice angustato, basi utrinque sî-
nvato, lateribus ohliquis, fere redis, angulis anticis productis,
^tosticis acutiusculis ; elgtris thoracis basi latitudine, ovatis,
antice vix dilatatis, postice arcuatim acuminatis, apice acute
suhproduc.tis , sparshn punctatis, striis punctorum vix distin-
ctis; corpore subtus nitido; metathorace sparsim grosso-pun-
ctato. Long, l'/î 1. — lut. Ve 1-
Taille du Hydrov. castaneus m. Etydes ent. 1855
p. 82, mais un peu plus allongé et plus large anté-
41
rieurement, et les bords de la tête et du corselet d’un
testacé roussûtre plus clair. Découverte de M. Nietner
aux environs de Colombo sur l'île Ceylan.
Les autres espèces indiennes de ce genre, que
je possède, sont:
IJydrovatus mfescens, très voisin de celle que je
viens de décrire, mais qui se distingue par une forme
moins élargie au milieu des élytres, plus obtuse en
avant, une ponctuation [)lus fine sur le corselet et
presque nulle sur les élytres, où l’on distingue une strie
pointillée vers le milieu de cliacune. La couleur gé-
nérale est un testacé- roussâtre, avec une rangée de
points foncés le long du bord antérieur du corselet,
et une autre de chaque côté de la suture, qui est aussi
de cette dernière couleur. L’extrémité des élytres est
assez sensiblement atténuée en pointe. Elle vient du
continent oriental de l’Inde.
Ilydrovatus punctipennis, forme et couleurs du Hydr.
oblusus m. Etud. ent. 1855, p. 82, mais d’un tiers plus
grand et surtout plus large. Les élytres sont plus
grossièrement ponctuées que le corselet et forte-
ment appendiculées à l’extrémité. — Du continent de
l’Inde.
Ilydrovalus subrokindatus , l’espèce la plus courte
et la plus arrondie que je possède de l’Inde, ayant la
taille et les couleurs du Hydr. oblusus, mais très lui-
sante et généralement plus large et plus convexe. La
tète paraît un peu moins obtuse en avant, le chaperon
plus marginé sur le bord; le corselet plus fortement
rétréci en avant, les élytres |)lus convexes, à [)ouctua-
tion moins distincte et avec l’extrémité encore moins
saillante.
42
Hydrovatus seminarius , très voisin du Hydr. subro-
lundatus, dont il a la couleur rufescente, mais un peu
plus petit et d’un tiers plus étroit, ce qui lui donne
un aspect oblong, assez semblable à celui du Hydr.
obtusus, à l’exception cependant de l’éxtrémité des ély-
tres, qui paraît plus atténuée. Il est très luisant sur
le dessus du corps, et la ponctuation est plus éparse
que chez Foblusus, les angles postérieurs du corselet
sont aussi moins saillants. — Du continent Indien.
Hydrovatus acuminatus, de la couleur et de la
forme do l’Hydrov. obtusus, mais doux fois plus petit,
de sorte qu’il ne surpasse pas la taille de notre Hyg-
rotus pictus F. — La ponctuation sur le corselet et
les élytres est moins apparente, moins serrée; ces
dernières plus atténuées postérieurement; le dernier
segment abdominal muni d’un pointe horizontale, au lieu
de la verticale, comme cela a lieu chez le Hydrov. ob-
tusus, ce qui la fait sortir par dessous les pointes do
l’extrémité des élytres, qui sont assez courtes. — Du
continent Indien.
Hydrovatus maculatus, de la forme raccourcie du
Hydrov. subrolundatus , mais deux fois plus petit et d’une
couleur rousse sur la tête et le corselet, presque noire
sur les élytres, où les côtés sont de teinte testacéc avec
trois larges sinuositées et un point de cette môme
teinte vers le milieu près de la suture; le bord posté-
rieur de la tôte et du corselet, ainsi que le métatho-
rax, sont brunâtres; antennes et pattes roussâtres.
Ponctuation sur les élytres très fine et peu apparente,
nulle sur la tôte et le corselet, qui sont très luisants
comme les premières. — Egalement du continent Indien.
43
llydromtus obscurus, voisin du Hydr. seminarius,
mais un peu plus grand, plus large, plus convexe et
de couleur brun-noirâtre en dessus. La ponctuation
sur les 61ytres et le corselet est bien marquée, les
cotés du corselet sont plus obliques, ce qui rend les
angles postérieurs plus saillants. — De Ceylan.
Hydrovatus fubescens, un peu plus allongé, plus
étroit et j)lus parallèle que les autres espèces du genre,
avec la taille et les couleurs du llydr. acuminatus;
ponctuation sur les élytres plus éparse; corselet et
tête plus larges. Du continent Indien.
llydrocoptiis subvitlulus, elongato-elUpficus, snhconvexus,
nitidus, testnceus, elytris fnsch, vittnla media utrinque Um-
hoque extenori testaceîs; caqnte lato, ferc trianyuluri, im-
punctato, chjpteo suhproducto, ocuîis maynis, depressis, îividisj
thorace transverso, imjnmctato, hasi utrinque suhsinuato, im-
pressa, laterihtts suhparallelis , marginatis, antice suharenatis,
angulis anticis jn'ominulis, posticis suhrectis; eli/tris thoracis
latitudine, posticc arenatim attenuatis, ad suturam punctato-
striatis, punctis sparsim instructis. Long. % 1. — lat. ‘/s 1.
Forme et presque la taille de notre IJydroglyphm
granularis, mais plus convexe et sans strie latérale im-
primée de chaque côté du corselet. Ici, il n’y a
qu’une impression transversale ponctuée sur le milieu
du bord de chaque coté de la base du corselet. La
couleur est aussi tout-à-fait dilFérente, et sur toutes
les parties du corps plus claire, la strie testacée sur
le milieu de chaque élytre n’atteint jamais la base
de ces dernières, mais se prolonge souvent jusqu’ à
l'extrémité, où elle forme une antre strie claire plus
petite. La ponctuation générale est insensible, ce qui
rend la surface plus luisante, tandis que les stries
ponctuées sur les élytres sont plus régulières et plus
44
fortement marquées. Pris très communément aux en-
virons (le Colombo, par M. Nietner, elle se trouve aussi
sur le continent Indien.
Une seconde espèce, très voisine par sa taille, sa
forme et ses couleurs, se trouve au Birma. Elle est
proportionellement un peu plus large et plus ovalaire
que le Ihjdrocoplus suboiUulus, la strie testacée sur les
élytres est comme effacée par le fond Inun-roussAtre
des dernières; le corselet [)araît plus fortement atténué
vers la tète, qui de son côté est un peu plus arrondi
au chaperon. Je l’ai nommée Ilydrocoptus rufulus.
Une troisième espèce vient de la môme localité
et présente les couleurs du Ilydroc. subvükUus, mais
sa taille est du double plus considérable et proportio-
ncllement plus large et plus ovalaire. Outre la strie
claire sur le milieu de chaque élytre, on y voit encore
des sinuosités latérales de la môme couleur et quelque-
fois de petites taches obliques, entre la strie claire et
le bord latéral; la ponctuation dans les stries est plus
forte. Le corselet est plus long, plus atténué vers la
tète, fortement marginé et un peu rembruni sur le
milieu du bord antérieur; les angles postérieurs sont
un peu aigus. Elle porte le nom itHydroc. biviuis m.
Laccopliiliis uiidiilircr, ovatus, postice attenuatus , glaber,
nitidns, siqjra pallidus, edytris lonyitudhialiter fiisco undula-
tis, corpore subtus pedihusque infuscatis, oculis niyris. Long.
l'/3 1. — lat. % 1.
Presque moitié plus petit que le Lace, mimilus,
plus atténué postérieurement et distinct de toutes les
autres espèces, par les ondulations sinuées qui se diri-
gent longitudinalement sur le milieu des élytres jusqu’
à l’extrémité; la base des premières, les bords exté-
45
rieurs et une tache de chaque côté de l’extrémité
restent de teinte testacée. Envoyée par M. Nietner,
qui l’a prise aux environs de Colombo; mais il se
rencontre aussi sur le continent Indien sur la côte de
Tranquebar.
Les autres espèces indiennes de LaccophUus que
je possède, sont:
LaccophUus Iramversus, taille et forme du précé-
dent, mais au lieu des ondulations foncées sur les ély-
tres, il y a des grandes taches transversales pointillées
de teinte testacée; la base est obscure, puis on voit
une bande sinueuse testacée ainsi qu'une large espace
de teinte foncée; vers l’extrémité de ces élytres est
une autre bande testacée, interrompue sur la suture,
enfin l’extrémité môme et tout le bord des élytres
est de teinte claire, ainsi que le corselet, la tôte et
les pattes; le dessous du corps un peu obscure. —
Birma.
LaccophUus hasalis, par ses couleurs, il ressemble
beaucoup au Lace, transvenus, mais la forme est plus
allongée, plus large vers la tôte et moins convexe;
la base des élytres est foncée et parsemée de petites
taches obliipies testacées; la première bande claire
est plus étroite que chez le Lace, transversus, l’es-
pace foncé du milieu beaucoup plus large et occupe
presqu’enlièrement les bords latéraux; la bande sub-
apicale est presqu’ absorbée par la teinte du fond
qui est foncé; les pattes sont un peu obscures. — Co-
lombo.
LaccophUus flavescens, de la forme allongée et de
la taille du Lace, hasalis, mais d’une couleur testacée
roussâtre, uniforme, à l’exception dos yeux, qui sont
4G
noirs; les élytres sont très finement pointillées, avec
deux stries peu visibles et formées de points très pe-
tits; l'extrémité est arrondie. La taille est un peu
plus petite que celle de notre L. minulus, mais moitié
plus étroite. — Ccylan.
LaccophUus uniforrnis, tout-à-fait comme le précé-
dent, mais avec les élytres plus larges et fortement
atténuées postôrieuremenl, presque comme chez notre
minutus, ponctuation des élytres indistincte. — Du con-
tinent Indien.
Pylopliiliis nig:riceps, elongato-ovatiis, anfice posticeque at-
tenuatm, suhdepr'esms, nitidus, subtilisshne punctulafMS, fmco-
testaceuK, corpore mbtus femoribusque nùjris, opacis; capite
punctatissimo, nitido, niqro, ante oculos utrinque macula te-
stacea; thorace transverso, antice attenuato, lateribvs vix ar-
cuatis, anguUs posticis rotundatis; scutello triangulari , testa-
ceo; ehjtris subovatis, jninctulatis, stria subsutiirali fusca
jiostice distincta. Long. % — l'/s 1. — lat. % — V2 1.
Couleurs de notre Pglophilus griseus, mais quatre
fois plus petit, proportionnellement plus court et avec
la tète noire. La ponctuation sur le dessus du corps
est beaucoup plus fine, ce qui le fait paraître plus
luisant. Très commun sur file Geylan et sur le con-
tinent Indien, il se retrouve aussi en Egypte.
J'avais proposé ce genre dans le Bulletin de Moscou
1845 p. 32 N. 78, à cause du manque complet de la
carène élevée et saillante, en avant de l’insertion des
hanches intermédiaires. M. Mulsant l’avait déjà séparé
sous le nom de Helophilus, nom qui avait été employé
plusieurs fois et qu’il changea plus tard en Uelochares;
tandis que je lui appliquai dans mes Ilydrocanthares
de la Russie 1853 p. 11 celui i\e IMophijgas; de sorte
que je ne sais plus qui de nous deux a la priorité.
47
Quanti à la remarque de M. Kraatz, que le manque
de la strie subsuturale est caractéristique pour ce genre,
je puis lui assurer que ce n’est qu’illusoire, car il y
a des exemplaires du Helochans twidus, chez lesquels
les traces de cette strie existent et souvent môme
marqués de gros [)oints noirs. — Chez l’espèce que je
viens de décrire, la strie subsuturale est aussi bien
marquée que chez les petits Philhydrus, mais la saillie
lamelliforme en avant du milieu de l’insertion des
hanches intermédiaires manque, de sorte que c’est un
genre dill'érent des Ilelochores, mais qui a beaucoup
tie ressemltlance avec le IJel. parvulus Rciche & Saal.,
qui se rencontre aussi aux Indes orientales jusqu’ à
l'île Ceylan. — Le nom de Pylophilus peut donc être
conservé.
Ancyronyx quadripln^iatus, elonyato-ovatns, antice aftemia-
tus, postice suhacuniinatus, supra deplnnatns, pivnctatus, cari-
natus, vix nitidm, nigro-snhœ.neus, antennarum hast, elytro-
rum maciilis quatuor pedibusque testaceis, yeniculis tarsisqve
infuscatis; thoracc elongato, suhtrapeziforme, anttee angustato,
marqhiato, medio antice suhfoveolato, postice profundo trian-
gulariter impresso, angulis posticis recto-acutîs; elytris tho-
race latiorihus, foveolato-striatis, inte^'stitiis alterms carinato-
elevatis, humeris distinctiSf utnnqne macula hasali lata stn-
gaque elongata ad apicem testaceis; pedibus longissimis.
Long. ‘Va 1. — lat. 'A— 'A 1-
Il ressemble un peu à l’ Ancyronyx variegalus Germ.
de l’Amérique septentrionale, mais étant quatre fois
plus petit, il a le corselet tout-a-fait obscur, les élytres
seulement ont quatre taches testacées, dont les ante-
rieures très grandes, occupant presque toute la lar-
geur de la base, et dont les apicales en forme de pe-
tites stries sur la troisième côte élevée; les pattes
48
sont beaucoup plus claires et enfin les intervalles des
stries élevées en carènes sur les élytres. Cette in-
téressante espèce a été découverte par M. Nietner
dans les ruisseaux dos montagnes Noura-Ellia sur l’ilo
Ceylan.
Je dois ici mentionner un insecte de l’Arménie,
que j’avais décrit et figuré dans le Bulletin de Moscou
1839 sous le nom de Macronychus caucasicus et que
M. Lacordaire a bien voulu citer dans son Histoire
naturelle des Insectes vol. H. p. 512 note 1 nque pour
mémoire», comme tant d’autre choses que ce Monsieur
ne connaît |)as, ou ne veut pas connaître. — Lorsque je
décrivais cette espèce en 1839, on comprenait encore
dans le genre Macronychus, le Macr. varieyalus Germer,
qui a, comme on le sait, 11 articles aux antennes; le
mien, s’accordant pour presque tous les caractères avec
le Macr. 4-luberculatus, ayant aussi la tète libre et non
recouverte par le prosterum, |)réscntait cependant des
antennes claviformes très courtes, comme chez les vrai
Macronychus, mais com()osées do 11 articles au lieu
de 6 et c’est pour cela que j’ai fait représenter exac-
tement l’antenne grossie et tout l’insecte, accompagnés,
d’une description d’une page entière. M. Lacordaire
donc, a eu tort de dire, qu'il ne cite mon espèce que
pour mémoire. — Cette espèce n’est pas seulement
bonne, mais doit former, depuis qu’on a retiré les An-
cyronyx des Macronychus, un genre particulier que je
nomme Microdes et qui se distingue des Limnins et
Elmis par sa tète plus libre et scs jambes non ciliées,
des Macronychus par ses antennes composées de 11
articles, des Slenelmis et des Ancyronyx, par scs an-
tennes deux fois plus courtes, avec le dernier article
49
très court et obtus; — des Cylloepus par ses palpes
liliformes, un peu atténués et tronqués à l’extrémité,
et de tous les Elmides par ses antennes distinctement
en massue articulée.
Stenelniis ccyloiiicns Nietuer, elongato-suhovatus , sub-
convexus, antîce nngustaluH, 2mnctatlssimus, sericeo-ogjncus ,
nigrn-suh'neneus , lumierin strigin tribus, jjostice lineolis sutu-
raque medio ahbrevûdo, anfennarnm basi, genieulis tarsisque
qüus minusve i-ufo-testaceis ; tliorace elongato, antice trnpezi-
forme angiisfato, medio canaliculato , basi ufrinque carinato,
sinuato, medio hitnbercMlato , angulis anticis a, cutis, subdehi-
scenfibus, posticis amfiusculis , pirominnlis , lateribus margi-
natis, medio utrinque imqwessis; scuteîlo cordiformi, nitido^
elytris 2>rofunde punctato- striât is , interstitiis angustis, puncta-
tissimis, alternis versus basin elevatis, testaceis, pedibus
validiusculis. Long. 1 % 1. — lut. V3 1.
Il rappelle quelques Stenebnis américains tachetées
de teinte teslacé, tels que Sten. bicarinatus et sinualiis,
mais sa taille est deux fois plus grande, avec le cor-
selet plus large postérieurement, les élytres sans
carène latérale et avec les taches testacées séparées
dans leur milieu.
Une des jolies découvertes de M. Nietner, dans les
ruisseaux des montagnes de Noura-Ellia sur l'îlo Ceylan.
Une seconde espèce, du continent Indien, est ma
Stenelmis eæarulus, qui est quatre fois plus petite que
notre Sten. candiculata, avec les élytres pro|)ortionclle-
rnent plus courtes, nullement élargies en arrière, ayant
deux carènes longitudinales sur chacune; corselet tra-
péziforme, atténué vers la tète, marginé, avec des cane-
lures longitudinales et une impression qui va de ces
dernières obliquement, vers le bord latéral; angles an-
térieurs embrassant la tête, mais pas saillants, les pos-
4
50
lôrieurs aigus et no dépassant pas la base, qui est un
peu sinuôe de chaque côté, ha couleur générale est
un gris roussâtre, recouverte d’une matière glutineuse
opaque; antennes et tarses testacées.
A ces espèces se joignent les Stenelmis sinvalm,
Incarinalus, Mürkelii et pusillus, qui tous ont sur chaque
élytre des taches ou des bandes de teinte testacée.
l.e Stenehnis Miirkelii Motsch. que j’avais déjà men-
tionné dans ces Etudes, 1854 p. 12, se distingue facile-
ment du Stenel. bicannatus, par ses antennes et scs
tarses entièrement d’un tcstacé roussAtre, par son cor-
selet plus rétréci en avant, plus arrondi au milieu,
les canelures médianes plus prononcées, par ses élytres
plus larges et plus ovalaires et les intervalles 1 et 2
distinctement relevés en carène à leur base.
Une sixième espèce, rayée de testacé sur les
élytres, .se trouve dans les eaux du fleuve Alabama
aussi aux Etats-Unis. Elle est moitié plus petite que
les Mürkelii et hicarinata et se distingue principalement
par la bande longitudinale des élytres, fortement ddatéc
à la base, occupant tout l’angle huméral; par son cor-
selet plus trapézoïdale, nullement arqué sur les côtés,
par la carène latérale plus fortement sinuéo en dehors
aux angles huméraux, et par ses antennes plus courtes,
plus fortement en massue et de couleur entièrement
testacée comme les tarses. Je l’ai nommée Stenelmis
humerosiis. 11 vole le soir dans la chambre, se diri-
geant vers la lumière môme durant un orage.
Parmi les Stenelmis unicolores, auxquels appar-
tient la Slenelm. exaratns, décrit plus haut et (]ui est
la plus petite, que je connaisse, il y a encore deux
autres espèces, qui me paraissent nouvelles; notamment:
51
Stenelmis sordidus m., d’un tiers plus grand que le
Stenelm. crenalus Say et qui est proportionellement
plus allongé; le front est canalieulé, le corselet plus
fortement rétréci en avant, les angles antérieurs non
dilatés et sini[)leinent ponctués comme le reste du
corselet; les antennes et tarses d’un testacé roussâtre,
les jambes et cuisses de teinte un peu plus foncée.
Le reste comme chez le Stenel. crenatus. — Pensyl-
vanie, dans les eaux du Susquehanna.
Stenelmis elongalus m. — Il ressemble à notre
Stenelm. canaliculatus , mais il est un peu plus grand,
plus allongé et surtout plus étroit; les pattes et les
antennes sont noires et l’extrémité des dernières est
à peine roussâtre: le corselet est plus étroit, avec les
angles antérieurs plus déhiscents et plus saillants que
les postérieurs. Les élytres sont assez visiblement
plus larges que le corselet, très allongées, parallèles
et atténuées vers l’extrémitc, sculptées comme chez
le canaliculatus. — Il m’a été donné comme venant
de l’Amérique septentrionale, sans indication plus précise.
Dans le voisinage de ces Stenelmis, doit prendre
place une espèce de Colombie, qui se distingue facile-
ment par son écusson arrondi, mais élevé en tuber-
cule assez saillant. La forme générale rappelle un
peu celle de notre Elmis Volkniari, mais plus paral-
lèle, plus allongée et quatre fois plus grande. La
couleur est noire, avec les antennes et les tarses d’un
testacé roussâtre; la pubescence au côté interne des
jambes est d’un testacé doré. — Corselet allongé, ré-
tréci en arrière, avec sa partie la plus large vers le
milieu; angles antérieurs arrondis vers la tête, les
postérieurs saillants et aigus, pas de carènes latérales
52
et le milieu assez convexe, sans troncature au dessus
de l’écusson. — Elytres plus larges ([uc le corselet,
convexes, un peu étranglées avant le n)ilieu, atténuées
vers l’extrémité, qui de chaque côté est sinuée, de
sorte qu’elle fait voir en forme de dents les extrémi-
tés des deux derniers segments de l’abdomen; elles
sont striées par des points assez grands, les intervalles
finement luberciilées; le dessous du corps est rugueux,
dernier segment sans excavation médiane, mais armé
de chaque côté d’une dent assez forte; je n’y vois
pas la |)ubescence latérale qui se trouve chez les
Cylloejms, ni les palpes renflées, qui, chez l’insecte que
Je décris, sont filiformes et un peu tronquées à l’extré-
mité. La tôte est, presque jusqu’aux mandibules, re-
couverte par le prolongement antérieur du prosternum,
les antennes composées de 11 articles comme chez
les Limnius, desquels elle se distingue par son cor selet
rétréci postérieurement et sans sillons latéraux et par
ces élytres sans carènes longitudinales sur les côtés.
J’en ai formé un genre particulier sous le nom de
Macrelmis dentatus m.
Sternoxes.
Mciniiiiis spiciulens, Nictner, dejiressus, frianyiilans,
inarginatnn , sphndidm^ , nigro-viridis , aqnte fhoraceqtie au-
reis, suhtus nigro-sulmeneios; fronte leviter hiloho' fhorace
valde trnnsverso f glahro, laferah'fer sparsim. vix punefaio,
angnlis anticis rotnndath , posticia acutia, valvatia, laierihus
suharcuatw, versus capiteni valde attennatis; scutello magno,
transversOf trianguhm , mipnncfafo; elgtris fhmieis latitudine,
nntice snhdilatatis, postice iriangtdariter angnsfafts, grosso
sidipunctatis , punctis gjejparum in lineis dispositis, humeris
■paulo elevatisj corpore subtus fere glahro, metathorace pun-
53
ctato, ahdominis segmento ultimo suhtus apice profunde im-
presso, hitiihercidato. Long, l Y3 1. — lat. % 1.
M:r Lacordaire a fort mal à propos réuni ce
genre, fondé par Say, aux Jirachys, qui ne sont dans
les généra des Coléoptères, qu’un mélange de formes
les plus variées et le plus différentes. Ce genre re-
marquable par sa forme triangulaire et aplatie et son
écusson très grand, occupant presque un tiers do la
largeur des élytres, présente des espèces non seule-
ment dans l’Amérique du Nord, mais plus encore dans
l’Amérique tropicale et voici les espèces que possède
ma collection:
Metonius subeyaneus, taille et forme du M. splendens,
mais de couleur plus blcufttro dessus, partie antérieure
de la tête et les côtés latéraux du corselet d'un doré
vif. La ponctuation est généralement plus prononcée,
occupant môme le front et le milieu du corselet; celle
des élytres est assez régulière et marquée de petits
poils élevés, grisâtres, très courts, les intervalles sont
très finement rugueux; l’écusson seul reste lisse et
d’un bronzé verdâtre ou bleuâtre comme le corselet.
Pattes aplaties, quatre jambes postérieures élargies
triangulairement au milieu; tarses courts, lobés, très
tortement velus et inférieurement do couleur gris-tes-
tacée. Dessous du corps parsemé de points, surtout
le métathorax. — De la Guiano hollandaise.
Metonius foHaccus, forme triangulaire, élargie et
déprimée des précédents, mais d’un tiers plus petit;
tète, corselet et écusson noirâtres, élytres d’un vert
foncé et très fortement ponctuées; les trois iiremiers
presque lisses; corselet échancré de chaque côté do
l’écusson. Dessous du corps d’un noir faiblement
54
bronzé, presque sans ponctuation et rugueux sur le
métathorax; dernier segment abdominal imprimé au
milieu et terminé par doux dents assez aiguüs. —
Jambes et tarses comme chez le précédent, ces der-
niers couverts en dessous de poil spongieux gris.
— Para.
Melonius biimpressus, forme un peu moins large et
plus convexe que chez les précédents, se rapprochant
beaucoup de celle du M. ovatus Say; taille un peu
plus petite; couleur noire, avec les élytres violâtres et
ponctuées moins fortement que chez le foliaceus. De
chaque côté de l’écusson les élytres présentent une
impression longitudinale bien marquée.
Metonius oblongus, d’un tiers plus petit et surtout
moins dilaté à la base des élytres que le M. ovatus
Say; couleur un peu plus bronzée; élytres plus arquées
sur les côtés latéraux; dernier segment de l’abdomen
bilobé à l’extrémité, comme chez le premier auquel
il ressemble du reste. — Etats Unis. Tenessée.
Mclaimxanthus flavopirliis, elmigatus, angustatas, gjostice
attenuatiis, punctatissifims , nitidus, piibendus , ater, ore, an-
tennarum basi, thwacis angulis posticis, elytrorum vitta
basait in Ç laieraliteT hamata, puncto suturait, macula late-
rali pedtlnisque testacets; capite transverso, clypeo arcuato,
carinato, ocults suhprcmttnulis ; antennis in cJ elonyatts valde
serratis, in C thoracis hast hreviorihus, modice serrat'w, tho-
race in iS trapezifwme-attenuatu s , in Ç subparallelus, an-
tice rotundatns, convexus, punctatus , angulis posticis acutis,
valde productis, carinatis; scutello oblongo, triangulari, pos-
tice attenuato; elytris thoracis hast lutitudine in J' abrupte-,
in Ç oblongo-atteîiuatis, profimde punctato-striatis, mterstitiis
transversim rugosis, fere tuberculatis, apiee sîibtruncatis; cor-
pore subtus subtiliter punctulato, sparsim puberulo, fossults
prosternalis obliquis, rectis. Long, l'/a — IV5 h — Itit- Vs — Va h
55
Le mâle de cette espèce est plus fortement atté-
nué vers les deux extrémités que la femelle, qui rap-
pelle un peu nos Adrastus, tandis que le premier a la
forme des Conoderus et des Paniachilius.
M. Nietner m’en a envoyé plusieurs exemplaires,
pris tant aux environs de Colombo que sur les mon-
tagnes de Noura-Ellia, sur l’île Ceylan. Ce genre paraît
remplacer aux Indes nos Elater (Ampcdus) et se ré-
pandre bien loin au nord, car il y a une espèce môme
dans la Russie méiidionale, à l'est de l’Europe. Ces
espèces d’après ma collection sont:
Melanoxantlius tessellatus, forme du M. flavopictus,
mais ordinairement un peu plus grand, de couleur moins
foncée et plus grisâtre. Les dessins sur les élytres sont
plus élargis et plus confondus avec le fond, ce qui
forme souvent deux bandes longitudinales â la base
de chacune et un point testacé tout-à-fait à I extré-
niité; l’abdomen est aussi plus roussâtre. Le reste
comme chez le il/, flavopiclus duquel ce n’est peut-
être qu'une variété de teinte très claire, quelquefois
même entièrement teslacée, avec quelques vestiges
noirâtres sur le milieu du corselet et des élytres.
Des mômes localités que le précédent.
Melanoxantlius flavoscriptus, tout-à-fait de la forme
et offrant les couleurs du M. flavopictus, mais quatre
fois plus grand et avec les dessins sur les élytres
plus marqués, une tache suturale près de lécuSson,
l’extrémité et tous les bords latéraux du corselet testa-
céS. Les antennes sont plus courtes, moins en scie;
les angles postérieurs du corselet plus allongés, plus
fortement carénés. — Egalement des montagnes Noura-
Ellia*, sur l’ile Ceylan.
56
Mclanoxanlhus vitticoUis, un peu plus allongé que
le M. flavoscriptus et surtout plus parallèle. Couleur
générale d’un lestacé grisâtre, peu pubcscent, avec le
front, les yeux, deux bandes longitudinales sur le
milieu du corselet et deux transversales, largement
interrompues sur la suture, à la partie postérieure
des élytres, noirâtres; la suture, la partie antérieure
des élytres et le dessous du corps, grisâtres, tandis
que sur les premières, la base, une bande transversale
sinuée, peu marquée au dessus des bandes noires, une
tache carrée entre ces dernières, rextréinité de l’écus-
son et les pattes sont d’un testacé très clair. —
Le reste comme chez les précédents, avec lesquels
il a la même patrie.
Mdanoæanthus submaculatus , de la forme du J/.
flavoscriptus, mais un peu plus petit et intermédiaire
entre lui et le M. tessellatus, auiiiiel il ressemble par
ses couleurs teslacées prédominantes. Le corselet est
presque tout-à-fait testacé, n’ayant que sur le milieu
une tache oblongue et obscure; l’écusson est noirâtre;
les élytres, sur leur partie postérieure, otfrent seule-
ment les vestiges des tleux bandes transversales noires,
en forme de quatre taches sinuées latérales. La fe-
melle f?) est comme chez tous les Melanoxanthus plus
parallèle. — Avec les précédents.
Melanoxanthus bivittis, extrêmement resseird)lant à
la femelle du M. tessellatus, mais deux fois plus grand,
avec le corselet plus atténué antérieurement, et les
élytres ornées chacune d’une large bande longitudinale
au milieu. La pubescence des premières est aussi
plus forte, plus longue et plus roussâtre. Les antennes
sont beaucoup plus longues que la tète et le corselet
57
réunis, leurs articles moins en scie que chez le M.
flavopiclus. — De Ceylan.
Melanoxanlhus pictus, taille du M. submaculaius ,
mais plus large, ce qui le rapproche un peu de nos
Draslerius. La couleur générale est une feinte testacée
claire sur les élytres et les pattes, plus roussAtre sur
la tôte et le corselet; les huit derniers articles des
antennes, le front, les yeux, une bande longitudinale
sur le milieu et une autre de chaque coté au bord
latéral du corselet, l’écusson, la suture antérieurement,
une grande tache latérale antérieure et la partie pos-
térieure des élytres, ainsi que le dessous* du corps, à
l'exception du prothorax et de l’anus, sont d’un brun
noirâtre. Le corselet est plus grand et plus large
postérieurement que chez le M. submaculatus et ses
côtés latéraux sont plus arqués. Les stries ponctuées
sur les élytres sont très distinctes et noirâtres. — Du
continent Indien.
Melanoxanlhus xanthographus , à-peu-près de la
taille du M. flavopiclus, mais proportionellemcnt plus
court, plus large, ponctuation beaucoup plus grosse,
pubescence à peine visible, ce qui le fait paraître plus
luisant. La couleur prédominante est noire, avec
les angles du corselet et une grande bande oblique,
qui se recourbe ensuite antérieurement en forme d’un
demi x sur le milieu de chaque élytre d’un testacé
blanchâtre. La tôte est assez convexe, fortement
ponctuée, les antennes un peu plus longues que la
tôte et le corselet reunis (o'), assez larges, mais moins
fortement en scie que chez le M. flavopiclus; le corselet
est plus arrondi en avant, plus convexe, moins atténué;
angles postérieurs moins saillants; stries des élytres
58
plus fortement imprimées, à intervalles parfois relevées
et marquées (le gros points ou fovéoles transversales
qui les rendent presque raboteuses. — Du continent
Indien et du Birrna.
Melanoœanthm nûjropunctalus , (juatre fois plus grand
que le M. flampictus, mais plus petit que le M. melano-
cephalus F.; noir, avec les élytres, les jambes et les
tarses d’un testacé clair; les premières ayant la suture
et une tache ronde sur le milieu de chacune, noires.
Le corselet est plus ovalaire, plus convexe que chez
les autres espèces du genre, a.ssez distinctement ré-
tréci en arrière, comme chez le Cardiaphorus, les angles
postérieurs sont plus courts; les élytres un peu plus
ovalaires, mais aussi fortement atténuées en arrière,
avec l’extrémité presqu’ aiguë, les stries des élytres
sont fortement ponctuées, les intervalles très linement
rugueux et recouverts de longs poils peu serrés, de
teinte très claire. Le dessous du cor[)s est un [)eu
pubescent et presque sans ponctuation visible. Il se
trouve dans la Russie méridionale, près des embou-
chures du fl. Oural et du Volga.
Lampyuides.
Astrolampis Nietner n. g.
Lampyride à corselet tronqué, non prolongé en
avant et ne cachant pas la tête. Antennes de la lon-
geur du corps, très fortement pcctinées, à articles ar-
qués ou roulés sur eux-niômes comme chez les Plien-
godes. Elytres longues et recouvrant entièrement l’ab-
domen. Celui-ci, au lieu do présenter les segments
colorés de jaune soufre, est uniformément de teinte
testacéc, Ce nouveau genre doit prendre place, selon
5»
mon arrangement des Lampyrides (Etiid. enlom. 1852,
p. 57), après les Phmgodes, constituant une division
des dernières, caractérisée par des élytres non rac-
courcies et l’abdomen sans segments blanchâtres, [)hos-
pliorescents.
Ce genre paraît constituer aussi un passage na-
turel aux Rhagophlhalmus, dont j’ai diagnosée une es-
pèce dans ces Etudes 1853 sur p. 45, N;o 8 sous le
nom de Rhagophlhulmm scutellaius. Ce genre de la
Chine boréale est remarquable par ses yeux très grands,
occupant la majeure partie de la tête et étant distincte-
ment séparés postérieurement en deux, dont les su-
périeurs sont ovalaires et les inférieurs presque ronds
avec leur marge supérieure un peu eu côte, embras-
sant tout le dessous de la tête, et se rapprochant en-
tièrement, au delà des parties de la bouche. Ces yeux
sont un peu saillants, les mandibules étroites et arquées
comme chez les Cebrio; palpes peu allongées, un peu
épaisses, à articles coniques presqu’ égaux, le dernier
atténué et un peu acuminé aux maxillaires, plus ova-
laire chez les labiaux; antennes plus courtes que la
tête et le corselet réunis, faiblement en scie, un peu
pubescentes, composées de 12 articles distincts, dont
le l;ier, 3:ièmc et le llâème plus allongés que les
autres; le 12:ième est étroit, allongé et acuminé. Cor-
selet pas plus large que la tête, transversal, luisant,
ponctué, à angles postérieurs saillants et la base trois
fois sinuée. — Elytres comme chez les Lampyris, mais
abdomen concave et ressemblant, ainsi que les pattes,
à celles des Drilides. — N'ayant pas de renseignements
sur la manière de vivre de cet insecte chinois, je ne
puis constater s’il doit prendre place parmi les Lam-
<;o
pyrides ou parmi les Drilides, ce qui se décidera
quand on saura positivement s’il émet une lumière
phos|)liorescente ou non.
Quand aux Aslrolampis, M. Nietuer m’écrit qu’ils
émettent une lumière, phosphorescente à travers des
côtés latéraux de l’abdomen, lumière qui apparaît
comme formée de petites étoiles. Cette lueur ne se
voit cependant que rarement, parce que l’insecte ne
vole pas la nuit comme les autres Lampyrides, et se
cache dans les broussailles.
Aslrotaiiipis pccliiiata, Nietuer, elongata, mihparallela,
flepressa, suhopaca, punctatksima, testacea, fronts, ocidh, tho-
raeîs medio maculis duabtis magnis, alis, elgtrormn sutura
vittaque laterali nigris; antsnnarum articuUs, femoribus supra
tibüsque plus minusve infuscatis; cajjite transverso crebre
punctato, oculis mediocris vix proniinuUsj thorace subtrans-
verso, punctatissimo, antice rotundato, medio canaliculato,
postice subcoarctato, marginato, angulis posticis lateraliter
productis, vix acuniinatisj scutello triangulari, magno, antice
exciso; ehjtris thorace paulo latioribus, postice subaitenuatis ,
rugoso-qjunctatis , sqjarsiin testaceo qjuberulis, vix distincte bi-
nervosis. Long. 2 V2 1. — hit. “/g 1.
Il est assez commun dans les parties occidentales
de l’île Ceylan, mais rare sur les montagnes.
Telephoiudes.
Itiiiriis’) sylvicola, Nietner, Uneans, parallelus, depres-
sus, subnifidus, coriarius, ater, abdoniine medio subtus rufe-
scente, ore, antennarum basî, coxis feinoi'ibusque plus minusve
albidis; capnte sidjquadrato, impunctato, subojMco, medio lon-
gitudinaliter canaliculato, canalicula nitida, oculis magnis,
lateraliter non qn-oductis; thorace caqntis latitudine, sub-
quadrato, antice rotundato, ptostice utrinque sinuato, medio
*) genre Biiirus voyez ces Etudes 1852 P- 23.
61
inhiber culato, txihermlo postico in carinam prolongato, angu-
11k posticis fere redis; scntello magno, triangulari, ajyice laie
iruncato; elgfris thorace suhlatinrihus, ahhreviatis, valde atte-
nnatis, suhnignlosis , sparsim testaeeo pilosis, ante humeros
ufrinque tuberciilo nitido, testaeeo; ahdomine molle, segmenta
nltimo corneo, cordiformi, supra apice fiircato. Long. 1
1. - Jat. % 1.
Par le forme, il ressemble au B. apkalis Motsch.,
mais il est quatre fois plus petit, avec les élytres de
teinte uniforme foncée, avec la base des cuisses plus
ou moins blanche. Chez cette espèce le t:ier article
des antennes est de longcur égale aux 2:d et 3:ième
réunis. M. Nictner l’a découverte sur les feuilles
des Acatbacées, ce qui s’accorde parfaitement avec
la manière de vivre de nos Malllmus et des Try-
pherus de l’Amérique, qui se trouvent aussi sur les
broussailles.
Une troisième espèce du même genre, habite
aussi les montagnes de l’île Ceylan. Elle est un peu
plus grande que celle que je viens de décrire et se
distingue principalement par ses élytres, dont l’extré-
mité est d’un testacé roussâtre comme chez le B. apt-
calis, mais au lieu d’occuper le côté interne de cette
extrémité, la tache se prolonge sur les bords latéraux;
le corselet est plus lisse; quant aux tubercules et à
la carène médiane élevée, on y découvre à peine
quelques indices; les coxes et la majeure partie des
pattes est d’un testacé-roussâtre. Il porte le nom do
Biurus sublateralis m.
Maltypus Motsch. n. g.
Malthinide intermédiaire entre les Malthinus et les
Hapaloderus, ayant une tête rétrécie postérieurement
et les antennes insérées sur le front comme chez les
premiers, et les manrlilniles non dentées; le corselet
transversal, de la largeur de la tôte, à denticiilations an-
térieures prononcées et des élytres raccourcies comme
chez les dei-niers. Il diffère des uns et des autres par sa
forme plus élargie; toutes les parties de son corps sont
de consistance |)lus dure, plus luisantes; les élytres dé-
passant à peine la moitié de l’abdomen; les antennes
plus robustes, le 2:d article pas plus court que le 4:ième,
le 3:ième un peu plus court, les autres presqu’ égaux,
le dernier de la longueur du premier. Palpes assez
courts, à articles subconiques, dont le dernier grand,
ovalaire aux maxillaires, plus sphaeriques aux labiaux,
et tous deux acuminés à l’extrcmité, ou bien .surmontés
d’un petit appendice comme chez les Malachidius m.'),
mais avec les crochets des tarses petits et non dentés;
abdomen construit presque de la môme manière dans
les deux sexes, sans affecter les formes singulières
aux derniers segments comme cela a lieu chez nos
Malthinus, Malthodex et Hafolodarm. Je dois ici remar-
quer que les genres Malthodes et Hapalodenis ne sont
pas tout-à-fait identiques comme l’a bien voulu le dé-
clarer M. Lacordaire dans son Histoire des Insectes
vol. IV, p. 365, car il est dit dans la diagnose du
genre Mallhodes: élytres plus courtes, ne recouvrant
guère que les deux tiers de l’abdomen, tandis que
chez le Mallhodes shmalicollis Kiesenw. elles sont aussi
longues que le corps; quant aux yeux, il est dit: plus
gros et plus saillants que chez les Mallhinus, ce qui
ne s’accortle non plus avec mes Hapalodenis, qui les
') Miilacliidim conspicuus Kinseriw. de la Mésopolainie.
63
ont, au contraire, moins saillants: les crochets des tarses
ne sont pas mentionnés du tout, mais dans une note 1.
M. F^acordaire parle d’un Mallhodes conspicuus qui a les
tarses dentés à leur base, ce qui ne se rencontre
guère chez mes Uapaloderus. Considérant que ma
bi'ochure, sur les Malthinides^), est parue dans la même
année que la Monogra|)hie de M. Kiesenwetter et que
les caractères que j’ai assignés à mon genre Hapalo-
dmis s’accordent mieux avec les espèces qui s’y rap-
portent, je crois devoir le maintenir, en proposant de
réserver celui de Malthodes seulement aux espèces qui,
comme le Mallhodes sinuuticollis Kiesenw., ont les élylres
aussi longues (jue le corps. Quant au Malthod. con-
spicuus Kiesenw. de l’Asie mineure, ce n’est ni un
Mallhodes, ni un Uapaloderus, présentant les crochets
des tarses dentés h leur base, le premier article des
antennes sensiblement plus court que le 2 et 3:ième
réunis, des palpes appendiculés à l’extrémité, un cor-
selet distinctement rétréci en arrière, des élytres aussi
longues que le corps, un abdomen à dernier segment
renflé, plus ou moins tronqué et denticulô à l’extré-
nûté, le 4:ième article des tarses très longuement
appendiculé, les lobes largement déliiscents. Outre
l’espèce de M. Kiesenwetter, je possède une seconde
de Beiruth qui en diffère par le front et une bande
longitudinale testacée qui traverse le milieu de la tète
et du corselet. J’ai nommé ce genre Malachidius à
cause de sa ressemblance avec quelques Malachius et
l’espèce de Syrie Malachidius rufifrons.
b Eliide.s entomol. 1852 p. I.
64
Mallypiis niRer, elongatus, depressus, elytronmi hast sub-
rlilntafo, nitidnn, oi’e gtedihnsque testa^eis, antennarnm bnni,
femoo'ibusqup, qdus viinusve infnscatin; capite triangulari, fere
glahro, inter antennas impresso, infuscato, lateribus mhar-
cuafis; oculis mediocria, promimdia; thorace transverso, qua-
drangulato, suhcylindrieo, fere glahro, nitldo, postice rejlexo,
anguUs j)osticls suhproniinnlis, antieis dentiforme, laferaliter
productis; scuteüo triangulari , minutissimo ; elgtris thorace
latioribus, abbreviatis, attenuatis, conaceo-mgnlosis, npice sub^
incrassatis, hmneris rofundato-prominulis ; abdomine gMrallelo,
segmenta ultinio snhincrassato, apice plus mîmisve truncato.
Long. 11. — lat. Vs 1.
Il paraît ôtrc assez commun sur les montagnes
de Noura-Ellia à Ceylan.
Une seconde espèce plus petite et plus testacée
est mon Maltyp. infuscalus, qui se rencontre dans les
mômes localités. Il est proportionellement plus étroit;
la tôte brune, avec la partie antérieure d’un testacé
pâle et les yeux noirs plus grands, les antennes noire.s,
à trois premiers articles testacés; le corselet roussâtre
et bordé étroitement de testacé; les élytres moins
larges aux angles huméraux, plus parallèles, testacées,
mais plus foncées sur la suture et le milieu; abdomen
noirâtre en dessus, plus roussâtre en dessous, dernier
segment transversal, canalicnlé au milieu en dessous,
tronqué, avec quatre denticulations peu apparentes.
Car|ilniriis nihroanniilflliis, elongatus, depressus, nitidus,
niger, ore, antenna.rum basi, capite, thorace tibiisqne antieis
riifo-testaceis, abdomine rubro,- nigro-annulato, lateraliter
fusco-jnloso; capite elongato, snbrostrato, glabro, fronte in-
ter antennas impresso, postice attenuato, in (1) lateribus
infuscatis' antennis valde serratis; thorace capitis latitu-
dine, elongato-ovato, glabro, postice truncato, refexo; elgtris
antice thorace vix latioribus, qjostice dilatatis, rugoso-coriaceis.
G5
abdomine dimidio hrevioribus; hoc segmente ultimo marginato,
ajnee sinuafo Long. 2 Va 1. — lat. % 1. (élgtr. apice).
Il ressemble beaucoup au Carph. nigripennn que
j’ai décrit dans ces Etudes 1854, p. 45, mais il est
deux fois plus grand, avec les derniers articles des
antennes, les cuisses antérieures et les pattes posté-
rieures noires. M. Nietner m’écrit, qu’il court sur les
poutres de sa maison à Rambodde, dans les montagnes
Noura-Ellia de l’île Ceylan, où la larve et l’insecte
parfait, à l’instar des Denops et autres Clerides, se
nourrit, probablement, des larves des Bostrichides et des
guêpes de bois.
Une autre espèce, du continent oriental des Indes,
présente la plus grande ressemblance, par sa taille, sa
forme et ses couleurs, avec celle que je viens de dé-
crire, et ne diffère que par ses antennes, ses yeux et
sa tête de teinte plus claire, la partie postérieure de
cette dernière ridée transversalement, son corselet plus
parallèle et presque crénelé latéralement, ses élytres
plus ovalaires et assez sensiblement dilatées et rebor-
dées au milieu; les deux derniers segments de son
abdomen et ses pattes antérieures sont entièrement d’un
testacé roussâtre. Je l’ai nommée Carph rubrwenlris.
Viennent ensuite: le Carphunis nigripennis, Carph.
timbifer et Carph. transparipennis , que j’ai décrits dans
ses Etudes 1854 et enfin:
Carphurus haemorhoidalis m., taille et forme du
Carph. nigripennis, mais tout noir a 1 exception des
deux premiers articles des antennes, qui sont testacés,
et le milieu des trois derniers articles de l’abdomen
qui sont en partie roux. La tête, le corselet et les
élytres sont un peu plus inégales; les antennes longues,
5
66
minces et encore moins sensiblement en scie que chez
le C. nigripennis. — Il se trouve aussi sur les mon-
tagnes Noura-Ellia de l’île Ceylan.
Stapiiilinides.
Tlioracopliorus? subnitidus, elongatus, paraUelus, depressus,
nitidus, hrunneuÿ, ore., antennaruni basi, ahdominis segmentis,
viargine pedihmque mfo-testaceis ; antennis clavatis, clava
infuscata, articula ultimo ovato, penultimo duplo longiwi;
capite triangulari, fronte late trifoveolato, oculis mbpromi-
nulis; thorace capite vix latiore, fere quadrato, postice leviter
anguKtato, inaequali, media guicanaliculuto, tdrinque oblique
foveolato, basi rejlexo, arcuatim transverso-impressoj scutello
triangulari; elytris thorace sublatioribus , quadratis, utrinque
trisulcatis, sulcis mediis pjosti.ce abbreviatis, interstitiis im-
punctatis, sutura laterihusque carinato-elevatis , humeris di-
stinctis, rotundatis; abdomine nitido, impunctato, segmenta ul-
timo penultimo valde anqustiore, apice anqustato, obtuso.
Long, l 1. — lut. Vé 1.
Il a la taille et les couleurs de notre Thorcico-
phorus corlicinus, mais il paraît plus allongé, plus paral-
lèle, plus déprimé et plus luisant; le corselet est aussi
plus carré, avec les angles postérieurs droits, les côtés
latéraux sans dentelures; c’est pourquoi je doute en-
core qu’il ap|)aiiienne effectivement à ce genre, mais
comme je ne possède des Indes que cette seule es-
pèce, je l’ai placée ici.
M.M. Lacordaire et Kraatz substituent au nom
Thoracophorus, que j’avais donné à ce genre en 1837,
celui de Glyploina qu’ Erichson employa bien plus tard,
en s’accrochant à une faute typographique qui avait
changé ce mot en Thoraxophorus. Ces deux savants
se hâtent, mal à propos, de relever cette faute; mais
se taisent expressément sur la correction, que j’avais
«7
laite moi-iiiôiiie clans l’article sur les Insectes du
Caucase, cjui se trouve itnpritné dans le Bulletin
de Moscou 1840. M. Kraatz va encore plus loin, il
se plaît de me prêter un Tlioraxocophonis, nom de sa
propre invention, (voyez Naturgescliiclite (1er Insecten
Ocutschlands, II, p. 1,048). Ce qu’il y a de curieux
c’est que Ericlisoni) et tous les autres entomologistes
ont, sans aucune observation, adopté le môme nom
Thoracophorm pour un genre d’IIétéromères, fondé par
M. llope, bien plus tard que moi 2), et Ericbson a môme
décrit sous ce nom, qu’il blâmait tant, des espèces de
l'île Van-Diemen. C’est donc probablement par de
pareils moyens, que M.M. Lacordaire, Kraatz &c. croi-
ent faire, selon eux, de critique scientifique; Je laisse
à M.M. les entomologistes le soin d’apprécier ce
niode d’agir à sa juste valeur. Quant au genre
Glypioma d’Ericlison, il contient deux formes suffisam-
ment dill'érentes, pour justifier deux genres séparés;
les espèces à antennes claviformes correspondent h
mon genre Thoracophonis et devront y rester, les autres,
à antennes filiformes, pourraient conserver celui donné
par Ericbson et outre les espèces de ce savant prus-
sien, il faudra y joindre la Ghjptomn cicatricosa que
j’ai décrit dans le Bulletin de Moscou 1857. — Les
espèces de Thoracophorus que possède encore ma col-
lection sont:
Thoracophorus corlicitms m., Toracoph sculptüis Er.^
Thoracoph. coslalis Er., Thoracoph. exilis Er., et deux
^ui paraissent être nouvelles:
') Wiegm. Archiv. 1843 p. 238, .'0.
Je propose à ce genre de Hétéroméres de la Nouvelle Hollande le
nom de Cardiothorax.
6H
Thoracophorus excisicollis ni., voisin de notre T/io-
racoph. corlicinus, par la taille, la forme et les couleurs,
mais très différent par son corselet, qui postérieure-
ment est largement échancré de chaque côté, ce qui
lui donne une forme cordiforme, les bords latéraux
en avant ont chacun trois petites épines et sur le
milieu du bord antérieur il y a deux tubercules élevés,
les impressions du milieu sont plus profondes, les
élytres plus courtes et plus larges, régulièrement costées,
chaque intervalle avec une strie de grands points im-
primés. La surface est opaque, seulement vers l'ex-
trémité de l’abdomen elle devient plus lisse et un peu
luisante. Je l'ai trouvé dans les forêts du détroit de
Panama.
Thoracophorus longicollis m., tout-à-fait comme le
Thoracoph. costalis, mais toujours plus allongé, la tête
plus large en avant, le corselet plus long sans créne-
lures latérales distinctes, élytres un peu plus larges.
Je l’ai pris aux environs de la Nouvelle-Orléans et
peut-être n’est ce qu’une variété méridionale du costalis.
l’lil(»eoiiomus (|lladrifossul,^t^s, ehncjatns, suhovatus, dejjres-
sus, opacus, niger, tihns tarsmpie. tesfaceis, antennarum hasi,
femonhu.H anoque infuscatisj capite triangnlari, postice trans-
versim impresso, ocellis nitidis hinis, oculis qn'ominnlis ; antennis
clnvati», clava scxartioulaia] thorace capite mhlatiore, sub-
transverso, postice arciiafo, profundo quadrifossulato, fossuUs
mediis elongatis, lateribus antice rotundatis, postice suhangu-
statis, angulis posticis sidn-ectis, tnx girominulis', scutello tri-
angulan; elgtris thorace suhlatiorilms et fere duplo longiori-
hus, postice subdilatatis , rugoso-scarificatis vel gramdatis,
brevissime puberulis; abdomme subovato, postice attenuato,
late reflexo, antice vix, postice dense punctato, ano fere gla-
bro. Long. ^3 L — lîiL V4 L
Voisin de notre Phloeo. pusillus, mais moins pa-
Ü9
rallèle; le corselet plus petit, les élytres arquées sur
les côtés; de couleur noire opaque, massue des an-
tennes et cuisses noirâtres. — Sur les montagnes de
Noura-Ellia à Ceylan.
Oxyteliis? |)ara8itus, elongatus, parallelus, depressus, punc-
tatus, suhniHilus, niger, ore, pnlpns, anteimanini basi pedi-
husqun testaceis; capite subtransverso, subopaco, rugoso-punc-
tuto, inaeguali, postice bifoveolato, fronts medio longitudina-
liter impresso, inter oculos et antennas utrinque dentiforme pro-
ducto-, thorace caqnte vix latiore, subtransverso, inaeqtiali,
rugoso-punctato, antice trinngulariter prominulo, medio crenu-
lato-trisulcato, sulcis postice dehiserntibus, lateribiis anticis
subdilatatis , medio laie excavatis, angidis anticis rotun-
datis, posticis obtusis; ehjtris thorace siiblatioribus, subtrans-
versis, crebem-ime granuloso-punctatis, paulo infiscatis; ab-
domine elytris paulo angustiore, nitido, postice punctulato,
sparsim brevissimo-piloso, apice acuminato, lateribus valde
reflexis, ad aqnceni arcuato-attenuatis, segmentorum margine
jjostico plus minusve infuscato; ano nitidissimo, subconvexo.
Long. 1 7,5 1. — lat. Va L
11 ressemble à notre Oxyt. complanalus, mais sa forme
est moitié plus étroite et proportionellement plus allongée;
le corselet plus inégal, les sillons du milieu moins
distincts, l’abdomen plus luisant. Je ne suis pas en-
core tout-à-fait certain que ce soit un Oxytelus, quoi-
que le faciès l’indique assez, pareequ’ avec des pattes
intermédiaires distantes, il réunit des palpes maxillaires,
ou le 3:ième article est disti ictement plus large et
plus long que le 2:d. — Cette espece a été décou-
verte par M. Nietner dans un nid de Termites sur les
montagnes de Noura-Ellia à Ceylan.
Une seconde espèce également de Ceylan pré-
sente les palpes maxillaires et 1 insertion distante des
pattes intermédiaires comme chez nos Oxytelus, mais
70
un corselet presque sans sillon longitudinal coninie
celui de nos Phloeonaeus. La couleur du corps est noire,
plus ou moins brunâtre, avec les palpes, la base des
antennes, les pattes, les angles huméraux et le milieu
des élytres d’un testacé pâle. — Tête assez triangu-
laire, fortement ponctuée vers les bords, lisse et lui-
sante au milieu en avant; les antennes pas plus lon-
gues que la tête et le corselet réunis, à article 2
presque de la longueur du l:ier, 3:ième un peu plus
court, 4 — 10 très transversaux, depuis le 5:ième noirs,
le ll:ièmc ovalaire, double plus long que le 10:ième,
acuminé, noir et un peu clair vers l’extrémité. — Cor-
selet transversal, un peu déprimé, luisant, ponctué
comme la tête, avec trois petites impressions sur le
milieu, dont deux postérieurement et une sur le bord
antérieur, de chaque côté il y a en outre une fovéole;
les bords latéraux sont arqués, les angles antérieurs
arrondis, les postérieurs saillants et presque droits.
Ecusson très transversal, arqué. Elytres plus larges
que le corselet, presque carrées, déprimées, un peu
moins fortement ponctuées que ce dernier. Abdomen
luisant, presque sans ponctuation et parsemé de poils
grisâtres très fins et très épars; dernier segment ar-
rondi. Je l’ai nommée: Oxyleius simplex. Long. 1 Vj. I.
Une troisième espèce, mais du continent Indien,
se fait remarquer par sa petitesse, n’excédant pas %
lignes en longeur. Elle est plus étroite que notre Ox.
pumüus, présentant sur le corps une couleur brunâtre,
plus ou moins claire. Lèvre supérieure, jambes et
tarses d’un testacé blanchâtre. La tête est un peu
transversale, assez finement ponctuée, avec deux im-
pressions longitudinales sur le front et deux élévations
71
luberculifonnes un peu testacôes au dessus des an-
tennes; antennes un peu allongées avec les articles
8 — 10 moins transversaux que tes 5—8, le 4:ième ex-
trêmement petit, le llâème trois fois plus grand que
le lOrième, ovalaire et acuminé. La sculpture du cor-
selet, des élytres et de l’abdomen est comme chez le
pumilus, à l’exception des carènes sur le milieu du
premier, qui sont plus élevées et luisantes. Il porte
le nom d’Oar. tennis m.
Stciuis piilchcr, Nietner, elonfjatus, conicus, nitidus, ni-
ger, palpis, antennis pedihusque testaceis, geniculis infnscaüs,
elytromm macula magna, semilunata, laterali abdominisque
segmentis diiabns vel tribus mediis rulrris; capite inter oculos
biimpresso, crebre punctaio; thorace caqrite angusti&re, elon-
gato, medio aequaliter dilatato vel angulato, creberrime grosso-
pnnctato, lateribus postice subsinuatis, anguUs posticis rectis;
scutello minutissîmo, transverso, vix distincto; elytris thorace
latioribns et ad suturam panlo brevioribtis, subovatis, postice
triangulariter tmncatis, crebemme grosso-p^inctatis, sutura
subimpressa, kumeris distinctis; abdomine thorace vix latiorc,
antice sjjarsim punctato, postice glabro, attenuato, immargî-
nato, segmento ultimo apice truncato, bisetoso; pcdibus elon-
gatis, tarsorum articulo penultimo valde bilobato. Long. 2^/4
1. — lat. V2 !•
Par sa forme et son abdomen coloré de roux
cette espèce se place très naturellement à côté des
8t. pictus et fubescens des Indes, que j’ai décrits dans
le Bulletin de Moscou 1857, mais son corselet noir
l’en distingue de suite. Une des intéressantes décou-
vertes de M. Nietner dans les forêts des montagnes de
Noura-Ellia à Ceylan, où clic vole le soir.
Saurellus Motsch. n. g.
Stenide, à abdomen conique, qui rappelle les
Echiaster et Scopaeus. Opaque dessus et couvert d’une
72
ponctuation granuleuse. — Tarses de cinq articles.
Quatrième des postérieurs simple à toutes les pattes
et très court. Antennes un pou plus longues que la
tète, droites et non brisées. Labre transvei’sal, simple,
non denté, ari-ondi et un peu tronqué en avant.
Yeux très gi-ands, occupant presque toute la longueur
de la tète dessus et dessous. Labre grand, transvei’sal,
arqué et un peu tronqué en avant. Mandibules assez
larges, armées d’une forte dent au milieu. Palpes
maxillaires visibles au dessus de la lèvre supérieure,
globiformes; leur dernier article obconiquc, très court,
implanté sur le 3:ième, comme chez les Scydmaenides;
celui-ci ovalaire, renflé, trois fois plus large que les
autres; le 2:d article très petit, très court; le premier
allongé, mais un peu plus court que le 3:ième et trois
fois plus étroit. Menton court, transversal, trapézoïdal.
Languette courte, un peu triangulaire, avec un long
cil au milieu. — Paraglosses largos, autant que je l’ai
pu voir. Antennes claviformes, avec les deux premiers
articles plus gros que les suivants, l:ier plus long que
le 2:d, troisième et quatrième obeoniques, étroits, égaux
un peu plus courts que le 2:d, 5 — 10 décroissant et
s’élargissant peu-à-peu, le llâème de la grandeur du
l:ier, ovalaire, acuminé et subuleux à l’extrémité. Tête
transversale ou arrondie. Corselet allongé, plus étroit
que la tète, rétréci en arrière. Ecusson tronqué.
Elytres presque plus étroites que la tète, formant en-
semble un carré, un peu échancré à la suture. Ab-
domen rebordé, atténué postérieurement, dernier seg-
ment longuement canaliculé au milieu chez le mâle.
Saurelliis indiens . Motsch. Bull, de Mosc. 1858, p. 637,
69 (EcMaster), linearis, attenuatus, depressus, yranulatus,
73
opacus, rufo-testaceus , abdomîne, elytrorum macula elongata
medio lateribusque atris; palpis, antennarum basi pedibusque
pallidis; corpore subtus crebre punctato. Long l'/s 1. — lat.
cap. Va 1. — Du continent des Indes orientales.
Cette espèce a une singulière ressemblance par
sa taille, sa forme et scs couleurs avec mon Echiaster
infuscatus des environs de la Nouvelle Orléans, mais
ce dernier présente une tôle plus allongée, des yeux
plus petits, une lèvre supérieure quadridentée, angles
du menton peu avancés, languette fortement bifurquée,
élytres brunâtres sans taches, abdomen noirâtre avec
les trois derniers segments roussâtres.
Paedcriis conirullis, elongatus, linearis, nitidus, niger, tho-
race, scutello abdominisque segmentis quatuor anticis rufo-
testaceis, capite elytrisque cyanescentihas, antennarum palpo-
ruinque basi plus minusve infuscato vel testaceo; capite
elongato-ovato, fere glabro, postice subaftemiato, thorace ca-
pite non latiore, elongato, postice subconico, latertbus sptarsim
nigro-pilosis ; scutello oblongo; elytris capite vix latioribus et
paulo longioribus, sjMrsim grosso sed non qu'ofundo punctatis,
griseo subpuberulisj abdomine griseo subpiloso, antice fere
glabro, postice sparsim punctato, ano in 5 lamelliforme valde
producto. Long. 1 '/^ — ^ Va b — bit. Va — % b
Taille et forme de notre P. limnophilus, mais très
différent par les pattes noires, la lôte plus allongée,
le corselet moins ovalaire, rétréci en arrière depuis
un tiers antérieur de sa longueur, l’écusson clair, la
ponctuation des élytres moins profonde et la lamelle
allongée par laquelle se terminent les parties génitales
de la femelle. M. Nietner l’a pris communément sur
les bords d’un marécage aux environs de Madarà, au
midi de la péninsule occidentale des Indes.
Cette espèce ressemble beaucoup à mon Paed.
indiens, qui s’en distingue par le dernier article des
74
palpes, les cuisses et les tarses plus ou moins testacées,
par la ponctuation peu profonde et peu sensible sur
les élylres et par l’écusson plus brunâtre.
Une troisième espèce très voisine de Vindicus est
mon Paed. piliferus, qui présente les mêmes couleurs,
mais qui est parsemé sur tout le corps de cils noirs,
épars et droits, son corselet est .plus convexe et plus
ovalaire, scs élytres très fortement rugueuses, comme
cicatrisées et ses pattes plus noirâtres et épaissemenl
ciliées de poils testacés. De la côte Tranquebar.
Une quatrième espèce, également très voisine, est
mon Paed. pubenUus, qui est plus grand que le Paed.
conicollis, se distinguant par une tète plus arrondie, le
corselet plus convexe, plus arrondi sur les cotés, l’écus-
son noir, les élylres plus allongées, plus amples, plus
finement rugueuses, à pubescence plus grise. Des en-
virons de Madarà aux Indes orientales.
Enfin une cinquième, des montagnes Neel Gherris,
est encore plus voisine du Paed. conicollis, mais qui a
les antennes encore plus longues, les coxes entière-
ment noires, corselet plus ovalaire, plus convexe,
l’écusson noir, les élylres plus longues, plus fortement
rugueuses, segment anal bilamelliforme et plus court.
— Je l’ai nommée Paed. rugipennis.
Je demande maintenant à M. Kraatz de m’indiquer
laquelle de ces espèces voisines est celle décrite par
Ericlison (?) sous le nom de Paed. indiens, et la-
quelle est le Paed. cyanocephales (Motsch.??), comme
l’indique si bien M. Kraatz dans sa critique imprimée
à la p. XXXI du Berliner Enl. Zeitschrift, 1859, I, et
dont ni l’une ni l’autre n’existent, soit en nature, soit
décrite quelquepart.
75
Xanthophius Motsch. n. g.
Xantholinide, à antennes brisées, avec leur 6 avant-
derniers articles transversaux, le 2:d plus long que
le 3ième. Palpes maxillaires non filiformes, mais à
articles sensiblement élargis, excepté le 4.ième qui est
en alêne, trois fois plus étroit et un peu plus court
que le 3:ième; celui-ci, le plus grand de tous, un peu
plus long que le 2:d, de forme triangulaire allongée; le
2:d plus étroit et plus court que le 3:ième, triangulaire.
Palpes labiaux à dernier article un peu plus court que
l’avant dernier, très étroit, linéaire. Yeux allongés, pla-
cés en avant un peu obliquement c.à.d. se rapprochant
anlérieurernent. Coxes intermédiaires éloignées Tune de
l’autre à leur insertion. Tarses simple.s, non élargies
à toutes les pattes, leur trois premiers articles un peu
allongés, prcsqu’ égaux, réunis et un peu plus longs
que le 5:ième. — Tête allongée, d'un oval arrondi,
parallèle au milieu, plus large que le corselet. Celui-
ci faiblement rétréci en arrière, presque du double
plus long que large, et pas plus court que la tète;
lignes de points imprimés droites, sans réunion arquée
en avant, mais la ligne latérale se divisant en fourche
antérieurement. Elytres à peine plus larges que la
tête, de la longueur du corselet; suture imprimée seule-
ment vers l’écusson, plus loin relevé avec toute la
surface en plateau, bordé de chaque côté par une
petite élévation cariniforme qui s’oblitère obliquement
vers l'extrémité; les gros points qui couvrent la sur-
face sont un peu disposés en lignes. — Abdomen un
peu rétréci vers l’extrémité; le segment anal est pro-
fondément échancré au milieu, bilobé et garni de
longs poils.
7G
Ce nouveau genre se distingue: des Xanlholinus
par ses palpes maxillaires plus élargies, à 3:ième ar-
ticle plus long que le 2:d; par l’insertion de ses an-
tennes, par le 2:d article des antennes plus long que
le 3:ième et par le segment anal bilobé; des Linosomus,
par ses palpes, l'insertion large do ses antennes et de
ses coxes intermédiaires; des Leplacinus par les articles
4 — 10 transversaux et le ll:ième allongé et acuminé
de ses antennes et par ses palpes; enfin des Moto-
poncus par le 2:d article des antennes plus long que
le 3:ième, par les palpes, par l’insertion des coxes
intermédiaires et par la suture des élytres imprimée
et inarginée.
Je ne connais encore qu’une seule espèce, dé-
couverte par M. Nietner à Ceylan:
Xanthuphius scrpcnlarius, linearis, suhdepressus, nitidus,
pilosus, fusco-testaceus, capite, thorace abdomineque antice
plus mînusve nigris; palpis, antennamm basi pedibusque
testaceisj capite elongato, fossulîs anticis profundo vnstructis,
lateribus sparsim qninctatis; oculis pdaniusculis, vix prami-
rndis; thorace elongato, postice subangustato, leviter sinuato,
in medio lineis rectis 10, ad latmlbus 9 punctatis; scutello
magno, triangulari; elgtris thorace latioribus, parallelis, in
medio plus minusve palUdis, testaceo subpilosis, fere striato-
punctatis, sutura lateribusque infuscatis; abdomine elgtris vix
angustiore, impunctato, sparsim longo pilifero, ano subtestaceo.
Long. 1 Va b — bi^t. V4 b
Gabrius fuscolaterus, linearis, antice subattenuatus, postice
fere parallelus, nitidus, niger; elgtris fuscis, antennarum basi
pedibusque testaceis; ore, palpis, elgtrorum lateribus abdomi-
nisque segmentorum niarginc postico p>lus minusve infuscato-
testaceisj capiie elongato, parallelo, antice oblique attenuato,
subconvexo, glabro, postice quadri-, lateraliter ad oculos
utrinque quinquepunctato ; oculis planiusculis ; thorace capite
vix latiore, longitudinem aequali, subconvexo, ovato, lateribus
77
fere parallelîs, medio utrinque longitudinalifer 5-pimctato;
scutello triangularî, sulmiguloso j elytris thorace paulo latio-
rihus sed non longioribus, postice paulo düatatis, spiarsim
punctatis Æ pilosis, nitidis; ahdomine rinereo pubendo, seg-
mentis antice suhtiliter punctulatis, postice fere glabris, segm.
anali aplce truncatoj appendicis caudalis brevis, m'gro pilosis.
Long, l'/s ]. — hit. Va 1-
Taille et couleurs de notre Gabrius aterrimus, mais
plus étroit et plus parallèle, rappellant un peu les Xan-
tholinus, avec les élytres brunâtres et plus claires vers
les côtés latéraux. M. Nietner l’a trouvé dans un nid
de Termites sur les montagnes de Noura-Ellia à Ceylan.
Ici je crois devoir placer une observation à pro-
pos du Gabrius pwnüus Mannb., que j'ai mentionné
dans le Bull, de Moscou, 1858, II, p. 661 et à propos
duquel M. Kraatz a bien voulu faire une critique com-
plètement inutile. Précisément parceque la description
de Mannerbeirn ne convient pas à mon exemplaire
typique, j’en ai donné la description et énuméré les
caractères différentiels. Si M. Kraatz avait voulu ré-
fléchir, il eut compris les choses telles qu’elles sont,
et non comme il se plaît à se les représenter, alors
il eut gardé sa sagesse pour lui-mûrne, comme le dit
très bien un proverbe allemand.
Trapeziderus Motsch. n. g.
Staphilinite, à opercule stigmale triangulaire, assez
grand, adossé au rebord du corselet en dessous. —
Celui-ci trapéziforme, rétréci en arrière comme chez
les Créophilus, mais avec une ligne de 6 fovéoles au
milieu et les lignes caréniformes sur le dessous du
rebord assez parallèles jusqu’à un cinquième de la
longueur du corselet où la carène du dessous prend une
78
direction oblique et se réunit à la supérieure un peu
avant l’angle antérieur. L’insertion des antennes se
trouve un peu en arrière du bord antérieur de la
tête, de manière que le chaperon s’avance un peu sur
la lèvre supérieure et est faiblement sinué au milieu.
Les tronchatères des pattes ne sont ni dilatés, ni pro-
longés en dent intérieurement. — Palpes maxillaires
filiformes, 4:ième article étroit, cylindrique, à peine
plus long que le 3:ième, le second plus large, mais
pas plus long que le 3:ième; les labiaux filiformes,
aussi avec leur dernier article ovalaire pas plus court
que le 2:d. Les deux segments antérieurs de l’ab-
domen sont marqués chacun en avant, dans toute sa
largeur, d’une ligne imprimée, parallèle aux bords des
segments et un pou arquée en arrière aux côtés laté-
raux. — Antennes bien plus longues que la tête, clavi-
formes, à articles: 4 — 10 Iransversaux, les trois pre-
miers allongés, obconiques, le premier aussi long que
les deux suivants réunis, le 2:d d’un quart plus court
que le 3:ième, le llrièmo ovalaire, un peu plus long
que le 10:ième et échancré à l’extrémité, qui est acu-
minée. Tête carrée, lisse, avec quelques points irré-
guliers; yeux ovalaires, planes, petits, placés antérieure-
ment, comme chez les Xanlholinus, sur les côtés laté-
raux un peu obliquement. Corselet plus étroit et
plus court que la tête, trapéziforme, lisse, rétréci pos-
térieurement, arqué à la base, angles antérieurs sail-
lants. Ecusson grand, triangulaire, très fortement ponc-
tué, bordé en avant, vers le corselet sur le col, par
un segment arqué, un peu élevé. Elytres plus larges
que le corselet, presque égales en largeur avec
la tête, mais un peu plus allongées, parallèles; ponc-
79
tuation éparse, peu profonde; suture marginée. Abdo-
men pas plus large que le corselet, ponctué comme
les élytres, depuis le 4:ième segment atténué vers l’ex-
trémité, qui finit comme chez les Philonthus par deux
appendices poilus assez forts et entre eux par un seg-
ment pygidal lamelliforme, tronqué. Dessous du corps
pas plus fortement ponctué que le dessus. Insertion
des pattes intermédiaires distante, les jambes garnies
de poils, ceux des intermédiaires plus épineux que les
autres; les tarses dilatés seulement aux pattes anté-
rieures et' assez fortement velus, l:ier article le plus
long, vient ensuite le 5:ième qui est un peu plus court,
le 2, 3 et 4 presqu’ égaux, deux reunis égalant en lon-
gueur le 5:ième.
Ce nouveau genre paraît être voisin des Brachy-
dirus, mais sa tôte carrée sans [lonctualion générale,
son corselet également lisse, les carènes, sur la partie
rebordée de celui-ci, parallèles, son abdomen plus
acuminé, avec les lignes imprimées sur les segments
antérieurs entières et parallèles, ses yeux petits, apla-
tis, ses jambes intermédiaires épineuses, sa forme
plus déprimée &c. l’en distinguent. La seule espèce
que je connais, est:
Trapezidcriis liicolor, elonyatus, depressus, 2^ostice attenua-
his, capite thoraceqne glabriS) elytris abdomineque punctulatis,
testaceo subpilosug, rufo-testaceus ; mandtbuhg apxce, anten-
narum articulis seqdevi penultimis, capite abdomineque niyrtg;
capite quadrato, çjlabro, foveolis minutis tn medio 4, antice
6, lateraliter ad oculos utrinque 8, postice versus angulos 8
impressis; thorace trapezoidali , glabro; foveolis: in medio
utrinque 6 in lineam, ad angulos anticis 7 irregulariter dis-
posais; scutello triangulari, valde qmnetato; elytris thoracis
basi latioribus, et paulo longioribus, sparsim punctatis; nb~
80
domine attenuato, supra et siibtus aequaliter sparsim pnn-
ctato. Long. 4^4 1- — lat. Vs 1-
Découverte de M. Nietner sur les montagnes de
Noura-Ellia à Ceylan.
Philuutliiis fiilvitarsis, elongatus, subattenuatus, depressus,
nitidus, niqer, ore, antennarum articnlo ultimo tarsisque plus
minusve rufo-testaceis; palpis, antennarum hasi geniculisque
mfo-annulatis ; capite quadrato, glabro, antice inter oculos
semilunaliter impresso, transversini quadripunctato, postice
bipunctuto, lateribus punctis 8; fronte antice truncato, non
prominiilo- thorace capite vix angustiore sed paiilo longiore,
glabro, in medio utrin que punctis quinque in Uneam dispositis,
postice niarginato, lateribus parallelis, pilis longissimis nonnul-
Us; elytris capite sidÂatioribus, quadratis, punctatis, breviter
fusco-pubescentibus; sutura subelevata, glabra; abdomine
punctato, fusco-puberulo ; segmenta ultimo in iS subtus pro-
funde triangulariter inciso; antennis capite longioribus, arti-
cuUs 4 — // transversis. Long. 2 V4 !• — lat. 1.
Par la forme il ressemble un peu à notre Phü.
ebeninus, mais il est d’un tiers plus petit, la tôte plus
large, carrée, le corselet plus étroit, parallèle; les ély-
tres plus petites &c. Il m’a été envoyé par M. Niet-
ner des montagnes Noura-Ellia à Ceylan.
Tarhyphiiriis diliitus, elongatus, attenuatus, subdepressiis,
nitidus, testaceus, capite, thoracis medio scutello abdomineque
interdum leviter infuscatis, antennarum articulis septem tdti-
mis oculisque nigris; capite transverso, glabro; thorace glabro,
antice arcuatim angustato, postice capitis duplo latiore, an-
gulis posticis fere rectis, apîce rotundatis; scutello triangulaid,
valde transverso; elytris thoracis latitudine, sed vix longiori-
bus, glabns; abdomine conico, glabro, apice punctulato, pi-
loso, segmenta ultimo superiori medio linea impresso. Long.
1 V4 1- - lat. 'U 1-
Il ressemble à notre T. abdominalis, mais son cor-
81
selet est plus large, les élytres plus courtes, les an-
tennes plus minces à la base, plus courtes et plus
distinctement en massue. Envoyé par M. Nietner des
montagnes de Ceylan.
Errhomus snbpiindiilaliis! düatahis, suhparallelus, postice
attenuatus, mhdepressuH, fera filaber, nùp-o-piccus, palpîs, an-
fennaimm bain, thoracis, elytvoimm sefjmentommque abdominis
margmis angustisnime pedibvsqttc testaceis plus minusve trans-
parentibtis; capite nigro, triangulari ; thorace transverso, indi-
stincte punctulato, antice valde angnstato, basi utrinque si-
nuato, lateinbus vix arcuatis, angulis posticis subacvtis, apice
rotundatis, std>prominulisj elytris thoracis latitudine et paido
longioribus, punchdatis, postice subangustatis ; abdomine in-
distincto-punctulato, segmenta ultimo quadrispinoso , spinis
aequalibus. Long. % !• — lat. ’/j 1.
Taille et forme de YErcliomus fidvus que j’ai dé-
crit dans le Bulletin de Moscou 1857, mais de cou-
leur foncée, avec les marges d’un brim-testacé trans-
parent, les élytres pointillées etc. Indes orientales et
de l’île Ceylan.
M. Kraatz s'est donné la peine de reproduire ce
genre exotique parmi les Stapliilinites d’Allemagne,
sous le nom de Coproporus, sans décrire aucune espèce,
mais comme j’ai été le premier à le séparer des Ta-
chinus et que le nom d'Erchotmis, que je lui ai donné
est antérieur à celui de M. Kraatz, qui s’est bien gardé
de citer le mien, il doit être conservé. M. Kraatz le
sait parfaitement bien, car encore en 1855, je lui ai
donné plusieurs espèces de celles qui se trouvent dé-
crites maintenant sous les mômes noms dans le Bulle-
tin de Moscou, — ouvrage que j’avais envoyé pour
être imprimé en Mai 1857, tandis que l’ouvrage de
M. Kraatz n’a paru qu’en Novembre de la même année,
6
82
comme on se peut assurer par les dates placées dans
les avant-propos. Les petits tours d’adresse pour
s approprier la priorité sont du reste pardonnables à
ce M. Kraatz, parce qu’il est toul-à-fait jeune homme
encore.
Connaomuü brevipennis, elongatus, attenuatus, subsericeo-
micana, niger, ore, palpis, antennis, thoracis lateribus, elytro-
rum margine postice, ahdominia segmenta penultimo postice
pedibnsque testaceîs; thorace transverso, fere semilunata, sub-
convesco, basi utrinque sinuato, angulis postieis subattenuatis,
apice rotundatis; scutello triangulari, vix diatincto- elytns
thoracis latitudine, sed fere brevionbus, ruguloso-punctatis,
cinereo sparsim longe pubemlis, ad suturam oblique sinuatis,
lateribus postice angulatim productis; abdomine subtilissime
punctulato, fusco-puberulo, segmento ultimo biappendiculato,
longe piloso (j?). Long. 7s 1. — lat. ‘/j 1.
D’un tiers plus petit et proportionellement plus
étroit que notre Con. pediculariiis, et très différent par
ses couleurs, ses élytres raccourcies, son corselet plus
court et plus semilunaire en avant. Jolie découverte
de M. Nietner sur les montagnes Noura-Ellia à Ceylan.
M. Kraatz a changé le nom de ce genre en Cono-
soma sibi, quoique le mien ait été proposé antérieure-
ment dans les Etudes entornologiques 1857, p. 54
(Conosomus), qu’il s’est bien gardé de mentionner dans
la Naturgeschicbte der Insecten Deutschlands, II. p. 431.
Croit-il donc rendre un service à la cience en s’ap-
propriant les noms donnés par d’autres?
Euryglossa Motsch. n. g.
Aléochoride, à stigmates prothoraciques distincts
et antennes inserrées sur le front à côté des yeux.
Tarses à toutes les pattes de cinq articles; premier
article des postérieurs plus long que les suivants.
83
Palpes maxillaires saillants, 3:ième article pas plus
long que le 2:cl, mais bien plus large, le 4:ième étroit,
subuliforme et un peu plus court que le 3:ième, à-peu-
près comme chez les Encéphales. Languette avancée,
non marginée, arrondie sur les côtés. Palpes labiaux
de deux articles comme chez les Encéphales. Maxilles
intérieures membraneuses et garnies de longs poils, plus
longs que les mandibules et les devançant visible-
ment. — Mandibules simples, allongées, sans dents.
Yeux assez saillants. Tête inclinée, cachée entière-
ment sous le corselet, transversale, avec un chaperon
avancé en avant en forme de museau sur la lèvre
supérieure, qui est arrondie et sinuée de chaque côté.
■ — Corselet large, semilunaire, découpé de chaque
côté à la base, avec les angles postérieurs assez sail-
lants, à-peu-près comme chez les Euryusa. Elytres
courtes et abdomen atténué, également comme chez
ces dernières, mais antennes plus grêles, avec le der-
nier article très grand et plus long que les six précé-
dents réunis, qui sont un peu transversaux ou carrés.
— Abdomen terminé par deux appendices longue-
ment velus.
Ce genre intéressant, qui au premier abord paraît
appartenir aux Tachyporines, par ses autres caractères
est un Aléacharide qui malgré ses maxilles membra-
neuses et poilues, et le 3:ième article des palpes élargi,
doit prendre place à côté des Gymnusa, avec lesquelles
il a la tête inclinée et cachée sous le corselet, la forme
de ce dernier, des élylres et de l’abdomen. — Je
n’en connais jusqu’ici qu’une seule espèce, découverte
par M. Nietner dans les montagnes de l’île Ceylan.
84
Eiiryplossa llavorincU, alata, elongnto-suhconica, postice
attenimta, nitùlula, pyunctuluta , sparsim nenceo-pvhenda, ni-
gra, ore, g>alpis, antcnniK, thomcis laterihus lato, elytrorum
ahdominisfjne segmeniin duahns ultimîs, margine jjostica pedi-
busque pjulUde-feHtaceÀs, mfura elytrorum, scutello mefatho-
raceque rufo-tesiaceis, hoc postice punchdato, medio profunde
impresso; coxis anticis magnis, deptressis; capite suhtransverso,
inclinato, suh thorace ondto, fronte pvnctatissimo, oculis pro-
minuUs; thorace capitis dvplo latiore, semilunato, fere gla-
hro, tenuissime pubescente, ad basin utrinque laie, sinuato,
angidis posticis snbprodxtctis ; scutello valde transverso, trian-
gulari; elytris thorace fere angnstiorihns et modice longion-
bns, pjunctntis, sparsim cinereo-piilosis, postice subangustatis,
ad suturant oblique sinuatds, angidis postiris acute-productis ;
abdomine attenuato, antice fortiter, postice vix punctato, ci-
nereo-pubeacente, lateribus apiceque longissime nigro-jnlosis.
Long. Va 1. — lat. Va 1.
Cyropliaena? Irlllda, elongato-ovata, postice attenuata,
apice truncata, subdepressa, nitida, nigra, palpis, antennarum
basi, elytrorum humeris pedibusque pallido-testaceis ; ore, ab-
dominis segmentis duabus anticis apiceque plus minusve rufo-
testaceis- capite transverso, glabro, jmnctis nonnullis impres-
sis, antennarum articidis G penultimis transversis, idtimo elon-
gato, subconico, acuminato, l:mo elongato, obconico, 2:do patdo
breviore, sed non angustiore, 3:io angustato, secundo breviore,
dimidio l:o aequali, 4:to brevissimo, subtransverso; thorace
transversim ovato, subconvexo, marginato, glabro; scutello
valde transverso, subarcuato; elytris thorace sublatioribus et
longioribus, transversis, glabris, subinaequalibus, pilis non-
nullis cinereis; abdomine depresso, postice sparsim pubescente,
segmenta penultimo medio tubercidiforme elevato, tdtimo late
truncato, pygidio in suhforciputo, in J" longissime trifido,
fidis triarticidatis, apice hamatis, dehiscentibus. Long. Va
— lat. Va 1-
Très voisine par ses couleurs de la Gyrophaena
furcata, que j’ai décrit dans le Bulletin de Moscou
sous le nom d'Encephalus, mais d’un tiers plus petit, à
85
corselet plus court, les élytres et l’abdomen plus lisses,
fourche caudale plus courte et moins visible, dernier
article des antennes plus acuminé &c. Elle ressem-
ble beaucoup à la G. indica m. dont elle a la taille
et les couleurs, mais est un peu plus large, avec l’ab-
domen largement tronqué vers l’extrémité et armé de
pinces ou de -trois appendices filiformes placés per-
pendiculairement l’un à l’autre. — Des montagnes Noura-
Ellia à Ceylan.
Les autres espèces de Gyrophaena, que je possède
de cet île des Indes orientales, sont:
Gyrophaena nigra m. tout-à-fait de la taille et de
la forme de la G. indica m. et de notre G. strictula,
dont elle a les couleurs, mais son corselet est plus
large et les pattes de teinte moins claire, les élytres
plus lisses; le corps est d’un noir luisant, les parties
de la bouche, la base des antennes et les pattes sont
d’un testacé plus ou moins brunâtre.
Gyrophaena curlula, par ses couleurs voisine, de la
G. scriclula, mais de moitié plus petite et proportionelle-
ment plus large, ce qui la fait paraître plus courte;
corselet plus large, souvent brunâtre; élytres trans-
versales, lisses, noires, base à peine rembrunie; abdo-
men noir, plus ou moins brunâtre antérieurement, mar-
giné d'un testacé pâle à l’extrémité tronquée, avec les
appendices caudales très courts et de la môme cou-
leur testacée; antennes robustes, pâle.s, à dernier ar-
ticle noirâtre.
Gyrophaena? oxyteloïdes, un peu plus allongée que
la précédente, mais pas plus grande. Par ses couleurs,
elle ressemble à ma G. Hvida, Bull, de Moscou, N:o
176, mais sa tête est plus grande, le chaperon et les
86
parties de la bouche plus avancées, yeux très saillants,
noirs; corselet moins transversal; élytres plus longues,
carrées; abdomen plus court, plus brusquement tronqué
à l’extrémité, comme chez la G. curtula. Tous ces
caractères donnent à l’insecte une forme qui rappelle
un peu quelques Oxytelus. Antennes plus allongées
que chez la G. mrtula et G. livida.
Ilygroptera Motsch. n. g.
Gyrophaenide, avec les caractères des Encephalus,
à l’exception: des antennes, dont les articles 4 et 5
sont plus étroits et plus courts que le 2;d; du ll:ième,
allongé, ovalaire, acuminé et presque plus grand que
le l:ier; du troisième article des palpes maxillaires,
qui n’est pas plus large que le 2:d; des yeux qui,
sont plus grands, mais pas plus saillants; du corselet,
qui n’est pas très transversal et presque globuleux;
des élytres, qui sont sensiblement plus larges, mais
pas plus longues que le corselet , à consistance
assez molle, ce qui fait qu’elles sont roulées sur
elles-mêmes à l’extrémité de la suture, où elles sont
obliquement découpées en angle rentrant; et, enfin, de
rabdomen, qui est concave en dessus, mou antérieure-
ment et seulement avec trois plaques cornées, relevées
vers leur bord postérieur sur le milieu, laissant les
côtés membraneux. L’avant-dernier segment est dur,
large, tronqué en arrière, très fortement ponctué anté-
rieurement, strié postérieurement, le dernier plus étroit
que le précédent, ovalaire, dur, cinq fois sinué au
bord externe, les sinuosités assez aigués. — La lan-
guette m’a parue ovalaire, mais plus avancée que chez
les Encephalus. — L’espèce d’après laquelle j’ai établi
87
ce genre, a été trouvée par M. Nietner, dans un nid
de Termites, sus les montagnes Noura-EIlia à Ceylan
et je l’ai nommée:
Hy^rroptera termitis, alata, ovata, nitida, suhhis convexa,
fusco-testacea, capite antennarumque articuUs sex idtimis ni-
gro-piceisj palpis, abdomine supra pedibusque testaceis, hoc
segmentis anticis medio infuscatis; capite transverso, glabro;
thorace transverso, convexo, fere globoso, submarginato, gla-
beiidmo, medio bipnnctato; scutello minuto, triangulari; ely-
tris thorace latioribus, sed non longioribus, postice subdilata-
tis, ad suturam oblique truncatis, glabris, pilis nonnulUs ci-
nereis, lateraliter ciliatis; abdomine elytris latitudine, subovato,
molle, concavo, segmentis anticis in medio solum comeis, po-
stice transversim elevatis, glabris ', sexto lato, comeo, antice
creberrime punctato, postice striolato, septimo ovato quinque
sinuato et denticulato. Long. 1 1. — lat ‘/j 1.
Termidonia laminata, elongata, depressa, leviter punctulata,
vix nitida, ferruginea, capite (ore excepto) oculisqne nigris,
elytris infuscatis, angulis posticis humerisque rufescentibus,
ore, paljns, antennis, thorace pedibusque rufo-testaceis; capite
transverso, opaco, sparsim minus profundo-punctulato, antice
in medio leviter foveolato, oris productif, oculis prommulis,
nitidisj antennis capite thoraceque longitudine, articulis obco-
nicis, versus apicem incrassatis, art. 2:o brevissimo, 3:io se-
cundo duplo longiore, l:o paulo breviore, ultimo ovato, penul-
tinio longionj thorace capite vix latiore, subquadrato, basi
ampliato, arcuato, subopaco, sparsim punctulato, ynedio linea
longitudinali, antice transversim injlexo, leviter bifoveolato,
postice paulo angustato, lateribus fere rcctis, marginatis, an-
gulis anticis subprnminulis, omnis rotundatis; scutello trian-
gulari, nitido, glabro; elytn's thorace latioribus, subtransversis,
subopacis, punctatis, tenuiter sparsim pilosis; abdomine nitido,
antice punctato-rniguloso, postice laeviore, segmente 3:o late-
ribus triangulari-lamelliforme productis, utrinque transverso-
impressis, margine postice bisinuato, 6-foveolato, medio sub-
elevato, segmente 4:o postice sex , q:o quadrifoveolatiSf 6:o
88
medio carinula elongato elevato, angidis postids acute promi-
nulis; tarsis postids articulo l:o secundo subaequali. Long.
33/4 1. - lat. 1 Va 1.
Elle ressemble un peu à notre M. humeralis, mais
sa taille est quatre fois plus grande, le corselet et l’ab-
domen de teinte plus rousse et le premier plus allongé.
Belle découverte de M. Nietner dans les nids
souterrains d’un Termes sur les Montagnes de Noura-
Ellia à Ceylan.
Je n’ai pu examiner les parties de la bouche de
ce bel insecte unique, mais toute sa forme lui assigne
une place à côté des Myrmedonia, sauf la longeur du
l:ier article des tarses postérieurs, qui n’est pas plus
long que le 2:d, preuve que la division des Aléocha-
rides d’après ce caractère, comme le propose M. Kraatz,
n’est rien moins que naturelle.
Acanthoglossa Motsch. n. g.
Aléocharide, avec les tarses antérieurs de quatre,
les postérieurs de cinq articles; premier article de ces
dernières presque du double plus long que le 2:d.
Tète avec un étranglement sensible en arrière. Para-
glosses triangulaires, un peu allongées, mais ne dé-
passant pas la languette. Palpes labiaux distinctement
de trois articles, allongés, linéaires, se raccourcissant
graduellement vers l’extrémité, premier art. plus étroit
que le second. — Maxilles pubescentes sur leur bord
interne, lobe extérieur linéaire, presque plus long que
les mandibules, terminé intérieurement par une toufl'e
de poils courbés. Languette transversale, faiblement
bilobée et garnie en avant de fortes épines, comme
chez les f.omeclmsa. Mandibules allongées, triangulaires.
89
un peu courbées sans dents sur la face interne. —
Labre un peu transversal, sinué dans son milieu, avec
quatre longs poils en dessus. Palpes maxillaires allon-
gés, troisième article le plus long, le dernier très
court, subuliforme. Antennes fortes, allongées, à Irier
article grand, 2:d très court, 3:ième deux fois plus
long, obconique, les suivants trapézoïdaux, se rétrécis-
sant et s’élargissant graduellement vers l’extrémité, le
dernier art. pas plus court que les deux précédents
réunis, plus ou moins arrondi à l’extrémité. Tète
arrondie, non transversale; yeux grands, assez saillants.
Corselet presque pas plus large que la tète et forte-
ment ponctué comme chez les Ocalea (badia). Ecus-
son triangulaire, opaque. Elytres d’un tiers plus larges
que le corselet, mais un peu plus longues et faible-
ment dilatées postérieurement. Ailes propres au vol.
Abdomen un peu rétréci à la base, faiblement ovalaire
sur les côtés et recourbé vers le haut comme chez
les Myrmidonia; dernier segment du dessus échancré
triangulairement au milieu.
Ce nouveau genre réunit la forme allongée des
Ocalea avec les caractères des Myrmidonia, oflrant de
plus une languette épineuse comme chez les Lomeclmsa.
Outre les deux espèces, que je vais décrire, il
paraît que plusieurs autres, que M. Kraatz a décrites
comme des Myrmedonia dans le lirième volume de la
Linnaea entomologica p. 48 et suivantes, doivent prendre
place dans ce nouveau genre termitophüe.
Acanllioülossa badia, elonyaia, suhdepressa, nitida, pun-
ctata, fnsco-testacea, antennanim basi, palpis, tJiorace pe.di-
husque düutiorihus, oculis ntgris, antenmg articulis inter-
mediis infuscatis; capite, subihorace elytrisque sparstm crebre
90
punctatis, haec testaceo-pîlosîs ; abdomine nîtido, antice pro-
funde, in S crebre punctato, postice fere laevigato, segmenta
ultimo supra tnangulariter incisa, in rj quadrispinoso, in Ç
rugulosa et pilosa; tharace subquadrata, postice leviter an-
gustato, basi arcuata, angulis amnes rotundatis; antennarum
articula ultimo subcylindrico, apice rotundato. Long. 2^/^ — 3
1. - lat. %-% 1.
Par la forme extérieure, cette espèce rappelle
quelques unes de nos grandes Ocalea, mais ses tarses
antérieurs n’ont que quatre articles. M. Nietner l’a
découverte sur les montagnes Noura-Ellia à Ceylan
dans un nid de Termites.
Une seconde espèce des mêmes localités, et aussi
un Termüophila, est ma:
Âcanthoglossa humerosa, qui est un peu plus petite
que la précédente et d’une couleur brun foncée, presque
noire, avec les parties de la bouche, la base des an-
tennes (2 et 3:ième article), les angles huméraux des
élytres, le bord postérieur des segments abdominaux
et les pattes d’un roux, plus ou moins testacé. Les
antennes sont un peu plus courtes, plus claviformes,
à dernier article ovalaire et acuminé à l’extrémité.
La ponctuation de la tête est moins forte et moins
serrée, celle du corselet et des élytres, au contraire,
presque rugueuse. Abdomen luisant, avec quelques
points imprimés très épars; le dernier segment trois
fois sinué, ce qui forme quatre denticulations distinctes.
Hunialuta suspiciosa, elongata, medio subdilatata, snbni-
tida, punctulata, sparsim puberula, nigro-fusca, antennarum
articulo l:o, thorace elytnsque dilutiorihus, palpis pedibusque
testaceis; capite minuta, subrotundato, subconvexo, suhtiliter
qmnctulata; antennis validis, articula 2:do longitudine et lati-
tudine l:o fere aequali, 3:o hreviore, é — 10 subconicis, trans-
versis, ll:o elongata, apice acummata; thorace capite latiore,
91
transverso-elUptico, punctulato, sparsîm longe piloso; scutello
magno, triangulari, punctulatoj elytris thorace paulo latiori-
hus et longîorïbus, suhtransversîs, subtiliter dense jiuncticlatis,
longe pilosellis-, abdomine postice arcuatim subangustato, punc-
tulato, sparsim puberulo, giostice longissime nigro-piloso, seg-
mentis margine g^ostica anoque subtestaceis. Long. 11. —
lat. Va I.
Par sa forme, sa taille et ses couleurs, très voi-
sine de notre Homalota pavens, mais avec les antennes
plus allongées, plus fortes, plus noires, leur 2:d article
plus grand et le llâème plus long et plus fortement
acuminé; le corselet plus elliptique transversalement,
sans indices d’angles postérieurs, les élytres un peu
plus courtes &c. Des montagnes Noura-Ellia sur l’île
Ceylan.
Une espèce très voisine de la précédente, par sa
forme et ses couleurs, mais d’un quart plus petite, se
rencontre communément dans les nids de Termites, à
Ceylan, et je l’ai nommée Homalota lermüophüa. Son
corselet parait un peu plus allongé, plus sensiblement
atténué vers la tête, les angles postérieurs plus visibles;
les élytres un peu plus courtes, à angles huméraux et
milieu de teinte plus claire; abdomen plus atténué en
arrière, segment antérieur et anus plus distinctement
testacés.
h' Aléochara croceipennis Motsch. Bull, de Moscou ,
1857 — 58, se trouve aussi dans les nids des Termites
à Ceylan.
Termitopora Motsch. n. g.
Aléocharide pentamère, avec le premier article des
tarses postérieurs pas plus long que le 2:d. Tête sans
étranglement postérieur. Paraglosses très courtes, ar-
92
quées vers l’angle extérieur de bas en liaut. Palpes
labiaux linéaires, pas sensiblement dilatés, avec leurs
articles presqii’ égaux. Languette bilobée, antérieure-
ment avancée, s’élargissant vers la base. Maxilles in-
térieures pubescentes et ciliées, mais non épineuses.
Mandibules égales, de forme triangulaire allongée, ar-
quées vers l’extrémilé et armées à la partie antérieure
d’une large dent, ciliée de quelques poils assez courts.
Labre transversal, un peu sinué en avant, tronqué
obliquement aux angles antérieurs. Palpes maxillaires
allongés, le 3:ième article plus long et plus large que
les autres, le dernier subuliforme, mais long, et pas
plus court que le 2:d, qui offre les deux tiers de la
longueur du 3:ième: Antennes claviformes, plus longues
que la tête et le corselet réunis, à trois premiers ar-
ticles allongés, obconiqucs; le l:ier le plus grand, le
2 et 3 plus étroit que le l:ier et égaux en longueur
entr’ eux, les suivants 4—10 transversaux, arrondis in-
térieurement et s’élargissant graduellement vers l’ex-
trémité, le ll:ième article grand, plus largo que le
l:ier, ovalaire et arrondi à l’extrémité. Tête ronde;
yeux assez petits, ronds et peu saillants. Corselet à
peine plus large que la tôte, un peu aplati, faible-
ment transversal, avec les côtés latéraux un peu ar-
qués et tous les angles arrondis. — Ecusson en carré
transversal. Elytres déprimées, un peu plus larges
que le corselet, presque carrées, à suture simple, angles
postérieurs droits. Ailes propres au vol. Abdomen
allongé, déprimé, un peu dilaté postérieurement, de la
largeur du corselet à la base, luisant, rebordé, avant-
dernier segment largement tronqué, le dernier sensible-
93
irient plus étroit, triangulaire chez les ou tronqué
à l’extrémité chez les (^.
L’espèce d’après laquelle j’ai établi ce nouveau
genre, paraît être très commune dans les nids de
Termites, à Ceylan, à peu près comme chez nous dans
les fourmilières la liomalola fîavipes, et je l’ai nommée:
Terniitoporaa(liis(i|)ennis, ImeatiH, pamllela, depressa, nitida,
hrdvisKÎnie vix puhenda, m’fp'a, ore, jyalpis, antennaiiim hast,
elytrix margine infuscatis, pedihvsqiie gmllido-testaceis' cupite
rotundato, Huhconvexo, fere glabro; thorace capite vix latiore,
svhtransverso, posfice angvsH'niiime marginato, medio linea
longitudinali vix disiincln, angulis omnis rohmdatis; elytris
thorace. paulo Infiorihis, svhtransversis, fere quadratis, minus
distincte punchdatis, hrevissimo sqjarsim dnereo-pilosis , hu-
meris suhprominulis; ahdomine elongato, nitido, sparsim. fusco-
ciliato, antice snbattennnto, postice paulo dilatato, segmentis
tribus anticis fusco-marginatis, postice transversim elevatiSf
rnrinatis. Long. 11. — lat. 1.
Par sa forme déprimée et parallèle cet insecte
rappelle nos PIdaeopora et par son abdomen tronqué,
un peu élargi vers l’extrémité, avec les segments anté-
rieurs élevés et carénés transversalement sur la marge
postérieure, les Oxytelus, mais sa place naturelle est
à côté des Totnoglossa, desquelles il dilTère par sa lan-
guette, scs maxilles, ses mandibules, la longcur du
2:d article dos antennes &c.
Aiilatia riparia, clnngata, angustata, snbconvexa , sub-
nitlda, cinereo brevissime puberida, fusca, capite abdomineque
postice niqrisj antennarum basi, thorace, elytrorum margine
postica nnqustissime, abdominis segmentis duabus anticis pedi-
busque plus minusve rufo-testaceisÿ thorace capihs latitudine
et longitudine, postice subangustato, basi medio subfoveolato,
lateribus antice subampliatis ; elytris thorace latioribus et lon-
gioribus, quadratis, cinereo- sericeis- abdomine antice snb-
coarrfato, fere glalrro, mhdo. ].iOng. 1 1. — lat. V4 1-
94
Par sa forme, sa taille et ses couleurs très voisine
de notre Aut. impressa, mais à corselet sans impres-
sions longitudinales, plus élargi antérieurement, moins
luisant, les élytres plus courtes, plus planes et plus
pubescentes. Découvert par M. Nietner au bord de
l’eau, aux environs de Madarà, sur le continent Indien.
SCAPIUDILES.
Scaphidium saucinenm, Nietner, ovatum, subconvexum,
nitidiasimum, glabrum, nigrum, elytris lato quadnmaculatis,
ore, antennaruni basi tarsisque rnfescentibus ; capite minuto,
aubelongato, fronte antice submfescente ; thorace conico, fere
impunctato, lateraliter postice utrinque linea punctorum trans-
verso subarcuata impresso; scutello minut'ssimo, triangulari;
elytris thoracis latitudine, indistincte punctato-striatis, punctis
supra maculis rubris obliteratis, basî suturaque utrinque
linea punctato profundo instructaj abdomine corporeque subtus
glabris, ano apice brunnesccnte. Long. 1^4 — 2 1. — lat.
%-l 1-
Ressemble un peu par sa forme et ses couleurs
à notre Scaph. A-maculatum, mais sa taille est d’un
tiers plus petite, son corselet plus étroit, plus conique,
les taches rouges sur les élytres plus larges, occupant
entièrement les angles huméraux, la surface sans ponc-
tuation irrégulière &c. Trouvé par M. Nietner sur les
montagnes Noura-Ellia, à Geylan.
Deux autres espèces du continent Indien sont de
la même forme que l’espèce décrite, mais avec les
taches rouges réunies sur le bord latéral, ce qui forme
une grande lunule de chaque côté.
La première, Scaph. lunatum m., est un peu plus
grande et plus allongée que le Scaph. saudheum, avec
le corselet plus allongé, très conique et faiblement
ponctué, les lignes transversales latérales de points
95
imprimés se réunissant au dessus de l’écusson, for-
ment ainsi une ligne arquée. Elytres peu distincte-
ment ponctuées et sans points disposées en stries,
leurs taches rouges n’atteignant ni les angles huméraux
ni le bord latéral en arrière. Base des antennes et
les tarses presque noires.
La seconde, Scaph. conjunctum m., est de la taille
et de la forme du Scaph. saucineum, mais un peu plus
large et avec une faible ponctuation sur le corselet,
dont la ligne arquée postérieure est très fortement im-
primée. — Tout le devant de la tête roux, ainsi que
la base des antennes et l’extrémité des tarses. Elytres
glabres, mais avec des points disposés en stries dis-
tinctes, les taches rouges sont plus étroites que chez
notre Scaph. 4-maculalum, ce qui les fait paraître plus
transversales, les antérieures n’atteignent pas les angles
huméraux, et la ligne ponctuée, qui les borde vers la
base, y forme, par son impression, une carène distincte,
qui se termine brusquement à la 2:de strie de points
imprimés et traverse l’élytre, ainsi que les taches
rouges. Segments abdominaux raarginés de teinte
testacée.
CüCÜJIDES.
Euryplatus Motsch. n g.
Hémipéplide, de la forme très déprimée des Lae-
mophlaeus, mais à élytres tronquées, moitié plus courtes
que l’abdomen', le corselet très fortement rétréci en
coeur postérieurement. — Tarses hétéromères dans
les deux sexes, hanches antérieures et postérieures
transversales et plus ou moins coniques, celles des
pattes intermédiaires rondes, mais peu convexes ou
96
globuleuses; avant-dernier article des tarses non bi-
lobé. Antennes plus longues que la tête et le corse-
let réunis, monoliformes, à articles presqu’ égaux, à l’ex-
ception du l:er et du dernier, qui sont du double plus
longs que les intermédiaires, celui-ci ovalaire et acu-
miné, l’autre claviforme et courbé. Palpes maxillaires
fdiformes, assez allongés, avec le I:ier article très
court, le 3:ième trois fois plus long, un peu conique,
le 2:d et le 4:ième encore plus allongés, ce der-
nier ovalaire et un peu tronqué à l’extrémité. Palpes
labiaux courts, de trois articles ovalaires, à-peu-près
d’égale longueur, mais dont le dernier est plus étroit,
un peu cylindrique, courbé et tronqué à l’extrémité.
Languette cornée, transversale, entière, garnie en avant
de gros cils, qui la rendent comme épineuse; para-
glosses avancées, larges, arrondies à l’extrémité et
couvertes de poils peu serrés. Maxilles allongées,
garnies intérieurement de longues é[)ines; je n’en ai
pu voir qu’une seule qui était de consistance cartila-
gineuse transparente. Mandibules fortes, cornées, sail-
lantes, armées intérieurement d’une autre large et bi-
fide au milieu. Labre un peu transversal, arrondi et
tronqué en avant, avec les côtés latéraux transparents
et un peu inclinés, ce qui la fait paraître triangulaire.
Menton large, lobes latéraux médiocrement avancés.
Tête transversale, rétrécie postérieurement, mais sans
aucune trace de col ou de bourrelet. Yeux petits,
ronds et saillants. Corselet de la largeur de la tôle,
transversal, très fortement rétréci en coeur en arrière,
tout le dessous de consistance cornée, sans indices
distinctes d’épimères et d’épisternes; côtés latéraux
garnis de quelques faibles denticulalions, comme chez
97
notre Laemophlaeus monilis. Ecusson transversal, arrondi
postérieurement. Elytres aussi larges à la hase que
la tête et le corselet, mais élargies graduellement en
arrière, où elles sont tronquées avec les angles arrondis;
suture sans lignes imprimées, angles huméraux bien
distincts. Ailes propres au vol et, en repos, entière-
ment cachées sous les élytres. Abdomen de la lar-
geur des élytres en arrière, ovalaire et rétréci vers
l’extrémité, très plat et non rebordé latéralement, à
segments libres, au nombre de six en dessus et au-
tant en dessous, de consistance peu dure; le dernier
segment beaucoup plus étroit et [)lus petit que l’avant-
dernier, transversal, arrondi et tronqué à l’extrémité.
Le dessous du corps corné, mais llexible, à épinières
plus étroites que les épisternes et peu sensibles. L’in-
tervalle entre l’insertion des pattes postérieures est
du double plus considérable que celui des antérieures.
Dernier article des tarses le plus long, vient ensuite
le Lier, tandis que les intermédiaires réunis ne sur-
passent pas la longeur du l;ier; crochets des tarses
grands, courbés, ayant à la base un élargissement denti-
forme. Insertion des antennes dans l’angle latéral de
la tête au-dessus des yeux.
Les espèces de ce genre, au moins les trois que
je possède, vivent sous l’écorce des arbres, aux Indes
orientales.
Euryplatus lateralis, depresms, elongatus, postice pauh
düafatus, apice arcuatim attenuatus, nîtidissimus, niger, tarais,
elytrorum margine postice et lateraliter lato segmentommque
abdominis angustissime aïbido-testaceis, lahro, mandibulis fron-
tisque medio postice plus minnsve infuscatis vel rufescentihus;
capite thoraeeque crebre punctatis, hoc transverso, valde cor-
dato, lateribus denticulis vix distînetîs utrinque tribus; elytris
1
glaherrimis, postice dilatatis, arcuato-tnmcatis ; abdomine elon-
<jato, snhovato, suhconcavo, antice impunctato, postice spar-
sim punctato et h-eviter puheriilo, segmenta penultimo semi-
lunato, ultmio minuta, transverso, truncato; corpore suhlus
glahemirno, impunctato. Long, l'/j — 1^/3 1. — lat. % — % 1.
Découverte de M. Nietner, dans les forêts des
montagnes Noura-Ellia, à Ceylan.
Eurgplatus albonolatus, taille et forme entièrement
comme chez VEuryp. lateralis, mais de couleur plus
brunâtre, avec le labre et seulement une tache, un
peu sinuée, sur l’angle postérieur de chaque élytre
d’un testacé blanchâtre; les antennes sont aussi plus
courtes et leur dernier article un peu plus acuminé à
l’extrémité; l’abdomen plus court. — Du continent Indien.
Euryplalus biocellatus, de la longueur des précé-
dnets, mais du double plus large et d’une couleur
testacée-roussâtre, avec les neuf derniers articles des
antennes et les élytres d’un brun noirâtre; chacune de
ces dernières est ornée, sur son milieu, d’une grande
tache ronde d’un blanc-testacé un peu transparent.
Tout le dessus du corps, à l’exception de l’abdomen,
est fortement ponctué. Les élytres sont un peu plus
longues et recouvrent les trois premiers segments de
l’abdomen, qui est plus court et plus large. — Aussi
du continent Indien.
Lamellicornes.
Exopliolis birniannicA, ovata, convexa, punctata, nitida,
castanea, antennis elytrisque dilutioribus, corpore subtus ano-
que abdominis supra albo-squarnosis; thoracis angulis anticis
acutis, prominulis. Long. 11 1. — lat. 6 1.
Elle ressemble beaucoup à YExopholis hypoleuca
Wiedm., mais elle est constamment plus grande et
surtout plus large et plus ovale: la ponctuation et la
rugosité sont plus fortes sur le corselet et moins sur
la partie postérieure de la tôtc et les élytres; les
angles antérieurs du corselet sont plus saillants; le
prolongement antérieur des jambes est plus étroit et
nullement dilaté vers l’extrémité; les côtés latéraux
des élytres sont de teinte plus brunes. La descrip-
tion comparative a été faite d’après un exemplaire, qui
m’a été donné par M. Burmeister comme étant la vé-
ritable Melol. hypoleuca Wiedm. L'Exoph. birmannica
vient des parties orientales des Indes et m’a été don
née par le Musée de Prague.
J’ai séparé la Mel. hypoleuca des Encya pour en
constituer un nouveau genre Exopholis, à cause de sa
forme très différente de colle des espèces de Mada-
gascar, qui toutes sont recouvertes en dessus de squa-
mules blanchâtres. — Dans notre genre non seule-
ment le labre a sur son milieu une dent aiguë, ainsi
que le remarque M. Lacordaire, mais ses antennes
n’ont que 9 articles, dont trois forment la massue; le
dernier article des palpes maxillaires est allongé et
sensiblement élargi vers l’extrémité; le pygidium est
en triangle, nullement transversal, et fortement arqué
supérieurement. Dans l'im des sexes (cJ?) les tarses
postérieurs sont sensiblement plus longs que dans
l’autre, quoique la massue des antennes reste la même.
Tenebbionites.
Hypoplilacus flavipennis, elongatus, snhcylinch'icus, antice
postieeque suhattenuaius, qmnctulatus, mtidus, mger, elyiria
testaceis, corpore subtus medio infuscato, pedihus testaceo-
rufescentibus ; capite crebre punctato, inter oculos transversim
impressOf lahro transverso, subtestaceo, antennis nigro-piceis,
100
apice infuscatis, articulh mediis vaMe transversis; tharace ca-
pite paulo latiore, suhovato, angustissime marghmto, punctaio,
laterihus Imiter arcaatisÿ scuteüo transverso, vix punchdato;
elytris thoracis latitudine, apice arcuatim attennatis, densis-
sime pnnctatn-striatis, sutura angustissime infuscata; pyqidio
punctulato, plus minusve nigro, corpore subtus fere glahro,
segmentis abdominis lateribus punctis nonnullis impressis.
Long. 1 V2 1. — lat. Va 1.
Taille et forme de notre Hyph. bicolor, mais colo-
ration diflerente; en dessus noir avec les élytres tes-
tacées, en dessous plus ou moins brun avec les pattes
d'un testacé roussâtre. Il paraît être très commun
dans les endroits boisés à Ceylan.
Iletcrophaga iiitidula, elongata, suhparallela, postice sub-
attenuata, leviter convexa, nitida, subtiliter sparsim punctu-
lata, nigro-picea, palpis, antennis, elytris pedibusque plus mi-
nusve rufescentibus ; capite quadrato, clypeo suhrotundato,
antice sinuato, punctulato, antennarum articulis quatuor ul-
timis leviter dilatatis, clavatis, transversis, oculis minutissimis ;
thorace capite latiore, subtransverso, antice subangustato, mar-
ginato, sparsim punctulato, angulis anticis paulo prominulis,
posticis rectis, lateribus subarcuatis; scutello magno, tnangu-
lari, indistincte punctulato; elytris thoracis fere latitudinis,
punctato-stnatis, interstitiis omnis sérié punctorum minonbus
instructis; corpore subtus irregulariter sparsim punctato,
pectore lateribus impunctatis, medio subruguloso, tibiis extus
non spinulosis. Long. 2 1. — lat. !•
Elle ressemble un peu à notre Heteroph. fagi, mais
elle est proportionellement plus courte, plus large, la
base du corselet est tronquée, à angle droit, les ély-
tres pas plus larges que le corselet, mais un peu plus
de deux fois plus longues; leurs rangées de points
imprimées ne sont pas profondes et chaque intervalle
présente une série de points plus petits et moins serrés,
ce qui fait paraître les élytres comme couvertes de
101
points disposés en lignes assez serrées. — Découverte
de M. Nietner, à Ceylan, où elle ne parait pas être rare.
Une autre espèce très voisine, et des mêmes lo-
calités, est moitié plus grande et du double plus large
que la Met. nüidula et se distingue facilement par le
devant de sa tête roussâtre et incliné en toit vers le
labre, la partie postérieure est recouverte de points
profonds et oblongs, qui partent tous du front; cor-
selet comme chez la précédente, mais avec une ligne
longitudinale imprimée sur le milieu, et, outre la ponc-
tuation du fond, parsemé çà et là de quelques fovéolcs
plus grandes; élytres à points disposés en stries peu
profondes, mais avec les intervalles couvertes d’une
ponctuation irrégulière, moins forte que les premiers.
Je l’ai nommée Ueterophaga punctulata.
Une troisième espèce, de la forme allongée et
de la taille de notre fJet. fagi, se distingue principale-
ment par ses antennes plus courtes, ses yeux plus
transversaux, placés au-devant du corselet, celui-ci plus
transversal, avec les angles postérieurs moins saillants;
ses élytres un peu plus larges, à stries plus finement
ponctuées, et intervalles plus planes, couvertes d’une
ponctuation analogue; enfin par sa couleur, qui est gé-
néralement un brun noirâtre, plus roussàtre sur les
antennes, la partie antérieure de la tête, les bords du
corselet, les côtés des élytres plus ou moins foncées
au milieu, ce qui forme alors quatre taches séparées,
et sur les pattes. — Elle vient du continent Indien et
porte le nom de Het. lalerahs m.
Les deux premières espèces diffèrent des autres
Hétérophages, par leur fades plus court et moins con-
102
vexe, mais je n’ai pas voulu les en séparer avant
d’avoir d’autres formes analogues.
Stcnocliinus rcticiilatiis, linearis, subcylindricus, fortiter
punctatus, nitûlas, hrunnctts, corpm-e suhtus nigrescens, pal-
porum antmnarmnque haù testaceisj oculis magnis, nigns;
capite transverso, antke suhtnmcato, crehre punctato; thorace
capitis paulo latîore, elongato, fere parallelo, creberrime punc-
tato, antice cnciillifonne producto, concavo, subtus lato ex-
cavata, angnlis anticis de.jlexis, acutluscuUs, spiniformibus, po-
sticis rectis; scutello angustato; elgtris thorace latioribus, reti-
culato punctato-striatîs, interstitiis alternis cremdatato-elevatis ;
pedibxis validmsculis, modice elongatîs, tibüs tubercidatisj an-
tennis brevissimis, 11-articidatù, fortiter clavatis, clava sub-
ovata, articido ultinio brevissimo, obtuso; palpis maxillar.
valde securifonnibus ; abdominis segmenta idtimo apice rotun-
dato. Long. 2 '/a 1. — lat. % 1.
Au premier abord j’ai cru voir un Elmide allongé,
mais les 4 articles aux tarses postérieurs m’ont con-
vaincu que c’est aux Tenebrionites que l’insecte ap-
partient.
Rhynciiocepiiales.
TriRonops biramosns, ovatus, subconvexus, vix nitidus, ru-
goso-punctatus, squamulis rotundatis sehdisque brevissimis gri-
seis adspersus, niger; femoribus clavatis, medio rufisj rostro
capite longiore, ad oculos transversim impresso, paulo con-
stricto, medio longitudinaliter canaliculato, fronte antice im-
presso, postice fere glabro, oculis rotundatis, minutis, promi-
nulis; thorace capitis latitudine, medio dilatato, subconvexo,
scrobiculato-punctato, lateribus acqualiter arcuatis', scutello
nullo; elgtris thorace duplo latioribus, fere rotundatis, supra
paulo deplanatis, seriatim scrobicidato-punctatis, postice in-
clinatis, attenuatis, lateraliter utrinque ramo longissimo di-
varicato armatis. Long. 2% 1. — lat. 1 1. expans, ra-
mis 2 Va 1.
Cette intéressante espèce a la taille, la couleur,
103
et même la forme du Trigonops dispar Saud. et lek. Ann.
de la Soc. ent. de Fr. 1855 tab. XV f. 4, mais les deux
longs rameaux, presque horizontaux et divergents,
qu’on voit sur la partie postérieure des élytres, et les
cuisses en grande partie rousses, la font facilement
distinguer. — Des îles de la Sonde.
Les autres espèces de ce genre, et que possède
ma collection, des mêmes localités, sont:
Trigonops bispinus, un peu plus petit et plus étroit
que le Tr. biramosus, et par sa forme assez voisin de
celle du (5 du 7V. dispar, figuré tab. XV f 4 a des
Ann. de la Soc. ent. de Fr. 1855, mais bien distinct
par les deux épines ou dents aiguüs, qui se voient
latéralement sur la partie postérieure des élytres; ces
épines sont dirigées d’abord en haut et puis en de-
dans, ce qui est produit par des gros cils roides,
dont est garnie l’extrémité. Jambes un peu plus ob-
scures. Le reste comme chez le Tr. biramosus.
Trigonops angulatus, taille, couleur et ponctuation
du Tr. biramosus, mais au lieu de rameaux ou d’épines,
les élytres sont presque triangulairement dilatées en
arrière, et ces angles postérieurs relevés, ce qui fait
paraître la surface des élytres concave; la suture est
un peu plus luisante que le reste du corps; ces angles
relevés sont arrondis à leur extrémité et garnis de
poils roides courbés; cuisses d’un roux brunâtre. Les
squamules sur le corselet forment deux bandes longi-
tudinales peu déterminées sur un fond parsemé de
squamules de teinte cuivrée.
Trigonops bilunulatus, taille et forme ovalaire-acu-
minée comme chez le q du J'r. dispar Ann. de la
Soc. de Fr. 1855 t. XV f 4 a, mais un peu plus di-
104
laté au delà du milieu des élytres, au moins chez la
femelle, qui est aussi presque du double plus grande,
avec un bec plus allongé. Le corps est noir et re-
couvert d’écailles d’un gris blanchâtre, parmi lesquelles
se distinguent quelques-unes d’un vert très clair; sur
le dos, rextrémité, les cuisses et surtout sur les côtés
latéraux, les squamules blanchâtres deviennent plus
épaisses et forment des taches sur le front, deux
allongées sur le milieu du corselet, une pareille, plus
forte, à la base des élytres de chaque côté de la su-
ture, deux points latéralement vers le milieu et une
bande transversale, interrompue sur la suture, au de-là
de la dilatation des élytres. Bec avec une carène longi-
tudinale, peu élevée sur son milieu. Pattes roussâtres,
jambes couvertes de longs poils grisâtres. Chez le
mâle la suture se prolonge postérieurement en noeud
saillant au-dessus de l’extrémité.
Trigonops smaragdinus, forme arrondie ovalaire,
entièrement celle du Tr. dispar mentionné plus haut,
mais presque du double plus grand et recouvert sur
tout le corps d’écailles d’un vert d’éméraude, d’un
très bel effet. Cuisses roussâtres et couvertes de squa-
nuiles d’un gris nacré. Les fovéoles sur le corselet
et les élytres sont très profondes, ce qui fait paraître
les intervalles comme tuberculés. Bec allongé, présen-
tant sur son milieu une carène longitudinale lisse, di-
latée et imprimée antérieurement.
Euotyliens.
ïritomidca Motsch. n. g,
Tritomide, tetramère à tous les tarses; premier
article de ces derniers très fortement dilaté, longuement
105
velu dessous et trois fois plus saillant que le 2:d;
celui-ci et le troisième très courts, lisses. Toutes les
hanches distantes, allongées. Jambes garnies à l’ex-
trémité d’une rangée d’épines assez courtes. Abdomen
composé de cinq segments, dont le premier le double
plus long que chacun des suivants, qui sont prcsqu’
égaux; dernier simplement arrondi à l’extrémité. —
Prosternum large, un peu aplatie, tronqué postérieure-
ment. Corps ovale, convexe dessus; écusson très petit,
triangulaire; corselet transversal, sinué de chaque côté
à la base et un peu avancé vers l’écusson; tète petite,
plus que le double plus étroite que le corselet; yeux
petits, ronds, très peu saillants; antennes n’atteignant
pas la base du corselet, inserrées sur les côtés laté-
raux au-devant des yeux, composées de 11 articles et
terminées par une massue de trois articles, dont le
premier est grand, les deux autres très courts, cachés
un dans l’autre et assez fortement velus; l’article basal
de l’antenne est en forme de poire dilatée, le 2:d
étroit et assez court, le 3;ième étroit, mais plus long
que le l:ier, les suivants transversaux et s’élargissant
successivement jusqu’à la massue; palpes courts, ter-
minés par un grand article ovalaire, presque haemis-
phaeriqiie, qui, chez les maxillaires, paraît avoir un
petit appendice obtus à l’extrémité; languette cornée,
un peu carrée, arrondie en avant et très faiblement
bilobée; labre transversal, arrondi, sinué au milieu et
garni de longs poils; maxilles bilobées, peu courbées,
crochues, assez sensiblement dilatées au milieu et poilues
sur la face interne; mandibules en triangle allongé, un
peu courbées, avec une membrane sur la face in-
terne et quelques poils à l’extrémité. — Pas de ligne
106
subsuturale sur les élytres. Ailes propres au vol,
pliées trois fois. — L’espèce qui a servie de type est:
Tritonioidea translucida, ovata, convexa, nitida, supra
plus minusve nigra, subtus castanea, ore, antennis, capite
antice, thoracis marginis angustissime, elytrorum macula tri-
angulari ad basin, plus minusve extenda medio infuscata
pedîbusque rufo-testaceis; capite minuta, fronte gmnctulato;
thorace ad basin capite tripla latiore, subtilissime sparsim
punctulato, antice arcuatim angustato, postice medio subpro-
minulo, utrinque subsinnato, angulis anticis paulo productis,
acutis, apice obtusis, jiosticis subrotundatis; scutello minutis-
simo, triangulari; elyiris ad basin thorace paulo latioribus,
ovatis, sparsim vix regulariter punctulatis •, corpore subtus
glabro. Long. % — 1 1. — lat. '/^ — ^6 b
La forme de cet insecte est assez voisine de
celle de nos Ccrcyon, mais ses pattes, ses palpes, ses
antennes et les élytres sans stries régulières le dis-
tinguent de suite. Ramassé en grand nombre par M.
Nietner sur l’île Ceylan et à Madarà sur le continent
Indien.
Il y a dans les mômes localités une autre espèce
du môme genre, extrômement voisine, mais moitié
plus petite, que je n’ai voulu décrire, n’en possédant
qu'un seul exemplaire. Elle est plus noire que le Tr.
translucide, base des élytres un peu rougeâtre; ponc-
tuation plus forte. Je l’ai nommée Tr. basalis.
Une troisième espèce du continent Indien est d’un
tiers plus petite que le Iranslucida, mais le double
plus étroit, ce qui lui donne un peu la forme allongée
des Engis, quoique moins parallèle et plus régulière-
ment ovalaire. La couleur générale est un brun plus
noirâtre dessus, plus roussâtre dessous, palpes, pattes
et massue des antennes plus testacées, tête en avant.
107
bords du corselet et extrémité des élytres rousses;
corselet plus long, angles antérieurs plus saillants,
ponctuation plus forte que chez la Iranslucida; élytres
atténuées postérieurement, couvertes de points plus
gros, qui se confondent quelquefois en vestiges de
lignes longitudinales, base et suture quelquefois d’un
roux translucide; dessous du corps glabre. Elle porte
le nom de Trit. oblonga m.
Triplax? mclanuccphalus, ovatus, postice leviter attenuatus,
punctulatus, nitidus, rufo-iestaceus, antennanim clava, ca-
pite elytrîsque nigris; capite subrotundato, qnmctato, clypeo
sinnato, lahro transverso, testaceo, palp. max. articulo ulthno
valde dilatato, malleiformij antennis 1 1 -articulatae, art. 3:o
subelonyato, clava triarticidata, art. iiltimo apice testaceo-,
thorace transverso, antice exciso, postice utrinque simuito, la-
teribus antice arcuatim attenuatis, margine supra scutello in-
fuscatoj scutello triangulan, subglabro; elytris ad basin tho-
racis latitudine, ovatis, subfiliter punctato-striatis, interstitiis
tenuissime sparsim punctulatis-, corpore subtus crebre punc-
tato. Long, l'/j — 1^4 1. — lat. % — l'/a 1.
Très voisin du Triplax nigripennis, décrit dans ces
Etudes 1858 p. 114, mais un peu plus allongé, plus
elliptique, rappellant notre Trip. rufipes, dont il se
distingue de suite par sa tôle noire. Du Tr. collaris
il diffère par sa forme le double plus large, et son
abdomen tcstacé.
Le dernier article des palpes maxillaires ex-
trêmement dilaté et transversal, pourrait servir à en
former un genre particulier, si l’on connaîtra d’autres
espèces analogues. Découvert par M. Nietner sur les
mont, de Noura-Ellia à Ceylan, où il ne paraît pas
être rare.
108
Hémiptères.
Macropes spinimanus, longissimus, parallelus, depre.ams,
niyer, antennarum hasi pecîibusque m fo-testaceis ; elytris abbre-
viatis, macula humerali, qmncto medio minuta Umboque con-
fluente postice albia- capite minuta, triangulari, rugoso-punc-
tato, oculis minutis, prominulis, brunneis, rostro brevi, inser-
tione pedibihs anticis non suq)erantc, antennis longitudine ca-
pite cum tliorace subaequales, art. l:o brevi, subincrassato,
2:o duplo longiori, 3:o longitudine secundo, nigro, 4:o fere
duplo longiori, clavato, nigro; tliorace capnte duplo latiore et
tripla longiore, antice biimjyresso, attenuato, q)ostice transver-
sim impresso, rugoso-punctato, medio linea longitudinali, la-
teribus subarcuatis, angulis posticis rectis, nitidis; scutello
triangulari, transversim rugoso; elytris segmenta 3:o abdomi-
nis non superantes; abdomine elongato, supjra depresso, sub-
tus semicylindrico, ruguloso, segmento ultimo convexo, sub-
hernisphaerico ; pedibus validis, brevis, femoribus incrassatis,
anticis subtus spinosus, his paulo curvatis, tibiis apice paulo
dilatatis, dentatis. Long, 1. — lat. '/j 1.
Au premier abord cette espèce ressemble entière-
ment à un Micropus, mais ses cuisses antérieures den-
tées et épineuses, les jambes terminées par une forte
dent et le dernier article des antennes claviforme et
plus long que les autres obligent à l’en séparer comme
genre particulier.
Une autre espèce ne s’en distingue que par une
taille un peu plus petite et plus étroite, par les élytres
noires postérieurement sans bordure blanchâtre et par
les cuisses et jambes rembrunies sur leur majeure par-
tie. Elle porte le nom de Macr. denlipes m. Toutes
les deux m’ont été envoyé de Ceylan par M. Nietner.
Stenogaster? lugubris, elongato-ovatus, supra depressus,
subopacus, niger, elytrorum macula humerali Interihus angu-
stissime, coxis, tibiis posticis medio tarsisque plus minusve
109
albis; capite elongato-triangulari, crebre rugoso-punctato ; tho-
race crebre profundo-pimctatn, subconvexo, antice attenuato,
medio consfricto; scutello triang^ilari, seriatim oblique pnn-
ctato; elytris completis suhniguîosis; abdomine nitîdo, impun-
ctato, in (S segmento ultimo apice convexo, in Ç abdomine
postice compressa segmento ultimo medio canaliculato, femo-
ribus anticis clavatis, subtus longe spinosis; antennarum ar-
ticula ultimo subclaviforme, 2:o breviori. Long. IV3 — % ï-
- lat. V,-V5 ].
Cette espèce est assez commune à Ceylan et se
distingue des nôtres par les cuisses antérieures forte-
ment épineuses, mais comme je ne possède pas d’autre
espèce avec ce caractère, j’ai encore hésité à en con-
stituer un genre particulier.
IIOMOPTÈnES.
Anoniiis tiiberciilatiis, brevis, postice attenuatus, acumina-
tus, subopacus , rugoso-punctatus , testaceo-puberulus, rufe-
scente fuscus, elytris fascia media apieeque lato albo-hyalinis;
tibiis tarsisque rufis- capite lato, ruguloso-punctato, fronte
postice biocellato, oculis magnis, retrorsum prominulis; tho-
racis medio capite sublatiore, convexo, granuloso-punctatissi-
mOj sparsim tuberculato, medio carinulato, postice valde pro-
ducto, comu acuminato, subeurvato, supra acute carinata^
elytris postice subnitidis, nervis subelevatis, sparsim tuhercu-
latis; corpore subtus femoribusque piceis. Long, 1, —
lat. % 1.
Forme de YAnom. rcticulatus Fairm., mais un peu
plus grand et remarquable par les tubercules très
épars dont est parsemé le dessus du corps.
Une seconde espèce inédite est mon Anomus mu~
cronicollis, qui a la forme, la taille et la couleur tes-
tacée brunâtre de YAn. reticulalus, mais ses élytres
sont pointillées ou tachetées de blanc et variolées de
cendré, tandis que les nervures sont presque rouges;
110
le corps est d’un brun châtain, avec le bord posté-
rieur des segments blanchâtre. Les tubercules sur le
corselet et les élytres sont comme chez VAnom. tuber-
culosus, mais la partie antérieure du premier avance
en proéminence obtuse et tuberculée. Ces deux
Membracides viennent de M. Nietner des montaiînes
Noura-Ellia sur l’ile Ceylan. — L'Anom. reliculaius s’y
trouve aussi.
Aplirophora lineatocollis, elongata, postice attenuata, medio
paiilo dilatnta, dense rugoso-punctulata, hrevissime cinereo^
puhemla, vix niiida, griseo-testacea, capHe thoraeeque longi-
tudinaliter fu^eo-sexlineatis, elgtris macula cruciforrni medio
ad scutello, fascia transversa suhohliqua postice, striqis tribus
abbreviatis ad apicem humerisque nigro-piceis; nervis scutcl-
loque pallido -testaceis. Long. 273 1. — lat. 1 1.
Plus petite que notre Aphr. alni, plus étroite, avec
les taches foncées sur les élytres plus distincts et des
lignes longitudinales obscures sur la tête et le cor-
selet. — Des montagnes do Ceylan.
Idiocerus? subupaciis, subelongahis, postice attenuatus, crebre
punctatus, opacus, cinereus, fronte q^ostice, thoracis medio,
scutello macula biloba nervisque interstitiis infuscatis plus
minusve piceis; capite lato, antice semilunato exciso, ocellis
subapproximatis ad marginem thoracis; oculis subprominulis ;
thorace transversim ovato, lateribus subtruncatis, antice ma-
cula transversa, subdiademata dilutiora; scutello triangulari,
rugoso-punctato, apdee acuto, pallide testaceo; elgtris latitu-
dine plus duplo longioribus, antice punctatis, postice subreti-
culatis, nervis elevatis. Long, 1. — lat. % L — Avec
la précédente.
Pediopsis apicniis, elongata, vix ovata, impunctata, nitida,
viridi-testacea, oculis oblongis elytrorumque apice nigro-cine-
reis, abdomine supra nigro; fronte subtus utrinque strigis
transversis nigris quatuor; thorace transverso, postice angu-
stato, basin late arcuatim truncato; scutello transversim tri-
111
angularij elytris elonyatis, indîstincto inaequalihus , net'vis
subelevatls ; corpore subtus pedibusque cinereo-testaceis. Long.
2V5 1. — lat. % 1.
Taille et forme de notre Jassus subfuscus, mais
tête moins large et élytres plus arquées sur les côtés.
M. Nietner l’a pris aux environs de Colombo
Pcdiupsis nigroniaciilatus, subparallelus, mpunctatus, ni-
tidus, dilute laete-viridis, fronte subtus, abdomîne, elytrorum
maryine circa scutellum, sutura antice, macula quadrata medio
ad nervo düatata apiceque niyris, oris, coxîs j)edibusque ci-
nereo-testaceis; cajnte lato, vertice inter oculos linea trans-
versa niyra, ocelU transita; oculis oblongis, postice prominulis ;
trorace transverso, antice arcuato, nigro marginato, postice
fere recte truncato; scutello transverse-triangulari; elytris
postice subattenuatis ; corpore subtus plus minusve nigro, tho-
race segmentisque abdominis subtus cinereo maculatis. Long.
IVa 1. — lat. Va 1.
Par sa couleur verte il rappelle un peu notre Jas-
sus flavipes, mais sa taille deux fois plus considérable,
surtout plus allongée, l’extrémité des élytres largement
noire, et les autres taches de la môme couleur qui
l’ornent, le font facilement distinguer. — Découvert par
M. Nietner aux environs de Colombo, à Ceylan.
Les autres espèces de Jasms tndicus, que je pos-
sède, sont:
Jassus lati'iinciilarius, elongato-suhovatus, nitidus, dilute
fusco-testaceus, capite supra maculis quatuor elytrisque plu-
rimis subquadratis nigro- fuscis ; thorace mfuscato, dilute 12-
maculato, maculis subhumer alibus subalbis. Long, l'/a 1. —
lat. Va 1.
Taille et forme de notre J. splendidus F., mais d’un
brun de café clair, avec des taches noirâtres plus ou
moins carrées, placées en échec entre les nervures,
qui prennent souvent une teinte brunâtre et même
112
noirâtre. Sur le dessus du front (vertex) on voit
deux taches brunes postérieurement et deux autres
un peu sinuées, qui entourent les ocelles, placées en
avant des yeux et assez saillantes. Pattes et dessous
du corps d’un testacé brunâtre. Reçu de M. Nietner
des montagnes de Noura-Ellia à Ceylan.
DeltoccpliAlus distiiistiis, suhovatus, mediocri elongatus,
viitidus, düuta fnsco-testaceus, frontis apice nigro, jmnctù al-
hissimis quinque transversim ad marginem dispositif; oculis
ohlo7igis, cinereis, oceïlis vix distînetis; elgtris suhhgalinis,
nervis suhalhis; corpore snhtus dilatato; fronts sultiis qjaulo
infuscato, lineis sex tra7isversis, curvatis, parallêlis, medio
interntptis, testncco-alhis. Long. II. — lat. '/.^ 1.
Un peu plus petit que notre Dell, ocellaris et d’un
testacé-brunâtre clair unicolorc, sans traces d’ocelles
foncées sur les élytres. La couleur noire de l’extré-
mité du front le fait facilement distinguer. Pris com-
munément à Colombo par M. Nietner.
Deltocephalus variegatus, un peu voisin de notre
Jassus subfuscus, mais plus étroit. Dessous noir, avec
quelques taches blanchâtres sur le milieu et les côtés
latéraux et quatre lignes transversales, interrompues au
milieu, de la môme couleur, sur le dessous du front.
La couleur dominante du dessus, est un gris-blanchâtre
luisant, un peu nacrée et variolée par des petites
taches d’un brun-noirâtre; ce qui a lieu aussi sur toutes
les nervures. Sur le front il y a cinq points foncés
et une petite ligne longitudinale au milieu; sur le
corselet des taches carrées jaunâtres: 1, 4, et sur
l’écusson trois autres, dont celle du milieu élargie
postérieurement, sans atteindre l’extrémité. Pattes d’un
gris blanchâtre avec la base des cuisses noire. — Des
montagnes de Noura-Ellia.
113
Deltocephaliis elongatoocellalus, entièrement de la
forme et de la taille du précédent, mais avec les ner-
vures des élytres blancliAtres et leurs intervalles mar-
ginées de brun, plus ou moins foncé, ce qui forme
des ocelles comme chez le Dell, ocellaris, mais beau-
coup plus allongées. Dessous du corps d’un testacé
blanchâtre sale, avec le front faiblement rembruni
et ridé transversalement par sept lignes blanchâtres,
interrompues au milieu, où on voit une ligne longitu-
dinale de la môme couleur. Dernier segment de l’ab-
domen présente quelques petites taches noirâtres et
tout le dessus de ce dernier est de la môme couleur.
Pattes claires, ponctuées de noir. — Egalement de Co-
lombo. — II y a ici, à S:t Pétersbourg, une espèce
extrêmement voisine de celle que je viens de décrire, et
qui, vu dessus, n’en diffère presque pas: la môme cou-
leur, les mêmes taches allongées, la môme ponctua-
tion noire sur les jambes; mais qui, vu en dessous, a
un corps noir, avec les côtés latéraux et les deux
derniers segments de l’abdomen d’un testacé blan-
châtre. Sur le corselet on voit des bandes rembrunies
longitudinales, ciui manquent chez l’espèce de Ceylan.
Enfin, la taille de la première est un peu plus grande
et les élytres plus allongées. Je l’ai nommé Deltoceph.
stigmosus.
Dellocephalm gutlulatiis, moitié plus petit que notre
Dell, ocellaris, de forme aussi courte, et de couleur
brim-testacée claire, parsemée sur tout le dessus de
petites taches oblongues blanches, avec les nervures
des élytres et leur intervalles plus ou moins rembru-
uies, surtout vers les côtés latéraux. Ces gouttes
blanches sont placées transversalement sur le corselet
8
114
et par deux obliquement réunies sur' la suture des
élytres. En outre, on voit à la base du corselet et
de l’écusson par deux taches noires. Elytres un peu
rugueuses. — Des environs de Colombo.
DeJlocephalus dorsalis, taille et forme de notre Jas-
sus splendithis F., mais d’un blanchâtre de lait, les
yeux couleur rosée; le dessus du front (vertex) avec
quatre taches verdâtres, peu déterminées, le corselet
avec quatre lignes longitudinales de la môme couleur.
Sur le dos des élytres on voit deux bandes anguleuses
d’un brun clair, à bords noirâtres, qui se dirigent en
zigzag, depuis les angles huméraux, obliquement jusqu’à
l’extrémité de la suture, au-devant de laquelle elles se
réunissent, formant une tache fourchue. L’abdomen
présente des taches foncées sur les côtés latéraux et
autour de la base du dernier segment. Dessous du
corps et pattes d’un blanc plus sale que le dessus. —
Cette jolie espèce a été trouvée par M. Nietner aux
environs de Colombo.
Platynictopiiis liiiculatiis, elongato-suhovatus, nitidus, dilute
albo-vindiHf capite Uneis longitudinalihus 3, thorace 6, scu-
tello 3 ehjtrisque 7 ohUqnîs stibflavis; abdomine subjlavo an-
nulato; ocuUs fuscis, vcrtice reflexo. Long. 2 1. — lat. ^4 b
Un peu plus ovalaire que le Jas. siibfusais, d’un
blanc verdâtre clair dessius, et avec des lignes longi-
tudinales clair-jaunâtres, qui sur les élytres sont obli-
ques et se dirigent le long des nervures. Le front
dessus est avancé, triangulaire, marginé et relevé en
avant, ce qui le fait paraître un peu concave. —
Sur les mont, de Noura-Ellia.
Une autre espèce, entièrement semblable par la
forme, la taille et la couleur générale, est un peu
115
moins luisante, le dessus de l’abdomen est un peu
plus verdâtre que le reste du corps, et au lieu des
lignes longitudinales sur la tôte et le corselet, on voit
ici trois arceaux concentriques de couleur d’oranges,
qui se prolongent ensuite en lignes obliques sur les
élytres le long des nervures, mais en nombre deux
fois moins considérable, que chez la précédente. Elle
vient des mômes localités et porte le nom de Platym.
arcualus m.
HYMÉNOPTÈRES.
Formicides.
Meranoplus villosus, Motsch., Ç elongatiis, vix nitidus,
longissime sparsim alho-pilosus , castaneo-rufus , abdomine
oculisque nigris; capite scabroso, convexo, inclinato, postice
excavato-truncato, utrinque in dentem minuto-producto ; ocu-
lis minutis, rotundatis, prominulis; thorace scabroso, deplanato,
subqiiadrato, jjostice subangustato, lateraliter utrinque pro-
fundo inciso, angulis anticis in spinam ptroductis, dehiscenti-
bus, posticis longissime furcaiis; pediinculis snbcordiformis,
i:o glabrato, 2:o rugoso; abdomine capite latiorc, convexo,
fere rotundato, densissime suhtiliter pimctnlato, sericeo-sub-
nitido, antice subexcavato, g^ostice abrupte acuminato, seg-
mento primo magno, fere toto abdomine occupante, sequenti-
bus minutissimis sed distinctis. Long, l’/i 1. — lat. abd. % 1.
Il ressemble un peu au Mer. mucronatus Saunders
(Jour, of the Proceed. of tlie Linnean Society 1857,
vol. II, N:o 6, p. 82, tab. II, fig. 6), mais il est d’un
bers plus petit, et les épines antérieures du corselet
beaucoup plus courtes, tandis que les postérieures
plus longues, droites et dirigées en arrière en forme
de fourche; celles du métathorax ont aussi une direc-
bon analogue, mais sont plus courtes; au-devant de ces
fourches, le corselet présente de chaque côté une pro-
116
fonde incision transversale, ce qui paraît séparer la
partie antérieure de la base des angles prolongés en
fourche; enfin les poils épars très longs qui garnis-
sent le corps le font aisément reconnaître. — Une des
intéressantes découvertes de M. Nietner aux environs
de Colombo sur l’île Ceylan, où elle ne paraît pas
être rare.
ClIALCIDITES.
Insectes parasites des oeufs dune Manlis de l’île de
Ceylan. M. Nietner a eu la complaisance de me com-
muniquer deux Chalcidiles de la tribu des Pteroma-
lines, qui sont sorties des capsules d’une Mante des
Indes orientales. Ces insectes sont:
Aiiastatiis mantoidae, Motsch., pentamerns, elongatus^ su-
pra snhdepressus, nitidm, vindi-metallicus, capite supra ni-
gro-cyaneo • antennis, abdomins, tibiis femoribusque plus mî-
nusve nigris, antennarum basi, ahdominis segmenta primo,
coxis, tibiarum apice tarsisque testaceis; alarum macula co-
stalis postice infuscata, nervo costali pane basin ramuli stig-
maticalis continuato; capite transverso, postice valde excavata,
punctato, cinereo-piloso, fronte friocellato, supra antennas
triangulariter impresso, oculis magnis, antennis capite cum
thorace conjunctis, longitudine aequalis, contiguis, clavatis,
apice subulato-acuminatis, articulis solidis, 'l:o elonguto, cy-
lindrico, 2:o tripla breviore, obconico- 3:o brevissimo, 4:o valde
elongato, .5 — 10 sensim versus apicem breviorihus, subdilatatis,
ll:o comco, acuminato, l:o vix breviori; thorace oblongo-ovato,
subtdissime punctulato, nitido, medio quadratim excavata, an-
tice longitudinaliter tricostidato •, scutello magno, triangulari,
ruguloso, opaco, velutino, nigro-viridi; abdomine glabro, de-
presso, subovafo, apice acuminato, ano subtestaceo in Ç acu-
leafo; tarsis mediis articulis l:o & 2:o dilatatis, intus spinu-
losis, tibiis extus solum subpilosis. Long. IV2 1. — lat. % !•
Ce genre nouveau, à la forme allongée, avec l’ab-
domen ovalaire-acuminé et déprimé horizontalement
117
de nos Eulophus, mais ses antennes lancéolées comme
chez le genre Conops des Diptères, le distinguent facile-
ment. Le mille (?) diffère de la femelle par des an-
tennes plus fortes, filiformes, pas lancéolées, composées
de 10 articles seulement, dont le 2:d petit et très
court, les autres allongés et presque d’égale grandeur,
le dernier ovalaire et acuminé, elles sont comme les
pattes entièrement d’un tcstacé clair; corselet plus
fortement ponctué, granuleux, d'un vert plus doré et
sans excavation et élévations sur le milieu; l’écus-
son d’un cuivré violâtre; abdomen allongé, unicolore-
ment noir.
Eulophus luantiechthrus , Mot s ch., elongatus, supra sub-
depressus, vix nitidus, nîgro-cyaneus, fronte, metathorace ab-
domineque coeruleîs, 7netaUicis; pedihus anticis, genicuUs «le-
diis et posticïs, tibiarum apice tarsisque bast albo-testaceis;
capite transverso, j>unctulato, inter oculos longitudinaliter ex-
cavato; antennis sex-articulatis, l:o elongato, 2 — 5 minutis,
subsphaericis, conjuncto longîtudinem l:o aequales, 6:o prece-
dente paulo majore, ovato, aqdce aciminato; thorace gmnc-
tato, siibopaco', sctdello fere semüimato, subtransverso, con-
vexo, punctato; metathorace impunctato', abdomine glabro, sub-
rotundato, horizontali-subdepresso', alis nervo costali subeîon-
gato in puncto majori terminato, in costa non producto.
Long. Va 1. — lat. ‘/o 1,
Il ressemble un peu à notre Euloph. metallicus,
mais il est plus petit, son abdomen plus court, plus
arrondi, la couleur de la tête et du corselet plus
obscure.
Je dois y ajouter deux autres Chalcidites, qui me
viennent également de M. Nietner et dont un appar-
tient au genre Eulophus et l'autre au genre Priomerus,
parcequ’ une espèce de ce dernier, le Priomerus insidio-
118
sus Coquerel, est connu être parasite des oeufs d’une
Mante de l’île Bourbon (voy. Ann. de la Soc. ent. de
France 1856, p. 505, tab. XV, f. l:a). Comme ces
deux insectes ont été ramassés en grande quantité, je
crois qu’ils proviennent aussi de quelque capsule d’oeufs
d’une Mantis des environs do Colombo sur l'île Ceylan.
Eulop/ius fralernus Motscli., taille et forme VEul.
mantiechlhrus, mais abdomen plus allongé, plus étroit
et plus acuminé. La couleur générale est noire et
peu luisante, à l’exception du métatliorax et de l’ab-
domen qui sont d’un vert bronzé métallique, et du
front qui est noir, varié de cuivré. Les bouts des
jambes et les tarses sont blanches, l’extrémité des
derniers obscure.
Priomcrus repeus, Motsch., elongatus, compressus, punc-
tulatus, subnitidus, hrevissime piliferus, nigro-viridis, abdo-
mine nitidissimo, vmtallico-viridi, hoc carina ventrali, coxa-
rum posticarum apice, genibm tarsisque posticis apice pedi-
bus mediis & anticis, alarum basi antennisque rufo-testaceis,
his apice fuscoj oculis rvfis. Long, l'/j 1. — lut. % 1.
Très voisin du Pnom, insidiosus Coq. (t. XV f. 1),
mais avec l’abdomen testacé dessous, les cuisses pos-
térieures, au contraire, foncées unicolores, les antennes
plus courtes et plus épaisses et la nervure costale
terminée simplement en noeud, sans ramification in-
terne, comme l’indique la figure dans les Ann. de
France; au lieu de 9 dents de ïimidiosus, je ne compte
que 7, mais plus prononcées.
119
Insectes nouveaux ou peu counus des bassins de la Médi-
terranée et de la mer Noire jusqu’à la mer Caspienne,
par Y. Motschulsky.
11 y a déjà plus de quinze ans que, dans la pré-
face à tnes Insectes de Sibérie, j’exposai l’analogie qui
existe entre les productions de la Stcpj)e des Kir-
guises et celles des déserts de l’Egypte; plus tard, on
a observé plusieurs traits de ressemblances entre les
productions des Steppes du Kborosan, partie orientale
de la Perse, avec celles de l’Algérie. La Russie méri-
dionale, en Europe, rappelle sous ce rap|)ort les plai-
nes de la ïunpiie et de la Hongrie; les pays de la
Transcaucasie, ceux de l’Asie mineure; cette dernière
présente beaucoup de rapports avec la Grèce et la
Turquie d’Europe; l’île de Sicile, avec l’Egypte, l’Es-
pagne et la France méridionale avec l’Algérie.
On reconnaît donc, que toutes ces contrées, par
rapport à leurs productions entomologiqucs, offrent
entr’elles un certain dégré de parenté, qui doit les
faire comprendre dans une môme Faune, qui est celle
du midi de l'Europe. Voilà pourquoi j’ai réuni le bassin
de la Méditerranée avec celui de la mer Noire et que
j’ai prolongé cette division jusqu’à la mer Caspienne.
Possédant un grand nombre d’insectes nouveaux de
toutes ces contrées, je crois être utile à la science en
publiant leur descriptions dans le môme cadre.
Cicindela Khersonensis Motsch. Bull, de Moscou,
1845, N:o 12, tab. I, tig. 1, est plus commune en
Anatolie, à Sinope et à Tokat, d’où M. Kinderman l’a
distribuée sous le nom de C. tokatensis.
120
Cicindela anatoliea, elongata, sub'parallela, subdepressa,
opaca, nigro-aenea, labro tramverso, antice unidentato, man-
dibulis palpisque basi ehjtrorum lunula Immerali, altéra me-
dia recto- sinu ata, tertia apicali maciilaque laterali albis;
fronte inter oculos subetrigoso, medîo subtilissime granuloso,
purpureo- thorace capite angustiore, fere quadrato, subtilis-
sime vix granuloso, postice non angustato, medio linea longi-
tudinali valde distincta, lateribus antice arcuatis, subdilatatis,
angulis posticis rectis, non prominulis ; clytris thorace duplo
latwribus, tuberculato-punctatis vel foveolatis, apice subtilis-
sime serrutis; corpore subtus, antennis pedibusque plus mi-
nusve viridis, qmrpureo-varieqatis, albo qmbescentibus. Long.
4-4 '4 1. - lat.
Cette espèce ressemble beaucoup à notre C. mari-
tima, et plus encore à la C. repanda de l’Amérique
septentrionale, dont elle a aussi la taille, qui est moitié
plus petite que la première de ces deux espèces; de
la seconde elle se distingue principalement par son
corselet plus étroit, plus finement granulé, par les
élytres plus distinctement fovéolées, la lunule humérale
blanche moins large, la tache latérale, entre la lunule
médiane et celle de l’extrémité, toujours plus séparée
de la première, la lunule apicale enfin plus droite et
la sinuosité extérieure plus longue et plus arquée; le
labre est aussi plus parallèle et seulement unidenté. —
Si je ne n’avais pas eu la certitude que cette espèce
vient de l’Anatolie je l’eus prise pour une repanda.
— Des environs d’Amasia.
Cicindela festiua, elongato-ovata , postice subdilatata, sub-
truncata, serrata, sutura in spinula acuto-producta; subni-
tida, nigro-aenea, ehjtris purpureis, viridi-punctatis, intersti-
tiis granulatis, lunula humerali apicalique, fascia media bi-
lunata margineque sinuato-albis ; tibiarum basi femorïbusque
medio testaceis; corpore subtus albo-villoso, capite rotundato,
121
oculis maynis, prominulis -, tkorace quadrato, lateribus arcua-
tis, postice attenuatis, alho pilîferis. Long. 4 1. — lat. 1 % 1.
La surface luisante de son corps la rapproche
un peu de la C. trisigtiala, mais sa forme beaucoup
plus courte et sa tôte plus grande l’en éloignent suf-
fisamment. La lunule médiane sur les élylres rappelle
beaucoup la C. irifasdala Des., du Brésil. Elle est
voisine aussi de la Cicindela slrkjata Des., mais en dif-
fère par sa forme plus large et plus courte, surtout
la tète et le corselet. — Des Alpes méridionales du
Caucase.
Microlcstes lantillus, Mot s ch. elongatus, postice suhdila-
tatus, truncatus, depr'cssus, nitidus, niyer, paljiis, antenms
pedihusque infuscatis ; capite suhquadrato , inter antennas hi-
impressOf oculis suhprominidis, antennis aptce levder rncras-
satis; thorace transverso, cordato, medio pii'ofundo canalicu-
lato, angulis p>osticis subrectis; elytris thorace plus tripla lon-
gioribus, leviter striatis. Long. % 1. — lat. '/a 1.
C’est la plus [letile espèce connue des Dromiides,
n’atteignant pas môme la taille du Microl. exilis Schmidt-
Gobel. Elle a la forme de notre Mer. femoralis, mais
toutes les parties de son corps sont proportionnelle-
ment plus courtes et plus convexes et les cuisses
moins noirAtres. — Très commune en Espagne.
Dans les collections elle est répandue sous le nom
de Blechrns liUpulanus Schaura.
Les autres espèces inédites de ce genre, que je
possède dans ma collection, sont:
Microlcstes infuscatus m., un peu plus grand que le
Micr. latilillus, proportionnellement plus allongé et plus
déprimé. Les élytres sont plus visiblement dilatées
en arrière, assez fortement striées, brunâtres; la tête
plus carrée, avec les yeux plus saillants; le corselet
122
plus allongé, plus fortement en coeur; les antennes
plus minces; les pattes plus brunâtres, avec les jambes
et les tarses plus testacées. — Egypte.
Microlesles fuscipennis m., d’une taille intermédiaire
entre le Microl. inconspicuus et le Microl. exilis Schmidt-
Gübel, provenant aussi dos Indes orientales, mais se
distinguant de l’un et de l’autre par une forme plus
déprimée, moins arquée sur les côtés des élytres, une
surface plus luisante, des élytres plus courtes et d’un
brun-testacé unicolore et, enlin, des cuisses plus fortes.
— Peut-être est ce une variété du Micr. exilis?
Microlestes flavipes m., toujours un peu plus petit
que notre Microl. fcmoralis et surtout plus ovalaii'e vers
les élytres, qui ne sont nullement dilatées postérieure-
ment. Antennes moins fortes, plus minces; corselet
plus étroit, angles postérieurs moins saillants; élytres
souvent brunâtres; pattes d’un testacé pâle et seule-
ment les cuisses antérieures plus ou moins noirâtres.
— Commun en Egypte.
Microlesles longipennis, toujours plus grand que no-
tre Microl. femoralis et proportionnellement [)lus allongé,
surtout vers les élytres, qui sont plus de trois fois
plus longues que le corselet. Ce dernier est au con-
traire plus raccourci, plus transversal, plus arrondi sur
les cotés, les antennes parai-ssent plus allongées, noires,
les parties de la bouche, les pattes et quelquefois les
élytres, sont d’un brun un peu testacé, les cuisses plus
noirâtres. — Egypte.
Bleclirns vittatns, elongatus, subovatus, depressus, glahra-
tus, niger, elytris ahbreviatis utrinque vitta axillan, anten-
narum articuUs ultimis tihiis farsisque testaceis vel albis.
Long. 11.- — lat. Va 1.
133
Deux fois plus petit que le Bl. plagiatus; la tache
blanche traverse chaque élytre, depuis l’angle humé-
ral presque jusqu’à l’extrémité: les pattes et les an-
tennes sont d’un testacé plus ou moins clair, le pre-
mier article de ces dernières et les cuisses souvent
brunâtre. — Egypte.
Derostichus Motsch. n. g. Licinide. Fades des Li-
cinus, mais plus luisant et plus petit. Un seul article
dilaté en carré aux tarses antérieurs du mâle. Der-
nier article des palpes labiaux dilaté et tronqué à l’ex-
trémité. Languette avancée, trapéziforme, libre. Labre
transversal, échancré en arc et relevé en deux bourre-
lets en avant. Epistome tronqué et marqué d’une ca-
rène transversale onduleuse entre l’insertion des an-
tennes. Cor.selet rétréci en arrière, angles distincts,
mais arrondis. Elytres déprimées, profondément striées,
les intervalles ainsi que le corselet et la tete marqués
de quelques gros points imprimés et de quelques poils
élevés, ce qui rappelle un peu les Cymindis. La seule
espèce est:
Dcrosticliiis caucasiens, Motsch., elongato-ovatus, depres-
sus, nitidus, sparsini grosso punctatus, nigerj palpis antenna-
ru7n apice, tihiis tarsisque iiifo-testaceis; thorace ptostice an-
gustato, hasi utrinque medloque late wipresso, elgtris thoi'ace
latiorihus, elhjpUcis, costatis, apice sinuatis. Long. 3 '/g 1. —
lat. li/a 1.
11 habite les montagnes boisées du versant sep-
tentrional du Caucase.
Procrusics anirusticollis, Motsch., elongato-ovatus, con-
vexus, suhopacus, niger; capite elongato, punctulato, fronte
vix rugoso- tlmrace punctato, marginato, angustato, latitudine
fere longior, linea media indistincta, lateidbus vix a^'cua-
tis, postice leviter angustatis; elgtris elongato-ovatis, thoi-ace
123
fere quadrupla longiorïbuSf intricato-rugosis, antice angustatis,
humeris vix distinctis. cî Long. 13 1. — lat. 1. Ç Long.
14 Va 1. — lat. 5 Va 1.
Celle intéressante espèce, à sculpture des élytres
semblable à celle de notre coriaceus, se distingue de
toutes celles qui sont connues jusqu'ici, par son cor-
selet étroit, presque plus long que large, à côtés très
peu arqués et presque droits en arrière; au moins
chez le On ne peut le comparér qu’avec le Pr.
dalmatinus, dont il diiïère par son corselet plus forte-
ment arqué sur les côtés latéraux et plus étroitement
rétréci en arriéré, par ses élytres moins allongées,
moins rugueuses et, enfin, par sa taille plus petite.
Mais ce qu’il y a de plus rémarquable c'est que cette
grande espèce vient d’Europe et môme de l’Allemagne,
ayant été trouvée aux environs d’idria en Carintbie.
M. Schaum a donné, dans une note sur p. 175
et 176 de la Naturgeschiclite der Insecten Deutsch-
lands une liste des espèces de Proemstes connues jus-
qu’à présent, mais qui est loin d’ôtre complète, comme
c’est souvent le cas pour les écrits de ce savant alle-
mand; s'il avait voulu consulter mon Catalogue de
Carabiques de Russie, il aurait trouvé les espèces sui-
vantes décrites et diagnosées.
Procrustes abhasicus, Motsch. Die Kiifer Russlands,
p. 88, qui a une forme encore plus allongée et plus
déprimée que le P. graecus, avec la ponctuation des
élytres plus line, et trois rangées de petites fovéoles
peu profondes.
Procrustes rectoimpressus, Motsch. Die Kafer Russ-
lands, p. 88, présente la taille et la forme du Procr.
125
impressus Klug, de Syrie, mais les trois rangées de
fovéoles sont peu marquées.
Procrusles cljjpeatus, Adams, décrit depuis près
d’un demi siècle dans les anciens mémoires de la
Soc. des Naturalistes de Moscou, est une espèce qui
a les plus grandes analogies avec les Carabus Hem-
prichii, Renardn &c. mais c'est un Procrusles à sur-
face supérieure presque lisse.
Procrusles Fischeri, décrit également depuis un
quart de siècle et figuré par Faldérmann dans sa
Fauna Transcaucasica ; il est plus petit et plus allongé
que le clypealus, et peut être seulement le mâle de
ce dernier.
Procrusles elongatus, Motsch. Die Küfer Russlands,
p. 88, est l’espèce la plus allongée de Procrusles con-
nue jusqu’ à présent. Il a la taille et la forme du
Carabus aculicollis, décrit et figuré dans ces Etudes
1857 et 1858, p. 187, mais son corselet est plus
court et tronqué en arrière, avec les angles posté-
rieurs arrondis et peu saillants. La surface supérieure
est plus luisante que chez les autres espèces et cou-
verte d'une poiictualion rugueuse très peu profonde et
sans rangées de fovéoles imprimées sur les élytres.
Des Proc, clypealus, Fischeri et autres espèces à sur-
face finement ponctuée, il se distingue par sa forme
allongée, par sa surface luisante et son corselet plus
étroit. — Des frontières de la Perse.
Je dois y ajouter encore une singulière forme,
provenante de Grèce et que j'ai nommée Procrusles
deplanalus, à cause de son corps |)lus fortement dé-
primée que chez aucune autre espèce de ce genre.
L’insecte est un mâle et ressemble au Pr. graecus,
126
mais son corselet est plus carré, moins rétréci vers
les extrémités, les angles postérieurs plus relevés; les
antennes plus longues; les élytres plus courtes, moins
rétrécies antérieurement, les angles Iiuméraux plus
distincts, l'extrémité plus acuminée, la ponctuation plus
rugueuse, plus opaque. — Peut-être aussi une des
variétés du vicinus Frivadsky, à élytres beaucoup plus
fortement rugueuses et j)lus déprimées, mais dans tous
les cas fort remarquable.
S
Callistlieiius siibstriatns, Motscli., brevis, subrotundatus,
subcMnvexus, suhtiliter nitjoloso-scarificafns, vitidiis, niger;
capite mimito, inter antennas utrinque late impresso, medio
subelevato, fronte rugoso; tJiorace breviuHCulo, valde trans-
verso, cagnte triplo latiore, scarificato-jmncfato, medio linea
longitudinali impresso, basi lateribusque rugosis, late reflexis,
valde arcuatis, angulis omnibus rotundatis; scutello triangulari,
transverso ; elgtris thoî'ace latioribus, fere rotundatis, postice
subdilatatis, apice subacmninatis, subtiliter striolatis, inter-
stitiis scarificutis; corpore sribtus plus minusve transversim
ruguloso' prostemo medio elevato, postice valde producto.
Long, fi -7 Va 1. — lat. 3—4 1.
Il ressemble par la forme, la taille et les cou-
leurs au Call. hreviusculus, mais ses élytres plus lisses,
plus luisantes et finement striées l’en distinguent fa-
cilement.
Une des intéressantes découvertes du général Bar-
Iholomei dans les montagnes Sagan-Loug en Perse,
près de la frontière russe.
M. Scliaum. veut absolument réunir les Callüthenus
aux Calosoma, alléguant, dans sa Naturgescb. der In-
secten Deutschlands I, p. 110, qu’ils n’ofl'rent pas des
caractères suffisants pour former un genre à part et
que le Callisthenus Eversmanni présente môme dans
127
Yhabitm la plus grande ressemblance avec la Calosoma
relmdatum. Il n'existe elTecUvcment pas de caractères
tranchées dans les parties de la bouche, mais il y en
a d’autres qui suffisent pour reconnaître le genre et
c’est je crois tout ce qu’on en peut exiger. Je con-
nais maintenant environs 16 espèces, dont aucune ne
présente une transition vers les vi-ais Calosoma. Ces
caractères sont: des antennes plus courtes, ne dépas-
sant pas en longueur la base du corselet, à articles
comprimés, glabres dessus et dessous, 1 — 4 carénés
dessus, un corselet court, très transversal, également
arqué sur le côtés, qui sont largement rebordés et
relevés; les angles postérieurs toujours arrondis et
largement saillants en arrière; des élytres plus ou
moins rondes et courtes, sans angles huméraux dis-
tincts; ailes milles. Ces caractères ne se retrouvent
jamais chez les vrais Calosoma. Quant à la Cal. rek-
culatum, ce n'en est pas une et je proposerai un genre
particulier sous le nom de Calhsphaena et qui réunit
les caractères donnés pour les Calhsthenus, avec des
ailes propres au vol, ce qui, j’espère, n est pas diffi-
cile à reconnaître. Les espèces jusqu a présent connues
de Callisthemis peuvent être divisées en deux grouppes:
a. él vires striées; 1. C. Patidori de Russie mé-
rid., 2. C. Karelini Fisch. de la Songarie, 3. C. Fi.scheri
Ménétr. de la Mongolie, 4. C. Wükesii LeConle du
Texas en Amérique, 5. C. dtscors LeConte (Calosoma)
de Californie, 6. C. Zimmermannn LeConte des Mon-
tagnes rocheuses aux Etats Unis, 7. C. subskiaius
Motsch. de Perse, 8. C. margimtus Gebl. de Songarie;
b, élytres irrégulièrement ponctuées. 9. C. mo-
nilialm LeConte de l’Oregon, 10. C. Eversmanni Kin-
128
derm. Chaud, de l’Asie mineure, 11. C. orbkulatxis
Motsch. de l'ArmCnie, 12. C. breinusculus Mannh. du
Taurus, 13. C. lieichei Guérin de l’Ararat et deux au-
tres, le C. Severus Chaud et le C. luxntus Say, que je
ne sais où placer dans une de ces deux divisions; en-
fin la IGa'ème espèce verte et presque lisse est encore
le C. Semenovii Mén. qui se trouve sur les montagnes
Ala-Tau en Tatarie.
Lininovenus grandis, ohlongus, convexus, pimctatissimus,
nitidus, niger, supra suhaeneo micans, palpis, antennax-um
basi unginculisqtie rufo-testaceù; capite suhtransverso, fronte
inter oculos profunde bifoveolato, inter antennas utrinque U-
neola transversa, jmnctata; tîiorace valde transverso, antice
subangustato, lateribus ampUatis, distincte arciiatis, angulis
posticis suhrectis, obtusis; elgtris ovatis, punctulatis, suhtiliter
striato-punctatis, punctonim majorihus qxtadriiplici sérié im-
pressis. Loïig. 472 h — 1.
Très voisin de notre Limnoxenus oblongus (Hydro-
bius auct.) mais d’un quart plus grand et proportion-
nellement plus large dans toutes les parties du corps;
les côtés latéraux du corselet et des élytrcs sont plus
sensiblement arqués; la ponctuation de ces dernières
est plus line, tandis que les rangées de points sont
plus fortement imprimées. — Il se trouve en Sicile et
en Espagne, et je l’ai vu dans les collections sous le
nom de liydrobius major Kraatz.
Cylindro(;cphalus Motsch. n. g.
Xantholinide, à tête très allongée, complètement
parallèle, cylindrique et brusquement tronquée aux
deux extrémités, armée entre les antennes d’une pro-
éminence élevée corniforme, bilobée, et canaliciilée
le long du milieu. Dessous de la tête très plat, mar-
giné de chaque côté, sur son milieu une ligne impri-
129
mée longitudinale, qui se divise antérieurement, formant
une espace triangulaire au-dessous du menton. Yeux
ronds, très plats, placés sur la face supérieure de la
tète. Menton grand, trapézoïdal, lobes non avancés.
Mandibules triangulaires, peu arquées, munies chacune
d’une forte dent peu aiguë antérieurement. Labre
transversal, garni d’une membrane triangulaire et de
poils très longs en avant, à peu près comme chez les
Plahjprosoptts. — Palpes maxillaires peu avancés, Lier
article très court, étroit et subuliforme; le 2:d grand,
double plus long que large, obconique comme le 3:ièmo,
mais sensiblement plus long. Palpes labiaux avec le
2:d article le plus long et le plus large et le 3:ième
deux fois plus court et plus étroit, cylindi’ique. An-
tennes plus courtes que la tète, étroitement clavifor-
mes et couvertes de long poils; Lier article grand, co-
nique, élargi vers l’extrémité, le plus large de tous,
lisse; 2:d un peu plus étroit, triangulaire, aussi long
que large, lisse; 3;ièmc encore plus étroit et plus petit',
ovalaire; 4 — 10 transversaux, s’élargissant vers l’ex-
trémité, llu'ème presque trois fois plus long que le
l0;ième, conicpie et un peu arrondi au bout; — l’es-
pace entre l’insertion des deux antennes est un peu
plus courte que la distance de celle-ci jusqu’à l’oeil. —
Corselet antérieurement à peine plus large que la tète,
niais d’un quart |)lus court, faiblement rétréci en ar-
rière, avec quatre points au milieu, de chaque cété,
et une ligne sinuéo, non ponctuée latéralement. Ely-
tres pas plus larges que la tète et de la longueur du
corselet, un peu élargies en arrière, lisses, la suture
profondément imprimée. Ecusson triangulaire. — Ab-
domen lisse, éti'oit, un peu élargi vers le 5:ième seg-
9
130
ment, ensuite atténué vers l’cxtréniité, qui est terminée
par (leux poils très longs; les appendices caudales
sont filiformes, très étroits et courts. Dessous du t'iorps
lisse, raésosternum élevé en carène aiguë en avant de
l’insertion des coxes intermédiaires, prosternum égale-
ment élevé en carène, encore plus forte, en avant de
l’insertion des coxes antérieurs, à peu-près comme
cela a lieu chez plusieurs llydropliilidcs, caractère qui
n’a pas encore été signalé chez les Staphilinites. Coxes
et pattes comme chez les XanthoUnus, mais jambes
sans longues épines sur leur côté extérieur et peu
velues. Je n’ai pas voulu examiner la languette et
les paraglosscs, ne voyant pas la nécessité de casser
et détériorer mon insecte pour faire plaisir à M. Kraatz,
qui pense se rendre éminemment érudit eu basant scs
nombreux genres nouveaux sur des caractères diffi-
ciles à entrevoir et souvent môme impossibles à vé-
rifier. Je crois que c’est faire rétrograder la science,
en la compliquant ainsi et, pour moi, un caractère
n’est bon, qu’autant qu’il est facile à saisir pour tout
le monde.
La seule espèce que je connaisse de ce genre
singulier, vient des montagnes de la Kakhétie en Trans-
caucasie et pourrait être caractérisée ainsi:
(lylydroccplialiis pictiis, alatus, fliformis, snhdepressus,
glaherrimus, rv/o-testacens, cajnfe, elgtrornm dimidio posfico,
ahdominia seginentis duabns idtimis antennarnmque medio
plus minusve infuscatis , antennarnm articulo nltimo, pedihus
ahdomineque suhtus testaceis; capite elongato, parallelo, spar-
sîm qmnctulato, fronte inter antennas comiforme mucronato,
mucrone hiloho, qjrofunde canaUculato ; thorace fere capitis
latitndine, postice suhangustato, suhtiUssime valde sparsim
punctulato, medio ntrinque quadripunctato, lateraliter linea
131
ninnafa impressa, nngulîx anticis suhrectis, poaticis rofundit-
fia; elytrî» thoracis hast Intitudim pt longitndine aeqimlis, pns-
Hcr mdjdllatatiK, trnnrntis, nitidis, impunctatis, antiee testa-
ppÀs, humertë vix pi’ominulis. — Long. 2 '4 — lat. 1.
La forme générale est celle des Xantholiniis, mais
la tête parallèle et les élytres plus étroites, à leur
base, la fond facilement distinguer.
Masdgiis aciimin.itns, elongnto-ovatus, acuminatus, conve-
xuK, snhtiUssime punchilatns , hreuissime griseo pubescens,
niger, capite clongato, fere rostrafo, antiee suhdepresso, f route
profonde cnnalienlato , ennaUcvla jmstice dilatata; thorace
ohlongo, cnpite latiore, eonvexo, medio linea longitndinali sulmn-
pvesso, angulis posticis snhrotundatie ; elgtris thorace latiorihustf
ovatis, apice aeimvinatiH, foveolato-substriatis; nntennariim
articulo 2:do primo diiplo hreviore, vix gnloso, nltimo paulo
longîore; palporum articulo nltimo apice acuminato. Long.
2-2 Va 1. - lat. l
Cette espèce est plus grande que le Mastigus
palpalts et surtout plus large vers le corselet et les
élytres, qui sont aussi plus distinctement acuminées à
rextrômitô. Le dernier article des antennes est plus
long, celui des palpes maxillaires aussi plus allongé
et acuminé à l'extrémité. — Elle provient de l’Anda-
lousie où elle a été découverte par M. Staudinger et
distribuée dans les collections sous le nom de Mast.
fovcolalus Schaum, mais je ne sais pas pourquoi.
Je possède en outre une autre espèce, intermé-
diaire entre le palpalis et ïaeurninatus, qu’on m’a donnée
comme provenant des Ap|)enins en Italie. Elle est
en peu plus grande que le premier, mais plus petite
que le second, ayant les élytres acuminées à l’extré-
initô comme ce dernier. La canaliculation sur le front
est large mais peu profonde, le corselet est plus large
que la tète, mais pas aussi long que chez Y aciiminalns,
132
les élylrcs sont plus allongées, rangées de fovéoles
peu distinctes; pattes et antennes plus ou moins rous-
sûtrcs, 2:d article de ces dernières de la longueur du
ll:ième, et trois fois plus court rjue le l:icr; dernier
article des palpes maxillaires obtus. Je l’ai nommé
Masl. ruficornis.
Bytiioxenus siibtcrrancus, Ç eïongatus, snhconvexua, nitidus,
sparsim piloms, fulvus; palpîs pedihusque testaceù; capite
eloni/afo, rontratu, fronte suhexcavato, inter antennas tuher-
cidato, poÿtice hifoveoîato; ocuUs indistincth; antennis clava-
th, articulo l:o valde elongato, fere tertia parte longitudine
antennarum aequali, 2:do hrevi, gloloso, 3—9 minutinsmis,
suhovatis, 10 latiore, transverso-ovato, // inagno, elongato-
ovato, apice acnminato; thorace capite vix latiore, elongato,
media sabdilatato, convexo, antice snbconstricto, jwHtice sitb-
attenuato, basi li.nea arcnata iinqwensto; elytris thorace, duplo
latioribus et paulo longiomlmn, convexis, postice dilntatis,
sparsim punctulatis, subpilosis, sutura utrinque linea longi-
tudinali impressa; abdomine brevi, rotundato, segmenta 1:o
scqiientibus vix longiore. Long. 7» b — V4 b
Voisin du liyth. Ullrichii Chevrier (crassicornis Aubé),
mais un peu plus petit et |)lus allongé, avec le cor-
selet beaucoup plus étroit et le Lier article des an-
tennes extrêmement long, ce qui suffirait môme, avec
les palpes allongés du mâle, comme chez les Machae-
rites, à servir de caractère pour en former un genre par-
ticulier. Cette intéressante espèce est souterraine et
a été découverte dans la grotte Pasica en Carniole
par mon ami M. Schmidt de Laibach.
Ocliadeiis poeîriioidcs, Motsch., elongato-ovatus, stdjpa-
rallelus, convexns, scrobiculato-gmnctatissim.us, sparsim cînereo-
setosus, nitidus, rufo-testaceus, elytris praesertim postice, an-
tennarumque clava plus minusve infuscatis; oculis nigris;
capite triangulari, cicatncoso, clypeo antice simjyliciter arcua-
U’m-truncato, margiiie siibcarinato; labro transverso, proftmdv
bilobo, basi in carinam elevato; mandibidis exceriis, rotim-
datis, antice nnidentatis, modice setosîs; thorace valde trans-
verso, antice triangulariter angustato, cicatricoso-tuberculuto,
basi utrinque leviter simiato, lateribus fere rectis, obliquis,
angidis anticis rectis, qn'omhmlis, posticis rotundatis; scu-
tello oblongo-triangidari, lateribus bipunctatis ; ehjtris ad ba-
sin thoracis latitudine, in medio panlo dilafatis, sjmi-sim se-
tosis, profunde crenulato-striatis, interstitiis subelevatis, seria-
thn cicatricoso-tuberculatis ; pedibus longe qnlosis, tibiis an-
ticis profunde trident atis, supra carina crenulata longitudi-
nali elevata, posticis subelongatis , apice spina longissimu
armatis; corpiore subtus fere glnbro, punctis nonnullis ad-
sperso. Long. 1. — Lit. 1 1.
Plus allongé que noire Ochodeus chnjsomelinus et
cio couleur plus roussâtre et bruiiAtrc, pouctuatiou
moins serrée, plus grosse et stries sur les élytres
plus profondément imprimées, jambes postérieures plus
étroites et plus allongées. Une des intéressantes dé-
couvertes de M. Staudingor dans l’Espagne méridio-
nale.
Une troisième espèce européenne est mon Ocho-
deus clgpeahis de la Russie méridionale c[ui ressemble
complètement à YOchodeus chrysouiehtms, mais dont le
chaperon est profondément échancré au milieu du bord
antérieur. — Peut-être est-ce cette espèce cjue feu
Eschholtz a décrite comme Cadocera ferruginea.
Quant au Stoniphax Fischer, c’est un genre dis-
tinct, qui dilfère des Ochodeus par la labre non bilobé,
les mandibules non dentées, le front armé d’un tuber-
cule en avant, le dernier article des palpes maxillaires
cylindrique, le pénultième des labiaux très fortement
dilaté &c. Il doit prendre place à côté des Ochodeus
avec lesquels il a la manière de vivre, volant le soir
134
on Juillet sur les endroits où il y a du fumier des-
séchô. — L’antenne est composée de dix articles, la
massue de trois, mais vue dans un certain jour sa
base plus claire se présente comme un quatrième
article. La femelle n’a pas de tubercule sur le
chaperon. Je l’ai pris à Slaviansk dans le Gouv. de
Kharcov.
Tauyprocliis unicülor, Motsch., S convexus, ovatus, suh-
’parallelus, postice ohtusus, pjunctatus, vix nitidus, nigro-
piceus, ore antennarum hast, palpîs pedibusque rufescente-
piceîs, corpore subtu» cînereo-villoso; capite subtriangulari, cre-
berrime cicatricoso, chjpeo reftexo, rotundato-tnincato, medio
sînuato; palpns artîculo ultimo ovato, inax. apice subfruncato ;
antennis 10-arficulafis, artîculo fr.o élongato, supra clava
applieato, intus in lamella elongata producto; clava funiculo
non longîore, quinqueartîculata ; ligula cornea, antîce rotun-
data; thorace capite duplo latîore, transverso, punctato, medio
sublaevî, anticc posticeque angustato, lateribus valde arcuatis,
angulis anticis acutis, productis, rotundatisj scutello sernilu-
nato, medio subexcavato, imjnincf.ato ; elytris thorace paulo
latioribus, postice subdilatatis, apice attenuatis, rotundato fere
truncatis, punctatis, nervis vix distinctis, abbreviatis, stria
suhsuturali iitrinque j^^ofundius impresso-, pedibus validis,
tarsis niodice elongatis, anterioribus subdilatatis, subtus vil-
losis. Long. 5 '/s 1. — lut. 2®/4 L
Cette espèce ressemble beaucoup au T. persicus
Fald. et probablement elle a été souvent confondue
avec ce dernier, mais sur une longueur du corps
égale, elle est d’nn tiers de ligne plus large, le cor-
selet moins convexe, plus allongé, les élytres plus di-
latées en arrière, les tarses plus courts, à articles 2
et 3 des jambes antérieures sensiblement dilatés et
le 5:ième article des antennes prolongé en lamelle
assez longue sur la massue. Elle vient des environs
135
(l’Ainasia en Asie mineure et m’a été donnée par M.
Kiudermann.
Le genre Tanyproctus se distingue des Pachydema
et Dasysterna üej. par la massue des antennes pas
plus longue que le style, par la partie ligulaire du
menton simplemetit émargince en avant et non échan-
crée, le cliaf)cron toujours cmarginé au milieu du bord
et par les tarses intermédiaires non dilatés. Les fe-
melles sont |)lus courtes, plus ventrues, et aptères; la
massue de leurs antennes est deux fois plus courte
que chez les mâles, aussi de cinq articles, et les tarses
simples à toutes les pattes, glabres en dessous. —
Les Dasysterna se distinguent des Pachydema, dont
toutes les deux ont dos femelles parfaitement ailées,
par la dilatation des tarses intermédiaires, qui chez
les Dasysterna, sont sensiblement dilatées, mais le
4;ième article sensibletnent plus étroit que le 3:ième:
(Dasysterna Deichei Ramb.); chez les Pachydema [)as ou
presque pas dilatées: (Pachydema Delesscrlii Reiche.) —
Quant au gcni’e Phlcxis Er., il renferme des Tany-
proctus et des Dasysterna et Pachydema; n a donc au-
cune valeur et paraît avoir été fait avec la môme
exactitude, que l’obscrvafion de I entomologiste prus-
sien à la p. 279 (31) des Archives de VViegmann
1845, où, à propos du genre Tanyproctus Faldm., il
dit: on ne peut faire usage de la description de Falder-
inann, pareequ'il a omis les points les plus essentiels, comme’,
le nombre des lamelles de la massue &c. J ai consulté
cette description de Faldermann p. 272, et j ai lu:
antennac quinque-lamellatae. Le nom d Erichson est du
reste postérieur de cinq ans a celui de Faldermann
(1835). Lacordaire, de son côté, raconte du genre
Tanyproctus, Hist. des Ins. vol. III, p. 273: partie ligu-
taire du menton entière et arrondie en avant; dernier ar-
ticle des palpes labiaux globoso-ovalc, celui des maxillaires
subfusiforme. Fakiermann p. 272 au coulraire dit: la-
bium sat profundo emarginalum, palpi quatuor articulis
ultimis elongato-ovatis, ce qui est dans tous les cas plus
juste que la formule de M. Lacordaire.
Les espèces de Tanyjiroctus que je [)ossède sont,
commençant par les plus grands:
Tanyp. inflatus Motscli., taille de VElaphacera lie-
edaui, mais presque du double plus large, et beau-
coup plus arrondi sur le côtés, rappellant par cette
forme quelques Pentodon ventrus; — Dessus du corps
d’un brun presque noir, luisant, peu profondément ponc-
tué; le dessous velu d’un poil testacé-grisâtre; parties
de la bouche, palpes et pattes d’un brun roussàtre; cha-
peron sinué en avant et relevé; corselet transversal, à
angles antérieurs plus aigus chez le mâle que chez la
femelle, côtés latéraux arrondis et dilatés au milieu;
élytres sensiblement dilatées en arrière, nervures dis-
tinctes, mais peu profondes; pattes assez fortes, tarses
longs, à peine dilatés chez le (J, mais couverts en des-
sous de brosses de teinte cendrée, lisses chez la
— Une paire m’a été envoyée des environs de Len-
koran par le général Bartholomei.
Tanyp. ovalus Motsch., pas plus court, mais sen-
siblement plus étroit et plus régulièrement ovalaire-
allongé que Yin/latus, sans dilatation postérieure; cor-
selet plus étroit, moins dilaté sur les côtés, ce qui
rend ses côtés latéraux parallèles en arrière et les
angles postérieurs plus distincts; élytres plus allongées.
137
avec la ponctuation et les nervures plus prononcées,
presque rugueuses latéralement; pubescence du des-
sous plus roussûlre. Géorgie.
Tamjp. carhonarius Fald., d’après un exemplaire
typique, il’un quart plus petit que Yinfatus et presque
de la môme forme élargie postérieurement; chaperon
plus avancé; corselet plus étroit, plus atténué en avant,
angles antérieurs plus saillants; élytres plus parallèles,
à ponctuation et nervures plus sensibles; pubescence
du dessous plus roussiltre.
Tamjp. unicolor, que je viens de décrii'e, est en-
core plus étroit et d’un tiers plus petit que le carbo-
narius; moins dilaté aux élytres, à pubescence cendrée.
Tamjp. persicus Fald., d’après un type, présente
la taille de Yunicolor, mais une forme plus étroite, ce
qui le fait paraître plus allongé, plus parallèle, presejue
pas atténué à l’extrémité des élytres; chaperon plus
avancé, presque triangulaire; corselet ()lus court, plus
transversal; élytres plus parallèles, ponctuation plus
forte, presque rugueuse; tarses antérieurs plus forte-
ment dilatés. Des environs de Tillis en Avril; volant
sur l’herbe des plaines un peu arides.
Tanyp. hrevipennis 31otsch., (j, tout-à-lait de la
forme du Tamjp. unicolor, mais du double plus petit,
à peine 4 lignes de longueur; antennes et tarses an-
térieurs entièrement tcstacées; corselet brusquement
atténué vers la tète depuis le milieu des côtés laté-
raux comme chez le clypeatus; d’un brun roussûtre,
surtout postérieurement; élytres presque parallèles et
arrondies postérieurement sans s’atténuer sensiblement;
ponctuation plus forte que chez les espèces précé-
dentes, surtout sur les élytres, où elle devient obli-
quetiient rugiieiiso sur les côlés latériuix; villosité du
dessous cendrée; tarses antérieurs médiocrement dila-
tés comme chez le persicus. Egalement de la Géorgie.
Tamjp. confînü Mntsch., (S, de la forme et des
couleurs du Tamjp. persicus, avec les élytres visible-
ment atténuées vers l’extrémité, mais presque du dou-
ble plus petit et un peu plus court; corselet aussi
convexe, aussi distinctement ponctué, mais plus forte-
ment arqué sur les cotés latéraux, ce qui le fait pa-
raître plus largo antérieurement et jjrésente scs angles
postérieurs plus arrondis, écusson triangulaire, à côtés
arqués, ponctué; villosité du dessous du corps d’un
cendré blanchâtre; tarses antérieurs presque pas dila-
tés. De la frontière de Perse.
Tamjp. subcylindricus Motsch., (^, plus allongé (|ue
les précédents, rappellant un peu la forme de la Pa-
chydema Delessertii Reichc, mais encore plus étroit et
pres(pie du double plus petit; couleur d’un noir brun-
âtre peu luisant, plus roussâtre sur les élytres, dont la
suture et les angles huméraux sont presque roux; an-
tennes foncées, tarses testacés, les antérieurs assez for-
tement dilatés; chaperon triangulaire, tronqué et faible-
ment sinué en avant; corselet plus long que chez les
espèces précédentes, atténué vers la tète, assez faible-
ment arqué sur les côtés, angles postérieurs sensibles;
écusson triangulaire, arqué sur le côtés, sans ponctua-
tion; élytres, à leur base, pas plus larges que le cor-
selet, allongées, un peu dilatées au delà du milieu, et
faiblement atténuées vers l’extrémité, où chacune est
arrondie vers la suture; ponctuation et nervures bien
marquées; villosité du dessous cendrée. De la Géorgie.
139
Des Pachydema je possède aussi seulenienl le J*
de la P. Delessertn Reiche de Jerico en Palaestine.
Enfin pnrnii les Dasysterna, qui ont les articles 2
et 3 des pattes intermédiaires triangulairoinent dilatés,
je possède outre la D. licichci, une seconde espèce de
Morée:
Dasysterna prarea in., S> e.lonyato-ovata, convexa,
ctulata, vîx nitida, myro-picen, subtiin longissime fulno-vil-
losa, ore, palpis, antenriis tarsisque riifescentlbus ; capite mi-
nuto, minus crebre punctato, clypeo rotundato, rejlexo, antice
vix sinuato; thorace subtrausverso, antice oblique anyustato,
minus fortiter punctato, vix convexo, medio linea lonyitudi-
nali, utrinque impresso, ad lateribus macula subrufa, haec
densissime ciliatis vel villosis, anyulis anticis acutiusculis,
posticis rotundatis; scutello arcuatini trianyulari , inipunctato,
elytris thorace qjaulo latioribus, subqjarallelis, subelonyatis,
postice obtuso-rotundatis, sqjarsim punctulatis, utrinque nervis
longitudinalibus minus elevatis tribus, hnea subsuturali pro-
funda, densissime piunctata; coi'jjore subtus sjjarsim punctato,
villosoj tibiis anticis bidentatis. Long. 4 1. — lat. 2 '/s 1.
Voisine de la Das. Ueichei, mais moins convexe,
moins fortement ponctuée, i)lus large aux élylres; cor-
selet plus long, plus atténué antérieurement; tète plus
petite, plus étroite, surtout au chaperon, qui n’est pres-
que pas sinué en avant; villosité plus roussâtre &c.
Enfin parmi les Elaphocera, qui ont la massue
composée de sept articles, je possède outre les es-
pèces connues;
Elaphocera .lulinnnalis St.-iudingcr, elongato-ovata, pos-
tice dilatata, subconvexa, nitida, subtus longis-
sime cinereo-villosa , nigra, elytris castaneis, antennis pedi-
busque pieds, tarsis testaceis; capite suhelongato, crebre pmn-
ctato, sparsim qjiloso, clypeo producto, subrejlexo, apice ptro-
fundo exciso; antennarum articido 3:o elongato, intus angu-
latini dilaiato, non spinoso-producto, sed apice longissime
140
setoso; thorace tmnsverso, subconvexo, punotato, antice atte-
nuato, lateribns arcuatis, dilatatls, anguUs anticis acutis, mo-
dice gjroinimdis, imsticis rotundatis, marginis longissime cilia-
tis; scutello cordiformi, nparsim punctato, nigro; elytris ad
basin thorace vix îatioribus, gjimctatis, nfrinque nervis non
elevatis tribus, stria subsnturaU distincta, hunieris ad basin
impressis, lateribus antice subrectis, postice arcuatim dilatatis,
apice rotuntlatis; pygidio subtiliter scrobiculato-rugoso ; cor-
pore subtus punctato pedibusipie longissime villosis; — tibiis
anticis tridentatis, tarsis anticis angustis non dilatatis. Long.
3 Va 1. — lat. 1% 1.
Jolie découverte de M. Staudinger dans l’Espagne
méridionale.
Je possède encore une espèce de Dalmatie, qui
me paraît différer de celles qu’on connaît. Elle a
presque 5 lignes de longueur sur une largeur de 2.j,,
assez parallèle, un peu aplatie et luisante en dessus.
La villosité cendrée du dessous est assez courte; la
couleur générale est un noir brunâtre, à peine plus
claire sur les élytres; base des palpes et les antennes
d’un teslacé très clair, ces dernières avec le troisième
article allongé en épine très longue à sa [lartie ba-
sale; chaperon échancré au milieu de son bord; cor-
selet trois fois plus large que la tète, fortement atté-
nué en avant, dilaté latéralement au milieu et sensi-
blement aminci en arc à sa base, où les angles pos-
térieurs sont ai'rondis et sinués vers le milieu, qui se
prolonge un peu sur l’écusson; celui-ci un peu trian-
gulaire et sans ponctuation; élytres distinctement plus
larges que le corselet et moins que trois fois aussi
longues, à nervures non en relief, mais bien marquées;
ponctuation grosse et forte sur la tète, très éparse,
line et peu profonde sur le corselet, plus développée
141
sur les élytrcs, presque nulle sur le pygidium et les
se£>ments do l’abdomen, où l’on ne voit que quelques
grosses fovéoles, surtout le long du pénultième et vers
les côtés latéraux; le reste du dessous du corps pré-
sente une ponctuation rugueuse très serrée. Je l’ai
nommée Elapli. dalmalina.
AinariUillia viridis, elongata, parallela, mbeonvexa, ni-
fida, supra metallico-viridis, subtus cum palpis, antenniSf
labro, clypeo, margine peAibusque nifo-brunnea; capite sub-
quadrato, ad oculas paulo dilatato, creh-e jmndato, verticn
laevigato, anti.ee imjp-esso, truneato, laterihus chjpei rotunda-
tis, reflexis; oculis transversis, utrinque ad, clypm sinuatis;
avtennis tennis, vix clavatis, aqnce compressis, ortie. 1:o sub-
pyrifoiini, 2:o tnqdo brevwre., lahtudine non longiore,, sub-
conico, ,'J — 5 fere duplo longionbus, 6 — 7 et sequentibus dila-
talis, 8 — 10 subabbreviatis, cordiformis, ll:o ovato, apice
truncafo; paljAs mediocris, articulo iiltimo securiformij tho-
raee caqjite duplo latiore, transverso, marginato, erebre pun-
eta.to, hnsi utrinque oblique sinuato, medw promtnulo, ongu-
lis anticis productis, vix acutis, ptosiicis rectis, latenbus sub-
paralhdis, versus capitem leviter arcuafini attenuahs ; scuteJlo
ininuto, nigro, antice punctato-mgoso, op>ac.o, qwstice sublaevi,
nitido, triangnlnri ; elytris thorace paulo lationbus, crenulato-
striatis, interstitiis wijynnctatis • corpore snbtus punctato, late-
ribus et hnsi segmentorum anticis abdommis plus minusve
longitudinaliter strigatis; coxis distantes, quatuor anticis sub-
liaemisphaencis, qwsticis elongatis, tibiis inermis, anticis, vix
dilatatis, subconvexis, punctatis, apice intus oblique subexca-
vatîs. Long. 4 — 4 '/a 1. — lat. l'/a 1% b
Un peu plus grande et proportionnellement plus
large vers les élytres (pie notre Ulovia cultHaris, mais
très distincte par la couleur vert bleuâtre du dessus
de son corps. — Je l’ai d abord prise pour une ülonia,
mais ses antennes beaucoup plus grêles, le dernier
article de tous les palpes fortement sécurilbrme, les
142
jambes à peine dilatées vers l’extrémité, à face interne
lisse, sans denticulation, et l’extrémité sans dents, obli
genl de le placer dans les Hélopiens et d’en former
nn genre particulier, auquel le Uelops cnlifornicus cons-
titue un passage. Cette intéressante découverte a été
faite d’abord par feu le baron Gotsch à Lenkoran et
retrouvée depuis par M. le général Bartholornei.
Caranibyx niiillàplicatiiSi elongatus, angnstatus, mbparal-
Iclus, nitidust, niijer, rorpore sultus jmdîbunque cinereo-pube-
rulis; capitp. elongatn, jwstice, tubpi-culafo-rufjoso, f route mb-
p.xcavato, inneqnaU; antennis corjyore longîoribus, articidis I,
S et 4 primia pyriforme-dUatnfis; fhornce elongato, transver-
sim regulnriter Il — l4-plicnfo, lateribns ntrinque acuto-uni-
dentatis; elytris thnrace panlo latlorilms, postîce paido atte-
nuatis, suhtiUter rugoso-reticulatis ; curjjore subtus punctis ma-
joribus adsq>prso. Long. 8 — 8*4 b — bit. 2 '/s b
Très voisin de notre Cer. cerdo, mais avec une
taille un peu plus petite, il est sensiblement plus étroit,
ce qui le fait paraître plus allongé, surtout le corselet,
qui au lieu de 8 — 10 plicatures transversales et ondu-
lées, en présente de 12 à 14 presque droites et plus
profondément marquées; élytres aucontraire plus fine-
ment rugueuses et les trois articles basales (excepté
le 2 qui est très petit) des antennes renflés en poire.
Je possédais cette espece distincte, depuis bien des
années, comme ayant été prise en Géorgie; maintenant
le général Bartliolomei vient de m’envoyer un exem-
plaire des environs do Lenkoran. — Il est très pos-
sible (|u’elle se trouve aussi en Grèce, mais on l’a
confondue dans les collections avec le cerdo.
CI) tus Hfli'Ilioliiniei Mo tse h., elongatus, postice svbatte-
nnntus, corinceo-punctatus, nigro-piceus, palpîs, antennamom
apice, basi, femoribiis, tihiis farsisque dilutioribus; thorace
143
flenswsime, elytroruin hani fam'aque duabus latis rivereo-im-
hencnnnhus, fascia media lata, antice fnee.o-transhtcida; ca-
pite hrevi, mpra 7~Hgoso-scrohicuhito, medio longitudinaliter
impreeso, fronte excavata, sparshn astm-ifomie cùiei'eo-jnloso ;
palpis max. qwoductis, artlcnlo primo elongato-pgrifomni, 2:o
et 3:o hrevis, eed fere dnplo latioribtiH, conicis, 4:o dilatato,
suLsec7iriforvii, antennù corporis longîhidine paulo h’eviori-
Ims, ad, aj)icem attentiatis, euhserratis, artictilis subaequalibiie,
2:n minvtisshno; thorace subsphaerico , hiberndato-nigoso ,
denswsime pubeecens; scateîlo tranisverso, vix piloso', elgtid»
thorace pavlo latioribus, himeris vix prominnlie, lateribm
mbarcnatim attexmatis, apice mbtruncatis, fascia 7nedia la-
tiesima, s^ibshmata, ad s^itm'am dilatata, postica dujdo aii-
gvstiore, simiata, apice sparsim cinereo-piloso; tibiis 2>osticis
dimidio coipons longitiidine, corpore siibtns subtiUter pwnctu-
lato-rugidoso, sparsim cinexeo piloso, ahdomme fere glabro.
Long. 5 'A 1. — lat. 1-
Ce Clylus à longues antennes se rapproche beau-
coup par la forme de notre Plagionotus arcuahis, mais
son • corselet est plutôt sphôrique que transversal et
couvert entièrement d’une pubescence cendrée très
épaisse. Sur les élytres il y a aac large bande cen-
drée au milieu, dont la partie antérieure est ondulée
parallèlement au bord, d’une teinte un peu foncée, une
seconde bande deux fois plus étroite occupe la partie
postérieure; l’extrémité est obscure et seulement à sa
|)artie tronquée on voit (|uel([ues poils cendrés. Cette
belle découverte est duc à M. le général Bartholomei
qui l’a prise aux environs de Lenkoran et auquel je
me fais un plaisir de la dédier.
Ici je crois à-propos de mentionner un Clylus
des Steppes du ’Volga, de l’Oural et de l’Irlysch, très
l'eniarquable par les variations, que présente le dessin
de ses élytres et que j’ai distribué à mes correspou-
144
liants depuis bien des années sous le nom de Cl. va-
riabüis m. — Il ressemble beaucoup aux petits exem-
plaires du Cl. flomlis Pall., mais à élytrcs plus courtes
et plus fortement atténuées postérieurement chez la fe-
melle, ce qui le rapproche beaucoup de la forme du
Cl. zébra Daim., lequel a la bande transversal foncée
du corselet toujours plus large, plus développée laté-
ralement, et les bandes transversales jaunes plus étroites.
Chez le variabilis la pubescence jaune-soufre récouvre
souvent entièrement tout le corps, ne laissant de noir
([ue le long de la suture et les vestiges d’une bande
foncée oblique suba|)icale. D’autres exemplaires pré-
sentent les mômes dessins sur le corselet et les ély-
tres que la /hralis, mais ont toujours, comme je l’ai
dit, les élytres plus courtes, moins parallèles et un
corselet plus grand, souvent plus large que la base
des élytres. Quoique nous ayons déjà une Monogra-
phie du genre Clytus par Gony et Perch., les cs[)ôces
de Russie sont encore loin d'ôtre bien connues; la
môme chose a lieu aussi avec les Dorcadion.
Explication de la planclie II de ccs Etudes, avec la descrip-
tion de deux chenilles peu connues des environs de
S:t Pétershonrg, par .1. (1. Sievers.
1. Notodonta Sieversii Schaulfelb. Ménétr. Etudes
entom. 1856, p. 44.
2. Notodonta unicolora Ménétr., Etudes entom. 1857,
p. 84 {Microdonta id.). Cette espèce sera prochaine-
ment décrite plus en détail par M. Ménétriés.
3. Calocala adultéra llinze, Ménétr. Etudes entom.
1856, 1). 47.
145
4. Xylina riifcstciis Sicvers, Etudes entoni. 1857, p.
23, rufescens, capite, thorace alisque «nticis 'cinereis, haec
fusco variepatis, medio Ihiea transversa nîgra apice non fur-
cata; alis qjosticis unicolorihns, subtus vîx distincte unifascia-
tis, medio puncto subfuseo; abdomine antice supra non cris-
tato (fig. 5). Expans. alar. antic. une. 1%.
La chenille de cette espèce (fig. 4) vit sur la
Myrica gale et ressemble beaucoup à celle de la A*.
Zinkeni, mais la couleur verte de son corps est plus
blanchâtre, à cause des petits points blancs dont elle
est soupoudrée; sur le dessus de chaque segment on
peut distinguer quatre points blancs un peu plus grands,
dont les deux antérieurs sont plus rapprochés de la
ligne blanche dorsale que les deux postérieurs; cette
ligne blanche, sur le milieu du dos, est un peu plus
étroite et plus raccourcie vers l'extrémité du corps,
que la latérale, qui est bien marquée sur toute sa lon-
gueur et atteint le segment anal, tandis que celle au
dessus des spiracules, est presqu’étracée, n’étant formée
que d’une raie de points blancs plus serrés que sur le
reste du corps; le venti’e et la tête sont d’un vert
d’herbe, la jonction des segments paraît un peu jau-
nâtre. Vers la fin de Juin et au commencement de
Juillet cette chenille avait la taille représentée sur la
planche et entra dans la tei-re pour se transformer en
chrysalide. En Août commença à apparaître le pa-
pillon, qui vei-s les pi-emiers journées de Septembre
devint extrêmement commun aux environs de Staraja-
Lei-evnia.
5. Chenille de la Iladena arnica. Elle ressemble
un peu à celle de la fennica, par sa taille et sa cou-
leur. Elle est d’un vert jaunâtre, qui pendant le mou-
10
146
vement de l’insecte se présente comme annelée, d'un
jaune assez clair, sur les ligaments des segments du
corps. Tout le de.ssus est soupoudré de points blancs
très petits, et vers les spiracules on voit, do chaque
coté, une bande longitudinale plus claire, un peu blan-
châtre et garnie de quelques poils épars. Chaque seg-
ment du corps est orné sur le dos de deux, points
blancs, un peu plus grands que ceux dont est recou-
vert le corps. Du reste elle est lisse. — Je l’ai
prise le 20 Juin sur les feuilles du Delphinium elatum,
dont elle ronge les feuilles pendant la nuit; mais pen-
dant le jour, elle se cache dessous les premières
feuilles au pied de la plante; c’est probablement la
cause pourquoi on la trouve diflicilement. Le papillon
apparaît en Août.
Il est pout-ôlre à-propos d’ajouter quelques remarques sur le
Colias, dite pelidne, des environs de S:t Pétersbourg. Cette espèce ne s’ac-
corde pas, ni avec les exemplaires rapportés de l’Amérique septentrionale
par M. de Motscliulsky, ni avec ceux qui ont été envoyés pour telle par
M. Cristoph, comme venant du Labrador. Des premiers notre espèce de
S:l Pétersbourg se distingue par les nervures claires, qui traversent tous
les bords latéraux noirs des ailes, ce qui ne se voit pas chez l’espèce
américaine; des exemplaires du Labrador elle diffère par les quatre taches
noires et oranges supérieures et la double tache claire, raarginée de brun,
sur les ailes inférieures en dessous, ainsi que par le manque de la marge
rousse autour des ailes chez le mâle, ce qui ne s’accorde non plus avec
la figure donnée par M. Freyer VI, lab, 511, 2. — 11 serait donc possible,
que ce fussent trois espèces différentes, savoir: 1. Colins Valeria Sievers,
sans margination rousse autour des ailes, provenant de S:t Pétersbourg;
2. CoUas pelidne, Freyer, Neue Beitr. zur Schmelterruigskunde VI, p. 50,
929, tab. 511, 2, du Labrador; et 3. CoUas Tegea Motsch., des environs
de New-York, à nervures invisibles sur les marges foncées des ailes et
avec 4 taches supérieures et une tache double inférieure chez le mâle.
L’espèce de S:t Pétersbourg a été trouvée tout-ù-fail au commençement
du printemps, celle de New-York en automne.
147
Sur les Collections Coléoptcrolo^iqiies
de Linné et de Fabricius,
par
V. de Motscliiilsky.
(Continuation.)
XXII. LAMELLICORNES.
1. COPRIDES. 1)
Scarabaeus L.^)
Ateuchus Weber, F.,^) Aelinophorus Creutzer.
sacer L Aegypto, Mauritania. L’exemplaire type,
dans le Col. de Linné provient effectivement d’E-
1) Je ne crois pas qu’il soit naturel de faire suivre les Ilétérocé-
l'ides par les Lucanides, comme l’a fait M. Lacordaire, et je place les der-
niers, à l’exemple des anciens auteurs, après les Cétonides, rapprochant
les Coprides des Ilisterides.
2) Des autres Scarabaeus, décrits par Linné et qui ne sont pas des
lamellicornes laparosticliques, appartiennent maintenant; aux Dynastides:
Scarab. hercules, gideort, acteon, simson, lilyus, allas, aloeus, bilobus, rhino-
oei'os, nasicornis, didymus, valgtis, marianus, scaber et amazonus; aux Luca-
nides: Sc. cylindricus; aux MELOEOîiTinDEs: Se. tongimaiius, calcaratus, sepi-
eo/o, syriacHS, fullo, agricola, hortieola, melolonllia (vulgaris aucL), solsti-
lialis, occidentalis, farimsus, aulicus, longipes, brtmmts (hrunneus) et ae-
neus; aux Kutélides: Sc. chrysis, surinamus, lineola, lanigerus, punclatus
et aeruginosus; aux Cétonides: Sc. sticHcus, squalidus, hirtellus, fascialus,
indus, cnpensis, ercmita, fascicularis, lanius, hemipterus, auratus, variabilis
et nobilis. — Scarabaeus quisquilius est un Cercyon, Scarab. ceraloniae
fl’Egypte manque dans la collection et parait d’après la diagnose (tho-
l’ace latoribus tridentato) ne pas appartenir aux Lamellicornes.
3) Les Scarabaeus de Fabricius, appartiennent, tous aux Géotrupides
et Orphnides, excepté le Sc. longimanus qui est un Mélolonthide et le Sc.
<^ordatus qui est un Dynastide.
M8
gyple et n’est pas identique avec l’espèce voisine
(lu midi de l’Europe (Sc. europaeus rn.), comme
je l’ai démontré dans le Bull, de Mosc. 1849, III,
p. i03. L’espèce d’Egypte est plus allongée,
avec les dents du chaperon plus longues et plus
aiguës, les côtés du corselet plus fortement cré-
nelés. Le sacer de Fabricius, au contraire, appar-
tient à Veni'opaeus m.
laticoUis L Eur. m. L’exemplaire typique dans
la Col. de Linné est marqué d’Algérie.
semipunclalus . . . Barbaria.
sanctus Ind. or.
glabratus Barbaria, i)
Pacliysoma Kir b y.
Coprix F.
cristala Aegyptus.
Heliocantluis Mac. Leay.
Ateuchus F. Lacord.
morbillosus .... Guinea.
1) Des autres Ateuchus de Fabricius, les: At. variolosus, miliaris,
gibbosus, smaragdulus, muricalus, sinuatus, triangularis et melanocephalus
ont été décrits antérieurement par Olivier sous les mcimes noms; \’At.
scabratm F. et iniricatus décrits antérieurement aussi par Olivier sous les
noms de granulatus et Palaemon; \’At. bachus F. décrit antérieurement par
Pallas comme Scar. haemisphaeriais ; XAt. tiolvens F. est synonyme du Sc.
pilularitts L.; At. profams F. le môme que le Sc. azureus F.; At. cinctus
F. = 5? du Corpis nuhidens F. N. 79, qui a été décrit antérieurement par
Herbst sous le nom de Sc. limbatus; XAt. Hellvigii F. est d’après la col.
de Riel le môme que l’A* minutus F., qui a été décrit antérieurement par
Olivier sous ce dernier nom; Le reste appartient aux Coprides qui sui-
vent, à l’exception de XAt. ptanus F., qui a des côtes élevées sur le cor-
selet et les élytres et qui, n’étant pas dans la collection, reste douteux
quant au genre; mais je présume que c’est un Ilisteride voisin des Glymma
et des Ontlwpliiles; At. cinctus, pallens, poUipes et flavipes sont des Oni-
licellus.
Sisyphus Latr.
Schaejferi L. . . . Germania.
Gy mnopleiiriis III.
Scarabaeus 01., Aleuchus F., Aclenophoms Creulzer.
pilularim^) . . . Eur. mer.
flatjellatas Eur. mer.
cyaneus Bombay.
azureus Guinea.
Leei Ind. or.
Kimigii Ind. or. Madras.
yranulatus Ind. or. ïranqueb.
Canthon Hoffmansegg.
Scarabaeus L., Ateuchus F., Coprobius Latr.
pilularius L. . . . Amer., est d’après la description
dans la Syst. naturae le môme que ïAteuchus
• volvens F. Dans la Col. de Linné est |)lacé sous
ce nom un Geolrupes hypocrita.
violaceus S:t Domingo.
bidens Am. mer.
affùiis Am. mer.
Anaclialcas Hope.
Ateuchus F., Circellium Castein, Chalconotus Reiclie.
Ciipreus Afr. aeq. Sénégal.
1) Le Scarab. pilularius L., est d’après la col. de Linné nn Géolrupes
hypocrita, ce qui ne s'accorde pas du tout avec la description dans la
Syst. Naturae, où il est dit tpio l’insecte vient de l'Amérique, qu’il a le
corselet arrondi postérieurement, qu’il manque d’écusson et qu’il confec-
tionne ses boules du fumier luimain. Nos Géotrupes ne font pas de boules
du tout et présentent un écusson Ires distinct; nos Gymnopleurus n’em-
ploient pas les excréments humains pour envelopper leurs oeufs; mais
tout cela convient très bien aux espèces du genre Canthon.
150
Tessarodon Hope.
Ateuchus F.
Novae-Hollandiae . Austral.
Choeridiuin Enc. Meth.
capistratus Am. bon, est le môme que l’Ateuch.
histeroides Weber.
? sqiialidus .... Brasil.
Histeridium Motsch.
Scarabaeus L. 01., Copris F., Onthophagus Auct.
Schreberi L Eur. mer.
Copris Geoffr. ï)
Scarabaeus L.
unaris Eur. L’exemplaire type dans la Col.
de Linné est un mâle.
paniscus L Eur. mer.
meleager Am. mer.
coelala Cap b. Sp.
1) Des Copris de Fabricius, les: nemestrinus, sabaeus, splendidulus,
ammon, sinon, capucinus, antenor, ursus, nisus, fricalor et Iridens (Phanaeus)
ont été décrits antérieurement par Obvier sous les mômes noms; le C.
carolina F. a été décrit antérieurement par De Geer comme Scarabaeus
id (Brachycopris llaldm.); les C. orientalis F. et phttus F. décrits antérieure-
ment par Olivier sous les noms de Tullius et Fidius, tandis que le C. Tul-
lius F. est tout une autre espèce, ce qui rend cette dernière en double
emploi; C. nanus F. n’est qu’une variété de petite taille du C. sabaeus 01.,
auquel appartient aussi le C. Phitedus F. Jabl.; C. Belzebub F. est le même
que le Scar. sulcalus Drury, dont la femelle parait être l'Onitis Nicanor F.,
qui appartiennent au genre Phanaeus; C. scabrosa F. = Onilis Apelles 01.;
C, dorcas F. nu Orplmide; C. i dentatus et C. aeson F. des Céolrupides;
C. crislalus un Scarabaeide; C, einarginala F. la t du C. lunaris L., C.
hispanus la Ç du C. paniscus L. — Le reste des Copris F. appartient en
majeure partie aux Onthophagus et se trouve cité dans les genres qui
suivent.
151
reflexus China, Ind. or. Sa patrie véribable
est Java.
Ontherus Er.
Copris F.
sulcalor Cayennae.
Catharsiiis Uope.
Scarabaeus 01., Copris F.
Jacchus Cap.
Ocdipus Cap.
carmclita Guinea.
oryx China, Ind. or.
Heliocopris Hope.
Scarabaeus L. 01., Copris F.
(jigas L Ind. or.
midas Ind. or. Fabricius cite pour patrie
l’Amérique, mais l’insecte vient des Indes.
bucephalvs Ind. or.
Enjx Guinea.
Hamadryas .... Cap. b. Sp.
pimal Caffraria. C’est par erreur que Fa-
bricius l’a noté comme originaire des Indes ori-
entales. M. Burmeister a relevé cette erreur, en
le reconnaissant identique avec C. canon Klug.
Hoplocopris Motsch.
Scarabaeus L. 01., Copns F., Catharsius Ilope.
molossus L Ind or., China.
Phanaeus Mac Leay.
Scarabaeus L. 01., Copm F., Onüis F., Lonchophorus
Gerra.
lancifer L Am. mer.
152
mimas L. . .
. . . Am. mer.
carnifex L. .
. . . .4m. bor.
Faunus . . .
Sternaspis Hope.
Copris F., Oxysternon Castelu.
feslivus L. . .
. . . Amer. m.
conspicillatus
Bubas Mcgerle.
Scarabaeus L. 01., Onitis F.
bison L. . . .
. . . Eur. mer.
Onitis F.
Copris F.
Lusitania.
Ind. or. 1)
G h al coderas Er.
Aleuchm F.
Guinea.
Onihotrogus Motsch.
Copris F.
auratus . ... Guinea.
1) Des autres Onitis de Fabriciiis, YImm, Aygulus, Apelles, Jasius,
sphinx. Déliai et unguiculatus ont été décrits antérieurement par Olivier
sous les mêmes noms; 0. clinias F. et Lophus F. antérieurement par
Rossi comme furcifer et irroratus; 0. menalcas par Pallas; 0. Nicanor F.
est la Ç d’un Phanaeus; le Scarab. sphinx F. N. 98 de la ,Syst. entom. est
un tout autre insecte que V Onitis sphinx F. N. 9 de la Syst. El.; le pre-
mier. qui vient de l’Améritiue, parait être un Gromphas, le second est un
Onitis des Indes orientales, enfin le troisième Scarabaeus sphinx F., origi-
naire de Sierra Lcona, se trouve décrit dans la Syst. entom. sous N. 45
et paraît être un Aphodiaire, qui a perdu ses tarses antérieurs. Aucune
de ces trois especes n’a rien de commun avec le sphinx Olivier, qui est
un Onitis de la France méridionale et dont le nom, comme le plus ancien,
devra être conservé.
VandeUii
Philemon
maculatus
153
Melinoceriis Molscli.
Copris F.
harpax Guiiiea.
O n t h O P 11 a g U s 1^ a t r.
Scarabaeus L. 01., Copris F. Wiedm., Ateuckus F.
nuchicornis L. . . . Eur.
vacca L Eur., dans la Col. de Linné il y a
une étiquette de sa propre main avec le nom de
vitulus.
iaurus L Eur.
ovatus L Eur.
javanus Ind. or. Java.
gumeensis Guinea.
pygmaeus Ind. or. Tranqueb.
pardalis Ind. or.
? rosalius America.
drornedarius .... Ind. or.
tarandus Ind. or.
lucidus ... Eur.
melilaeus . Tanger.
unifasdatus .... Ind. or. Tranqueb.
nimrod Guinea.
vulcamis Ind. or. Tranqueb.
cervus Ind. or.
ibex Ind. or.
gazella Ind. or.
tragus China.
antilope Ind. or.
dama Ind. or.
mopsus ..... Ind. or.
hyaena Cap. b. Sp.
134
centricornis . . .
. Ind. or.
unicornis . . . .
. Ind. or.
furcula
. Ind. or.
4-pustulatus . . .
. Nov. Holi.
quadricomis . . .
. Ind. or.
laevigalus . . . .
. Ind. or.
3-puslulatus . . .
. Nov. Holl.
politus
. Ind. or. Tranqueb.
2-tuberculatus . .
. Am. mer.
aterrimus . . . .
. Ind. or.
? chrysis
. Am. mer.
pusillus
. Ind. or.
variegatus . . . .
. Ind. or.
parvulus
, . Ind. or.
fuscopunctatus . .
. Ind. or.
? femoratus (Canthon?) Am. mer. ^ )
Onthosphaenus Motsch.
Scarabaeus 01., Copris F., Onthophagus Auct.
vertagus China, Incl. or., identique avec Copr.
lamina Wiedm.
1) Des autres Copris de l'abricius, qui maintenant sont des Ontho-
phagus Latr., ie: C. pactolas, seniculus, catta, hifasciatus, Lemur, camelus,
bonastts, sagiltanus (erecta Wiedm. Z. M.), spinif'ex, coenobila, nulans, ei-
conia (Iplàs 01.), aeneus, ihoracicus, furcatus, obliquas et discoideus (Ateuch.)
ont été décrits antérieurement par Olivier sous les mêmes noms; C. cana-
densis et latebrosus par l’anzer, sous les noms d'orphaeus et hecate, au-
quel appartient aussi )e C. haslator F.; C. alces F. = Ontli. Hybneri =
tages Oliv.; C. capra F. = laurus L. var. ; C. vitulus F. = camelus F.; C.
medea (médius) F. parait être 5? de vacca et a été décrite aulérieureraent
par Panzer, ainsi (jne le C. fracticornis F.; C. xiphias F. = nuchicornis I,.
var.; C. metallica F. = bonasus Ç, qui sont le même insecte que cafta
Oliv.; C. rhadamistus et femorata sont des Scaptodera llope, le dernier le
même que l'Onitis niger Wiedm. Zool. Mag. et décrit antérieurement par
llliger; C. verticicornis F. et Ateuchus pallens F. sont des simples variétés
de VOniticellus flavipes qui a été décrit antérieurement par Olivier sous ce
dernier nom.
155
Venator Java, le môme que le Copris tricera
Wiedm.
Scaptodera Hope.
Copris F., Ateuchus F., Oniticellus Aiict.
rhadamislus .... Ind. or. Bengal.
Oniticellus Ziegl.
Ateuchus F.
pallipes Eur. mer., Afr.
2. Aphodiides. 1)
Colobopterus Mulst.
Scarabaeus L. 01., Aphodius F. Auct.
erraticus L Eur.
Eupleurus Mulst.
Scarabaeus L. 01., Aphodius F., Gyll Auct.
subterraneus L. . . Eur.
‘ Teuchestes Mulst.
Scarabaeus L. 01., Aphodius F. Gyll.
fossor L Eur.
corps aplati.
Le genre Aphodius, dans l’extension qu’il a reçu dans le dernier
temps, étant encore très nombreux en espèces, ce qui rend difficile l’étude
des dernières, j’ai cru devoir essayer une division plus détaillée comme
le démontre la table synoptique suivante:
épines apicales des jambes pos-
térieures inégales Colobopterus Mulst.
épines apicales dos jambes pos-
térieures égales Eupleurus Mulst.
face externe
desjambesan-
tér: glabre . . Teuchestes Mulst.
face externe
des jambes an-
tér: crénelée . Otophorus Mulst.
épines apicales des jambes pos-
térieures inégales oo
•d
f corps convexe
dessus . . . .
épines apicales]
Ides jambes pos-
Itérieures égales i
15«
sorex China.
analis Jnd. or.
Otophorus Mulst.
Scarabaeus L, 01., Aphodius F. Gyll.
haemorhoidalis L. . Eur. b or.
Calarnosternus Motsch.
Scarabaeus L. De Geer 01., Aphodius F. Gyll. Mulst.
granarius L. ... Eur.
Aphodius F.
Scarabaeus L. 01., Aphodius Gyll. Mulst.
fimetarius L. ... Eur.
foetens Eur.
sulcalus Eur. tenip.
foedilus Eur. bor.
hydrochoeris .... Eur. mer.
nitidulus Eur.
\
JS
a
égales;
Meso-
sler-
num:
('caréné au milieu
aplati,
sans ca-
'O
C
marginé e arrière
Irène; tho-i
....V. 1 lieu de sa base .
I uX! \
lnberculé;( marginé en arriére,
thorax: ( non marginé ....
non marginé en ar
pube- l riére
scent 1 marginé en arriére
Idessus;] angles post. du tho
sans ithorax:/ rax arrondis. . .
tuber- J \ anguleux
cules; ^ j marginé /
icorps: j sans len arriére;! caréné
raesoster- j simple.
sans
I pube-
' scence
num:
dessus; inon marginé en ar-
Ihorax: f riére; menton dé-
coupé en avant . .
Calarnosternus Motscli.
Aphodius .éuct.
Liothorajo Motsch.
Chilotliorax Motsch.
0 0
Trichonotus Motsch.
Slrongylottiorax Motsch.
00
Phalacronothus Motsch.
00
Acrossus Mulst.
157
Liothorax Motsch.
Scarabaeus L. 01., Aphodms F. Gyll. Mulst.
plagiatiis L Eiir.
elonçjatulus .... Cliina, Ind. or., est le môme que
VAph. cornutus Wiedm. Zool. Magas. II.
nigrita Ile de France, Madagascar.
Chilothorax Motsch.
Scarabaeus L. 01., Aphodius F. Mulst. Er.
conspurcalus L. . . Eur.
inguinatus Eur.
Trichonotus Mulst.')
Aphodius F. Er.
obscurus Eur.
porcus Eur.
scrofa Eur.
Phalacronothus Motsch.
Scarabaeus L. 01., Aphodius F. Mulst. Er.
quadrimaculalus L. Eur.
A cross us Mulst.
Scarabaeus L. 01., Aphodius F. Gyll. Er.
rufipes L Eur.
pécari Eur. mer.
moestus Ind. or.
? atricapillus . . . Ind. or.
? mpudicus .... Ind. or.
)) La remarque d’Erichson conire l’adoplion de genre Trichonotus:
que le cî du Trichonotus lutarius est sur le dessus du corps dé-
pourvu de pubescence, n’est pas exacte el à l’état frais il présente
des poils aussi longs que la femelle, surtout postérieurement.
158
Euparia Lepellet. St. Farg & Serv.
Aphodius F.
stercorator Am. b or.
Platytomus Mulst.
? tibialis Tanger, Aegyptus.
Rliyssemus Mulst.
Ptinus L., Aphodius F., Psammodius Gyll.
germanus L. . . . Eur., d’après la Col. de Linné c’est
y Aphodius asper F.
Aegialia Latr.
Aphodius F., Psammodius Gyll.
.... Eur. bor.
.... Germ.
Chiron Mac-Leay.
Sinodendron F., Diasomus Dalman.
digitatus Ind. or. i)
1) Des autres Aphodius de Fabricius; YAph. scrutator F. a été dé-
crit antérieurement par Olivier sous le nom de Scar. rubidus; VAph. fa-
sciatus F. par Panzcr comme Scar. conjiigatus; Aph. scybalarius F. par
Olivier comme Scar. conflagratus et sa variété à lâche noire sur les élytres
(con/lagralus F.) comme Scarab. scgbalarim; X'Aph. lerrestria F. par De Geer
comme Scar. ater, ce qui donne pour VAph. uter F. un double emploi de
nom: l’Ap/<. A-tuberculatus F. d’Amérique, appartient d’après Ericlison au
Scar. granarius L., VAph. rufescens F. a élé décrit par Olivier antérieure-
ment comme Scar. foetens; VAph. prodromus F. par Panzer comme Scar.
sticliciis: les Aph. anachorela F., suluralis F. et obsolelus F. appartiennent
d’après Ericlison à la môme e.spèce, décrite antérieurement par Olivier
sous le nom de Scar. lividus; VAph. immmdus F. appartient d’après Erich-
son au Scar. lutarius Payk. ; VAph. granarius F. n’est pas celui de Linné et
appartient d’après Erichson an Scar. pusillus Hrbst; l’ApA. i-pusliilatus F.
est identique avec le Scar. A-maculatus L.; l’ApA. conspulus F. = eonta-
minatus Ilrahm.; l’ApA. contaminatus F. = conspurcatus 01.; VAph. bipun-
ctatus F. = Scar. coccineltoides Pallas = bimaculatus I.axman; VAph. luta-
arenaria
rufa . .
159
3. Obphnides.
Hybalus Dej.
Copris F., Geobius BrUllé.
(lorcm Mauritania.
Orphnus Mac-Leay.
Geotriipes F., Triodontus WesUv.
bicolor Ind. or.
Ochodeus Mgle.
Melolonlha F. Pz., Psephus Kirby.
chrysomelinus . . . Austria.
4. Geotbüpides.
Ceratophius Fisch.
Scarabaeus L. 01., Copris F., Typhoeus Leach, Armi-
dcus Ziegl.
typhoeus L Eur. m.
'momus Hispania, Fabricius a mis ici Indes
orientales, probablement induit en erreur par la
ressemblance avec le Cer. aeson, qui suit.
aeson Ind. or. ^), le type dans la Col. de
rius F. = luridus 01.; VAph. nigripes F. = luridus var.; l'Aph. sus F. =
Scar. pubescens 01. ; les Aph. sordidus, 7-macHlatus, himaculatus, marginellus,
A-maculatus (qui n’est pas celui de Linné), merdarius, luridus, lesleludina-
rius, porcatus, elevatus et asper, ont été décrits antérieurement par Olivier
sous les mêmes noms, caesus F. anl. par Panzer comme Scar.
id. Y Aph sahuleti F. i)ar Paykull comme Scarab. id,; Aph. consputus F. par
Brahm. comme Scar. prodronm, VAph. depressus F. par Kugellan comme
Scar. id. — Trois espèces de Fabricius restent encore douteuses notam-
roent: .^ph. atricapillus et impudicus des Indes orientales, qui paraissent
être des Acrossus et VAph. tibialis, qui pourrait être un Plalytomus Mulst.
1) M. Lacordaire parait se tromper en déclarant p. 141, que le
Copris aeson F. est une Ç du Ceral. momus; je possède un pareil insecte
positivement des Indes orientales, qui présente la plus grande ressem-
blance avec les petits exemplaires du momus <S, mais les cornes de son
<
16(»
Fabricius est une V» qui est peu luisante, tine-
inent striée sur les élytres et avec quatre tuber-
cules sur le corselet.
Geotrupcs Latr.
Scarabaeus L. F. 01.
stercorarius L. . . . Eur. D’après le type dans la (iOl.
(le Linné, c’est le G. mulator et non pas le spi-
niger comme l’avance Erichson, ce dernier (spi-
niger) aura donc à reprendre son nom primitif,
donné par Marsham et qui est si caractéristique
pour l’espèce.
sylvaticus L. . . . Eur.
Blackburnii .... Am. bor.
Trypocopris Motsch.^)
Scarabaeus L. F. 01., Geotrupes Mulst., Er. Lacord.-*
vernalis L Eur.
Tborcctes Mulst.
Scarabaeus F. 01., Geotrupes Er. Lacord.
laevigatus Eur. mer. Dans la Col. de Fabn-
cius le type est de couleur bleuâtre.^)
corselet sont courbées en dedans, le corselet est plus largement réfléchi
sur les côtés, ce qui ie rend un peu plus large que les élytres, qui sont
aussi plus fortemeut refléchies à la base des côtés latéraux.
1) Ce nouveau genre se distingue des Geotrupes, par la massue de
ses antennes, ou l’article du milieu n’est pas sensiblement aminci ou rac-
courci vers ie bord extérieur, de sorte que la massue se présente large-
ment triarticuléo à sa tranchée extérieure! par son 2:d article des an-
tennes entièrement visible, par ses jambes postérieures avec trois in-
cisions transversales seulement , par ses élytres plus ou moins lisses, sans
stries |)rofondes, par sa forme liemispbaerique Rc.
2) Des Scarabaeus de Fabricius, qui maintenant sont des Gootru-
pides, le: Sc. quadridens, coryphaeus, cyclops, lazarus, mobilicornis et
161
5. Trogides.
Trox F.
Silplia L.
Sabulosus Eur.
scaber L Eur. Dans la Col. de Linné, le type
manque, mais par la description on peut s’assu-
rer que c’est le Tr. arcnarius F.
granulatus Barbaria, Lusit. i)
6. Gi.aphyrides.2)
Anthypna Eschh.
Melolontha F. 01. Hrbst.
abdominalis .... Italia.
Glaphyrus Latr.
Scarabaeus L. Pall., Melolontha F.
tnaurus L Mauritania.
serratulae Barbaria.
Ampbicoma Latr. 3)
Melolontha F., Anthypna Eschh.
miles F Barbaria.
^plendtdus ont été décrits aniérieurement par Olivier, sous les mêmes
noms; le Sc. dispar F. décrit antérieurement par Rossi, sous le même
nom; le Scar. testaceus F. n'est qu'une variété du mobilicomis.
1) Parmi les Tnox de Fabricius, le: Tr. horridus, suberosm, gem-
matus, hispidtis, luridiis ont été décrits antérieurement par Olivier sous
les mêmes noms, le Tr. arenarius F. = scaber L.; le Tr. cornutus F. est
nn Colitophagide; le Tr. spinicornis inconnu.
2) Je ne crois pas qu'il soit naturel de placer ces insectes, pure-
ment phytophages, dans une même division avec les coprophages, comme
l’a fait M. Lacordaire et il faut plutôt les considérer comme des Melolon-
thides laparostictiques.
3) Les Amphicoma Latr. présentent quatre formes différentes, qui
me paraissent propres pour constituer des genres particuliers; 1. Amphi-
coma, à corps très étroit et des caractères déjà connues des auteurs;
11
162
Pygopleurus Motsch. ,
Scarabaem L., Metolontha F., Amphicoma Lalr., Eu-
lasia Tniqui.
syriaca L India.
vulpes Sibir.? Rus. no. or.
Trichopleurus Motsch.
Melolo7itha F., Amphicoma Latr., EiUasia Truqui.^)
bomhilius Africa, Agiria.
2. Pygopleurus m., A corps moins allongé, mais cependant toujours atténué
en arriéro, avec le corselet fortement ponctué, peu luisant, aplati, mas-
sue des antennes transversalement allongée, acuminée, son 2:d article
raccourci, aminci extérieurement et recouvert par les deux articles voisins,
qui se touchent; 3. F.ulasia Trtiqui, qui ont le corselet peu profondément
ponctué, convexe, les élytres pas longuement velues, pubescentes; Tricho-
pleurus m., corps ovalaire, plus ou moins parallèle, peu convexe dessus,
corselet et élytres longuement velues, luisantes, massue dos antennes
ronde et les 3 articles distincts sur la tranchée extérieure, celui du milieu
même un peu élargi.
1) Des autres Meloloxtha F., qui maintenant appartiennent aux
Glaphyrides, la: Mel. Iiirta F. = Ç Pygopl. vulpes F.; Mel. vittata F. a été
décrite antérieurement par Olivier sous le même nom.
163
III. Synonymie et critique.
Coléoptères.
Dans la: «Berliner entoinologische Zeitschrift 1859,
p. XXXI, M. Kraatz, en citant ma brochure sur les
Staphüiniles dans le Bulletin de Moscou 1857, prétend
que mon genre
Rhegmatocerus — Diochus Er., ce qui n’est pas le cas,
car mon genre présente une tête plus ovale, un
corselet très conique, sans cils autour, mais marqué
des points imprimés comme les Quedius, des élytres
sensiblement élargies en arrière &c.
Scoponetts = Scopaetis auct., quoique dans ma descrip-
tion j’ai précisément indiqué les caractères qui sé-
parent ces deux genres.
Sunides boreaphiloides — Lithocharis. Il faut posséder
une riche imagination et, surtout, ne pas avoir lu ma
description, pour hiire de pareils rapprochements.
Pinophüus morio =■ complanatus Er. Il s’en distingue
(d’après la description) par sa tôte lisse et luisante,
son corselet allongé, avec les angles antérieurs droits,
sa pubescence très courte &c.
Paederus cyanocephalus indiens Er. — Un Paederus
cyanocephalus n’existe nullement dans ma brochure,
aussi peu qu’un indiens chez Erichson.
164
Pieslomorphus = Holims Er. Mon nouveau genre n’a
pas les jambes spinulées, ni un corselet ponctué,
mais avec deux lignes de points imprimés, comme
chez les Xantholinus et les Philonthus; les élytres
n’ont pas de stries subsulurales, qui ont été faites
sur le dessein par méprise du graveur.
Enfin la note, par rapport au Philonthus pumi-
Ivs, est passablement ridicule et tout à fait inutile,
car, précisément, pareeque mon exemplaire typique
ne s’accorde pas avec la description de Mannerhcim,
j’ai voulu appeler l’attention des entomologistes. —
Voilà comme on fait la critique à Berlin.
M. Reiche de Paris m’a communiqué les ob-
servations critiques suivantes:
Cetonia hesperica m.) , , ,
■ variétés de la melalhca F. rr cu-
— cupnna m. )
prea Pory & P. Fabricius dit Syst. El. II, p. 138
de sa melalhca: aenea, opaca, immaculata, subtus cu-
prea; les miennes sont: nitidis, albo-maculalis &c.
Dans la collection de Fabricius le type de la me-
tallica auct. est confondu avec celle que je nomme
cupnna, qui a des taches blanches sur les élytres
et qui se rencontre aussi en Sicile.
Cetonia cirsii, impressicollis, 4-guttata m. et armeniaca
Mannh. variétés de la Cet. viridis F., le mat et
le brillant ne sont que l'insecte frais ou Yinsecte
frotté. Dans ce cas la melallica opaque de Fabri-
cius devrait être un insecte très frais cl présenter
des taches blanches, s’il les possédait; mais il était
immaculata. — Je ne contredirais pas l’opinion de
M. Reiche, si la viridis F. tachetée de blanc se re-
trouvait dans les mômes localités que Yarmeniaca,
165
— floralis variétés. Fabricitis dé-
niais ce n’est pas le cas: la première est septen-
trionale, la seconde méridionale; il serait donc sin-
gulier quelle ne présentât des exemplaires tachetés
qu'au sud. L’insecte de Fabricius est mat, les miens
sont luisants. La collection de ce dernier ne pro-
duit aucune explication, parceqiie le type y manque.
Cetonia viridiflua rn.)
— (lavospila m. )
crit sa floralis Syst. El II, p. 156, ainsi: glabra,
nigra, thoracis, elylrorum abdomineque margine albo. —
Mes espèces sont: nupra eroso-scrobiculalis, obscuro-
viridifîuis». Le tyfie dans la Col. de Fabricius s’ac-
corde avec ma Cet. flavospila, mais |)as avec la vi-
ridiflua qui est plus courte, plus carrée, moins luisante
et fortement rugeuse en dessus. M. Scbaum réunit
ma vù'idifîua avec C. deserticola Waltt. que je ne
connais pas. — Le même entomologiste de Berlin
dit que ma C. cormna ~ opaca F., dont la descrip-
tion dans la Syst. El. II, p. 138, dit: viridis, opaca,
capitis clypeo reflexo et vient d’Afrique; mon espece
est: nigro-subeyanea et vient d’Espagne. Le type
dans la Col. de Fabricius est effectivement de cou-
leur noirâtre, mais plus allongé avec des vesti-
ges de taches blanches sur les élytres et cor-
respond à une espèce que je possède de l’Al-
gérie et qui est souvent il’un vert opaque en des
sus. — Je ne sais pas quelle analogie il y a entre
mon espèce et la C. atrocoerulea Waltt , que M.
Reicho réunit avec la C. afflicta Gory & P., mais
la figure de cette dernière ne s’accorde pas avec
mon espèce, qui est plus étroite, plus parallèle
(nullement ovalaire), corselet plus triangulaire, moins
166
arrondi, dessous du corps d’un noir un peu bleu-
âtre et non violet &c.
Cetonia funebra Gory & P. =: eæclamalionis Faldm.
Phyllognatus pimctalo-striatus = silenus Ros. Fabricius
dit dans la Syst. El. I, p. 16, elytris laevissimis; mon
espèce présente des élytres distinctement striées par
de gros points imprimés, un corps proportionnelle-
ment plus large, plus carré &c.
Pentadon bispinosus Kilster.
puncticolUs lîurm.) — Peut, algirinus Hrbst.
monodon Mulst. )
Tricliopleurus chîoridicolHs = Amphicoma arctos Pallas
var. clirysopyga Steven. — Le Trichopl. arctos Pall.
est toujours plus grand que le Tr. chrysopyga, à ab-
domen velu de noir dans les deux sexes et habite
les montagnes du Caucase et non la plaine. — Tr.
cidoridicollis m. est sans contredit très voisin du Tr.
chrysopyga Stev., ayant la môme taille, et la môme
pubescence, mais dans l’un des sexes l’abdomen est
velu de noir, dans l’autre roussâtre, tandis qu’il est
roux dans les deux sexes chez la chrysopyga avec
le corselet et l’écusson noires et nullement bleuâtres
comme ça a lieu chez la cidoridicollis. — Outre ces
espèces il y a encore une très voisine, mais plus
petite, qui se distingue des précédentes par la pube-
scence des côtés latéraux de son corps, qui, au lieu
d’ôtre noire, y est d’un cendré-jaunâlre très pâle.
Elle vient de l’Arménie et porte le nom de Trichopl.
pallidopilosus ra.
Pygopleurus cyaneoviolaccus =: vulpes T. var. psi-
lotrichius Faldm. — La môme confusion que pour
les espèces de Trichopleurus règne aussi dans les
167
Pygopleurus. — Le Pyg. vulpes F. est décrit, Syst.
El. II, p. 185, comme venant de Sibérie et commu-
niqué par B5bcr, et dans la description de Fabii-
cius il est dit: )-,fulvo-hirta, abdomine ferrugineo^h ce
qui n’est applicable qu’au du Scarab. alopecius
Poil., qui jusqu’ici n’a encore été trouvé que dans
les Steppes du Volga inférieur, nommées par Fa-
bricius Sibérie. La Ç de cette dernière espèce est
moins fortement velue que le mâle et ressemble
complètement au Pygopl. distmctus Faldm., qui de
son côté a une femelle tout à fait comme le à
l’exception de l’abdomen, qui est roux chez le der-
nier. Le psUotrichhis décrit par Falderman, est un
magasin de différentes espèces, cest pourquoi j ai
cru devoir en séparer d’abord mon Pygopl. cyanovio-
laceus, dont le mâle, à abdomen roux, présente de
préférence un corselet violet-métallique, la femelle, a
abdomen noir, un corselet d’un bleu foncé, plus ou
moins noirâtre. Chez le Pygopl. psdolnchim ^^avieYss,
de Grèce, que je tiens de Parreyss lui-mème, le cor
selet et l’écusson sont verts dans les deux sexes et le
dessous du corps plus ou moins bleuâtre. Ce qui
a beaucoup contribué ù méconnaître toutes ces es
pèces c’est la ressemblance des femelles chez les
Pygopleurus on général, qui chez le Pyg<^pl- unicolor
m. ofire déjà un passage du P. cyamviolaceus au P.
alopecias, mais sa forme plus allongée et sa pubes
cence beaucoup moins serrée le distingue du dei
nier, et la couleur rousse de cette pubescence du
premier, chez lequel elle est noire sur le côtés la-
téraux. Amph. hirsuta BrUllé paraît appartenir au
P. unicolor, qui se trouve en Géorgie méridionale.
168
Les P. bimaculatus Redtenbacher et les espèces de
Morée décrites par Brüllé sont tous plus petits que
ceux dont je viens de parler.
lloplia hungarica Burm. =r H. brunnipes Er.
Anisoplia hypocrita Géné A. pallidipennis Gyll.
Hymenoplia costulala Grills = U. rugulosa Mulst.
— crislata Grills =: H. bifrons Er.
Rhizotrogus vernalis Brüllé = R. torulosus Waltt.
— ChevrolatiiGr’dh =z R. flavicans Blanch.
— pincticol Grills = R. ochraceus Knoch.
— volgensis Fisch. = R. solstüialis L. Mes exem-
plaires sont tous plus petits que nos solstüialis,
ayant une pubescence bien moins serrée et plus
longue sur le corselet. — L’antenne est composée
de 9 articles comme chez le solslitialis ; ils sont donc
tous deux des Amphimallus. — Le solslitialis vit en
grande quantité sur nos pins, et apparaît en Juillet,
le volgensis vit sur l’herbe et apparaît un mois plu-
tôt, en Juin,
Psammodius insculptus Küst. = Ps. plicicollis Er.
Onthophagus alpimis Kolen. = nuchicornis L.
— sublaevis Ménétr. = O. tages 01. r:: oryx Klug.
Gymnopleurus asperatus = G. serratus Fisch. var.
Stev. minor.
Sphaeridium pictum ¥ ü\dm. = S. scarabaeoides var.
Tentyria sibirica Gebl. = T. nomas Pall. La pre-
mière est la variété, à élytres un peu rugueuses,
comme cela arrive souvent dans ce genre de Méla-
somes.
169
IV. Entomologie appliquée.
Insectes utiles et nuisibles.
Insectes qui vivent sur le cafier à Ceylan. M. Niet-
ner m’a communiqué plusieurs insectes, qui nuisent
aux plantations de café, ou bien qui vivent aux dépens
de ces insectes nuisibles et sont par conséquent utiles.
Parmi les premiers il y en a deux qui se font remar-
quer; une teigne et une mouche:
Grncilaria rolTeiroliclla Motscli., elongata, parallela, alla
anticia nigro-vîolaceis, maculia tranaversîa: ad aaturam dua-
alteri minutia lateraliter, poatice agnceque albo-argenteia,
alia poaticia cinereia, corpore pedihusque albo-teataceia, tibiia
tarsisque nigro-annulatia; antennia corporia longitudine, atria.
Long. IVs 1. — lat. Vs b
Il ne faut pas confondre cette teigne, dont la
chenille mine les feuilles du cafier à Ceylan, avec une
pareille, qui fait la même chose aux Antilles en Amé-
•ique et que M. Guérin Ménerille a décrit sous le nom
cVElachista colfeella. Cette dernière est de couleur
blanc-argenté.
Antliomyza cniruifulia Nietner, breviuacula, vîx nitida,
’^dgra, corpore cinereo reaqüendena, nigro aparaim aetoaa, ocu-
h's fuscis, diliite Umbatia, nudia; fronte non prominente, an-
tennis nigria, mediocribua, rotundatia, aeta elongata, nuda-,
u-lis hgalinia, nervis nigria, nerv. trans. rectiasimo, coata an-
dca nuda; abdomîne ovato, transverao, pedibua aimplicibua.
Long. 3/^ I _ lat. 2/^ 1.
170
Elle ressemble un peu à notre Ant. lactucae, mais
sa taille est trois fois plus petite, les nervures sur les
ailes sont noires, les yeux largement séparés sur le
front, l’article basilaire des antennes presque rond,
l’abdomen transversal &c. — M. Nietner m’écrit que
la larve de cette mouche mine aussi les feuilles du
cafier, peut-être serait-elle parasite de la chenille pré-
cédente.
Quant aux autres insectes qui vivent en parasites
sur le cafier à Ceylan, il y en a surtout deux qui
ont été observés par M. Nietner: un Pseudococcus et
un Leucanium, dont ce savant observateur prépare une
description détaillée. Ici je me bornerai à faire re-
marquer que le Pseudoccocus du cafier nourrit les pa-
rasites suivants:
Scymnus rotiindatus Motsch., suhJiemwpliaerkus, suhtilis-
sinie dense punctnlatus, hrevissime cinereo-puherulus, nnjer;
ore, antennis pedibusque rufo-testaceis, femoribus abdomineque
infmcatiSf corpore subtus nitido, punctatoi thorace valde
transverso, antke arcuatim angustato, angulis postkis sub-
rectis; scutello minutissimo, tnangulark, elgtns ad basin iho-
racis latitudine, arcuatim dilatatis, rotundatis, humeris indi-
stinctis. Long. ^4 b — Va b
Il se rapproche le plus de notre Scym. ater, mais
sa forme est plus arrondie, plus sphérique, sans traces
d’angles ou d’élévations humérales. Plaques abdomi-
nales en triangle transversal. La larve de ce Scym-
nus a été découverte par M. Nietner dans le Pseudo-
coccus du cafier.
Encyrtus Jiielneri Motsch., musciformis, elongato-ovatus,
postke attenuatus, subconvexus, nitidus, impunctatus, fulvo-
testaceus, ocnlis magnis, albo-subviridihus, antennis antke
albis, apke nigris; alis hyalinis, interrupto plus minusve ni-
171
yro-fasciatis, apice mfuscatis, pedibus suhpallidis, tarsorum
apice nigroj antennis capitis thoracis conjunctis longitudinem
aequales, clavatis, art. l:o elongato, cyUndnco, 2:o tripla bre-
viore, obconico, 3:o mimitissimo, 4:o et 5:o panlo majoribus,
infuscatis, nigro setosis, 6;o—8:o albidls, 9:o — li:o nîgris, cy-
lindricis, solidis, apice late tnincatis; — scnteîlo magna, pa-
stice rotundato, subattenuato • abdomine tharace angustiore,
suhtriangtdari, postice acnminato, apice brevissime aculeato;
tarsis mediis triangulariter dilatatis. Long. % V4
Il ressemble un peu à notre Enc. Swederi, mais
sa taille est du double plus petite, sa forme plus atté-
nuée postérieurement et ses couleurs sont dilTérentes.
M. Nietner, au(|uel je me fais un plaisir de le dédier,
l’a obtenu du Pseudococcus du cafier.
Cliarloccrus miistifuniiis Motscli., gyentamerus, elongato-
avatus, ptastice attenuatm, impunctatns, nitidus, niger, geni-
cuîis tarsinque basi albisj alis postice cdiatis, nervo costali
pane ramulo stigmaticalis non continuato; capite valde trans-
verso, fronte convexo non impresso, oculis magnis, planiu-
scîdis; antennis longitiidine caqntis cuni thorace conjunctis,
aequales, medio frontis inseriis, fractis, quadnarticidatis, ar-
ticidis tribus qn-iniis tennis, l:o elongato, subclavato, 2:o duplo
breviore, subconico, 3:o minuto, sed latitndine longiore, 4:o
longissinio, compressa, cidtriformi, apice attenuatoi thorace
basi cgpite non latiore, transverso, postice subdilatato, antice
linea transversa impressa, viridescente paulo resplendens;
scutello triangulai'i; abdomine horizontali, latitudine vix lon-
giore, apice acuminato. Long. % 1. — l<lt- Vs
Ce petit insecte a la forme extrêmement voisine
de quelque Diptères du genre CIdorops, mais beaucoup
plus petit et plus ramassée. J’ai séparé ce nouveau
genre des Encyrlus à cause des antennes compri-
roées, composées de quatre articles distincts seule-
ment, dont le dernier très long, en forme de lame
ncuminée, qui n)ôme au microscope ne présente au-
172
cune articulation. Obtenu également du Pseudococcus
du cafier.
Du Leucanmm coffeae M. Nietner a reçu trois es-
pèces de Pteromalides qui m’ont servies à former deux
genres nouveaux sous le nom de SculeUista et de Ce-
phalela: le premier extrêmement rémarquables par le
grand développement de son écusson, qui recouvre
presqu’ entièrement l’abdomen, comme chez les Pen-
tatomides des Hémiptères; les antennes des femelles
sont coudées et claviformes, chez les mâles linéaires
et atténuées vers l’extrémité.
Scutellista cyanca Motsch., pentamera, hreviter-ovata,
suhconvexa, crebre rugoso-punctata, subopaca, brevîter cînereo-
pilifera, cganea, oculis ntgns, antennia tibnsque plus mi-
nusve testaceis, tarais subalbis, apice nigris; capite lato, valde
transverso, inter antennas subcarinato, impunctato, snpra ca-
nna triangulariter impresso, fronte verstis marginem tri-
ocellata, antennis antice in medio frontis insertis, subdistantes,
capite thoraceque longitudine paulo longioribus, in Ç fractis,
clavatis, art. l:o elongato, subcyUndrico, 2:o trijdo breviore,
infuscato, 3:o — 7:o duplo breviorihus, sensim dilatatis, 8:o
magno, elongato- ovato, l:o duplo latiore et breviore, in c?
linearibus, crassiusculis, articulo 'J:o elongato, 2:o brevissimo,
3:o — 6:o aequalibus, subcylindricis, l:o duplo latioribus, sed
dimidio brevioribus, 7;o longiori, conico-, oculis magnis, pla-
niusculis, in angulis qwsticis positis; thorace transverso, ca-
pite paulo angustiore, postice subangustato, antice linea trans-
versa, lateraliter utrinque obliquo-impresso ; scutello convexo,
magno, longissimo, thorace angustiore, arcuatim-triangulari,
antice subconstricto, apice rotundato; abdomine thoracis fere
latitudine, subquadrato, glaberrimo, nitidissimo, nigro-cyaneo,
postice aubdilatato, margine 7 -denticulato, apice aculeato;
subtus medio longitudinaliter acute carinato; alis abdominis
apice super antibtis, liyalinis, anticis punctulatis, nervo costa-
lis ponc basin ramuli stigmaticalis paulo continuato, hic sub-
173
elongaitis, obKquus, apice punctiformi dilatatus; tiliis apice
spina longissima armato. S Long, corp, % 1. — lat. V3 1.
— alar. expans. IVe 1. mas quadruple minor.
Ce singulier insecte rappelle les Thoracantha Latr.
et surtout la Galearia violacea Brilllô, Suites à BufTon
IV, p. 572, tab. 38, f. 6, si l’on ôte la partie antérieure
(lu corselet et considère le segment du milieu de cette
figure comme tète; l’écusson est presqu’ aussi long,
mais non fendu, les ailes plus allongées, l’abdomen
horizontal, large, la taille trois fois plus petite, jambes
droites &c.
Les deux autres espèces sorties du Leucanium
coffeae, sont:
‘ Cephaleta purpureiventrls Mot s ch., tetramera, brevimcula,
postice attenuata, siibconvexa, nitida, nigra, fronte snbeyanea,
(ibdomhie piirpxireo-violaceo, antennis fuscotestaceis, genieuh»,
tibiarum agnee tarsisque antice suiedbkhs; capite latissxmo,
valde transverso, postice excavato-truncato, impiinctato, fronte
inter ocnlos imjvesso, antice leviter carinato, antennis capite
thoraeeque conjnnctis longioribus, crassiusculis, fliformibus,
antice in medio insertis, subdistantes, art. J:o elongato, cylin-
dneo, apice infuseato, 2:o hrevissimo, fusco, 3:o fere longitu-
dinem primo aequali, sed latiore, 4—6 sensim brevioribus,
eubcompressis, 7:o longiori, elongato-triangularig oculis mag-
nis, planiusculis, ad angulos posticis positis; thorace capite
angustiore, transverso, convexo, antice postieeque aequaliter
angustato, linea transversa antica disfincta, laterali minus
inipressaj scutello magno, convexo, triangulariter attenuato,
ajjice rotimdnto, abdominis basi non superante; hoc horizon-
tali, subtransverso-cordiformi, subconvexo, glabro, segmenta
Jirimo valde transverso, nigro-subviolaceo, segmentis sequenti-
bus coeruleisj metaihorace subquadrato, anguUs rectisi alis
hyalinis, anticis vix gyunctulatis, nervo costali subsinuato, ad
^ellulas apice interrupto, pone basin ramuli sùgmaticalis gyaulo
^antinuato, hic brevis, apice dilatatoj tibiis tnermis. Long.
Va 1. — lat. ‘/j 1.
174
Une autre espèce, si ce n’est pas la femelle du
précédent, ayant la môme taille et la môme forme se
distingue par son abdomen déprimé, concave, plus
alongé, avec un appendice pointu en arrière et d’une
couleur brune-roussûtre. Je l’ai nommée Ceph. brunni-
ventris. — Tous ces trois espèces habitent les parties
basses de l’île Ceylan, mais pas les montagnes.
Ce Leucanium est enfin dévoré par la larve d’un
coccinellide, le:
Chiloconis ni^rflinar^inatiis Nietncr, rotundatus, convexus,
suhtiliissime punctatiasimus, mtidus, 2>ullide testaceus, margine
clytromin angustissime ocnlisque nigris, punctls duabus sub-
suturalihus pone scutello alisque infuscatis - ihorace transverso,
antice valde excavato, postice suheordifonni , lateribus cum
angulis anticis jjosticîs valde productis, capite excedens.
Long. 1% 1. — lat. IVa 1.
Je ne suis par certain que ce soit le Chilocorus
circumdalus Scli., dont M. Mulsant dit qu’il a le corps
très convexe, subcomprimé et de couleur rousse, ce
qui ne s’accorde pas avec l’espèce de M. Nietner, qui
a le corps convexe et presque rond, avec une cou-
leur testacée pâle en dessus et en dessous.
Psocus, comme insecte nuisible au blé. Dans le
Gouv. de Kiev, se montra au mois de Juillet une ma-
ladie sur le seigle, qui avait quelque ressemblance
avec la rouille et se manifestait presque sur toute la
plante, qui poussait assez bien, mais dont l’épis ne
contenait que des semences vides. Une quantité de
ce blé malade me fut communiqué par M. lo Comte
Markovski et quand j’ouvris la caisse, il s’y trouvait
un petit Psocus gris à élytres hyalines en grande quan-
tité. Je l’ai nommé pi'ovisoirement Psocus cerealis et le
décrirai prochainement.
175
V. littérature.
1. Ménétries, E., Sur les Lépidoptères de Len-
koran et de Talyche. 1858 dans les Mélanges biolo-
giques de l’Académie lmp. des sciences de S:t Péters-
bourg, t. III. C’est un rapport sur un petit envoi ré-
colté par M. le général Bartbolomei. En tout il y a
30 espèces, parmi lesquelles 9 seulement furent trou-
vées par M. Ménétries, lors de son voyage dans les
mômes contrées, en 1830, deux sont entièrement nou-
velles et 13 qui jusqu’ici n’avaient pas encore été
trouvées au Cancase.
2. Kolenati, Meletemata Enlomologica; Curetdio—
nina. 1858 dans le Bull, de la Soc. lmp. des Natur.
de Moscou, I, II et IV. Ce n’est qu’une compilation,
mais très incomplète de SchOnberr et lloclihuth, des
Rbynchocephales de toutes les parties de 1 empire russe.
3. Motscbulsky, V. de. Enumération des nou-
velles espèces de Coléoptères rapportes de ses voyages.
Staphilinides. 1857 et 1858 dans le Bulletin de la
Soc. lmp. des Natur. de Moscou, IV, II et III. Cette
énumération contient 230 espèces et 20 genres nou-
veaux.
4. Osten-Sacken, le Baron de, publie en lan-
gue russe dans le Journal du Ministère de l’instruc-
don publique 1857, N:o 12: un aperçu de l’état de
176
l’entomologie des environs de S:t Pétersbourg, qui con-
tient, entre autres, un Catalague d’insectes trouvés jus-
qu’ici aux environs de ta capitale au nombre de 3,300
espèces.
5. M. Regel, directeur du jardin lmp. botanique
de notre capitale, a inserré dans le Bulletin de l’Aca-
démie, un article très intéressant sur les Tlirips des
serres chaudes, avec la description et la figure d’une
espèce nouvelle. Feu Bouché m’avait du reste com-
muniqué cette même espèce sous le nom de Helio-
thrips ornatus.
VI. Météorologie entomologique
pour S:t Pétersbourg, 1858.
L’année 1858 commença par des neiges, qui tom-
baient principalement pendant la nuit, tandis que dans
la journée il dégelait souvent. Le mois de Février
paraissait avertir, par son temps doux, le printemps;
mais en mars vinrent derechef quelques froids légers
et de neige, ce qui prolongea l’hivers, sans la rendre
plus rigoureuse que celle de l’année précédente. Les
plus grands froids n’ont pas dépassés — 23*^ Réaum.
L'année passée on avait pris des Lépidoptères le 24
Mars; cette année-ci, on ne pouvait pas en penser
a cette date. — Ceci n’empècha pas à la glûce de la
Néva d’atteindre son épaisseur ordinaire et de rester
ferme tout un mois de plus que le Volga et la DUna,
177
dont la débâcle précède d’après l’assurance générale
celle de la Neva d’une ou de deux semaines seule-
ment. Très peu de glace du Ladoga, qui en grande-
partie fut rejetée sur les bords du lac par les vents.
Le printemps survint fort subitement, mais le
temps dura très changeant; la nuit souvent des gelées,
au jour des chaleurs, plus ou moins sensibles, sans
pluie. — Le mois de Mai était très beau, toute la
végétation extrêmement avancée, mais très peu d’in-
sectes, qui probablement avaient péri par l’humidité de
l’Iiivers et par les changements subits du printemps.
L’été fut magnillque, telle que les gens les plus âgés
ne se souviennent pas. Le baromètre était presque
toujours très haut. Il y eut quelques orages assez
fortes et une grêle singulière qui, tombant à Zarskoë
Sélo, où elle cassa dans les serres Impériales pas
moins que 1,200 vitres, ne fut pas du tout ressenti
dans les environs; — même à S:t Pétersbourg elle fut
remarquée dans une moitié de la ville, tandis que
l’autre en resta exem|)te. Les journées claires étaient
très abondantes^). Dans la première moitié de 1 été
ce fut le vent de N.O. qui prédominait, dans la se-
conde de préférence celui do W., ce quon voulait
ultribuer à l’influence de la grande comète. Au com-
mencement d’Octobre les gelées commeucèrent, ce
qui est parfaitement bien pressenti par les mouches
domestiques, qui se retirent dans les chambres plu-
sieurs jours avant. Novembre et Décembre peu froids.
1) Dans le gouvornemenl de Jaroslav et de Voronescli c’est tout le
contraire, les pluies et les orages étaient tellement abondantes, qu’on
craignait pour la recolle, qui dans plusieurs endroits lut incendiée par
1 éclair et pourrit de l’iiuinidilé.
12
178
— La majeure partie des observations qui suivent ont
été faites sur les Lépidoptères par M.M. Sievers et
Bremer, sur les Hémiptères par M. A. Kouchakevitcli
et sur les Coléoptères par M.M. Oberl, J. Kouchake-
vitch et moi.
8 Janvier 1858. Musca domestica apparaît dans
les chambres.
9 Février. TineaT crinella fr.
1 Mars. Anobium perlinax.
24 Mars. Gelechîa Zea-Mais commencent à sor-
tir (dans la chambre).
4 Avril. Première excursion lépidoptérologique.
Semioscopis avellanella et Steinkellnerella fr.
7 Avril. Brephos parthenias, Cymatophora flavi-
cornis, Orlhosia gothica. Passage du Grm cinerea, Leja
lampros, Peryplius femoralis. Dromius truncalellus.
15 Avril. Aucune Cerandiia cornuta vivante dans
la chambre.
17 Avril. Musca vomitoria en plein air. Vanessa
urticae.
18 Avril. Addalia polycommaria , Orthosia munda.
19 Avril. Débâcle de la Néva. 20** Réaum.
au soleil. Empis suldpes in cop. — Tmea crinella fr.
Crocus autumnalis fl. Pinus larix commence à se cou-
vrir de verdure.
20 Avril. Premier orage. Orlhosia opima fr.
Formica nigra c^. Melolonlha vulgaris fr. Chrysosple-
nium aller ni folium in fl.
22 Avril, très chaud. Calvia Fi-guttala. Sam-
huccus racemosus développe ses feuilles.
24 Avril. Populus niger commence à fleurir. Lo-
nicera tularica verdit.
179
27 Avril. Salix cinerea fl
28 Avril grand vent. Coccinella 5-piinctata.
30 Avril. Betula alba verdit. Boarmia cinctaria.
1 Mai. Syringa vulgaris et Caragana frutescens
ouvrent leurs bourgeons. Pinus larix vei'dit. Anemona
tiemorosa fl.
2 Mai. Caltha palusfris fl. Grand passage de
cygnes (Cygniis onor).
4 Mai. Premier rossignol. Pentatoma juniperina,
Tritomegas bipunctatus (var. impunctatiis A. Kouch). Scio-
fieris umbrinm Wolfl'. Pris l’après diner au vol: Ble-
(lius Iricornis Ç, Oxylelm rugosus et deprcssm, Phylon-
llnts aterrinms, Oxypoda opaca, Cercyon unipunctatim et
anale, Corticaria scrrata: Acer plalanoides fl., Viola hrrta 11.
5 Mai. Carabus horlensts, Harpalus aeneus, Agono-
thorax 6-punctalus, Selatosomus assimilis, Anobhm slrialum,
Hister purpurascens, Àphodius punclalo-suleatus, Meloü vio-
lucea, Analis ocellata; Polyomrnatus rtibi, Vanessa antiope,
l^emioscopis avellanella, Astala viator, Bombus hortensis.
Parasit du Coccyx resinana; Bhyparochromus agreslis,
Ophthalmiciis ater.
4 Mai. Phüonthus quisquiliarius, Dircaea laevigata,
Phynchites betnleti, Polydrosus undatus, Brachonyx indi-
fjcna, Aedilis vulgaris, Enmetnis brassicae in., Phyllotreta
brassicae 01., Scymnus nigrinus (sur le Pinus abics). —
Premier chant du Coucou. Hirondelles.
7 Mai. Les chênes commencent à verdir.^
9 Mai. Pluie, grêle et froid. Des grands es-
saims d’oies sauvages volent vers le nord. Prunus
padus fl.
11 Mai. Tropideres niveirostris, Hipparchia megaera ,
Cabera punctaria, Ellopia fasciaria; Anemona ranunculoi-
180
des fl., Viola palustris et tricolor 11., Glechoma hederacea
fl., Oxalis autosa fl., Trollius europaeus fl., Hepalîca 110-
bilis fl., Tharaxacum mUjare 11., Querciis sessüiflora fl.
13 Mai. Meligethes aenefos i. c., Peltis ferruginea,
Phyllohius vesperlinus, Acheta canipestris chante; Ribes ru-
brum fl., Sambuccus racemosus 11. Pommiers commen-
cent à fleurir.
16 Mai, la nuit à peine -{- 2” Réaum. Aechna
vulgaris fr., Loxia enucleator.
20 Mai. Cicindela campestris i. c., Sinodendron cy-
lindricum, Semblis marginula; chenille de la Orgyia go-
nostigma et Org. fascelina (.sur le Sorbus aucuparia)
tout à fait adultes.
21 Mai. Malachius bipustulatus fr. , Tentredo insta-
bilis Klug (var. testacea) fr. (la larve subit sa méta-
morphose sur l’écorce du bouleau), Hipparcliia juUa tt.,
Anartha cordigera, Eupisteria picearia; Quercus pedimcu-
latus fl., Empelrum nigrum fl., Vaccinium occicoccus fl.,
Andromeda polyfolia 11.
23 Mai. Orchesles populi, Sialis lutaria, Culex pi-
piens (il ne chante pas à cette époque). Caradrina
Ménétriesi; Aesculus hipocastani 11.
26 Mai. Lorocera püicornis fr., Bledius lalpa (au
vol), Pselaphus Heisei (au vol), Polycentropus bimacula-
tus L Lonicera tatarica fl.
29 Mai. Polycentropus bimaculatus i. c.; Cymato-
phora or., Tinea crinella en grande quantité sur les
meubles. Tinea pellionella L. s’introduit par les fenê-
tres le soir dans les chambres; Gelechia Zea-mais, en
masse, vivante et morte, sur les stalles du maïs, ayant
par conséquent déjà été fécondées et déposé leurs
oeufs pour une génération nouvelle.
181
1 Juin. fAiemophloeus muticus, liolilophagus relicu-
latus, Cyaniris cyanea et affinis, Clambus armadillo (la
larve vit en parasite sur le Leucanium du Saule comme
les Chilocorus); Argynnis ossianus fr., Noctua plecla; Ber-
beris vulgaris 11.; Tharaxacum vulgare avec des semen-
ces mûrs.
3 Juin. Dicerea acuminata i. c., Tracliys nana?
Polydrostis oblongus i. c. , Phyllobius pyri, Jassiis abieti-
nus? com[)let; Euprepia russula; Conmllaria majabs fl.,
Vaccinium vilis idaea fl.
5 Juin, froid. Le baromètre a baissé subitement
au matin et s’est relevé aussi subitement au soir, efTôt
du changement de la température, qui vers le matin
avait à peine -|- 2® Réaum.
6 Juin. Cycindela sylvalica, Lema cyanella; Papibo
machaon; Orchis maculata fl., Cypripedium calceolatum fl.
7 Juin. La nuit les pommes de terre ont gelées
à Pavlovsk.
8 Juin. Oripa fnsea; Colias palaeno, Jrientabs
dentata fl. Le seigle commence à fleurir.
12 Juin. Ancylochcira ruslica, Ampedus tnstis, Osto-
ma grossa L., Peltidea dentata F., Hypophloeus bicolor,
Upis ceramboides fr., Mordella l2-punctata, Monocham-
mus Rosenmülleri Cederj. fr., Toxotus mei'uhanus; Mysta-
cides fennicus; Tinea peUionella en quantité; Sciocoris
umbrinus, Neides clacipes.
13 Juin. Badistes bipuslulatus ; Totrix viridana fr.;
Tinea granella; Argynnis Adippe; Cyrnus clavicutus, Cap-
tas rugicoUis Fa II., Miris calcaratus Fa 11., Typhlocyba vit-
tata (DuderliofT).
15 Juin. Syncabypta setigera, Phylloperlha horti-
cola i. c., Phyllobius maculicornis i. c. (Pargola), Cionns
182
scrophulariae ; Tabanus alpinus?, Simulmm cinereim?, un
liibio attaque le seigle, Capsus sallitans.
18 Juin. Trogosila caraboides dans le pin blanc,
Uloma cutinaris; Lopus ferrugalus.
19 Juin. Lebia cyanocephala, Amphyniallus solsti-
tialis; Ccntaurea cyanea fl., 17m jaune en fleur.
20 Juin. Cercus uiiicae i. c.,| Anthrenus varias,
Cyphon pallidus, Balaninus brassicae, Erirhinus taeniatus^
Adatia bipunctala var. dispar, Pachyla marginata, Adelo-
cera fasciata en chrysalide, Phratora vUellinae i. c.^
Emmetrus brassicae i. c.; Ammophüa hirsuta Sco[). (are-
naria F.) i. c., Aphis salicis ailé; Pachyrliina crocala;
Argynnis selene, les oeufs de la Pieris brassicae éclo-
sent; Spirea sorbifolia fl. Premières fraises du jardin.
22 Juin. Adelocera conspersa, Lampyris noctiluca
(5*, Astynomus grisous, Bitoma crenata, chrysalide de
\'[Jpis caramboides; Argynnis Aglaja, Zygaena lonicerae fr.;
Crataegus oxyacantlius (?) 11.
23 Juin. Nebria lateralis fr., Polydrosus ruficornis
i. c. (sur l’aune); Sirex giganteus; Formica nigra Ç fr.;
Coccyx resinana i. c.; Thalictrum fl.
24 Juin. Alhous pilosus, Atopa cinerea, Podabrus
alpinus, Bkynchües cupreus, Balaninus micum,; Limenitis
populi, ‘Zygaena Melilotkii fr.; Acanthosoma haemorhoidalis
L. ; premières fraises sauvages (Fragaria vesca).
25 Juin. Molorchus major i. c., Sarrotrium clavi-
corne, Synchila juglandis, Lina popidi fr., Adalia bipun-
ctala i. c.
26 Juin. Otiorhynchus rugosus (sur le Bibes alpiria,
le Corylus avellanae à Duderholf, insecte nocturne),
Typhlocyba smaragdula.
183
27 Juin. Le])tura maculicornis ; Mystax atra; Cii-
rullia umbratica, Cidaria ribesaria i. c.
29 Juin. Carabus glabralus, Sysira fusca; Capsus
6-guUatus F. et molliculu& Fall.; groseilles rouges mûres
(Ribes rubrum).
30 Juin. Clmjsotnela staphylea fr.; Lina collaris
fr., Cryptocephalus sericeus; Myslax bifasciata; Lycaena
virgaurea fr., Àrgynnis paphia, les Zygaena disparues
presqu’ entièrement, par le vent et le mauvais temps;
Vaccinium myrtillum mûr. Tilleul commence à fleurir.
2 Juillet. Temps très sec. Chalcophora mariana
^ tout à fait usée, Cleriis formicarius, Clirysanlhia viri-
dissinia.
4 Juillet. Stegobium paniceim (au vol); Tinea
peliionella en quantité, crinella plus rare.
6 Juillet. Arornia moschala (Duderhoff), Hylobius
pini; Musca domeslica i. c.; Chorosoma mirifonnis i. c.
(incomplète). Mm ruficornis, Capsus roseomaadatus De
Geer, unifasciatus F., chenopodii Fall. — Grêle.
7 Juillet. Oliorhynchus seplenlriotiis {Osino\a-Rosl-
cha), Tragosoma depsarium sous l’écorce d’un pin (Pi-
nus abics); Semblis lulea; Musca lappa i. c.
9 Juillet. Panorpa communis i. c.; Piens brassicae
i- c., Larentia grossularia fr.; Rhyparockroinus picius i. c.,
Rhyparochromus sabulosus, Capsus rubncatus palHcorms
L. et pinastri, Arenocoris spinipes F.; les framboises mû-
rissent.
10 Juillet. Mystax albifrons; les cerises cora-
naencenl à mûrir.
11 Juillet grande chaleur -}- 27" Réaum. dans
1 Ombre, après orage, grêle et pluie; 1 eau dans la
Néva montre -j- 18" Réaum.
184
12 Juillet. Lina aenea fr.; Oedipoda biguttala
ailée; on comtnence à couper le seigle.
13 Juillet. Plusia monela.
14 Juillet, pluie, froid; Lcma Erichsonü, Cocci-
nella hieroglyphica, Tetriao subulata coruplet.
15 Juillet. Capsus viridis Fall., uniformis F,, Gyl-
lenlialii Fall., molliculm, affînis H. Sch. (à Duderhoff sur
YUrtica dioica), Miris virem F., Nabis férus, les pom-
mes de terre commencent à fleurir.
17 Juillet. Argynnis selene, Lycaena argus, Ha-
dena dentiiia, Cidaria montanaria, Sericoris lacunana;
Crunibus pascuellus (Pargola).
19 Juillet. Abdera suluralis m., Cryplocephalus
betulae i. c., Hippodamia mulabüis i. c., Calpe libatryx;
Anlhocoris nemomm F.
21 Juillet. Gaslrogala bispina Pz. (sur le Ribes
ulpina), Anlhocoris albipcnnis, Rhyparochromus antcnnatus,
Capsus ambulans Fall. (inconiplet) et arbustonmi F. var.
nigcrrimus A. Kouch. (sur le Corylus avellanae à Duder-
hofif).
23 Juillet. Lebia crux minor (en plein Jour sur
le Solidago canadensis); Ëurydema oleracea, Capsus sela-
donicus Fall., crassicornis Hlm. et pulicarius Fall., Miris
erralieus L.
27 Juillet. Amphipyra typica fr., chenille de le
Vanessa urlicae se transforme en chrysalide.
29 Juillet. Tetrix bipunctalus; Acanlhosoma hae-
morhoidalis L. fr. — Cerises mûres.
1 Août. Nabis cricetoruni et flaüomarginalus Schohy-
(Gatschina), Jassus cruenlatus et undalus, Typhlocyba ful-
veola.
3 Août. Capsus filicis L., Tritomegas bipunctalus F.
4 Août. Declicus verrucivorus fraîchement trans-
formé en insecte parfait. Aesclma grandis i. c., Aphis
(corni) accouche des petits vivants.
5 Août. Tettigonia viridis complète.
8 Août. Endomychus coccineus sur un tronc du
bouleau.
10 Août. Bhagium indagalor fr.
11 Août. Agelaslica alni, Mystax bifasciatus.
13 Août. Aphis brassicae en quantité énorme,
de sorte que tous les choux paraissent poudrées de
cendre, ce qui n’est autre chose que les pellicules re-
jetées par cet insecte. — Aphidius brassicae m.
20 Août. Psilla alni i. c., Culex pipiens i. c. (ce-
lui -ci chante); Pieris rapœ en quantité.
21 Août. Anisosticta 1 9-punctata, Lasia glabosa.
23 Août. Tinea crinella, Hirondelles disparues.
26 Août. Tinea crinella.
29 Août. Adimonia tanaceti, Galleruca nymphaea
fr. en quantité. Stegobium paniceum.
1 Sept. Anatis ocellata fr.; la Psilla de la cha-
momille i. c.; Tipula oleracea fr., Syrphus ribesii fr.
4 Sept. Hippodamia l5-punctata fr. (la chrysalide
en quantité sur les plantes près des eaux); Syrphus
Pyrastri fr.
6 Sept, première gelée de nuit, mais qui ne
tue pas les Dahlia.
8 Sept. Aedilis vulgaris fr.; Acridium dispar, Em-
Pisl i. c.
10 Sept. Philonthus aeneus, Conurus littoralis, My-
cetophagus variabilis, Laemophloeus muticus.
12 Sept. Borboros? i. c.
13
186
15 Sept., les mouches domestiques deviennent
faibles et insupportables, quoiqu’il ne fait pas encore
froid dehors. Crataegiis oxyacmiha sans feuilles. Le
bouleau et le tilleul fortement jaunis; Syringa et Cor-
nus vertes.
16 Sept. Acidalia brumaria vole le soir après
une pluie, en grande quantité par terre autour des
pommiers, où étaient les femelles.
17 Sept., orage terrible.
20 Sept. Une larve à demi adulte de YAnthre-
nus rnuseorum dans une caisse d’insectes. Les Arti-
chauts donnent des semences mûres.
21 Sept., tonnèrre, la nuit l’eau de la Néva monta
1^ Archines, quoiqu’il n’y avait presque pas de vent.
— Influence de la Comète disaient les gens?!
23 Sept. Erirhinus voraoo & salicinus. Chêne
jauni, Caragana frulescens avec peu de feuilles, Populus
& Syringa vertes.
28 Sept., belle journée d’automne où beaucoup
d’Ichneumonides volent dans l’air.
5 Oct. Le bouleau, le chêne, le frêne, le tilleul
sans feuilles, quoique dans beaucoup d’endroits il n’y
a pas eu encore de gelées de nuit et les journées
continuaient à être chaudes, de manière qu’on faisait
des bouquets avec les Dahlia et autres fleures de
jardins et que les semences commencèrent à germer.
6 Oct., première neige humide.
7 Oct. Toutes les Dahlia gelées.
10 Oct., belle journée, Populus et Syringa encore
vertes. Les mouches domestiques se retirent en quan-
tité dans les chambres, présage de gelée.
187
17 Oct. Populus et Syringa vertes. Les Saules
commencent à fleurir.
18 Oct. — 4® Réaum.
20 Oct. — 6*’ Réaum., Syringa sans feuilles, Po-
pulus vert.
27 Oct., premier traînage.
30 — 31 Oct. Prise de la Néva.
3 Nov. M'usca domeslica disparue, mais en re-
vanche apparaît des plantes de la chambre la Siara
longipes.
6 Nov. — lO** Réaum.
22 Nov. Par suite de dégel, les mouches do-
Cfiestiques reparaissent dans les chambres.
4 Déc., gelée.
30 Déc., dégel, des mouches dans les chambres.
Errata.
Sur la page 157, ligne 12 d’en haut des Etudes 1858, il faut lire
au lieu d’Anclwmenus oblongus F. OHstophus Sturmii Duft.
iDry p-f*'
À
<• fM t/i/llo/rti/itJiie.T
Tah.J.
m
f " ''‘■''tro nit/rifrMur^lf. '^,T<‘fr(ff/onirfi fktM. K.J,, lUncotn
. // , irmii/w^/os/tr fnuù’a . IL L>, ■ S'/o/tiorui. vus srul/itiffillis . / Lrfnvr, fi
tf . ^'‘''^”"•'^>1 Thrrn/f U paru uv/ustr/unnis . ff.ry.Aur//t//o.t/ù f/at'urùic/fi. ILWi/f/ropIf/u
""ffs J(. JO Kurif/iJn/its /(iJf’miis . //■ fJ.TritntuJJm tninsliicù/fi . K. /%/( Jiui/iipÀjAuJ rnup
'^jf**'^LuJu.r. O, Mfj/oen/ cf Lu ft’Je l'UfstLvfuti'./JiTl’yv t/v l'ÛcJiotJfu.v jiacutJioitAr.r . fjl
/J^ pa/n./uA. /-jTfJv (Je /'Ûr/zut/v u.r l•ll/pmJ^t.^• . If. /.iiTêJe tju ■ '^Joiiiptfzi.r |
fi'.ff/i. /.J/pmJp.mu.r.. /J^’'piilp.luA/()J‘nrffffi(pt/Mii'i‘,uic>tJon ej pu
""■VP^**^P'-''pe/\i'/cus'Pftf//<'fi. /fi, Pa/p. fnt/.r. /?, SruJe/fJ.i'ftt cpu/tra .If-./dlH’/l
i
i
'■tk
ETUDES ENTOMOLOGIQUES,
rédigées
par
Uictoi* ôe OïïotscOufs&i),
Lienlenanl-Colonel d’Etat-Major, en retraite, &c.
euvveiue. olum^.
lliîposé! chez M.ll. Eggers à S;t Petersbourg, Léopold Voss à Leipzic
et Gue'rin-Meneville à Paris.
HELSINGFORS.
Imprimerie de la Société de Littérature Finnoise.
18G0
Imprimatur: Cari von Schoult.
ETUDES ENTOMOLOCIQUES
18 60.
1 Novembre. Historique, Entomologie spéciale:
Motschulsky, Insectes du Japon.
I. II 1 s 1 0 r i q 11 c.
Cette année a été mémorable pour l’entomologie
en Russie, par la fondation d’une Société entomolo-
gique à S:t Pétersbourg. Nous désirons beaucoup que
cette nouvelle société porte bientôt des fruits, aussi
nombreux, que l’ont déjà portés ses soeurs aînées
à Paris, Londres, Stettin, Vienne etc. Ces nouvelles
forces réunies, promettant une nouvelle ère dans I En-
tomologie de notre patrie, nous permettent de restrein-
dre le cadre de nos Etudes entomologiques et de les
consacrer uniquement aux spécialités, \oila une des
raisons qui ont fait tarder celte neuvième année de
nos Etudes; nos occupations nombreuses en 1859 et
1860 y ont eu aussi leur part.
4
II. Ë II 1 0 III 0 1 0 ^ i c spéciale.
Insectes dn Japon,
énumérés
par
V. de Motschnlsky,
L’épouse (le notre consul au Japon, Madame
liaschkevilsch, (pii m’avait envoyée les insectes des
rives du fl. Amour, dont j’ai douné le catalogue dans
le Hulletin de la Soc. lmp. des Naturalistes de Moscou,
vient m’envoyer une collection très intéressante d’in-
sectes du Japon, cpi’clle a bien voulu ramasser pour
moi aux environs de Khokodody, sa résidence au Ja-
pon, ainsi (jue durant sa traversée par l’île Nipon, de-
puis Eddo jusqu’au détroit de Soungliar, dans le Nord
de cet île. Je dois d’autant plus de l'econnaissance
au zèle, vraiment rare, de cette dame distinguée, qu’a-
vec une santé extrêmement faible, elle a sacrifié tous
ses moments libres pour être utile à l’entomologie, dans
un pays qui n’avait pas encore été exploité par aucun
naturaliste. C’est donc un devoir de remercier pu-
bliquement Mrrae Gascbkevitcli, pour l’enrichissement
qu’elle a donné à la science, par les matériaux énu-
mérés plus bas et qui ont offert tant de choses inté-
ressantes. Pour compléter ce catalogue j’y ai ajouté
toutes les espèces du Japon décrites antérieurement et
qui ont été à ma portée.
S:t Pétersbourg le 1 Nov. 1860.
Victor de Motschulsky.
5
I. COLÉOPTÈRES.
A. ENTÜMOPHAGES.
Gakabiques.
Cicindela transbaiealica Motsch. Ins. de Sibérie.
„ Japana Motsch. î!tud. Ent. 1857.
„ aenco-opaca Mot.sch., figura C. sylvaticae, elongato-
ovata, suhdepressa , granulata, opacn, nigro-aenea, antennn-
rum hast, pectore, mesotJiorace femorihnsque purpvreo-cupreis,
antennarum tibnsque apice, abdomine tarsisque plus minus-
ve viridi-cyaneis, elytris puncto sublaterali antice, fascia obli-
qua sinuata inedio punctoqm sublaterali postice albo-testa-
ceis, humeris sujyra concoloribus , subtus macula testacea.
Long. 7—8 1. — lat. 3— 3V4 I-
Pcryplius femoratus Sturin.
Anisodactyliis sigiiatus III.
„ biiiotafus Dej.
Plains (llarpalus) ruRicollis Motsch., figura II. limbati,
clongatus, subjfarallelus, subconvexus, nitidus, niger, labro,
palpis, antennis jyedibusque rufo-testaceis; thorace subtrans-
verso, postice cordato, basi utrinque subtiliter rugulosoj elg-
tris striatis, intersHtiis subconvexis. Long. 4 1. — lat. 1'/* I.
Megraiiiiuus cireiiniriiidus Motsch. Etud. ent. 1857.
Pocfihis planicollis Motscli. /(/wm Poec. riiprei; elongato-
ovatus, subdepressus, supra aeneo-viridis vel plus minusve
cupreus, subtus niger, antennarum articulis duobus primis
7'ufio-testaceis I thorace subquadrato, vix convexo, basi sub-
glabro, impressionibus vix profundis, solum sparsim punctatis,
lateribus piostice explaiiatis, fere glabris. Long. 51. — lat. 2 1.
Trigonogiiallia ciiprcseens Motsch. Etud. ent. 1857.
Omaseus nia^niis Motsch., figura Om. luclanarii, sed qua-
drupla major; elongato-subovatus, subconvexus, nitidus, niger;
capite robusto, inter oculos profundo biimpresso; thorace sub-
quadrato, postice subcordato, basi utrmque breviter biimpresso;
6
elytris suhovatis, subconvexis, profundo striatis, striis angu-
stissime crenato-punctatis , interstitiis latis, subconvexis, stria
3:ia postice bipunctata. Long. 9 1. — lat. S'/j 1.
Omascus japonicus Mots ch, 0. inelanarii; elongato-
subovatus, subdepressus, nitidus, niger, palpis tarsisque nigro-
piceis; thorace cordato, snbdcplanato, basi mguloso, angulis
posticis striis fere obliteratis, lateribus angustissime margi-
natisj elgtris antice subqmrallelis, jjrofundo striatis, striis in
fundo subtiliter crenuîato-punctatis ; abdominis segmenta ul-
timo in medio in ^ imqiresso, dente recurvato, armato. Long.
Ô'/î 1. — lut. 2 Va L
Platysnia siibuvata Motsch., ehngato-ovata, depressiu-
scula, nitida, nigra, elytris leviter nigro-aeneis , palpis, tibiis
tarsisque nigro-pticeisj thorace subelongato, cordato, postice
rugoso-punctato , striis basalibus utrinque una profundo im-
presso, elongato, altéra lateraliter brevissimo, vix distincto,
fere déficiente-, elytris subovatis, postice arcuatim attenuatis,
profundo striatis, striis crenulato-punctatis, stria 2:da medio
bipunctata, 3:ia antice unipunctata, interstitiis convexis, sub-
elevatisj corptore suhtus medio glabro, lateraliter punctato.
Long. 4 Va 1. — lat. l®/4 1.
Argutor? inicroccphalus Motsch., elongato-ovatus, con-
vexus, vix nitidus, niger, palpis, antennis pedibusque piceo-
nigris; caqnte minute, tnangulari, inter antennas longi.tudi-
naliter angulatim biimpresso, glabro j thorace subelongato, ad
basin utnnqîte lato-foveolato, foveola punctato-rugosa, stri-
gulis vix distinctis, lateribus marginatis, refiexis, subarcuatis,
postice paulo angustatis, angulis anticis acutiusculis, 'produ-
ctis, posticis rectis; elytris thorace vix latioribus, subovatis,
profundo punctato- striatis, stria 2:da jiostice bipunctata. Long.
4V3 1. — lat. VU 1-
Orlliunius subacncus Motsch., figura Orth. bispanici Dej.;
elongato-ovatus, medio subparallelus , nitidus, supra nigro-
subaeneus, palpis, antennarum basi pedibusque rufo-piceis -,
thorace subquadrato, antice paulo angustato, basi utrinque
foveolato-biimpresso, sparsim punctulato, angulis rectis, anti-
cis subprominulis, lateribus subarcuatis, postice paulo expia-
7
natis; elytris thoracis latitudine, striatw, stria 3:îa j)unct!s
tribus impressa; corpare siihtus fers ylahro, metathoracis la-
teribus sparsim pxmctatis. Long. 3 '/a 1. — lat. l'/^ 1.
Acrudon uralensis Motsch. Ins. de Sibérie.
Amara ovata F.
„ similata Gyll.
var, Japonica Motsch.
Les exemplaires du Japon sont tous un peu plus
convexes que ceux d’Europe.
Prlstodattyla? arciiatirollis Motsch., figura Tanystolae et
Limodronii sed unguiculis basi serratae; eîongato-ovato, snb-
convexa, nitida, nigra, pnlpis, antennis pedibitsque plus mi-
nusve rufo-testaceis; capite minuta, glabro, inter oculos lato
biimpresso; thorace capite duplo latiore, subconvexo, postice
arcuatim angustato, basi sinuato, utrinque lato impresso, an-
gxdis anticis suhrectis, posticis obtusis, subrotundatis, lateribus
arcuatis, refiexisÿ elytris thorace latioribns, postice arcuato-
atteniLatis, dorso prof undo, lateraliter tenue- striatis, stria 2:da
postice biqmnctata; alis nullis; corpore subtus glabro. Long.
4 I. — lat. 1% 1.
Clilaenius corpuleiitus Motsch., figura Ch. nielanocorni, sed
duplo ma/jor, longior; subtus niger, supra capite thoraceque
cupreis, elytris viridis, granuliferis , testaceo-jmbescentibus,
palpis, antennarum basi q^edibusque qdus minusve rufo-testa-
ceis; thorace subelongato, crebre punctato, punctis dorso stib-
confiuentibus, postice vix cordato, angulis anticis stibobtusis,
posticis rectis; corpore subtus sparsim punctato; antennai-um
articula 3:io valde elongato, duabus qyraecedentUnis conjunctis
longiore. Long, (i 1. — lat. 2 '/s I.
Chlaeiiius areiiaticollis Motsch., figura Clil. extensi Gehl.
et Clil. vcslitl, sed thorace latiore, lateribus magis dilatatis,
arcuatis, angustissime testaceo-marginatis; subviridi-aeneus,
palpis, antennis, thoracis elytrorumqne lateribus qredibusque
rufo-testaceis; capite fere glabro; thorace subtransverso, spar-
sim punctato, testaceo-puberulo, antice postieeque arcuatim
angustato, angulis rectis, lateribus subrefiexis; elytris thorace
8
dimidio latioribus et quadntplo longioribiis , punctatissimis,
testaceo-pnbendi», striatis, apice margina testacea dilatata;
corpore subttis nigro, fere glabro, abdomine spareim punctu-
lato et puherulo. Long. 4^2 1* — IV4 !•
Tnnyslola japonica Motsch., figura Tau. biculoris Esch.
sed majore et lo7igiore; elongato-suhovata, subdepressa, nitida,
subtus fusco-testacea, supra nigra, ^dus minusve viridi-metal-
lico resplendens, palpis, antennis, itwracis elytrorumque viar-
ginis j)edibusque tesfaceis; thorace suhcordato, lateribus refie-
xis, angulis q^osticis oblique truncaiis, fere rotundatis; elytris
dimidio latioribus et quinduplo lougioribus, profundo-inaequa-
liter striatis, stria 2:da postice bipunctata. Long. 3% 1. —
lat. IV2 1.
Carabus japonicus Motsch. Etud. ent. 1857.
„ kilmpferi De Haan.
Sternoxes.
Clirysocbroa fulgida F.
Clialcapbora japonica G. et G.
Bracbys subbicuruis Motsch., elongato-triangularis, sub-
convexa, punctata, nitida, aeneaj capite glabro, fronte exca-
vato, lateribus supra oculos refiexo productis, fere bicornis;
thorace cajnte duplo latiore, valde transverso, inacquali me-
dio marginaliterque impresso, punctis nonnullis instructis,
basi lato-bisinuato, medio producto, lateribus arcuatis, antice
valde angustatis, fere lunatis, angulis anticis subreetis, pro~
minulis, posticis acutis, infiexis, subproductis; scutello minuta;
elytris thorace paulo angustioribns, versus ajncem triangu-
lariter acuminatis, irregulariter sparsim punctatis, utrinque
linea sublaterali impressa. Long. 1 ‘/s 1. — lat. thorac. 1.
Lacuii binoduliis Motsch., figura L. muriiii, sed elytris bre-
vioribus; subdilatatus, dkpressus, postice attenuatus, puncta-
tissimus, tomentosus, nigro-piceus, subalbido fuscoque variega-
tus, antennis, tibiis tarsisque rufescentibus ; capite transverso,
punctato, fronte triangulariter impresso, antice subexcavato,
lateribus tuberculiforme subproductis; thorace subquadrato,
antice arcuatim angxistato, postice utrinque subsinxiato, medio
nodis dmbus oblongts, glabns distincto-elevatis, angulis jjo-
dticis obtusîs, prominulis, divaricatis; elgiris thorace 2'!^ lon-
gioribuHf medio subdilatatis, lateribus pnulo explanatis, apice
valde attennatis, striarum interstitiis altemia subelevatis.
Long. 5 1. — lat. 2 '/g I,
Melanotos laficollis Motscli., fgura Mel. crassicolli Er.,
sed articulo 3:o antennarnm 2:do dimidio solum longiore;
elongato-attenuatus , punctatus, subtestaceo-pubescens, niger,
palgns, antennis j)edibusque nifo-brunneisj thorace subtrans-
verso, fortiter gnincfato, antice arcuatim attenvato, medio am-
pUato, angulis gwsticîs acutiusculis, valde productis; scutello
elongato, parallelo, fortiter sparsim qmnctato, medio trans-
versim impresso, apice sagittiforme aciiminato ; elytris thorace
fere angustioribus, subarcuato-attenuatis, punctato- striatis,
interstitiis sparsim punctulatis; corpore subtns punctato, pi-
loso; antennis sen'atis, pavXo piliferis. Long. (iVa !• — lat.
thor. 2 1.
Mclaiiotiis piger Motscli. Etud. ent. 18.53. (Cratonychiis.)
Aclcniccriis pruinosus Motscli., figura Actcn. lessellati L.,
sed thorace medio profunde canalicxdato j elongatns, antice
posticeque arcuatim attenuato, punctatissimo , subaequaliter
cinereo-puberulus, fiusco- vel cujjreo-aeneus, pedibns riifo-
testaceis, ociilis, palpis, antennis femoribusque medio plus
minusve nigro-fuscisÿ capite rugoso-qmnctato, antennis m ^
thorace longioribus, depressis, lato serratis, nigris, in Ç tho-
race 2>aulo brevioribuSf tenub serratis, picescentibus ; thorace
subelongato, antice modice arcuatim angustato, medio longi-
tudinaliter canaliculato, angulis qjosticis jiroductis, divancatis,
lateribus medio suhampliatis, postice subsinuatis; elytris an-
tice subparaUelis, qiostice ampliato-arcuatis, distincto qnmctato-
striatis, interstitiis punctulatis. Long. 5 — 6'/,. 1. — lat. 1^/4
-2 1.
Teiiediles.
Coryiielcs cocriileiis De Geer.
Lathridiiis traiisversalis 01.
var. mclaiioccplialiis Motsch.
I.alhridiiis assiiiiilis Maiinh.
10
Malacodehmes.
Lufiüla japunica Thunberg. Motseh. Etud. ent. 1854.
Luciola lateralls Motseh. Schrenck. Reise. 114.
„ cruciata De Haan. Motseh. Etud. ent. 1854.
Tlicmns cyanipennis Motseh. Etud. ent. 1857.
Ayant reçu maintenant des exemplaires complets,
de cette espèce on peut ajouter à la caractéristique
du genre, que les antennes sont plus longues que la
moitié du corps, avec leur 3:ième article plus court
que le 2:d et aussi long que le 4:ième.
Tclepliorus suturriliis Motseh., figura Podab'r. alpin!, sed
major', parallelus, dejiressus, suhnitidus, hrevissime puharulm,
nigro-fuscus, palpïs, antennis, mandibidis, thoracis margini»,
elytris (satura excepta), tihvis tarsisque rufo-testaceis ; capite
suhelongato, fere quadrafo, fronte infiexo, ocuUs prominuUs,
antennis corporis fere longitudine, leviter fusco-annulatis, ar-
ticula 3:o secundo longiore, quarto paulo hreviore; thorace
suhelongato, quadrangulato, capite vix latiore, glahro, versus
basin utrinque tuberiforme subelevato, antice transversim im-
presso, marginis explanatis, laterihus rectis, parallelis, cilia-
tis, angulis rectis; elytris thorace dimidio latioribus et G-duplo
longiorihus, parallelis, rugoso-tuberculatis, vix distincto tri-
nervosis, sutura lateribusque posUce infuscatis; femoribus
basi rufo-testaceis. Long. C'A 1. — lat. l'A 1.
Brachélytres.
Oxytelus japoiiiciis Motseh., figura Ox. tnteipennis, sed
paulo minor; niger, ore, palpis, antennarum basi, elytris pe-
dibusque qdus minusve testaceis; capite qoinctato, postice pro-
fundo transversim irnpresso, collo medio nitido, p^inctato, po-
stice linea arcuata distincta; thorace transverso, trisulcato,
medio sparsim lateraliter strigoso-punctato, postice leviter an-
gustato, angulis posticis obtusis, distinctis; elytris thorace
paulo latioribus, quadratis, strigoso-punctatis; abdomine tho-
racis latitudine, dense subtilissime punctulato, supra segmenta
11
penulHmo simtato, margine apiceque suhtestaceis, suhtus seg-
menta 6:o simpUci, l:o in ^ media excavata, apice attenuata,
subemarginato , in Ç media impressa, utrinque subsinuato.
Long, l'/a !• — % 1.
l'hiloiillius sliiii.ilocollis Motsch. Sclirenck. Reise p. 121.
Trichoderma brevicornis Motsch. (Staphilinus), figura at-
tenuata Leistotrophi iiiurini L. sed fere duplo major, vie pu-
berula, opaca, nigra, elytris pedibusque rufo-bmnneis, pro-
labro testaceo; capite subtriangulari, postice snbdilatato, an-
gulis prominuUs, cum thorace creherrime gramdato-punctato,
palpomm articula ultimo acuminato, jjraecedente vix longiore,
antennis crassiusculis , capite paulo solum superantihus, arti-
culis pinmis subelongatis, qicnultimis transversis, ultimo apice
valde excisa; thorace capitis latitudine, postice semilunato,
fusco - jmberulo ; scutello triangulari, velutino-nigro ; elytris
thorace paulo latioribus, quadratis, subtiliter rugoso-punctatis,
sparsim cinereo-pubescentibus; abdomine attenuata, supra sub-
senceo-micans, sptarsim pnnctulato et fusco-piloso, suhtus
segmentis ad basin cinereo-pubenilis. Long. 6 1. lat.
elytr. l^s 1.
B. RIIYPOPHAGES.
Crassicornes.
Cryptuplia^us acutaiiffiilus Gy 11.
quadrislsnatus Motsch., elonyatus, subparal-
lelus, subdepressus, nitidus, punctatus, sgiarsiin cinereo-qytlu-
sus, fusco-piceus, are, palpis, antennis, thorace, elytrorum
maculis quatuor pedibusque plus minusve rufo-testaceis, ocu-
hs nigns; thorace transverso, punctato, subcouvexo, lateribus
arcuatis, refiexis, margine antice paulo crenidatis, medio In-
viter sinuatis, dente postice vix distincto; elytris thorace paulo
latioribus, sed qilus tripla longioribus, punctatis, punctis antice
in striis dispositis; cotpore subtus fortiter punctato. Long.
1 1. — lat. I.
12
Brevicornes.
Attagenns ScliAfl'eri Hrbst.
Dermestes domesticiis Gcbl.
Clavicornes.
Oiceoptoina prodiicla Mo tse b.
Silplia Japonica Motscli., ovata, jjostice arcuatim atte-
nuata, deprensa, punctata, opaca, nîgra, supra snheyaneo-
simulans; fronte antke fere glabro, nitido; thorace transverso,
medîo suhnitido, longiiudmaliter subimpresso, postice quadri-
itnpresso, basi lateraliterque creberrime punctato, lateribus
explanatis, antice semilunatis, anguMs obtusis, antice vix pro-
ductis, rotundatis, postiers snbrectisj scntello qnmetato; elgtris
thoracis latitudine, sed plus duplo longioribus, ovato-aitemia-
tis, opacis, rejlexls, utrinque quadri-nervosis, nervis 2 et 3
integris, 2:do in nodo jwstico obliterato, 4:o in cannam q)0-
stice abbreviato-producto, interstitiis dense pnnetatis; corpore,
subtus fortiter punctato-, antennarum clava quadri-articulata.
Long. 7 Va 1. — lat. 4 Va 1-
Forme voisine de notre Silpha carinata [Irbst,
mais pins grande, plus large, avec les nervures nulle-
ment carénées, à l’exception de la 4:ième, qui se trouve
près de chaque côté latéral.
Globicornes.
Pria Japonica Motsch., subovata, postice truncata, de-
pressa, punctatissima, modice cinereo-puberula, rufo-testacea,
capite, thoracis medio, elgtrorum sutura et inferdum lateribus
coiporeque subtus qdus minusve infuscatis, oculis nigris, pro-
mimdis-, labro mandibulisque exsertis- thorace transverso,
antice arcuatim attenuato; elgtris thorace vix latioribus, la-
teraliter subarcuatis, reflexis, postice attenuatis, tmneatis.
Long. 1 1. — lat. Vs 1.
Voisine de notre Pria dulcainara, mais le double
plus grande, plus ovalaire.
13
Ips Japonka M. St. P.
Ilistcr japanus Mots ch., figura H. 4-notati, sed unicolore-
niger, fronte linea arcuata integra, medio subsinuata; thora-
cis laferibus bistriatis, istria interna vix abbreviata; elytriu
utrinque integro qnadri-striatis, dorso postice striis brevissimis
dnabus, pygidio creberrime punctato; tibiis antkis obtnso
quinque-dmtatis. Long. 2% L — lat. elyfr. 2 I.
Bister qiiiiique-striatiis Motsch., H. 12-striati valde affinis,
sed paulo latiorÿ niger, glaber; linea frontali medio valde
angulatim sinuataj thorace lateraliter miistriato; elytris utrin-
que integro-5-striatis, striis punctatis, dorso subsuturali uno,
dimidio antice abbreviato; pygidio sparsim punctato; tibiis
anticis tridentatis. Long. 2 1. — lat. IV3 I.
Lamellicornes.
Plianaciis niinutiis Motsch., elongato-ovatus, depressus,
punctatus, opacus, atramentarius , in S fronte in cornu lon-
gissimo, curvato qn-oducto, in Ç subtrinodoso; thorace crebre
punctato, in medio subeæplanato, antice et postice unino-
doso, basi utrinque postice carinato, carina in dentem elevato;
in Ç simpliciter in medio longitudinaliter excavato; elytris
ihoracis latitudine, subattenuatis, striatis, interstitiis planni-
sculis, sparsim punctato-tuberculatis ; tarsis subtestaceis. Long.
4 I. — V S'/a I. — lat. 2% 1.
Copris acutidcns Motsch., figura C. rcficxi F., sed paulo
major; oblonga, convexa, nitida, nigra, S fronte in comu
longissimo, curvato -jn'odticto; thorace transverso, lateraliter
explanato, medio cornis quatuor elevatis amiato, lateralïbus
tennis, acutissimis, mediis conjucto-prodnctis, ajnce obtusis,
elytris elongato-subovatis, pi-ofundo punctato- striatis; cly-
peo antice valde inciso, fronte cornu brevi, erecto armato,
thorace antice abrupte truncato, in carinam obtnso- elevato,
prominulo, canna trisinuata. Long. 5 1. — lat. 2% L
Caiilliarsius Ochiis Motsch., Canih. Jarchi valde affinis,
sed thoracis medio minus elevato, utrinque profundo-excavato;
elongato-ovatus, convexus, niger; clypeo semilunato, creberrime
punctato, fronte in cornu subcurvato producto; thoi’ace punc-
14
tatissimo, medio (/ihboso, suhbüobo, elevato, nfrinque roUin-
dato-ea;cnvato; nh/tris thoracis latîfudine, vix ovatù,'^ienms-
mne striatis, inferstitiis leviter convexig, subtilissime scarifi-
cato-rngnlosig, snbsericeo-nHidis. Lon{^. 9 1. — lat. 4'/3 1.
Gculriipes aiiratiis MotBch.
„ splendidus F.
„ laevistrialus Mus. St. P.
Trox opacutuberculatiis Motsch., figura Tr. scabri L. sed
elgtris utrinque tuberculis magnis, oblongis, opacis, quadmplici
sene; ater, opacus, thorace tranaverso, antice et postice lato,
trifoveolato ; elgtris thorace paulo latioribus, tuberc.tdis oblon-
gis, brevisaime fusco-puberulia, utrinque quadruplici sérié;
poatice tuberculis quinque approximatia, transversim disposi-
tis, utrinque elevatis, interstitiia planiusculis, tuberculis minu-
tiasiniis laxe adapersia. Long. 2^/^ 1. — lat. elytr. post.
IVa 1-
Xylotrupes dichotumiis F.
C. PSEUDORHYPOPHAGES.
PllYLLOPHAGES.
Pflpilia japonica Hope.
Phyllopertha horticola L.
„ octocostata Burm.
Auomala oblun^i^a F.
„ rufocuprca Motsch., A. obloiigae ujinis aed di-
midio major; ovata, convexa, subtilifer punctatiasima, nitida,
subrufo-ciqjrea, corpoi-e subtus nigro-subcupreo, capite creber-
rime punctulato; thorace aubconico, subtilisaime sqyarsini punc-
tulato, leviter opaco; scutello punctulato; elgtris thorace paulo
latioribus, ovatis, inaeq_ualiter punctato- striatis, mterstitiis sub-
convexis, punctulatis; pggidio creberrime ruguloso-punctato;
corpore subhis plus minusve rugoso-punctato ; antennis fuaco-
teataceia; Ç elgtris paulo rufescentibus. Long. 5*72 — 6 1. —
lat. 3—373 1.’
Rhombonyx testaceipes Motsch. oblongus, postice paulo
dilatntus, punctatus, nitidus, supra viridi-aeneus, subtus te-
15
staceus, mgro-viridi-variegatus, ore, antennis, thoracis lateri-
hus angusiÎKsime, pygidio, ano pedihusque ienfaceis, tibüs tnr-
süque vîndi-maculatis; caqnte crebre-qninctato; thorace valde
trariKverso, nitido, sparmvi punctulato, ina^iquaU, medio longi-
tîtdinaUfer impresso, lateribm arcuath, medio düatatis, antice
angustatis, angidis anticis prominulis, posticis rectî»- scu-
tello transverso, arcuato, sparsim pvncfulato; elytris thorace
paulo lationbus, postice düatatis, aqrice snbtmncntis, utrinque
costis quatuor suturaque elevatis, costis oblusis, nitidis, inter-
stitüs subimyoso-punctatis, paulo opacis; pygidio abdominisqne
punctatis. Long. 6 '/a 1. — lat. elytr. post. 1,
Eurhiura cuprca H ope.
Mimela Gaschkevilrliii Mênétr.
Serica Japonica Motsch., ovata, convexa, sparsim pun-
ctata, velutina, rufo-castanea, oculis nigris, nitidis; clypeo
truncato, rejlexo, confertim fortitcr qmnctato; thorace trans-
verso, antice arcuatim angustato, sparsim punctato, anyuhs
anticis prominulis, posticis rectis; elytris thorace paulo latio-
ribus, ovatis, striatis, interstitiis subconvexis, sparsim jmncta-
tis; corpore subtus punctato, opaco. Long. 3 1. lat. elytr.
2 Ve 1.
llolotricliia traiisversa Motsch., tantum llol. serrlcolli Motsch,
Etud. ent.1853. 46 ( Aneylonycha) sed fronts convexiore, tii-
tidiore, leviore, sparsim yrosso-qmnctato, carinula transversa,
postice nulla, clypeo inter antennas transversim imqrresso;
thorace valde transverso, sqjarsim grosso -punctato, latenbus
arcuatis, medio dilatatis, antice crenatis; elytris basi tho-
race paulo angustioribus, postice düatatis, sparsim punctatis,
eutura subelevata, utrinque nervis diiobus obliquis vix di-
etinctis, abdomine subinjlato pygidtoque sparsim punctato, cor-
pore subtus vix piloso. Long. 4^/^ 1. lat. elytr. post. 2 Va 1.
Iloplia obdiicta Motsch.
„ sabiilicola M. St. P.
Memtophiles.
Glycypliana pilifera Motsch. GI. viridiopacae Motsch.
^ed paulo longiore, color laetior, dorso immacnlato, undique
U
longe valth aparaim pilom; elongato-quadrangnlata, depresaa,
opaca, acrobimlato-pmictata, aupra laete vindia, anbtua cn-
prea, teataceo-piloaa; capite erebre punctato, fronte medio
longündinalifer cannulato, clypeo qnadrato, marginato, medio
triangidariter aubelevato, antice margine injlexo, subbilobo;
fhoraee aidAranaverao, tragiezoïdali, aubtiUter aparaim punctato
et piloao, medio subalbo bipunctato, baai tnaînuato, lateribus
aubarcuatia; acutello elongato-triangulari, fere glabro, opaco;
elytria thorace latioribua, aubpunctato-atriatîa, sutura nervis-
que duobus utrinque auhelevatis, lateribus scrobiculato-eroaia,
fascia breviasima j>ostice punctiaque nonnullia albis, pygidio
denaissime ruguloso-punctato; corpor-e aubtus medio glaberrimo,
lateralifer eroso-punctuto, abdomînis segmentia immaculatis.
Long. 6 — 6 '/a 1. — lat. hum. SVj — 1.
Rliumboi'liina japonica Hope.
„ flypeata Burm.
Lucanus Cantori Hopc.
„ indinatas M. St. P.
l’salidostomus rcdus M. St. P.
Dorras binervis Motsoh., Ç D. parallelopipcdi valde affi-
nis, aed paido longior et angustior; elongato-subovatua, po-
atice arcuatim attenuatus, punctatua, nigo'; capite creberrime
fortiter punctato, fronte medio bituberculato, tubercidis non
appi'oximafia ; thorace tranaverao, medio nitido, vix jmnctn-
lato, lateraliter fortiter gninctato; elytria thoracis latitudine,
creberrime aubrugoso-punctatis, opacia, sutura fere glabra,
nitida, antice utrinque dujdicis atriis duabusj corpore subtua
nitido, aubtilissime aparaim punctidato, ad lateribus rugoao.
Long. 91/2 !• — thor. 3% 1.
Tenebrionites.
Plesiopbthalmus nigrocyancus M. St. P.
CONÉPHILES.
Gunocepbalum japanura Motsch., elongato-ovatum, sub-
convexum, opacim, aubtilissime tuhercidiferum, nigrum, bre-
viasime fusco-pilifenmi, argillaceo-obtectum; thorace trana-
17
verso, antice semilunato-exciso, postice leviter trisinuato, an-
gulis anticis suiacuto-prodiictis, posticis rectîs, minutis, late-
rihus vaille arcuatis, subexjjlanatis; thorace fere semilunato ■
elytris ad basin thoracis latitudine, subovatis, postice paulo
dilatatis, gibbosis, apice aüenuatis, vix distincte punctato-
striatis, interstitiis tenuissime rugnlosis et subtilîssime irt'egn-
lariter tuberculatis j corpore subtus tuberculose -punctato.
Long. 4Va 1. — lat. thor. 2 I.
Guiiucephaliim coriaceiim M. St. P. Etud. ont. 1857.
Mycopiiiles.
Cis pruiiiosiis Motsch., figura C. rugnlosi, sed capite tJio-
raceque antice magis refiexis, pubescentia breviora, densiora;
subcylindricus, irregulariter punctatus, opacus, pruinoso-pube-
rulus, nîger, ore, palpis antennarumque basi rufotestaceis, p>e-
dibus mfescentibus, jdus mimisve infnscatis; thorace trans-
verso, subtilissime niguloso, cinereo-pruinoso, macnlis symmet-
tricis postice 7 denudatis, subnitidis, tnedio bifioveolato, an-
tice attenuato, carinulato, inargine refiexo, subbilobo, lateri-
bus refiexis, obliquis, medio fere l'ectis; elytris thoracis lati-
tudine, iiTegulariter sparsim punctatisj corpore subtus sub-
sericeo-opaco. Long. 1 — IV3 1- — lat. '/a — % I.
Cis seriaio-pilosiis Motsch., figura C. fiiscipedl Chcvrt-
Mellic, sed quadniplo minor; subcylindricus, irregulanter
rugoso-punctatus, ereeto-setulosus, niger, ore, palpis, anten-
naruiii basi tarsisque rufio-testaceis, pedibus mfescentibus, plus
niinnsve infuscatisj clypeo in c? valde refiexoj thorace trans-
verso, convexo, sparsim punctato, setuloso, medio linea elon-
gata, glabre, nitido, antice in cS producto, refiexo, subbilobo,
postice marginato, lateribus arcuatis, subreflexis, angulis ro-
tundatis; elytris thoracis latitudine et plus duplo longioribus,
punctato- striatis, interstitiis rugoso-punctatis, seriatim erecto-
setosis; corpore subtus opaco. Long. % I. — lat. % 1.
Orophius laminifrons Motsch., figura Or. mandibiilari, sed
paulo minor; cylindricus, glaber, nitidus, niger, palpis, an-
2
18
tennarum basi pedibusque rufo-testaceis ; in (S capite antice
thorace valde exserto, incrassato, subhilobo, producto, mandi-
buUs exsertis, elevato-cuj’vatis ; thorace mhconico, angulis po-
sticis rotundatis-, elgtris thoracis latitudine et duplo longiori-
bits, indwtincto gmnctulatis , fere glabrîs, postice arcuaiim
attenuatis. cî Long. */s 1. — lat. V3 1. — Ç long. ®/4 1. —
lat. 1/4 1.
Enduinydius rufipciiiiis Mo tsch., /ÿitra End. bigullalJ Say,
sed angustior, elgtris immaculatis; elongato-ovatus, subcon-
vexns, nitidus, niger, palpis, elytris, metathorace abdomîneque
rufis; capite thoraceque subtilissime punctatis, hoc fransverso-
quadrangulato, sribconvexo, utrinque longitudinalîtnr impresso,
lateribus lato explanatis, punctatis, fere rectis, antice arcua-
tis, angulis rectis, prominulis ; scutello arcuatim iriangulari,
qlaberrimo , nigroj elgtris thorace paulo lalioribus et triplo
lonqioribus , elongato-ovatis, qmnctatis; corpore subtus subti-
lissime sparsitn pmnctulato et piloso. Long, l^/g 1. — lat. 1 1.
Platydcma niRro-acneiim Motsch., /ÿwra PI. Dvjcani Lap.,
sed antice magis ellgptica, elgtrorum st/iiis profundioribus;
oblongo-ovaia, nitida, punctulata, supra nigro-aenea, subtus
niqra, ore, palpis antennarum basi rufo-testaceis, pedibus in-
fuscatis; capdte fere glabro, antice marginato, postice cornibus
duobus triangularibus armato- thorace transverso, subtilissime
punctulato, lateribus obliquis, vix arcuatis, angulis fere rectis,
anticis distinctis, posticis subacuto-prominulis, elgtris elongato-
ovatis, punctato-striatis, interstitiis subconvexis, fere glahris.
Long. 2V4 L — laL IVs !•
Monomnia? japnnicum Mots ch., statura Mon. nigritae Guér,
sed angustiore, elgtrorum striis distincto punctatis; ovatum,
postice subattenuatum , convexum, nitidum, nigrum; capite
subconvexo, subtiliter punctulato; thorace transverso, convexo,
punctulato, basi bisinuato, utrinque impresso, lateribus sub-
arcuatis, angulis subrectis, anticis subrotundatis, non promi-
nulis; elytris thorace vix latioribus, postice attenuatis, apice
rotundatis, regulariter punctato-striatis, humeris subelevatis.
Long. IVs 1. ~ lat. % 1.
19
D. ANTHOPHILES.
Vésicants.
Meloc proscarabaeus L.
„ violaceiis Marsh.
„ ruarctata M. St. P.
E. XYLOPHAGES.
Lo\gicornes.
Cerostcrna ^rlabripennis Motsch. Etud. ent. 1853.
Callidium nidpciine Motsch., figtira Call. coriacci Payk,
sed paulo niinor, thorace glahriore, elytrls plus minusve rufisj
elongatum, depressum, postice suhattenuatum, nitidum, nigrum
ahdomine elytrisque rufis, haec plus minusve ad suturam ni-
gro-violaceo infuscatis (S?)i capite punctato, antennis corpore
suhlongioribus, leviter longo-pilosis; thorace suhquadratOf sub-
convexO) nitidOf irregularitsr ptinctato, medio punctis duobus
nitidissimis subelevatis, lateribus arcuatis, subpilosisj scutello
subovato, c.oncavo, glaberrimo, nigroÿ elytris thorace latiorî-
bus, fortiter punetatis; corpore subtus fere glahro, pectore
Tugoso- punctato. Long. S'A — 374 1. — lat. humer. V-j^ —
IV4 1.
Purpuricinus japaiius Motsch.
„ spectabilis M. St. P.
Pi'ionus insularis M. St. P.
Variicohnes.
Genyoceru.s adustipennis Motsch., Jlgura Platyp. cylindrici,
»ed glabrior; elongatus, cylindricus, nitidus, fere glaber, rufo-
testaceus, antennis, elytrorum medio, corpore subtus tarsisque
dilutioribus, oculis elytrorumque apice plus minusve nigris;
capite subdilatato, sparsim punctulato, pilis nonnullis distin-
ctis, clypeo marginato, medio sinuato; thorace capite paulo
cengustiore, subtilissime punctato, nitido, elongato, antice sub-
conico, postice angustato, subconstricto, angulis anticis rectis,
20
postins rotimdatis; scutello minuto, vix distincto, triangulan;
ehjtrîs thoracis basi fere latitudine, nitidis, subtilissime pun-
ctato-stnatîs, interstitns planiusculis, glabris, apice rotundatis,
non truncatis. Long. 2^/2 capit. 1.
Stegübiuni paniccnm L.
F. ERNOPHAGES.
Riiynchocephales.
Sitophiliis oryzae L.
Liïus (lîvai'icatns Motsch., figura infiato-attenuata L. (iir-
baU S ch., sed postlce hrevior, elgtris seriatim pitherulis; elon-
gatus, convexus, ruguloso-punctatus, puherulus, postice atte-
nuatus, suhgibhosus; rostro elongato, suharcuato, medio levi-
ter carinulato, antice foveolato; thorace suhconîco, fortiter
scabroso-punctato, latcribus ctnereo-puberuUs; elytris thorace
^atioribus, cinereo-puberulis, punctato-striatîs, interstitns rugu-
losis, altemis subelevatis, dsnudatis; apice in caudam. divari-
cato-prodticto; corpore subtus rugoso-punctato, jmberulo.
Long. 7% 1. — lat. 2 1.
Tyloderes? nebiilosus Motsch., figura Tyl. Megerlel F., sed
paulo convexior, elytris punctato-striatis , non scabrosis, an-
tennarum articula l:o breviore; elongato-ovatus , convexus,
niger, undupie cinereo-viridi-squammus, ftisco-nebtdostis, cor-
pore subtus margantaceo-squamuloso; rostro medio triangu-
lariter ante oculos transversim impresso, antennarum articulo
l:o longitudine oculis non superante; thorace subquadrato, con-
vexe, valde sparsim tuberculato, squammoso, medio linea lon-
gitudinali impresso, Interihus arcuatis; elytris thorace latiori-
bus, ovatis, dorso subconvexis, fortiter ptunctato-striatis, in-
ferstitiis tubiforme subelevatis, densissime squammosis, postice
qibboso-attenuatis, nodo nullo. Long. 4 1. — lat. elytr. post.
174 1-
l’Iiyllobiiis picipcs Motsch., figura riiyll. argcntati, sed tho-
race minore, antennis j)edibusque piceis ; elongato-ovatus, sub-
gibbosus, pilosus, punctatus, niger, viridi-argenteo-squammo-
21
sus, antennarum annulis pedihusque plus nnnusve piceis; ca
pite elongato, punctato, rostro glahro, nigro, impresso, oculis
subprominulis; thorace suhquadmto, crebre-punctato, medio
leviter carinulato, lateribus subarcuatis; ehjtris thorace fere
duplo latioribus, p/rofundo punctato- striatis, interstitüs sub-
elevatis, glabris, undîque viridi-argenteo- squammosis et sub-
testaceo-püosisj femoribus anticis clavatis, vix incrassatis
apice smuatis, dente minuta, mediis et posticis dente valida
armatis; Ç majore, latiore, squammulis paulo opacis. Lonj?.
2 1. — liit. 74 1. — Ç Long. 273 1. — lat. 1 1.
Lepyrus ncbiilusus Mo tse h. Schrenck. lie i se.
Cneurliinus? nodosus Motsch., elongatus, gibbosus, puncta-
tus, niger, densissime undique squamulis subalbis obductus,
oculis minutis, j}rominulis, nignsj capite elongato, depresso,
medio longitndinaler, ante oculos transversim impresso, rostro
supra parallelo, subtus antice dilatato, antennis articula l:o
duobus seqneniibtis conjunctis vix longiorej thorace subqua-
dj'ato, subcylindrico , antice leviter obliquo-angustnto, medio
longitudinaliter imprresso, subinfuscato, utrinque foveolato, an-
gulis rectisj scutello indistinctoj elgtris thwaee fere duplo
longioribus, breviter ovatis, apice attenuatis, inaequalibus, vix
regulariter punctato-striatîs, interstitio tertio postice 1-, quinto
3-, septimo antice 2-nodosis, humeris prominulis. Long. 4Y3 1.
— lat. elytr. post. 2 1. Forsan novum genus.
Cncoi'hlnos vlridiinctallifus Motsch., figura Cn. malarliiti.
Gebl., sed thorace rugoso, elytris grosso -punctato-stnatisÿ
elongatus, convexus, niger, densissime undique smaragdino-
metallico-squammosus, thoracis medio vittaque utrinque sub-
laterali saepe denudatis, nigro-mtidis ; caqnte sparsim pun-
etato, medio longitudinaliter impresso, rostro antice carinu-
lato, ante oculos transvei'sim impresso j thorace subquadrato,
subcylindrico, antice rotundato, valde rugoso, lateribus vix
arcuatis, angulis posticis redis; elytris thorace fere duplo
latioribus, oblongo-ovatis, fortiter qmnetato-striatis, interstitiis
planiusculis, dense squammosis, apice gibboso-attenuatis. Long.
4V2— 5Va 1- — lat- elytr- ^ed. 2— 2 '/-a 1.
Rhyncliites lictuleti F.
22
Apoderus polit us Gebl.
„ eyanopterus Motsch., figtira Apod. longicepi Mé-
nétr. sed elytris cyaneis; dorso depressus, nitidus, glaher,
niger; elytris subquadratis, cyaneis, subtiliter punctato-stria-
tis, dorso transversim irnpressis, ad basin quadn-carinulatisj
capite longissimo, postice conico, constricto, glaberrimo, rostro
elongato, subcylindrico, antice subdilatato, antennis capite ptaulo
brevioribus, modice clavatis, apice acuminatis ; thorace conico,
elytris duplo annustiore, antice convexo, apice constricto. Long.
3V3 1. — lat. elytr. 1 1.
Atellabus punctato-striatus Mot8cli.,/^Mra Atell. cyanel S ch.,
sed quad/niplo minor, elytris regulariterpunctato-striatis', dorso
subdepressus, nitidus, niger, supra subviridi-cyanetisj thorace
subconvexo, antice arcuatim attenuato, sparsim punctato, mé-
dia leviter, postice profundo transversim impresso; elytris
thorace fere duplo latioribus, fortiter suboblique punctato-
striatis, postice subattenuatis, humens prominulis. Long. 1 '/s
1. — lat. humer. % 1.
Brachycéphales.
Crlofcris suhpolila Motsch. Crioc. linpressae sed paulo
angustior, magis nitida, thorace rufo; subparallela, convexa,
nitida, fere polita, rufa; capite, antennis, pectore, abdominis
lateribus pedibusque nigris; capite triangulari, antennis tho-
racis basi supterantibus, vix clavatis, articulis 5 — 11 elonga-
tis, non perfoliatis; thorace subclongato, convexo, glabro, po-
stice coarctato, basi leviter transversim carinulato, angulis
posticis dilata, tis, subacutis; scutello triangulari, ajnce rotun-
dato, opaco, fusco- elytris thorace plus duplo longioribus, an-
tice transversim irnpressis, subtiliter punctato- striatis, striis
postice obliteratis, interstitiis planis, glaberrimis; corpore sub-
tus nitido, impunctato, lateraliter subfusco, puberulo; cJ
nor, striis dorsalibus antice grosso-punctatis. Long. 3 — 4 1.
— lat. hunier, l'/s — 1% 1-
Fidia atra Motsch., subelongata, convexa, punctatissima,
brevissime cinereo-pilosella, nigra, antennis tarsisque nigro-
piceis; fronte creberrime punctato, opaco, inter oculos depla-
23
nato, utrinque carinnla longHudinaU nitida siibelevato; an-
tennis tenuîssimis, coi-poris fere longitudine, oculis niinutis,
prominulis; thorace fere quadrato, cylmdrico, creherrinie pun-
ctato, opaco; scuteîlo ohhngo, postice tnincato; elytris thorace
duplo lationhus, elongato quadrangulatîs , postice gihbosis,
subnitidis, dense fortiter punctato-striatis, interstitiis mediis
subconvexis; corpore subtus in-egulariter punctato. Long.
2V2 1. — lat. IV4 1.
Heteraspis japana M. St. P.
Chrysoflius (Jaschkcvitchii Motsch., figura Clirys. aurati, sed
duplo minor; aurato-purpureus, elytromm sutura lateribus-
que, thorace capiteque aureo-viridis, coipore subtus femorihis-
que coeruleo-viridis, ore, antennis basi infuscatis, oculis, ti-
hiis tarsisque nigris; corpore subtns sparsini fortiter punctato^
punctis elqtrorwn fere in striis dispositis; fronte medio ini-
pressoj thorace transverso, antice paulo angustato, lateribus
leviter arcuatis, angulis posticis rectisj scuteîlo tnangularij
elytris thorace latioribus, antice transverso-suhinipressis, late-
ribus niarqinatis, stibrefiexis, hunieris productis j corpore sub-
tus sjiarsini grosso -qmnctato. Long. 2^/4 I. lat. hunier.
IV2 1-
Je me fais un plaisir de dédier la plus jolie pièce
de l'envoi à la dame qui l’a découverte.
Kudustonia atripcs Motsch., figura !\i. fulvipcdi m., sed
juiulo major, pedihus mgro-piceis ^ brevis, convexa, nitida,
punctata, supra nigro-viridis, metallica, subtus nigra, ore an-
tennammque basi rufo-testaceisj thorace transverso, spai sim
punctato', elytris thorace lationbus, utnnque antice transver-
sim inipressis, fortiter punctato-striatis, striis obliquis, antice
concavo-arcuatis. Long. l*/2 *ls !•
Kudustuina l'iilvipes Motsch. Schrcnck. Rcise.
riifotestacea Motsch. Schrcnck. Reise.
Apterosonia angusticollis Motsch., figura suhglobosa Welal.
hniiuarrhae iiictallicac F., sed mtnor, thorace angustioi'C cum
elytris qrosso-punctato j oblongo-subglobosa, nitida, punctata,
supra purpureo-cuprea, subtus nigra, antennarum basi subtus
24
rufescens, articuUs elongatis, 4 — 6 subbrevîoribus, 2:do latitu-
dine vix longiore, 5:o breviore, 3:o longitudine primo fere ae-
quali, ll:o pauh longiore, ovato-acnminato, palp. max. ar.
ticulo ultimo penultimo angustiore sed non brevioi-e, subovato,
apice truncato; capite transverso, glahro, antice arcuatim im-
presso, medio linea abbreviata in fronte prolongata, oculis ob-
longis; thorace transverso, sparsini grosso-punctato, medio
convexo, postice subcordato, antice oblique angustato, angidis
rectis, anticis ajnce obtusis, lateribus incrassatis,- qjostice sub-
impressis; scutello triangukm, convexo, glabro, nigro; elgtris
ovato-globosis, sparsim grosso -punctatis, punctis nonnullis
dorso lateraliterque subseriatim dispositis, interstitiis duobus
tel tribus subelevatis fonnantibus, antice subattenuatis, hu-
meris obliterafis, utrinque impressis; alis nullis; corpore sub-
tus glabro; prostemo deplanato, transversim rugato, postice
triancjulariter dilatato, tmncato; mesostemo antice valde mar-
ginato, margine medio impresso; tarsis subtus dense cinereo-
spongiosis, kis articula 2:do angustato. Long. 3'/^ 1. — lat.
elytr. post. 2V5 1.
Genre nouveau des Timarchaeines qui doit prendre
place à côté des Tmarchoptera.
Chrysoiuurpha qiiadrangulata Motscli. Schrenck. Reise.
var. elgtris viridi-coeruleis.
Gallerucida bifaisciata Mots ch., figura Linae lapponieae, sed
major, convexior, thorace ut in Adimoniae, antennis antice
serratis; quadrangulata, convexa, qmnctafa, nitida, medio pa-
rallela, postice gibbosa, nigra, elgtroruni humeris, macula an-
tica fasciisque duabus arcuatis postice, ad suturam intei'm-
ptis, testaceis; capite minuto, subopaco, medio leviter carinu-
lato, fronte impresso, binodoso, nodis nitidissimis, antennis
dimidio corporis paulo longioribus, versus apicem deplanatis,
dilafatis, articidis l:o clavato, 2:do brevissimo, 3:o paulo lon-
giore, 4:o duobus praecedentibus conjunctis paulo longiore, 5:o
quarto subaequale, 6 — 10 quinto p)aulo brevioribus, infer se
aequalibus, set'ralis, ll:o longitudine l:o, oblongo, apice obli-
que tmmcaio; palp. max. articula 3:o claviforme dilatato^
25
4:o mmuHssimo, cmiico; thorace capite latiore, valde trans-
verso, vix convexo, sparsim grosso-pnnctato, postice paulo,
antice magis angustato, angulis anticis tubercuUfero-productis,
posticis rectîs, lateribus marginatis, explanatis, refiexis; scu-
tello triangulari, subconvexo, glahro; elytris thorace latiorï-
bus, undulato-grosso-punctato-stnatis, striis antice arcuatis,
interstîtiis planiusculis subtiliter punctulatis, apice cum pun-
ctis striarum. permixtis; corpore subtus convexo, subopaco,
sparsim fusco-piloso. Long. 4% 1. — lat. 2 1.
Genre nouveau de Gallerucides qui réunit la forme
du corps des Podontia avec un corselet des Adimonia.
Gallcruca? piinctalo-striata Motscli., elongata, dorso sub-
deplanata, nitida, punctata, nigra, thorace elytmsque sangui-
neis; capite subtriangulari , subconvexo, vix nitido, fronte
medio leviter binodoso, nodis nitîdis, antennis dimîdio coipo-
ris longitudine aequalibus, articulis elongatis, subconicis; tho-
race subquadrato, antice oblique angustato, nitido, sparsim
punctato, medio antice transversim laie imqjresso, bifoveolato,
postice trifoveolato, foveolis lateralibus in sulco productis,
angulis obtusîs; scvtello subquadrato, nigro; elytris thorace
latioribus, elongatis, fere parallelis, fortiter punctato- striati s,
inferstitiis carinato-elevatis; corpore subtus glabro, abdomine
attenuato. Long. 2'/^ 1. — lat. elytr. post. 1 1.
Aselasa niBrlccps Motsch., figura Agel. halensi L., sed
capite antice metathoraeeque nigns; oblonga, medio subparal-
lela, nitida, punctata, testacea, fronte elytrisque laete viridi-
bus, meso et methathorace, scutello, capite antice, oculis, an-
tennis, geniculis tarsisque nigris; thorace valde transverso,
sparsim punctato, medio transversim, profundo inpresso; ely-
tris thorace latiorihus, crebre irregulariter punctatis. Long.
2 Va 1. - lat. l'/a 1.
J'ai séparé cette espèce et l' Ag. halensis L. des
Agelastica, à cause de leur corps plus déprimé, leur
corselet impressionné au milieu, leurs crochets, aux
tarses simplement élargis, non dentés à la base.
26
Raphidnpalpa femoralis Motsch.
A^clastica alni L. var. cacrulea Motsch.
Calomicrus? flavivcniris Motsch. figura Agel. aliii sed di-
midio angustior, abdomine fiavo; elongato-ovatus , subcon-
vexus, nitidus, pimctatus, supra coeruleus, subtus niger, ab-
domine laete fiavo •, capite glabro, inter oculos pi'ofnndo trans-
versim impresso, bituberculato, tuberculis triangulanbus, vix
convexis, nitidis, antice longitudinaliter carinuluto-, thorace
capite vix latiore, transverso, subtilissime jmnctulato, fiere
glabro, marginato, angulis paido distinctis, latenbus subar-
cuatis, antice modice angnstatis; scutello nigro-, elgtris thorace
latioribus et qiiadruplo longioribus, subovatis, dense h'regula-
riter gmnctatis, humcris elevatis, intus impressisj corpore sub-
tus nitido, vix rugulmo-punctato. Long. 273 1. — hit. l'/g 1.
Cnctodes niftro-bilineatiis Motsch., figura Calumicr. biliiicati
Motsch., sed thorace angustiore, antennis longioribus, elgtris
subtilius punctatis, unguiculis basi simplicibus; oblongo-ovatus,
subconvexus, nitidus, subtiliter punctulatus, rufio-testaceus,
oculis, antennarum articulis 5 — 7 elgtrorumque lineola media
postice abbreviata, nigris. Long. V/^ 1. — lat. % !•
Lipriis piinctato-striatus Motsch., Luper. niflpedi F.,
sed paulo minor, antennis pedibusque nigris, elgtris punctato-
strîatis, thoracis angulis posticis distincto rectis; elongato-
subovatns , subconveayus, nitidus, niger, antennanim tuberculis
frontalibus, clgjjeus, margine palpisque fiusco-testaceis; capite
triangulari, subglabro, inter oculos transversim imjjresso, in-
ter antennas longitudinaliter biearinulato, oculis rotundatis,
subprominulis, antennarum articula 3:o sequentibus longitu-
dinem aequali, 2:do duplo brevion', thorace capitis latitudine,
fere quadrato, postice subcordato, marginato, nitido, glaber-
rimo, ad basin profundo transversim impresso, utrinque pun-
ctis nonnullis instructis; scutello postice attennato-rotundato ;
elgtris thorace latioribus et plus tripla longioribus, antice pa-
rallelis, postice arcuatim-attenuatis, apice rotundatis; corpore
subtus nitido, indistincto-punctulato, sparsim subpiloso, abdo-
mine medio subinfuscato. Long. 1% — 2 1. — lat. — % 1.
27
Ce nouveau genre constitue un passage des Or-
sodacna aux Lupenis, niais se distingue des unes et
des autres par ses élytres striées par des points im-
primés.
Arthrotus niser M. St. P.
Crepidodera obseurilarsis Motsch. Cat. ins. Amm., figura
Crepid. iiiipressac 111., sed major, elytris laeviorilus, antenna-
rum apice tarsisque infuscati»', rufo-testacea, nitida, tJiorace
transverso, glabro, posüce lato impresso, angnlis stilrectis;
elytris ovatis, subtiliter seriatim punctulatis. Long. 2^/^ 1. —
lat. 1 1.
Oedinnycliis? plagiodcroides Motsch. figura Plagiod. arnio-
raciae sed femoribus posticis incrassatis, antennis longiusculis,
elytris glabrioribus; ovato-subrotundata, subconvexa, nitida,
nigra, elytris coeruleis, antennarum basi, tibiis tarsisque plus
minusve testaceis; antennis fere corporis longitudine, ariiculis
4—11 primo aequalibus, elongatis, 3:o fere dimidio brevior,
2:do brevissimoj thorace transverso, subglabro, angulis anticis
subproductis, posticis rectis, laterihus arcuatis, subrefiexis, an-
tice paulo angustatis; scutello triangulan, glabro, nigro; ely-
tris thorace latioribus, ovatis, marginatis, subsericeo-nitidis,
subtilissime punctulatis. Long. 1% 1. — lat. l'/s 1.
Argopus iiigrltarsis Fiscli.
Deloyala difloriiiis Motsch., figura tantum Del. ainabili
Dej., sed paulo major, elytris dorso interrupto punctato-
striatis; rotundata, explanata, nitidissima, testacea, dorso ma-
cula crucififrrmi dilatata, rufescente-variegata vel nigra
lateribus diaphano-punctatzs ^ scutello testaceoj elytrorum su-
tura, jjost scutello, subacute elevato. Long. 2% 3 1. — lat.
27,-2 ‘A 1.
Platycepiules.
Epilachna 28-niaculata Motsch.
Coccinella Sedakovii Mulst.
Harinonia impustulata L.
28
LÉPIDOPTÈRES.
DIURNES.
Rhopalocères.
Papilio Prutcnor F.
„ Alcinuiis Klug.
„ Saperdon L.
„ Mackii Ménétr.
„ Machaon L.
Leucophasia aiiiiirensis Ménétr.
Picris cralaegi L.
„ Mclete Ménétr.
„ brassicac L. et var. criicivora Boisd.
„ rapae L.
„ Agiaupc Motsch., figura et color subtns tantum
P. napi, sed alis anticis supra: in (j' alhis, maculis vel pun-
ctis nigris antice nulUs, in Ç lateraliter maculis magnis, sub-
quadratis, nigris tribus, postico, ut in Fier. Melete, cum basi
lato conjuncto, nervis omnibus nigrescentihus' subtus: in Ç
maculis nigris quadratis modice distinctis, antica marginali
obliterata; alis posticis supra: in cj albis, nervis vie nigres-
centibus, in Ç albis, nervis nigrescentibus, anfico ad margi-
nem maculatim dilatatoj subtus: subtestaceis, lato subviridi-
nigrescentibus; antennis nigris, annulis apieeque subalbis.
Exp. al. J 20 1. — V 22 1.
Argyiiiiis Dapliiiis? Gram.
„ Adippe L.
Gr<apta Anf?clica Gram.
Pyrainis Calliiiioc Htlbn.
Vanessa glaiiconia Motsch., Van. polyclilorae et clia-
roniac, sed color supra nigro-subfuscus, subtus fuscus nigro-
variegaUis, alis anticis supra: maculis anticis duabus albidls
sublateralibus, ocelliformibus, postice tribus coeruleisj alis po-
sticis supra: fascia obliqua, sublaterali, catemdata, antice
postieeque abbreviata, coerulea, ocellis medio unipunctatis ;
29
alis aniicis subtus: macuUs anticis diiabus albis, alîs postids
subtus: medio puncto minutissimo albo. Exp. al. 21 1.
Neptis Aferis Esp,
LiincnÜis Sydyi Kindm. var. Japonica.
Lasiitmmaia Gasclikevitscliii Ménétr.
Salyrus marginalis Motsch., fuscus, alis anticis latsrali-
ter lato subtestaceis, utrinque vitta, vix arcuata subalbida;
alis posticis supra: fuscis, lateraliter vix dilutioribus, subtus:
lineis subarcuatis longitudinaliter 2 undulaque sinuata circa
ocellis, nigrofuscîs, margine lineis undulatis duabus ocellisque
lateralis 5 cinereo-testaceis, hoc medio nigris, albopunctatis,
trihis mediis minutis. Exp. al. 19 Va 1.
Satyrus Pliaeilro L.
„ bipunctutus Mo t s cil., S. Pliaedri sed paulo
major, alis posticis stthtus: fascia undulata, subalba, qmnctis
nigris postice diiobus.
Cocnonymplia Ocdipus F.
Mycalesis SiroU Hewits.
Ypbtinia Baldiis? Don.
Lycaeiia Erebus Esp.
„ Ladon Cram.
„ Cyllarus F.
„ llellutia Ménétr.
„ Argia Ménétr.
Clirysopliancs Phlaeas L.
Pyrgiis Tetliys Ménétr.
Colias Sericuc Fisch.
„ poliographus Motsch., figura tantum Col. Ilejall,
sed alis anticis supra: apice magis elongatis, magis rotunda-
tis, macula laterali intus distincte angulata, sidjfus: maculis
lateralibus obliteratis, postice soluin duabus utrinque distin-
ctis; alis posticis: immaculatis, medio puncto argenteo uno.
Exp. al. 18 1.
Terlas Hecabc L.
Danois Tytia Gray.
Argynnis sagana Doubld.
30
. . ijaponica Ménétr.
Arffynnis f r, no
(var. laodicae rallt'
„ Paphia L.
Heterocères.
Chelonomorpha Motsch. n. g. Cyclimonide de la
forme de nos Chelonia, mais avec les antennes filifor-
mes, plus longues que la moitié du corps et les jam-
bes antérieures non renflées, comme c'est le cas chez
les Leucosemia, qui lui ressemblent beaucoup. Extré-
mité des antennes faiblement grossie et plus atténuée
vers le bout. Palpes velues et terminées par un article
nu, cylindrique, arrondi antérieurement. .ïambes posté-
rieures seulement avec deux épines au milieu; cro-
chets forts, peu arqués. Ailes antérieures allongé- trian-
gulaires, un peu arquées latéralement, les postérieures
arrondies. Couleurs éclatantes, veloutées des Chelonia.
Chelonomorpha Japana Motsch., figura et color Chcl. villi-
cae L., sed paulo major, nigra, alhido-silaceo-maculata; alis
anticis mpra et subtus maculis magnis sex (1, 2, 3) margi-
neque minutis plurimis subalbidis; alis posticis ochraceis lato
nigro-marginatis, supra et subtus: lateraliter maculis sub-
albidis 2 — G, in medio maculis nigris, rotundatis 3; corpore
nigro, humeris subalbidis, abdomine ochraceo, nigro-annulato,
subtus nigro-maculato. Exp. al. 24 '/a 1.
Euscniia Stratonicc Cram.
Ilalthia Eurypile Ménétr.
„ Eiiryincdc Motsch., figura II. Eurypile, sed color
niger, aïbo-maculatus, corpore nigro, testaceo annulato; alis
anticis: maculis albis quinque, posticis: tribus, laterali sinuata;
antennis, capite thoracisque medio nigerrimîs. Exp. al. 17'/2 1.
Très voisine de l’Eurypile, mais un peu plus
grande, avec la couleur prédominante noire et les
taches blanches plus limitées, plus arrondies, la petite
31
sur le bord des ailes antérieures manque, la marge
blanche latérale n’y est représentée qufe par une tache
antérieure oblongue, de môme que cela a lieu sur les
ailes inférieures. Le corps est d’un brun noirâtre
comme les pattes et seulement les côtés du corselet
et les anneaux de l’abdomen recouverts de squamules
jaunes.
Aclierontin Styx Westw.
Snicrinthus Spcrcliius Méiiétr.
Syntoniis (lielcbns F.
Nocturnes.
Callijïcra rosca? Esp.
Arclia serialopiinclata Mo ah., figura Arct. Acrae, sedtota
dilute ochracea, ahdoiuine, fiemorihiis, almque ant. medio sub-
tus ruhris; alis anticis séria obliqua latcraliter nigro-punctata,
subtus striqa media, séria punctoruvi obliqua et puncto sub-
marginali antice nigris; alis post. vel imniaculatis, vel ma-
culis rotundatis minutis tribus mgns 1, 2j fronte, oculis, an-
tennis, abdominis yunctis dorsalibus séria, tibiis tarsisque nig-
ris. Exp. al. 16 1.
Arrlia [lunctij^cra Motscli., figura et color Arcl. Atrcae C,
sed brevior, fienwribus anticis supra ahdonnnisque annulis
nibris, tibiis allas, tarsis nigro-fuscis, alis niveis, punctis ni-
gris, similiter Arcl. Acrcac, dispersis. Exp. al. 16 1.
Je l’aurai prise pour la femelle de la précédente,
si les antennes n’étaient pas pcctinées et les petites
taches noires sur les ailes disposées d’une manière
plus analogue à celles de la seriato-punctata.
Dionycliopiis niveiis Ménétr.
Liparis dispar L., var. japonka Mot s ch.
Cette variété, si ce n’est pas une espèce diffé-
rente, est toujours plus grande que nos exemplaires
d’Europe, avec les ondulations brunâtres presqu’entiè-
rement effacées chez le cî.
32
Orro'iA punclatclla Motsch., figura Ors. pudibundae, sed
quadrupla minor, alia post. magis angustatis; dilate cinereo-
testacea, tarsis suhfusco annulatis, alis anticis apice rotun-
datie, transversim fusco-punctulatis, punctis mmutissimis.
Exp. al. IOV2 1.
Oduncstis potatoria L.
Clisiucanipa iicustria L.
„ tcstacca Motsch., figura Clis. neustriae, sed
minor, dilutior, alis anticis apice longiorihus, angulis ma-
gis prominulis, margine jjostico vix arcuatis, Exp. al. 10 1.
Calpc tlialieiri Ilorkb.
Calpe? varicsata Motsch., alis media suhalhidis," supra:
versus margines arcuatim fusco-undulatis, anticis hasi fusco-
maculatis, post. suhalhidis' suhtus: fascia arcuata pvnctisque
minutissimis lateraliter nigris, anticis apice lata infuscato,
suhalho-undulato, posticis infra fasciam linea undulata ma-
culaque media nigris; tarsis posticis annulis antennisque fus-
cis. Exp. al. 15 1.
Acronycta rumicis L.
Graphupliura C nisrani L.
Agrotis cxclamatiunis L.
„ ciniiuinoniea Motsch., figura et color Agr. foedac
Lcd., sed maculis reniform. latiorihus, alis posticis media
puncta fusco; corpore dilate rufescente-cinereo, Exp. al. 16 1.
Mamcstra suasa S. V.
Un exemplaire du Japon présente une teinte gé-
néralement plus noirâtre que les nôtres, ce qui fait
ressortir très fortement les taches réniformes blanches.
Dichonia bipunctata Motsch., cincrea, lato fusco -varie-
gata; alis anticis supra fascia latissima, media sinnata, nigro-
fusca, lateraliter undulis tribus fusco- suhrufescentihvs, puncta
majori et séria punctis minutissimis ad marginem nigris, sub-
tus simpliciter infuscatis, margine angustissime lunulato et
punctis minutissimis sérié nigi'is; alis posticis sihpra versus
marginem infuscatis apice alhescente-suhlunulatis, suhtus cine-
reis, postice arcuatim subinfuscatis et suhalho-maculatis, mar-
33
gine angustissime nigro-undulafis et vimutissime seriatim
punctatis. Exp. al. 15 I.
Le point rond et noir de chaque côté des ailes
supérieures, un peu avant la marge latérale, est ci foncé
qu’il se présente comme si l’aile était percée; sur les
ailes inférieures cette tache noire n’existe pas.
CloAnIha perspirillaris L.
Scgctia? blundulata Motsch., figura Ccrast. safelllcae, sed
maior, rufo-ochracea, alis anticis supra: longitudînaliter fusco-
hifasciatis, fascüs undulafis, angustissimis, una versais basin,
altéra postice sinuata, ptone mediam, mgro-fuscîs, margine se-
riatim nigro-punctato , maculis reniformîhus vix distinctis,
subtus: fascia oblùpia punctisque minutissimis, ad marginem
fuscis; alis posticis supra: in medio infuscatis, qmnctis mar-
ginalibus plus minusve obliteratis, nigris, subtus: fascia obliqua
antice subarcuata punctisque niarginalibus nigris; antennis
subalbidis, tarsis paulo infuscatis. Exp. al. 21 1.
Caiailrina variolosa Motsch., figura Car. ciibiciilari , sed
valdB maior, maculis nigris, in medio maioribus, maculis re-
niform. distinctioribus; subalbo-cinerea, alis anticis supra:
angulatim nigro-maculatis, in medio mactdis duabus reniform.
fasciaque dentata, bisinuaia, laterali, stibalbidis, subtus: infu-
scatis, margine lato cinereo, apice nigro, undulato; alis posti-
cis supra: apice subinfuscatis, margine cinereo -undulatis,
eubtus: in medio puncto fasciaque arcuata, postice vix di-
stincta, f uscis. Exp. al. 15 1.
Caradriiia iiiiiuaculata Motsch., figura Car. cubiculari, sed
alis anticis supra: immaculatis, cinereis, lateraliter fascia lata,
sinuata, paido obscuriori, subtus: in medio puncto minutissimo
‘nigro; alis posticis subalbidis, apice infuscatis, suhtus: in
rnedio puncto subelongato nigro. Exp. al. 13 1.
Calyniiiia (riliiieala Motsch., figura Cal. trapczinae, sed
cinerea, alis anticis apice magis rotundatis, fascia medio con-
colora, solum lineis tribus nigris marginatis; alis anticis su-
pra leviter subalbo-tessellatis, versus basin lateraliter puncto
‘Uiinuto, tum linea obliqua, postice subarcuata, altéra postica
3
34
in medio abbreviata et angnlata, tertia antice versus laten-
bus cum secundam angulatim fere conjuncta senaque ptmcto-
rum ad marginem nîgns, subtus: ad basin subalbidis, qnincto
medio vix distincto; alis posticis dilute cinereis, ad apicem
infuscatis, subtus qnincto medio sublunato, fusco. Exp. al. 10 1.
Cüsmla cinerascens Motsch., Plast. retusac, sed alis
anticis apice subrectis, non sinuatis, cinereis, linea fnsea sub-
basali vix distincta, sinuata, lineis mediis subparallelis, antice
paulo arcuatis, interiori medio angulata, maculis reniform.
lineaque marginali indistinclis ; subtus: dilute cinereis, medio
leviter infuscatis, lateraliter fasciis arcuatis duabus cinereis;
alis posticis: basi subalbidis, subtus: puncto medio fasciisque
duabus subundulatis lateraliter cinereis; corpore, antennis pe-
dibusque subalbidis. Exp. al. 12 1.
Opurina? castaiieo-fasciata M-otsch., fgura Op. croceagi, sed
alis anticis apice paulo obtusioribus, supra: rufo-cinereis, an-
tice sublateraliter macula magna, sinuata, lineisque undulatis
duabus mediis castaneis, haec medio convexo-arcuatis, dehiscen-
tibus, macuUs reniform. obliteratis, ad marginem antice punctis
oblongis, minutis, quatuor, subedbidis, subtils: cinereis, rufe-
scente-rnarginatis, medio infuscatis; alis posticis basi subalbi-
dis, postice infuscatis, subnifo marginatis, subtus: dilute ci-
nereis, antice rufescentibus, fasciis tribus arcuatis, undulatis,
cinereis; antennis corporeque rufo-cinereis. Exp. al. 1.5 1.
Scopciusuma satellitia L.
Cucullia umbratica? L.
Plusia aurirera Hbn.
Erebus rctorta Cram.
Zethes? niusculus Ménétr.
Je ne crois pas que ce soit une Noctuide, et il
faudra le mettre dans les Géomètres, probablement à
côté du genre suivant qui n’a pas des ocelles derrière
les yeux.
Zetlienia Motsch. n. g. Geometride à antennes
sétacées, très finement ciliées chez le mâle, non pec-
tinées. Palpes un peu avancés, pubescents, à dernier
article distinct, presque cylindrique et un peu tronqué
à l’extrémité. Abdomen assez étroit, un peu conique
vers l’éxtrémité, simplement pubescent, sans touffe api-
cale. Ailes antérieures triangulaires avec leur ôxtré-
mité tronqué carrément vers le bord du devant, ce
qui forme un angle saillant sur le milieu du côté la-
téral et un autre, postérieurement. Ailes inférieures
arquées ét dentelées postérieurcmeni, et garnies d’une
frange concolore assez épaisse. Jambes antérieures
simples, les postérieures avec deux épines au milieu.
Zetlienia rufesrentAria Motsch., figura Croral. clinguariae,
sed tinicolore-rufescente et alis anticis lateraliter lato-inmca-
tis, non denfafo-sinuatis ; stqn'a: niedio fascia angustata, ar-
cuata, ad alis posf. continuata, snhfusca, lateraliter sena
ohliqna gmnetorvm, minutissimum nigris, subtus versus hasm
alhescentihus, fascia et pnnctis vix distinctis; alis posticis
supra: ante mediam fascia arcuata, ulterius punctis minutis
nigris subarcuatim dispositiSf subtus: alhescentihus f fascia et
punctis ut supira. Exp. al. IG I.
Geometrina Motsch. n. g. Forme à ailes posté-
rieures anguleuses comme chez les Tinandra, mais les
antennes au lieu d’étre pectinées chez le mâle, y sont
courtement en scie, avec trois cils sur léxtrémité de
chaque dent. Yeux grands, assez saillants. Palpes
avancés, squamuleux, à dernier article cylindrique et
arrondi à l’éxtrémité. Front simple, non renflé. Toutes
les jambes simples, sans épines médianes. Abdomen
étroit, presque cylindrique, terminé par deux valves
l’oiiiformes longuement poilues, reunies dessus et lais-
sant en dessous une grande ouverture oblongue. Ailes
supérieures allongé-triangulaires, avec l’angle antérieur
36
assez saillant, les inlericures fortement avancées en
angle au milieu du bord postérieur.
Geomctrina viridcsccntaria Motsch., figura etjiolorZGmmt’
trae smarafçdariae, sed ails posticis apîce angulatim productis,
antennis serratis, alarum fascia arcuata, diluta, supra solum
una vix distincta, subtus nuUa. Exp. al. lO'/a !•
Cabcra sylvestraria L.
„ exantlicniaria W. V.
Cabcra piidicaria Motsch., figura et color Cab. pusariae,
sed ails anticîs angustiorihus, laterihus ohliguîs, vix arcuatis^
angidis anticîs suhacutis, prominuUs; alarum fasciis magis
undulatis, alîs posticis apîce subangulafo-truncatis. Exp.
al. 11 1.
Cabcra unduliferaria Motsch. Cab. pusariae, sed di-
late fusco-testacea, suhalbo arcuatim undulata; ails anticîs
supra: arcuatim tnangularis, ad basin 4, lateraliter 2 fa-
sciis angustis subalbidis, undulatis, prima laterali medio an-
gulatim sinuata, in alîs jjosticîs continuata, subtus stthfuscis,
undulis basalibus indistinctis, fascia media et ultima laterali,
integiis; alis posticis apîce rotundatis , subaTbido 4 undulato-
fasciatis, fascia 3:a medio angulatim sinuata, subtus: fasciis
basalibus subconfluentibus, fascia sinuata valde distincta, di-
latata, ultima angustata. Exp. al. 11 '/a b
Cidaria umbrosaria Motsch., figura Cid. plcariae, sed ma-
gîs fusco-varîegata; alis anticis supra: fuscescentilms, versus
basin fasciis undulatis, parallclis subalbidis duabus, lateraliter
fascia interna undulata, medio acutissîme angulata, altéra
interrupta, sagittifomne dentata, tertiaque lateraliter, valde
sinuata, albidis, nigro adumbratis, macula subapîcali nigro-
fusca; subhts: dilute cinereis, puncto medio oblongo nigro,
fasciis duabus undulatis subalbidis, lateraliter distinctis, apixe
macula sinuata infuscata; alis posticis subalbidis, supra et
subtus apice infuscatis, suhalbo -undulcUo-bifasciatis, medio
strîga vel puncto brevissimo fusco. Exp. al. 12 '4 1.
Nclanippe iluctuaria Fr.
Larentia dubiaria? L.
37
Lareotia certarla Fr.
Ennomos ^randinarla Motsch., figiira Ean. prunarlao, sed
maîor, alîs posticis apice imdulatim excîsis; dilute teatacea,
supra: tennissime fusco-strîgulata, maculîs maiorihus medio
nulUs, suhfus: immaculata. Exp. al. 22 1.
Buarniia GaschkevKchii Motsch. figura Zcrcn. ^rossulariac,
sed antennîs in iS pectinatis, corpore cinereo, alis anticis al-
hîdis, nigro-maculatis, maculis magnis in fasciarn dispositis;
alis posticis nigro-maculatis, antice albidis, apice lato ochraceo-
testaceis; suhtus ut supra. Exp. al. 18 '/^ 1.
J’ai dédiô cotte belle espèce, qui au premier abord
rappelle notre Zerm. grossularia, à Madame Gaschke-
vitch, qui l’a découverte.
Ilibernia obliqiiaiia Motsch., figura Hib. defollariae, sed
alis anticis hreviorihus, linea obliqua subfusca non sinuata,
in alis post. non continnata, hoc apice linea transversa fere
recta; alis medio utrinque puncto subfusco; antennis (S v aide
pectinatis ut in gen. Fidonia. Exj). al. 14V3 1.
Fidonia atoiuaria? L., var. japoiiica, alis anticis longio-
ribus.
Pyralls circularis Motsch., figura et color Pyr. prunali,
sed alis anticis supra: fasciis angustissimis, subarcuatis, di-
lutis, fascia interiori in alis posticis continuata, subtus: fa-
scia laterali solum distincta; alis posticis supra: etiam fasciis
angustissimis, subarcuatis, dilutis, duabus, exteriori versus me-
diam alis anticis incurvo, subtus: siibalbidis, fasciis subfusco-
marginatis, vix distinctis. Exp. al. 10 1.
Ennychia oclomacularis F.
Butys saïubucalis H.
„ silaclalls W. V.
„ verlifalis? H.
„ î qiiadriniacnlalis Motsch., affinis Bot. sambucali, sed
color dilutioi-e-testaceus, maculis quatuor magnis translucidis,
valde distinctis, alis magis elongatis, anticis supra: versus
basin subfisco vanegatis, pone mediam macula translucida,
fusco-marginata, extexiori sinuata; subtus: maculis transluci-
38
dis ut supra, sed minus determinatis; alis posticis medio etiam
macula sinuata, translucida, fusco-marginata, supra et subtus
valde distincta. Exp. al. O’/z !•
Nomis Motsch. n. g. Pyralide à corps allongé, à
éxtrérnité abdominale longuement velue chez le mâle.
Ailes allongées, ovalaires, très obliquement tronquées
vers l’angle antérieur, avec une luissance soyeuse. An-
tennes sétacées dans les deux sexes. Palpes 4, les
labiaux avancés, leur dernier article long et conique,
le pénultième élargi, applati et velu, les maxillaires
courts, élargis. Jambes antérieures très courtes, ap-
pendiculées à leur base, les intermédiaires allongées
et simples, les postérieures avec deux épines au milieu,
crochets doubles, très petits et cachés dans le tarse.
Komis nihopcdalis Motsch., color silaceus et statura Bot.
silacei, sed alis angustioribus, anticis supra et subtus: testa-
ceo, plus minusve infuscato-tessellatis, puncto medio senaque
arcuata q^unctorum pone mediam subfuscis, punctis minutis-
simis nigris ad marginem laterali; alis posticis supra et sub-
tus: apice infuscatis, fascia angustissima, subcrenulata, fusca
pone mediam et punctis minutissimis nigris ad marginem ut
in alis anticis; pedihus albissimis, femoribus siddus plus mi-
nusve infuscatis. Exp. al. cî 1072 1. — Ç 13 1.
Komis tessellalis Motsch., figura K. albopedali, sed alis
multo cinereo-tessellatis, medio solum lato - subalbido, fasciis
arcuatis pone mediam, omnes cremdatis; corpore cinereo-fusco,
antennis pedibusque dilntioribus. Exp. al. (J 12 1.
Crambus liitellus W. V.
„ porcelaiielliis Motsch., figura Cr. iiemorclli, sed
alis longioribus, color argenteo-albidus; alis anticis suqwa:
versus mediam punctis nonnnllis, in seriam obliquam disqmsitis,
nigris; alis posticis subtus et supra antice cinereis, postice
albidis; palpis mediocris fronteque argenteo-albidis, Exp.
al. 9 1.
Galleria colonella? L.
39
Tinaclinia (Adcla) rasciclla Motscli., figura et color Ad.
Degercllac, sed minor, fascia aurana alarum angustîora, an-
tennis antice alhîdis, Exp. al. 5 1.
Di ognoses
d’insectes nouveaux des rives dn fl. Âmur
et de la Daonrie méridionale
pnr
V. de Motschnlsky.
Au commenceiuent de cette année, j’ai énuméré
dans le Bulletin des Naturalistes de Moscou les insec-
tes qui jusque là avaient été rapportés du fl. Aimir.
Une partie était déjà connue, l'autre se trouve décrite
dans mes «Insectes de Sibérie« 1842 et dans le voyage
de M. L. Schrcnck, paru récemment, une troisième
enfin devait être publiée ilans le Bulletin de 31oscou.
Des circonstances imprévues m’ont empêché jusqu à-
present de réaliser cette dernière lâche et mon dé-
part pour l’étranger m’obligent de donner ici les dia-
gnoses de plusieures de ces espèces encore inédites.
Dcmelrias aiuiirensis Motsch., figura et color Druni. long!-
®cp., sed jmulo minor, tarsomivi articnlo 4:o fortiter biloho,
unguiculis hreviter denttculahsj angustatus, fere parallelus,
rufo-testaceus, capite elytrommgue sutura nignsÿ thorace elon
gato, angulis posticis ohliquo-tTnincatis. Long, 2 1.
lat. 75-V. 1.
Stcrodcriis anlitjuus Motsch., figura Sterod. daiir, sed ma-
ior, presertim longior et depressiorj elongato-ovatus, postice
suhdilatatus, nitidus, niger, elytris interdum paulo aenescenti-
àus; thorace latitudine vix Ireviore, marginato, postice arcua-
tini angustato, utrinque leviter hiimpresso, inflexo, hasi sub
40
ruguloso, angulis rotundatis; elytns thorace latiorihis, sub-
ovatis, profundo-striatis, interstitüs glabris, vel subtilissime
sparsim jntnchdatis, 3:o trîpunctato. Long. 6'/2 1. — lat.
elytr. 2 ‘/a 1.
Steroderus eonvexieollis Motsch., figw'a Stcrod. niaurisiac.,
sed ehjtris angmtionbiis, postice magis attenuatis, thorace po-
stice minus angustato; elongato-subovatus, convexus, postice
attenuatus, nitidus, niger, palpis mfo-jnceîs, antennis (art.
i:o excepto), tibiis tarsisque nigro-piceis ; thorace latitudine
vix brevior, dorso convexo, postice modice angustato, utrinque
foveolato, carinulato, biimpresso, transversim rugulosoj elytris
thorace vix latioribns, profundo striatis, interstitiis convexis,
glabris, 3:o tripunctato; femoribus anticis subinerassatis. Long.
5V2 1. — lat. elytr. 1% 1.
Staphilimis aureofascialiis Motscb., figura et color St. ful-
vip. Payk., sed niaior, j^cdibus obscimoribtis ; elongatus, opa-
cus, eroso-punctatissimus, nigro-fusco-piiberulus, niger, anten-
narum articulis duabus palporumque uno, ultimis, riifo-testa-
ceis, tibiis tarsisque fusco-piceis , abdominis segmento penul-
timo basi aureo-viïloso- capite triangulari; tharace latitudine
non longiore; elytris quadratis, thoracis lonqitudine. Long:.
6—7 1. - lat. eîytr. P/5 1.
Ilciidroxena sexcariiiata Motsch., figura et color Dcndrox.
4-piinct. L. (silpha), sed elytris utrinque evidentius tricarinatis,
interstitüs profundiore punctatis; elongato-ovata, pjostice atte-
nuata, punctatissima, nitida, nigra, thoracis marginis elytris-
que testaceis, his nigro quadrimaculatis, punctis posticis trans-
versis. Long. 5'/^ 1. — lat. elytr. 3‘/4 1.
Carpopliiliis grandis Motsch., figura Carp. hcmipt. L. sed
duplo maior; unicolore piceo-niger, thoracis marginis siibre-
fiexis, antennarum basi pedibusque mifescentibus; thoi'ace
transverso, creberrime pnnctulato-, elytris thorace vix latioiri-
bus, quadratis, crebernme ruguloso-punctatis, suboj)acis, levi-
ter puberulis; abdomine qmnctulato, tcstaceo qniberulo. Long.
2 1. — lat. elytr. 1 1.
SIenura fcmoralis Motsch., figura Sten. verticali Dej. sed
fronte abdomineque nigris, femoribus basi plus minusve testa-
41
ceis, i)raesertmn nntids- elongata, attenaafa, jjunctatn, siihci-
nereo-pilosula, nigra, femoribus ban abdommisque segmentis
niarqinis rufo-testuceh. Long. 4 — 5 1. — lat. elytr. l'/j —
ly.'i.
Af^apantliia l'asciculosa Motscli., color et antennis peni-
cülatis ut in Asap. pilieoru. F., sed latior, postice magis attc-
imata; mhdepresm, punctatisaima, nigro-cyanea , antennis
roseis, niqro-annulatis et fascicule sis • thorace subiransverso,
creberrime punctulato; elytrorum, humeris paulo prominulis.
Long. 5 Va l. — lat. humer. l'Vs l.
Clytus latufasciatns Motsch., et color Clyt. gracilip.
Fald., sed. maior, latior et rohustiw, elytrorum fasciis cine-
reis posticis, medio magis dilatatis; elongatus, postice arcua-
tini attenuatus, apice obliqua truncatus, opacus, niger, capiis,
antennis, pedihus, corpore subtus, ihoracis limbo, elytrwum
vittis antice, mediis obliquo-deliiscentibus, fascia postica apice-
que lato cinereo-tomentosis. Long. S'/s — 5 I. — lat. % — l’/s h
Colaphus lâ-punctatus Mots ch., breviter-ovatus, convexus,
disperse-jmnetatus, nitidus, fulvo-testaceus, elytris diliitionbus,
punctis vel maculis rotundatis utrinque sex (2, 2, 2); tho-
race elytris angustiore, transverso, angulis posticis subrectis.
Long. 2 l. — lat. elytr. l'/a l.
Spartophila fiilva Motsch., Jigura Sp. liturae, sed qMulo
maior, praesertim latior, immaculato mfo-testacea, corpore
srtbtus, antennis pedibtisqiie pilus mmusve infuscatis, capite
scutelloque interdum nigris; thorace valde transverso, subti-
lissime qmnctulato, ang%ilis posticis paulo prominulis; elytris
thoracis latifudine, postice paulo dilatatis, punctato-striatis,
interstitiis subtilissime sparsim punctulahs. Long, — 2 l.
— lat. elytr. jjost. ly» — I'/a h
Copfocycla (ransparipennis Motsch., figura Copt. vitreatac
Perty, sed paulo maior, oblongior, elytromm striis vix di-
stinctis; testacea, oculis oblongis, nigris, lateribus lato trans-
parentibus, elytrorum dorso convexo, ferrugineo-niarginato,
maculis subpiceis quatuor ad marginem. prolongatis. Long.
3 l. — lat. 2 Va l.
4
Errata.
Sur la page 24, ligne 11 d’en bas des Etudes 1859 il faut rayer
le mot ’gratis^; sur la page 37, ligne II d’en bas au lieu de sécuriforme
lire subuUforme; sur page 155, dans la note en bas, à la dernière ligne,
ajoutez: dlytres courtes, et au lieu des 00 mellez: hrachyproctus Motsch.;
sur page 156 dans la note en bas, à la seconde ligne de côté, au lieu d’an-
térieures lisez: postérieures et à droite au lieu de Trachynotus mettez;
Melinopterus Muls:t; à la place de SIrongylothorax mettez: Trichonotus
Muls:t, au lieu des 00 qui suivent lisez: SIrongylothorax; enfin au lieu des
derniers 00 mettez: Mesontoplapys Motsch.
\
ETUDES ENTOMOLOGIQUES,
rédigées
Victor de Motschulsky,
Lieutenant-Colonel d’Etat-Major, en retraite, &e.
Dixième année.
Reposé: chez M.M. Eggers à S(. Pélersboiirg, leopold Voss à Leipzic
et U uéri II - ifleiie V nie à Paris.
DRESDE.
Imprimerie de Ferdinand Thomass,
1861.
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ETUDES ENTOMOLOGIQUES
1861.
Insectes du Japon,
('iiUMiérés
par
V, de Motwchiilsky.
(Conlinuntion.)
C O L É O r T È R E S.
ENTOMOI»iïA(iES.
CiCINDKI.KTES.
Cicindela japanaVi O ts ch. Et. Eut. 1857. D apres
des renseignements récents, donnés par M. Gaschke-
vitch, les exemplaires de couleur plus ou moins
vertes, ne sont qu'une variété du male de ma C, aene-
vopaca. Et. Eut. 1860. Il faudra donc réunir ces
deux éspèces sous le nom de japana M.
Cahabiüues.
Pheuginus (Harpalus) corporosus Motscli., figura Ph.
hirtipedi, sed crassior, brevior; subquadrangulatus , subcon-
vexiis, vix nifidus, nigcr, palpis antennarunique articule primo
testaceis, haec articulis sequentibiis tiirsisque piceis; capite
obtuso, inter oculos brevissime biimpresso; thorace transverso-
quadrato, antice vix arcuato, posticc distincte biimpresse,
punctulate, linea media subeblitcrata, angulis pesticia rectis;
clytris tlioracc vix latieribus et triple longieribus, subtiliter
erenate-vel cancellato-punctatis, interstiis fore planis, Lonp;. .'i I.
Lit. elytr. 2'/^ 1.
Psendoophonns cephalotes Motsch., figura Ps. mficorni,
sed fore quadruple m.ajor, capitc latiore; parallclus, subcen-
4
vexus, punctatissimus, pubescens, niger, labro, palpis, antcnnis
pedibusque testaceis,' corpore subtus piceo; capite magno,
crasso, qiiadrato, antice impresso, postice convexo, glabro,
mandibulis validis, oculis pronûmilis; thorace capitis fere
latitudine, quadrato, postice paulo cordatim-angustato, leviter
biiinpresso, dense punctato, angulis posticis rectis; elytris
tliorace paulo latioribus et fere triplo longioribus, parallelis,
striatis, interstitÜs densissime pnnctatis, abdomine sparsini
punctato et piloso. — Long. 8 1. — lat. elytr. 273 1.
Dolichus flavicornis F.
Crepidactyla Mo tse h. n. g.
Anchoménicle de forme allongée et deprimëe des
Platynus, Deltomeriis et certaines Nebria, mais chez
lequel les crochets aux tarses sont dentelés et le
dernier article des palpes labiaux sécuriforme. Tête
allongée, avec un col assez distinct en arrière; yeux
assez saillants, grands. Antennes filiformes, de la
longueur du corps, à article plus gros que les
autres, 2*’ moitié plus court mais allongé, 3® un peu
plus long que le 1"”’, 4 — 1 1 subégaux et de la longueur
du premier. Corselet le double plus large que la
tête, presque plus long que large, ovalaire, fortement
rébordé sur les cotés, à angles postérieurs arrondis.
Ecusson triangulaire, placé entièrement sur la base
des élytres. Ceux-ci sont d’un tiers plus larges que
le corselet, déprimées, régulièrement elliptiques,
à peine sinuées vers l’extrémité, très profondément
striées, avec les intervalles convexes, glabres, lui-
santes. Dessous du corps glabre. Pattes assez al-
longées , cuisses un peu renflées aux milieu , avec
une rainure ou applatissement interne pour l’appli-
cations des jambes, qui sont faiblement épineuses,
sillonées tous au coté externe et armées vers leur
5
extrémité: de deux dents aux antérieurs et d'une aux
postérieurs; tarses aussi longues que les jambes,
epineuses, avec le 1'®'' article le plus long; les trois
premiers articles des antérieurs des mâles fortement
dilatés, cordiformes, plus longs que larges et dé-
croissant en longueur vers l'extrémite, de sorte que
le 3'*™® article est presque moitié plus court que le
l'®®, 4® plus que le double plus court que le 3®,
mais à peine plus étroit, fortement sinué en avant,
presque bilobé, 5® un peu plus long que le l'®®, tous
garnis dessous de squamules et sur les cotes de
longs poils épars ; crochets élargis sur presque toute
leur longeur et garnis chacun de 5 — 6 denticules en
forme de peigne. Dernier article des palpes large-
ment tronqué au bout, celui des maxillaires légère-
ment obeonique, des labiaux fortement securiforme.
Un peu plus court que le 1'®®. Mandibules assez
saillantes, triangulaires, brusquement rétrécies et ar-
quées vers l'éxtrémité. Labre très transversal, entier,
quadrangulaire. Menton au milieu avec une dent
simple, large, tronquée et inclinée en dedans. Lan-
guette arrondie et un peu sinuée en avant, ses para-
glosses un peu plus longues.
Crepidactyla nitida Motsch. , figura Pristonychi, sed de-
pressior, nitidior, thoracis angulis posficis rotundatis, elytris
uiagis ellipticis; elongata, depressa, nitida, nigra, palpis an
tennis tarsisque piceis, elytris metallico-iridescens; capite
elongato, inter antennas biimpresso, inter oculos utrinque bi-
punctato, oculis p.aulo prominulis ; thorace capite duplo latiore,
subclongato-ovato, lato-reflexo, subtiliter transversim-striguloso,
postice longitudinali-biimpresso, basi sparsina punctulato, Imea
media profundissime impresso, angulis anticis obtuse -reçus,
posticis rotundatis; elytris thorace ‘/s latioribus et plus triple
f)
longioi'ibus, cllipticls, aimplicitcr profundo striatis, stria 2“ dorso
bipunctata, interstitiis convexis, glabris. — I,ong. oy, l. —
lat. elytr. 274 1.
Damaster rugipeunis Mutscb., figura Procrust. coriacei
diiiiidio angustiora, capite cyllndrico, thorace antice conico etc. ;
elongato-subovatus, vix nitidus, niger, vlolaceo iridescens,
capite thoraceque plus minusve viridi-acncis et cuprco varie-
gatis, elytris iiigro-subcyaneis, tuberculafo-mgosis; ca])ite
elongato, subinclinato, posticc cylindrico, transversim ruguloso,
sparsim punctato, oculis niinutis, mediocri prominulis ; thorace
antice capitis latitudine, elongato, inedio leviter dilatato, posticc
subcordato, supra transversim inulto-plicato, ad luarginein
rugoso-punctato, medio linea iinpressa, lateribus angustissiine
niarginatis, angulis posticis subrectis, apicc prominulis; scutelle
scniilunato; elytris thorace du])lo latioribus et ferc quadrujdo
longioribus, valde elongato-ellipticis, inedio subdilatatis, apice
utrinquc sinuatis et simpliciter acuminatis, supra subscriatini
rugoso-scrobiculatis et tu.berculatis ; in cî tarsis antieis articulis
tribus priniis leviter dilatatis, subtus sjiongiosis et biscriatim
setosis.
long. 12 1. — lat. thor. 2'/4 1. — lat. elytr. 4 1.
Ç ,, 15 1. — „ ,, 2*'7j, 1. ,, ,, 5 Va 1.
J)es environs de Khokodady.
Ih'DllüCANTll.MîES.
Cybister chinensis Motsaîh. Et. ont. 1853.
Hydrophilus aenminatus .Motseb. Et. ent. 1853.
Sternoxes.
Chrysochroa coernleocephala Mo tse h., figura et color
Ch. fulgidae, sed magis clongata, elytris in inedio paulo dila-
tatis, apice vix distincte serratis, dorso punctatis; elongata,
antice postieeque attenuata, supra tota sparsim pnnctulata,
nitida, subtus dense punctata, brevissime cinereo pubcrula,
aureo-viridis , capite clytrorum lateribus plus minusve coeru-
leis, thorace elytrisque vittis duabus purpureo-auratis, ab-
domine versus ajiicem aurato, oculis nigris; capite antice
7
profundo inipresso, rugoso, piloso, postice subtiliter punctu-
lato; thorace subtrans verso, aiitice valde attenuato, lateribus
rugoso-punctatis, postice utrinrjue subsinuatis; elytris ad basin
thoracis latitudine, versus mediam dilatato-anipliatis, jjosfice
attenuatis, apice vix distincto serratis , sutura in spinam pro-
ducta; prosterno apice truncato, in tS abdorainis segmente
penultiino apice bilobato-exciso.
long. 12 — 13 1. — lat. elytr. med. S'/n — 4 1.
Ç „ 14-15 1. - „ „ „ 41/2-5 1.
Cette belle espèce lu’a été envoyée par M. Gaselike-
vitch (le l’ile Tsouziina, posession russe dans le golf
de Corée.
PSEIIDORHYPOPIIAGES.
PlJYl.LOPHAGES.
Heteroplia multistriata Mo tse h., figura et color Euch.
Viridi F., sed minor, punctatissiina, elytris inulto striato-
punctatis; breviter-subovata, convexa, punctata, subnitida,
Supra viridis non inetallica, subtus cuprea, cinereo-villosa, an-
tennis fusco-testaceis ; capite creberiiine punctato, clypeo se-
niilunato, angustissiine inarginafo; thorace capite ferc triplo
latiore, transverso, convexo, dense punctato, basi inarginato,
utrinque snbsinuato, antice attenuato, lateribus medio arcuatis,
angulis posticis rectis, anticis proininulis; elytris thorace vix
latioribus et longioribus, postice snbdilatatis, menibrana-
ceo-testaceo inarginatis, apice rotundatis, utrinque striis jiuncto-
ruin: suturali et 8—!) dorsalibus distinctis, interstitiis planis,
vage sparsim punctatis, hoc inter striis 1“ et 2” triplo latioïc;
pygidio triangulare, subtiliter rugoso-cicatricoso , sparsim lon-
gissime piloso, abdoininis segmento penultiino supra libero,
dense setiforme squamuloso; corpore subtus sparsim punctato,
medio glabro, latcralitcr villoso ; unguiculis anticis soluiii apice
Assis. — Long. 8 1. — lat. elytr. 4*/, 1.
Elle vient aussi de Vile Tsouzirna dans le golf
de Corée.
8
Granida Motsch. n. g.
Mélolonthide à forme des Polyphylla, avec les
caractères des Anoaiia. Il diffère des unes et des
autres par les points suivants ; antennes comme chez
les premières de 10, la massue de 7 articles, les
jambes antérieures des mâles comme chez les der-
nières, sans seconde dent vers leur extrémité.
Granida albolineata Motsch., figura Polyph. fulli sed paulo
minor, clypeo thoraccque longioribus, elytris lato albolineatis ;
oblonga, subconvexa, sparsini punctata, nitida, fusca, elytris
testaceis, utrinque lincis quatuor albido pubcscentibus, clypeo,
scutello, pygidio abdominccjuc breviter, thoracis basi pectoreque
longissime cincreo villosis, palpis, antennis pedibusque rufes-
centibus; capite lato, antice scrobiculato , clypeo luagno, in-
flexo, transverso, antice subdilafato, inedio leviter sinuato,
angulis rotundatis, antennarum articulo 3“ conico-dilatato,
longitudine 1 aequale, oculis niagnis, nitidis, nigro-fuscis ;
thorace scrobiculato, capite paulo latiorc, trans verso, antice
oblique-attenuato, postice utrinque subsinuato, angulis posticis
rectis, subprominulis, dorso lineis tribus abbreviatis albido
pubcscentibus ; scutello subarcuato-triangularc, subscrobiculato,
niedio glabro; elytris thorace '/^ latioribus et plus triplo
longioribus, subtiliter sparsiin punctatis, postice subdeplanatis,
subtruncato-rotundatis, iiiedio leviter ainpliatis, 8 albo-lineatis,
linea subsuturali angustissinia, 2“ triplo latiore, laterali integra ;
tibis anticis in cj inermis. — I.ong. ii'/2 1. — lat. elytr, 5'/i 1.
MeLITOI’HII.KS.
Rhomborhina unicolor Motsch., figura Rhomb. lesplen-
denti Sch., sed paulo minor, presertim brevior et elytroruin
dorso unicolori viride; elongato-quadrangulata, subdepressa,
nitida, sparsini subtiliter punctata, laete viridis, pectore subau-
rato, tarsis nigris, antennis piceis; capite elongato, punctato,
postice glabro, clypeo quadrato, foto nigro-inarginato et rc-
flexo, antice recto, angulis rotundatis, oculis niediocris; thorace
trapézoïdale, attenuato; scutello valde elongato - triangulari,
9
glaberrimo , punctis nonulliâ lateraliter instructis; elytris tlio-
race paulo latioribus, posfice vix angiisfatis, subtiliter punctato-
striatis, striis postice magis distinctif, sutura elevata, apice
angulatim producta, humeris paulo obscurioribus; pygidio
transversim-striguloso, non tuberculato; corpore subtus spar-
siin punctato, inedio f'ere glabro; tibiis niediis extus distincto
unidentafis. — Long. 13 1. — lat. clytr. S’A 1,
Glycypbana albosetosa Mo tse h., figura et color tantum
6Iyc. jucundae Falder, sed longissime sparsim setulosa; elon-
gato-quadrangulata, subdepressa, scrobiculato-punctata; supra
opaca, olivaceo-viridis, subtus nitida cum pedibus nigra, elytris
inaculis albidis: dorso 6, lateraliter utrinque 3, media dilatata,
thorace medio punctis albidis duabus; capite elongato, crebre
punctato, fronte longitudinali-subcarinato; thoracc transverso,
antice attenuato, postice arcuato, basi medio siuuato, lateribus
subinfuscatis f’ortiter scrobiculatis et pilif'eris; scutello triangii-
lari, impunctato; elytris thorace V4 latioribus et plus duplo
longioribus, quadrangulatis, sparsim setosis, postice scrobicu-
lato-striatis, nervis duabus subelevatis in nodo postico con-
junctis; pygidio transversim rugoso-strigato, sparsim piloso;
corpore subtus scrobiculato-punctato, medio fere glabro, ab-
doniinis lateribus albido-maculatis, pectore, femoribus tibiis-
que cinereo-villosis. — Long. 5 1. — lat. elytr. 3 1.
Cetonia speculifera Schwartz. Sch. Syn. Insect.
Elle a été trotivée sur l’ile Tsouzima dans le golf
de Corée.
Pectinicornes.
Lucanus maculifemoratus Mot sch., figura et pubescentia
totis corporis ut in L. luniferi Ilope, sed raandibulis valido
5 dentatis, capite valde marginato, clypeo piano, femoribus
ochraceo-maculatis; robustus, cinereo puberulus, sericeo
nitidus, nigro-piceus, elytris abdominisque annulis rufo-casta-
neis, femoribus iutus et extus oblongo-ochraceo maculatis;
niandibulis, capite thoraeeque confertissmie ruguloso-punctu-
latis, interstitiis subtilissime rugulosis, elytris corporeque subtus
subtiliter piinctatis, nitidis; capite transverso, supra acute
10
marginafo, marglnis posticis angulisque anticis elevatis, medio
antice in lamellam verticali producto, lateraliter antice iitrin-
que angiilatirn exciso, clypoo inclinato, marginato, medio piano,
antennis elongatis, articulo 1® sequcntibus conjuncto paulo
longiore, 2® brevissirao, 3 — 5 subaequales, secundo duplo
longioribus, (5® paulo breviori, 7 — 10 in lamellam mediocri
productis, mandibulis longitudine elytrorum brevioribus,
exsertis, apice paulo acruatis, furcatis, intus valido quadri-
dentatis, dente postico lato, apice subilobo, denticulis miiiutis
nullis; thorace capitis latitudine, transverso -quadrangulato,
longitudine fcrc duplo latiorc, basi bisinuato, lateribus sub-
parallelis, angulis posticis obtusis, vix elevatis; elytris capite
vix latioribus, sed triplo longioribus, ovatis, convexis; tibiis
anticis 6—8, mediis 6, posticis 5 dentatis; tarsis subtus
spongiosis.
Long. corp. cum maudib. 22—27 1, — lat. cap. 5 — 7 1.
„ mandib. G — 8 1.
„ capit. 3— 3 Va 1.
„ tbor. 3'/,— 4 1.
„ clytr. 10 — 11 1.
Ç quadruple minore, siqira glabrn, nitida, capite fortiter
rugoso-punctato, thorace creberrime punctato, capite ’/a latiore,
transverso, medio interdum bifoveolato, lateribus subexplana-
tis, valde arcuatis, medio paulo sinuatis, angulis posticis ro-
tundatis; elytris thoracis latitudine sed triplo longioribus,
ovalis, subtilissiine punctulatis, utrinque leviter trinervosis;
tibiis anticis et mediis 5 — 6, posticis 4 dentatis.
Prismognathus Motscii. Schrenck. Reise. Col. 1860 p. 138.
Quand j’ai proposé ce nouveau genre, je n’avais
vu qu’un seul exemplaire, qui ne m’appartenait pas
et que je ne pouvais parconséquent disséquer. De-
puis j’en ai reçu d’autres, ce qui me permet mainte-
nant de préciser plus rigoureusement ce genre. —
Je crois d’abord que cette éspèce n’est que le mâle
de mon Metopodontus daiiriais, décrit dans le même
ouvrage N. 244 ; il faudra donc l’appeler Prismognathus
11
daurims Motscli. d’autant plus que c’est le seul
Lucanide trouvé jusqu’ici en Daourie. Voici les ca-
ractères. :
Lobe interne des mâchoires chez les femelles
court, inernie et penicellé comme chez les mâles,
mais plus petit; lobe externe chez les mâles très
long, velu; labre caché sous la saillie intermandibu-
laire ou chapéron. Mandibules plus ou moins pris-
matiques à carène élevé dessus, dentelées en scie
sur le face interne et sinq)les à l’extrémité. Tête
transversale, angles antérieurs saillants latéralement,
plane dessus sans marge élevée. Antennes de dix
articles, dont le premier est plus court que les sui-
vants réunis, 2 — 5 presqu’égaux, à peine plus longues
que larges, 6 et 7 anguleusement élargis, 8 10
formant une massue courte et opaque et dont le
dernier article est le double plus large que le pé-
nultième. Corselet plus large que la tetc, arrondi
et déprimé sur les cotés, obliquement coupé vers
les angles postérieurs, qui sont presque droits. Elytres
de la largeur du corselet, taiblement ovalaires, très
finement ponctuées comme le corselet, mais plus lui-
santes. Jambes antérieures 6- — 7, les intermediaii’es
1_2, les postérieurs 1 ou sans épines. Abdomen
de 5 seorments dans les deux sexes.
O
Serrognathus Motsch. n. g.
Lucanide de forme applatie des Platyprosopus,
mais avec les mandibules aussi longues que les
élytres et armées d une forte dent a la base. 1 ete
transversale, plane, angles anterieurs arrondis, a peine
anguleux audessus des yeux, qui sont peu saillants.
I
12
mandibules longues, applaties, inclinëes, arquées en
forme de sabre, avec une petite dent près de l’ ex-
trémité, une 2*’“ semblable à un quart plus loin et
une très forte vers la base, l’espace entre les deux
dernières en forme de scie peu tranchante; saillie
intennandibulaire ou chaperon transversale, excavée
au milieu, avec les angles saillants ; labre caché;
lobes internes des mâchoires courts, les extérieurs
longs et très fortement velus; antennes composées
de 10 articles, dont le 1 plus long que les suivants
réunis, 2 plus long que large, 3 — 6 subégaux et un
peu plus longs que le second, 7 obconique, dilaté
en épine intérieui'ement et garni de longs poils à
l’extrémité, 8 — 10 opaques et formant une massue
très courte. Menton large, spongieux en avant.
Corselet aussi large que la tete, transversal, un peu
convexe sur les cotés, qui sont presque parallèles
et largement arrondies en arrière, l’angle latéral
à peine marqué. Elytres un peu plus étroites que
le corselet et de la longueur de la tête et du corselet
réunies, atténuées et arrondies en arrière, finement
ponctuées et plus luisantes que les premiers. Jambes
applaties, un peu dilatées vers l’extrémité, marquées
sur les deux fâces de lignes longitudinales impri-
mées et poilues; tandis que l’extérieur présente: aux
antérieures 10 denticules aigus, aux intermédiaires
et postérieures une épine au milieu; tarses longue-
ment poilus dessous. Abdomen de cinq ségrnents.
Serrognathus castanicolor Motsch., figura Platypr. laticolli,
sed major, nitldior, castaneus, mandibulis basi valido denta-
tis, capite latiore; c? deplanatus, postice attenuatus, nitidus,
rufo-castaneus, capite thoraceque obscurioribus, creberrime
13
punctatissimis; capite lato, antice deplanato, postice paulo
angustato, angulis anticis obtusis, rotundatis, angulis ante
oculos vix distinctis, clypeo transverso, medio excavato, tri-
angulariter exciso, angulis proniinulis, apice rotundatis, inan-
dibulis exsertis, elyfrororuni longitudinc paulo brevioribus,
depressis, subarcuatis, paulo inclinatis, punctafissimis, apice
simplicibus, basi dente valide, antice denticulis duabus minutis
armatis, medio fere rectis, obtuso serratis; thorace capitis
latitudine, transverso, angulis posticis lato rotundatis, lateribus
subparallelis, antice levissime angulatis; elytris thorace paulo
angustioribus et duplo solum longioribus, arcuatim attenuatis,
subtiliter punctatis, nitidis, antice truncatis, humeris anguJatim
productis ; abdomine valde sparsim punctulato, pectore latera-
liter cicatricoso , rufescente piloso; tibiis anticis 10 denticu-
latis, posticis medio unispinosis; antennarum articulo 7“ apice,
maxillis tarsisque longissime rufo villosis.
Long. corp. oum mandib. 19 1. — lat. cap. (i 1.
,, mandib. 5 1. — long. thor. 3®/3 1.
capit. S'/jl- — » ^ 1-
Cette intéressante Espèce vient de l’ile Tsouzima
dans le golf de Corde.
Psalidognathus inclinatns Mots ch.
Lucanus inclinatus Motsch. Et. ent. 1857. p. 29 fig. 11.
L’exemplaire qui m’a servi de type dtant sans
antennes, j’ai cru y reconnaitre un Lucanus, ti cause
de son labre saillant et très allongé, maintenant que
j^’ai reçu l’dspèce dans un état parfait, les antennes
à massue de trois articles opaques, obligent à le
placer dans un genre particulier, Psalidognathus m.
et compléter la description que j en ai donné , par
la diagnose suivante:
Elongatus, subdepressus, punctatissimus, vix nitidus, nigro-
castaneus, elytris pedibusque subtus riifescentibus; capite
transverso-quadrangulato, postice lateraliter angulato, antice
inflexo, inter mandibulas in laminam subrotundato producto.
14
angulifl ante uculoe prominulis; labru oblongo, rcHexo, iiiediu
paulo carinulato; inandibulis elytronan longitude vix bre-
vioribus, subinclinatis, oblique arcuatis, 6 — t) dcntatis, dente
basali majore; thorace capite paulo lafiore, transverso, sub-
parallelo, postice subangustato, angulis rotundatis; clytris
thoracis latitudine et fere triplo longioribus, postice arcuato-
attenuatis, humeris spiniforine prominulis; tibiis anticis sex
spinulosis, niediis unispinosis, posticis inerniis, tarsis subtus
paulo spongiosis; antennaruin art. 1® sequentibus conjucto,
paulo longiore, 2 — 6 subelongatis, 7“ triiingulare dilatato, 8 — 9
clava abbreviata forinantibus; prosterno postice compresse,
lamcllifoiane.
Long. corp. cuni inaïuUb. Ki'/j — ÜO'//, 1. — lut. oap. !> — G l
„ luaiulib. 7 1. — long- tlior. 3 1.
„ oapit. 2'/, 1. — ,, elytr. 8 1.
Oorcas Mac-Leay.
M. Lacordaire y a rëuiii toutes sortes de Lu-
canides, disant que la seule distinction des Lncams
existe dans le lobe interne des inaclioires ([ui est
simple chez ces derniers, corné et crochu chez les
femelles des Dorcas. Ce caractère, aussi important
qu’il soit, n’est pas un caractère générique, parceque
d’un grand nombre île Lucanides éxotiqtxcs on ne
connaît pas les femelles, et peu pratique, vu qu’aucun
entomologiste ne consentira à détériorer ses exem-
plaires, pour voir leurs mâchoires, cachées sous le
menton. Quoi qu’on dise, je répéterai toujours qu’un
caractère visible est préférable à l’invisible. Quand
aux autres Dorcas dans „les suites h Biifon“, ce ca-
ractère ne suffit non plus, comme je me suis ap-
perçu chez un Lucanide du Japon, que j’ai décrit,
comme Psalidostomus ? reclus dans ces Etudes 1857.
Ayant reçu depuis les femelles de cet insecte, il
s’est montré, que lîes dernières sont parfaitement
15
pareilles à celles des vrais Dorcas et pas dutout
comme chez les Psalidostomm. Je crois donc que
les genres établis par M. M. Burmeister, Westwood,
Hope &c., seraient à conserver, peut-être dans l’ordre
qui suit.
Lncanides à massue antennaire de trois articles:
I. Labre saillant, allongé Psalidognathus*} Motsoh-
II. — caché soua le chapérou ou très court et
indistinct.
A. Tète des femelles sans tubercules sur le front :
a) Yeuï complètement divisés :
1) Tarses spongieux dessous . .
2) — velus
Jambes non élargies et sétigères
— élargies et glabres . .
b) Yeux imparfaitement divisés:
1) Tarses spongieux dessous:
Mandibules . larges, npplaties
— prismatiques, carénées
dessus
Odontolabis II ope.
Chalcodes W e s t w.
Aegus Mac Leay.
Platyprosopus Hope.
Prismognathus Mot s ch.
2) Tarses velus dessous :
Ecusson glabre:
Mandibules applaties, très longues,
avec une forte dent il la base Siji'rog/iodhus Mot s ch.
— — un peu' plus longues que
la tète, sans dent basale . . Cladognathus Jinrm.
étroites, courbées et plus
courtes que la tête . . . Sclerostomus Burm.
Ecusson pubescent :
Corps glabre, mandibules longues Psalidostomus Burm.
— velu, mandibules courtes Gnaphalonyx Burm.
c) Yeux entiers où ù peine éohanerés;
Couleur du corps foncée et tachetée
par des écailles claires .... Scortims Westw.
métallique “i Cyclophthalmus Hope.
B. Tête des femelles, bituberculée sur le
front :
Mandibule^ distantes, étroites, avan-
cées, parallèles, pas plus courtes que
la tête chez le (J Macrodorcas Mot s eh.
— croisées, plus courtes que la tête
et semblables dans les deux sexes Dorcas Mac Leay.
■) Il esl possible que ce genre corre.sponU aux Macrognalhus Hope, msi.s ce nom
filant priiocupd pour un poisson, j'ai du le changer.
16
Macrodorcas rectns Motsch.
Psalidostomus ? rectus Motsch. Et. ent. 1857. p. 29 d.
S oblongo-ellipticus, convexus, nitidus, niger, femoribus
subcastaneis; capife valde transverso, deplanafo, antice dila-
tato, utrinque sinuato, scrobiculato, postice laevigato, fronte
bituberculato; thorace capite '/j latiore et fore duplo longiore,
transverso, subtilissime punctulato, nitidissimo, lateribus ar-
cuatis, subexplanatis, postice oblique fnincatis, angulis posti-
cis subrofundatis ; elytris tlioracis latitiidine et 2^/^ longioribus,
crebre punctulatis, dorso laevioribus, utrinque nervis duabus
vix distinctis; corpore sublus sparsim punctato, inedio leviore,
pectore fusco-piloso, tarsis subtus ochraceo villosis, tibiis an-
ticis subarcuatis, serratis, 5 denticulatis, inediis uni.spinosis,
posticis inerniis. — Long. lO— ll'/î. — lat. elytr. 4V5— 4®/3.
Macrodorcas rogipennis Mots cl).
<S elongato-ellipticus , subconvexus, puuctatus, lateraliter
opacus, dorso nitidus, niger, maxillis tarsisque ocliracco-villo-
sis; capite deplanato, transverso, densissime granuloso et spar-
sim cicatricoso, angulis anticis subconvexis, rolundatis, non
prominulis; clypeo producto, valde transverso, imprcsso, an-
tice recto-truncato ; inandibulis capite paulo longioribus, tenuis,
simplicibus, apice arcuatis, antennarum articulo l” sequentibus
conjuncto paulo breviore, 2 — 4 latitudine non longioribus,
5 — 7 transversis; thorace capite '/j latiore et longiore,
sparsim punctulato, lateraliter scrobiculato, interstitiis sub-
tilissime rugulosis, latei-ibus valde arcuatis, postice oblique
angustatis, utrinque obtuso unidcnticulatis, angulis rotundatis ;
scutello nitido, sparsim punctato; elytris thoracis latitudine et
fere triplo longioribus, subovatis, convexis, crebre cicatricoso-
punctatis, sutura nitidissima corporeque subtus sparsim punctu-
latis, pectoris elytrorumque marginis subtus scrobiculatis ;
tibiis anticis obtuso-serratis, 4 — 5 denticulatis, mediis et posti-
cis unispinosis.
Long, cum mnndib. 10'/, 1. — lat. capit. 3 1.
„ mandib. 1Y4 1. — long. thor. 2 1.
„ capit. l'/î 1. — „ elytr. 5'/4 1.
Cette ëspèce se distingue principalement du
17
Macrod. rectiw, par ses ëlytres rugueuses, sa forme
plus convexe, pas dilatée en avant et ses mandibules
plus que moitié plus courtes.
Wacrodorcas striatipennis Wotsch. S, figura Platyceri
caraboidi, sed quadmplo major, clongato-ellipticus, parallelus,
subdepressus , subopacus, sparsim pimctatus, iiiger, raaxillis
torsisque ocliraceo-villosis; capite transverso, deplanato, me-
dio inflexo, punctalo, interstitiis subtiliter granulosis, angulis
anticis rotundatis, ante oculos paulo prorainulis, clypeo valde
transverso, rnedio leviter angniato, mandibulis tennis, capite
vix longioribus, apico areuafis, rnedio unidentatis; tliorace
capite paulo latiore et '/g longiore, siibtilissime puncfulato,
interstitiis tenuissime reticulato-rugulosis, laferibus nrcuatis,
jiostice oblique- angustatis , utrin()ue leviter unidenticulatis,
angulis posticis rotundatis; scutello nitido, grosso punctato;
elytris thoracis latitnine et triplo longioribus, parallelis, postice
rotundatis, dense punctato -sfriatis, interstitiis punctulatis, su-
tura leviori, nitida; corpore subtus subtiliter punctulato , pec-
tore lateraliter reticulato; antennaruin articule 1® sequentibus
conjuncto paulo breviore, Ü— 4 siibelongatis, ô 7 paulo bre-
vioribus, clava rufescente.
Long, cnui mantlib. Si. — lat. oup. 1.
„ inandib. 1 ’/t 1. — long- ‘•i®'’' ^ ’A *•
„ ciipit. 1 1. — ». t
V figura D. parallopipedi, sed duplo luinor, elytris pro-
fiindo scrobiculato-striatis, interstitiis subtiliter punctulatis, vel
glabris, nitidis, thoracis lateribus capiteque scrobiculato puncta-
tis, fronte leviter bituberculato; tibiis anticis extus obtuso
serratis, 5 denticulatis, inediis et posticis unidentatis.
Long. 7 I. — lat. cap. 2 1.
fflacrodorcas cribellatus Motsch. c? figura Platyceri cara-
boidi, sed paulo major; elongafo-ellipticus , parallelus, sub-
depréssus, subnitidus, grosso- punctatus, lateraliter cribellatus,
opacus, niger, femoribus subpiceis, maxillis tarsisque ochraceo
pilosis; capite rnedio subdeplanato , transverso, cicatricoso-
punctato, interstitiis vix rugulosis, angulis anticis oblique ro-
2
18
tundato-truncatis , clypeo valde transverso, medio vix promi-
nulo, angulis obtusis, mandibulis tenais, capitis longitudine,
apice arcuatis, medio intus leviter bisinuatis, antennarum ar-
ticulo 1® sequentibus paulo breviore, 2, 4 — 7 transversis, ver-
sus clavam dilatatis, 3® subquadrato; thorace capite paulo
latiore et '/a longiore, fortiter sparsira-punctato, interstitiis
glabris, nitidis, lateribus areuatis, postice oblique angustatis,
utrinque angulatim-unidentatis, angulis posticis obtusis, sub-
rotundatis; scutello nitido, sparsim punctato; elytris thoracis
latitudine et fere triplo longioribus, convexis, subovatis, dense
scrobiculato-sulcatis, interstitiis sparsim grosso-punctatis, 5® et
10® paulo latioribus, subelevatis, lateribus confluente-cribellatis,
sutura nitida,dorso subtilissime, postice fortiter punctata; corpore
subtus lateraliter grosso, medio subtilissime sparsim-punctulato.
Long, cum mandib. 7 1. — lat. capit. l*/, 1.
„ mandib. 1 1. — long thor. 1'/* 1-
„ capit. 11. — „ elytr. 3 '/s 1.
Doicas binervis Motsch. Et. ent. 1860. p. 16. s?.
(S figura D. parallelopipedi, sed major, convexior, nitidior;
oblongo-ellypticus, punctatus, dorso fere glaber, niger, maxil-
lis tarsisque subtus ochraceô pilosis, capite transverso, scro-
biculato, postice laevigato, angulis oblique truncatis, marginatis,
supra oculos valde productis, clypeo anguststo, subtransverso,
trapézoïdale, scrobiculato , mandibulis brevis, supra earinatis,
unidentatis, antennarum articulo 1® sequentibus conjuncto longi-
tudine fere aequale, 2 — 7 valde transversis versus clavam in-
crassatis; thorace capite '/j latiore et longiore, convexo,
nitido, medio subtiliter, ad lateram fortiter punctato,^ inter-
stitiis glabris, lateribus valde arcuatis, postice oblique angusta-
tis, angulis rotund.atis, dente nullo; scutello nitido, sparsim
punctato; elytris thoracis latitudine sed 2 */z longioribus, postice
paulo attenuatis, nitidis, dorso subtiliter ad lateram crebre
punctatis, utrinque nervis duabus, vix distinctis; corpore sub-
tus punctato, lateraliter scrobiculato, mento fortiter scrobicu-
lato-rugoso. — Long, cum mandib. 10 1. — lat. cap. 3 1.
Il m’a été envoyé de l’ile Tsouzima dans le golf
de Corée et je pense que c’est le mâle des exemp-
19
laires femelles que je tiens des environs de Khoko-
dady au Japon.
Tknkbrionites.
Plesiophthalmus Motsch. Et. ent. 1857. p. 34.
Ayant reçu deux autres espèces de ce genre, la
description que j’en ai donnée, doit être complétée;
il faut d’abord relever une faute qui s’est glissée
dans la description des antennes, dont le 3'““° article
est trois fois plus long que les deux articles précé-
dents ensemble et non les „suivants“ qui sont au
contraire très allongés, comme aussi tout le reste
de l’antenne, ce qui place ce genre dans les Helops
vrais et non dans les Amarygmides, comme l’a fait
M. Lacordaire. Les oreillettes orbitaires sont sail-
lantes, le corselet convexe comme chez les Miso-
lampiis, mais pas contigu aux élytres. Ailes nulles
Saillie prosternale courte, arrondie, élargie posté-
rieurement, profondément canaliculée au milieu;
rnesosternum court, horizontal, avec un renflement
triangulaire dessus, concave en arrière; metasternum
court, large, tronqué en avant, marginé et imprimé
au milieu. — Ce genre parait remplacer au Japon
nos Helops.
Plesiophthalmus aeneus Motsch., figure Bel. lanipedi duplo
latior, convexus, antice posticeque attenuatus, nitidus, sub-
cupreo-aeneus , labro pedibusque nigrescentibus , ore anten-
aisque nigro-piceis ; capite subquadrato, inter antennas inflexo
utrinque arcuatim elevato, antice attenuato, densissime punctato,
clypeo producto, truncato, oculis niagnis, transversis, planis,
in fronte appraximatis ; thorace capite duplo latiore, subtrans-
''erso, creberrime rugoso-punctulato, antice attenuato, dorso
convexo, basi medio utrinque oblique impresso, lateribus te-
nuissime marginatis, vix arcuatis, angulis posticis siibacutis,
20
prominulis; scutello triangulari, subconvexo, sparsim punctato,
nitido ; elytria thorace paulo latioribus et plus quadruple lon-
gioribus, postice leviter dilatatis, apice attenuatis, punctato-
striatis, interstitiis vix convexis, subtissinie puncfulatia, fere
glabris; corpore subtus vix punctulato, ad lateram strigoso-
rugoso. — JiOng. 7'/» 1. — lat. elytr. 3’/» 1.
Plesiophthalmns nigratus Motsch., figura preccdcnti, sed
obtusior, niinor, elytrorum striis profundioribus ; oblongus,
convexus, antice posticeque attenuatus, niger; capite sub-
rotundato, dense punctato, inter antennas transversim impresso,
utrinque arcuatim elcvato, oculis magnis, siniiatis, subcon-
vexis, fuscis; thorace capite duplo latiore, subtransverso, con-
vexe, crebre punctato, antice subrofundato, postice leviter
impresso, angulis p. rectis; scutello nitido, sparsim punctu-
lato; elytris nitidis, thorace latioribus et quadruple longioribus,
postice attenuatis, proftindo punctato-striatis , interstitiis con-
vexis , subtilissimc sparsim j)unctulatis ; corpore subtus fere
glabre, epipleuris punctatis ; in cJ femoribns anticis ante me-
diam dentiforme incrassatis.
rj long. S’/i 1. — lat. plytr. 3 1,
Ç’ „ 7 1. - „ „ .S y, 1.
X Y L 0 P H A fi E S.
> liONGtCORNES.
Strangalia tenuicornis Motsch., figura Strang. armatae
Herbst, scd paulo minor, thorace magis conico, elytris non
fasciatis, tibiis simplicibus, antennis longioribus, articulis dau-
bus jienultiinis albidis; elongata, attenuata, punctata, vix ni-
tida, nigra, testaceo sparsim puberula, elytris tcstaceis, mar-
ginis sutura apieeque infuscatis, femoribns basi geniculisque
anticis et mediis rufo-tcstaceis, antennis corporis longitudine,
nigris , articulis duabus penultimis albidis ; capite elongato,
attenuato, crebre punctato, inter antennas bituberculato, fronte
linea longitudinali impressa; thorace granuloso, conico, dorso
convexe, antice profundo transversim strangulato, postice di-
latato, snbimpresso, hasi bisinnato, angulis posticis acutia,
21
proininuHs, linea media nitida distiiicta; scutello elongato-
triangulari, iinpresso. nigro; elyfi-is thorace paulo latioribus
et triplo longioribus, fortiter punctatia, postice attenuatis, apice
truncatis, humeris siibelevatis; corpore aubtua subrugoso-
punctato, pubendo, abdomine fere glabro.
Long. 5’/, 1. — lat. elytr. 1 '/j 1.
Stenura ocbraceofasciata Mo tac h., figura et color St. aa-
rnlentae, sed postice paulo angustiore, fasciis ocliraceia versus
suturam dilatatis, antennis, basi excepte, nigris, thorace antice
conico-attcnuato, medio longitudinaliter impresso; elongato-
attenuato, punctata, ochraceo puberula, nigra, palporum an-
tennarunique basi, elytrorum fasciis quatuor, femoribus tibiisque
rufo-testaceis, tarsis infuscatis, in d femoribus dimidio, tibiis
tarsisque posticis nigris; capite attenuato, subtiliter puncfulato,
dense ochraceo pubescens; thorace areuafim attenuato, postice
dilatato, dorso eonvexo, linea media profundo impresso, den-
sissime ruguloso et pube ochraceo-aureo oblecto, basi bisi-
nuato, medio prominido, angulis posticis aeufis, divaricafis,
valde productis; scutello Iriangidare, nigro, apice ochraceo
piloso; elytris thorace V, latioribus et quadruple longioribus,
punctatis, postice aequaliter attenuatis, apice excavato-trunca-
tis, margine exteriori angulatim producto; tibiis posticis in cJ
postice abrupto incrassatis. — Long. 6'/,— si. — lat. elytr. 2—2 '/« 1.
Prionus iosularis Mottsch. Et. ent. 1857. p. 36. C.
d figura Pr. coriarii, sed paulo angustior, magis parallelus,
capite postice angustiore, antennis longioribus, minus serratis,
supra sparsim, lateraliter crebiore punctatis; thorace magis
transverso, antice latiore, nitido, punctura sparsiora; elytrorum
sculptura sparsiora, profundiora, sutura versus apicem spinosa ;
tibiis posticis intus longitudinaliter carinatis.
Long. 12 1. — lat. elytr, .l 1.
E R N 0 1‘ H A G E S.
Brachycéphales.
Lithoptera SUbaenea Motsch. Schrenck Reise II. p. 220,
Anopaebys violaceicoliis Motsch., figura Anop. asclepiadi
Villa et Anop. auricbalcci Oehl, sed robustior, elytris utrinque
22
levissime 5 costatis; convexa, postice subelevata, punctata,
nitida. supra aurichalceo-purpiirata, subtus cuiu capite nigro
subviolaceo-iridescens; thorace violaceo, transverso, quadran-
gulato, sparsitn punctato, inaequale, iateribus incrassatis, sub-
arcuatis, angulis anticis prominulis, apice obtusis, posticis
rectis; scutello violaceo, triangulari, glabro; elytris thorace
paulo latioribus et quadruple longioribus, postice paulo in-
crassatis, sparsim fortiter punctatis, utrinque 5 costatis, costis
vix elevatis, nitidissimis corporeque subtus glabris.
Long. 4 1. — lat. elytr. 2 Va 1.
Adimonia extenaa Motscb., figura et color Ad. tanaceti
L., sed major, elytris longioribus, costis nigris; elongato-
ovata, convexa, crebre grosso-punctata, subnitida, nigro-fusca,
thoracis marginis elytrisque dilutioribus; thorace transverso,
inaequale, rugoso-punctato, antice arcuatim, postice subrecto-
angusfafo, Iateribus raarginatis, subsinuaüs, angulis anticis vix
prominulis, posticis rectis ; scutello subtruncato, grosso-punctato ;
elytris thorace paulo latioribus et quinduplo longioribus, postice
dilatatis, crebre cicatricoso-punctatis, utrinque costis subinter-
ruptis quatuor; corpore subtus sparsim punctulato et brevis-
sime piloso. — Long. 4 1.— lat. elytr. 2®/, 1. — Ç 3 1.
HÉMIPTÈRES.
Eurygastrides.
Graphosoma crassa Motsch., figura et color Graph. lineati
L., sed paulo major, presertim latior et crassior; subquadrata,
antice convexa, postice deplanata, rugoso-punctata, subnitida,
sanguinea, supra lato nigro-lineata, lineis integris, subtus rufo
testacea, nigro-maculata, maculis longitudinaliter confluentibus,
pedibus nigro-annulatis , antennis nigris; thorace transverso,
Iateribus medio ampliatis, valde arcuatis, scutello ad mediam
transverso-impresso. — Long. 6 1. — Ut. thor. .s'/j 1.
Pentatomides.
Eurydema rngosa Motsch., figura et color Eur. ornati,
sed magis cyanea, thorace maculis magnis duabus corioque
fere toto nigro-cyaneis, postice solum fa.scia interrupta lateri-
23
busqué sanguineis; abdominis inarginis nigro-maculatis; scu-
tello corioque rugoso-punctatis. — Long. 3 1. — lat. thor. 2 l.
Tropicoris decempunctatns Motsch. Bull, de Mosc. 1860.
Cimex angnlosus Motsch., figura et color viridis C. dis-
simili, sed corpore subtus viridiore, angulis fhoracis magis
prominulis, scutello rugoso-punetato.
Long. .'S'/s— 6 1. — lat. thor. 3'/i— 3"A 1-
I
Asopides.
Menida Motsch., n. g.
Ce nouveau genre présente le corselet des Eu-
sarcoris, avec les hémélytres allongé-ovalaires comme
chez les Jalla, mais la principale dift'érance des uns
et des autres existe dans le premier segment de
l’abdomen, qui se prolonge antérieurement entre les
hanches postérieures et intermédiaires, en une longue
épine horizontale, qui va jusqu’au prosternum. Tête
obtuse, chaperon faiblement atténué , arrondi et un
peu échancré en aA'ant, avec deux sillions et une
carênule parallèles au milieu. Corselet transversal,
obliquera einent rétréci vers la tete , un peu plus
large que les élytres, angles latéraux obtus, peu
saillants. Cuisses simples. Une seconde éspèce {Mm.
fusca M.) presque le double plus grande se trouve
en Morée. Je ne sais pas, s’il y a de ressemblance
avec le genre Telepta Stâl du Brésil.
Wenida violacea Motsch., figura Eus. melanocephali, sed
quadruple major, magis parallela, abdomine lateraliter elytris
distincto superante; subovata, nitida, punctata, supra cupreo-
violacea, thoracis inarginis angustissime, scutello ad apicem
abdoininisque maculis lateralis albidis, thoracis basi lato-cor-
poreque subtus livido-testaceis, nigro-punctatis, abdominis me-
dio antennisque nigris, spina anfica abdominali albida, pedibus
lividis, nigro-variegatis, thorace hemelytris paulo-latiore, sub-
angulato, angulis obtus is, lateribus antice oblique angustatis,
24
■■‘cutello luagiio; hemelytria [)Ostice aubatteuuato-rotnndatia,
coreo postice utrinque arcuato, membrana fusco-testacea.
liong. 3'/j 1. — lat. thor. 2 1.
Lyüaeides.
Lygaeus eqnestris L.
Lopns gothicus F.
Hydrocorides.
Notonecta trignttata Motsch., figura Nob glancae, sed
hemelytrarum dimidio postico nigro, corio apice triguttato,
oculia postice magis approximatia; elongato-attenuato, sordido
fuaco-testaceo, capite thoraceque lividis, nitidis, heniclytris
opacis, puberiilis , albo-testaceia , dimidio postico lateribusque
nigris, ail inarginem corii punctis testaceis tribus; fronte sub-
convexo, utrinque versus oculos punctato; scutello nigro.
IiOng. 4'/j 1. — lat. 1% 1.
Corisa striata L.
Homoptères.
Cicada bihamata Motsch., figura et color C. plebejae
Scop. , sed major, scutello medio macula bihamata testacea;
elongato-attenuata , opaca, supra nigra, rufo-testaceo picta,
thorace rufescente, hoc margine, scutellis macula hamata in
medio antice, lateribus, apice, alarum venis antice corporeque
subtus testaceis, scutellis abdominisque lateribus dilute pu-
berulis, alarum venis transversis postice dilabito-nigris; Ç ab-
dominis seginento penultimo subtus quadrato, ultimo parallelo,
apice truncato, tympanis latitudine '/^ longioribus; tegminibus
plus minusve infuscatis, latitudine 2'/.^ longioribus; femoribus
anticis bidentatis, dente postico obliqua.
long. oorp. 12 1. — Ç long. corp. lU l.
lat 6Vi 1 — 7 1.
exp. alar. 37 1. — exp. olar. 4!) I.
Deltocephalus stramineus Motsch.; magnitudine Tettig. vi-
ridi , sed corpore medio subdilatato , antice postieeque atte-
nuato; unicolore livido-strainineus, nitidus, capite conico, an-
tice untrinque puncto nigro, oculis subconvexis, dilutis ; thorace
transverso, capite paulo latiore, postice*angulatim sinuato, an^
gulis rotundatis. — Long, s'/j 1. — lat. i l.
ETUDES ENTOMOLOGIQUES,
arécügôos
par
Victor (le MotschuMy,
Lieutenant-Colonel d'Etat-Major, on retraite &c.
Onzième année.
Déposé: chez M.M. Eggers à St. Pétersbonrg et Gnérin Mene ville à Paris.
DRESDE.
Imprimerie de Ferdinand Thomass.
1862.
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ETUDES ENTOMOLOGIQUES
186».
I. HISTORiaUE.
rABBIt VTS IIRBLIXOIS.
Depuis quelques années il s’est formé à Berlin
sous la firme Schaura, Kraatz & C. une fabrique de
coléoptères artificiels, qui parait être en plaine fleu-
raiton et grandement duper le bon public entomo-
logique. Les entrepreneurs de cette clique ouvrière,
tâchent à s’accaparer de toutes les résources ento-
mologiques, employant le mensonge et 1 impudance
pour attirer dans leur filets, surtout les jeunes
gens, et peser ensuite en censeurs sur la science
entière, qui perdant sa liberté, doit nécessairement
rétrograder jusqu’à un simple métier. 1 our arriver
au but, que ces artistes se sont poses et calom-
nier devant le monde entomologique , ceux, qui
ne veulent pas soutenir leurs menees egoistes , ils
cherchent à éluder de l’entomologie toutes les de-
couvertes et travaux de ces derniers, en les ignorant
expressément ou bien en les déclarant insuffisants,
ou bien en faussant les descriptions par la fabri-
cation de genres et d’éspèces qui n’existent pas en
nature. L’entomologie étant déjà surchargé de noms
6t de descriptions inutiles, ne gagne certainement
rien, si le mode de rébaptiser et rédecrire les éspèces
connues, mais qu’on ignore a dessin, sous pretexte
1*
4
d’en faire mieux , continue à se rependre partout
dans la même proportion, comme l’a développé la
fabrique de M. M. Scliaura, Kraatz & C. — On finira
sans doute par voler en plein jours les découvertes
des autres et s’en approprier sans façon, par les
descriptions dites bonnes, parcequ’elles sont longues.
C’est ce qu’ont fait si judicieusement, M. M. Schaum
et Kraatz, avec les ouvrages d’Ericlison, qu’ils ont
en grande partie récopiés littéralement et ornés de
leurs propres noms comme auteurs.*)
Voici quelques exemples, puisés dans les pro-
duits mêmes de ces M. M. Schaum et Kraatz.
1. Dans la nouvelle édition de la Naturgeschichte
der Insekten Deutschlands d’Erichson, Schaum dé-
crit une Amara famelica avec les deux premiers ar-
ticles des antennes rouges, ce qui n’existe pas en
nature et qui est arrivé pareeque l’insecte de Schaum
est fabriqué de la famelica Zimm. d’Allemagne et
de la biarttculata Motsch. de la Mongolie. Cette der-
nière éspèce, d’après la nomenclature moderne n’est
pas même une Amara, mais fait partie de mon genre
Amarocelia, ou rentrent entreautres: inierstitialis Dej.,
remotostriata Eschh., punctulata Dej., erratica Duft,
daurica Motsch., obscuricornis Motsch. «&c. Ce genre
présente des antennes obscures ou tachetées de rouge
comme les vrais Amara et les pattes des Celia. Dans
1) Et après tout cela oos Messieurs ont l’impudence de nommer de
pareilles ouvrages les leurs comme on peut le voir dans les Annales de la
Soc. ent. de France 1862 p. 68 à propos du Damaster Forlunei Adams,
que M. Schaum s’est hâté de reproduire pour la seconde fois comme D.
oxuroides sibi, probablement pour avoir le plaisir de voir figurer ce nom
en synonymie du Fortuncü! —
5
la Berliiici* ont. Zeitsclirift, 1861 p. 205 M. Schaum
a du avouer sa fabrication.
2. Dans le même ouvrage M. Sehaum a faussé
la description du 2\ichys Fockii Hummel en y réu-
nissant mon Elaphropus caraboides, qui présente des
crochets dentelés aux tarses et ne peu parconséquent
appartenir ou genre Tacliys.
3. Dans le même ouvrage M. Schaum a faussé
la descrq)tion de mon genre Blechnis, que j’ai fondé
expressément sur des Dromiides à crochets des tarses
simples, en y introduisant sous le nom de Blechrus
(jlabratus un insecte qui a ces crochets très fortement
dentés et qui appartient à un tout autre genre,
fondé par M. Schmidt -Gœbel sous le nom de Mi-
crolestes.
4. Dans le même ouvrage M. Schaum avait fa-
briqué un genre Blethisa, en y confondant les vrais
Blethisa, avec les Diachila^) et même les Trachy-
padms. M. de Chaudoir lui a démontré que ce sont
des genres très différents et dont le dernier a même
été depuis élevé à un grouppe particulier : les Trachy-
pachines Le Conte. Class. of the Coleopt. of North-
America. 1861. I. p. 8.
5. Dans le même ouvrage Schaum a ébauché
misérablement un Sphodrus Guiliani-, car il a omis
le caractère le plus distinctif de l’éspèce, la formation
des pattes, que M. de Chaudoir était obligé de lui
faire connaître dans la Gazette de Stettin.
1) Mr. Thomson dans ses Scandinaviens Coléoptera, a de nouveau re-
produit ce genre, décrit dans mes Insectes de Sibérie depuis 20 ans, sous
un nom nouveau.
6
6. Dans ce même ouvrage uuc description en-
core plus misérable devait faire connaître un Sphodrus
cavicola avec des élytres simplement striées, qui
n’existent pas en nature et que M. Schaum a été
forcé d’avouer dans la Gazette de Stettin 1862 p.
125, — Dans cette meme Gazette p. 125 et 126 il
a du avouer aussi que dans l’ouvi’age cité il a dé-
crit, sous le nom de Schreibersii, le Sphodrus Schmidtii
Miller.
7. Dans la Berliner entomologische Zeitschrift
1861 p. 209, M. Schaum fabriciue un Bembidiuiii eques,
en lui réunissant tout arbitrairement les Bemb. lividi-
penne Ménétr. et le cornbustuia Faldm., qu’il n’a ja-
mais vus. L’eques n’a ])as encore été trouvé en llussie
et la composition de M. Schaum est parconséquent
purement phantasmagorique. Le Peryphus lividipen-
nis est une belle et grande espèce à palpes, base
des antennes, pattes et élytres d’un testacé roussâtre
unicolor, le cornbustuin que je n’ai jamais vus, a l’ex-
trémité des élytres enfumée.
8. Dans le meme journal 1860 p, 89 M. Schaum
veut avoir supprimé- ma Tachys dimidiata, parcequ’il
y a déjà un Bembidimn dîmidiadum Ménétr. et dans
le volume suivant du même journal p. 209, il nomme
ce dernier un Peryphus qui serait identique avec
B. oblongum Dej., qui de son coté serait synonyme
du B. obsoletum Dej. — Voila une fabrique vraiment
artificielle de conséquences pour supprimer une és-
pèce d’un entomologiste, qui n’est pas du goiit de
M. Schaum.
9. Dans le même journal 1861 p. 200 N. 6
M. Schaum raconte que le Cechenus regidaris Fisch.
7
est un Carabus irregularis, jugeant d’apres la figure
sur pl. 3ü I. 3 de l’Entoniographie et ajoutant, que
dans mon Catalogue des Carabiques de Russie je
l’ai placé, mal à propos, à coté de Yosseticus, mais il
se garde bien de dire comment je l’ai placé, car
c’est la description de Fischer qui m’a guidé et non
la figure, et comme je doutais encore, j’avais donné
a l’insecte le nom de Tribacis platessa avec une
diagnose en note, comme on peut le voir dans ce
Catalogue p. 75. Tout cela M. Schaum ignore, pour
pouvoir embrouiller la synonymie et assurer les en-
tomologistes que le regularis Fischer est un irregu-
laris F., qui ne se trouve pas en Russie. — Je dois
donc de nouveau reprocher à M. Schaum, comme
l’a fait M. Duval, qu’il ne devait pas fausser les
raisons, en les tronquant et ne pas ignorer ce qui
est imprimé et publié, cela veut dire: tromper le
public!
10. Dans le même journal 1860 p. 195 M. Schaum
prétend que les jambes de Pelecium cyanines (S sont
arquées ; M. de Chaudoir dit tout le contraire d’après
un très grand nombre d’individus, qu’il a eu a sa
disposition et que je puis affirmer sur tous ceux
que j’ai vu. Neanmoins M. Schaum persiste, as-
surant qu’il possède deux (S chez lesquels les jambes
intermédiaires sont courbées et se rapportant a 1 ouv-
ratre de Lacordaire I. p. 253, il oublie entièrement,
que sur page 195 il a prétendu que cette courbure
est une propriété précisément du cyanipes, ce qui
n’existe pas en nature. — On voit donc que c’est
encore une des nombreuses fabrications de M. Schaum
comme celle qu’il vient de publier sur les tarses du
8
genre Damaster, dans les Annales de la société ent.
de France 1862 p. 68, lesquels il dit simples dans
les deux sexes, ce qui n’est pas vrais, ceux du (S
sont assez sensiblement plus larges que chez la
femelles. Et ces gens, qui ne savent pas distinguer
les parties du corps des plus grandes éspèces,
viennent nous parler des paraglosses chez des in-
sectes d’une demi limic de longueur? —
11. Dans le même journal 1860 p. 198 M. Schaum
remarque que j’ai fait connaître dans le Bulletin de
Moscou 1851, douse éspèces de Tacliiaires des Indes
orientales et sur la page suivante il décrit une Tachys
alhicornis, disant que la sculpture des élytres est
tout a fait dilférente des autres Tachys, sans s’aperce-
voir que je l’avais décrite chez une des douse éspèces
citées, notemment cliez ma Lopha ovata, dont la
Tachys albicornis Schaum n’est probablement qu’un
exemplaire fraichement éclos. Si M. Schaum a Iri
mes descriptions, cette manière de rébaptiser et ré-
décrire les éspèces connues, ne peut être autrement
considéré, que comme un vol scientifique.
12. Dans le même journal 1860 p. 66 M. Schaum
fabrique un genre Fatrobus fort bizarre, en y intro-
duisant des formes très déprimées , telles que les
Platyniis elongatus Stev., Fatrobus sibiricus Motsch. &c.,
remarciuant que Chaudoir et Lacordaire ont eu tort
de reunir le premier avec les Cardiomera Bassi.
Malheureusement, ce pauvre M. Schaum, étant tou-
jours très arriéré dans la connaissance de la litté-
rature, n’a lui même probablement pas connu mon
Catalogue de Carabiques de Russie, de 1850, ou il
aurait pu lire sur p. 71 mon genre Deltomerus qui
9
reiiferiue les Cardimuera caucasiennes de M. de Cha-
doir, et à coté mon genre Dlplous ou rentre le Pa-
trobus sibinais. A ce dernier genre appartiennent
encore les Pair, depreasus Gebl., aterriims Esclili. et
califomicus Motscli., qui se distinguent des Pratrobus,
outre la forme très déprimée du corps et leur cor-
selet en coeur, par la lèvre inférieure (labium)
atténuée et pointue en avant, et non tronquée et si-
nuée comme c’est le cas chez ces derniers. Au genre
7.)é;//wnerMô‘ appartiennent, des éspèces décrites, encore:
Plat, fidvipes Motsch. et Pair, tatricus Miller; des
Diplous ces insectes se distinguent par leur lèvre
inférieure, qui est comme chez les vrais Patrobiis et
de tous les deux par la longueur respective du 1'®*'
article des tarses antérieurs et du 4*^™® des antennes,
qui sont plus allongés. Toutes les argumentations
de M. Schaum sont donc complètement fausses et
purement inventées.
13. Dans le Catalogue de Coléoptères d’Europe
publié par Schaum, on a expressexnent supprimé
toutes les éspèces décrites par les auteurs qui ne
plaisent pas (p. ex. ceux que j’ai décrit d’Espagne),
on a changé les noms des genres et des éspèces dans
le même but. (p. ex. Trachypachus Chaud, aulieu de
Motsch.), on a attribué des éspèces à des personnes,
qui ne les ont jaruais décrits et ainsi embrouillé la
synonymie, qui dans quelques années, si ce mode
de tricherie continue, ne sera plus à reconnaître, par-
tout il y aura les noms des fabriquants berlinois.
14. Dans la Wiener entomologisches Wochen-
blatt 1858 se trouve une révision des éspèces du
genre Perçus ou M. Kraatz a démembré du corsicus
10
Latr. un P. lieichei, fondé principalement sur la pe-
titesse de taille, mais dans ce cas on pourrait, avec
le même droit, demember du même insecte encore
deux formes, une plus allongée et plus grande et
une autre ])lus étroite et très déprimée. Il est
très singulier qu’après un démembrement minutieux,
comme est le Perçus lieichei, M. Kraatz ne s’est pu
retrouver dans les formes qui avoisinent le P. strictus
Dej., ou il a fourré tout le reste des éspcces, dans
un sac, abandonnant gracieusement leur étude a
d’autres entomologistes. Fabricat libertin extrême-
ment commode, que M. Kraatz aime beaucoup, comme
nous le verrons de suite.
15. Dans la Berliner eut. Zeitschrift 1860 p. 208
M. Kraatz dit ; le coléoptère, que Duval décrit par-
faitement bien, mais sous un nom faux de Lucanus
tedraodon et lequel se trouve aussi sous ce nom dans
les collections &c. Et plus loin sur p. 269: comme
je n’ai pas pu trouver de passages entre le Lucanus
tedraodon Duval et le cerviis, s’introduit nécessaire-
ment un nouveau nom orientalis pour cette éspèce.
Ce nouveau nom ne fut introduit que pour éluder
celui à'ibericus Motsch., sous lequel l’éspèce à été
décrite depuis plus de 15 ans et dont M. Kraatz
avait parfaitement connaissance, comme on peu s’as-
surer sur pp. 270 et 271 de sa brochure. Je ne
comprend pas pourquoi ibericns serait moins sonore
qu’ orientalis pour la fabrique de M. Kraatz. Plusieurs
entomologistes d’Allemagnb m’ont observés, qu’ils
ne pouvaient comprendre ces cochoneries (Schwei-
nereien) de M. Kraatz, qui d’un coté demembre les
tous petites Homalota à l’infinie et veut de l’autre
r
11
réunir les grands Lucanus avec des antennes à mas-
sue de 4, 5 et 6 feuillets, je ne m’étonne pas du
tout, parceque M. Kraatz ne le comprends pas lui-
meme.
16. Dans le même journal 1859 p. XXXI. M.
Kraatz déclare sans façon, plusieurs de mes nouveaux
genres de Stai)liilinites comme identiques avec ceux
d’Erichsou sans s’inquiéter de ce que j’ai dis dans
mes descriptions. J’y ai déjà répondu dans ces Etudes
1859 p. 169, mais comme je n’ai pas de types d’Erich-
son à ma disposition, je ne puis croire que ce savant
observateur ait commis les erreurs, comme le fait
présumer la critique de M. Kraatz et déjà la citation
du Paedms indicus Ei'ichson, qui n’existe pas en na-
ture, prouve suffiserament avec quel légèreté M. Kraatz
fabrique ses cacographies. Je prie M. M. les ento-
mologistes de véritier avec la nature, les mesures
que donne M. Kraatz aux Litodtaris fuscula &c. et
son Pinophilus sîculus avec 8 segments abdominaux,
pour s’assurer comment il travaille.
17. Dans le même journal 1859 p. 275 M. Kraatz
donne une compilation artiticielle des Oreina, qui n’a
aucune valeur scientitique , car pour décider l’iden-
tité des éspèces aussi voisines que le sont les Oreina
il faut absolutement les oberver en nature et no-
temment en copulation. La déclaration de variété
est un manoeuvre purement arbitraire, qui prouve
que M. Kraatz se sent capable de dicter les lois a
ceux qui veulent bien lui croire. Nous avons rai-
sons de douter dans la sincérité des assurances de
ce Monsieur, qui ne prend pas trop rigoureux à esca-
moter un peu la bonne nature. M. Sutfrian a du
12
restiî déjà démontré plu,sicurcs bévues dans la eom
pilation citée.
18. Dans le meme journal 1859 p. 97 M. Kraatz
nous gratifie d’une Leptura adiista comme nouvelle
production. 11 peut aller la voire comme Lejdura
Fischeri Zubkotf décrite et figurée dans le Bulletin
de Moscou il y a presque une trentaine d’années.
Oui, oui, il est bien plus commode de lire les grif-
fonages superficielles de M. Kraatz, comme il le dit
lui-môme (Berl. eut. Z. 1861 p. XIV. note), que de
se easser la tête sur ce qu’on a découvert et publié
avant nous. Nous demandons maiïitenant de notre
coté, combien de temps encore le public entomo-
logique voudra se laisser duper par de pareilles im-
postures? —
19. Dans le même journal 1859 p. 54 M. Kraatz
d’après l’avis des personnes qui ont étudiées ce
grouppe, a jetté la contusion dans les Carabes d’Es-
pagne, se basant sur des uniques de la collection
du Baron de Chaudoir et pour timbrer ses propres
travaux phantasmagorique il y cite un passage du
fameux Illiger, qui condamne si parfaitement les
tendances de la fabrique berlinoise. Voici à peu
près ce que dit ce savant: nous voulons connaître
les éspèces, que la nature a fait comme telles, car
celles-ci seulement sont instructives, pareeque ce ne
sont pas seulement des individus que nous ramas-
sons pour posséder, mais pour tirer de nos collections
un profit vraiment scientifique (Belelirung). Nous
voulons connaître la nature comme elle est et non comme
chacun veut bien la fabriquer.
13
20. Dans la Wiener ent. Monatschrift 1860 p. 25
M. Kraatz fabrique un genre Dioclm, dans lequel il
place six espèces différentes de Staphilinites dont
pas moins que cinq n’ont aucun des caractères distinc-
tifs qu’Ericlison assigne à son genre Diochus. Toutes
ont les palpes autrement formée que le décrit Erich-
son, deux présentent les antennes presque filiformes
et constituent mon genre Ehegmatocenis des Indes
orientales, deux autres deTAmerique (Diochocems m.)
les ont en massue, avec les articles antérieurs très
fortement transversaux, le corselet plus conique, les
élytres moins parallèles que présente la figura don-
née par Erichson de son Diochus nanus et sans au-
cune trace de cils autour. L’éspèce d’Espagne m’est
inconnue, probablement c’est encore quelque chose
différente, mais que M. Kraatz réunit, avec sa pré-
cipitation ordinaire, au genre Diochus de sa propre
fabrication. Aux remarques que j’ai donné dans le
même journal 1861 pag. 199 et ou j’ai démontré
qu’aucun des caractères d’Erichson ne s’applique a
mon genre Rheginatocerus , M. M. Kraatz et Schaum
ont répondu par un pamphlet clandestine, qui, en ma-
jeure partie touche des personalites, dans la fous-
seté desquels chacun peut se convaincre par les faits
memes. —
Les exemples cités suffisent j’espère, à porter
l’attention des entomologistes sur les menées et ten-
dances de la fabrique de coléoptères artificiels à Berlin,
qui a aussi ses actionnaires dans d’autres villes et
qui, par les belles lois du soit disant congrès de
Dresde, veut faire des entomologistes ses esclaves
dociles. Il m’est tout a fait indifférent si Schaum
14
et Kraatz se tâchent et s’emportent, j’attaque non
la critique, mais l’insolance et le charlatanisme, je
défend non mes travaux, mais la liberté de la science,
étant persuadé que chaque goutte de savoir publié,
est un profit incontestable pour l’entomologie. —
Pour M. Duval.
M. Jaquelin Duval, a publié il y a quelques an-
nées, une monographie des Bembidiens d’Europe.
Voici ce qu’en dit, entre autres, M. Schaum dans la
' Berl. ent. Zeitschrift 1861 p. 206 — 213; il prétend
que M. Duval a confondu pas moins que dix-huit
éspèces, savoir:
Tachypus liossii avec pallipes,
Bembidium siriatiim
forandnosum,
— varium
>î
adustum,
— andreae
femoratum, distinguendim Duv.
et puellim Duv.,
— nitididum
affine,
— maritimum
JJ
hypocrita,
— bisulcatum
JJ
Clarkii,
— praeustum
JJ
siculum.
A propos de la remarque de M. Duval dans ses
Glanures p. 149 : „toutefois M. Schaum ne devrait
pas fausses mes raisons en les tronquant”, le fabri-
quant allemand répond: que cela prouve la faculté
de M. Duval d’éxagerer les choses.
Nous démandons maintenant à M. Duval, si de
pareilles descriptions, dans lesquelles différentes és-
pèces sont confondues et qui n’éclaircissent parconse-
quent rien dutout, sont bonnes ou mauvaises, ad-
missibles ou réjettables? —
15
II ENTOMOLOGIE SPECIALE.
Reiiianjiies sur la collection d’insectes de V. de Motschulsky.
COLÉÜl’TÈRES.
Ma collection de Coléoptères est placé d’après
un système différent de celui qu’on à suivi jusq’ici.
J’ai cherché à arranger les Coléoptères d’après leur
manière de vivre, qui conditionne naturellement aussi
la forme des organes, qui servent à propager leur
existance. Le manque des notices sur les moeurs
des éspèces exotiques, occasionne parfois des en-
traves, quoique moi-même j’ai exploité les pays dans
des latitudes très différentes, mais cet inconvénient
ne change en rien le principe du système cité, qui
dans tous les cas me parait plus naturel, que ceux
basés sur des organes épars, les parties bucaux par
exemple, sujettes aux mômes altérations et qui varient
aussi bien, que la forme du corps, la sculpture des
élytres &c., et si l’on ne l’a pas encore suffisemment
signalé, c’est que ces parties sont ordinairement si pe-
tites et si difficiles a disséquer, qu’on ne les à obser-
vées, que rarement, chez des exemplaires isolés; car
celui qui est parvenu à bien disséquer un petit Staphi-
linite, ne s’empressera pas trop à répéter la môme
operation sur plusieures exemplaires de la même
éspèce. — Je suis persuadé que pour reconnaître
nn insecte dans la majeure partie des cas, il n’y
pas même nécessité, d’avoir recours à l’obser-
vation des lèvres, des paraglosses et autres organes
niicroscopiques. La preuve est donnée par les au-
16
teurs eux inemes ; presque tous les Rhynchocephales
on a décrits et reconnus, sans mentionner non seule-
ment les lèvres et les paraglosses, mais pas meme
les mandibules et les palpes. S’il est donc possible
de déterminer un genre d’après les caractères tirés
des parties du corps, qui sont faciles à voir et à
observer, je ne vois aucune nécessité de les cher-
cher dans les organes peu visibles et qui forcent la
détérioration de l’insecte. Cette tendance de ce faire
valoir par des récherches minutieuses, que personne
ne veut ou ne peut vérifier, est donc évidemment
une entrave qu’on fait au développement de la science.
Prétendre que les paraglosses, les lèvres, les mandi-
bules et pareilles organes microscopiques, soient
moins sujettes à varier chez les individus, que les
antennes, les corselets et les élytres, et une preuve
d’ignorance complète en Entomologie et corresponde -
rait à l’assurance: que chez tous les hommes les
dents , les langues , les nez &c. sont parfaitement
semblables! — Condamner les descriptions des genres,
pareequ’il n’y est rien dit sur certains organes du
corps est donc arbitraire et certainement pas dans
l’intérêt de notre science. Pour les éspèces, on est
tombé dans la môme erreur, on a cru qu’un insecte
n’est réconnaissable, que par ime description des
plus détaillées, ce qui a fait surcharger ces der-
nières d’une énormité de détails, qui n’ont aucune
conséquence et ne font qu’obscurcir le portrait de
l’individu. Chacun, qui s’est occupé à décrire les
insectes, conviendra, qu’une description détaillée
est très facile à faire, surtout celle qui ne donne
aucune comparaison. — Mais essayez de déterminer
17
d’après ces longues descriptions, sans avoir récours
aux collections déjà nommées, et Vous crompredrez
Vous même ce que c'est. Décriviez un insecte en
deux mots, si Vous le pouvez, mais qu’on puisse le
réconnaître, voilà le secret et le triomphe d’une
bonne description. Pour moi tout caractère ento-
mologique est bon et plus il est facile à observer
pour chacun , plus il a de valeur. Toixt genre et
toute éspèce définie par des caractères, faciles à voir
et à la portée de cbacun, est donc plus naturel,
que celui fondé sur des partiexdarités mici’oscopiques,
que souvent un heureux hazard seulement, permet
de découvrir. L’Entomologie possède déjà, un grand
nombre de longues de.scriptions, ce qui n’a nulle-
ment empêché de méconnaître ces espèces et de les
nommer et décrire encore deux, trois et plus de
fois; tandis qu’il y a, pas moins d’espèces, introduites
dans le système et reconnaissables pour tout le monde,
que Linné et b’abricius n’ont caractérisées que par
quelques mots. Mais c’est îiu mode comparatif qu’on
est le plus rcdevalde la distinction de la majeure
partie des insectes et c’est aussi tout à fiiit conforme
à la nature des choses; car il n’y a rien de plus
difficile, si cela n’est impossible, que de donner une de-
scription compréhensible, sans ce baser sur des uni-
tés connues. L’observation, que l’objet, qui sert de
comparaison, étant souvent inconnu à rentomologiste
qui veut déterminer son insecte, ne permet pas la
détermination, n’est qu’une xnauvaise excuse; car on
prend pour comparaison les insectes les plus com-
muns et le plus connus et on écrit pour les ento-
mologistes qui connaissent déjà un peu la science
2
18
et non pour les commençants, qui ne savent même
pas, ce que c’est qu’un Lucamis cerims. 11 est cer-
tainement difficile de se comprendre, meme avec
la comparaison, quand on à la manie de tout réu-
nir et de compiler des genres, comme on l’a essayé
dans le dernier temps, ou on Vous régale avec un
genre Cicindela composé de 500 éspèces, Bemhidium
autant. Fer onia ou Pterostichus 600, Aphodius 300,
Anomala 150, Blaps 150, Anthicus 200, Apion 200,
Cleonus 200, Chrysomela 400 &c. et d’y admettre
les formos rondes, allongées, convexes, déprimées.
Ce qu’il y a de plaisant, c’est que ces mêmes Mes-
sieurs, qui nient tout caractère distinctif dans les
Lucanus d’Europe, sont précisément ceux, qui d’autre
part s’elïbrcent de plus à démembrer les genres et
de créer des nouveaux, sous leur propre nom. —
Cela s’appelle conserver le gibier! —
Dans mon ouvrage sur les Coléoptères de la
Russie, imprimé à Moscou 1846, en langue alle-
mande, j’avais déjà mentionné l’arrangement sytèma-
tique, adopté pour ma collection et basé sur les
moeurs et la manière de vivre des ces insectes,
mais les écrivains entomologiques de l’Allemagne,
se sont bien gardés d’en parler dans les journaux,
car il était bien plus commode de profiter des rap-
prochements, que j’avais essayés et des synonymies,
que j’avais réconnues. La base de cet arrangement,
contient deux éléments possibles, dans lesquels tous
les Coléoptères doivent naturellement trouver leur
place systématique, savoir:
1) ils sont entomophages c. à d. destinés à se
nourrir de la chasse aux autres insectes, ou
r
19
2) ils ne chassent pas et se nourrissent de sub-
sances animale ou végétale, fraiche ou en
décomposition.
Les premiers c. a. d. ceux, qui vivent de proie
et se nourrissent exclusivement de substances ani-
males j|ai compris sous le nom à' Entomophages; les
seconds, qui se nourrissent exclusivement de sub-
stances végétales, de préférunce fraiche, sont mes
Ernophages, le reste, qui se nourrit tant de matières
animales que végétales, plus ou moins en décompo-
sition, forment mes E/igpop/uiges et mes Pseudorhypo-
phages. Dans ces divisions j’ai grouppé toutes les
familles de Coléoptères. Les exeptions, que pré-
sentent les spécialités dans les formes voisines, ne
changent du reste, en l’ien la vérité de la base
de rarrangement; on n’aura qu’à les transmettre
dans une autre division, si l’observation en nature
aura démontré, qu’ils ont une manière de vivre
différente. — L’objection que des éspèces carnivores,
prennent parfois aussi de nourriture végétale, n’est
plus qu’une rare exception, qui correspond a celle
que le chien carnivore, va quelquefois mâcher un
peu l’herbe, comme on peut le voir dans les jour-
nées chaudes, chargées d’orages.
Les divisions basées sur la manière de vivre des
Coléoptères et qu’on pourrait nommer naturelles,
présentent aussi plusieurs caractères anal}i;iques di-
stinctifs, quoique d’après les variations auxquelles
sont sujets tous les caractères zoologiques chez toutes
les productions de la nature, une définition stricte-
ment analytique est, très souvant, hors de toute pos-
sibilité et aucune division zoologique n’a encore été
2*
20
définie sans présenter des exceptions. Il est donc évi-
dent, que les coupes que je propose sont dans le inâme
cas et leur valeur se limite par le nombre minime
d’exceptions, dues a un rapprochement de formes
voisines, qui ont une manière de vivre analogue.
Je divise donc analytiquement les Coléoptères
en deux grandes sections: ^
I. ceux, qui ont le article des tarses simple
ou faiblement élargi. Ent omop liages , llhypopages et
Pseudorhypophages et
II. ceux, qui ont cet article toujours bilobé et
sensiblement élargi. Ernophages.
I. EVrOMOPIlACES.
Les Entomophedges sont presque tous pentamères et
notemment leurs tarses postérieurs ont cinq^) articles.
Leur abdomen composé dessous de 6 — 7 segments et
s’il n’y a que cinq, le premier est le double plus
long que les suivants 2). Le article de leurs
tarses toujours simple, jamais bilobé ou plus large
que les autres-’). Antennes composées de 11 ar-
ticles, rarement de 10 jusqu’à 6; toutes, composées
de 6 — 9 articles, se terminent en massue, celles qui
1) Des oxeptions présentent: les Helerocerides (4), les Georyssides (4),
les Enoplides (4), le genre Lemphus (4), les Oaytelides (3) et quelques
Aleocharides : Hygronoma, OUgola, Diglossa (4), mais chez tous cos éspèces
le premier article des tarses exceptionels, est 'le double pins long que le se-
cond, formant ainsi un double article soudé ensemble, que la nature parait
avoir placée pour indiquer qu'il y devraient être deux articles.
2) Cette construction sc rencontre chez les Stemoxes et prouve que le
premier ségment remplace ici les deux ségments, qui se voient chez les
autres Entomophages ; chez un grand noniljro des éspôces les présentent
même à l’extrémité un septième ségment.
3) Chez les Sternoxes cct article est découpé eu avant, mais pas bilobé,
comme chez les Ernophages (les Chrysomélines par exemple); chez les
Lemphus il est désigné, comme étant bilobé, mais il est encoro douteux,
que ce genre soit effectivement un Malocoderme, car les ségments abdomi-
naux sont cornés.
21
s’amincissent vers l'extrémité ont 11 et rarement
10 articles ^). Palpes labiaux composés de trois ar-
ticles, rarement de quatre^) ou de deux et d’un
seidd*). Mandibules déprimées, faites pour couper
la proie, sans plaine molaire. Mâchoires divisées
en deux lobes, le plus souvent pointus et armés de
crochets cornés; le lobe interne presque toujours
bien développé*). Paraglosses distinctes chez une
partie des genres, manquant chez l’autre^). Yeux
latéraux, entiers et arrondis®), très rarement rappro-
chés sur le front ^). Trochanters plus ou moins
développés, souvent pointus. Hanches postérieures
transversales, les antérieures ordinairement globu-
leuses ou arrondies, rarement conic^ues®), avec leurs
cavités cotyloides en grande [)artie closes **) , ce qui
permet aux pattes de ce mouvoir dans toutes les
directions et les rend [)ropres à la course. Appen-
dices des parapleurcs ou épiméres plus ou moins
distinctes, quelquefois atro[)hiées ou milles ^®). Me-
sothorax en grande partie assez long, pour séparer
l’insertion des pattes intermédiaires^^).
1) Antennes setae^es on fllifonnes de 10 articles sc rencontrent chez les
Ilaliplides , tandis qu'elles sont réellement de 11 articles, avec le second
soudé au troisième et cache dans une cavité du premier, chez les Apu—
lochrHS, Caltops et Laius.
2) Chez les Cicindélites et les Aleochara. .
3) Chez les Autalia, Eunjusa il n’y a que dcu.x, chez Diglossa, Suysa,
Mylaena nn seul setiformo, mais qui parait être articulé.
4) Le lobe externe manque chez plusicurcs Gyrinides et Eucnemtdes;
il devient petit chez les 7'hroscides et quelques Afatacodennes.
5) Elles manquent chez les Slernoxes, les Terediles et les Malacodermes.
6) Excepté chez un genre de Carabiques, le Curdiophthahnus et les
Clérites, ou ils sont échancrés. _ ^
V) Ce rapprochement sc rencontre chez plnsicures S(ernoa;cs
8) Elles sont coniques chez les Terediles, les Malacodermes et la ma-
jeure partie dos Hrachelytres.
9) Elles sont ouvertes chez les Slernoxes, cc qm explique leur marche
par élancements en avant.
10) Chez une partie des Carabiques et chez les Hydrocanthares.
11) Il est court chez les Slernoxes et les Malacodermes.
22
Ces Entomophages embrassent les familles suivantes;
legments
abdominani
recouverts,
de cousistaoce
molle;
stcruam ou
mesosternum;
t S a -, à
‘3 H S
s " ^ ^
S
I s 'S
il:
11 1 I
6 — 7 segm. /courir Carabiques.
pattes COB- )
struites pour: j nager, grimper
\ ou creuses Hydrocanthares.
5 segments Sternoxes.
à / G segments Terediles.
«al
Ç? % /
7 segments Malaco dermes.
à palpes labiaux de :
a i-s
■i "S
^ —3 â.
découverts, de consistance dure, cornée Brachelytres.
1. Carabiques.
Les Carabiques comprennent deux sous-familles:
4 articles Cicindélètes,
3 articles Carabicines.
a) Cicindélètes.
Dans ma collection j’ai subdivisé l’ancien genre Cicindela,
devenu trop nombreux, de la manière suivante:
très longues Habroscelis Hope.
typa: H. longifes ïïopa.
antèrianrenient; Jde longucur/emarginé en avant . . Habrolarsa M.
normale; j type: C. nitidula Dej.
labre sans jnu peu en are en avant IJabroderal.
dents: ( type: C. nilotica Klug.
sans dentelures Cytindera Westw.
type: C. abdomlnalis F
tarses non slt-
tonés dessus.
Labre:
plan ou à peine
elevè an milieu;'
il est dilaté:
posterieurement:
en avant:
fortement caréné au mitien;
il est;
unidenté; <
tridenté ;
tridente <
, 1 ai
et: /
arec cinq dents
avec sept dents
presque triangulaire, avancé Eumecus M.
type: C. germanica L.
transversal Cicindela l.'}
type : 0. riparia L.
chez les deux sexes . . laphyra Dup.“)
type: L Kitchii Vig.
seulement cbex ta femelle,
celui du mite saus dent Myriochile M.
type; C.ægyptiaca Ring.
. . . Calochroma M.
type;C. bpunctata F.
.... Calomera M.
type: C. lOgutlata F.
. . . Calochroa llope.
type: C. chinensis F.
Caloslola IR.
type: P. assamensis Parry.^)
transversal
1) Ici i-entrcnt presque toutes les espèces d’Europe.
2) A ce genre appartiennent la plus grande partie des Cieindéles de
l’Amérique du Nord.
3) Les autres genres do Cicindélètes ont été décrites par Hope,
Chaudoir, La Conte &o. et je n’y fait pas mention.
r
23
Dans la Berl. ent. Zeitschi’ift 1861 p.76 M. Schaum
donne un aperçu des Tricondyles publiée jusqu’à
cette époque, lequel, comme toujours chez cet au-
teur, est loin d’être complet, car ce n’est pas seule-
ment la Tr. femorata Walk. que M. Schaum fait sem-
blant de ne pas connaître, mais encore deux autres
de ce même auteur la Tr. tumidula et la Tr. sciti-
scabra; puis toutes celles qu’a décrit M. de Chaudoir
dans le Bulletin de ]\Ioscou 1860, sous les noms de
Derocrania Dohrnii, concima, gibbiceps et laevigata, et
enfin la Tr. Nietneri, que j’ai décrit en 1859 dans
mes Etudes entomologiques. Ignorant expressément
tout cela, il nous gratifie sur p. 75 d’une Tricon-
dyla rhapliidioides, sans s’inquiéter si elle est connue
ou non. Hebien nous félicitons M. Schaum avec
une ancienne connaissance, qu’il vient de réproduire
pour la troisième fois. Voila sa synonymie:
Derocrania (Tricondyla) Nietneri Motsch. (S 1859.
— laevigata Chaud. Ç 1860.
Tricondyla rhaphidioides Schaum cJ 1861.
Voila les fruits de l’ignorence; je demande M.M.
les entomologistes, si la science y gagne? —
Les Manticorides terminent chez moi la sous-fa-
mille des Çicindélètes, présentant les plus grands
rapports avec les Elaphrides par lesquels je commence
les vrais Carabiques. Elles se divisent ainsi:
libres
élytres ;
soudées;
labre :
Plalychile M. Leay.
' sexdenté Manlicora F.
éohanoré et bidenté, corps cy-
lindrique Atnblichila Say.
eohancré et obtusement bidenté,
corps ovalaire Picnochile M.
(Agrius Chev. f ')
sinué et un peu saillant en avant Omus Eschh.
1) Xom déjà employé dans les Odonates et les Lépidoptères.
24
^ b) Garabicines. f
Je les connnance par les Elaphrides, après les-
quels viennent les Bembidiens avec les Tachypus en
tete, dont une nouvelle espèce vient m’ètre envoyée
du Japon:
Tachypus semilncidus Motsch., subparallelus, puntatîssi-
mus, nigro-acneus, corpore subtus, ore, palpis, antennis ocu-
lisque j)lu8 minusvc nigris, pedibus rufo-brunneis, femoribus
interduin infuscatis; thorace subtransverso-cordato, fere capi-
tis latitudine; elytris capite paido latioribus, crebre punctatis,
laferaliter late lucido-niaculatis, inaculis glabcrrimis, dorso
utrinque blfoveolatis. Long. 1. — lat. 1.
11 est un peu plus large que le 1\ Jlavipes, au-
quel il ressendjle et se distingue de toutes les es-
pèces connues par les 3 grandes tâclies ou espaces
métalliques et glabres, qui ornent cliaque coté des
élytres. Environs de Khokodtity.
'rACIIY.MKKS.
Ee genre Tachyft Zicgler, introduit déjà 1821 dans
la première édition du (àitalogue de Dcjcan, resta
non caractérisé jusqu’à 1 850, ou je l’introduisit dans les
tables synoptiques de mes: „Kdfer liiisslmdÿ“ publiés
à Moscou. Plus tard M. Jaquelin Duval, donnant
une monographie des Bend)idiens d’Europe, rejetta
1) Je dis do nouveau Bembidicn au lieu de licmbecidien, eoinnie l’a-
vait corrigé M. Agassiz, parceijue je suis iicrsuadé qu’un nom est bon quand
il no cho(|Uc pas l’oreille et que toute correction étymologique n’est d’au-
cune oonBéquencc pour la sienoc de la nature. Pour démontrer toute l’ab-
surdité de parcUlua corroction.s, j'avais introduit toutes les con'ections faites
par Agussiz dans sou Nomenelator et dont feu Eriebson était collaborateur,
dans mon ouvrage intitulé : „ Die coleopterologischen VerhUltniise und die
Kdfer Jlebien, on opposition avec toute la polémique, qu’on
a soutenu à ce sujet contre moi, persouuo do ces malcontants, n’a adopté
ces corrections, preuve évidantc que ces Maunerheim, ces Eriebson, ces liU-
cordaire, ces Sebauni, ces Kiesenvetter &c. n’avaient en vue que des per-
sonalités.
25
tous les genres que j’avais formés aux dépens des
anciens Beinbidium. Lacordaire suivit cet exemple,
et réunit dans son genre Bembidium tous les sépa-
rations qu’on avait fait jusqu’à 1854, de sorte qu’on
y trouve cité plus d’une centaine d’éspèces, dans un
pêle-mêle les plus agréable. — Tous les entomo-
logistes, qui ne veulent connaître que leurs j^ropres
travaux, applaudirent à ce pas rétrograde de Duval
et de Lacordaire, ayant en vu de réproduire plus
tard, très modestement, sous leur propre nom, les
découvertes des autres. Effectivement, quelques an-
nées plus tard, apparait dans la nouvelle édition de
la; Naturgeschichte der Iimden Deutschlands un 'tout
petit genre Berileptus Schauni, qui depuis presqu’un
demi siècle figurait dans tous les catalogues et même
dans le Spccies de Dejean, comme Bleims arcolatus
Creutzcr. Ensuite, un autre genre: Tachys, caractérisé
par la troncature des jand»es antérieures, la sinuo-
sité apicale de la première strie sur les élytres et
le manque de la petite strie subscutellaire. Encore
un peu plus tard, en 1860, ce meme M. Scliaum,
décrit dans la: Berliner entoiTiologisclie /eitschrift
1860 sur p. 202 un Tachys injlata Scliaum, qui a
les jambes droites et non obliquement tronquées à
l’extrémité, comme cela doit avoir lieu chez le la-
chys d’après Scliaum. L’éspèce est donc faussement
fourrée dans un genre auquel elle n’appartient guere.
Tout cela ])rouve que le genre lacliys, comme la
Compris Scliaum, contenant des élcnients très hété-
l’ogènes, n’est pas admissible et qu’il faut le re-
strindre aux éspèces plus semblables. A part les
palpes aciculées, les Tachys prcsenteiit beaucoup plus
26
d’analogie avec les Trechus, qu’avec les autres Bem-
bidütes, car notis rétrouvons chez les premiers, mais
dans rm dégrès encore plus fort, la sinuosité apicale
de la première strie des élytres. Le dernier article des
palpes n’est pas toujours aussi aciculé chez plusieures
Tachyaires, que chez les Bemhidiites, par exemple
chez la Tach. corrusca Le Conte il est évidemment
plus grand, se rapprochant beaucoup de la forme
conique des Trechus; le manque des stries sur les
élytres et les jambes sans troncature oblique, la rap-
prochent de la Tach. injlata Schaum, mais son corps est
déprimé, plus allongé, ses antennes toutes autres.
Une grande partie des éspèces exotiques que Schaum
a réunis à ces Tachys, ont une forme convexe très
différentes de nos formes déprimées d’Europe et seule-
ment nos T. 4 signata, angustata et haemorhoidalis pré-
sentent un corps convexe analogue. Il ne reste donc
pour le Tachys qu’un seul caractère essentiel, qui
les distingue des Trechus, le manque de la petite
strie subscutellaire, ce qui n’a pas empêché M. Schaum
de placer dans les Tréchiaires les Anophthalmus, dé-
pourvus également de la strie en question. Je crois
donc que les Tachyaires doivent former un grouppe
particulier entre les Bembidiens et les Tréchiaires,
qui d’un coté se rattache aux Lopha et de l’autre,
par les Pericompsus et Elaphropus, aux vrais Bernbi-
dium (B. rujicolle), tandis que les genres nouveaux
Trichisibus et Cnides constituent un passage aux
Trechignathus (Trechus longicornis). Voila comment
j’ai essayé de diviser l’ancien genre Tachys:
1) Leur description voyez plus loin.
27
I. Antennes allongées, composées d'articles plus longs
que larges.
a) corps plus ou moins convexe, ovalaire, luisant;
1. élytrcs rétrécies vers la base, glabres au milieu,
avec un petit sillon basal et un entier vers la
suture et la marge latérale Tachylopha '),
2. élytrcs profondément sillonées vers la suture . . Tachyura^ -,
b) corps plus ou moins déprimé, oblong ou parallèle,
avec un reflet métallique changeant sur les élytrcs,
qui sont striées, surtout vers la suture Tachys^);
c) corps déprimé, allongé, parallèle; élytres multistriées ;
tête petite, courte; troisième article des palpes max.
élargi Lymnaslis*).
II. Antennes pas ou à peine plus longues que la moitié
du corps, robustes, grossissant vers l'extrémité et composées
d'articles plus ou moins larges.
a) corps déprimé, presque parallèle; cotés du corselet
rebordés sur toute leur largeur, sans angles relevés
en arrière; élytres multistriées; elles vivent sous
l’écorce des arbres Tachymenis’’),
b) corps un peu convexe, ovalaire; cotés du corselet
rebordés seulement en arrière avec les angles à peine
saillants ; élytres glabres, sans stries on à peine mar-
quées de chaque coté de la suture de sillons plus ou
moins effacés; palpes grands, de la longueur de la
tête, graduellement atténués en avant . Polyderis^),
1) Aux Tachylopha appartiennent ma Lopha avala décrite dans le
üull. de Moscou 1851, ainsi que sa variété le Tachys albicornis Schaum.
2) Espèces; Fockii d’Europe, gibbosa d’Alger, suturalis, emarginata,
Quadrivulncrala, fumigata, scydttiaenoides tous des Indes orientales, rufula
do l’Amérique centrale, acaroides, flaoiciila, impressipennis , ceylonica des
lud. or., dolosa, brunnicollis, xanthopus, vivex, incurva de 1 Amérique du Nord,
haemorhoidalis^ 4 signala d’Europe, diabrachys^ pjillidula du Caucase, IJeeri
do Madère, anguslala d’Europe, potita, sulcalaf Klngii^ orientalis des Ind. or.
et omala d’Egypte, et plusieures inédites des Indes, du Cap et de 1 Amérique.
S) Éspèces; lugubris do Panama, aeneipçnnis, fattax de l’Amérique du
î^^ord, paralteta du Caucase, bislrialat dimidiala, vitlala, scuiellaris^ lau—
rica, subfasciala d’Europe, impressa, Iropica, dorsalis, cinctipennis, trian-
gularis des lud. or., scyluta de l’Amérique du Nord, mullislriala, flavi-
collis do Panama, teslacea de Russie mer., preparia d’Alger, micros, minuta
du Caucase et tantilla de Panama et plusieures nouvelles.
4) Espèces; indiens (Lymnaeum id. Bull, de Mosc. 1851) des Indes, aenes-
cens Le C. do l’Amér. du Nord et quelques nouvelles d’Egypte et des Indes.
5) Éspèces; minuta F. (nana Gyll.) d’Europe, inornata, rivularis et
flavicauda de l’Amér. du Nord et quelques nouvelles.
6) Éspèces; aequinoctialis de Panama, corrusca, testaceolimbata, gla-
brella de l’Amér. du Nord, lenella des Indes or., brevicornis du Caucase et
minuscula de Panama, dont les nouvelles se trouvent décrites plus loin.
28
Tachyura brunnicollis Motsch., elongato-ovata, convexa,
nitida , glabra , rufo - brunnea , elytris , antcnnarum apice
oculisque nigris, palpis, antcnnarum basi pedibusque rufo-
testaceis; capite triangulare, fronte piano, utrinque oblique
sulcato; thorace capite '/j latiore, transverso, postice sub-
angustato, truncato, basi transversim impresso, angulis rectis,
paulo proniinulis, anticis rotundatis; elytris thorace paulo la-
tioribus et fere triple longioribus, convcxiusculis, glaberrimis,
postice arcuatim attenuatis, sutura utrinque unisulcata.
Long. 11. — lat. clytr. '/s 1.
De la forme convexe de la T. vivex Le C., mais
sans tacites tcstacécs sur les élytres. —
Je l'ai prise assez communément aux environs de
Mobile dans le midi des Etats-Unis de l'Amérique.
— rufula Motsch. Etud. eut. 1855 p. 13 (Tachys),
elongato- ovata, convexa, nitida, glabra, rufo-testacca, oculis
nigris, elytrorum medio interdum leviter infuscato, antcnnarum
basi, ore pedibusque i)allidis; capite triangulare, fronte ante
oculos utrinque fovcolato; thorace capite latiore, traits verso,
convexiusculo, postice trausversim impresso, latcribus arcua-
tis, postice leviter angustalis, recto truncatis; elytris thorace
paulo latioribus, ovatis, sutura utrin({uc trisulcata, sulcis antice
posticctiue üblitcratis, latérale solum integro. Long. ’/jl. — lat. yml.
Elle est aussi large que notre T. bütriata, mais*
moitié plus courte, convexe, glabra et de couleur
d'un roux testacé. — Elle doit predre place a coté
de la T. acaroklcs Motscli. Et. eut. 1859 p. 39 de
Ceylon.
Je l'ai prise assez communément sur les bords
des ruissaux à Obispo, village situé sur l'istlinie
de Panama.
Tachys flavicollis Motsch. Etud. ont. 1855 p. 13, elon-
gato-subovata, subdepressa, nitida, rufo-testacca, . vcrtice ely-
trlsque ad suturant plus minusve subaeneo infuscatis, antennis
20
medio obscurioribus, palpis pedibufîque pallklis; capitc triangii-
larc, inter oculos bisulcato, sulcis anfice paulo approxiniatis ;
thorace capite latiqre, transverso, subcordato, postice trans-
versim impresso, truncato, angidis posticis vix prominulis,
fere obtusis, rcflexis; elytris thorace vix latioribus et triplo
longioribus, ovatis, ad siituram utrinqne tristriatis, stria tertia
brevissima, unifoveolata. I,ong. V4 1. — lat. y,„ 1.
Plus ovalaire que notre T. bisiriata avec les élytres
plus larges au milieu, les stries plus profondes, la
couleur d’un roux'testacé &c. Elle doit etre placée
après la T. scytiila Le Conte de l’Amérique septen-
trionale.
Trouvé avec la précédente sur l’isthme de Panama.
T. multistriata, que j’ai mentionnée dans mes Et.
ent. 1855 p. 13, pourrait n’ctre qu’une variété un
peu plus gfande de l’éspè.ce précédente, chez la-
quelle outre les trois stries de chaque coté de la
suture, on voit encore latéralement des vestiges de
quelques autres.
— aeneipennis Motseb., clongato-subovata, depressa, ni-
tida, nigra, clytri.s aeneo sericeis; thorace briinnescente, ore,
palpis, antcnnaruni basi pedibusque p.'illido-testaccis ; ca2iite
triangularc, inter oculos bifoveolato; thorace capite paulo la-
tiore, subquadrato, postice angustato, basi truncato, profundo
transversim impresso, angulis jjosticis suboblique truncatis,
vix prominulis, linea media distincta; elytris thorace paulo
latioribus et triplo longioribus, ovalis, indistincte striatis, fere
glabris, ad suturam utrinque profundo unisulcatis, ante me-
diam unifoveolatis. — Long. % 1. — lat. elytr. '/t 1.
Un peu plus large et plus ovalaire que notre
bistriafa, h pattes beaucoup plus claires et les
élytres un peu métalliques.
Des environs de Mobile dans le sud des Etats-
Unis de l’Amérique.
30
— iugubris Motsch. Et. ent. 1855 p. 13, ovata, depressa,
nitida, nigro-subpicea, elytris subiridescens, ore, palpis, anten-
narum basi pedibusque pallido-testaccis ; capite triangiilare,
inter oculos bisulcato, sulcis postice divaricatis; thorace capite
latiore, transverso, inarginato, postice paulo arcuatim angus-
tato, truncato, transversim impresso, angulis posticis fere ob-
tusis, vix prominulis, subelevatis; elytris thorace paulo la-
tioribus et longioribus, subovatis, antice fere parallelis,
ad suturain utrinque bistriatis. — Long. 1. — lat. elytr. '/a
Un peu plus large et plus ovalaire que notre
T. bistriata à laquelle elle resseble beaucoup, mais
ses pattes sont très claires.
Je l’ai trouvée sur l’istlime de Panama.
— subfasciata Motsch., oblonga, depressa, subnitida,
rufo-testacea, subiridescens, capite antice, labro, ore, palpis,
antennarum basi, elytris pedibusque pallidioribus, oculis, ver-
tice, antennis fasciaque elytroruni postice plus minusve in-
fuscatis, capite, inter oculos bisulcato, sulcis postice paulo
divaricatis, antennis dimidio corporis longioribus, gracilis, ar-
ticulis elongati.s, ultimo ovato-acuminato; thorace capite latiore,
vix transverso, subcordato, inarginato, postice impresso, angu-
lis posticis paulo oblique truncatis, rectis, leviter prominulis,
elevatis ; elytris thorace latioribus et triplo longioribus,
elongato-ellipticis, subarcuato-striatis, interstitio 3° subelevato.
Long. 1 '/s 1. — lat. elytr. 1.
Espèce très distincte, à forme voisine de celle
des T. scutellaris, dimidiata et bistriata, mais un peu
plus large au milieu, de couleur plus claire sur le
corps et avec une bande transversale enfumée sur la
partie postérieure des élytres, avant leur extrémité.
Je l’ai prise aux environs de Marseille.
— tantilla Motsch., elongata, parallela, depressa, nitida,
pallido-testacea, thorace rufescente, oculis nigris ; capite trian-
gulare, inter oculos bifoveolato, antennis dimidio corporis
longitudine; thorace capite vix latiore, cordato, angulis posti-
cis obtusis; elytris thorace paulo latioribus et 2*72 longioribus,
subparallelis , ad suturam utrinquo unistriatis, apice arcuato-
truncatis. — Long, '/s 1- — lat. '/g 1.
De la forme un peu parallèle de notre T. bis-
triata, mais dix fois plus petite et d’un testacd pâle.
Elle ressemble beaucoup ù la minuta Chaud., mais
elle est quatre fois plus petite.
Je l’ai trouvée aux environs d’Obispo sur l’isthme
de Panama.
Lymastis niloticus Motscb., elongatus, parallelus, de-
pressus, nitidus, punctatus, te.staceu3, oculis nigris ; capite mi-
nuto, triangulari; thorace fere quadrafo, postice paulo atte-
nuato, dorso subconvexo, transversim striguloso, angulis posticis
recfis, subi^rominulis ; elytris thorace paulo latioribus et triplo
longioribus, punctato-striatis , interstitiis transversim rugoso-
punctatis. — Long. 1 1. — lat. '/, 1.
Un peu plus grand que le L. indicus, auquel il
ressemble beaucoup, mais ses yeux paraissent plus
saillants et plus noirs, le corselet plus carré, la
ponctuation beaucoup moins forte.
Je l’ai pris en Aegypte sur les bords du Nil.
Lymnastis pullulus Mots ch., elongatus, parallelus, depres-
sus, nitidus, punctulatus, testaceus, capite infuscato, oculis
nigris; thorace cordato, subconvexo; elytris thorace latioribus
et 2*72 longioribus, subtiliter punctato-striatis, striis dorso in-
teri'uptis, postice profundiore impressis, interstitiis vix distincte
punctulatis. — Long, ’/a t — 'A '■
Moitié plus petit que le L. indicus, avec les élytres
proportionellement plus courtes, plus larges et plus
faiblement ponctuées. Des Indes orientales.
Tachymenis reflexicollis Mots ch. , oblonga, depressa, ni-
tida, testacea, oculis nigris, capite postice infuscato, triangu-
lare, inter oculos bisulcato, sulcis postice divaricatis; thorace
capite '74 latiore, subtransverso, quadrangulato, postice recto-
truncato, latcril)us lato reflcxis, antice arcuatim anfruatatis,
augulis posticis rectis, carinulatis; clytris thorace */;, latioribus
et triplo longioribua, ellipticis, aubcrcnato-striatis, striis postice
oblitcratia ; antennis capite tboracequc conjtinctis vix longiori-
bus. — Long, ’/j 1. — lat olytr. “/j 1.
Par le.s bords rellecliies dti corselet, sa forme et
sa couleur, cette espèce rapelle un peu notre Lathri-
dius transvermlis fraiclieinent éclos.
Je l’ai trouvée aux environs de New-York.
— marginicollis Motscb., oblongo-ovata, dcprcssa, ni-
tida, nigro-picea, ore, palpis, antennis pedibusquc rufo-testa-
ceis, thoracia latcribus rcflexia, testaceis, elytris basi posticcque
lato-rufi.a; capite miniito, triangularc , inter oculos bisulcato,
sulcis valdc divaricatis; tliorace capite paido latiorc, trans-
verso, quadrangulato, posticc recto-triincato, latcribus antice
arcuatim subangu.statis, angulis posticis rcctis, carinulatis;
elytris thorace latioribus et 2% longioribus, ellipticis, an-
ticc trnncatis, mcdio fcre parallelis, striatia, striis postice ob-
literatis, intorstitiis inaeipialibus ; antennis capite tboracequc
conjunctis vix longioribus. — Long, y» 1. — lat. elytr. V3 1.
Forme et couleurs de la Tr. JJavicaiida, mais un
peu plus large aux élytres, dont la base est rou.s-
satre comme l’extrémité.
Elle vient des environs de la Nouvelle Orléans
en Louisiane.
— umbrosa Motscb., oblonga, subpandlcla, depressa,
nitida, nigro-picea vel nigra, ore, ])alpis antennis pedibusque
rufo-piceis, antcnnaruni mcdio feinoribusque infuscatis; capite
triangularc, inter oculos bisulcato, sulcis posticc valdc divari-
catis; thorace capite fere diiplo latiorc, transA'crso, antice
posticcque jirofundo angulatini iinpresso, linca media distincta,
latcribus angusto marginatis, antice rotundatis, postice cordato
attenuatis, angulis posticis rectis ; clytris thorace paulo latiori-
bus et fere triplo longioribus, oblongo-subovatis , ad suturam
utrinque 5 striatis, striis posticc obliteratis, humeris distinctis ;
w
33
antennis pilosis, diniidio corporis longîtudine, articulis priniis
subelongatis, sequentibus incrassatis, ultinio oblongo, apice
COnico. — Long. 1 1. — lat. clytr. *4 1.
Forme de notre T. nana, mais un peu plus pe-
tite et de couleur plus brunâtre, tête plus grande,
antennes plus allongées, élytres j)lus courtes, leurs
stries plus profondes.
Elle se trouve aux Indes orientales.
Polyderis aequinoctialis Motsch., Tachys id. El ent.
1855 p. 13, ovata, dilatata, leviter convexa, dorso subdepla-
nata, nitida, glabra, rufo-picea, fronte infuscato, ore, palpis,
antennis pedibusque pallido-testaceis, bis inedio obscuriore;
capite triangularc, inter oculos bisculcato, suicis angulatim
subaproxiniatis; thorace capite paulo latiore, trausverso, postice
vix angustato, truncato, irnpresso, linea inedio distincta, an-
gulis posticis obtusis, subcariuatis ; clytris thorace V4 latioribus
et 2 ',4 longioribus, ovatis, ad suturam utrinque leviter tristria-
tis, striis postice oblitcratis; antennis crassiusculis, diniidio
corporis longitudine, articulis subelongatis. — Long 1 1. — lat. */i 1.
Le double jilus large tpie notre T. bistriata, avec
les stries sur les- élytres très peu profondes et par-
fois presqu’effacées, les antennes plus robustes et
les palpes jdus longs.
'l'rouvé sur l’isthme de Panama.
Pol. corrusm Le C. des Etats Unis, est un peu
plus petite, son corselet plus étroit, ses antennes
plus courtes. '
— testaceolimbata Motsch., ovata, leviter convexa, nitida,
fere glabra, fusco-picea, fronte nigro-subaeneo, ore, paljiis,
antennis, elytrorum sutura, lateribus pedibusque plus minusve
pallido-testaceis ; capite triaugulare, inter oculos bisulcato, sui-
vis obliquis, postice divaricatis, pilis longissimis nonnulis;
thorace capite paulo latiore, subtrans verso , cordato, postice
irnpresso, subsinuato-truncato, angustissime marginato, linea
niedia distincta, angulis posticis subobtusis; elytris thorace
3
34
'/a latioribus et ti’iplo longioribus, ovatis, striis obliteratis, ad
suturani una solum distincta, antennis incrassatis, dimidio
corporis paulo longioribus, articulis 4 — 11 subovato-quadratis,
11° majore, ovato; palpis elongatis, apice valde subulato-
attenuatis. — Long. il. — lat. elytr. */» 1.
Elle est plus large et plus ovalaire que notre
T. bistriata, les stries sur les élytres très peu distincts,
sou corselet sinué sur le milieu du bord postérieur,
ses antennes plus larges, plus comprimées et ses
palpes plus longues et plus atténuées vers leur ex-
trémité, ce qui forme déjà une transition vers celles
des Trechus et des Anoplithalmus. Pol. corrvsca Le C.
est plus large et plus courte.
J’ai ramassé cet intéressant insecte aux environs
de la ville Mobile dans le sud des Etats-Unis de
l’Amérique du Nord.
— glabrella Motsch., subovata; fere depressa, nitida,
glabra, rufo-testacea, capite nigerrimo, elytris versus suturam
paulo infuscatis, ore, paljjis, antennis pedibusque subpallido-
testaceis; capite triangulare, inter oculos bisulcato, sulcis postico
paulo divai'icatis ; thorace capitis fere latitudinc, subcordato,
posfice irapresso, subsinuato-truncato, angustissime raarginato,
linea media distincta, angulis posticis obtusis; elytris thorace
paulo latioribus et 2'/^ longioribus, anticc subparallelis , hu-
meris, distinctis, striis deficientibus ; antennis ut in priori.
Long. II. — lat. elytr. 1.
Elle est un peu plus ptirallèle que la précédente
et de couleur testacé. Je l’ai prise également à
Mobile.
— brevinscula Motsch., ovata, vix convexa, nitida,
glabra, fusca, ore, palpis, antennis pedibusque pallidis, capite
nigro-piceo, thorace rufescente, elytrorum sutura subtestacea;
capite elongato-triangulare, postice fere incrassato, ante oculos
subbimpresso; oculis minutis, vix prominulis, nigris, inandi-
bulis exsertis, angustatis, subrectis, palpis elongatis, valde acu-
35
niinatis, antennis dimidio corporis longitudine, incrassatis,
articulis 4 — 10 fere quadratis, 11° ovato-acuminato ; thorace
capite paulo latiore, subquadrato, postice leviter attenuato,
truncato, angulls posticis subrectis, paulo elevatis, linea media
niodicc impressa; elytris thorace latioribus et 2 Va longio-
ribus, ovatis, postice leviter dilatatis, striis obliteratis.
Long. % 1. — lat. elytr. Va '•
Plus large, plus ovalaire que Tachys bistriaia,
élytres plus courtes, sans stries, parties de la bouche
plus avanc<ies, plus saillantes, presque rostriformes.
Je l’ai trouvée sur l’isthme de Panama.
— andalnsica Motsch. , oblonga, subconvexa, nitida,
fusco-picea, ore, palpis, antennis pedibusque pallidis, thorace
brunnescente, elytrorurn sutura marginisque testaceis; capite
triangulare, postice subelongato, cylindrico, inter oculos bifo-
veolato, oculis vix prominulis, antennis dimidio cor})oris longi-
tudine, incrassatis, articulis 4 — 10 ovatis, 11°' longiore, acu-
minato; tborace capite vix latiore, cordato, antice paulo
transverso, postice arcuatim impresso, angulis posticis rectis,
elevatis; elytris tborace latioribus et 2^/^ longioribus, ellipti-
cis, postiee leviter dilatatis, utrinque ad suturam bistriatis,
striis postice obliteratis. — Long, ’/j 1. — l“t-
Plus petite et plus ovtiluire que notre I'. bistriata,
tête et corselet proportioncllement plus petites, elytres
plus larges et plus courtes. Par sa forme elle se
rapproche, beaucoup delà brevicornis Qh'àuà., qui est
aussi une Folyderis, mais sa taille est le double plus
considérable, corselet plus allongé, antennes plus
longues.
Elle habite l’Espagne méridionale et 1 Algérie.
— tenella Motsch., elongata, subdepressa, nitida, rufo-
testacea, ore, palpis, antennis pedibusque pallidis, oculis nigris,
subprominulis; capite infuscato, ante oculos biinipresso, an-
lennis incrassatis; tborace capite latiore, transverso , cordato,
postice truncato, impresso, basi subsinuato, linea media tenua,
3*
36
angulis posticls obtusis, subelevatis; elytris thorace paulo la-
tioribus et triplo longioribus, ellipticis, glaberrimis, stria su-
turali distincfa. — Long, y, l. — lat. clytr. % 1.
De la taille de la P. hrevicomis, mais un peu
plus courte et de couleur testacée.
Du continant indien.
— ininnsculcl Motscli., elongato-subovata, subconvexa,
nitida, glabra, rufo-picea, capite, thorace elytrisque postice
dilutioribus, palpis, antennis pedibusque pallidis ; capite trian-
gulare, inter anteniias bifovcolato, oculis nigris, subprominulis,
antennis diniidio corporis brevioribus, incrassatis, articulis
6 10 aubtransversis, 11° ovato; thorace capite lafiore, cordato,
subconvexo, postice truncato, impresso, angulis posticis ^ub-
elevatis, subrectis; elytris thorace paulo latioribus et 2'/* longio-
ribus, ellipticis, glabria, striis nullis. — Long. Vj 1. — lat. clytr. '/j 1.
D’un tiers plus petite que la P. hrevic.ornis, dont
elle a la forme et les couleurs, mais sa tete est plus
claire, le corselet plus fortement en coeur et les
dlytres tout à fait sans stries.
Des environs d’Ohispo sur l’isthme de Panama.
Elaphropus gracilis Motsch. , alatus, abbreviatus, ovatus,
convexus, nitidus, glabratus, rufo-testaceus, oculis antennisque
antice nigricantibus, elytris apice infuscatis, utrinque macula
oblonga subobliqua pedibusque pallidioribus; capite triangulari,
inter oculos bisulcato, sulcis parallelis, distantes; thorace ca-‘
pite dimidio latiore, transverso, postice rectangulo truncato,
basi transversini impresso, latcribus antice rotundatis, postice
fere rectis, reflexis, angulis posticis rectis, elevatis; elytris
thorace 'k latioribus et 2 'A longioribus, ellipticis, glaberrimis,
ad suturam utrinque unisulcatis. — Long, ’/c 1. — lat. clytr. % 1.
Des trois Espèces, que je possède de ce genre
de Bembidiens à crochets des tarses denticulés, c’est
la plus petite et la plus allongée, qui habite les
Indes orientales. La seconde éspèce par sa taille,
est VEla'ph. caraboides du midi de la Russie, que
37
j’ai décrit et figuré dans le Bulletin de Moscou 1839.
La troisième ëspèce un peu plus grande et plus
ventrue, VEla'ph. laiissimus vient des Indes orientales
et je l’ai décrite dans le meme Bulletin 1851.
TrÉCHI AIRES.
Trechisibus Mots ch. n. g.
Trécliiaire à dernier article des palpes en cône
allongé et très aigu. Menton sans dent médiane,
transversal, ses lobes peu avancés, obliquement cou-
pés en avant, leur pointe médiocrement acuminée.
Languette arrondie. Dernier article des palpes co-
nique et plus long que l’avant dernier. Mandibules
assez saillants, larges à la base, aigues et arquées
au bout. Labre transversal, échancré. Antennes
un peu plus longues que la moitié du corps, gros-
sissant vers l’extrémité à 2'* article allongé et pas
plus court que 5*'’™" et suivant jusqu’au 10, qui
sont presqu’égaux, le 3"'"”’ est un plus long que le
2'* et égal à î’ir"""’, qui est ovalaire et atténué vers
l’extrémité, le 1"”’ est le plus gros de tous et aussi
long que les deux suivants réunis. Tete triangu-
laire, munie d’un col distinct, fortement bisillouée
en dessus, sillons presque parallèles; yeux grands,
saillants. Corselet un peu plus large que la tete,
cordiforme, tronqué en arrière et enfonce de chaque
coté vers l’angle postérieur, qui est droit. Elytres
d’un tiers plus larges et 2^/2 fois plus longues que
le corselet, glabres, elliptiques, peu convexes et
applanies sur le dos, ou l’on voit deux stries faible-
uient imprimées de chaque coté de la suture, quelques
sillons raccourcis à la base et deux foveoles épars
38
sur le milieu de chuque élytre, iirrondies à l’extré-
mité où il y il de chaque coté une camüiculation
assez profonde, à peu près comme chez les Anoph-
thalmus. Pattes grêles, 1'“'' article des tarses posté-
rieures aussi long que les 3 et 4 réunis, le 2 * d’un
tiers plus court, ceux des antérieurs chez les mâles
inconnus. Ailes manquent. Ecusson rudimentaire,
très petit.
Trechisibus aeneus M otsch., ovatus, vix convexus, nitidus,
glaber, nigro-aeneus , ore, i^alpis antennaruiuque apice fusco-
brunneis, bis basi, clytrorum inargine subtus pcdibusque rufo-
testaceis; capite triangularc, inter oculos bisulcato, sulcis postico
arcuatiiii dchiscentibus, antice parallelis; thoracc capite paiilo
latiore, latitudine non longiorc, cordato, postice truncato, utrin-
que iinpresso, angulis posticis rectis, proniiuulis, linea media
distincta, integra; clytris thoracc ’/j latioribus et 2'/» longio-
ribus, ellipticis, apice rotundato utriuque unisulcato vcl uni-
carinato , striis dorso indistinctis , suturali posticc 2>rofundiore,
duabus lateralis integris. — Long. 17^ l. — lat. elytr. % l.
Plus 1 arge et plus ovalaire que notre Trechiis
obtusus, d’un brun-bronzé Inisiint, glabre sur le dos.
11 vient de Chili.
Guides Motsch. n. g.
. Tréchiairc allongé, étroit, parallèle et déprimé
comme le Blenms areolatus. Tête triangulaire à col
distinct, sillons antérieurs très profonds, larges, un
peu arqués et traversant toute la tête jusqu’au de la
des yeux, qui sont grands et très saillants. Corselet
cordiforme, marginé, à angles postérieurs droits et
saillants, ligne du milieu entière, très profonde. Ecus-
son très petit, arrondi. Elytres plus larges que le
corselet, soudées, parallèles, tronquées à la base,
arrondies en arrière, avec trois stries entières de
39
cliaqiie coté de lu suture et une latérale, qui longe
. l’extrémité et s’y réunit avec la 3“””®, formant un
bourrelet sinué à peu près comme chez les Anofh-
thaiinus, la troisième strie est un peu sinuée vers
l’extrémité et n’atteint non plus la base ou elle finit
dans la troisième foveole dont elle est marquée et
dont une se trouve ^4, de la longueur des élytres,
la 2**" un peu audéla du milieu et la troisième tout
à fait à l’extrémité près du bourrelet élevé^ un ru-
diment d’une - quatrième strie se voit de suite après
la troisième, l’éspace entre ces stries et la latérale
est lisse. Ailes manquent. Pattes grêles, tarses
squameux dessous, leur 1"”' article triangulaire, plus
grand et plus large que les suivants aux anterieurs
{çS celui des postérieurs ])resqu’aussi long que les
trois suivants réunis. — IVIenton concave, ecliancré,
sans dent médiane, lobes médiocrement saillants,
tronqués en avant, arrondis en déhors et formant
un angle droit intérieurement, partie j)ostérieure de
la tête autour du menton élevée en carenc arquée,
plus loin le milieu est biimpressioné, ce qui forme
une éspace longitudinale un peu élevée entre ces
impressions, qui se. prolonge jusqu’au col, où elle
est remplacée par trois saillons longitudinaux, dont
celui du milieu canaliforme; labre transversal, sinué
et crenelé ou quadridcnticulé en avant; mandibules
avancées et un peu arquées autérieurement. Palpes
ne dépassant presque pas ces dernicres, a 4'*""' article
conique, acuminé et peu plus court que le 3“'"“’.
Antennes filiformes, plus longues que la moitié du
corps, leur 2** article allongé et aussi long que le
4iè,„e, giome ^ pPjg ipng gt égal au et
40
les suivants, le 1'®’’ plus gros que les autres et aussi
long que le 2 et 3 réunis.
Guides rostratus Mo tse h., elongatus, parallelus, depla-
natus, nitklus, glaber, niger, mandibulis, palpis, antennarum
articulo 1”, geniculis tarsisque rufo-brunneis ; capitc triangu-
lare, inter oculos profundo bisulcato, sulcis subarcuatis, inan-
dibulis exsertis, paulo arcuatls, oculis magnis, prominulis,
antennis dimidio corporis loiigioribus, filiformes; tliorace ca-
pitis latitiidine, angustato, cordato, angustissime marginato,
angulis posticis rectis, prominulis, linea media integra, pro-
fundo impressa; elytris thorace */n latioribus et triplo longio-
ribus, parallelis, dorso planiusculis, utrinque ad suturam sub-
arcuatim integro-tristriatis, apice subarcuato-sulcatis, interstitio
secundo apice subnodiforme elevato, stria 3'“ trifoveolata, an-
tice abbreviata, 4* solum ad basin impressa, laterali integra.
Long. 1 Vj 1. — lat. elytr. '/a 1.
Forme parallèle de notre BUmus areolatus, mais
le double plus grand, de couleur noire et très distinct
de tous ces congénéraires par la sculpture des élytres.
Ce singulier insecte parait rapprocher les Tréchiaires
avec les Morionides et les Scaritides.
Je l’ai trouvé dans les forets sur l’isthme de
Panama.
Ânophthalmus longicornis Motsch., elongatus, ovatus,
convexus, rufo-tcstaceus; capite elongato, anticc rostriforme
attenuato, dorso arcuatim biimpresso, antennis longissimis
(■Yâ corjioris), robustis, vix pilosis; thoraee capitis fere lati-
tudine, subelongato, vix convexe, postice acqualiter attenuato,
angustato, angulis posticis rectis, minutissirais ; elytris thorace
duplo latioribus et triplo longioribus, elongato-ellypticis, utrin-
que ad suturam bistriatis, striis sequentibus obliteratis, postice
distincte foveolis et pilis longissimis sex, anticc duabus, apice
utrinque sulco subsinuato notatis; pedibus gracilis, tarsis ant.
articulo 1° triangulariter dilatato, sequentibus angustis.
Long, ly, 1. — lat. elytr. '/2 1.
41
Presqu’aussi petit que VA. Scopoli, mais plus
allongé dans toutes ses parties, avec des él3ftres
striées seulement près de la suture, des antennes
plus longues &c.
Mon ami Perd. Schmidt l’a découvert en Carniole
dans la caverne de Loubnik.
— StriatUS Mot s ch., elongato-ovatus, convexus, nitidus,
rufo-testaceus, capite subinfuscato, ovato, rnedio profundo ar-
quatim biimpresso; thorace capite paulo latiore, subconvexo,
leviter cordato, niedio longitudinaliter sulcato, basi utrinque
lato iinpresso, suboblique sinuato, angulis posticis rectis, pro-
ductis; elytris thorace diinidio latioribus et triplo longioribus,
profundo punctato-striatis, antice subdeplanatis, postice arcua-
tim attenuatis, striis apice obliteratis, 3“ antice bifoveolata,
sutura versus basin elevata; pedibus gracilisj femoribus an-
ticis clavato-subdilatatis. — Long. iVa 1- — lat- «btr- Vs 1-
Un peu plus large que nos éspèces d’Europe, à
élytres profondément striées.
Je l’ai pris dans la caverne des Mammouths aux
Etats-Unis de l’Amérique du Nord.
— fflénétriesii Motsch*. Etud. ent. 1854 p. 12, oblongus,
subconvexus, nitidus, rufo-testaceus, capite subinfuscato, ovato,
antice attenuato, longitudinaliter bisulcato, sulcis medio angu-
lafiin approximatis ; thorace subcordato, medio profundo sul-
cato, basi subproducto, utrinque impresso, angulis posticis
acuto-rectis, valde productis, elevatis; elytris thorace fere duplo
latioribus, ovatis, postice attenuatis, antice subdeplanatis, striato-
punctatis, 3'* antice bifoveolata, sutura versus basiin subele-
Vata. — Long, a'/s l. — lat. elytr. Vs 1.
Très voisin du précédent, mais d’un quart plus
grand, avec les élytres plus ovalaires, plus ventrues,
plus atténuées en arrière et leurs stries moins pro-
fondes.
Egalement de la caverne des Mammouths.
42,
— ventricosus Motsch. , ovatus, convexus, nitidus, rufo-
testaceus, capite ovato, longitudinaliter arcuatim bîsulcato;
thorace capite paulo lafiore, subovato, postice leviter anguatato,
truncato, utrinque lato iinpresso et versus luediam plicato,
linea longitudinali medio distincta, angulis posticis rectis, vix
prominulis, elytris thorace fere duplo latioribus et triplo lon-
gioribus, ovatis, antice oblique deplanatis, medio subdilatatis,
apice rotundatis, sulco apicali bifido, striis punctatis, minus
impressis, postice obliteratis, 3'* autice bifoveolata, sutura ad
basin leviter elevata; pedibus gracilis, antennis ^4 corporis
longitudine. — Long. 2 1. — lat. olytr. “/s 1.
A peu près de la taille du précédant, dont il
a la sculpture, niais proportionellenicnt plus large
aux élytres et avec les angles postérieurs du corselet
moins saillants.
Trouvé dans la caverne des Manimoutlis aux
Etats-Unis.
— COStulatUS Motsch., clongato- ovatus, subdcpressus,
nitidus, rufo-testaceus ; cajiite clongato, antice attenuato, postice
arcuatim angustato, dorso arcuatim bisulcato, mandibulis mé-
diocre exsertis; thorace capite paulo latiore, cordato, margi-
nato, medio longitudinaliter impresso, postice truncato, angulis
posticis fore rectis, vix productis; elytris thorace fere duplo
latioribus et 2 'A longioribus, marginatis, clongato ellipticis,
antice utrinque oblique truncatis, postice rotundatis, apice
'utrinque jilicatis, striis minus distincte punctatis, impressis,
3‘‘ antice bi, 5" postice uno foveolatis, interstitiis convexis,
costulatis; tarsorum articulis duabus primis triangulariter di-
latatis; antennis % corporis longitudine.
Long. 2 1. — lat. elytr. “q 1.
C’est une éspèce de la forme un peu parallèle
que YAno-ph. hirtus Scli., mais luisant et plus petite,
avec les élytres proportionellement plus courtes, plus
obtuses et plus larges en arrière, à intervalles éle-
43
vées en côte. L’An. Motschulshyi Schmidt est un peu
plus grand et plus large aux élytres.
Il vient des cavernes de la Carniole.
— cordicollis Motsch. , elongato-ovatus, depressus, nifi-
dus, rufo-testaceus; capite ovato, niedio arcutim bisidcato,
sulcis modice approximatia; tliorace capite paulo latiorc, lati-
tudine non longiore, valde cordato, medio linea longitudinali
impreaaa, postice truncato, basi rugidoso, angidia poaticis
reclia, elevatis; elytria thoracc Va latioribus et 3 '/a longiori-
bus, elongato-ellipticis, lateraliter fere parallelia, antice utrin-
qiie oblique -truncatis, postice aubsinuato rotundatis, apice
siibjjlicatia, profundo striatis, striia piinctatis, postice oblitera-
tis, 3'” antice profundo bifoveolato, interstitiia convexis; an-
tennis diinidio corporis paulo longioribus.
Long. 2 '/s 1, — lat. clytr. Vs 1-
Très voisin de VAnoph. Schnidlii, mais plus petit
et plus étroit aux élytres , corselet plus large en
avant, plus rétréci en arrière, angles postérieurs moins
saillants, stries plus distinctement ponctuées.
Je l’ai pris dfins la Vranitzua- Jama.
— rostratus Motseb., elongato-ovatus, subdepressus,
nitidus, rufo-testaceus; capite elongato-friangulare , antice ob-
liquo-angustato, medio subarcuatiin sulcato, sulcis modice ap-
proximatis; thoracc capite vix latiorc, latitudine fere longiore,
cordato, linea media impressa, angulis posticis rectis, vix acu-
niinatis; elytris tliorace % latioribus et triplo longioribus,
medio subparallelis, postice paulo dilatatis, apice sinuato-
rotundatis, jilicatis, punctato-striatis, 3'“ antice bifoveolato, inter-
stitiis subconvexis; pedibus gracilis, antennîs % corporis longi-
tudine. — Long. 2*4 1. — lut. elytr. “/, I.
Cette éspèce ni’ii été envoyée de la Carniole,
comme Anoph. Schnidtii, mais elle ne s’accorde pas
avec les exemplaires typiques de la caverne de Loueck,
qui sont plus courts et plus larges dans toutes leurs
parties ; la tete surtout est plus étroite et plus sen-
44
slblement atténuée en avant, que cliez le Schmidtii
ou elle est ovalaire.
— trechioides Mots ch. , ovatulus, depressus, nitidus,
rufo-brunneus ; capite infuscato, antice attenuato, medio arcua-
tim bisulcato, sulcis vix approximatis ; thorace capite paido
latiore, latitudine non longiore, cordato, postice lato transvcr-
siiu impresso, linea media distincta, angulis postieis rectis,
paulo prominulis; elytris thorace duplo latioribus et triplo
longioribus, ovatis, striatis, striis indisticto punctatis, 3“ antice
bifoveolata, interstitiis vix convexis, apice rotundato, utrinque
plicato; antennis % corporis longitudine.
Long. 2^/5 1. — lat. elytr. 1 1.
Espèce de la Carniole, qui rn’a été donnée aussi
pour VAnoph. Schmidtii, mais qui s’en distingue de
suite par sa forme plus déprimée et ses élytres plus
ovalaires, ce qui rapelle un peu nos grands Trechus.
h’Anoph. dalmatinus Miller diffère de notre éspèce
par sa forme plus petite, plus courte, son corselet
plus large et plus arqué sur les cotés, ses élytres
plus larges et atténuées en arrière, les stries moins
profondes &c. Après ees éspèces, suivent d’après leur
taille et leur forme ovalaire: VAnoph. Tellkampjii Er.
de la caverne des Mammouths dans l’Amérique sep-
tenrionale, VAnoph. Haquetii Sclim. de la Carniole
et VAnoph. Bilimechii Sch. de la caverne de Sellé
en Carniole. J’y ajoute encore deux, dont une la
plus grande qu’on ai observé jusqu’ici:
— robustus Motscb., ç ovatus, con vexas, nitidus, rufo-
brunneus; capite infuscato, antice obliquo- attenuato, dorso
profundo subarcuatim bisulcato, sulcis medio fere rectis, mo-
dice approximatis , postice obliteratis ; thorace capite paulo
latiore, marginato, latitudine non longiore, ovato, antice postiee-
que truncato, paulo convexo, postice transverslm Impresso,
angulis postieis rectis, apice acutis sed non prominulis ; elytris
45
thorace plus duplo latioribus et S'/^ longioribus, regulariter
ovatis, rnedio Icviter dilatatis, leviter striatis, striis indistincto
puncfatis, 3'“ bifoveolata, foveola 2'“ paulo ultra medium in-
structa, interstitiis fere jilaniusculis, apice subattenuato, plicato;
aiitennis % corporis longitudine. — Long. 3V, l. — lat. elytr. 3'/, l.
Plus graude et surtout plus large, plus robuste
que l’Anop/i. BilimecMi, tete plus atténuée en avant,
corselet à angles postérieurs droits et pointus, mais
non ressortis en épine comme c’est le cas chez ce
dernier, élytres plus fortement arquées sur les cotés,
ce qui les présente plus dilatées au milieu, tandis
qu’elle sont oblongues chez l’éspèce mentionnée, les
points dans les stries sont plus visibles &c. Le
mâle est plus étroit que la femelle.
Je l’ai trouvé dans la caverne de Treben en Cai’-
niole le 17 Septembre.
— oblongUS Motscb., üblüugus, convexus, nitidus, rufo-
testaceus; capite antice elongato-attenuato, dorso arcuafim
bisulcato, sulcis modice approximatis, postice declivis; thorace
capitis latitudine, subelongato, ovato, antice posticeque trun-
cato, angulis posticis l'ectis, non proniinulis, linea media
diatincta; elytris thorace fcre duplo latioribus et 3% longio-
ribus, regulariter ellipticis, apice rotundatis, utrinque plicatis,
striatis, striis impunctatis, 3“ bifoveolata, interstitiis fere pla-
niusculis; antennis dimidio corjmris paulo longioribus.
Long. 276 1. — lat. olytr. ts 1-
Voisin de YÂnoph. Haguetii, mais plus étroit et
plus allongé. Du Bilimeckii il se distingue, à part
sa taille plus jietite et sa forme plus étroite, par
les angles postérieurs du corselet nullement pro-
longés en pointe aigue très saillante, comme c’est
le cas chez le premier.
Il m’a été envoyé comme Bilimeckii, mais habite
une autre caverne de la Carniole.
Eucaerus sublimbatus Motsch., brevîter ovatus, con-
vcxus, nitidus, iusco-piceus, ore, palpis, anteniiaruiu articulo
1“, elytrorum limbo anguatissime pedibusquo pallidis, anten-
nis infuscatis, articulo ultiino apice dilutiorc, elytris piceo-
subaeneis; capitc triangulare, gubconvexo, inter autennas
bisulcato, postice linca transversa pone oculos iinpressa; tho-
race capite vix latiore, subtransverso , coi’dato, postice fere
rotundato, marginato, angulis posticis obtusis, vix proininulis,
linea media distincta; elytris thorace duplo latioiibus et 2Y2
longioribus, elliptîcis, postice subdilatatis, subsinuato-truncatis,
profuiido-integro-striatis, interstitiis subconvexis, impunctatis.
Long, l'/j 1. — lat. clytr. “/a 1-
Un peu plus grand et plus allonge, surtout aux
élytres que VEuc. varicomis Le C. , antennes plus
obscures &c. Il rapellc un peu notre Lionychus qua-
drilluni, mais il est plus convexe, avec les élytres
régulièrement striées.
• De la Guiane liollandaise.
L<VCIIN01‘H0Rir)ES.
Dans son récent ouvrage sur la classification des
Coléoptères de l’Amérique septentrionale, M. Le Conte
a parfaitement bien réconnu la valeur des caractères
propres aux Laclinopliorides, en les séparant des
Ancliodérides ou les avait ])lacé M. Lacordaire et en
les rapprocliant, comme grouppe particulier, des Cas-
nonides. Je ])ossède meme un genre nouveau, Lachno-
thorax M., des Indes orientales, qui ayant les élytres
et les pattes, construites comme chez les Lachnophonis,
présente un corselet étroit et une tête fortement cou-
dée comme chez les Casnonia. — Cette transition 'ne
laisse plus aucun doute sur la plâce, qu’ils doivent
occuper dans le système et que les affinités, qui
existent entre mon genre Stigmaphonis et les Tachy-
47
pus, ne peuvent plus évaluer, — La réunion de
tous ces senres avec des formes tout a fait hétéro-
gènes, telles que les Callistus, comme l’a fait M. La-
cordaire, ayant pris pour base la languette et les
paraglosses, est une nouvelle preuve que les carac-
tères prises sur les parties de la bouche ne sont
nullement plus stabiles, que ceux des autres parties
du corps et qu’il ne faut y avoir recours qu’alors,
quand les caractères plus visibles et plus faciles a
observer, manquent. La formule pour le grouppe
des Lachnopborides, pourrait etre consue ainsi:
Corps allongé ; tête ovalaire ou triangulaire, rétré-
cie en arrière, plus ou moins coudée, yeux grands,
saillants; corselet de la largeur de la tête ou- plus
étroit, plus ou moins convexe, à marges indistinctes
si l’on voit d’en haut; élytres le double plus larges
que le corselet, en carré plus ou moins allongé,
sinuées en arrière; dernier segment de l’abdomen
dépassant un peu les élytres; ailes propres au vol;
pattes grêles, jambes éperonnées, tarses allongés,
poilus dessous, à peine dilatés chez les males, cro-
chets simples; antennes allongées, pas plus courtes
que la moitié du corps, plus ou moins grossies vers
l’extrémité et garnies de poils épap sur tous leurs
articles ; palpes pubescentes à dernier ai’ticle ovoide,
plus ou moins acuininé au bout ; mandibules avancées
et assez saillants, sans dents; menton avec un dent
aigue ou obtuse au milieu de l’échancrure; languette
triangulaire, libre à l’extrémité, avec des paraglosses
distinctes.
Les Lachnopborides embrassent les genres sui-
vants que je possède:
50
Lachnothorax biguttatns Motsch., elongatus, eubparalle-
lus, convexus, nitidus, punctatus, sparsim longissime püosus,
niger, supra paulo aeneo micans, ore, palpis, antennarum bas^
pedibusque bruneo-testaceis, geniculis infuscatis; elytris postice
pallido-biguttatis ; capite quadrangulato, convexo, postice valde
angustato, glabro, ciliato, oculis prominulis; thorace capite fere
duplo angustiore, eloiigato, latitudine duplo longiore, antice
subconico attenuato, medio convexo, postice fere cylindrico,
supra rugoso, utrinque longitudinaliter irapresso, basi margi-
nato, linea media dorso distincta; elytris thorace triple latioribus
et duplo longioribus, subconvexis, postice paulo rotundatis et
sinuato-truncatis, antice transversira inipressis, profonde grosso
punctato-striatis, sutura interstitiisque alternis subelevatis; ab-
domine fere glabro, mesothorace pectoreque sparsim foveolatis.
Long. 2'/, 1. — lat. clytr. ’A 1.
Il est plus large, plus robuste que notre Oda-
cantha^) melanura, avec les élytres plus courtes, plus
convexes et couvert de gros points disposés en stries,
la couleur est un noir un peu bronzé.
11 se trouve sur le continent des Indes orien-
tales du coté de Tranquebar.
Lebiides.
Arsinoe trimaculata Mots ch., depressa, subparallela, iii-
tida, rufo-testacca, ocults nigris, abdomine elytrisque nigro-
piceis, bis niaculis tribus (1, margineque tcstaceis ; capite
thoracerjue iinpunctatis , elytris profundo striatis in fundo
punctatis, interstitiis subconvexis, sparsim punctulatis.
Long. 3 '/a 1. — lat. 1 ’/j 1 .
Très voisin de r.d.rs. dgiittatus Cliev. , mais plus
petit, plus luisant, sans ponctuation distincte et avec
1) J’écris de nouveau Odacantha au lieu d’Odontocantha, comme l’au-
rait exigé une orthographie correcte, en rapellant à tous les entomologistes,
qui m’ont attaqué pour la composition des noms génériques, combien il ont
eu tort, de m’imputer des choses, qu’ils ne veulent accepter chez les autres.
Si l’on corrige, il faut corriger tout et chez toute personalité, mais ne pas
tomber sur un seul.
51
trois grandes taches testacées sur les ëlytres, dont
la postérieure est commune et placée sur la suture
un peu avant l’extrémité.
EKi Cap de bonne éspèrance.
Lehida Mots ch. n. g. Echancrure du menton
sinuée de chaque coté, ce qui fait un peu avancer
le milieu, mais sans former de dent. Avant der-
nier article des tarses court, triangulaire, sensible-
ment échancré en avant. Corselet transversal, ponctué;
élytres larges, striées, intervalles ponctués et plus
ou moins poilus ainsi que l’abdomen.
J’ai séparé ce sousgenre des Lamprias et Lebia
à cause de la pubescence, qui récouvre plus ou^
moins leurs corps et surtout les élytres et les fait
facilement distinguer. Les éspèces, qui y appar-
tiennent, sont:
Lebida fulvicollis F. d’Algérie.
— pabipennis Dufour, de la France méridionale.
— violaceipennis Mo tse h., depressa, puberula, ni-
tlda, punctata, nigro subcyanea, elytris elongatis violaceis,
thorace, antennarum femoribusque basl tibiarumque medio
rufo-testaceis ; capite fere nigro, fortiter punctato; thorace
transverso, angulis posticis rcctis, vix prominulis; elytris stria-
tis, interstitiis planis, fortiter punctatis, sparsim piliferis; ab-
domine sparsim punctulato, transversim strlguloso, puberulo.
Long. 3 1. — lat. clytr. 1 1.
Un peu plus allongée que notre L. cyanocephala,
élytres un peu plus ovalaires, base du 2 et du 3
articles des antennes rousse. F'rance méridionale.
— chloriventris Motsch., depressa, lata, puberula, nitida,
punctata, nigro-viridis, elytris lacté viridis, thorace, antenna-
rum articule 1°, femorlbus tibilsque rufis, genicnlis, tarsis,
capite antice, palpis antennisque (art. 1° et basi 2” et 3 ex-
cepte) nigris; capite fortiter sparsim punctato, fronte viride;
52
thoracc subtrans verso, sparsim punctulato, postice valde pro-
ducto, niarginato, angulis posticis acuto-rectis, promiiiulis;
elytris dilatatis, punctato-striatis, interstitiis planis, punctatis,
sparsim brevissime pilosis; abdomine impunctato, striguloso,
pilosello. — Long. 3 1. — lat. clytr. t '/, 1.
Forme élargie de notre Lamprias chlorocephala,
mais élytres plus allongées, fortement ponctuées et
pubescentes, corselet à angles postérieurs plus aigus,
articles 2 et 3 des antennes presqu’entièrement noirs.
De la Lebida cyanocephala elle se distingue, par sa
forme beaucoup plus large, les angles du corselet
et par son abdomen vert. D’Algérie.
— pilosella Motsch., depressa, lata, puberula, nitida,
punctata, nigra, fronte elytriscpie viridis, thorace, antennarum
articule 1° toto, 2 — 5 basi, femoribus tibiisque rufis, ore, ge-
niculis tarsisque infuscatis; capite fortiter punctato; tkorace
trans verso, punctato, angulis posticis rectis, apice obtusis;
elytris subdilatatis, punctato-striatis, interstitiis planis, crebre
fortiter jtunctatis, distincte pilosellis; abdomine nigro-subeya-
nescens, subtilissime punctulato, striguloso, pilosello.
Long. 3 1. — lat. elytr. '/^ 1.
Plus grande et surtout plus large que la Leh.
cyanocephala, de couleur plus verte, antennes annu-
lées de roux à leurs 5 premiers articles, abdomen
plus métallique.
Espagne et F rance, même jusqu’aux environs de
Paris, où j’en ai pris un exemplaire sur les ilôts
de la Seine.
— cyanocephala L. Plus petite et plus étroite que
les éspèces précédentes.
— annulata Brüllé. Encore un peu plus petite et
plus allongée. Elle se trouve en Grèce et dans toute
l’Europe orientale jusqu’en Allemagne où je l’ai
trouvée aux environs de Munie.'
53
Drymatus Mo tse h. n. g. Dromiide à tête robuste,
convexe, ovalaire, un peu rétrécie en arrière, avec
une impression transversale, qui forme un col peu
profond. Antennes grêles, plus longues que la moitié
du corps, leiir 2^ article plus long que large, de la
moitié du 1'"' et un peu plus court que le qui
est de la longueur des suivants. Dernier article des
palpes*conique. Labre transversal, sinué au milieu.
Mandibules robustes. Corselet pi’esque carré, aussi
large que la tête, faiblement rétréci en arrière, ar-
qué sur les cotés et à angles obtus comme chez les
Badister. Elytres un peu plus larges et trois fois
plus longues que la tête, presque parallèles et large-
ment tronquées à l’extrémité, laissant a découvert
le dernier segment de l’abdomen, qui est large et
arrondi sur les cotés; stries des élytres distinctes,
mais sans ponctuation, intervalles assez convexes.
Pattes grêles, cuisses renflées, surtout les postéri-
eures, qui rapellent un peu les Haltises; 4'*”' article
des tarses très petit, triangulaire, à peine echancré
en avant; crochets simples c. a. d. sans dentelure
visible à la loupe. Ailes nulles.
Drymatus tessellatns Mot s ch., clongatus, subparallelus,
nitidus, fusco-testaceus, capite nigro-aeneo, antennarum arti-
culis 10 ultimis, abdomine tarsisque fere nigris; thoracis me-
dio subacneo, eljtrîs pallidis, postice infuscatis, striatis, inter-
stitiis alternis nigro-fusco tessellatis. — Long. 2 L — lat. elytr. y, 1.
Genre et éspèce très caractéristiques par leur
ressemblance avec les Badister, leur cuisses renflées
et la coloration des élytres, qui se compose de pe-
tites taches carrées noirâtres, occupant les intervalles
alternes. Du Cap de bonne éspèrance.
54
Brachînides.
Crepidostoma Motsch. n. g. Brachinide à dernier
article des palpes labiaux fortement sécuriforme, ap-
plati; dernier article des palp. maxillaires faiblement
ovalaire et tronqué au bout, le 3'*'"® très petit, le
2“* le plus long de tous. Troisième article des an-
tennes presque plus long que le Mandibules
assez courtes, robustes, arquées, unidentées au mi-
lieu. Menton faiblement sinué de chaque coté, ce
qui forme une angulosité très peu saillante au mi-
lieu. Labre court, transversal, coupé obliquement
aux angles antérieurs. Tête ovalaire, allongéee, ap-
platie, tronquée en avant, rétrécie en arrière; yeux
petits, peu saillants. Corselet étroit, rétréci en coeur,
applati, à cotés latéraux, réfléchis, tranchants et à
angles antérieurs saillants, le dessous élevé en ca-
rène obtuse entre les hanches, formant un proster-
num assez saillant. Elytres raccourcies comme chez
les Aptinus, mais entièrement déprimées sur le dos,
même un peu concaves vers la suture, ce qui pro-
duit de chaque coté latéral, entre la 6 et 7'*™* stries
une carène rectiligne très forte et tranchante. Ab-
domen plus court que chez les Aptinns, dépassant
peu la troncature des élytres. Pattes comme ceux
de ces derniers.
Crepidostoma rufescens Motsch., elongata, postice di-
latata, supra deplanata', opaca, creberrinie punctata, rufo-
brunnca, sutura, lateribus, capite, palpis, antcnnis, pedibusque
rufo-testaceis, mandibidis apice nigricantibus ; capite elongato,
postice oblique angustato; thorace angustato, cordato, lateri-
bus explanatis; elytris postice dilatatis, lato truncatis, dorso
deplanatis, subscrobiculato-striatis, biseriatim brevissime pi-
55
losis, interstitüs angustissimis, laevigatis, 6” in carinam pro-
ducto. — Long 4 1. — lat. thor. V4 1- ~ ^V»
Insecte très remarquable, qui a la forme des
Aptinus, mais tout à fait applani et déprimé dessus.
Du Cap de bonne éspèrance.
m. SYNONYMIE.
Trieondyla rhapidioides Sehaum 1861 =: Deroc. laevigata Chaud. 1860
= Nietneri Motsch. Et. 1859.
Bembidium obeninuni Nietn. 1856 = Tachys poUta Motsch. 1851.
Bembidium bipartitum J. Duval 1857 = Tachys dimidiata Motsch. 1849.
Tachys albicoriiis Sehaum 1860 = Tachylopha ovala Motsch. Bull, de
Mohc. 1851 (Lopha).
Dromius mutabilis Heichc 1856 = D. (Metabletus) lateralis Motsch. Et. 1855.
Sphodrus Schreibersii Sehaum. Er. Natur. der Ins. Dcutschl, = S. SchmidtU
Miller. Sehauff.
Calodronius exornatus Nietner. 1856 = Bradybaenus. id (Nictner).
Syniphus unicolor Nietner. 1856 := Bembus id. (Nietner).
Georyssus 8 costatus Motsch. 1861 = Geor. gemma Nietner 1856 (Nietner).
Aulacosternus Bull. d. Mosc. 1861 = Aulacostenus Motsch.
Pelania mauritanien Mulst. Op. 1860 = Lampronetes id. Motsch. 1852.
Gorticaria inflata Bull. d. Mosc. 1861 = Corl. corpuleiUa Motsch.
Migneauxia serricollis J. Duv. 1859 = crassiuscula Aubé 1850.
Bonvouloiria J. Duv. 1859 = Melophthalmus Motsch. Bull. d. Mosc. 1851.
Lettre, et Wollast. Ins. Mader. 1854.
Cephenuium fulvnm Sehaum Cat. 1858 = fulvum Motsch. Bull. d. Mosc.
1837. Lettre.
Aphodius castanicolor, cancelliventris et compactieollis Motsch. Et. 1858
= Aphodinus id. Motsch. n. g.
Lethrus podolious Fisch. Mon. = Sc. apterus Pallas Icônes, non Laxman.
Elaphocera autumnalis Motsch. Et. 1899 = Et. churianensis Eamh. (Reiche).
Clemnus Hampe 1856 = AparicopWius Motsch. Bull, de Mosc. 1838').
1) Dans la Berl. ent. Zeit. 1860 p. 100 on a cité l’année 1858 aulieu
de 1838, vingt ans de priorité. Nous prions de remarquer ces jongleries
destinées à tromper la public! Qu’est ce qu’on peut espérer dun journal,
où on fausse même les dates?
Errata.
Dans les Etudes 1861 p. 15 ligne 7 d’en haut aulieu do Psalido-
gnathus lisez Psalidoremus.
•1
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